Fear the Walking Dead (S03)

Synopsis : Après une saison 2 centrée sur un long détour au Mexique, les perspectives pour la saison 3 semblait être un retour au États-Unis. Seulement, les choses ne sont jamais aussi simples : Nick et Luciana tombent sur plus forts qu’eux à la frontière, Ofelia s’est elle aussi fait tirer dessus à son arrivée et Madison, Alicia et Travis n’ont aucune idée de ce qui les attend lors de leur voyage vers le Nord après s’être fait exiler de l’hôtel.

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Ci-dessous, mon avis sur la saison, épisode après épisode.

15-2

Pour commencer, j’attendais hyper impatiemment cette saison 3, surtout pour retrouver Alycia Debnam Carrey, il faut bien l’avouer, mais aussi parce que j’avais bien aimé la saison 2. Certes la série connaît quelques longueurs, comme The Walking Dead d’ailleurs, mais je trouve que les personnages sont plus attachants que dans la série-mère. C’est peut-être aussi que je ne suis absolument pas spoilé par les comics en ce qui concerne ces personnages et que s’ils sont assez caricaturaux, ce ne sont pas des caricatures de bande-dessinées à la Michonne, Abraham ou Rosita.

Du coup, j’avais prévu de me jeter sur les premiers épisodes lors de leur diffusion hier, mais après pas mal de péripéties dimanche et un lundi bien chargé, je commence la saison en retard. Pas grave, je vous promets que ça ne va pas m’empêcher d’être à fond dedans pour critiquer, aussi positivement que négativement.

Avant toute chose, je commence même cet article par la critique d’un épisode 0 qui est une micro-websérie. Et oui, comme l’an dernier, l’entre saison a été riche avec une saison complète (et très inégale) de The Walking Dead et la diffusion d’une micro-websérie, histoire de patienter.

Bonne lecture (et âme sensible, s’abstenir, c’est une série gore, je vous rappelle) !

Note moyenne de la saison : 16/20

00.pngÉpisode 0 – Passage – 13/20
Please, I’ll die alone.

Cet épisode bonus pour le web nous propose 12 minutes de zombies, une histoire détachée mais qui aura probablement des liens avec la saison 3. Un amuse-gueule, une mise en bouche, des scènes ultra courts introduisant une nouvelle intrigue.

Et une intrigue pas bien folle, à la fois précipitée (logique vu le format) et possédant malgré tout des longueurs dans le dialogue, allez comprendre. Il est question de deux nanas faisant alliance dans le désert américain pour se rendre à Mexico.

Elles retrouvent en chemin le frère de l’une d’elle, Gaby. Seulement, il protège l’entrée d’une voie sécurisée et refuse que Sierra y entre. Du coup, ça se bat, Sierra a le dessus car elle est présentée dès le départ comme la Michonne du coin (franchement, ce n’est pas très inspiré dans la construction du personnage). Les choses s’accélèrent vite, avec une explosion puis une course poursuite. Gaby fait confiance un temps à son frère, mais décide finalement de s’en prendre à lui, allant jusqu’à le poignarder. Un comble, alors qu’elle n’arrivait même pas à tuer un misérable zombie.

Quelques jumpscares plus tard, Gaby et Michelle parviennent à sortir du tunnel… et c’est tout ? Sierra a un bracelet qui aura sûrement son importance. Voilà, voilà.

Plus encore que l’an dernier, ce webisode a du mal à introduire une histoire passionnante. Toutefois, les personnages pourraient être cool à suivre sur du long terme. Cela dit, si c’est pour faire comme l’an dernier, ça ne sert pas à grand-chose d’espérer quoique ce soit…

01.pngÉpisode 1 – Eye of the Beholder – 18/20
You love his life more than yours?

30 secondes de résumé suffisent à faire le point sur la saison passée, mais ce « Previously on AMC Fear the Walking Dead » m’avait manqué. La saison prend le parti d’une ellipse temporelle : Madi, Travis et Alicia se retrouvent directement dans de sales draps, pris en otage par un groupe militaire qui les sépare. Bien. Cela nous ouvre tout de suite de nombreuses perspectives intéressantes qui n’étaient pas du tout là en saison 2. Bien sûr, Travis est fait prisonnier dans la même cellule que Nick et Luciana, ce que j’ai adoré. Oui, l’ambiance de ce début de saison est intrigante et je me suis tout de suite plu à revenir dans cet univers.

Madi et Alicia sont mises de côté et rencontrent ainsi Troy, lourdement introduit par quelques plans dès la première scène. Bien sûr, on retombe assez vite dans les longueurs caractéristiques de la franchise et la présence de Troy dans la même pièce qu’Alicia fait aussitôt apparaître des tensions sexuelles bizarres, mais ça n’empêche que les mystères derrière cette base militaire sont très prenants.

Du coup, les prisonniers se font exécuter un à un pour des paris et des tests entre les militaires sur le temps qu’il faut pour se transformer en zombie. Bon, évidemment, ni Luciana, ni Nick, ni Travis, ni leur nouvel ami qui veut les aider à s’échapper n’y passent en premier. Cela leur permet de mettre à exécution un plan pour s’échapper. Il ne leur faut pas longtemps, mais ça reste crédible malgré tout, avec un plan qui tient la route et Travis qui se sacrifie pour Nick et Luciana.

Ces deux derniers se retrouvent dans un tunnel, pourchassé par leur nouvel ami transformé en zombie.

De leur côté, Madison et Alicia continuent de tourner en rond, même si bien sûr cette dernière a un couteau bien planqué. Madison tente la diplomatie avec Troy, puis lui plante une cuillère dans l’œil. C’est tout à fait ce que je voulais voir, je dois dire. Alicia se retrouve à s’enfuir à son tour, à la recherche d’un véhicule capable de l’emmener loin de ce merdier, elle et sa famille, pendant que Madison part à la recherche de Travis.

Celui-ci est jeté dans une arène de zombies et s’en tire plutôt très bien alors que ça ne m’aurait pas dérangé qu’il soit la première victime de la saison. Nick et Luciana se retrouvent face à une armée de zombies et c’est dans une situation catastrophe qu’Alicia leur vient en aide et les sauve avec son couteau. Finalement, Jake, le frère de Troy débarque juste à temps pour sauver l’œil de son frère et organiser une réunion familiale entre Madison, Nick et Alicia. Et oui, tous les militaires ne sont pas des méchants, juste quelques-uns qui sont cinglés. Dommage, j’aurais aimé passé plus de temps dans cette base qui avait de quoi occuper une bonne partie de la saison.

Alors oui, ça va loin et ils sont tous devenus des super-héros beaucoup trop rapidement, mais je trouve que cet épisode fonctionnait à merveille dans son rythme, ses suspenses, ses personnages, son histoire. Je m’attendais pourtant à être déçu donc je suis bien content de ne l’avoir été que par la résolution beaucoup trop simple des problèmes proposés. Cela dit, nos héros se font quelques ennemis et je pense bien que nous n’en avons pas terminé avec Troy.

La fin aura réussi à me faire mourir de rire, avec les zombies de Nick et Luciana qui se trimballent dans les murs et un imbécile (un pote de Troy donc) qui se fait bouffer comme une merde. L’épisode réussit à séparer à nouveau la famille avec cette invasion de zombies : Travis, Alicia et Luciana s’enfuient en hélicoptère avec Jake, Madison et Nick sont en voiture avec un Troy cyclope mais encore capable de bien viser. Nos héros sont donc tous en route vers le même endroit et la base militaire doit être évacuée.

Franchement, c’était un excellent épisode et je n’en attendais pas tant de ce début de saison. Si tous les épisodes pouvaient être aussi rythmés !!

02Épisode 2 – The New Frontier – 15/20
Right now, we’re just two families with missing loved ones.

J’ai enchaîné les épisodes sans la moindre pause malgré l’heure un peu tardive à laquelle je les regardais qui fait que j’aurais probablement mieux fait d’aller manger.

Le second épisode reprend sur l’hélicoptère qui se fait tirer dessus de nulle part. Travis se prend une balle et décide de se suicider en sautant dans le vide. Plus exactement, Alicia le lâche dans le vide à sa demande. WTF ? Je sais que je viens d’écrire que je voulais bien que Travis meurt, mais pas comme ça, quoi. Bon, et puis, il faut que je me calme, il n’est pas mort tant qu’on ne l’a pas vu zombifié. En tout cas, c’est un twist énorme en début de second épisode, je ne m’attendais vraiment plus à ça après le premier épisode.

Alicia, Luci, Jake et une blonde qui ne demande qu’à être sacrifiée se retrouvent donc sans hélicoptère, perdus dans la montagne et à pied pour rejoindre la « maison » de Troy & Jake. Cela donne envie. Les scénaristes zappent carrément la première journée de marche et passent beaucoup de temps à rapprocher Alicia et Jake. Bon, celui-ci est en couple avec la blonde, mais eh, c’est l’apocalypse après tout.

De nuit, leur campement semble donc mis en danger. Comme c’est de nuit, l’image est tellement sombre qu’il est dur de voir grand-chose, mais grosso modo, il tombe sur des zombies. C’est le principe d’une série de zombies après tout. C’est Alicia qui lui sauve la vie avec trois coups de feu bien placés, mais malheureusement, la blonde s’est bien fait bouffer par les zombies. Alicia repart donc seule vers leur campement pendant que Jake s’occupe de lui mettre une balle dans la tête. Ce n’est franchement pas surprenant comme intrigue et c’est assez décevant par rapport à l’épisode précédent d’en revenir à quelque chose d’aussi prévisible.

Cela permet en tout cas à Jake et Alicia de continuer à se rapprocher le lendemain, surtout que Luciana ne se réveille pas.

La veille, pendant la première journée de marche de ce groupe, Troy est arrivé auprès de son père et a appris que Jake n’était pas arrivé. Cela signifie une chose assez claire : Troy peut reprendre le pouvoir. Madison semble ne même pas s’en rendre compte… mais elle a quand même un plan, avec une arme sur elle et l’envie de réunir sa famille quitte à tuer tout le monde sur son chemin. Au moins, de ce point de vue, elle ne change pas. Il est intéressant de découvrir cette nouvelle colonie du point de vue de Madison (je trouve toujours que l’actrice ne joue pas super bien, mais au moins, le personnage nous donne des infos utiles).

Elle devient pote avec le père de Troy assez vite, ce que je ne comprends pas trop. Je pensais vraiment que Troy tirerait parti de la situation, mais a priori non. Bon, ils utilisent sûrement Madison et Nick pour retrouver leurs proches, mais bon. Le père n’a pas franchement la carrure que j’imaginais qu’il aurait, c’est un petit vieux comme un autre dont je ne donne pas cher dans une série comme ça. Toute cette partie ralentit drôlement l’épisode qui perd en intensité dramatique après le précédent, c’est dommage.

Alicia, Luciana et Jake arrivent enfin au ranch. Madison apprend donc la mort de Travis (et j’ai toujours du mal avec son jeu) et Nick comprend que Troy veut tuer Luciana, trop faible pour survivre. C’est l’occasion d’une petite tension qui ne mène nulle part, mais qui permet à Nick de faire en sorte que Luciana ne soit pas tuée tout de suite.

Madison sympathise définitivement avec le père de Troy et Jake, acceptant de survivre dans le ranch pour le moment et la série réunit enfin Alicia et Nick, ce qui est une excellente chose.

Assez étrangement, l’épisode revient aussi à l’hôtel, mais je n’ai pas trop accroché. Je m’en serais bien passé. Strand a donc survécu à son coup de couteau et décide de jouer les docteurs avec la horde de migrants qui se pointent à l’hôtel. Bon, c’est clairement le point mort de l’épisode, mais c’est aussi parce que je déteste le personnage (qui est un favori des fans, donc faut que je m’y fasse).

Ce n’est rien de bien passionnant puisqu’il fait son bon samaritain et permet à une femme enceinte d’accoucher. Le problème reste qu’il attire beaucoup trop de gens sur l’hôtel, donc il se fait virer, mais pas avant de soigner une dernière patiente : Mrs Stowe (Brenda Strong, donc) qui l’avait poignardé la saison dernière lorsqu’elle avait pété les plombs. Purée, j’étais persuadé qu’elle était morte l’an dernier, je suis un peu à la ramasse quand même. Cela dit, ça ne change rien : elle se suicide devant lui. Strand vole donc une voiture et se barre.

La conclusion de l’épisode n’est pas géniale, avec Madison qui décide de rester au ranch et d’en faire sa maison, quitte à en déloger les habitants. Ce n’est pas un cliffhanger de malade, mais la série n’en a pas besoin après une première scène d’épisode qui a remis les choses en place.

J’espère vraiment que Travis est mort, car la surprise était totale et ce serait nul de nous le ramener maintenant en mode Survivor. Pour le reste, malgré ses longueurs habituelles, la série m’a accroché avec ses deux premiers épisodes de saison et je ne comprends pas pourquoi tout le monde lui préfère la série-mère. Comme l’an dernier, je suis positivement surpris par l’intrigue développée par ce début et j’espère que ça continuera à ce rythme-là !

03Épisode 3 – TEOTWAWKI – 14/20
– We’re jewish.
– Cool! We’ll do Old Testament.

Quelle surprise de voir cet épisode débuter sur un clip qui faisait très campagne politique et qui explicite ce titre incompréhensible en dix secondes : The End of the World as We Know It. C’était plus drôle de nous introduire ce nouveau personnage de Jeremiah comme un gourou de secte se préparant à la fin du monde. Et puis, quel plaisir de voir Emma Caulfield, même dans le rôle d’un personnage déjà mort ! J’avoue que ça m’a déçu, j’étais content de la savoir au casting, mais bon, ce n’est pas le rôle du siècle celui de la mère alcoolique déjà morte.

L’enterrement de Charline (la blonde de la semaine dernière) est le point de départ de cet épisode, ce qui fonctionne plutôt bien car il apporte son tas de problème : l’arrivée de Madison est vue d’un mauvais œil par la communauté qui a déjà beaucoup à faire, puisqu’elle se déchire sur la réaction à avoir après « l’accident » d’hélicoptère. J’aime beaucoup cette manière de procéder pour relancer l’intrigue sans pour autant la relancer.

Madison et Alicia s’intègrent comme elles peuvent, cette dernière se trouvant embarquée de force dans une étude de la Bible, au sein d’une scène qui aura réussi à me faire vraiment rire. J’y réfléchis, mais je ne crois pas que la série mère parvienne à me faire rire de temps à autres, et c’est peut-être ça que j’aime le plus ici. Les relations entre les personnages ne sont pas toutes graves et centrées sur les problèmes de zombies. Bon, alors cela dit, on a la relation Troy/Madison qui continue et devient bien chiante à force.

Nick est en pleine dépression lui aussi, mais ils parviennent à ne pas rendre ça trop chiant en le confrontant à Alicia, puis à Madison qui lui reproche beaucoup trop de choses pour que leur relation soit saine. L’intégration au sein du ranch reste le sujet central de cet épisode, donc c’est forcément plus lent que la semaine dernière et c’est dommage de retomber dans ce type de défauts. Il n’empêche que dans l’ensemble, je suis attaché aux personnages, alors ça me dérange moins quand ce sont leurs scènes. C’est toujours plus difficile dès que ça concerne Madison et Jeremiah qui se lamentent sur leur fils respectif, j’avoue. C’est ce qui fait perdre ses points à cet épisode car ça manque d’action, surtout que Troy et Nick se retrouvent ensemble, ce dernier voulant toujours tuer le premier. Il se maîtrise pourtant, tout en partant dans sa propre crise de démence. Je ne sais pas trop quoi penser de ces deux-là, mais ce n’était pas fou. Ils semblent finalement se réconcilier… et tant mieux, je n’ai pas envie que ça dure.

Heureusement, la relation Nick/Alicia s’avère une fois de plus être un vrai point fort de la série dans cet épisode, leur confrontation pleine d’amour fraternel est intéressante à suivre, alors qu’elle ne devrait pas : sur le papier, c’est parfaitement chiant, joué, ça passe très bien. Ou alors, c’est juste parce que j’aime les acteurs. Je ne peux pas en dire autant de Jake et Troy malheureusement.

Une fois de plus, Alicia part en vrille totale dans cet épisode : il faut toujours qu’elle soit au cœur de toutes les conneries possibles. Cette fois, ce sont donc les jeunes étudiant la Bible le problème : ce sont des drogués qui gardent la tête d’un zombie dans une cage. Oh, Alicia, tu vas finir comme ton frère si tu continues.

Ah les adolescents, il faut toujours qu’ils fassent de la merde dans les séries (et dans la vie ?). Alicia ne déroge ainsi pas à la règle, surtout qu’elle se fait harceler de questions lors desquelles elle révèle qu’elle a (facilement !) tué un homme et que parfois, il faut se prendre en charge pour gérer sa merde et ne pas compter que sur Troy. Et malgré tout ça, j’adore encore Alicia, puisqu’elle a réussi à me faire rire. Je ne sais pas si je suis des plus objectifs pour critiquer cette série finalement. Je laisse passer beaucoup de ses défauts par amour d’Alycia Debnam Carrey.

Et pendant ce temps, Victor et sa voiture arrivent auprès de « Dante », qui gère la distribution d’eau pour des survivants. Mouais. On sent bien que ce n’est que le début de l’invasion zombies pour que ce genre d’institution soit encore en place. Il raconte toute son histoire à Dante, à la recherche d’aide j’imagine, mais je n’accroche toujours pas à son intrigue.

Son pote n’est en fait qu’un ancien collègue qui n’en a rien à foutre de lui et menace de le tuer parce qu’il n’apprécie pas que Victor vienne le voler. Mouais BIS. Désolé à tous ses fans, mais je n’y arrive pas, ce n’est pas passionnant. Cependant, il est intéressant d’entendre Dante lui dire ses quatre vérités et rappeler que le personnage n’est là que pour exploiter les autres. J’aime bien l’idée du barrage aussi, ça promet une fin de saison intéressante, je vois d’ici l’invasion de zombies et les flots les emporter.

Bref, Victor finit en prison et il ne s’est rien passé de l’épisode. Je n’ai même pas compris le cliffhanger, qui semble être un retour de personnages, mais j’ai dû oublier, hum. En parallèle de tout ça, Luciana prend le temps de guérir et Madison se porte volontaire pour tenter de retrouver un groupe qui s’est probablement fait tuer au cours de la nuit.

Grosso modo, je m’ennuie devant la moitié de l’épisode, mais contrairement à d’autres séries (comme The Walking Dead ou Outcast), je me sens attaché aux personnages et j’ai envie de regarder. Je vois les défauts et je passe au-dessus, je ne sais pas pourquoi. J’aime la série malgré tout. Tant mieux.

Capture d'écran 2017-06-19 23.19.57.pngÉpisode 4 – 100 – 09/20
Pues Daniel Salazar, yo so Efrain y tu… tu estas muriendo.

Déjà trois semaines que la série a recommencé, le temps file à une vitesse, c’est tout bonnement dingue. L’épisode 3 nous laissait sur un cliffhanger de folie que je ne comprenais même pas bien dans la fatigue, parce que Daniel revenait parler à Victor et que je ne reconnaissais pas Daniel. Faut pas m’en vouloir, les morts j’ai tendance à rapidement les oublier dans ces séries, surtout quand j’aimais pas le personnage à la base.

Du coup, entre ma note et ce paragraphe d’introduction, vous comprendrez que ça ne m’a pas passionné du tout cette semaine. J’suis pas venu ici pour souffrir (d’ennui mortel), OK ? J’aurais limite mieux fait d’aller écouter Bandes d’ondulés, mais comme j’avais une heure de retard, j’ai privilégié l’écoute à une date ultérieure.

Bref, Daniel a survécu à l’incendie qu’il avait lui-même provoqué et, malgré tout un épisode centré sur lui, on ne sait toujours pas trop comment. Quant à l’épisode centré sur lui, ce n’était vraiment pas nécessaire, il aurait pu nous le résumer en trois lignes de dialogue et ce serait revenu au même.

Par chance, cet épisode a gagné un peu de grâce à mes yeux avec son utilisation de l’espagnol, la chaleur ambiante de la canicule qui frappe la France (et la Belgique) en ce moment et à mon thé glacé accompagnant ce premier épisode à la belle étoile de l’année. Et puis lutter contre les moustiques à la manière dont il lutte contre les zombies, c’est plutôt sympathique, ça met dans l’ambiance. Ou pas.

Bon, donc Daniel a survécu à l’incendie pour mieux se retrouver avec un groupe de survivants mexicains qui n’a d’autres choix que de lui couper un bout de jambe. Bon appétit, bien sûr.

Franchement, l’épisode était lent, avec peu de rythme et d’intérêt, c’est très dommage. L’intérêt était d’autant moins présent que l’on savait déjà où atterrissait le personnage, retirant une bonne partie du suspens. Et puis franchement, tout ce qui m’aurait intéressé aurait été de voir comment il survivait à l’incendie, et ça reprend grosso modo le lendemain. Quant à son récit des événements… lol quoi. « J’ai lutté (pour m’enfuir), j’ai lutté et je ne sais pas comment, je me suis enfui ». Ben oui. Merci.

