Précédemment dans Manifest (récap saison 3)

Salut les sériephiles,

Cinq ans après la disparition de leur avion, les passagers du vol 828 sont de retour – sans avoir vieilli d’un seul jour. Le début de la série paraît bien loin désormais qu’on est parti dans un délire mystique bien plus important. 313-2 ManifestPas étonnant d’avoir vu la série être annulée, donc, parce qu’il fallait s’accrocher sur la saison 3 dont la qualité n’était pas toujours au rendez-vous.

Voir aussi : J’ai tout oublié de la saison 2 !

On ne va pas se mentir, Manifest n’a pas tout à fait ma priorité aujourd’hui, parce que j’ai d’autres séries à rattraper avant et parce que certains épisodes diffusés cette nuit aux USA m’intéressaient davantage. Pour autant, je ne peux pas faire comme si la chaloupe (ou le lifeboat, en VO) n’était pas de retour, alors voilà un rapide résumé de la saison 3 pour tous ceux qui souhaiteraient se lancer dans la saison 4 dès ce soir. Courage à vous.

Ce matin, Netflix a décidé de diffuser les dix premiers épisodes de la saison 4 – qui en comportera 20, donc non, la série n’est pas encore terminée et dix épisodes supplémentaires sortiront plus tard ! – et les passagers du 828 ont encore beaucoup à faire avant d’obtenir une conclusion qu’on espère satisfaisante. La saison précédente se terminait tout de même par le meurtre de Grace, qui était assez inattendu : Angelina revenait chez les Stone pour kidnapper Eden après avoir enfermée Olive et poignardée Grace. 313-3 ManifestOn ne doute pas qu’Olive saura être chiante à culpabiliser, mais elle devrait voir son attention être rapidement détournée.

En effet, la toute dernière scène de la saison 3 voyait Cal se pencher sur le corps de sa mère. Plus tôt dans l’épisode, il avait disparu en touchant un morceau de l’épave. Son retour était donc surprenant, bien qu’annoncé. Ce qui n’avait pas été annoncé, en revanche, c’est que Cal aurait cinq bonnes années de plus. Pour compenser le fait que le jeune acteur vieillissait plus vite que le temps passant dans la série, les scénaristes ont donc décidé de lui faire prendre un coup de vieux d’un coup. On verra ce que ça donne, mais je doute qu’on nous donne beaucoup de réponses.

Voir aussi : Manifest (S03)

313 ManifestEn parallèle, la saison se terminait sur d’autres surprises : Jared apprenait le meurtre de la Major par Saanvi, mais il en voulait surtout à Michaela de lui avoir caché ça – surtout qu’elle a démissionné pour ne pas avoir à le révéler. La relation entre ces deux-là n’est toujours pas bien claire, même si elle est mariée à Zeke : clairement, Jared est encore amoureux d’elle s’il est prêt à rompre avec Sarah, la fille de la Major, pour ses beaux yeux. Et Zeke le sait. Et Michaela le sait. Bref, un triangle chiant comme pas deux.

309 ManifestSaanvi, elle, est donc une meurtrière, mais maintenant que la vérité est rétablie et qu’elle a recommencé à travailler dans le sens des Appels en rendant un morceau de ce qu’on nous a affirmé être l’arche de Noé à un volcan qui n’avait rien à faire là (vraiment, il faut s’accrocher), eh bien, elle peut à nouveau recevoir des Appels. Nous l’avons donc vue aider Ben à régler un énième Appel pendant qu’il cherchait à retrouver Cal, en vain. Espérons qu’elle réussira à sauver sa vie sur le fucking lifeboat, du coup, et que Vance finira par se choisir un camp.

312 ManifestAutrement, Eagan est arrêté par la police, contrairement à Adrian qui court toujours dans la nature et devrait donc faire équipe avec Angelina. On ne sait pas bien pourquoi ils veulent faire équipe, je sais, mais c’est ce qui risque d’arriver.

