Historias de Upa Next – S01E06

Épisode 6 – Suso y Dario – 15/20
Les personnages de cet épisode semblent déjà un peu moins cliché, même si l’introduction qu’on leur propose n’est pas forcément la meilleure, donnant l’impression que leur jeu d’acteur n’est pas tout à fait au point. Question de perspective et d’habitude, j’imagine, c’était déjà le cas dans la série originale, après tout. Contrairement à l’épisode précédent, celui-ci donne vraiment envie de regarder Upa Next en faisant le lien avec la série de manière plus évidente. C’est bien logique : il s’agit de la fin de cette mini-saison.

Spoilers

Dario se produit dans la rue, sans succès. Suso décide de lui donner quelques conseils.

¿Y porque no bailas para me?

Le temps passe vite et les habitudes s’installent tout aussi vite : c’est déjà le dernier épisode de cette mini-saison de mini-épisodes diffusés chaque dimanche en streaming. Le dernier épisode est dans la moyenne des sept minutes habituelles et suit deux nouveaux personnages, comme prévu. Une semaine avant le début du revival, Dario, un jeune garçon, a l’habitude de se produire dans les rues de Madrid pour essayer de se faire un peu d’argent.

Malheureusement pour lui, le succès n’est pas spécialement au rendez-vous. Il a bien ses groupies, mais il s’agit de sa mère et ses tantes. Heureusement, d’ailleurs, parce que tout le début de la scène permet bien de deviner qu’ils sont vaguement de la même famille, mais bon, la scène donne l’impression d’avoir trois femmes plus âgées en train de baver sur un minet dans la rue – c’était un peu malaisant comme seule Un, dos, tres sait le faire.

Outre les tantes de Dario, il y a aussi dans son public le gérant d’une boutique devant laquelle il se produit et son employé, Suso. Le chef envoie Suso se plaindre auprès de Dario du bruit qu’il fait et qui pourrait faire fuir les clients. Alors que Dario vient juste de chasser sa mère et ses tantes, gêné par leur présence, le voilà qui se lance donc en plein débat avec Suso.

Le débat ne porte pas du tout sur le fait qu’il chante devant la boutique et constitue une nuisance sonore cela dit ; il porte sur le fait que Suso s’improvise expert en art de la rue. Plus précisément, il critique les vêtements de Dario, qui semblent être choisis par sa mère. Assez vite, Suso comprend que c’est bien le cas et il explique à Dario que ce n’est pas possible d’attirer le regard et l’attention en étant fringué comme ça et en restant statique comme il est.

Il faut dire que Suso semble déjà avoir quelques moves et un rythme bien différent de celui de Dario, quelque chose de plus mouvementé et réussi. Les deux jeunes hommes en viennent à la conclusion qu’ils pourraient se produire ensemble, avec Suso à la danse, Dario à la guitare et au chant, mais surtout avec des fringues plus visibles et plus flashy. Le look est discutable, mais il est vrai que le rendu est déjà plus sympathique à l’oreille.

En plus, ça nous fait donc deux chansons (originales, je crois) pour ce mini-épisode, et il était temps d’avoir des passages musicaux dans cette série musicale. Bon, par contre, je crois que le message est clair : ce ne sont pas les anciens qui chanteront le plus, ce sont bien les nouveaux. C’est normal après tout.

Bref, Dario et Suso commencent à se produire dans une autre rue de Madrid et, assez vite, le succès (tout relatif) est au rendez-vous. Il y a des gens qui s’attroupent autour d’eux (RIP l’honneur des figurants à qui on demande de danser alors que clairement ils n’ont pas tout le rythme de la chanson et sont à côté d’un Suso bien plus expérimenté qu’eux) et qui donnent de l’argent. Mais genre, des billets de cinq euros hein. Ils sont riches à Madrid, c’est rare de voir des gens donner des billets – généralement, ceux qui sont là sont des billets mis par la personne qui fait le spectacle dans l’espoir d’inciter à donner, non ? Là, Dario ne déverse pas un centime dans son étui de guitare, tu m’étonnes que les gens ne soient pas enclins à donner.

Bien sûr, c’était prévisible dès le début de l’épisode, parmi le petit attroupement de passants, il y a Silvia. Elle s’arrête pour écouter la voix de Dario et pour regarder Suso, et elle repère en eux un talent certain. Je ne dois pas avoir les yeux pour ça, apparemment, parce que je ne les trouve pas particulièrement exceptionnel pour l’instant moi. On verra ce que l’école de Carmen Arranz leur apprendra.