Cet idiot pense donc avoir brûlé vive sa fille – dont on n’a toujours pas de nouvelles non plus d’ailleurs. Et FRANCHEMENT, le mexicain qui s’endort au milieu de sa phrase à côté d’un type qui vient de lui avouer une tuerie de masse, on en parle ? C’était tellement n’importe quoi… mais pas autant que ce putain d’éclair dans le crâne du zombie. Fou rire du mois, au moins, j’en pleure encore. Quelle honte ce scénario ! Qui s’est dit que ce serait une bonne idée ?

Franchement, c’était un épisode hyper décevant, que je me suis gardé en bruit de fond (et en même temps qui exigeait une confrontation parce que merde, c’était en espagnol quoi). Difficile de ne pas se faire chier à le voir grimper l’échelle sociale tordue du groupe dans lequel il atterrit, dirigé par le pote de Victor introduit la semaine dernière.

Et en plus, la série nous prouve qu’elle a un petit problème avec les couverts, Daniel utilisant une fourchette comme arme. Petit clin d’œil à tous ceux se cherchant un objet transformé en arme pour le Bingo Séries.

L’épisode revient finalement (et enfin) sur la chronologie principale où l’on apprend que Daniel ne croit pas Victor quand il lui dit qu’Ofelia est en vie et où Daniel reprend ses bonnes vieilles habitudes de monsieur pas gentil torturant les gens qui lui ont sauvé la vie en début d’épisode. OK, OK. Vraiment, ça ne valait pas le coup d’y consacrer 42 minutes, les gars. Je suis tellement déçu. Je n’ai jamais été fan des épisodes centrés sur un seul perso, que ce soit dans la série-mère ou FTWD. Je me souviens encore de celui sur Nick l’an dernier. Il avait été décevant, mais au moins c’était (vite fait) intéressant.

Contrairement à aujourd’hui, où seule la dernière scène fut utile avec Daniel tuant Dante et tous les méchants. Net, précis, efficace et… remontant la note de l’épisode. Imaginez sans. Une minute passionnante pour quarante et une d’ennui, je suis frustré.

Capture d'écran 2017-06-26 13.42.34Épisode 5 – Burning in Water, Drowning in Flame – 14/20
I’m gonna damage you if you don’t move

Quel drôle de début cette semaine, drôle parce qu’aussi poétique que stupide : un vieux fait un câlin à sa femme transformée, mais sans dentier, et se suicide dans ses bras, foutant le feu à sa barraque. Pas de chance, la barraque est au beau milieu du campement de nos héros. Il est décidé de laisser la barraque brûler. Et… c’est à peu près tout.

Le lendemain, Madison se rend donc à la recherche de l’équipe disparu l’épisode précédent, faisant équipe avec Troy, ce qui promet plein de problèmes, dès le départ. C’est surtout l’occasion de quelques moments de faux stress, avec des hordes de zombies à tuer où personne n’est véritablement en danger.

En fait, cela nous permet d’enfin en savoir plus ce qu’il se passe avec le ranch et qui a descendu l’hélicoptère. Les nouveaux méchants sont donc les amérindiens qui veulent récupérer leur terre, à savoir le ranch. OK, ça fonctionne plutôt bien, je ne m’attendais pas à ce genre d’intrigue. Au départ, ça me faisait rire, mais quand on voit ce qu’ils ont fait avec le pauvre mec qui s’est fait bouffer par un corbeau… Ce sont des méchants prometteurs !

Madison s’impose beaucoup plus que Troy, sans trop de surprise et c’est marrant, car ils développent une relation proche d’une mère et d’un fils, mais une relation totalement tordue et pervertie. Elle a ce qu’il faut d’inceste, d’ailleurs, avec un Troy claireent en train de fantasmer sur elle, malgré quelques envies de meurtre.

Alicia continue de développer ses relations avec un peu tout le monde, tout en assumant mal sa gueule de bois. Quand je dis « ses relations », je parle bien entendu du frère de Troy. La relation à venir entre eux est tellement évidente que le baiser n’a pas même pas réussi à m’étonner, pas plus que leur petite escapade sexuelle. Une fois de plus, j’ai eu du mal avec la personnalité d’Alicia qui se met à critiquer les artistes qu’elle juge inutile dans une apocalypse. Oh, mais c’est tout l’inverse !

Luciana est bien plus en forme soudainement, allons savoir pourquoi. Elle est très, très motivée à partir au plus vite de leur campement parce qu’elle dit ne pas pouvoir y voir. Pourquoi pas en soi, mais c’est vraiment dommage que ce soit si mal amené : il n’y a aucune raison cohérente qu’elle ne se voit pas rester vivre dans cette communauté.

En tout cas, le couple qui brûle apporte son lot de problèmes sous-jacents, surtout pour Nick qui n’apprécie pas trop la philosophie du père de Troy. C’est lui qui nous explique que Luciana ne peut pas rester, pas parce qu’il est raciste, mais parce qu’elle est incapable d’assumer et d’accepter ce qu’il s’est passé, à savoir l’apocalypse. Mouais. Les deux développent ensuite une relation que l’on nous fait passer pour père/fils, et bof, quoi.

C’est pourtant intéressant de voir Nick être développé et sans trop de surprise, Luciana finit par se barrer..

De retour au Mexique, Victor et Daniel font équipe pour retourner à l’hôtel où le dernier espère retrouver sa fille. Pas de bol, ça fait longtemps qu’elle en est partie. Du coup, on n’avance pas trop avec ces deux-là, que l’on a juste le droit de voir pour la pause pipi. Ce n’était pas spécialement nécessaire, franchement.

Je suis content que l’intrigue se divise en deux grandes histoires, même si ce n’est pas franchement passionnant du côté de l’hôtel qui s’est donc fait envahir de zombies en l’absence de Victor. Il faut que j’avoue que je n’ai pas tout vu à la scène, parce qu’elle était trop sombre et que le soleil brillait trop. C’est con, je sais, mais je dirais que Daniel a abandonné Victor après avoir appris la vérité sur sa fille. Sympa.

Il ne se passait pas grand-chose dans cet épisode, mais j’ai aimé l’approfondissement de la réflexion sur l’art et sur la technique (avec les outils). Ouais, c’est leur donner beaucoup de crédit que d’y voir un début de réflexion philosophique, mais ça a été suffisant pour maintenir mon intérêt de littéraire, surtout que c’était bien écrit et relié. C’était tout de même un peu trop prévisible et on sent que maintenant que le début de saison est passé, il faut juste attendre que l’on arrive à la mi-saison pour qu’il se passe vraiment quelque chose. Dommage. Je note en tout cas qu’ils ont arrêté de nous déshabiller Nick tous les épisodes, et je me demande si c’est l’acteur qui en avait marre. Y a toujours une raison cachée quand c’est comme ça.

En tout cas, l’épisode a su me convaincre que la suite allait être sympathique avec les amérindiens et j’ai adoré le montage musical final, avec une jolie baignade d’Alicia, qui me permettra de ne pas avoir que Wrecked dans mon Bingo !

06.pngÉpisode 6 – Red Dirt – 13/20
There’s a fight coming. Everyone who leaves, leaves us weaker.

Déjà le sixième épisode, c’est fou comme ça passe vite ! Impossible de trouver une bonne version de cet épisode niveau qualité, j’ai beaucoup hésité à attendre plus, mais j’ai trop envie de savoir ce qu’il va se passer alors que Nick continue de s’entraîner à tirer avec le vieux et qu’Alicia continue de coucher avec le frère de Troy dont j’ai une fois de plus oublié le nom (Jake).

Le groupe de Madison et Troy revient enfin au campement et annonce la bonne nouvelle de ce qui attend le ranch s’il reste sur place. L’intrigue de l’appartenance des terres est intéressante et ramène de la (géo)politique dans la série, ce qui est nécessaire pour secouer un peu les dynamiques entre personnages. Troy et Maddie sont par exemple devenus les meilleurs amis du monde du jour au lendemain, la famille se réunit pour soigner les pieds de la mère, bref, on s’amuse bien dans Fear cette semaine.

L’ambiance vire assez vite à la psychose dans le ranch quand les indiens allument des feus un peu partout autour du campement pendant la nuit. C’est long de voir tout le monde se prendre la tête à savoir s’il faut rester ou partir, les fondateurs du ranch étant eux-mêmes divisés. Madison refuse le moindre départ en rappelant que ça les affaiblit pour la suite des événements, alors Troy, en bon toutou pète un câble à son tour. Seulement, il ne fait pas le poids pour garder tout le monde dans le ranch et une première famille s’en va, nous retirant quelques personnages secondaires.

Troy est particulièrement chiant, si je résume, et ses scènes avec Madison ne me disent rien qui vaille. J’ai l’impression que les scénaristes sont en train de nous pousser vers une romance œdipienne entre ces deux-là, alors que Troy renie peu à peu sa famille, se battant par exemple avec son frère.

L’épisode est terriblement long et ne s’intéresse qu’aux relations entre chacun sans apporter de profondeurs à l’ensemble. On est de retour sur une jolie transition qui fait monter la tension par la mort de tous ceux qui ont quitté la terre du ranch, y compris la pote d’Alicia, donc. C’est idiot de la part des indiens de tuer ceux qui libèrent la terre du ranch, mais bon, venant d’une série produit par Kirkman, ça ne m’étonne pas trop. Pourtant, la thématique de fond est aussi surprenante qu’intéressante : je ne m’attendais pas à voir se développer une réflexion sur le colonialisme et l’exploitation des terres dans une série comme celle-ci. Le problème, c’est que tout est traité par-dessus la jambe, si je puis dire. Les thématiques surgissent de nulle part et occupent désormais le plus clair du temps de nos héros, qui ont tous un avis tranché sur la question, allons savoir pourquoi.

Tout ceci s’achève sur un joli discours de Madison à l’ensemble de la communauté, alors que ce n’est pas du tout sa place. Je veux dire le même discours aurait eu une logique venant de Jeremiah ou de Troy, mais que ce soit la nouvelle venue qui le tienne, je ne sais pas, ça paraît totalement improbable. Cela ne semble déranger personne cela dit et ils gobent tous ses jolis mots. Il faut rester et se battre pour le ranch. Cela promet quelques bons épisodes… dans le futur. Celui-ci s’est trainé une fois de plus à raconter toujours les mêmes choses et à replacer la menace amérindienne.

Sinon, Nick réaffirme sa confiance à sa mère tout en la mettant en garde contre Troy… qui est en fait celui qui a tué la famille qui s’est enfui. J’ai trouvé ça très bien amené dans la série, la folie de Troy n’étant plus à démontré. Bien qu’il dise que ce n’est pas lui, ça paraît assez clair que si, en fait, et c’est une bonne surprise de voir à quel point Maddie est en train de le manipuler. Il est aussi surprenant de voir que Madison accepte sans rien dire le massacre perpétré par Troy, même s’il présente ça comme une sorte d’accident et de perte de contrôle. J’imagine qu’à terme, elle mettra elle même fin à ses agissements.

Dommage, tout ceci intervient un peu tard dans l’épisode. Quoiqu’il en soit, on a donc Madison qui manipule Troy, Nick qui se rapproche de Jeremiah pour faire de même et Alicia qui couche avec Jake. Certes, elle dit avoir de l’affection pour lui, mais ça n’empêche pas qu’elle s’en serve également. Les enjeux psychologiques sont donc vraiment intéressants… il aurait jute fallu trouver un moyen de ne pas les faire traîner autant en longueur. Mais bon, c’est tout le problème de la franchise AMC, ça, ils ne savent pas faire autrement… Je voudrais pas me répéter, mais c’est dommage !

Voilà, c’est tout. Aucune nouvelle de Victor et Daniel, aussi, mais ils ne m’ont pas traversé l’esprit une seule seconde de tout l’épisode, contrairement à Luciana ou Ofelia, dont l’absence comment à se faire longue. La bonne nouvelle, c’est que la semaine prochaine sera bien plus passionnante ! Et oui, nous arrivons déjà à la mi-saison qui sera un double épisode suivi d’une longue pause d’environ deux mois. Pff, je n’ai pas envie d’une pause malgré tout !

07-2Épisode 7 – The Unveiling – 16/20
– If you leave, I don’t think you’ll be coming back.
– Ask yourself if that made you happier.

Les oiseaux chantent dehors alors que je m’apprête à entamer un épisode hautement symbolique : c’est le 3×07 et il y a Alycia Debnam Carrey dedans. Chez moi, ça veut dire tous aux abris. Et ça commence déjà à jouer avec mes nerfs avec une Alicia qui rattrape Jake pour le prévenir de la mort des gens de la caravane la semaine dernière. Bien.

Tous deux se rendent à la station-service où Walker a élu domicile, bonjour l’idiotie. Ils tentent de négocier une paix qui ne peut exister avec un Walker beaucoup trop énervé par les décisions du tribunal. Cela dit, la présence d’Alicia semble faire du bien à la cause, car elle tombe sur Ofelia ! Enfin, des nouvelles !

Ils arrivent à négocier un pour-parler et Alicia se propose de rester otage. Oh oh. Ofelia fait de même ce qui permet des retrouvailles avec Maddie et Nick.

Pendant ce temps, Maddie s’inquiète de l’absence d’Alicia et Jake. Jeremiah aussi, mais il refuse de partir à leur recherche, ce qui énerve un peu Nick. Ah les relations père/fils tordues, c’est si beau. On le voit aussi parler avec Troy ce qui le décide à… se couper les cheveux. Alléluia ! Oui, vous avez bien lu : Nick se coupe les cheveux ! Comme bien souvent dans les séries, il le fait tout seul et la coupe est parfaite. Il était temps vu qu’il était clairement en pénurie de shampooing cette année.

Tout cela mène à quelques conversations peu utiles sur la marche à suivre : de dispute en dispute, on n’avance à rien, Maddie essayant de convaincre Troy d’aller buter tout le monde pour récupérer Alicia.

En parallèle, Alicia apprend à connaître le clan de Walker. C’est dur, parce qu’on a envie de bien les aimer, surtout qu’ils avaient Ofelia depuis tout ce temps. Seulement, ils ont aussi récupéré l’hélicoptère et, franchement, ils ont tué Travis donc Alicia s’en fout un peu de tout à partir de là.

Personnellement, je regrette que la série n’ait pas pris le temps de suivre Ofelia lors des derniers épisodes : on aurait pu apprendre à connaître mieux Walker qui n’a pas l’air si méchant.

Ofelia, elle, se retrouve à parler avec Jeremiah et ce n’est pas très passionnant.

Une fois la nuit tombée, Troy s’occupe de sauver Alicia, avec bénédiction et aide de Maddie comme de Nick. Voilà, nous y somes : la guerre commence et Troy sauve la vie de Nick en tuant quelqu’un. Que c’est stupide ! Tous les efforts de pour-parler toment à l’eau, mais Alicia est sauvée du clan de Walker. C’est complétement idiot tout ça, et en plus ça se passe de nuit, donc une fois n’est pas coutume, on ne voit rien. Alicia reproche à sa mère de l’avoir sauvée, clairement du côté de Jake sur ce coup. De toute manière, ce qui est fait est fait.

Le lendemain, Jake décide malgré tout d’apporter l’eau promise à Walker, de même qu’Ofelia. C’est clairement une mission suicide, mais Ofelia propose malgré tout à Alicia de venir avec elle. Cette fois, c’est clair, Ofelia sait que la guerre arrive. Elle arrive tout de même à sauver la vie de Jake pour aujourd’hui, mais pas avant qu’il ne soit à moitié écervelé sur place. Dire que je commençais à avoir faim.

Plus tard, mais on ne sait pas trop exactement quand plus tard, Jake est de retour au camp et Ofelia, tabassée, est déposée devant le ranch. C’est totalement sorti de nulle part et ça manque de cohérence interne. Madison décide de s’occuper d’elle pour tenir la promesse qu’elle avait faite à Daniel, qui ne me manque toujours pas dans cet épisode. Franchement, cela sent bon le cheval de Troie.

La nuit suivante (mais c’est quoi cette chronologie sérieux ??), Troy, Nick et quelques hommes du ranch parlent de la meilleure manière d’aller attaquer les amérindiens. Je ne le sens pas du tout cette fin d’épisode, mais je ne le sentais pas déjà au début après tout.

Quelques temps plus tard, mais toujours de nuit, les gardes de l’entrée du ranch sont subitement malades, vomissent toutes leurs tripes et finissent morts. Ils sont clairement empoisonnés par un joli petit poison qui les tue. Qui dit que ça les tue dit zombies, c’est donc assez rapidement le chaos dans le campement. Oh la famille s’en sort bien comme d’habitude, jusqu’à ce que Nick tombe malade à son tour, au moment où il comprend que tout est de la faute d’Ofelia. Madison court après elle tandis qu’Alicia reste auprès de Nick qui devrait mourir, a priori.

Putain, je ne suis pas d’accord ! Cet épisode avait de bons moments, mais dans l’ensemble, il manquait vraiment d’approfondissements concernant Ofelia. Il y a tout un tas de coupes dans la chronologie, particulièrement sur la fin, qui font que je n’arrive plus bien à voir où l’on en est : c’est un peu n’importe quoi de ce point de vue-là. J’espère que le huitième épisode va bien reprendre sur tout ça et ne pas nous faire languir jusqu’en août en ne se concentrant que sur Victor et Daniel, parce que là, je ne suis pas du tout d’accord avec ce cliffhanger.

Franchement, s’ils tuent Nick comme ça, ce sera l’une des morts les plus stupides de la franchise. Bon, après, c’est Nick, ils trouveront bien un moyen de le sauver, hein ? L’épisode en lui-même n’est pas mauvais et le cliffhanger remonte totalement le niveau, surtout avec autant d’interrogations sur le futur.

08.pngÉpisode 8 – Children of Wrath – 18/20
It’s their land.

Oh non, oh c’est pas vrai ? Les scénaristes nous font le coup du flashback et nous révèlent ENFIN le passé d’Ofélia, reprenant très exactement là où nous l’avions laissée en saison 2 : son arrivée aux USA où elle se fait tirer dessus. Merci bien.

Ofélia rencontre ainsi Jeremiah qui, s’il la laisse vivre, n’en reste pas moins un raciste de base qui refuse de vraiment l’aider à quitter le désert, refusant de la ramener au ranch où elle n’a pas sa place. Ce n’est pas sans rappeler la problématique qu’avait Luciana.

Difficile de ne pas éprouver énormément de peine pour Ofélia, malgré la fin de l’épisode précédent, car elle finit bien brûlée par le soleil. Bon franchement, j’aurais préféré avoir toutes ces informations en épisode 7 pour en arriver à l’épisode 8 comme mi-saison. Là c’est juste beaucoup trop frustrant.

Après quelques hallucinations de son papa, Ofelia s’évanouit dans le désert et est sauvée par Walker qui, non content de lui sauver la vie, apaise ensuite ses brûlures en la mettant dans un bain.

AAAH ! Ils ont découvert l’utilisation NORMALE des flashbacks !! On reprend sur Madison qui s’occupe d’arrêter la fuite d’Ofelia à coups de poing. Oh bordel, c’est très réussi comme construction, finalement. Je m’attendais tellement à un épisode retour en arrière super chiant comme ils ont l’habitude d’en aire, je suis content qu’on reprenne comme ça.

Le lendemain, la survie s’organise. Il est assez clair que Nick n’est pas mort puisqu’Alicia n’est pas dévastée et s’occupe d’aider les malades. BIEN. Nick n’est pas encore mort, mais tous les malades y passent un à un. Madison ramène Ofelia chez Walker pour obtenir des informations sur le poison qu’Ofelia avait mis dans le café et qui s’avère être de l’anthrax. Bien : il n’existe aucun remède à ce poison, comme le précise aussitôt Walker. Nick n’est pas condamné pour autant : certains peuvent survivre si la dose de poison n’est pas assez forte et si le physique est bon.

Madison peut repartir seule et en vie si elle le désire, mais il lui est tout de même conseillé de fuir le ranch, ce qu’elle se refuse à faire. Bon ben si t’es conne aussi, ne te plains pas de pas survivre, quoi. Même sur son lit de mort, Nick reste assez observateur pour remarquer que Jake aussi est malade. Il en profite pour se faire libérer (loin d’être bêtes, les gens du ranch menottent leurs malades pour ne pas se retrouver avec des zombies partout) et aller parler avec Jeremiah. Vivement qu’il y passe celui-ci. Nick découvre surtout un cadavre devenu squelette sous le ranch. Il comprend donc que les amérindiens ont raison de se battre et que les Otto sont horribles.

La nuit tombée, Troy, Madison, Alicia et tous ceux qui en sont encore capable déclare la guerre au camembert et foutent le feu chez Walker alors qu’Ofelia était en pleine crise de culpabilité. Il faut dire qu’elle est désormais une meurtrière, contre son gré car elle ne savait pas qu’elle mettait de l’anthrax. Sympa.