Et le lifeboat ? Pas plus d’informations que ça en fin de saison, même si ça avait été l’obsession de la saison 3. Non, en vrai, je suis quand même curieux de voir ce que donnera la saison 4. Allez savoir, je vais peut-être la commencer ce soir finalement (non).

9-1-1 – S06E04

Épisode 4 – Animal Instincts – 15/20
Et beh voilà, ce n’était pas si compliqué de faire un épisode qui tienne davantage la route que le précédent. Cela me rassure un peu pour le reste de la saison : on retrouve les cas d’urgence parfaitement improbables de la série et les évolutions de personnages qui prennent des virages inattendus à 180° sans crier gare. Et cela me va beaucoup mieux. j’espère que la saison va continuer sur cette lancée qui lui réussit bien mieux.

Spoilers

Bobby revient à la caserne, libérant Hen de ses fonctions. Christopher entame sa crise d’adolescence, Buck arrête d’en être un.


I think maybe you got bad instincts.

Ce début d’épisode pourrait être original si je n’avais pas vu sensiblement la même chose cet été avec Tales of the Walking Dead ? On y suit un shérif qui utilise ses jumelles pour mater deux amoureux et amoureux des oiseaux qui explorent une forêt en toute insouciance. Autant j’ai eu du mal avec ce début de saison et avec l’épisode précédent qui manquait de situation improbable, autant cet épisode cherche à se rattraper bien vite avec une scène qui n’a absolument aucun sens : l’amoureux se retrouve écrasé par un arbre qui semblait abattu, mais qui est parvenu à se relever grâce à la force de ses racines.

Je ne savais pas qu’une telle chose était possible, franchement. Le shérif – ou simplement ranger ? – lui, le savait : il a tenté de les avertir, en vain. Il est donc forcé d’appeler les pompiers qui abattent de nouveau l’arbre et qui, pardon ?, parviennent à sauver le type. Et comme finalement il n’était pas amoureux de sa sœur (ah !), le ranger tente sa chance avec la femme, en vain. Forcément. C’était une bonne introduction, ma foi.

Une fois cette première intervention terminée, on peut reprendre, enfin, sur la vie perso de tous les personnages. Il y a comme toujours plusieurs intrigues en parallèle. Une première intrigue voit ainsi Buck expliquer à sa sœur qu’il a lu un bouquin qui a révolutionné sa vie : il dit désormais « absolument » à tout ce qu’on lui propose. Bref, il est dans sa Year of Yes, à la Shonda Rhimes, quoi. Pas bien original comme idée, mais allez, pourquoi pas ?

Son premier « absolument » pour le sortir de sa zone de confort ? Il retrouve son ancien colocataire, qui est désormais marié, alors qu’il l’avait perdu de vue depuis un moment. Son colocataire le recontacte pour prendre des nouvelles, lui présenter sa femme et… lui demander son sperme. Ouep. Bucky est peut-être sur le point de devenir papa, parce que son ancien meilleur ami est infertile et cherche un donneur.

C’est inattendu et ça remet vachement en question tout son délire de dire « absolument » à toutes les questions qu’on lui pose, j’imagine. Si Buck ne sait pas trop quoi dire sur le moment, il reste songeur pendant une bonne partie de l’épisode ensuite. Connor, le colocataire, redébarque pourtant dans la même semaine, chez Buck, directement. On a bien envie de compatir à sa situation qui semble dramatique pour lui, mais bon, c’est bizarre comme intrigue tout de même.

Connor explique à Buck qu’il est désolé de l’avoir pris à revers avec sa question, mais qu’il souhaite vraiment connaître le donneur de sperme, de manière à savoir que ça vient d’une bonne personne – quelqu’un de profondément bon. Et qui de mieux que Buck pour ça ?