En effet, Silvia leur propose de s’inscrire à son école, parce que les inscriptions sont justement la semaine suivante. Elle leur rappelle que c’est bien d’avoir un vague talent, mais que sans travailler, ben ça ne sert à rien. Elle joue un peu les vieilles rabats-joies, concrètement, et les garçons s’assurent entre eux qu’ils n’iront certainement pas s’inscrire à cette école artistique.

Ben voyons. La dernière scène de l’épisode joue la carte de la nostalgie et nous ramène enfin à l’école de Carmen Arranz. Elle n’a pas changé visuellement, de l’extérieur, c’est toujours la même bonne vieille école. Devant celle-ci, nous retrouvons Dario et Suso qui hésitent à entrer. Cela dit, c’est le rêve de Suso de danser, ça a été dit plus tôt, et Dario aime clairement chanter puisqu’il a passé au moins trois après-midi de la semaine à chanter dans la rue.

Les deux jeunes hommes s’encouragent et se souhaitent bonne chance pour les auditions, juste avant d’entrer dans l’école. La suite dans le premier vrai épisode de ce revival !

EN BREF – Cette mini-série n’était pas exceptionnelle, avec bien peu de minutes au compteur et pas tellement de quoi se faire une vraie idée de ce que sera le revival. Concrètement, elle a offert les retrouvailles attendues avec quatre personnages emblématiques avant de se concentrer sur les nouveaux arrivants. Le plus gênant ? J’ai clairement une préférence pour toutes les intrigues qui vont concerner les profs, parce que je suis davantage de cette génération désormais. Le truc, c’est que la série risque fort de se concentrer sur la nouvelle génération.

Et la nouvelle génération me paraît hyper clichée pour l’instant. C’est difficile de se faire une idée en même pas dix minutes, mais l’a priori n’est pas excellent en tout cas. Nous verrons bien quand Upa Next commencera enfin avec de vrais épisodes (prochainement ; pas encore de date au moment où je publie l’article). Une chose est sûre : ce revival a su raviver la nostalgie, alors je risque bien de tomber dans le piège de la nouvelle série.

L’autre chose sûre, c’est que les épisodes espagnols sont tellement longs que je ne sais pas si je suivrai vraiment assidument les nouvelles histoires. Et puis, il me faudra des sous-titres à un moment : suivre cinq-six minutes, ça va, je comprends, quitte à revenir en arrière et revoir certains passages ; mais tout un épisode ? Ca va demander trop de temps.

The Walking Dead – S11E18

Épisode 18 – A New Deal – 16/20
Me voilà rassuré : cet épisode était bien plus prenant que le précédent, avec un retour à une géopolitique de base plutôt efficace. Les retrouvailles et les adieux se succèdent à un bon rythme et les longueurs de l’épisode finissent par être oubliés quand la série en revient à ce qu’elle sait faire de mieux (en théorie). Et ouais, ça fait que je termine l’épisode avec la satisfaction d’avoir eu ma dose d’action et de zombies. Il était temps.

Spoilers

Carol passe un deal avec Pamela pour que ses amis puissent quitter le Commonwealth.

It’s not your problem anymore.

Oh, je vais vraiment aimer les débuts des épisodes si jusqu’à la fin on a droit à Judith qui nous fait un petit rappel des onze saisons. C’était touchant de revoir, même brièvement, certains anciens personnages et de nous rappeler des moments forts de la série. Bon, ce n’était pas obligatoire de commencer par le frère de Daryl, mais c’était cute comme tout.

On reprend ensuite sur le cliffhanger précédent, avec nos héros en fâcheuse posture. Heureusement, Mercer débarque contre toute attente et demande à tout le monde de lâcher ses armes. Comme c’est le chef des armées, il y a à peu près tout le Commonwealth pour l’écouter, à l’exception notable de Daryl. Je n’en attendais pas moins de lui : il a vraiment envie de se venger d’Hornsby.

Mercer et Pamela n’ont que peu de poids sur lui. Quand c’est Carol qui lui demande, par contre, Daryl est un peu plus enclin à écouter ce qu’on lui propose. C’est fou, ça. Oui, oui, Carol a eu le temps de passer son pacte et de venir sur place, menée par Negan, avec Pamela et Mercer. Cela met un terme à la traque des deux épisodes précédents, et Daryl laisse la vie sauve à Hornsby. Il prend soin toutefois de lui exploser la main gauche au canif, sinon ce ne serait pas drôle.