Le lendemain, les amérindiens assurent à leur tour leur part dans la guerre, en encerclant le ranch avec des voitures et des hommes armés jusqu’aux dents. Nick révèle ce qu’il a découvert la veille à sa sœur et sa mère. Alicia comprend qu’ils sont dans le mauvais camp et souhaite en changer. Seulement Madison refuse et Alicia apprend que Troy a tué la famille de la caravane. Cette fois, Alicia s’énerve après sa mère pour de bon, car elle est bien gentille avec ses discours sur le fait d’être forte, mais ils sont du mauvais côté et ont tort. Ce n’est pas faux du tout.

Plus tard, Madison tente un traité de paix en rendant le crâne du père de Walker, mais ce dernier n’en veut pas. Ce qu’il veut, c’est le ranch. Quant à Jack et Nick, ils paraissent bien en vie pour de bon cette fois, du moins s’ils quittent le ranch avant que Walker le détruise.

Pour justifier tout ce qu’elle fait pour protéger sa famille, Madison révèle à ses enfants qu’elle était une meurtrière bien avant l’épidémie : elle a tué son père, un alcoolique qui était dangereux pour la sa mère et sa famille. Allez, ça c’est fait. Franchement, ça ne servait à rien : le personnage était assez clair comme ça sans avoir besoin de cette histoire pour dramatiser un peu plus ses combats.

Madison se rend ensuite auprès de Jeremiah et lui explique qu’il y a un moyen de garantir la paix : il suffit qu’il meure. Seulement, elle ne peut pas le tuer après tout ce qu’il a fait pour elle et parce qu’elle ne veut pas décevoir une fois de plus ses enfants. Elle fait tout ce qu’il faut pour le convaincre de se suicider, mais il refuse. Nick débarque alors et le tue. Je m’y attendais depuis le début de la scène, mais ça n’empêche que c’est très bien monté, écrit et joué. J’ai vraiment beaucoup aimé cet épisode, à part ce qu’il se passe en parallèle de cette intrigue.

Oui, parce que pendant ce temps, Victor retrouve l’Abigail, tue les quelques zombies qu’il y a laissé et se boit du champagne. Normal. Il se retrouve ensuite en contact avec un russe dans l’espace (what the hell ?) qui lui révèle que le monde entier est contaminé. Oh. C’est intéressant comme perspective d’avoir au moins un survivant dans l’espace, même si je doute que la franchise s’aventure là-dedans (purée, une série SF dans l’espace avec les gens qui meurent qui se transforment en zombies et flottent comme ça entre deux étoiles ? Je veux bien, moi, ça me fait rire rien que d’y penser).

Bon, toute cette intrigue sur Victor était franchement chiante et comblait un épisode qui n’en avait malheureusement pas besoin. Le reste était bien plus passionnant. Déprimé par sa conversation avec l’astronaute, Victor décide, sans que je ne comprenne trop pourquoi, de… détruire Abigail en y foutant le feu. Oh, ça fait un plan rigolo avec ses lunettes de soleil, mais ça n’a pas trop de logique, je trouve, il pouvait encore s’en servir pour plein de choses.

Au ranch, la paix semble donc pouvoir être rétablie maintenant que Jeremiah est mort, mais il faudra voir comment Troy et Jake vivent cette mort de leur père. Madison fait en sorte de suggérer son suicide, mais bon, ça craint.

Au petit matin, elle rend à Walker les restes de son père. Elle s’affirme ainsi en leader du ranch et est en paix avec Walker. La menace viendra de l’extérieur pour le reste de la saison. Nous ne terminons donc étrangement pas la mi-saison sur un cliffhanger de folie et c’est tant mieux. Cela va être long d’attendre le prochain épisode après cette double dose.

La série continue ainsi de proposer des mi-saisons complètes, exactement comme l’an dernier avait marqué un tournant avec l’incendie. J’aime beaucoup cette construction qui vivifie un peu le rythme et leur permet de proposer de très bons épisodes assez régulièrement. Il est dommage que la série se perde un peu en route avec des épisodes intermédiaires (beaucoup) moins bon, mais dans l’ensemble, j’accroche toujours plus à Fear qu’à Walking Dead.

Il s’est passé beaucoup de choses dans cet épisode qui met fin à une demi-saison abordant des thèmes rarement explorés à la télé et surtout dans cette franchise qui pourtant s’y prête à merveille. J’ai aimé cette réflexion sur le droit de propriété et surtout que la série prenne le parti de donner raison aux amérindiens. Le personnage de Jeremiah était sacrément bien construit avec juste ce qu’il fallait pour qu’on le déteste progressivement et se range du côté de Walker. Oui, Nick le tue de sang-froid, mais c’est absolument jouissif de le voir faire le bon choix.

Pour le reste de la saison, il reste beaucoup de choses à explorer : Daniel, Victor et Luciana sont chacun dans leur intrigue parallèle, Ofelia et Nick vont avoir besoin de rédemption, Alicia sera tiraillée entre sa famille et Jake, la paix devra se faire avec Walker malgré le caractère explosif de Troy… Je suis pressé de revenir dans cet univers, vraiment !

08-2.png
BANG! Deux mois sans Fear

09.pngÉpisode 9 – The Minotaur – 14/20
We don’t accept, OK ? We tolerate.

Après une journée chargée et un planning bien différent de ce que j’avais prévu, je me suis jeté sur ce nouvel épisode de Fear The Walking Dead. Cela faisait quelques mois que je l’attendais après tout et c’est un double épisode. Je n’ai pas oublié ce qu’il s’est passé la dernière fois qu’ils ont pondu un double épisode, donc j’étais très impatient de voir ce que réserverait cet épisode.

Ce dernier reprend sur un montage musical au son de « Death is not the end ». C’en est presque trop poétique pour moi, heureusement que Nick rappelle qu’il n’est pas un poète. Lui poursuit sa vie dans le ranch en obtenant une position de militaire de terrain aux côtés de Troy.

Pendant ce temps, Alicia entame une vie plan plan à aller chercher de l’eau au puits et à s’occuper de Jake, malade (ouh le futur zombie à venir). Madison, quant à elle, s’occupe en fouillant les affaires de Jeremiah. Rien de bien fou, donc.

Très vite, l’épisode introduit une menace avec un convoi de véhicules visible au loin. Il s’agit de Walker et ses hommes qui arrivent pour… cohabiter au ranch. La nouvelle alliance promet de bons rebondissements à venir.

Troy est le premier à réagir violemment en présence d’Ofelia, et il n’est pas le seul à avoir problème avec cette cohabitation, comme prévu. Pendant que Troy et Nick sympathisent sur la tombe de Jeremiah, Jake et Walker visitent la base et se mettent d’accord sur l’armement. Vivement le coup d’état, car ce début d’épisode accuse déjà des lenteurs, même si le racisme ambiant est prêt à péter à la gueule de tout le monde.

Maddie s’inquiète de Jake auprès d’Alicia, mais celle-ci s’inquiète surtout de voir sa mère faire une nouvelle connerie, ce qui est marrant vu les personnages. Il n’empêche que Jake fait un discours en commun avec Walker histoire de sceller définitivement l’unité. Si seulement nous n’étions pas dans une série Kirkman, je pourrais y croire. Comme le souligne Walker, en cas de problème pour Jake, c’est probablement Troy qui reprend le contrôle, et ça, ce n’est pas possible.

Alicia continue son agenda politique auprès de Walker : elle s’inquiète des conneries que peut faire sa mère pour préserver la paix et ça me paraît une bonne chose effectivement. De son côté, Troy s’arrange pour provoquer une attaque contre les hommes de Walker, dont le prénom est Taqa.

Avec cette nouvelle attaque, les hommes de Taqa récupèrent l’accès aux armes et se lancent dans une fouille du ranch. Aucune arme ne peut rester en possession des hommes de Jeremiah. C’est problématique, parce que bien sûr Troy refuse complétement de le faire. Voilà, nous arrivons enfin à la scène d’action qui menaçait de péter depuis le début : Troy s’enferme dans sa baraque avec un Nick qui ne parvient pas à le raisonner.

Madison est à deux doigts de finalement y arriver, mais les amérindiens en ont marre et lancent les hostilités contre Troy et Nick. Contre toute attente, les deux parviennent à survivre une fusillade plutôt violente (du moins, de ce qu’on en perçoit) où Troy en blesse plus d’un. Pour le sortir de sa folie meurtrière, Nick lui avoue enfin avoir tué Jeremiah. Bon, j’aurais presque voulu que Nick soit tué comme ça, ça aurait été logique, mais Troy est tellement dépassé par l’information et la manipulation dont il a été victime qu’il ne fait rien.

Le lendemain, Taqa décide de l’exiler avec l’approbation de Maddie qui veut juste défendre la présence de Nick. Celui-ci finit donc en prison pour quelques temps dans une cage au milieu du désert, où il est laissé à ses hallucinations. Troy accepte sa sentence, mais il veut partir avec Madison. Hum, cela sent bon la trahison.

Bien sûr, c’est le cas : dès qu’il en a l’occasion, il assomme l’amérindien qui le surveille et confronte Madison. Il parvient même à la désarmer un temps, mais finalement, elle reprend le contrôle et se débarrasse de lui, sans parvenir pour autant à le tuer. C’est bien dommage, car c’est clairement un ennemi qui reviendra. En même temps, j’aime beaucoup Troy, alors je suis content qu’il survive.

Pour relancer la série après tant de détours, il fallait bien sûr un nouveau problème : la nappe phréatique dont se sert le ranch est quasiment asséchée. Jeremiah le savait, mais n’a rien dit. Madison et Taqa découvrent qu’il reste à peine six semaines d’eau pour le ranch et annoncent qu’ils vont rationner de l’eau en cas d’été difficile… Mouais, pas étonnant qu’Alicia ne croit pas sa mère avec un mensonge aussi médiocre.

La solution à leur problème d’eau ? Elle se trouve loin, mais est donnée dans l’épisode. En effet, loin du ranch, nous retrouvons Daniel sur son barrage, avec lui aussi tout un convoi. Cette distribution d’eau, ce n’est toujours pas intéressant en ce qui me concerne, pas plus que la recherche évidente de sa fille, qui intrigue tout le monde dans ses hommes de mains et surtout une femme dont il se rapproche de plus en plus.

Le lendemain, celle-ci est blessée par une révolte pour récupérer l’eau. Ils réussissent à s’enfuir avec le camion-citerne. Donc si je résume, nos personnages principaux ont besoin d’eau et Daniel en a. Voilà assez clairement vers quoi on se dirige. Espérons que Madison ne tarde pas à ramener de l’eau à Nick, il a toujours désespérément besoin d’un shampoing. Moi qui pensais que sa coupe de cheveux suffirait, c’est raté.

10.pngÉpisode 10 – The Diviner – 15/20
I don’t wanna be the strong one anymore.

Dès le début de l’épisode, Nick est libéré de sa prison et est ramené par Alicia qui lui dit de rationner l’eau. Elle prend de plus en plus d’importance au sein du ranch, justifiant les décisions de Jake auprès des gens du ranch, beaucoup trop suspicieux et ingrats envers leur situation. Vive Alicia. Elle rassure aussi sa mère sur la situation du ranch, quand clairement, les choses sont catastrophiques.

Nick se retrouve ainsi réveillé par trois hommes possédant le dernier flingue du ranch et à qui l’exemple de Troy n’a pas servi de leçon. Dommage pour eux et pour l’ensemble du ranch, parce que ça sent bon de nouvelles fusillades.

Pour ne rien arranger, la rumeur se répand rapidement que les amérindiens demandent à deux reprises leur portion d’eau. C’est totalement le genre de rumeurs stupides qui se développerait effectivement dans cette situation, donc j’ai aimé l’idée, de même que j’ai aimé Alicia tenter de contrôler la situation avec Ofelia. Les deux amies sont clairement dans deux camps différents désormais, mais tant qu’Alicia monte en gallons, je suis fan.

D’ailleurs, elle continue de gérer en confrontant ensuite Nick sur le flingue qu’il possède, sur le meurtre de Jeremiah dont elle découvre qu’il est l’auteur (alors qu’elle espérait que ce soit sa mère) et sur le fait qu’il est stupide de vouloir être le préféré de Madison.

Pendant ce temps, Madison et Taqa se retrouvent dans un bazar/marché pour retrouver de l’eau. Cela force Madison à se débarrasser de la radio dont elle se servait pour entrer en contact avec Alicia, donc Alicia a toutes les chances de la penser morte, ce qui n’est pas franchement le moment, vu la situation au ranch. De manière générale, j’ai trouvé cette partie de l’intrigue totalement sortie de nulle part, parce qu’il n’a jamais été question auparavant de ce stade avec autant de ressources. C’est un peu abusé.

Pour une raison ou une autre, ce bazar mexicain semble être dirigé par un groupe de chinois. J’aimerais bien comprendre d’où ils sortent, mais bon, la série préfère nous pondre que Madison croise la route de Victor à ce moment-là. Comme par hasard. Elle ne semble même pas plus surprise que ça, voulant simplement l’aider car il est (bien sûr) au milieu de problèmes.

Il a sa réputation de « Proctor John » qui fait que les chinois ne veulent plus aider Madison et Taqa pour le deal de l’eau. Madison aide Victor et se retrouve dans la merde, embarquant d’ailleurs Taqa avec elle. Les trois se retrouvent avec de mystérieuses dettes de Victor sur le dos. Plutôt que d’en parler, ils décident de dormir là.

A demi-mots, Madison parle du décès de Travis et se fait consoler par Victor, qui lui révèle que le virus est mondial. Grâce à un sympathique Taqa, Victor se fait finalement arrêter et est enchaîné aux abords du stade, livré en pâturage aux zombies du coin. Madison paye sa dette plutôt que de payer l’eau, ce qui énerve Taqa. En définitive, elle fait pourtant ce que j’avais prévu : elle demande à Victor de l’emmener au barrage, où elle devrait logiquement tomber sur Daniel qui sera content d’apprendre sa fille en vie. Dans le meilleur des mondes, en tout cas.

Au ranch, Alicia n’a plus de nouvelles de sa mère et déprime de devoir être la forte. Le lendemain, Alicia surprend une habitante du ranch prendre deux rations d’eau au lieu d’une. Pour l’arrêter, elle révèle qu’il ne reste que six semaines d’eau et espère un instant que ça va fonctionner. Sans grande surprise, c’est l’inverse qui se produit et le chaos qui éclate.

Les amérindiens décident de récupérer le contrôle de la pompe des habitants d’origine, mais ça ne se passe pas sans heurt. Nick s’y oppose et sort son arme, ce qui apaise un temps la situation… c’est le genre de mauvais calculs qui va coûter des vies tout ça, merci Alicia, merci Nick. Les premiers habitants du ranch s’arment donc comme ils peuvent avec des pelles et autres, alors que les amérindiens s’improvisent sourciers, ce qui me paraît un meilleur plan sur le long terme (mais en même temps, ils ont des flingues, ça aide).

Elle semble penser pareil et décide de les aider, ce qui suffit à convaincre Nick de la suivre. Sans leader, le reste des révoltés décide de faire pareil et de creuser pour trouver de l’eau. Cela fonctionne bien comme réconciliation temporaire, mais là encore, on a connu de meilleurs cliffhangers.

Cette reprise se fait un peu tout en lenteur et c’est dommage, mais les scénaristes semblent au moins savoir où ils veulent aller, contrairement à bien des fois. Je suis curieux de voir la suite ; d’autant plus qu’avec l’apparition de ce bazar, nous avons aussi de nouvelles menaces qui existent. Affaire à suivre.

Cet épisode m’a un peu plus convaincu que le premier pour des raisons purement objectives (si, si) de temps de présence d’Alycia Debnam Carrey à l’écran, bien sûr. J’en attends plus de la série qui a prouvé par le passé qu’elle pouvait faire mieux. Vivement qu’elle s’en souvienne.

11Épisode 11 – La Serpiente – 16/20
You trust the journey or you go back empty-handed. Your choice.

C’est parti pour un voyage vers Tijuana pour le trio Madison, Walker et Victor. Vers la ville, mais pas totalement, car ils changent de direction. Assez rapidement, ils sont également coincés par une horde de zombies qui se laisse détourner vers un porte-clés électrique. Euh ? Entre un camion et un porte-clés, ils sont plutôt censés être attirés par le camion normalement, je ne comprends pas trop cette scène, mais admettons.

En effet, le trio s’engouffre dans un tunnel censé les amener plus rapidement à l’eau potable. Les égouts sont pleins d’eau, mais bizarrement, ils n’ont pas trop envie de boire. Taqqa continue de ne pas faire confiance à Victor de manière beaucoup trop chiante (à un moment, c’est bon quoi, soit tu le suis pas, soit tu te tais).

Victor se perd un peu en chemin, ce qui permet bien sûr de révéler son passé avec Daniel à Madison. Poursuivis par des zombies, les voilà forcés de marcher à quatre pattes dans de la matière fécale qui bizarrement n’a pas l’air très appétissante. Dire que j’ai hésité à manger devant l’épisode.

Ils sont ensuite obligés de décapiter un zombie et de dégager son corps coincés dans une bouche d’égout. Alors que la série nous fait croire qu’ils se noient, ce n’est pas le cas du tout puisqu’on les retrouve ensuite auprès de Daniel.

Celui-ci s’en sort sans problème de l’émeute, tirant un peu dans le tas pour être tranquille. À l’arrivée, il tire aussi sur Victor, sans le toucher évidemment. Madison négocie aussitôt avec lui et lui avec Lola, mais Lola refuse d’aider un nouveau groupe par peur de représailles. Elle comprend la position de Daniel vis-à-vis d’Ofelia qu’il apprend en vie, mais elle n’est pas très compatissante. Elle propose simplement à Madison, Ofelia et ses enfants de venir vivre au barrage, mais c’est tout.

Pendant ce temps, Victor mène son enquête en soignant un homme blessé lors de la révolte à la distribution d’eau. Il apprend que Daniel l’appelle le serpent, d’où le titre de l’épisode, parce qu’il se tortille toujours de toutes les situations. Ben tiens, il n’y a plus qu’à attendre de voir ce qu’il va faire là… et ça ne tarde pas ! Il manipule Madison pour savoir ce qu’elle compte faire et celle-ci lui confie ses faiblesses et son envie de voir ses enfants survivre, de même que son envie de vivre en paix au barrage.

Daniel essaye une fois de plus de convaincre Lola de l’aider. Le problème, c’est qu’elle refuse et lui rappelle qui est le chef dans la situation. Victor s’arrange pour créer la situation parfaite pour que Lola accepte de leur donner de l’eau, et il le fait juste après le départ de Walker. La situation parfaite ? Oh, jouer du climat d’insécurité bien sûr.

Suite à une explosion de camion et une nouvelle émeute orchestrées par le Serpent, Lola se rend compte qu’elle a besoin d’armes et accepte de faire du troc avec le ranch. Voilà, voilà. Il est à noter tout de même qu’elle souhaite la présence d’Ofelia aux échanges pour s’assurer qu’elle n’est pas manipulée à travers Daniel, donc il y a encore de quoi faire pour le reste de la saison. Surtout que Daniel apprend par Walker qu’Ofelia est devenue une meurtrière redoutable avec le poison. Il n’est bizarrement pas trop fan de l’idée. Si Ofelia survit jusqu’à l’échange, il y aura donc une scène de retrouvailles tendues, et si elle ne survit pas, la rencontre le sera tout autant. C’est une bonne perspective.

L’épisode avait quelques lenteurs, mais je l’ai trouvé plutôt dynamique et étrangement bien écrit pour la franchise. Généralement, quand on ne se concentre que sur quelques personnages, je suis moins fan, surtout quand il n’y a ni Alicia, ni Nick ; mais pour une fois, ça s’est très bien passé et ça m’a accroché.

Je suppose que la semaine prochaine se concentrera un peu plus sur le ranch, et j’espère que tout s’y passe bien. Après tout, Madison, Walker et Victor peuvent encore revenir et découvrir un champ de ruines – ou même avoir un accident en route, si l’on veut rire un coup.

12.jpgÉpisode 12 – Brother’s Keeper – 18/20
It’s a hord and it’s coming.

Tiens, j’ai perdu : j’étais sûr qu’on ne reverrait pas Troy avant la fin de saison et le voilà déjà de retour dans l’introduction de cet épisode. Monsieur s’ennuie dans le désert en mangeant du serpent. Rien de fou. Il retourne du côté de chez Walker, à la recherche de vivres. Tout ce qu’il trouve, c’est du thon périmé, mais il le dévore.

Plus intéressant encore, il trouve un fusil caché dans un mur. Ah, ces américains. Il enterre le corps du vieux qui s’était fait bouffer par le corbeau, puis s’endort au coin du feu. Le truc à ne pas faire en cas d’apocalypse zombie. L’autre truc à ne pas faire ? Tirer dans le vide pour attirer les hordes de zombies alentours.

Au ranch, la situation se dégrade : à court d’eau, ils sont forcés de tuer le bétail qui consomme trop d’eau. Nick culpabilise toujours d’avoir tué Jeremiah, mais il a droit à une visite nocturne de Troy qui lui annonce l’arrivée imminente d’une menace. C’est problématique.