Pendant ce temps, Eddie découvre que Christopher sèche le club de science. C’est la catastrophe pour le papa qui décide de le punir et s’en confie ensuite à ses collègues. Ce n’est pas l’intrigue la plus intéressante qui soit, mais comme toujours avec Eddie de toute manière. Cette intrigue nous renvoie une fois de plus à des scènes où on le voit interagir avec son père, et ce n’est toujours pas ça.

Et pourtant, d’habitude, j’aime les intrigues concernant Christopher. Le voir entrer dans l’adolescence et se lancer des parties de jeux vidéo en ligne en pleine nuit, c’est insupportable. Eddie est heureusement un bon papa, qui accepte de voir son fils grandir. C’est une bonne chose, je trouve.

Bobby revient enfin à Los Angeles dans cet épisode – une bonne semaine avant Athéna apparemment. Il revient à la caserne pour prendre des nouvelles d’Hen, même s’il sait déjà qu’elle a fait du bon boulot en tant que capitaine. Karen a eu la bonne idée de l’appeler pour l’insulter d’idiot, parce que c’est à ses yeux de sa faute si sa femme a raté son concours de médecine.

En échange, il décide de proposer quelques congés à Hen. J’espère qu’on aura droit de la suivre en congés, elle aussi, parce que bon, on a du supporter Bobby et Athéna… alors pourquoi pas elle ? Cela dit, son premier jour de congé, elle le passe à la caserne.

Je peux la comprendre : des congés un peu forcés du jour au lendemain, il faut trouver comment les occuper après une période intense de travail. Bon, je pense que j’en profiterais pour me mettre à jour dans mes séries, mais bon… Hen préfère faire le ménage de toute la maison apparemment. C’est un bon plan aussi, et il faudrait que je profite de mes vacances, un peu, pour faire ça aussi.

Pourtant, Hen est épuisée de ne devoir rien faire, alors elle est toute heureuse de voir Buck débarquer chez elle pour lui demander des conseils. Les voilà qui sortent une bouteille et se bourrent la gueule pour établir une liste de pour et contre concernant la demande de Connor. C’est chaud quand même : Buck se retrouverait père biologique et saurait parfaitement ce qu’il laisse de côté.

Pourtant, en fin d’épisode, Buck prend la décision d’accepter d’être leur donneur de sperme et de faire cette bonne action pour son pote. Oula. Vraiment, ce n’est pas rien et je me demande ce que cette intrigue donnera par la suite.

La deuxième intervention de l’épisode est incroyable, comme toujours avec eux. Les pompiers sont appelés pour venir en aide à un cycliste renversé par un chauffard ivre. Les pompiers, Chimney en particulier, doivent aussi s’occuper du chauffard qui est inconscient… et se réveille, terrifié de voir la police.

Son premier réflexe est de prendre la fuite, et tant pis si Chimney est encore dans la voiture. Le voilà qui se fait kidnapper par le type, et forcément, Buck décide de le suivre en vélo, alors qu’il y a toute une course poursuite en cours avec la police. Nous ne pouvions pas suivre la course poursuite puisqu’Athéna est encore avec ses parents (à s’occuper aussi comme elle peut de son fils en visio pendant qu’il est chez Michael), mais bon, tout termine bien avec Buck qui manque de peu de se faire écraser pour sauver Chimney. Mignon.

En troisième intervention, Maddie reçoit l’appel d’une petite fille terrifiée parce que son père a réussi à les retrouver, elle et sa mère. Malheureusement, la petite fille lui donne la mauvaise adresse, ce qui fait paniquer Maddie. Il y a de quoi car la situation est sacrément stressante. La petite suit bien les conseils de Maddie, se planquant dans le placard et planquant également le portable au moment opportun pour éviter que son père ne découvre qu’elle était au téléphone.