Une fois que c’est fait, Carol peut exposer les termes de son pacte à tous ses amis – Maggie, Aaron, Gabriel, Daryl, Negan et Annie. Ces deux derniers ne sont pas sûrs d’approuver le deal, parce que le Commonwealth a tué une grosse partie de leur groupe, mais les autres sont à peu près tous d’accord pour se dire que c’est une bonne solution la trêve proposée. Certes, ce n’est pas terrible d’avoir Pamela qui protège son fils en faisant tomber Hornsby, mais c’est mieux que rien et surtout, Carol le souligne, ça ne les concerne plus.

De son côté, Hornsby ne s’attendait certainement pas à être trahi comme ça par Pamela. C’était amusant à voir : elle est impitoyable avec lui, lui expliquant que sa vie pépère au Commonwealth est terminée. Elle n’a aucune estime pour lui. Il tente évidemment de la menacer et de menacer la communauté – mais elle n’en a rien à faire. Elle devait déjà préparer dans sa tête son petit discours de paix et de dénonciation des actions nauséabondes d’Hornsby.

Le discours est efficace pour apaiser les tensions – ou la plupart d’entre elles en tout cas. On découvre que Max, la sœur de Mercer, n’est pas encore tout à fait prête à calmer ses envies de revanche quand elle aperçoit Sebastian. Elle en est à refuser de suivre Eugène qui compte bien quitter le Commonwealth avec ses amis. Je ne sais pas trop en quoi ils sont amis quand ils ne partagent même pas une scène de retrouvailles, mais bon.

Après, je parle de retrouvailles, mais il est déjà l’heure des séparations, une fois de plus. Aaron part s’occuper d’Oceanside et doit donc dire adieu à Grace. Il est accompagné de Lydia (mais où était-elle tout ce temps ?), désormais en couple avec Elijah (ceci explique en partie cela), qui dit au revoir à Carol et de Jerry. La meilleure scène de retrouvailles est toutefois celle entre Judith et Daryl : Judith lui reproche d’envisager de quitter le Commonwealth sans rester aider tous les gens qui y sont comme il a pu le faire par le passé avec Hilltop et Alexandria.

Si cela énerve Daryl, c’est probablement parce qu’elle a raison. Elle n’est pas la seule à s’en rendre compte : Ezekiel aussi entend bien rester au Commonwealth pour les aider. Il en parle à Carol, qui n’a vraiment pas cette idée en tête mais qui l’accepte malgré tout. Elle n’a pas trop le choix, de toute manière, c’est un adulte qui fait bien ce qu’il veut. Ma vraie question réside plutôt sur d’autres personnages, cependant : je ne suis pas surpris par le choix d’Ezekiel, mais je me demande quel sera celui de Yumiko par exemple.

Assez rapidement, et contre toute attente, la question se pose aussi pour Annie et Negan : elle est enceinte et les avancées technologiques et médicales du Commonwealth sont plutôt une bonne nouvelle pour elle. Ah lala, Negan va devenir papa. Annie refuse de rester, même si c’est le mieux pour elle.

Je pensais aussi que Gabriel resterait au Commonwealth : il a tout de même une paroisse et une jolie Eglise. Pourtant, il envisage lui aussi de partir, mais ça se comprend aussi parce que Rosita souhaite partir, avec son enfant. Ah, en parlant d’enfant, les deux retrouvent rapidement Judith dans une des arrières-pièces de l’Eglise.

Eh oui, Judith avait fugué. Contre toute attente, cet épisode nous reparle de Rick. Cela faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Oh, je vous rassure, Andrew Lincoln n’est pas de retour (mais je ne serais pas surpris qu’il le soit d’ici la fin) : c’est juste que Daryl se demande ce que Rick ferait à sa place vis-à-vis de Judith. Il découvre en effet que la petite fille, qui n’est plus si petite que ça, a décidé de fuguer, probablement pour ne pas quitter le Commonwealth, et demande conseil parentalité à Carol.

C’est finalement grâce à Gabriel et Rosita qu’il peut retrouver Judith. Si j’ai aimé leur première conversation de l’épisode, la seconde est bien moins prenante : Judith refusant un flingue en souvenir du sabre de sa mère et parce qu’elle veut rester au Commonwealth, c’est logique ; Judith qui se laisse convaincre de partir par un Daryl qui n’a aucun argument de plus, c’est juste énervant.