Pendant ce temps, Jake envisage de se barrer du ranch avec Alicia pour aller du côté d’une propriété privée. Si je doute beaucoup qu’ils se rendent là-bas tout de suite, cela donne un point de chute pour Alicia en cas de problème. Et un problème, il y en a un grâce à Troy : Jake ignore bien sûr que son frère n’est pourtant pas loin de lui et demande à le voir, mais comme il a attiré tous les zombies du coin, ça va vite partir en vrille. En attendant, il préfère se prendre la tête avec Alicia. Chacun ses hobbies.

De son côté, Ofelia parle avec l’autre leader des amérindiens, persuadée qu’en l’absence de Madison et Walker, elle va pouvoir prendre la tête du ranch avec lui. S’ils savaient que le camion arrivait… ou les zombies. Comment le pourraient-ils puisque Nick et Jake leur cachent tout, préférant partir sur les traces de Troy ?

Ils ne sont pas déçus du voyage : ils aperçoivent la horde de zombies gentiment menée vers le ranch par Troy. Celui-ci est en plein délire et veut buter tout le monde, s’amusant également de tomber sur Nick et Jake ensemble. C’est tout à fait ce qu’il avait prévu, car il voulait les confronter au fait que Nick a tué son père. Jake s’en fout pas mal, malgré la manipulation de Troy, qu’il ne parvient toujours pas à tuer. Certes, il est complétement cinglé, mais c’est toujours son petit frère, alors ce n’est pas si simple.

Ce devrait l’être pourtant, parce que les choses dérapent à cause de l’attente qu’il met à réagir : quand il se décide enfin à tuer Troy, Nick se refuse à l’idée et s’en prend à Jake. Il le fait tomber le long d’une dune et le pauvre atterrit au milieu des zombies, se faisant mordre le bras. Putain, fais chier ; je détestais le personnage, mais je pensais qu’on le garderait indemne encore un moment.

À court d’option, Nick lui coupe le bras, forçant Troy à l’aider. Il le ramène au ranch, ou en tout cas, il essaye, mais ce n’est pas gagné car il faut arriver avant la horde.

Au ranch, Alicia reçoit un appel radio de Nick la prévenant pour la horde. Elle a à peine le temps d’en parler à Ofelia qu’une explosion se fait entendre au loin : c’est encore Troy qui s’amuse avec son pistolet. Son plan est clair : il se venge en rendant le ranch inhabitable. Il est sympa avec son frère et Maddie quand même…

La menace est tellement proche que le ranch se sait dans la merde cette fois : tout le monde a le droit de récupérer ses armes et se prépare à l’invasion de zombies. Celle-ci est déjà là quand je m’attendais à devoir attendre un peu plus longtemps avant que quoique ce soit n’arrive. Se débrouillant comme ils peuvent face à cette invasion, ils utilisent une chaîne de caravanes pour détourner la horde. Ce n’est évidemment pas suffisant et l’une des caravanes finit par s’effondrer.

Mais attentdez, ce n’est pas la fin de saison encore ! Jake meurt dans les bras de Troy, Alicia est forcée de tuer Coop, un monsieur tout à fait cool du ranch que l’on n’avait jamais autant vu qu’aujourd’hui, et elle sauve de justesse Ofelia. Malheureusement, les zombies sont trop nombreux pour eux. Ils attaquent au corps à corps et se réfugient dans les abris sous-terrains.

Voilà, voilà, Troy plante un couteau dans la tronche de son frère et se retrouve à devoir aider Nick qui cherche à sauver tout le monde, pendant que tout le monde attend de savoir si les portes de leur abri vont tenir… ou non.

C’était un putain de bon épisode alors que je m’attendais à un nouveau chapitre ennuyeux comme d’habitude. Ils m’ont surpris à mettre en place ce qui aurait pu être un épisode de mi ou fin de saison alors que nous sommes encore à quelques semaines de la fin. Tant mieux, c’est encore comme ça que je préfère cette série. S’il avait quelques longueurs, toutes les pièces se mettent en place assez vite pour que ce soit tout pardonné. J’aime surtout les perspectives qu’il reste pour la suite : désormais, Alicia est seule représentante du ranch, la vie d’Ofelia est toujours très importante pour obtenir l’eau et Troy va probablement devoir se sacrifier pour se racheter.

On dit adieu à Jake qui a une mort de merde, en accord avec le personnage qui n’aura décidément jamais brillé. Belle surprise que cet épisode !

13.jpgÉpisode 13 – This Land Is our Land – 18/20
Promise me you’ll never make decisions based of fear.

Cet épisode repart sur la base très solide de la semaine dernière et provoque encore quelques merdes de plus, histoire d’ajouter de bons moments à une saison qui commençait à ralentir. On en finit avec le ranch cette semaine, de manière quelque peu étonnante et précipitée qui me laisse songeur sur ce que nous réservera le final de lundi prochain. Quoiqu’il en soit, je suis content qu’ils aient osé avancer plus vite pour les épisodes 12 et 13, qui auraient constitué eux-mêmes un excellent final.

Je vais commencer par Troy et Nick car c’est d’eux que j’ai le moins à dire. Ils captent ENFIN qu’il suffisait de faire un peu de bruit pour éloigner les zombies, sauver Jake et au passage tout le ranch. Ils ont quand même de quoi provoquer une explosion sur eux et ils n’hésitent pas. Cela détourne l’attention des zombies et leur permet… de foncer dans le tas.

Je n’ai pas bien compris quel était leur plan, peut-être parce que j’ai vu l’épisode dans le train, peut-être parce qu’il n’avait aucune chance de réussir. À foncer dans le tas comme ça en voiture, tout ce qu’ils gagnent, c’est être rapidement entourés de zombies. Ils sortent tout aussi rapidement du 4×4 et se dirigent vers l’hélicoptère avec pour ferme intention de s’envoler.

Sympa pour les autres qu’ils laissent coincés. Bien sûr, comme l’hélicoptère est entouré de zombies, il ne peut décoller et ils sont de nouveau dans une merde noire, les zombies étant à ça de les manger. Troy propose même à Nick de se suicider, mais comme il ne leur reste qu’une balle, ils sont dans la merde. Par chance, une explosion au loin semble les sauver, mais on s’arrête là.

Pour en revenir au vrai cliffhanger de la semaine dernière, on découvre que les habitants du ranch ne sont pas du tout à l’abri comme ils le pensaient. En effet, si le plan d’Alicia était solide, il est compromis par l’absence d’air conditionné. Autrement dit, ils sont piégés dans un endroit qui se vide de son oxygène. Pour ne rien arranger, Alicia prend conscience qu’ils ont avec eux des gens mordus, ce qui est tout sauf une bonne nouvelle.

J’ai beaucoup aimé la tournure psychologique que prenait l’épisode : Alicia demande logiquement aux mordus de se sacrifier plus rapidement pour sauver le peu d’oxygène qu’il leur reste. Elle est ainsi forcée de tuer une dizaine de personnes, leur offrant toutefois une mort sans douleur grâce à de la morphine. Elle culpabilise de ces euthanasies à répétition.

Pendant ce temps, Ofelia et son adjoint se rendent déboucher l’air conditionné. C’est évidemment très compliqué et ils y passent un temps de dingue. L’adjoint nous fait une crise de panique, manque de tuer Ofelia et est un boulet fini, mais finalement, ils parviennent à déboucher la clim, bien sûr bloquée par un zombie, qui manque de les tuer lui aussi. Rien de fou dans la relation entre ces deux-là.

Malheureusement, c’est déjà trop tard pour le reste du ranch. Malgré la bonne idée d’Alicia de tuer les gens, l’air vient à manquer, ce qui provoque d’autres morts, donc d’autres zombies. Avant d’en arriver là, l’épisode souffre de quelques longueurs où nous voyons Alicia lutter contre le manque d’oxygène en compagnie d’une femme tellement sympa avec elle que je me suis demandé si elle n’était pas une hallucination. Alicia est évidemment l’une des quelques survivors à rester réveillée longtemps.

Alicia a aussi droit à son sursaut d’adrénaline quand elle se retrouve nez à nez avec un zombie. C’était tellement obligé. J’attendais cette scène depuis qu’il était clair qu’ils n’auraient pas assez d’oxygène pour sauver tout le monde. C’est un sacré épisode pour Alicia et c’est évidemment pour cela que je l’ai autant aimée. Nous la voyons donc mettre K.O un zombie avant d’être elle-même K.O.

Comme la clim est finalement réparée, elle se réveille et comprend qu’elle est entourée de zombies. Tous les gens du ranch se réveillent peu à peu et s’avèrent être morts. C’est là pour moi que l’épisode rate sa fin : je suis super content de voir Alicia survivre – je ne doutais pas trop bizarrement de sa survie – mais c’est énorme de nous pondre qu’elle est la seule à survivre.

Bonjour la culpabilité du survivant derrière, surtout que c’est elle qui a amené tout le monde ici. Bon, en même temps, c’était ça ou la mort. Étrangement, la série a été plutôt timide : si elle tue tout le monde, elle nous épargne bien vite la souffrance et la mort des enfants. Ce n’est pas l’habitude de la franchise qui aime bien, au contraire, tuer des enfants.

En tout cas, Alicia survit, sauvée de justesse par sa mère, qui vient déjà juste de sauver Troy et Nick. Zéro surprise de ce côté-là, je m’attendais effectivement à ce que Madison débarque avec Victor et Walker pour sauver tout le monde. Ils auraient pu au moins nous le montrer pour que ce soit crédible, parce que là, ça fait vraiment sorti de nulle part.

Peu importe, Alicia se repose et se réveille en pleine crise d’adolescence. Elle refuse de suivre sa mère au barrage où elle compte bien rapporter Ofelia. Cette dernière apprend la survie de son père, mais elle n’a pas l’air aussi bouleversée que ça si vous voulez mon avis.

Quant à Alicia, elle apprend la mort de Jake, goutte d’eau pour faire déborder son vase déjà bien plein de la mort de tous les gens qu’elle comptait protéger. Plutôt que d’aller au barrage, elle se rend donc dans la cabane de Jake, le point sécurisé qu’il lui avait conseillé. C’est aussi une manière d’exploiter les dernières volontés de son amie qui n’a pas survécu et qui lui a confié son regret de ne pas avoir exploré le monde tant qu’elle pouvait. Franchement, j’ai même cru qu’elle allait nous faire une Lori et avoir un accident de voiture sur la fin tellement elle semble mal au point.

Ce n’est heureusement pas le cas. De son côté, Nick décide de mentir pour protéger Troy, ne révélant pas la vraie origine de la horde qui a tué tout le monde. Pourtant, Troy s’en contrefiche pas mal de ce qu’il a fait vu sa tronche et il ne semble pas non plus avoir envie de retourner dormir, contrairement à la semaine dernière.

Les deux se lancent dans leur propre roadtrip qui consiste à surveiller Alicia pour vérifier qu’elle ne meure pas de manière bête et stupide. Elle sera ravie quand elle s’en rendra compte, elle qui veut juste de l’indépendance. De toute évidence, les personnages de la série ne sont pas convaincus que l’union fait la force…

Madison fait donc demi-tour avec son camion, Walker et Victor, mais ils sont cette fois accompagnés d’Ofelia et son adjoint. Bref, la série se débarrasse de l’intrigue du ranch, devenu inhabitable, et de tous ses habitants au passage. Là où Madison passe, les gens trépassent ; elle est bonne pour faire de la concurrence à Swiffer à ce stade.

Le montage musical final est toutefois très sympathique, avec une reprise de la chanson de l’histoire d’Alicia et un message assez clair : « this land is your land ». Ouais, ben non, c’est celle des zombies. Merci bien.

14.jpgÉpisode 14 – El Matadero – 18/20
Surviving is killing me.

Après les deux épisodes précédents, la série a peu de chance de réussir à me convaincre autant cette semaine. Et pourtant, la scène d’intro a suffi à me plonger dans la série, en révélant qu’Ofelia était infectée. Mais non, putain ! Je trouvais ça trop simple qu’elle s’en sorte si facilement, franchement, seulement, je m’attendais à ce que le camion se fasse attaquer, pas qu’elle se soit fait mordre comme une merde la semaine dernière. C’était trop improbable qu’elle s’en sorte si bien, je sais, mais je suis dégouté quand même.

Le problème est qu’ils sont en avance au RDV et qu’Ofelia a besoin d’attention médicale et d’un lit. Voilà donc nos héros de retour au stade d’il y a trois épisodes. Pour y entrer, Madison accepte de donner l’ensemble de leurs flingues, ce qui ne plaît pas du tout à Victor.

De son côté, Alicia se fait un petit feu de camp tranquille et flippe quand elle entend une voiture, mais ce n’est que Nick et Troy. Ils essayent de la convaincre, surtout Nick, de les rejoindre au barrage, mais elle n’est pas trop tentée par la proposition. Alycia Debnam-Carrey qui parle de la difficulté de survivre, ça me rappelle beaucoup trop The 100 pour que je ne sois pas fan.

Ils passent la nuit à papoter pour finalement se dire adieu au petit matin, Alicia refusant catégoriquement de les suivre. Son trip solo ne me rassure vraiment pas sur son sort et sur la suite de la série, mais enfin, il faut bien s’y faire.

Elle se rend donc… s’acheter un burger au fast food du coin, logique. Bon, tout ce qu’elle y trouve, c’est un cadavre, un zombie et des pommes de terre. Malheureusement pour elle, d’autres zombies débarquent au fast-food, donc elle décide de se cacher dans le jeu de boules du fast-food, au sein duquel se situe un autre zombie, lui faisant perdre son fusil.

Par chance, une autre survivante solitaire passe par là et bute tous les zombies qui la menaçaient. Elle vole ensuite la bouffe, mais pas avant d’avoir coupé le doigt et les dents d’un zombie. Alicia part à sa poursuite et tombe sur elle. Les deux se retrouvent assez rapidement à communiquer et partager les potatoes du fast food.

Elles sympathisent, l’histoire des doigts et des dents étant rapidement expliquée comme permettant la création de grigris. Le lendemain, Alicia se réveille et propose son aide à sa nouvelle « amie » de tueries, qui accepte, tout en lui conseillant de vendre ses cheveux. Mon dieu, quelle drôle d’idée ; mais tellement dans la logique des grigris !

Nick et Troy parviennent à leur tour au stade. Madison craque totalement devant son fils, le genre de moment carrément nécessaire à la série et qu’on ne voit plus assez, parce que Maddie est toujours au top désormais. Seulement, entre la perte d’Alicia et Ofelia sur le point de mourir, il y a de quoi craquer. Nick reste à surveiller Ofelia pour que sa mère prenne l’air…

Je pensais qu’il allait tuer Ofelia pendant qu’elle dort, mais non, les scénaristes ont prévu pire pour lui : il retombe tout simplement dans la drogue, prenant l’un des cachets réservés à Ofelia. Il en ramène ensuite d’autres à Troy et le pousse à se droguer à son tour. Les deux ont la bonne idée de parler espagnol et me valider le point 9 du nouveau Bingo Séries. Malheureusement, cette partie de l’épisode n’est vraiment pas grandiose. J’ai du mal à comprendre comment ou pourquoi Nick retombe dans son addiction. Je sais bien que c’est la base d’une addiction, mais rien ne semble déclencher ce besoin dans l’épisode – si ce n’est le lieu de débauche, effectivement. Quel dommage pour les personnages et surtout pour Nick, se retrouvant à manger des bouts de cerveau humain. Influençable, Troy fait de même…

Les deux se retrouvent alors à s’enfuir du stade au beau milieu de la nuit, Nick pétant un câble total grâce à la drogue. Il pousse Troy à tenter l’expérience de marcher au milieu d’une horde de zombies passant par là. Là, on quitte un peu la logique puisqu’ils ont l’occasion de parler au milieu de celle-ci et de se faire un câlin. C’est tordu, mais j’ai tellement stressé que je ne peux pas dire que ce soit super mauvais non plus.

Ailleurs dans le stade, Victor retrouve de vieilles connaissances à qui il promet quelque chose, très probablement le barrage, mais ça reste sans vraie explication pour le moment.

Madison tente de quitter le stade en compagnie d’Ofelia pour retrouver Daniel afin de procéder à l’échange. Assez clairement, Ofelia n’a aucune chance de s’en tirer et demande à Madison de l’achever si elle devait se transformer en zombie. Je suis tellement dégoûté car j’aimais beaucoup le personnage et j’ai l’impression d’un gros gâchis entre son absence de sept épisodes et cette fin vraiment pas à la hauteur du personnage, comme l’a remarqué Madison plus tôt.

Ofelia meurt dans les bras de Madison qui ne tient pas sa promesse de lui détruire le crâne, laissant à Daniel le plaisir de le faire. Je n’ai jamais aimé Daniel, mais c’est injuste et son énervement envers Madison est totalement compréhensible. Il lui laisse la vie sauve, mais l’espoir d’un sauvetage au barrage tombe à l’eau, sans jeu de mot.

Le lendemain, Daniel vient voir Madison en quête de réponses sur les derniers instants de sa fille. Maddie ment super mal et finit par avouer la vérité, gagnant la confiance de Daniel qui l’invite au barrage, de même que les autres. Elle s’y rend donc en compagnie de Victor et Taqa ; Troy et Nick lui affirmant qu’ils préfèrent rester derrière, dans un mensonge bien gros. J’ai du mal à voir pour quelle raison Madison accepte de lâcher son fils, surtout qu’il est suggéré qu’elle comprend qu’il se drogue. Peut-être qu’elle se rend compte qu’il est devenu trop dangereux pour la survie, mais c’est intrigant.

Sans être aussi percutant que ces deux dernières semaines, l’épisode était vraiment bon aujourd’hui encore. L’ensemble des intrigues avance vite, il y a quelques moments qui m’ont pris aux tripes (y compris ce moment dans le jeu à boules où pourtant Alicia était assurée de survivre) et la perte d’Ofelia rappelle que les personnages importants aussi peuvent mourir. Je suis profondément peiné de la fin de ce personnage, parce que les scénaristes avaient enfin trouvé quoi en faire depuis quelques épisodes. C’était un sacrifice nécessaire pour l’intrigue en tout cas, et c’était bien traité. Je suis curieux de voir ce que la fin de saison va nous réserver après ça.

15.jpgÉpisode 15 – Things Bad Begun – 17/20
You’re a tough kid.

Déjà la fin de saison aujourd’hui, je suis triste de devoir dire au revoir à cette série que j’adore bien plus que la série mère qui revient lundi prochain. Mais bon, il faut s’y faire, c’est comme ça, toutes les bonnes choses ont une fin, fin temporaire en l’occurrence puisque Fear est renouvelée pour une saison 4. Il y a beaucoup de choses à régler pour la fin de saison, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle commence par Nick décapitant des zombies pour jouer au basket avec.

Comme la nouvelle amie d’Alicia, il le fait pour le business : il les revend au dealer de bouts de cerveaux qui permettent de se droguer.

De son côté, Troy poursuit son intégration dans le stade et revient auprès de Nick pour lui annoncer que c’est fini du fun, car il a découvert de nouveaux méchants pour Madison. Forcément, après le deal de Strand, ce n’est pas une surprise.

Au barrage, Madison et Victor bavardent loin de se douter du danger qui arrive, faisant des plans sur la comète pour ce que le futur pourrait réserver sans zombie. Victor se sert de cette excuse pour bourrer Madison, ce qui est louche. Je pense qu’il essaye de la rendre aussi ivre que possible pour être tranquille lors de l’attaque du barrage, mais leur amitié dans cette scène me laisse dans le flou le plus total.

Madison est loin de se douter du plan de Victor et lui sert de psy, jusqu’à l’arrivée de Nick et Troy. Ceux-ci préviennent le barrage de l’attaque à venir, qui est comme toujours « la pire de tout ce que nous avons vu ». Madison reste énervée après Nick qui se drogue, mais veut gérer la situation de l’attaque avant.

Taqa décide de se barrer du barrage, où il ne se sent pas bienvenue. C’est une manière de se débarrasser du personnage et d’en faire un perso qui pourrait revenir sauver tout le monde.

Victor finit par avouer à Nick qu’il doit se barrer, car il a passé un deal avec les gens du stade pour qu’ils attaquent le barrage en l’épargnant lui, Madison, Nick et Alicia si elle était là. J’aime beaucoup l’idée de cette semi-trahison, mais il n’empêche qu’il entretient les espoirs de Madison d’un futur en paix pour rien.

Bref, maintenant que le barrage est au courant de l’attaque, c’est louche et il a peur que le deal tombe à l’eau (ironique pour un barrage, non ?), donc il veut que Nick et sa mère se barrent. Les choses ne sont pas si simples, sinon, nous ne serions pas dans une série. Daniel reste en effet obsédé par la mort d’Ofelia qu’il veut comprendre. Il interroge Nick qui ment tellement mal qu’il est aussitôt accusé de mensonge. Pas de surprise de ce côté-là, ni dans la torture que Daniel souhaite aussitôt mettre en place. Nick comptait pourtant se tirer au plus vite, mais Danlel a pour projet de connaître toute la vérité.

Son but est de venger la mort d’Ofelia, bien sûr. Nick réussit à faire de rapides progrès en mensonges et fait donc porter le chapeau à Jake. C’est quand même beaucoup trop simple comme pirouette, mais il s’en tire comme ça. Toute cette scène avec Daniel est un moyen de perdre du temps et c’est tout.