Cela permet d’assurer la sécurité de la fillette jusqu’à ce que la police débarque et les retrouve. Heureusement, il y avait le nouveau avec Maddie : il l’a aidé à identifier la bonne adresse, ce qui fait que la fillette termine sain et sauve. On ne saura pas trop ce qu’il adviendra de la mère, mais… on connaît Maddie : elle ne peut s’empêcher de venir en aide à la petite fille et à sa mère. En effet, cette dernière survit.

Si elle était enfermée dans cette situation compliquée avec son mari violent, c’est parce qu’elle est immigrée de manière illégale aux USA. Heureusement, Maddie intervient et lui vient en aide ; amenant à l’hôpital une avocate qui est capable d’aider la femme. C’est fou tout ce que le 9-1-1 peut faire pour nous quand on les appelle.

Pour l’intervention suivante, les pompiers sont appelés pour une overdose… sur un chien. J’ai bien cru qu’un des étudiants de la fête où ils arrivent aurait besoin d’aide lui aussi, mais ce n’est finalement pas le cas. Non, non, les pompiers se contentent de sauver le chien, en faisant appel à une Hen complètement bourrée capable de déterminer la bonne dose de médicaments dont le chien a besoin. C’est beau.

Cela se termine avec un Bobby qui décide d’adopter le chien ? Il avait pourtant une propriétaire ? Et Athéna n’est pas si ravie de voir le chien… mais bon, elle fera avec apparemment.

Il reste à traiter un dernier cliffhanger, qui concerne cette fois-ci Hen : elle retourne à l’école de médecine pour supplier sa prof de lui donner une nouvelle chance de passer l’examen. Contre toute attente, logique et cohérence, la prof accepte de lui donner une seconde chance, pour un cas pratique cette fois.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E03

Épisode 3 – The Devil You Know – 11/20
Je suis blasé par cet épisode qui n’était pas du tout ce que j’en espérais. Non seulement, je l’ai trouvé extrêmement prévisible, mais en plus, comme à chaque fois qu’ils se lancent dans ce genre d’enquêtes, il y avait des problèmes de cohérence et de crédibilité. Pour ne rien arranger, j’ai eu l’impression de regarder une toute autre série. Bien sûr, le changement de ton était voulu, mais je n’ai pas accroché plus que ça.

Spoilers

Athéna cherche à découvrir ce qui est arrivé à Tanya Kingston.


I’m afraid he could’ve done it.

C’est bien beau de regarder des épisodes de Buffy qui ont 25 ans aujourd’hui (Lie to me), mais ça ne me met pas à jour dans mes nombreuses séries. Je comptais pourtant sur les vacances pour parvenir à rattraper un peu le retard dans les séries de networks. Je sais désormais que ce ne sera pas le cas, mais tant pis, on va faire comme si de rien n’était, hein.

Après tout, les séries peuvent m’attendre, non ? Il n’empêche que j’avais envie d’avancer au moins un peu dans cette série. Je suis toujours à la bourre depuis la saison 1, mais l’avantage, c’est que ça permet normalement d’enchaîner quelques épisodes quand je m’y remets. Et comme la série est en pause, qui sait, peut-être que je vais réussir à la rattraper avant sa reprise quand même ?

Je m’avance beaucoup et je m’étale en propos qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’épisode, mais c’est parce que les premières scènes sont un peu longuettes et peu intéressantes. On retourne en effet en 1977 (tiens, il faudra que je termine This is us aussi) où les parents d’Athéna filent le parfait amour et où l’on voit qu’Athena a de jolis souvenirs d’enfance.

Le truc, c’est qu’on sait déjà que ça va être un peu gâché par la disparition de Tanya, parce que c’était le cliffhanger de l’épisode précédent. Et ça ne manque pas : la série nous informe donc que le père d’Athena est rentré avec des taches (de la boue ?) sur sa chemise blanche ce soir-là, avant d’être réveillé au milieu de la nuit par la voisine en panique suite à la disparition de sa fille.