Pendant ce temps, Pamela continue encore et toujours de vouloir arranger les affaires de son fils. Ce n’est pas gagné, parce qu’elle a un fils parfaitement idiot. Elle veut le voir devenir dirigeant du Commonwealth à son tour, sans même prendre conscience que son fils s’est drapé dans des privilèges et une position qui feront de lui le pire leader qui soi. Il refuse le moindre effort, et il le fait devant Max en plus. On sent bien que Pamela la pense plus fidèle que jamais, mais ce n’est pas le cas.

Nous la retrouvons donc à vouloir rendre visite à Hornsby, en compagnie d’Eugène. C’est lui qui finit par papoter avec ce grand méchant, tandis que Max est juste à côté de lui. Le but de cette conversation ? Obtenir des informations sur les Milton, Pamela et Sebastian, afin de les discréditer une fois pour toutes. Hornsby n’est pas si idiot que ça : il comprend assez vite le jeu d’Eugene, et surtout de Max. Il ne leur balance aucune info utile, si ce n’est quelques menaces.

Max doit donc retourner bosser pour Pamela, se retrouvant alors en tête à tête avec Sebastian, qui n’aime vraiment pas le discours que sa mère lui impose sur les Fondateurs du Commonwealth. Je ne l’envie pas, franchement, parce que Sebastian est vraiment un personnage horrible. Elle le manipule totalement, lui faisant prendre conscience qu’il n’y a pas mieux que la vérité pour diriger. Elle le fait donc dire tout le fond de sa pensée sur sa mère, la gestion du Commonwealth, la loterie truquée et le système qui veut que les riches restent riches et les pauvres ben… pauvres.

Et elle enregistre le tout. Tout le Commonwealth se réunit en effet ensuite sur la place du village pour un spectacle de catch avec une loterie et une sono. Bordel, mais on a vraiment perdu la série à ce stade… Un match de catch ? Si j’avais su qu’on aurait droit à ça un jour… ben, je ne l’aurais pas cru en fait.

Bon, tout ça, se termine par le discours de Sebastian, qui est mieux que prévu… mais qui est bel et bien saboté par Max, utilisant finalement l’enregistrement de ce qu’il pense vraiment du Commonwealth pour provoquer une émeute. Elle a juste oublié un détail au milieu de tout ça : Sebastian la déteste soudainement et fonce immédiatement sur elle, pour se venger.

Un autre détail qu’elle ne pouvait pas connaître pose problème pendant qu’elle est poursuivie par Sebastian : les agents secrets d’Hornsby ont décidé de tuer quelques nettoyeurs et éboueurs du Commonwealth, discrètement, sans leur percer le crâne pour autant. Autrement dit, au beau milieu de la fête et de ce début d’émeute, il y a soudainement des zombies.

Ce qui devait arriver arriva : des zombies au milieu d’une foule présente pour faire la fête ? C’est la catastrophe assurée. Daryl perd de vue Judith dans la panique, et Judith se retrouve nez à nez avec un zombie. Quelque chose me dit qu’elle regrette de ne pas avoir pris le flingue plus tôt. Heureusement, Daryl est là pour la protéger et il joue très bien le papa avec elle : il est capable de la protéger à distance, puis lui donne le flingue pour qu’elle l’aide à éliminer des zombies.

Mercer abandonne aussi la protection de Pamela, lui préférant les habitants du Commonwealth. Ah, bien fait, dans ta gueule la riche. Et, de manière générale, dans vos gueules les riches : Sebastian s’attaque une nouvelle fois à Max et la balance littéralement dans les bras d’un zombie. L’abus est total : Eugène, désarmé, repousse finalement la zombie.

Cette dernière tombe finalement sur Sebastien, et absolument personne ne lui vient en aide, faute d’aide et d’habitude. Max et Eugène s’éloignent bien sûr de la scène, laissant Sebastian se débrouiller avec le zombie qui cherche à le bouffer. Judith est finalement là pour éclater la tronche de la zombie, mais elle arrive trop tard : elle tue certes la zombie, mais Sebastian est déjà mordu à la gorge. Pfiou, c’était tendu comme scène, je ne m’attendais pas à ça. Ca me fait plaisir de voir Sebastian mourir, hein, mais comme ça, c’est vraiment violent pour lui ; alors que ses mots sur les riches qui restent riches continuent de résonner en plus !