De leur côté, Madison et Troy travaillent ensemble et c’est comme d’habitude avec une tension sexuelle à couper au couteau. Quel drôle de couple, c’est vraiment perturbant à voir. Pas de bol pour Troy, son crush du moment découvre qu’il est responsable de ce qui est vraiment arrivé au ranch. Il s’en défend, mais Madison n’est pas vraiment d’humeur à lui pardonner. Elle lui fout donc deux coups de marteau en pleine gueule et le laisse pour mort.

C’est bien beau, mais dans cette série, tant qu’on ne te voit pas franchement mourir, tu n’es pas mort, alors j’ai comme un doute. Nick voit sa mère péter ce câble contre Troy, ce qui promet quelques rebondissements pour la fin.

Alicia et sa nouvelle amie reprennent la route à la recherche de zombies, repartant sur le délire de la coupe de cheveux de l’héroïne. Rapidement, elles se font attaquer par un groupe armé de couteaux qui veut leur flingue. Alicia est assez badass pour sauver sa nouvelle amie en tir        ant quelques coups en l’air faisant flipper tout le monde.

Alicia réussit à l’emmener voir un médecin, qui reconnaît en celle-ci des qualités pour la médecine. Parfait, je suis pour tous les éléments donnant aux scénaristes de quoi garder en vie Alicia. Le problème, c’est qu’elle se retrouve aussitôt devant un leader qui a tout d’un nouveau méchant de la trempe du gouverneur ou de Negan, même s’il est en fauteuil roulant. Il est en fauteuil car il a une tumeur sur la colonne vertébrale. L’idée est intéressante : il demande à ce qu’on l’opère et ça ne peut qu’être une réussite. En cas d’échec, tout le monde mourra.

L’opération est rapidement expédiée, sans anesthésie, et se passe parfaitement bien. Alicia n’est pas franchement assistante puisqu’elle doit simplement le garder calme, et ça aussi ça se passe bien. Hop, Alicia se fraye tout de suite un chemin vers le sommet de ce nouveau groupe qu’on nous introduit et qui sort de nulle part.

Victor révèle qu’il les a tous trahis. Le combat s’engage rapidement avec Daniel qui se prend une balle dans la mâchoire, mais survit malgré tout. Il est franchement increvable celui-là, c’est pas possible sérieux.

Pendant ce temps, le barrage se fait envahir avant que Madison et Nick ne s’enfuient, mais Victor réussit à les planquer… C’était de nouveau un bon épisode pour la série, avec des rebondissements imprévus et des approfondissements de personnages qui fonctionnent bien. Difficile de m’arrêter pour en parler plus longuement, je suis intrigué par ce que le dernier épisode proposera.

16.jpgÉpisode 16 – Sleigh Ride – 20/20
One day, you’ll have no choice.

L’épisode commence par un rêve de Madison, qui imagine un Noël parfait au ranch. Enfin, parfait, jusqu’à ce qu’elle se rende compte que Jeremiah et Troy sont morts, mais Alicia aussi. Nick est de nouveau avec Luciana, que j’avais oublié à force, qui a aussi un bébé zombie dans les bras. Sympa le cauchemar, mais pas bien passionnant pour la série. Vu le titre de l’épisode, j’ai eu peur qu’on nous ponde ce délire tout du long, mais heureusement, ce ne fut pas le cas.

En lieu et place, nous suivons Alicia comprendre qu’elle rejoint le barrage où est censée se trouver sa mère. Elle découvre surtout que Strand a trahit le barrage, et celui-ci ne la voit pas tout de suite. Quand il l’aperçoit, il feint de ne pas la connaître, et l’un comme l’autre communiquent discrètement, préférant ne pas montrer qu’ils se connaissent. Alicia est présentée comme l’infirmière du leader après tout.

Elle gère plutôt bien ce job tout en continuant à sympathiser avec lui, ce qui est assez fou quand on y réfléchit, mais bon, ça passe bien. Comme notre nouveau méchant, John, comprend tout de suite qu’Alicia et Strand se connaissent, il l’interroge et Alicia renégocie le deal pour la survie de sa mère. Cela fonctionne, uniquement si elle suit le groupe plus loin après tout ça. Elle accepte, mais c’est une fin de saison, alors tout peut basculer.

Comme prévu, Nick et Madison se disputent dans leur planque, mais ils trouvent au moins un terrain d’entente pour s’enfuir. Ils comptent pour cela sur Strand et tout semble bien se passer, mais c’est sans compter sur Lola.

En effet, Daniel survit encore et toujours, dans les bras de sa nouvelle love interest, Lola, qui ne comprend pas comment il a survécu. Cela me fait un point commun avec elle. Elle l’abandonne dans un égout où je le verrais bien se transformer en zombie, mais bon. À la surface, elle découvre que son médecin est mort, pète un câble et se rend sur le pont pour tuer tout le monde. À la place, elle est rapidement exécutée d’une balle dans la tête par John.

Le problème, c’est que Madison, Nick et Strand sont sur le pont et se font arrêter. John décide de les tuer, ce qui le pousse à tuer également Alicia, qui ne pourra jamais lui faire confiance après le meurtre de son frère et de sa mère. C’est logique et ça met le trio familial en danger de mort, à commencer par Alicia que John veut tuer en premier.

De manière prévisible, un twist vient tout remettre en question : les explosifs installés à l’épisode précédent. Si Strand pense avoir le détonateur, Nick lui subtilise en lui faisant un câlin et récupère quelque peu du pouvoir. Bon, il reste toujours le problème que Madison a un flingue braqué sur la tête.

Le milieu d’épisode, voit Madison repartir dans son délire de rêve de Noël où tous les hommes de sa vie sont réunis et en vie, à l’exception de Nick et Travis, bien sûr. Le joli repas de famille vire à l’horreur, avec la mort de Jeremiah, puis de Jake, c’est amusant à voir, mais on a franchement envie de regarder autre chose que ce cimetière autour de Madison, qui indique pour moi plutôt un danger sur Madison que sur Nick.

C’est pourtant ce dernier qui décide de se suicider en laissant sa famille s’enfuir à bord d’un Zodiac. Tout cela, c’était sans compter sur Daniel qui refuse de mourir tout seul dans son égout. Le pauvre trouve le corps de Lola après avoir abattu trois des hommes de John et n’a pas la moindre idée du stress qui est en train de se dérouler ailleurs dans l’épisode : Alicia ne parvient pas à démarrer le Zodiac. Bon, finalement, ce n’est qu’un contre-temps et Strand, Alicia et Madison s’éloigne en bateau assez vite.

Sur le barrage, Nick est toujours entouré par tous les hommes de John, qui sont à deux doigts de l’exécuter, mais il sauvé de justesse par Taqqa et le pote d’Ofelia. Je l’avais dit que les deux ne pouvaient pas simplement s’être barrés. Entre eux et Daniel qui veut venger Lola, les hommes de John s’en prennent plein la gueule.

Alors qu’il pourrait survivre à tout ça, Nick décide de faire péter le barrage. C’est trop tôt : le Zodiac se fait aspirer par le barrage et a toutes les chances de couler, de même que Troy toujours inconscient et/ou mort, de même que Daniel et Nick, sur le barrage. Taqqa et son ami se dirigent vers le Nord, vers les USA, donc, ne pouvant plus rien pour nos héros.

Un dernier détour par le rêve nous montre Madison être attirée dans la tombe par Jeremiah et être sauvée par Travis… Elle refuse de le suivre et se réveille donc sous l’eau. L’ensemble de son rêve était en fait ce qu’elle voit lorsqu’elle est inconsciente sous l’eau, et ça explique cette omniprésence de morts. Madison survit finalement à la destruction du barrage, mais le sort de tous les autres reste incertain. Elle se retrouve auprès de tout un tas de personnes venant chercher l’eau, donc au moins elle ne sera pas seule…

Une putain de fin de saison avec un cliffhanger qui justifie que je surnote légèrement. Tout est allé vite et je n’en attendais pas tant de ce double épisode.

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EN BREF – Comme l’an dernier, cette saison a su positivement me surprendre à de nombreuses reprises et ce dès le début, puisque Travis n’a pas passé l’épisode d’ouverture. Je ne m’y attendais pas et c’est une excellente chose. Si la première moitié de saison a connu un léger temps mort au ranch, c’est bien le seul défaut qu’aura connu la série cette année : Fear the Walking Dead a su conserver un rythme vif tout du long, en nous introduisant des nouveaux personnages tout du long et en parvenant à surprendre à plusieurs reprises. Bon, je me serais passé de la survie de Daniel, mais au-delà de ça, je trouve que la série a su marquer et a su se débarrasser de personnages emblématiques, notamment Ofelia – la seule dont je suis sûr à 100% du sort.

Une part de moi s’attend toujours à découvrir que Travis a miraculeusement survécu alors que c’est impossible, et il en va de même avec Troy. Difficile de croire qu’ils ont tué le meilleur personnage ajouté cette année. Si a priori je ne me fais pas de souci pour Victor, Alicia et Nick, je me dis que laisser leur sort en suspend pour quelques temps peut être un bon nœud dramatique, de même que la mort d’un d’entre eux. Le suicide de Nick aurait pu être une jolie fin pour le personnage, même s’il y a fort à parier qu’il survive en compagnie de Daniel et se mette à culpabiliser d’avoir provoqué ce qu’il pense être la mort de sa famille. D’un autre côté, ceux-ci n’ont pas hésité à l’abandonner.

J’aime beaucoup cet énorme cliffhanger final qui laisse simplement la vie de tout le monde en jeu. Pour le retour, le suspens a de plus de quoi durer : outre un épisode sur Madison, Taqqa et son acolyte peuvent faire un point d’entrée pour la saison, de même qu’un retour sur le personnage de Luciana… Ils ont de quoi nous torturer, et le faire bien. De nombreuses surprises sont encore possibles et je suis on ne peut plus satisfait de ce final.

Celui-ci va être dur à digérer et je suis bien heureux que la série soit renouvelée pour une saison 4. Cela dit, huit mois d’attente, ça va me paraître clairement interminable. Le niveau était haut pour cette saison 3 et cette fin me réduit même mon impatience de retrouver Rick et les autres lundi prochain. Vivement le mois de juin !

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Dear White People (S01)

Synopsis : Samantha White en a marre de son campus où le racisme est, comme partout ailleurs, beaucoup trop présent pour elle.

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Pour commencer, cela fait un moment que je voulais tenter cette série Netflix, mais je n’étais pas là le week-end où ils l’ont lancé et comme ils ont eu la bonne idée d’enchaîner les sorties chaque semaine depuis mars, c’est un peu dur de garder le rythme. Enfin bon, je ne vais pas m’attarder sur Netflix trop longtemps après l’annulation de Sense8 qui m’a beaucoup trop énervé.

Pour en revenir à Dear White People, il était dur de passer à côté d’une série annoncée comme un évènement. À de multiples reprises, la série a été au cœur de polémiques, étant principalement accusé d’un racisme qu’elle ne cautionne pourtant vraiment pas. Au contraire, l’approche est extrêmement intéressante, proposant plusieurs points de vue (contrairement à ce que je pensais à l’origine) et sans apporter forcément une réponse concrète. Disons que je l’ai trouvée bien fichue de ce point de vue-là, où elle apporte une éclaircie sur des questions trop souvent taboue.

Sans aller jusqu’à dire que la série propose une solution de vivre ensemble, car ce serait mentir, j’ai aimé que cette saison embrasse des problèmes quotidiens en proposant une explication de plusieurs points de vue. Reste désormais à savoir s’il y aura une saison 2.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Capture d'écran 2017-06-02 12.20.50.pngChapter I – 15/20
What CW show are we in?

Le ton de la série est dès le début très différent de ce que j’en attendais. En effet, l’ambiance initiale n’est pas sans me rappeler les Orphelins Baudelaire, avec un narrateur tout ce qu’il y a de plus classique qui apporte un certain humour. Pourtant, je ne me fais pas leurrer pour autant : nous sommes sur Netflix, ses comédies sont rarement purement comiques, surtout quand je sais d’avance que le sujet de fond est le racisme. C’est plus que sérieux pour se permettre de rater des questions avec de l’humour.

Le premier épisode nous introduit donc le personnage de Samantha White, la bien nommée, qui détient sa propre émission de radio sur le campus de Winchester. Son émission ? Dear White People, évidemment. Et ça fait polémique, au point de lancer une soirée « Dear Black People » pour Halloween, où les blancs se déguisent en noir avec des blackfaces. Oh. Cela commence donc fort en polémique.

Toutefois, ma plus grosse surprise ne vient bien sûr pas de cette soirée mais du personnage de Gabe, le copain de Sam. Celui-ci est blanc, ce qui me paraît être une excellente chose pour désamorcer l’inévitable vague de « mais c’est une série raciste, l’héroïne déteste les blancs ». C’est triste d’en arriver là, mais il est un peu évident que ça aurait été la critique la plus récurrente. Ma surprise, c’est donc que Sam subit une pression incroyable à cause de son copain blanc. Nous ne sommes pas loin d’assister à du « slut shaming » pour son choix d’un blanc comme amoureux, et ça en dit long sur la neutralité de la série, je trouve.

Loin de se contenter d’une réflexion primaire pour nous dire que « bouh les blancs sont méchants et racistes », la série s’aventure sur un terrain plus glissant avec des problématiques plus larges. La réflexion en devient presque dérangeante, dénonçant finalement des situations problématiques des deux côtés. Cela permet aussi de conforter le choix de l’actrice principale : Sam est amoureuse de Gabe et ça se voit dans le jeu de l’actrice.

Dans les choses que j’ai moins aimé, je dois dire que je ne vois pas bien l’intérêt des « cadres » qui apparaissent fréquemment pour nous situer l’endroit où se déroule la scène. J’ai détesté la réaction des amis de Sam par rapport à Gabe, mais je pense qu’il était important de nous montrer le rejet de Gabe pour en arriver à l’excellente tirade finale de Sam.

Oh, et bien sûr, du côté de ce que j’ai adoré, il y a cette parodie de Scandal. J’en avais entendu parler sur Twitter, mais je ne m’attendais pas à ça. Il n’y a aucun doute possible vis-à-vis de la série parodiée et c’est extrêmement bien joué de la part des scénaristes. C’est vraiment drôle, peut-être la partie la plus sympathique de l’épisode de ce côté-là.

Cela dit, c’est étrange : cet épisode semble avoir déjà bien fait le tour de la question et je ne sais pas trop s’il y a matière à toute une série avec ces personnages. Je ressors du visionnage avec l’impression d’une histoire complète et pas forcément l’envie d’une suite. Cela tombe bien : mon RER est quasiment arrivé à Paris. La série est sympathique, pas plus drôle que ça et aborde des sujets complexes d’une jolie façon. C’est meilleur qu’Atlanta de ce point de vue-là, mais bon, je ne suis pas non plus impatient de continuer.

Capture d'écran 2017-06-02 12.21.39.pngChapter II – 18/20
Trust me, find your label.

Trois jours plus tard, je me relance dans la série, sur le chemin du retour cette fois, après un long week-end.

Je pense que ma note suffit à faire comprendre que j’ai adoré cet épisode qui m’a énormément surpris, notamment du côté de la forme. Je pensais vraiment que la série continuerait de suivre Sam, et en fait non. Cet épisode se concentre sur Lionel, le journaliste geek et plutôt cool déjà introduit dans le premier épisode. Je ne m’y attendais pas et, rien que ça, ça m’a remotivé pour le reste de la série. J’aime bien Sam, mais je doutais vraiment qu’elle ait les épaules (et la matière) pour dix épisodes.

L’autre bonne surprise sur le point formel est la chronologie de la série. Cet épisode revient en arrière et nous montre le point de vue de Lionel sur les mêmes événements. Cela sera peut-être long s’ils passent dix épisodes à faire ça, mais pour ce second volet, ça fonctionne très bien.

Bon, pour en revenir à l’épisode, il s’éloigne un peu de la thématique du racisme pour explorer celui de la sexualité et de l’affirmation de son homosexualité. En effet, Lionel est totalement paumé de ce côté-là : il fantasme assez clairement sur son colocataire, Troy, mais ne s’affirme pas comme homo pour autant. En fait, il refuse tout étiquette, contrairement à ce que lui conseille son supérieur au journal, Silvio.

Clairement, j’ai trouvé les dynamiques entre les personnages parfaitement écrites. Lionel paraît vraiment réaliste, et pourtant, ce n’est pas un personnage facile à écrire. C’est en tout cas un personnage qu’on voit rarement évoqué à la télévision, timide mais journaliste, dans le placard mais avec une opinion ferme, et avec un double combat d’affirmation (sa sexualité + sa couleur de peau).

C’est du coup un personnage complexe avec lesquels les scénaristes s’amusent, notamment lors de la fête à laquelle Silvio l’a invité. Lionel vit une succession de moments gênants qui sont assez drôles (les urinoirs, le téléphone oublié) et permettent de dédramatiser un peu sa situation. Par ailleurs, Silvio a beau avoir semblé le draguer un peu, il lui pose finalement un lapin, et ce n’est pas plus mal car je n’ai pas eu l’impression que Lionel était plus attiré que ça.

Bon, cet épisode y va en revanche un peu trop fort sur les scènes sexuelles, avec un bon gros plan sur un sexe féminin. Je retiens que quand Rhomin dit que ça va pour le train, sauf une scène ou deux, ça veut dire que ça ne va pas pour le train. M’enfin, la rame de RER était vide heureusement, c’est l’avantage du dimanche matin. Et puis, surtout, j’ai trouvé que ce plan n’était pas inutile du tout, me rappelant un peu le zoom sur un pénis dans la saison 2 de The Affair. La réaction de Lionel est en effet excellente, elle montre bien sa curiosité sans excitation, affirme son homosexualité dans sa gêne et lui-même finit par l’affirmer sans problème grâce à presque plan à 3 avec Conner et Becca.

J’ai trouvé ça parfaitement géré, jusque dans la manière dont il casse le plan à trois. Fort de cette première affirmation, il va prévenir Sam qu’il a un scoop sur elle et ça paraît tellement plus logique que dans le premier épisode d’avoir ce point de vue. Cet épisode réussit parfaitement à expliquer le personnage sans y aller lourdement pour autant et en jouant beaucoup avec l’implicite. J’ai adoré.

La dernière scène voit Lionel faire son coming-out, à deux reprises, à son colocataire. A priori, Troy devrait faire l’objet du prochain épisode du coup, mais j’ai adoré sa réaction, qui est de continuer à lui couper les cheveux comme si de rien n’était. Vu le personnage, je m’attendais à un rejet violent, alors que là, nous sommes juste dans une amitié bien écrite.

Capture d'écran 2017-06-02 12.24.52.pngChapter III – 14/20
Troy became the man of the moment.

Bof, cet épisode m’a moins convaincu, mais il était dur de passer juste après l’excellence du chapitre sur Lionel. Sans surprise et en toute logique, les scénaristes se concentrent sur Troy, avec un épisode plus court, car il y a évidemment moins à dire. C’est donc une bonne chose qu’ils n’étirent pas inutilement cet épisode.

La chronologie dépasse le cadre du premier épisode et c’est une bonne chose. Je pensais qu’on aurait encore un ou deux épisodes sur la même période de temps, mais finalement c’est plutôt positif d’avancer, surtout que je ne sais pas s’il y avait grand-chose à dire sur Troy.

Troy est donc le fils du doyen et après la coupe de cheveux de Lionel, il voit Sam se faire engueuler par son père. Lui-même n’est pas exactement en bon terme avec Sam : ils voient la lutte contre le racisme de manière bien différente. Sam est clairement dans l’opposition au système, de manière violente s’il le faut (d’où son lancement de l’invitation pour « Dear Black People »), alors que Troy cherche à se faire élire à la tête des étudiants de Winchester.

Bon, c’est une intrigue sympa mais ce n’est pas franchement passionnant. Il se présente, veut être élu, mais il vote malgré tout pour quelqu’un d’autre. On apprend également qu’il a une copine et une maîtresse, cette dernière étant une prof. Pas de bol pour lui, Kurt, qui dirige Pastiche lui fait donc du chantage par rapport à ça. Cela sert de cliffhanger, atténuant énormément la mort de Thane Lockwood, un étudiant américain tout ce qu’il y a de plus cliché.

L’épisode ne m’a vraiment pas enthousiasmé plus que ça, ou alors c’était la fatigue, mais ça m’a déçu après le chapitre sur Lionel.

04.pngChapter IV – 14/20
This bitch autotuned me?

Je n’ai repris que quelques jours pour plus tard, en soirée, pour tout voir d’un coup et finir la saison d’une traite. Oui, je suis comme ça. Cet épisode débute par nous faire croire qu’il va se concentrer sur Thane, un blanc complétement crétin stéréotype de tous les films et séries américains, qui vient donc de mourir à la fin de l’épisode 3 (je ne sais pas si j’assume, mais j’avais oublié la fin du troisième épisode).