Une battue est rapidement organisée par les voisins, alors que le père d’Athéna sort son flingue pour la même raison. La petite fille est paniquée, mais sa mère la réconforte comme elle peut. Et… c’est tout pour le flashback, il est temps d’en revenir au présent. Le présent n’est pas glorieux non plus, d’ailleurs : le père d’Athéna est toujours dans le coma, ce qui n’empêche pas la police de venir chercher son ADN.

Beatrice, la mère d’Athéna, est bien sûr affolée par la situation et s’en prend à sa fille, mais ce n’est pas comme si Athéna pouvait y faire grand-chose de toute manière. Elle suit les procédures, tout en commençant à mettre en place la défense de son père, insistant pour ne parler à la police qu’en présence d’un avocat. Forcément. Il y a une certaine logique dans tout ça, mais aussi dans la réponse du flic qui lui conseille de laisser l’émotionnel de côté et de laisser la police faire son travail – et oui, Athéna est de la police, c’est vrai, mais elle est surtout trop proche du dossier.

C’est plus fort qu’elle cependant : Athéna est suspicieuse quand elle apprend que son père a mis beaucoup de temps avant de se décider à faire construire une pièce supplémentaire dans la maison. Elle l’est d’autant plus quand elle apprend que son père a voulu la faire construire le jour de la disparition de Tanya. C’est un ensemble de coïncidences vraiment peu flatteuses pour Athena et son père, mais bon, je soupçonne juste le père de Junior d’avoir couvert un crime commis par son fils, d’une manière ou d’une autre. Oui, parce qu’Athéna apprend tout ça de la part de Junior et de son père. Comme par hasard, c’est le père qui a construit la chambre supplémentaire et a coulé le béton dans lequel Tanya a pu être retrouvée.

Pendant la nuit, Athéna surprend son mari en train de fouiller le bureau de son père. Elle le prend super mal, et il est assez évident qu’elle a désormais peur de découvrir la vérité. La vérité lui fait peur, puisqu’elle sait très bien que son père est revenu avec une chemise tachée ce soir-là. Bon, de toute manière, au pire, il a aidé à couvrir un truc triste pour quelqu’un d’autre. Je pensais à la sœur de Tanya, Joanne, mais elle semble trop pleine de rage quand elle croise Athéna pour que ce soit elle.

En parallèle de tout ça, d’autres flashbacks nous ramènent en effet en 1977 où Athéna commençait déjà à mener l’enquête. Elle n’hésite pas à insulter le shérif en lui balançant ce qu’on dit sur lui – qu’il est mauvais concrètement – et à faire la curieuse autour de la maison de Tanya, qui a aussi une grande sœur perdue dans sa vie. L’adolescence ne peut qu’être difficile ; au point de se faire virer de l’école.

Dans le présent, Joanne a donc la même rage, encore et toujours. Elle n’hésite pas à pointer un flingue sur Athéna, avant de se calmer grâce à Bobby. Le couple marié est alors invité à l’intérieur de la maison qu’elle n’a jamais quitté, ce qui est l’occasion d’une révélation qu’on voyait venir : Joanne avait l’habitude de s’échapper de sa maison pour la soirée, en passant par la fenêtre.

La même fenêtre qui est supposée être la fenêtre par laquelle Tanya a été enlevée servait donc à la fugue de la grande sœur. Le soir de la disparition, cependant, Tanya aussi avait décidé de fuguer pour se rendre à la même fête que sa sœur où se trouvait, ça alors !, Junior. Bon, voilà, l’affaire est réglée en ce qui me concerne.

Les deux sœurs font donc la fête avec un tas d’adolescents qui se faufilent hors de chez eux pour boire de la bière alors qu’ils n’ont pas l’âge. C’est assez triste de voir la grande sœur passer tout son temps à se plaindre de la petite, au point de dire qu’elle était prête à la tuer le soir même où elle allait disparaître. Ce qui m’étonne, c’est que même si la grande sœur ment à sa famille et à la police pour des raisons logiques, tous les autres ados ont suivi son mensonge et n’ont rien dit ?