The Walking Dead – S11E17

Épisode 17 – Lockdown – 14/20
Je suis peut-être fatigué, mais j’ai trouvé que l’épisode mettait trop de temps à réussir à mettre en place ce qu’il souhaitait faire, alors même qu’une ellipse temporelle en début d’épisode permettait autrement d’accélérer le tout. Cela donne un rythme haché un peu difficile à suivre. Bref, ce dernier arc de saison est entamé de manière moins solide que prévue. Ca m’embête, j’espère de bons moments pour terminer ces douze années, quand même !

Spoilers

Hornsby traque Daryl et Maggie, qui reçoivent une aide inattendue. Au Commonwealth, la situation politique se tend.

I’ve heard a lot of stories about when the world fell. There were more dead than living.

Cela va faire un mois que cet épisode est diffusé, et je n’ai toujours pas pris le temps de le voir. J’étais à ça de me dire « attendons Halloween et voyons tous les derniers épisodes d’un seul coup », mais la vérité, c’est que malgré les apparences, je suis pressé de me replonger dans l’univers de la série. C’est la dernière salve d’épisodes, et j’ai peur de me faire spoiler la toute fin si je ne me mets pas à jour suffisamment rapidement – et pourtant, je crois que plus personne ne regarde vraiment la série.

Je me relance sans chercher à faire le résumé de ce qu’il s’est passé avant ou sans me demander vraiment où l’on en est. Je sais que ça avance suffisamment peu rapidement pour que je capte tout avant la conclusion ultime de la série. Il était temps d’y arriver !

Il me restera toujours les spin-off à rattraper en plus (et ça aussi, j’ai hâte de prendre le temps de retrouver Alicia !). En attendant, cette dernière saison reprend avec un épisode qui nous joue la carte de la nostalgie. Je ne peux pas dire que ce soit surprenant : Judith nous raconte qu’elle a beaucoup entendu parler de la chute du monde, et c’était mignon d’avoir quelques images pour accompagner sa voix-off.

Nous reprenons ensuite in medias res avec Daryl et Maggie qui se battent contre des zombies. Hornsby n’est pas loin d’eux, toujours avec ses stormtroopers et clairement à leur trousse. Bien. J’ai eu plus de mal que prévu à comprendre ce qu’il en était exactement, mais notre duo de héros est ensuite rejoint par Aaron, Gabriel, Negan et sa copine dont j’ai oublié le nom (Annie, c’est redit assez vite, ouf). Hershel va bien, même s’il n’est pas avec eux. C’était bien la peine.

Nos héros débattent rapidement de ce qu’ils peuvent faire à présent, ce qui ne semble pas simple sur le moment. Daryl a finalement la bonne idée qui pourrait tous les sauver : Hornsby ne connaît pas la tête de Negan, alors il suffit de l’envoyer lui jouer les appâts. Il faut tout de même se sortir de cette situation où ils sont bloqués dans un bâtiment entre zombies et stormstroopers.

Il n’y a rien de bien difficile pour nos héros, habitués à ce genre de péril. C’est sans trop de difficulté que Negan tue l’un des hommes du Commonwealth, tandis que l’autre est submergé par des zombies. Negan envoie ensuite une arme et une radio à Darryl, et l’on peut nous lancer un générique version XXL. Non, vraiment, ce générique n’a jamais été aussi long ? C’était tout étrange d’avoir une version étendue de cette musique.

Juste après, nous retrouvons un Hornsby bien énervé de voir qu’il a perdu deux hommes. Tout le monde semble continuer de bosser comme si de rien n’était autour de lui, pourtant : ils ne semblent pas si tristes de voir deux d’entre eux se faire bouffer par des zombies. Les zombies ne sont plus là, bien sûr, mais ils ne devraient pas tarder à revenir : Daryl se met à tirer sur Hornsby et ses hommes, sans grand succès.

Ah, ça, quand il s’agit de tuer des zombies en headshot, il y a du monde, mais dès que c’est un des grands méchants, il n’y a plus personne. C’était un peu naze, mais j’ai aimé la ruse de Daryl qui consistait à attirer Hornsby et ses hommes loin de la voiture qu’il convoitait, pour mieux la voler ensuite. Par contre, Hornsby aussi, il ne sait pas viser, et heureusement pour Daryl. Cela permet de lancer une course poursuite du côté de Negan, dont l’ancien méchant se sort uniquement parce qu’il peut compter sur l’aide de Daryl. Qui l’aurait cru ?

Negan peut ainsi se rendre au Commonwealth, comme prévu. Là-bas, les gens se sont mis à protester et demander plus de justice parce qu’ils ont appris la vérité grâce à l’article de Connie. C’est un peu énervant de voir que dans une société post-apocalyptique, on est encore prêt à se comporter comme si les zombies n’existaient pas et se mettre à hurler dans les rues.