Au lieu de ça, le scénario s’intéresse plutôt à Coco qui est l’exact opposé de Sam… alors qu’elles étaient pourtant amies deux ans plus tôt. Et effectivement, le délire de « Dear White People » était à l’origine entre elles dans leur chambre. L’épisode se concentre donc sur cette amitié après une moquerie de Sam dans son émission.

Pourquoi pas, mais c’est un peu étrange d’avoir un épisode qui se passe autant dans le passé. C’est sûr que la série ne pouvait passer dix épisodes sur la même journée, mais tant qu’à faire, j’aurais préféré qu’on continue d’avancer dans la chronologie comme dans l’épisode autour de Troy.

Troy, justement, qui drague Coco dès le départ avant de changer d’avis pour draguer Karen. Coco se sent tellement rejetée qu’elle finit par s’enfoncer dans une drôle de spirale où elle s’éloigne de plus en plus de Sam (enfin pas tout de suite, il faut d’abord qu’elles se droguent ensemble, quand même, on est sur Netflix, donc tous les personnages cools doivent se droguer – vive Lionel).

C’est assez triste de suivre l’histoire de Coco qui se fait rejeter par tout le monde malgré ses efforts d’intégration. Elle a bien sûr rejeté Sam à la première occasion, avant de comprendre que sa sororité ne lui apportait rien de bon non plus. Ensuite, il lui restait à voir Sam s’affirmer et devenir plus populaire qu’elle. Franchement, comment ne pas avoir de la peine ?

Peut-être en revenant dans le présent où Coco est devenue la fille populaire de base qui prend sa revanche sur Karen en ne la laissant pas rentrer dans une soirée. Elle accepte le chalumet de la paix offert par Sam, le fumant alors que Troy s’occupe d’elle.

Cet épisode était intéressant, mais je regrette un peu qu’il passe autant de temps sur le rejet de Coco sans pour autant nous expliquer comment elle s’est finalement intégrée sur le campus. Bref, il manque quelque chose pour qu’il soit exceptionnel. C’est un bon épisode, ni plus, ni moins. On nous tease malgré tout la mort de Thane, sans nous dire exactement ce qu’il s’est passé, donc tout n’est peut-être pas perdu. Au choix, la série se concentrera là-dessus ou l’ignorera totalement. Si elle l’ignore, ça peut mener à des choses intéressantes et montrer à quel point ces deux mondes sont opposés.

05Chapter V – 17/20
I like you but fuck you.

L’épisode se centre sur le meilleur ami de Sam, Reggie, qui lance carrément une application type Tinder pour que les étudiants se notent entre eux afin de savoir qui est « réveillé » sur les problèmes raciaux de l’université. Wow. Faut quand même y songer !

Bon, certes, on nous le présente comme le meilleur ami de Sam, mais il est clairement à fond sur elle, à la stalker et la critiquer dans son dos avec Jo, qui est censée être la meilleure amie de Sam. Voilà qui est fait.

Il est un peu dur de se sentir proches de ces persos qui s’autoexcluent du campus par leur attitude et utilisent Lionel pour ne pas attendre au cinéma, sans compter son altercation avec Gabe dans le premier épisode. C’est un peu moyen quoi. Il y a de bonnes critiques sur le cinéma et j’ai aimé l’introduction de l’asiatique (arf, je n’ai pas retenu son nom) qui squatte le groupe comme si de rien n’était. Clairement, la série prend le choix de montrer la rupture existant sur le campus entre blancs et noirs, se servant de Thane comme catalyseur. C’est une excellente chose, mais j’aimerais que ce soit un peu plus mis en avant.

De même, j’ai adoré voir le début de relation entre Jo et Reggie, même si je trouve ça absolument triste de le voir se « contenter » d’elle à défaut de pouvoir avoir Sam. J’exagère à peine, vu le jeu des acteurs.

Cet épisode est absolument dingue, parce qu’il voit Reggie s’embrouiller avec un de ses amis blancs (présenté comme tel quand même) pendant une soirée. Les choses dégénèrent extrêmement vite, au point d’avoir un gardien qui lui demande à lui (et pas à l’autre, blanc, donc) de montrer sa carte d’étudiant. Devant son refus d’obtempérer, le garde sort carrément un flingue. OK, ça refroidit l’ambiance.

L’escalade paraît un chouilla trop rapide, franchement, mais en même temps, quand on lit les infos sur ce genre d’histoire, l’escalade est toujours beaucoup trop rapide. Cela me laisse perplexe, mais c’est clairement un « woke moment » pour tout le monde à la soirée… Et ça tombe bien, car on voit justement tout le monde : Lionel, Coco, Troy, Sam, Gabe, Jo, Reggie. Tout le monde a le droit de stresser avec le téléspectateur, car oui, c’est conçu comme un moment d’éveil pour le téléspectateur aussi. Cela peut partir en vrille beaucoup trop vite et « dear white people », c’est le quotidien pour les personnes noires d’avoir cette peur d’un moment qui dérape. C’était déjà évoqué dans l’épisode précédent de manière futile à la télé, histoire que tout le monde l’ait bien en tête devant cet épisode. C’est donc bien joué et surtout bien écrit de la part des scénaristes.

Et pour la première fois, je me demande où l’on va avec cette série qui à force de nous montrer la haine s’enraciner à Winchester pourrait très bien déraper sur son final. Le regard de Kurt et de l’ami de Reggie en dit long, entre pouvoir et peur.

06.pngChapter VI – 16/20
Who cares if you’re woke or not… if you’re dead?

Sam vient rendre visite à Reggie après les événements traumatiques de la veille, mais il ne lui ouvre pas. Hop, on repart sur Sam dans cet épisode, mais après ça, tous les étudiants sont enfin unis. C’est dingue qu’il faille ce genre de choses pour unir les gens, mais c’est tout à fait réaliste, malheureusement.

Côté formel, je ne m’attendais pas à revenir si vite au personnage de Sam, car beaucoup de personnages secondaires n’ont pas eu droit à leur épisode (j’aurais notamment aimé en avoir un sur Jo par exemple). Cela dit, nous sommes au milieu de la saison, donc pourquoi pas.

Bien sûr, Coco est parfaitement touchante à évoquer son passé difficile, Kurt est le parfait idiot à vouloir bosser avec Sam seulement maintenant (mais en même temps, Sam étant Sam, elle refuse de mettre son orgueil de côté) et Reggie passe l’épisode à tenter de digérer ce qu’il s’est passé. Seulement, ce n’est pas si simple, avec tout le monde qui politise immédiatement la cause. J’ai d’ailleurs adoré l’amie de Gabe en psycho, l’explication est simple et efficace.

Oh, oui, Gabe présente ses amis à Sam dans cet épisode, parce que malgré tout, il semble que la vie continue. C’est bien joué de la part des scénaristes de construire cette relation et de l’approfondir de cette manière, tout en développant en parallèle une vraie relation entre Sam et… Reggie.

Et oui, Sam parvient finalement à récupérer Reggie et savoir ce qu’il pense lors d’une soirée à micro ouvert où il se lance dans un rap particulièrement poignant. Clairement, l’épisode a beau être sur Sam, c’est lui qui le vole. Leur relation est au cœur de l’intrigue, mais Sam est juste tellement politisée avec son plan d’organiser une manifestation qu’elle passe à côté de ses vrais sentiments.

Celui-ci est donc forcé de lui déclarer sa flamme d’une bien jolie manière et, alors qu’elle s’apprête à craquer, il la rejette finalement une dernière fois, avant de lui proposer implicitement de rentrer dans sa chambre. Ce n’est toujours pas fini : Gabe appelle Sam, qui rejette l’appel et semble bien hésitante. Boum, on s’arrête là et c’est un cliffhanger hyper frustrant.

Ce sixième chapitre parvient à rendre Reggie beaucoup plus sympathique et humain qu’il ne l’était dans les premiers épisodes où il passait vraiment pour une caricature. Sa déclaration à Sam est magnifique, mais je ne peux m’empêcher d’être vraiment déçu de la tournure des événements, parce que Sam/Gabe proposait quelque chose d’intéressant (et que j’ai peur de voir la série mal tournée avec un Gabe qui péterait un câble).

07.pngChapter VII – 15/20
I love… you. Fuck! I love you.

Oh, un épisode sur Gabe ? Je m’attendais à reprendre le même ordre qu’en début de saison avec Lionel (surtout qu’on l’a peu vu dans le chapitre 6 et que Sam lui confie une mission importante). Bien sûr, il y a vraiment de quoi faire avec Gabe qui, comme prévu, se sent un peu trop victime parmi le groupe d’amis de Sam. Il passe une bonne partie de l’épisode à complétement psychoter sur la relation entre Sam et Reggie.

Sam envoie finalement Gabe travailler avec Joelle. C’est une idée bizarre sur le papier, mais ça fonctionne à merveille de voir ces deux-là sympathiser en contactant les dirigeants des groupes de minorité pour protester lors d’un forum sur les problèmes racistes de l’université (j’imagine qu’on tient là le final de la saison).

À sympathiser autant, Gabe finit par apprendre que Jo en pince pour Reggie et que Reggie est à fond sur Sam. Fort de cette nouvelle confiance entre eux deux, Gabe avoue aussi à Jo que c’est lui qui a appelé les flics. Oh, ça craint.

Avec autant de problèmes, les choses finissent par éclater entre Gabe et Sam… qui se disent « je t’aime ». Humph, toujours rien de concret sur le cliffhanger de l’épisode précédent, c’est vraiment frustrant. Il semble assez clair que les deux ont beaucoup trop de secrets entre eux pour que ça fonctionne.

Et en effet, dès le lendemain matin, Sam découvre un message de Lionel qui lui permet d’apprendre que Gabe est celui qui a appelé les flics. Elle se barre malgré ses excuses, et Gabe passe le reste de l’épisode à la chercher. Il aurait peut-être mieux fait de ne pas la trouver : elle est dans le hall avec le reste du casting qui a découvert que Gabe a appelé les flics.

Et sans grande surprise, il semblerait que Sam et Reggie soient maintenant en couple et que tout ce que Gabe peut avoir à dire pour sa défense ne mène à rien.

Je suis vraiment à fond dans cette histoire, mais je trouve que ça aligne quand même quelques facilités un peu dérangeantes par moment. En tout cas, niveau écriture, il n’y a pas à dire, la saison se tient et reste palpitante de bout en bout, même si les craintes de Gabe matérialisées en parodie m’ont laissé de marbre. Je ne sais pas, je pense qu’elles étaient là pour faire rire, mais ça n’a pas fonctionné.

Difficile de ne pas avoir envie d’enchaîner en tout cas !

08.pngChapter VIII – 16/20
In fact, Lionel’s life had become an endless comment section.

Yes, voici l’épisode sur Lionel (et son t-shirt « bad choices make good stories ») que j’attendais en chapitre VII.

Sans grande surprise, il culpabilise en silence de ce qui arrive à Gabe. Bien sûr, il s’excuse auprès de lui, mais Gabe n’est pas près de lui pardonner, et il a bien raison.

Dès qu’il s’agit de Lionel, il s’agit bien sûr d’un épisode sur l’affirmation de soi et ça marche drôlement bien vu que c’est déjà le sujet de la série. Le voilà qui se bat donc avec sa vocation de journaliste : son éditeur lui interdit de faire l’article qu’il souhaite faire sur Troy. Ah Troy, évidemment qu’on en revient à sa fascination malsaine pour Troy…

Les deux passent beaucoup de temps dans cet épisode ensemble. Je trouvais leur amitié super sympathique jusque-là, mais la manière dont Troy finit par utiliser Lionel dans cet épisode pour passer son test anti-drogue me fait revoir ma copie. Bon, la majorité de l’épisode consiste à les voir sympathiser et c’était super à voir, même si ça ne sert pas vraiment l’intrigue de la série, pas plus que de savoir que la prof que Troy se tape est fiancée à une femme. De toute manière, le chantage de Kurt semble s’être noyé avec Thane, puisqu’il n’en est plus question.

Lionel s’inscrit aussi sur un site de rencontre où il est repéré d’ailleurs par le barman du bar dans lequel il se rend avec Troy, qui est aussi, ben voyons, l’ex coloc de Troy. Deux colocataires gays ? C’est qu’il convertit drôlement bien les garçons, le monsieur.

Non, l’intrigue de la série avance peu dans cet épisode, mais elle avance malgré tout quand Lionel surprend une dispute entre Sam et Reggie qui semble indiquer qu’ils ne sont pas en couple finalement. Je pense que nous n’en saurons pas plus sur le cliffhanger de l’épisode 6 avant la fin de saison désormais, c’est un peu abusé. Ce suspense permet en tout cas d’avoir envie de continuer, même si cet épisode est détaché du reste de la saison.

Il y a bien sûr Kurt qui fait de la merde également avec Pastiche et la fin d’épisode qui promet quelques remous encore. En effet, Lionel rédige finalement son article sur Troy, mais il est loin d’être aussi élogieux que prévu, insistant surtout sur les failles que celui-ci lui a montré par amitié. Cela risque de poser quelques problèmes.

Bref, comme pour le second chapitre, Lionel semble évoluer en marge de tout le monde, mais j’ai aimé qu’on nous le décrive comme un personnage qui ne s’affirme que par l’écrit. C’est sûrement parce que je préfère écrire que dire, moi aussi, sans pour autant être aussi marginal que lui, car Lionel l’est un peu trop je trouve. C’est en tout cas celui que je considère le plus intéressant et intriguant dans cette saison, probablement parce que c’est aussi le plus complexe de tous, même s’il reste assez cliché.

09.pngChapter IX – 15/20
No, not even. You like the idea of us.

Cet épisode repart sur Coco et le passé. Moui. Pour le coup, l’introduction n’est pas franchement passionnante mais permet de comprendre que Coco ne considère pas que Troy est le bon pour elle. Voilà tout de suite le suspense de base qui s’installe pour l’épisode : il est centré sur leur relation et il reste à savoir si elle décidera en fin d’épisode qu’il est le bon ou pas. C’est en tout cas comme ça que j’ai perçu l’épisode et, à partir de là, il est dur d’être à fond dedans. Comme pour l’épisode précédent, j’ai eu le sentiment que les scénaristes comblaient un peu trop la saison pour ne pas aller tout de suite au forum conservé pour la fin de saison.

Le cas de Lionel est rapidement traité avec une Coco qui s’énerve contre lui et un Troy qui n’en a rien à faire car son père s’est montré beaucoup gentil avec lui. En effet, il l’a invité à un événement beaucoup trop classe pour lui et Coco. Le problème, c’est que là-bas, ils sont des accessoires pour montrer que les étudiants noirs ne sont pas tous sur le point de protester contre l’université, histoire de garder les donateurs.

L’autre problème, c’est que Coco comprend aussitôt qu’elle la voit que Troy a une liaison avec sa prof. Et ça, ça craint pour elle. Elle confronte Troy après avoir tenté de lui dire qu’il fallait absolument qu’il arrive à convaincre Sam de ne pas protester.

Finalement, elle s’y rend elle-même et il la rejoint, non pas volontairement. Pof, tout cela mène à une rupture qui leur pendait clairement au nez et qui n’a absolument rien de surprenant, même si effectivement, elle a abandonné sa perruque pour lui (et ça lui va tellement mieux, d’ailleurs).

L’épisode est un peu trop prévisible du début à la fin, mais j’ai aimé voir Troy comprendre que tout ce que Coco lui trouvait, c’était l’image de leur couple. Cela en dit long sur le personnage qui n’est qu’une image pour tous, y compris Lionel, qui finalement n’a pas hésité à lui pondre un coup bas.

Bref, j’ai aimé l’épisode, mais il n’était pas non plus aussi sensationnel qu’il aurait pu l’être.

10.pngChapter X – 16/20
We pay tuition to this place! Get your guns out of my face.

Et voilà, c’est la fin de saison, déjà et c’est l’heure pour un épisode centré sur… Tout le monde. C’est une bonne idée, je trouve : on commence par le triangle Reggie/Sam/Gabe, puis on enchaîne sur Coco/Troy/Lionel dans une scène de téléphone bien drôle.

Hop, pendant que Sam s’explique avec Gabe, Jo montre à Reggie comment se servir du micro de Sam pour l’émission. Reggie se lance donc dans son rap à la radio alors que Sam s’excuse auprès de Gabe de ne pas avoir réagi lorsque tout le monde lui est tombé dessus. Cela ne suffit pas bien sûr, parce qu’elle a effectivement couché avec Reggie pour savoir si elle aimait vraiment Gabe.

Outch. Son couple en pâtit bien évidemment. Comment pourrait-il en être autrement ?

Pas le temps de s’attarder sur elle, la narration s’intéresse à Lionel qui apprend via Sam que Coco et Troy lui ont demandé de ne pas faire sa manifestation. Après une rapide enquête, il découvre que les grands méchants riches ne sont autres que ceux qui payent le journal. Pas le temps de s’attarder sur cette histoire non plus, donc.

Hop, le forum arrive et les protestations avec. Coco déchire absolument dans sa soif de pouvoir et réussit à évincer Troy en arrivant avant lui, puis en manigançant pour qu’il soit dehors au moment où tout commence, le laissant affronter non pas une, mais deux manifestations, la seconde étant bien sûr sur le binge-drinking qui a tué Thane (un événement totalement secondaire par rapport à la série, ce qui en dit long d’ailleurs : finalement, on se concentre bien sur les problèmes que l’on veut).

En parallèle de tout ça, Gabe se décide également à aller parler à Sam, alors que Lionel réussit à poser la dernière question du forum. OK. Je vais avouer que j’ai fait pause à ce moment-là, parce que, d’un coup, je ne l’ai pas senti.

C’est assez bien joué de la part des scénaristes de se servir de Lionel comme ça : c’est lui la pierre angulaire de la série. Il n’a jamais osé parler et la question est désormais assez simple : osera-t-il créer le scandale ? Coco est sûre que non, moi, beaucoup moins qu’elle.

À l’extérieur, Kurt débarque avec ses propres manifestants, pour se plaindre d’avoir des choses à réclamer lui aussi. À l’intérieur, Lionel l’ouvre et pose toutes les questions gênantes (merci Coco pour le fou rire à lui retirer le micro).

Lionel prend la parole, y compris contre Silvio, qui du coup l’embrasse. Gabe et Sam trouvent le temps de parler dans tout ce bordel, et Gabe rompt avec Sam, car tout cela est beaucoup trop compliqué. Troy comprend qu’il est manipulé, une fois de plus, et trouve le moyen de péter les portes du forum. Il n’en faut pas plus, bien sûr pour qu’il se fasse arrêter et bonjour le stress.

Tout ça se termine devant la parodie de Scandal : Lionel et Silvio voient l’épisode ensemble, en couple (c’est mignon, mais un peu précipité pour Lionel : certes, Silvio l’a dragué toute la saison, mais il n’a jamais été réceptif), Jo et Reggie le regardent ensemble, se rapprochant donc, Sam le voit avec Coco, les deux se réconciliant ainsi et Kelsey annonce le kidnapping de Sorbet, son chien. Bon gag final, c’est la première fois de la saison que Kelsey me fait vraiment rire !

Bonus.png

EN BREF – Une fois de plus, Netflix a su proposer avec Dear White People une série de qualité, abordant des thématiques complexes de manière parfaitement maîtrisée. J’ai eu mes coups de cœur pour certains personnages (Lionel & Jo en tête), j’ai eu du mal avec d’autres (Reggie surtout), mais dans l’ensemble, les épisodes étaient bons et l’intrigue de la saison parfaitement maîtrisée. Plus que pour d’autres séries Netflix, j’ai eu l’impression que chaque chapitre avait son indépendance, que nous étions moins poussés à enchaîner les épisodes.

Je l’ai déjà dit, mais j’ai eu l’impression tout de même, côté écriture, que ça reprenait beaucoup les codes des Orphelins Baudelaire (le narrateur) ou de 13 Reasons Why (un perso/ép), on sent que la production sait ce qui fonctionne ou non sur le géant du streaming. Dans l’ensemble, j’ai aimé la série qui a su me surprendre à plusieurs reprises et surtout qui réveille bien les consciences sur les problèmes de racisme, notamment avec l’éternel cas du flic et du flingue. Ah, ces américains à la gâchette facile !

Finalement, ils ne virent pas dans le drama à tuer un de leur personnage avec un flingue et c’est tant mieux, car ils se sont contentés de représenter la peur face à l’arme à feu. Le climat d’insécurité est palpable dans le dernier épisode, donc c’est bien joué. De même, Thane est totalement ignoré de la série, je trouve ça intéressant comme parti pris pour montrer le décalage entre les deux mondes. Dans le dernier épisode, Sam lève les yeux au ciel et, à vrai dire, nous aussi. Pourtant, le bingedrinking est un vrai problème également et je suis sûr qu’on aurait pu nous faire une saison autour de Shane qui aurait mené à lever les yeux au ciel face à la manifestation de Sam.

Au fond, ce que j’ai le plus aimé dans cette saison est donc la multiplicité des points de vue évoquées avec justesse sur des thématiques taboues et/ou compliquées.

La série peut s’arrêter là si Netflix décide une fois de plus de faire de la merde en ne renouvelant pas une excellente série. La fin n’est finalement pas si ouverte que ça et le message est passé. Je serais déçu de ne pas avoir de suite cependant, donc je serais de retour pour une éventuelle saison 2, car il y a encore beaucoup à faire.