La gamine a disparu au beau milieu de la fête, devant tous les ados, et il y a eu une voiture qui est passée, faisant un bruit bizarre. Bref, le père de Junior, à tous les coups. Il faut toutefois repasser par le présent pour régler cette affaire.

Dans le présent, Athéna est ainsi arrêtée par les flics parce que Joanne a appelé la police quand elle a vu des intrus essayer d’entrer dans sa maison. C’est abusé : pourquoi appeler les flics alors qu’elle s’apprêtait à les menacer d’une arme ? Et l’inspecteur qui décide d’arrêter Athéna, c’est fou ! L’inspecteur est toutefois malin : il savait déjà ce qu’Athéna pensait lui apprendre quand elle lui révèle que Tanya avait fugué cette nuit-là. Oui, l’inspecteur le savait car des barrettes avaient été retrouvées… Et quelle gamine va au lit avec des barrettes ?

Il n’en faut pas plus pour que l’inspecteur se mette à bosser avec Athéna ?? Qu’il vient d’arrêter parce qu’elle enquêtait sans permission ? C’est tellement abusé. Ensemble, ils arrivent à la conclusion que le père de Junior est bien le responsable du meurtre de Tanya, parce que le cadavre de Tanya a été aspergé de chaux avant d’être coulé dans le béton.

C’est une nouvelle information qui change un peu la donne, effectivement. Par contre, c’est un raccourci vraiment énorme de décréter que Reggie Sr est forcément responsable pour une phrase dite un peu plus tôt. Dans le même genre, côté grosses incohérences, Joanne révèle que la voiture entendue ce soir-là faisait un drôle de bruit et Bobby a entendu le même bruit plus tôt dans la même journée car Reggie et son fils utilisent toujours la même voiture.

Joanne est pote avec Junior, mais elle n’a jamais réentendu sa voiture pendant toutes ces années ? Et ils n’ont jamais réparé la voiture ? On se fout un peu de nous tout de même. Bon, ça n’empêche pas l’histoire d’être bien menée autrement : Tanya a donc été tuée 45 ans plus tôt par Junior parce qu’elle avait refusé ses avances et risquait de tout révéler à la fête. C’est pas du tout horrible comme intrigue, ça, tiens.

Reste à coincer Junior dans le présent, et ça tombe bien, il se comporte de manière débile maintenant que le cadavre de Tanya est retrouvé. En effet, il décide d’aller tuer Joanne, pour lui faire porter le chapeau de la mort de sa sœur. Pas de bol pour lui, Bobby est sur ses traces et parvient à l’arrêter juste avant la mort de Joanne, qui aurait pu être tuée par Junior, à quelques secondes près.

Athéna et l’inspecteur débarquent à leur tour, ce qui permet à Athéna de jouer la course poursuite de sa vie et d’aller arrêter l’homme en lui donnant un bon coup de pelle dans la tronche. Franchement, cette partie d’action était intéressante, mais ça n’est pas suffisant pour sauver l’épisode. Il se termine sur des nouvelles plus positives pour Athéna : son père se réveille du coma pour savoir que sa fille a pu arrêter le meurtrier de Tanya.

Comme prévu, Junior a été couvert par son père cette fois-ci… mais l’enquête révèle qu’il a agressé et tué au moins six autres filles/femmes. Rien que ça. Allez, passons vite à l’épisode suivant, parce que celui-ci n’était pas une franche réussite. Certes, c’est divertissant et il y a un impact émotionnel, mais on voit bien que les enquêtes ne sont pas leur fort tellement il y a eu des incohérences grosses comme ça. Dommage.