J’imagine que c’est le problème quand le confort se réinstalle ? En plus, tout ça divise le casting : Yumiko (aux cheveux courts désormais) est dans le bureau de Pamela quand tout le reste de ses potes sont dans la rue – parmi eux, Rosita se fait engueuler par Mercer parce qu’elle se pense en jour off alors que la journée exige que tout le monde se mette à travailler. Il a probablement raison de le faire, parce qu’il n’est pas prêt pour ce qui va suivre : Mercer se retrouve face à face avec Negan qui demande à lui parler pour avoir des nouvelles d’April.

C’est un prétexte pour lui demander en fait d’entrer dans le Commonwealth sans respecter tout le protocole, parce qu’il considère avoir des gens à sauver à l’intérieur. Contre toute attente, Negan est effectivement invité à entrer et parcourir les rues pleines de protestants. On se croirait presque à Paris. Bref, Negan tombe sur Jerry qui le mène chez Carol.

De son côté, Carol se retrouve à jouer les babysitters. C’est une bonne idée d’avoir confié les enfants à une psychopathe comme elle : elle repère assez vite qu’il faut jouer au « jeu silencieux » quand elle constate que des flics du Commonwealth approchent de son appartement. Par ça, il faut comprendre que Carol se planque sur le bord d’une fenêtre alors que les filles se mettent sous l’évier. C’est une tactique efficace, apparemment, mais on ne sait pas où se cache le fils de Michonne.

Qu’importe. Ils reçoivent ensuite la visite de Negan qui leur explique toute la situation avec Hornsby qui entend bien se servir des enfants pour forcer leurs communautés à céder face au Commonwealth. Jerry est celui qui est chargé de s’occuper des enfants et de le mener dans une planque sûre le temps que Negan explique à Carol qu’il est marié et futur papa, alors qu’ils fouillent le bureau d’Hornsby – et tous les bureaux qu’ils trouvent, en fait, à la recherche d’une police d’assurance pour être bien en sécurité.

Comme ils ont un plan du bâtiment, ils découvrent assez rapidement une pièce secrète dans laquelle Sebastian est caché. Ma foi, je suis surpris de le voir avec des vêtements, il est tellement dans son cocon que ça ne m’aurait pas surpris de le voir à poil avec son porno là. Bon, en tout cas, Carol souhaite lui venir en aide.

En parallèle, Pamela doit gérer les protestants qui marchent jusque dans son sacro-saint bâtiment. Elle a toutefois de la chance d’avoir Yumiko à ses côtés pour calmer tout le monde, allons savoir exactement comment. Le truc, c’est que Pamela est désormais méfiante d’elle, quand même : elle sait bien qu’elle est pote avec Connie. Certes, l’article accusant Sebastian est anonyme, mais elle se doute bien de ce qu’il en est tout de même.

Yumiko n’est pas ravie de ce qu’il se passe et en parle aussitôt à Magna, craignant le pire. Elle veut s’assurer que ses potes ont un plan de secours pour se barrer du Commonwealth au besoin, mais Magna lui rappelle qu’il est hors de question de partir sans elle – quitte à devoir la forcer à venir avec eux, en trainant son frère également. Ma foi.

Cela faisait du bien d’avoir une scène avec Magna et Yumiko. On en a eu peu cette saison, alors que vraiment, j’aimais bien les interactions entre elles. C’est un couple solide et qui tient dans cet univers, ça n’arrive pas tous les jours non plus. À quelques épisodes de la fin, les revoir ensemble n’est pas forcément une bonne chose.

Elles sont en tout cas interrompue par l’annonce d’un confinement. Je m’attendais à ce que ce soit du bullshit, mais un plan nous confirme qu’une meute de zombies est bien aux abords du Commonwealth. Malgré l’annonce d’un confinement à respecter, les agents du Commonwealth continuent de chercher les enfants et Jerry – ce dernier peut heureusement compter sur quelques manifestants pour bloquer ceux qui le poursuivent.

Il peut aussi compter sur des enfants sacrément débrouillards et discrets quand il est important de l’être. C’est inattendu pour la série, mais j’ai bien aimé cette scène de course poursuite. Jerry semble en tout cas s’en tirer sans trop de mal.