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Mai 2017 : noyé sous les fins de saisons

Bonjour à tous !

Comme d’habitude on se retrouve pour un nouveau bilan mensuel. Nous sommes déjà en juin, le temps passe à une vitesse totalement dingue ! Je ne comprends pas comment c’est possible, et pourtant, c’est le cas.

Allez, pour une fois, ça va vous changer, mais l’article est hyper long car j’ai beaucoup de choses à dire, que ce soit du côté du challenge ou du côté des séries terminées. Oui, j’avance enfin un peu sur les deux tableaux et ça me fait bizarre de le dire moi aussi !

Capture d'écran 2017-05-28 19.35.05LE RECAP :

Supernatural, 2×01-06

Les frères Winchester continuent de suivre les traces de leur père et de chasser tout un tas de monstres. Plot twist de la saison : leur papa est mort, c’est con.

J’ai bien tenté le mini-défi, mais comme vous le voyez, je n’ai pas été loin encore cette fois, en commençant la veille de la date de fin. Voilà, voilà…

Si je suis à fond chaque fois que je lance la série, je n’arrive pas à rester attaché à celle-ci. À chaque fois, je me dis que je continuerai le lendemain, et puis finalement non. En plus, il ne s’agit que d’épisodes que j’ai déjà vu pour l’instant. La série reste très bien écrite et mon envie de la voir est toujours là. Je continuerai assurément, challenge ou pas.

Lucifer, 1×01-04

Le diable s’ennuie en enfer et décide de prendre quelques jours de vacances à Los Angeles. Plot twist : il s’y éternise parce que ça lui plaît bien.

Je n’en suis qu’au début de la première saison, mais j’aime beaucoup pour l’instant. La formule procedural me blase un peu, c’est sûr, mais le fait que je vois un épisode par jour me permet d’avoir l’impression d’avancer vite sans pour autant aller trop vite et être écœuré par celle-ci. Concrètement, les épisodes sont bien écrits, c’est sûr, mais justement, tout mon problème vient de là : c’est souvent assez convenu, pour ne pas dire prévenir.

Ce qui sauve la série, c’est l’humour du personnage et l’excellente bande-son. Le fil rouge est intrigant, même si peu exploité pour l’instant. Allez, le mois prochain, j’aurais rattrapé tout mon retard normalement, histoire de commencer la saison 3 en temps et en heure.

Brooklyn 99, 1×01-05

La vie d’un commissariat de police, loin de la vie palpitante que l’on en voit à la télé habituellement. Plot twist : y en a pas ?

J’enchaîne les épisodes, mais je ne suis pas particulièrement fan pour l’instant. J’ai un vrai problème avec le personnage principal qui me gave un peu, mais si j’ai supporté The Last Man on Earth, je peux très certainement en faire de même avec Brooklyn 99.

On verra comment j’avance, mais je suis pour l’instant un peu blasé devant les épisodes. Il y a de bons moments, marrants, mais… je ne suis pas emballé plus que ça. On me l’a peut-être trop survendue, allez savoir.

00ET LE MOIS PROCHAIN :

Pour le challenge, je vais continuer de voir un épisode par jour pour Lucifer, car c’est une formule qui me convient assez bien. J’ai calculé, d’ailleurs, que vu le nombre d’épisodes qu’il me reste (toutes séries confondues), il faudrait que j’arrive à tenir un rythme de trois ou quatre épisodes PAR JOUR jusqu’en décembre pour réussir mon challenge. Autant vous dire que ça va switcher, mais je ne sais pas encore quoi ou comment.

Évidemment, je n’oublie pas que je suis toujours censé me mettre à jour dans Supernatural, Brooklyn 99 et OTH. Et qui dit nouveau mois, dit nouvelle série : The Last Ship, en théorie. Seulement, je ne sais pas si je vais vraiment la supporter, parce que c’est quand même très militaire.

En parallèle de tout ça, qui dit juin dit débarquement des séries d’été. J’en ai (bien sûr) fait un article il y a déjà un moment, mais j’ai vraiment la masse de choses à voir et à rattraper. Et comme c’est le mois de juin, c’est bien sûr également très chargé du côté vie perso, comme pour tout le monde. Y a un truc qui fait que mai et juin sont toujours des mois beaucoup trop chargés !

01ET EN DEHORS DU CHALLENGE ?

Comme je le disais en introduction, c’est hyper chargé en dehors du challenge, mais vous vous y attendiez avec le mois de mai je pense ! J’ai terminé pas moins de 17 saisons au cours du mois, autant vous dire que ça fait de la lecture et que j’espère que vous avez posé votre journée de congés (surtout si vous vous mettez à lire aussi les articles de chaque saison lol).

Bien sûr, pas de spoiler s’il est question d’une saison 1… mais spoilers sur les saisons précédentes le cas échéant.

Sense8 (S02) : 16,5/20

Après un épisode de Noël qui avançait à fond dans la chronologie, la saison 2 reprend plus lentement et développe le destin des huit sensates. Plot twist : ils ne sont toujours pas seuls à être connectés.

J’ai beaucoup plus accroché à cette deuxième aventure du cluster qu’à la saison 1. Je trouvais la première partie lente et avec un rythme pas toujours très prenant, sans compter une overdose de sexe gratuit. C’est toujours un peu le cas, mais cette fois, je m’y attendais et, surtout, l’intrigue était plus développée donc plus intéressante. Pourtant, elle n’est pas des plus simples à comprendre et je ne suis pas sûr d’avoir tout saisi, mais je recommande vraiment la série.

Ce qui est le plus agréable avec Sense8, c’est qu’elle a son esthétique propre, que ce soit du côté musical (j’ai écouté pendant la rédaction interminable de cet article la BO de la saison) ou du côté des images. Cette saison 2 n’est pas avare d’ailleurs en longs plans nous montrant chacun des connectés ensemble et c’est toujours très esthétique. Plaisant.

EDIT : Sept heures après la publication de cet article, Netflix a pris la décision la plus stupide de son existence. Je n’ai pas de mot, que de l’énervement, et ça se voit sur Twitter. #BringBackSense8

Superstore (S02) : 16/20

La vie suit son cours à Cloud9. Plot twist : cette saison 2 respecte le calendrier de diffusion dans ses thématiques.

La saison 1 m’avait déjà beaucoup plus lorsque je l’avais bingewatchée l’été dernier, mais j’ai adoré cette saison 2. Je trouve très intéressant le parti pris de suivre le calendrier de diffusion pour proposer des épisodes thématiques. Ce n’est pas une nouveauté aux Etats-Unis, mais il y avait cette année de quoi faire et le magasin nous a tout proposé : Halloween, Noël, St Valentin mais aussi élections présidentielles ou Jeux Olympiques.

Au-delà de ça, la saison s’est mise à proposer des intrigues à suivre sur un plus long terme, ce qui est toujours très agréables. Quelques personnages secondaires (Sandra) ont été développé de manière efficace et la fin de saison m’a laissé sur les fesses. À voir !

The Last Man On Earth (S03) : 15,5/20

Le petit groupe est perturbé par l’arrivée de nouvelles personnes à la villa. Plot twist : Melissa est tellement cinglée qu’elle provoque un départ forcé de la villa.

J’étais très mitigé à la fin de la saison 2, hésitant à revenir pour une nouvelle aventure en la compagnie des derniers hommes sur Terre. Finalement, je ne regrette absolument pas d’être revenu. À l’exception d’un ou deux épisodes m’ayant encore filé la migraine, la saison a su se renouveler sympathiquement et proposer de vraies bonnes situations comiques.

En parallèle, l’histoire qui se développe est de plus en plus dramatique et concrète, avec des personnages qui ne vivent pas que des choses comiques, ce qui permet d’énormément s’attacher à eux. Quant au cliffhanger ! Heureusement, il y aura une saison 4 (et ce n’était pas gagné pourtant).

The Great Indoors (S01) : 15/20

Jack, un grand journaliste/explorateur, se voit confier un poste sédentaire dans le magazine pour lequel il écrit depuis des années. Plot twist : il est vieux et l’équipe est composée de millenials tout ce qu’il y a de plus cliché.

Je ne misais pas cher de cette série en la débutant et quelque part le temps me donne raison car la série est annulée après une saison.

Pourtant, malgré des premiers épisodes qui tâtonnaient énormément, je trouve que cette sitcom avait trouvé son rythme, et il était bo et comique. J’ai eu de nombreux fous rire devant et je suis déçu de cette annulation. Bien sûr, il n’y avait rien de vraiment nouveau dans The Great Indoors, mais elle valait le coup malgré tout. C’était le divertissement vraiment pas prise de tête et un peu prévisible qui fonctionnait cette saison.

La fin est ouverte, mais pas trop, si bien que la saison peut être vue comme un tout. Je la conseille donc malgré tout.

Dix pour Cent (S02) : 16/20

Les agents d’ASK sont de retour pour aider leur star à traverser leurs crises personnelles, alors même qu’eux-mêmes ne gèrent pas les leurs. Plot twist : Camille est bien moins sur le devant de la scène et Andrea continue de voler la vedette à tout le monde.

Cette saison 2 était un peu balbutiante, surtout sur ses débuts. Je regrette un trop petit nombre d’épisodes pour des intrigues qui auraient vraiment mérité un développement plus long (particulièrement tout ce qui concerne Isham) ou plus mis en avant (Camille n’est vraiment exploitée que dans les deux ou trois derniers épisodes alors qu’elle était le point d’entrée dans la série, c’est dommage).

J’ai adoré le développement des personnages secondaires, surtout Noémie et Hervé qui étaient à mourir de rire, et eu un peu plus de mal avec Sophia, Gabriel et Julien Doré. Bref, il y a de l’excellent et du moins bon dans cette saison 2, mais ça reste pour moi la meilleure série française du moment.

The Catch (S02) : 14,5/20

Ben est en prison et Alice reprend sa vie. Plot twist : il ne va pas rester bien longtemps en prison car il bosse désormais pour le FBI.

Après une première saison très médiocre, The Catch a dû appeler Olivia Pope pour sauver les meubles, parce que c’est un sacré travail qui s’est fait pour rendre cette saison bien meilleure. En fait, ils ont arrêté d’essayer de se prendre au sérieux et ont joué à fond la carte du guilty pleasure, en multipliant les embauches et les personnages.

Et en ce qui me concerne, c’était une vraie réussite. Je suis hyper frustré de l’annulation de cette série ! Elle n’a pas de fin, c’est vraiment dommage.

Life in Pieces (S02) : 16/20

Après le marriage surprise de la fin de saison, la vie reprend son cours pour toute la famille. Plot twist : ils sont tous toujours aussi cinglés.

Rien à redire sur cette saison 2 qui a su poursuivre sur la lancée de l’excellente saison 1. Franchement, je ne regrette pas d’avoir regardé malgré ma déception initiale de découvrir que c’était une comédie et non une série de 40 minutes. J’ai mis longtemps à entrer dedans en saison 1, mais maintenant que les scénaristes ont su trouver l’équilibre et les dynamiques relationnelles de chaque personnage, c’est tout bon.

Je sais avant de lancer chaque épisode qu’il y a de fortes chances que je ris, et c’est tout ce que je cherche après tout. Il y a eu un ou deux bas malgré tout, et une fin de saison que j’ai moins aimé, mais c’est très solide et je ne suis pas surpris que la série soit renouvelée pour la saison 3.

Once Upon a Time (S06) : 12,5/20

Cette saison débute sur la mise en avant de l’intrigue Aladdin/Jafar et Jasmine. Plot twist : cette intrigue ne sert à rien.

Que c’est douloureux de regarder une série à l’agonie. Même en speedwatch et en faisant le ménage devant, il était dur de ne pas s’ennuyer, c’est dire à quel point la série aurait besoin d’être annulé.

Pourtant sur sa deuxième partie et particulièrement ses derniers épisodes, OUAT a repris un peu de poil de la bête, voyant sa conclusion approcher. En effet, malgré le renouvellement, cette saison est clairement la dernière. Ces derniers épisodes sont une fin de série et j’irai jusqu’à dire que c’est une fin de série réussie. C’est à la hauteur des six saisons en tout cas, avec une bonne dose de niaiserie mais une intrigue sympathique.

Bon, du coup, je suis mitigé, mais dans l’ensemble, ce n’était pas brillant. Quant au reboot l’an prochain… et bien, je le regarderai par curiosité, parce que la fin de saison m’a redonné espoir et la fuite de la moitié du casting pourrait leur faire du bien (même si j’aurais préféré que tout le monde dégage du coup).

Quantico (S02) : 12,5/20

Un attentat éclate durant le G20. Plot twist : ça part bien, mais vous ne comprendrez rien après quelques épisodes. Et eux non plus.

Hasard du calendrier, les deux plus mauvaises saisons se sont terminées coup sur coup. Et Quantico n’a pas su tirer son épingle du jeu avec un épisode final catastrophique, bâclé et concluant comme il peut la série (qui a été renouvelée de justesse, finalement). Pas de cliffhanger pour donner envie de revenir donc…

Quant à la saison en elle-même, elle partait bien et s’est cassée la gueule en reprenant la même formule que l’an dernier… et les mêmes défauts. À trop vouloir surprendre, la série en devient illisible, avec des gentils méchants gentils et des méchants gentils et des méchants gentils qui sont en fait méchants mais eh ils bossent avec ce gentil qui du coup est peut-être méchant. Bref, vous voyez quoi. C’est manichéiste sans l’être, prétendant ajoutant des nuances qui ne sont pas franchement là.

Beaucoup de critiques et une note pas si mauvaise ? Oui, car la troisième partie de saison s’est avérée géniale par rapport à tout ça, et je ne sais toujours pas comment c’est possible. Un énième reboot leur a permis de rebondir agréablement, mais c’était trop tard pour les audiences.

Je suis curieux de voir ce que donnera la saison 3, raccourcie. A priori, ça devrait leur faire du bien d’avoir moins d’épisodes.

Agents of S.H.I.E.L.D (S04) : 16,5/20

Ghostrider débarque en ville alors que Daisy est toujours en pleine crise d’adolescente à retardement. Plot twist : c’est moyen, mais ça s’améliore promis.

J’étais super déçu par le début de saison, mais je n’osais pas le montrer. Les notes sont loin d’être mauvaises car l’écriture de chaque épisode est réussie en elle-même, mais la dynamique d’ensemble n’était pas là du tout.

C’est avec plaisir toutefois que j’ai vu la qualité revenir peu à peu en cours de saison, malgré quelques frayeurs et quasi plagiat qui m’ont fait douter que ce soit possible. Finalement, le dernier acte de la saison était de loin la meilleure partie de la série entière. Cette saison 4 restera pour moi celle qui aura su prendre des risques payants dans une intrigue qui semble tirée par les cheveux à première vue.

Malheureusement, eux aussi n’ont pas spécialement réussi leur fin de saison, même si ça restait un bon épisode. Je suis très impatient de retrouver la saison 4, même si je suis traumatisé par le changement de case horaire.

Imaginary Mary (S01) : 14,5/20

Alice, une quadra qui a réussi à fond sa vie professionnelle, s’entiche de Ben, le père de trois enfants qui galère un peu dans sa vie sentimentale et professionnelle. Plot twist : Mary, l’amie imaginaire d’enfance d’Alice, redébarque dans sa vie pour l’aider.

C’était une comédie sympathique et divertissante, malgré un équilibre qui a eu du mal à se trouver et des épisodes de qualité très inégales. Les meilleures parties de la saison sont clairement les épisodes qui auront su utiliser à bon escient une bande son qui filait la pêche, alors qu’au contraire, les pires épisodes sont ceux s’éloignant un peu trop des enfants. Et oui, la musique et les enfants, c’est tout ce qui fonctionnait dans cette première saison.

Annulée, la série a malgré tout une jolie fin au terme de son épisode 8. Je recommande donc de la voir si vous avez envie de passer un bon moment sans lendemain… Enfin, ça, c’était la théorie parce que mercredi, ABC a diffusé un neuvième épisode. Les bons gros relous qui épuisent les stocks après annulation, quoi. Si vous n’avez pas encore vu la série, sachez que l’épisode 9 se déroule de toute manière avant l’épisode 8. Cela ne change donc rien à la conclusion de la série et je ne sais pas pourquoi ils ne l’ont pas diffusé avant, car c’était en plus un bon épisode.

C’est juste histoire de remuer le couteau dans la plaie, je crois.

Blindspot (S02) : 14/20

Jane retrouve sa famille et comprend un peu mieux son rôle au sein du FBI comme au sein de l’organisation terroriste dont elle faisait partie. Plot twist : toutes les réponses aux questions posées dans la saison 1 se trouvent… dans l’épisode 1 de cette saison 2.

La saison a démarré sur les chapeaux de roues, me faisant mentir comme jamais quand je disais que la série me blasait par son rythme trop lent et trop procedural. Et puis, elle est retombée dedans, précisément, servant beaucoup d’épisodes à la semaine totalement insipides. Dommage, dommage.

Dans l’ensemble, la saison se regarde, mais elle est loin d’être toujours divertissante et elle retombe souvent dans des schémas trop classiques : Patterson en danger un épisode sur trois, les locaux du FBI infiltrés un épisode sur quatre, des faux cliffhangers et des twists prévisibles à dix kilomètres, sans oublier l’amitié Tasha/Reade qui est devenue ambiguë mais en fait non, mais en fait si, mais en fait on ne sait plus… Autant d’éléments qui finissent par plomber une saison qui aurait pu proposer quelque chose de meilleur.

Là encore, on sent que les derniers épisodes rushent un peu plus que d’habitude pour proposer une fin de série. Cela n’aura pas été grandiose, mais ça aurait suffi. Oui, mais la série est incompréhensiblement renouvelée (et déplacée au vendredi soir, la case de la mort) pour une saison 3, avec le petit cliffhanger qui va bien (et sort de nulle part pour proposer un mini-reboot de la série).

Unbreakable Kimmy Schmidt (S03) : 15,5/20

Kimmy reçoit un coup de fil de son geôlier/mari qui lui demande le divorce. Plot twist : elle n’est pas sûre d’être prête à divorcer.

Je suis hyper déçu par cette saison que j’ai vécu comme un naufrage inattendu, mais qui s’en tire pourtant avec une note plutôt bonne. Oui, mais Kimmy Schmidt, c’était une pépite lors de ses deux premières saisons, alors la chute est dure malgré tout.

Que s’est-il passé ? Je n’ai pas accroché à l’humour, beaucoup moins bon et bien plus forcé qu’avant, ni au jeu de certains acteurs (Lilian, que t’arrive-t-il ?) que j’ai trouvé… mal joué. Vraiment, j’avais parfois l’impression de voir un acteur réciter son texte, et ça, ce n’est pas possible quoi. Cela manquait de vie, c’était terrifiant.

Quant à Kimmy, elle est loin d’être « unbreakable » désormais, s’énervant à plusieurs reprises au cours de la saison et allant même jusqu’à effleurer la dépression. La série était rafraîchissante et drôlissime justement parce que les scénaristes avaient pour parti pris d’éviter les sentiments négatifs, même (surtout) lorsque ça paraissait ridicule de les éviter.

Grosse déception donc et j’espère que la saison 4 sera la dernière, car ça fait mal de voir un personnage aussi adorable finir aussi mal !

Grey’s Anatomy (S13) : 16/20

Alex se fait arrêter pour le passage à tabac de Delucas et Meredith ne sait pas quoi faire de sa relation avec Riggs maintenant qu’elle sait que Maggie est amoureuse de lui. Plot twist : ces deux intrigues avancent à peine.

Déjà, l’évidence : wahou. Treize saisons plus tard, Grey’s est toujours très en forme, malgré un bon gros passage à vide des saisons 9 à 11. Chaque épisode de cette saison ou presque a su me convaincre, me divertir et faire son travail sans que ça ne paraisse être un effort surhumain pour les scénaristes.

Les dynamiques entre les personnages sont tellement rôdés en même temps et les changements de casting tellement dans l’ADN de la série que plus rien ne semble pouvoir les arrêter, à part peut-être un départ d’Ellen Pompeo, un jour. Je cultive d’année en année mon espoir d’une fin de série dramatique sur l’Alzheimer fatal de Meredith (de toute manière, il faut être masochiste pour regarder cette série), mais en attendant, la série semble avoir de vrais beaux jours devant elle, au point qu’un nouveau spin-off est en commande (oui, oui, sur les pompiers de Seattle, allez comprendre).

Si chaque épisode était individuellement bon, j’ai quand même eu beaucoup de mal avec le rythme très lent de nombreuses intrigues, et particulièrement de celle d’Alex/Jo qui n’avance pas d’un iota entre décembre et mai. L’actrice étant enceinte, j’ai eu un semblant d’explication sur le pourquoi, mais c’est frustrant. Cela m’a un peu rappelé le cas Jackson/April en saison 12.

J’espère qu’ils sauront corriger le tir l’an prochain tout en continuant de proposer des intrigues qui s’inscrivent dans cette routine retrouvée et toujours fonctionnelle.