> Saison 6

 

NCIS – S20E02

Épisode 2 – Daddy Issues – 14/20
Autant Walker a pris tout son temps pour proposer à nouveau un épisode plutôt classique en ce début de saison, autant NCIS n’est pas confronté du tout à ce problème : ce second épisode nous replonge déjà dans la routine des agents – et ce n’est pas plus mal, parce que c’est tout à fait ce que j’avais envie de voir pendant mon repas. Peu de surprises, mais c’est efficace.

Spoilers

McGee se fait un nouvel ami à l’école de ses enfants.

J’ai du mal à me rendre compte que j’accumule déjà le retard au point d’avoir plus d’un mois d’épisodes à rattraper, mais c’est pourtant bel et bien le cas. Je ne sais pas, j’ai l’impression d’avoir quitté ces personnages il y a peu de temps pourtant. Cela me fait ça pour absolument toutes les séries, cependant, alors bon, il faut que je me fasse une raison sur le temps qui passe de plus en plus vite en « vieillissant ».

Quand on voit McGee sympathiser avec un père d’élève de l’école de ses enfants sans même qu’on ne voit les enfants en question, on comprend vite qu’il y aura un lien avec l’enquête de la semaine. Cela ne manque pas et la série s’avère toujours aussi prévisible, mais comme je le disais en introduction, ce n’est pas forcément désagréable de savoir à quoi s’attendre quand on regarde la série.

Le cas de la semaine est donc une effraction dans une base militaire surprotégée, et ça aussi on le devine facilement en début d’épisode. Ce que l’on devine moins, c’est que l’effraction a lieu grâce à un génie geek – le fameux papa insupportable pour McGee – et que celui-ci est en fait impliqué dans des affaires qui le dépassent, avec un bandit et du détournement d’argent de l’école. Franchement, la série fait quelques efforts avec cette intrigue alambiquée pour peu de choses (et avec sa conclusion totalement improbable sur l’argent récolté par l’école alors qu’il n’est pas à elle ?).

En revanche, si ce cas de la semaine se suit sans trop de mal et avec quelques petites surprises en cours de route, il y avait assez peu à grapiller du côté de la vie privée des agents. C’est logique : tout se centrait autour de McGee et de l’école, mais cette partie privée était finalement la partie pro. À la place de développer davantage le personnage de McGee, on insiste donc un peu lourdement sur les papas de l’école qui se font des (plusieurs, oui !) réunions entre papas pour… évoquer les sentiments qu’ils ont.

Vraiment, de l’humour lourdingue, mais c’était super bien vendu par une Jessica au top de sa forme. Toutes les mimiques qu’elle propose dans cet épisode sont géniales, même si ça donne un peu l’impression qu’on veut faire de la série une usine à memes. Il ne reste plus qu’à en faire, donc.

Ceci étant dit, Jessica a quelques avancées aussi cette semaine : son couple avec Jimmy tient toujours la route, même si tout continue de se dérouler hors écran. On sait toutefois que c’est le cas quand les deux s’avèrent avoir le même type d’humour – les jeux de mots sur le fromage étaient marrants, j’avoue – et les mêmes amis. Ils en sont à un stade de relation où ils rencontrent les amis de l’autre si l’on en croit cet épisode et la carte de l’humour (encore, décidément !) jouée avec l’amie des pompes funèbres un brin énervée par les méthodes du NCIS.

C’est une bonne chose de savoir que le couple continue de rouler et que l’école a récupéré son argent, mais c’est à peu près tout ce que je retiens de cet épisode. Vraiment, cette critique aura été express, mais que voulez-vous, l’épisode était divertissant, sans plus. J’espère qu’on ne reverra pas de sitôt Carter, parce que je ne l’ai pas apprécié plus que ça, n’en déplaise aux scénaristes qui tentent vraiment de le rendre sympathique.

A un moment, la naïveté excessive, ce n’est pas sympathique. Et ce n’est pas cette conclusion faisant l’apologie du café qui me donne envie de changer d’avis, en plus, c’était un point positif du personnage de proposer un bar à jus, ça change un peu, merde !