Le couvre-feu et le confinement annoncés pour cause d’approche de zombies ne suffit toutefois pas à convaincre les foules de se disperser. Pendant la nuit, certains se rendent à une marche silencieuse pour soutenir les parents d’un des disparus de Sebastian. Kelly, Connie et Magna font partie de ces idiots, mais elles se dispersent bien vite quand on commence à utiliser des fumigènes contre elles, juste après un moment un brin angoissant où l’on entendait les zombies s’approcher – et un autre tout aussi angoissant où Negan est mis KO par un stormtrooper quand un manifestant s’en prend à lui, persuadé (à raison) qu’il protège Sebastian.

Pourtant, le lendemain, les zombies sont encore un peu loin du Commonwealth quand même. Nous suivons en effet la journée de Mercer et Rosita pour se débarrasser de la meute de zombies. C’est assez triste, surtout que ça mène à une scène où Mercer tente de sauver un de ses hommes pour mieux le voir découpé en deux par des zombies.

Sinon, Carol ramène Sebastian chez Pamela pour un petit câlin maternel et une baffe bien méritée – et prévisible. Elle interrompt ainsi une conversation pleine de reproches de la part de Yumiko pour mieux tenter le tout pour le tout : elle explique qu’Hornsby est en train de traquer ses amis et qu’il pourrait tout aussi facilement que Sebastian être accusé de tous les crimes qu’il jure ne pas avoir commis. Ma foi, ça peut le faire.

Le truc, c’est que loin du Commonwealth, Maggie prend le temps de remercier Daryl d’avoir tué Leah. Ma foi, j’avais oublié ce rebondissement, mais c’est vrai que ce n’est pas rien. Une fois ce détail réglé, ils peuvent continuer de planifier une attaque contre les gardes du Commonwealth qui les cherchent toujours, avec Annie, Gabriel et Aaron. Je ne sais pas trop l’intérêt de faire tout ça, mais en tout cas, dans les égouts, ils découvrent une planque plutôt sympathique. Franchement, il y a plus d’espace dans ces égouts que dans mon appartement, qu’est-ce que c’est que ça ?

Malgré tout, le petit groupe de nos héros tentent de mettre au point un piège contre Hornsby qui semble fonctionner… jusqu’à ce qu’ils soient entourés par plus de Stormtroopers que prévu. Oups.

Walker – S03E02

Épisode 2 – Sittin’ on a Rainbow – 14/20
Franchement, c’est un peu mieux avec ce second épisode qui privilégie l’action aux scènes insupportables avec des personnages débiles. Oh, cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, parce que si, bien sûr que si, des personnages sont débiles, mais que ça passe mieux car c’est enrobé d’action. Tous n’ont pas de temps d’écran, également, parce qu’on se concentre sur l’essentiel. Après, l’essentiel aurait pu être de donner une vraie intrigue fil rouge à cette saison, ou au moins de donner des pistes de ce qui va nous attendre en saison 3. Ce n’est malheureusement pas le cas… mais bon, il ne faut pas trop en demander avec ce reboot.

Spoilers

Tout le monde se met à la recherche de Liam – bon, en continuant de se demander où est Cordell.

En cherchant des photos récentes de son fils, tout ce que trouve Abby sont des photos datant d’il y a deux ans ou de ses années à l’armée. C’est du grand n’importe quoi, tout de même. Je sais bien qu’on est à l’époque des réseaux sociaux et du numérique, mais quitte à imprimer des photos, tu peux au moins en imprimer de temps à autres des récentes, non ?

Je sais, c’est étonnant comme début de critique express, mais ça m’a tellement fait rire qu’il fallait que j’en parle avant de me lancer dans la critique de l’épisode pour ce qu’il était. Contre toute attente, c’est Ben qui donne l’alerte de la disparition de Liam en premier. Il appelle sa sœur pour la prévenir, et franchement, je l’ai trouvé trop mignon de s’inquiéter comme ça. Cassie, qui reçoit son appel, prévient aussitôt James, et ça donne des scènes de panique assez sympathiques, en vrai. Ce n’est pas si crédible de ne pas les voir s’effondrer ou flipper vraiment, mais bon, ils préviennent rapidement la famille – ou en tout cas les rangers.

La famille l’est aussi, apparemment, mais ça se fait hors écran. Abby continue d’être insupportable de désespoir comme ça, alors que Stella se pointe dans le bâtiment des rangers, espérant bien pouvoir faire quelque chose pour eux. C’est un peu ce qu’August lui reprochait dans l’épisode précédent : elle veut trop jouer les héroïnes. James n’en veut pas comme ranger, évidemment, alors il la laisse à un bureau pour répondre au téléphone.

Ce n’est pas la meilleure de ses idées, car il ne la surveille pas du tout. Ainsi, Stella se retrouve complètement manipulée par une nana qui lui demande une rançon en échange d’informations sur Cordell, qu’elle jure avoir vu. C’était à mourir de rire comme intrigue : elle se fait avoir comme une bleue et elle emmène August avec elle. Du coup, August se fait tabasser pour les beaux yeux de sa sœur, qui perd sa voiture au passage. Sans la moindre raison valable. La suite au prochain épisode, on a hâte, n’est-ce pas ?

En parallèle, l’enquête pour retrouver Cordell et Liam continue, un peu en vain au départ. Sans trop de surprise, Cassie continue d’être bornée et de vouloir parler à Miles. James lui refuse ce droit, voulant respecter les voies hiérarchiques pour cela. En définitive, Cassie utilise son frère comme assistant pour s’introduire illégalement dans un complexe où Miles passe du bon temps sous protection.

Elle a eu raison de le faire : en demandant des informations supplémentaires parce qu’elle a repéré que les méchants avaient utilisés une plaque illégale venant de la couverture de Miles, elle apprend l’existence de Julia. C’est une excellente chose : nous savons que c’est enfin une bonne piste. Assez rapidement, James et Cassie débarquent donc chez la Julia en question et trouvent un prospectus parlant d’un ancien hôpital psychiatrique. Yay, c’est là que se trouvent Cordell et Liam.

Pendant ce temps, Cordell découvre donc que son petit frère est désormais son co-détenu. Il est gardé dans la même cage, ce qui me semble être une erreur de débutant assez importante de la part des méchants là. Ils peuvent en effet communiquer et donc mettre au point un plan d’évasion. Avant ça, Liam est quand même un peu torturé pour le fun alors que Cordell est emmené dans une autre pièce pour que les négociations reprennent, en vain.

Cordell refuse de parler et de donner la moindre information, mais il en glane une importante quand il repère la marque de boisson énergisante qu’on veut lui servir. Dans l’épisode précédent, je disais que j’étais prêt à une intrigue en flashback, et cet épisode me le fait regretter assez vite en nous proposant une intrigue en 2004, en Afghanistan. On ne va pas se mentir : j’avais vu un tweet hier qui m’avait spoilé l’existence de ce flashback, mais bon, ça ne m’a pas fait plaisir pour autant.

La canette de boisson énergisée est donc de la même marque que celui du supérieur de Cordell à l’armée. Je ne vois pas bien l’intérêt de cette intrigue – surtout que ce n’est pas explicité – mais grosso modo, ceux qui enlèvent Cordell sont liés à sa période dans l’armée et semblent avoir récupéré des caisses avec un logo désignant des produits radioactifs.

Quand Liam et Cordell parviennent à s’enfuir, en faisant équipe et en utilisant le truc vu et revu du prisonnier inconscient qui ne va pas bien, Cordell souhaite donc prendre le temps de jouer les héros. Il va d’abord libérer Julia, dans les sous-sols de l’hôpital (et c’est bien connu, un hôpital désaffecté, c’est très petit, donc il la retrouve super vite) avant de vouloir jouer les héros. Il libère Liam et Julia en les menant vers la sortie, avant de rebrousser chemin pour s’occuper des éléments radioactifs.

Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu. Tout est bien qui finit bien : Liam et Julia sont sauvés in extremis des ravisseurs par James et Cassie qui arrivent à temps, Cordell parvient à se débarrasser des déchets radioactifs en les menant en radiologie et le grand méchant dégoupille une grenade juste avant de faire sauter une bonne partie de l’hôpital.

Malgré tout, ça se termine bien : Cordell sort des fumées de l’hôpital indemne, Liam oublie sa douleur aux côtes dans la panique et les deux frères peuvent partir ensemble pour aller voir la famille. C’est plus important que d’aller à l’hôpital apparemment. Bref. C’est un peu décevant que cette intrigue se termine déjà.

En plus, ça ne laisse plus tellement de fil rouge pour le reste de la saison. C’était vraiment un double épisode avec une histoire complète, donc je suis content de les avoir vus en même temps, mais je me demande ce que le reste de la saison 3 donnera. En plus, après deux épisodes, je n’ai toujours pas compris exactement ce que voulaient les ravisseurs ? Genre, ils ont questionné Cordell, d’accord, mais sur quoi exactement ? J’ai l’impression d’avoir raté des choses, mais pourtant non ?