Scandal (S06) : 15/20

Le soir de l’élection présidentielle, tout le monde est surpris du résultat : Frankie Vargas est élu président à la place de Mellie. Oups. Plot twist : il se fait assassiner lors de son premier discours. Re-oups.

Je suis positivement surpris par cette saison qui a proposé une écriture totalement différente des saisons précédentes et a enfin su s’éloigner de ces conneries de B613 qui l’ont coulé petit à petit. Oh, bien sûr, Papa Pope est toujours en vie (et c’est ridicule), mais dans l’ensemble, les épisodes ont su être bien plus intéressants, voire marquants, que les saisons passées.

Le centième épisode est un peu raté à mon goût, mais la fin de saison proposait une fin de série particulièrement jouissive. Malheureusement, il y aura bien une saison 7 de dix-huit épisodes. Je trouve cela dommage car je ne vois pas conclure mieux que ce qu’ils avaient fait là (c’était certes ouvert, mais ça donnait à la série le sous-titre de l’ascension au pouvoir d’Olivia).

Supergirl (S02) : 15,5/20

Superman débarque enfin en ville pour aider Kara dans une de ses enquêtes. Plot twist : la série a changé de chaîne, s’est offert un budget effets spéciaux et une liberté scénaristique impressionnante.

Wow ! La saison 1 ne m’avait pas particulièrement enchanté, même si elle occupait agréablement mes trajets du mardi matin pour aller en cours. Cette année, j’étais au contraire pressé de lancer l’épisode chaque semaine.

Les scénaristes se sont lâchés, peut-être un peu trop d’ailleurs, et ont proposé une saison à la qualité bien supérieure. Le problème, c’est qu’à force de sortir des intrigues dignes d’un arc complet à chaque épisode, ils se sont un peu emmêlés les pinceaux sur certaines (le père d’Alex, retrouvé puis oublié un bout de temps ; Lyra, maltraitée en deux épisodes et demi) alors que d’autres étaient parfaites un temps (Maggie/Alex) avant de finir tellement à l’arrière-plan qu’on ne savait plus bien ce qu’il en était.

Bref, il y a encore des petites choses à corriger (enfin petites… tout le personnage de James serait à revoir), mais c’est dans l’ensemble très solide et une vraie bonne surprise !

The 100 (S04) : 17/20

Alie est enfin vaincue et Octavia tue Pike, mais Clarke apprend que le monde a une date d’expiration : les réacteurs nucléaires de la planète ont laissé s’échapper un taux de radiation tel que le compte à rebours a commencé pour l’espèce humaine. Plot twist : les personnages sont loin d’être à court d’idées pour se sauver la vie.

Cette saison 4 était toujours aussi excellente en ce qui me concerne, malgré, il faut bien le reconnaître, une petite lassitude dans l’écriture des épisodes, particulièrement en début de saison. Il y avait toujours un nouveau problème que les personnages parvenaient à résoudre de toute manière dans l’épisode et une intrigue secondaire qui suivait souvent le même schéma. Bref, c’était un chouilla répétitif, mais les scénaristes ont su s’échapper de ça.

Bien peu meurtrière en début d’année, la série s’est également rattrapée sur sa fin avec des épisodes vraiment marquants, une géopolitique parfaitement maîtrisée et un final drôlement surprenant auquel je ne me serais pas attendu deux ou trois semaines avant. Et puis, il y a de nombreuses scènes qui finalement ont su me toucher et me marquer.

Cette série reste donc un bon gros coup de cœur que je ne recommanderai jamais assez, même si j’ai très peur de ce que donnera la saison 5, car le cliffhanger ouvre bien trop de possibilités.

Chewing Gum (S01) : 15,5/20

Tracy a 24 ans, est en couple depuis quelques années et est… vierge. Plot twist : ça va changer.

On m’a beaucoup parlé en bien de cette petite comédie anglaise, en la comparant notamment avec Unbreakable Kimmy Schmidt, et j’ai fini par me lancer dans son visionnage. C’est loin d’être un coup de cœur et, si je vois en quoi la comparaison peut être faite avec UKS puisque le personnage principal est un peu naïf sur les questions sexuelles, ce n’est pas au niveau de la série Netflix pour moi.

C’était un bon moment, c’était mieux sur la fin, mais ce n’était vraiment pas la série (et l’humour) que j’espérais en faisant play. Je regarderai forcément la saison 2, reste à savoir quand.

Prison Break (S05) : 16/20

Finalement, Michael est encore en vie et Lincoln l’apprend. Plot twist : Michael ne réagit pas lorsqu’il voit son frère et dit ne pas le connaître.

Ah Prison Break ! Cette série qui était excellente en saison 1 et qui s’est peu à peu perdue dans les limbes de la médiocrité après un bon moment de « jumping the shark » lorsque Sara dont la tête avait été coupée s’est avérée être en vie.

Ah Prison Break, cette série aux ficelles énormes et aux facilités scénaristes nombreuses, qui a fait se suicider son héros déjà condamné à mort par la maladie…

Difficile de revenir, a priori… Et pourtant ! La saison 5 propose les mêmes codes, le même rythme, la même ambiance musicale, le même casting, bref, c’est une vraie saison 5, sept ans après, quand la nostalgie fait effet.

Oh clairement, à l’époque, j’aurais eu du mal à lui mettre plus qu’un 13/20, mais je me suis laissé embarquer cette année. C’est sans regret que j’ai visionné ces neuf épisodes qui étaient bons, souvent divertissants et me rappelaient tout ce que j’avais aimé dans cette série à l’époque. Pourtant, je n’en avais vraiment gardé que le négatif et je croyais ne pas pouvoir aimer son retour.

J’avais tout faux, ils ont su me prouver que la série avait aussi été marquante pour moi, finalement. Et ce simple rappel les a aidés à m’embarquer dans leur univers où la vie est beaucoup trop simple malgré des énigmes beaucoup trop farfelues. Allez, je retourne à mes origamis !

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Voilà, voilà, c’est à peu près tout pour ce mois-ci. J’ai également fini Dear White People avant-hier, mais ma chronique n’est pas encore prête, donc il faudra attendre encore un jour ou deux pour que je motive à publier cet article, je pense.

Je ne me suis même pas rendu compte que je finissais tant de saison une fois parti dans le rythme de publication de chacun de mes articles et clairement la rédaction et la mise en page de celui-ci m’a déjà pris un temps fou. Finalement, en moyenne, j’ai terminé une saison tous les deux jours (et même un peu moins que deux jours), c’est totalement dingue !

Le mois de juin sera forcément moins rempli, mais je continue bien évidemment de tenir le blog quasi quotidiennement. N’hésitez donc pas à passer, à commenter, vous abonner, tout ça tout ça.

Allez, je vous laisse, j’ai un épisode de Lucifer qui m’attend, à la prochaine !

Still Star-Crossed (S01)

Synopsis : Après les morts de Romeo & Juliet, les Capulet et les Montaigu décident de s’allier à travers l’union (forcée) des cousins du couple mythique. Le problème, c’est qu’eux, ils ne s’aiment pas.

Ci-dessous, retrouver mon avis sur les trois premiers épisodes de la série uniquement. Elle en compte huit et ne possède pas de fin. À vous de juger si vous pensez que ça vaut le coup (a priori, non).

Pour commencer, si nous n’étions pas au beau milieu d’une trêve des séries, je ne serais clairement pas devant cette série pour la critiquer. Oui, mais il n’y a plus vraiment d’inédits en ce moment et, malgré son côté historique incontournable, Still Star-Crossed m’intrigue pour deux raisons.

Déjà, parce que j’ai un profil littéraire (même si ça ne se voit pas toujours puisque je ne relis pas mes articles et laisse quelques coquilles honteuses se glisser dans mes lignes). Par conséquent, la pièce de Shakespeare, je l’ai lue plus d’une fois et c’est un vrai modèle. Qu’elle soit source d’inspiration encore en 2017 (bon, 2016 en vrai) pour lancer une série est incroyable (il s’agit toutefois d’une adaptation d’un livre). Je suis curieux de voir ce que ça peut donner.

Ensuite, c’est une série créée par l’inégalable Shonda Rhimes, qui surproduit en masse et dirige à peu près la moitié de la grille d’ABC désormais. Le Shondaland s’exporte désormais ailleurs que le jeudi soir et ça m’intrigue. Je ne me fais pas trop de films : il y a eu des hauts et des bas pour la productrice, avec des séries très réussies comme Grey’’s Anatomy, Scandal ou HTGAWM et d’autres qui furent de vrais flops, comme Off the Map ou plus récemment The Catch. Oui, mais… Cette dernière était particulièrement mauvaise en saison 1 et a su s’améliorer en saison 2. Autrement dit : avec elle tout est possible.

Clairement, ABC n’a pas su quoi faire de ce drama historique qui risque d’avoir une bonne dose de teen drama. Le projet semble plutôt être du CW que du ABC, mais nous ne sommes jamais à l’abri d’une bonne surprise. Grey’s elle-même n’avait pas grand-chose à faire dans la grille de la chaîne et avait été reléguée en série d’été histoire de combler la grille. C’est là qu’elle avait connu le succès.

Nul doute que c’est le destin que tout le monde espère pour Still Star-Crossed, mais il faut bien dire qu’avec un nom pareil, j’ai plutôt tendance à être pessimiste sur l’avenir de la série. Nous verrons bien !

01.pngÉpisode 1 – In Fair Verona, Where We Lay Our Scene – 08/20
It has been a bloody summer.

La première scène ne se fout pas de nos gueules sur le décor et le nombre de bougies excédant celui de la maison en bougies de Grey’s. La série débute ainsi sur le mariage de Romeo et Juliet et se lance dans une représentation bâclée et réécrite de toute la pièce pendant plus de la moitié de l’épisode. Était-ce bien utile de revenir sur une histoire universellement connue pour introduire la série ? J’aurais préféré que ça commence directement par l’enterrement, surtout que celui-ci lance vraiment la série, avec des combats et la mise en place d’une intrigue amoureuse. Franchement, toute la promo ayant été faite sur « l’histoire après Roméo & Juliet », tout le début de l’épisode était hyper décevant, inutile et ennuyeux. Rien que ça, oui. En même temps, vu ma note, vous deviez bien vous douter qu’il y avait un problème.

Je leur reconnais néanmoins une ambiance magnifique, avec des combats à l’épée réussis, des paysages de fou, des costumes plus ou moins originaux (Benvolio ressemble beaucoup trop à Hook de OUAT pour que ce soit une coïncidence) et des effets spéciaux plutôt beaux… qui contrastent avec des jeux d’acteurs pas si exceptionnels. Je ne sais pas si c’est l’anglais un peu travaillé qui les fait galérer, mais la moitié du casting ne s’en sort pas, y compris le premier rôle (Rosaline) dans la première moitié de l’épisode. La scène de la mort du père d’Escalus est ainsi ridicule à souhait (mal écrite, mal jouée, rien ne va).

La première moitié de l’épisode s’avère donc hyper décevante et soporifique, au point qu’il est dur de s’accrocher à la série. Heureusement, la suite de l’épisode se rattrape, y compris du côté des jeux d’acteurs. Finalement, c’est peut-être que ça faisait chier aussi la production de devoir se taper l’histoire de Romeo et Juliet ?

Le personnage de Rosaline prend toute son importance à la mort de sa cousine et devient un peu le point d’ancrage de la série qui se dirige vers le Prince Escalus ordonnant le mariage forcé de Rosaline avec Benvolio (le cousin de Romeo, donc) avec qui elle a, en plus, une super alchimie (il lui a même sauvé la vie, dis donc). Cependant, ce mariage est aussitôt remis en question par le triangle amoureux un peu grossier Escalus/Rosaline/Benvolio. Oui, c’est l’amant de Rosaline qui la force à se marier avec un Montague, parce que son papa lui a demandé de faire passer Vérone par dessus tout. Ah Shonda et son amour des dramas…

Il faut également noter la présence de la sœur de Rosaline, Livia, qui semble elle faire le nécessaire pour s’entendre avec la mère de Juliet, contrairement à Rosaline. Livia est OK pour un mariage arrangé, par exemple, alors que sa sœur veut vivre un vrai amour et garde un secret bien mal gardé en aidant à sauver la vie de Paris, celui-là même qui aurait dû mourir de la main de Romeo sans cette réécriture un peu grotesque.

Bref, ce premier épisode ne nous apprend presque rien sur la série que nous ne savions pas déjà avant de lancer l’épisode, tant la promo (datant d’il y a un plus d’un an) nous a tout révélé avant. Autrement dit, il faudra revenir la semaine prochaine pour découvrir ce dont il est question.

Le cliffhanger (le triangle amoureux dont il est un sommet est découvert par Benvolio) n’est pas franchement suffisant (pire même, il fait tomber à plat un des seuls suspenses de la série) pour donner envie et le casting est tellement large que je ne sais pas bien qui est la moitié des personnages. Côté acteurs, je suis néanmoins content de retrouver Zuleikha Robinson de LOST et Anthony Head de Buffy, bien sûr.

La période de diffusion choisie est excellente : comme il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent, je regarderais probablement la suite, par curiosité. Cela dit, je m’attends vraiment à une annulation, à moins que Shonda ne réussisse à faire opérer sa magie habituelle à temps. C’est mal barré pour le moment.

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Épisode 2 – The Course of True Love Never Did Run Smooth – 14/20
You will take the fall

Ils osent nous faire un résumé d’une minute trente sur le premier épisode où l’on revient encore sur Romeo et Juliet. C’est bon, ON SAIT. Un petit flashback inutile nous explique également pourquoi le prince ne peut se marier à Rosaline. Sans grosse surprise, celui qui est devenu roi annonce ensuite que le mariage va continuer comme prévu. Notre pauvre Rosaline se retrouve enfermée dans la chambre de Juliet à attendre son mariage, c’est beau. Elle refuse bien sûr que ça arrive.

L’épisode propose donc de repartir sur son triangle amoureux tout en développant enfin ses intrigues politiques. Cela fonctionne plutôt bien et clairement mieux que la semaine dernière, me redonnant un peu d’espoir pour la série. Je doute qu’elle soit renouvelée, mais si la saison 1 peut proposer un truc complet et fermé, je serais satisfait. En plus, ça fait toujours du bien d’entendre du bel anglais, et dans le fond, on est plutôt sur du langage soutenu avec cette série.

Au cours de l’épisode, Livia est un peu plus développée que la semaine dernière. La sœur de Rosaline devient sa servante, mais l’essentiel à retenir de son personnage est qu’elle réussit à sauver Paris, étant assez clairement un intérêt romantique pour le personnage. Pourquoi pas.

Loin des idées de romances, Benvolio Montaigu est présenté comme aussi détestable que possible. Bien que promis à Rosaline, il profite de son temps libre pour aller fréquenter des prostituées. Cela ne plaît pas trop à son oncle qui l’envoie plutôt enquêter sur les Capulet et l’arrêt de la construction de leur cathédrale. C’est là le début des intrigues financières : les Capulet sont clairement en difficulté et Benvolio l’apprend à temps pour que son oncle annonce que le mariage se déroulera dans la cathédrale une fois qu’elle sera construite. Si ce n’est pas merveilleux.

Sir Capulet se retrouve donc dos au mur, surtout que sa femme crise un peu : elle n’est pas franchement heureuse du mariage avec un Montaigu, ni de la mort de Juliet (dont elle est désormais persuadée que le suicide a été provoqué par Rosaline). Plutôt que d’admettre sa ruine, Capulet tue donc son architecte, dans une scène qui m’aura bien fait rire.

Pendant ce temps, Rosaline fait tout ce qu’elle peut pour empêcher le mariage. Elle parle ainsi à Isabella, la sœur du roi Escalus, pour la convaincre de persuader son frère de renoncer à ce projet de mariage. Moi, perso, ça me fait un point du bingo cadeau. Cela fonctionne un temps : Escalus et Rosaline se retrouvent même à passer la nuit dans la même chambre (en tout bien tout honneur), ayant pris la décision de ne pas la marier à un Montaigu. Malheureusement, durant cette même nuit, la tombe de Romeo est saccagée, de même que le corps de notre amant maudit préféré, alors Escalus rechange d’avis.

Il faut dire que le roi n’a pas la vie simple non plus : il doit affirmer son autorité, ce qu’il fait à coup de condamnations à mort et de fourchettes (décidément, c’est la semaine où les américains veulent me dégoûter des couverts !). Plus l’épisode passe, plus il devient froid et « méchant », ne s’adoucissant qu’en présence de Rosaline. Ah, l’amour…

En définitive, c’était plus entraînant que la semaine dernière, mais ça reste très convenu. J’aime déjà mieux les intrigues lancées par ce second volet, mais je n’arrive pas à imaginer la série être un succès ou obtenir une saison 2. C’est un peu dommage. Il faut noter aussi que j’ai eu l’impression que le budget suivait déjà moins cette semaine, notamment au niveau des lumières et de certains effets spéciaux. Il faudra voir si cette qualité, qui était l’une des forces principales de la série la semaine dernière, continue de décliner.

Oh, un dernier point sur l’ambiance musicale qui elle est très réussie !

Capture d'écran 2017-06-24 18.29.32.pngÉpisode 3 – All The World’s A Stage – 12/20
It’s quite a change of heart

Si vous me suivez sur Twitter, vous savez que j’ai quelques jours de retard dans le visionnage de cet épisode non pas parce que cette série est mauvaise, mais bien parce que je n’avais plus de WiFi (et que cette série étant mauvaise, je n’allais pas lui sacrifier ma 4G).

L’épisode repart sur le mariage forcé et des changements d’avis d’Escalus et Rosaline. Je n’en attendais pas moins venant d’eux. Le mariage est bien sûr avancé après toute la merde des épisodes précédents. Cela ne réjouit pas trop Rosaline, mais sa sœur est aux anges rien que d’imaginer la situation. De son côté, Benvolio est à peu près aussi joyeux que Rosaline de voir sa vie privée lui être confisquée. Du coup, il lui propose de rentrer dans les ordres histoire que tout s’arrange. Vu comme ça, c’est sûr que c’est plus simple. Cela n’empêche pas Benvolio d’avoir le temps de déprimer de la mort de ses amis et de son futur déjà contrôlé par son oncle alors que lui voudrait juste vivre avec une prostituée. Ben voui, c’est ça l’amour.

Pendant ce temps, Livia continue de flirter avec Paris qui lui apprend à enfreindre les règles et cherche à l’embrasser. Si ce n’est pas magique tout ça, je crois que l’on tient une Capulet et un Montaigu amoureux l’un de l’autre pour la fin de saison. En attendant, non ce n’est pas exactement magique. En plus, Rosaline change encore d’avis : elle décide de se marier en échange de la liberté de sa sœur. L’idée d’entrer dans les ordres, c’était juste pour révolter les féministes et s’assurer de combler un peu de temps d’épisode avec un twist. Twist d’ailleurs pas du tout crédible, qui plus est, car les revoilà devenues meilleures amies quand la mésentente cordiale entre elles était assez claire dans l’épisode précédent). C’est donc mal écrit, en plus de tout ? Hum…

Les deux vieux Capulet/Montaigu continuent de se mettre des bâtons dans les roues, et ça en devient presque drôle. Bon, côté Capulet, notre Anthony Head préféré est hanté par de biens mauvais flashbacks, mais c’est drôle quand même, je vous dis. Il vire peu à peu fou et l’acteur n’est plus aussi bon qu’avant, le personnage disant même qu’il pense Juliette encore en vie par moment dans une scène où la performance est loin d’être réussie. N’empêche qu’il déprime lui aussi, mais face à ses comptes. Et en parallèle, Montaigu n’a pas trop de problèmes pour le moment et c’est lui qui propose de payer un nouvel architecte. Comme par hasard.

Le mariage tant attendu a enfin lieu, mais bien sûr, comme nous sommes encore en début de saison, il ne peut être accompli comme il se doit ! Les scénaristes n’y vont pas de main morte et proposent carrément un attentat pour s’assurer que la guerre continue à Vérone. L’attaquant parvient à s’enfuir, mais c’est sans compter sur le couple Benvolio/Rosaline qui le poursuit, de manière totalement crédible, bien sûr. Le couple comprend que quelqu’un qui n’est pas de leurs familles respectives s’ingénue à faire en sorte que la vieille rivalité continue. Cela nous donne une perspective pour la fin de saison avec un couple plus uni qu’il n’y paraît et un ambassadeur de Venise qui meurt (seule vraie victime de l’attentat, comme par hasard), ce qui ne fait pas les affaires de la ville et particulièrement d’Isabelle, qui est une bien meilleure dirigeante que son frère pourtant roi. Enfin, le cliffhanger voit Lord Capulet halluciner sa tendre Juliette lui dire de faire attention, allez savoir pourquoi/à quoi ça sert…

Bon, il ne faut pas s’étonner que les audiences soient catastrophiques. Tout est énorme, les ficelles scénaristiques sont aussi visibles que prévisibles et le vieil anglais ne parvient pas à tout sauver malheureusement, cassant même la crédibilité de certaines scènes avec un côté bien trop théâtral (là encore, c’est de la faute d’Anthony Head, pourtant un bon acteur à l’époque). Ce n’est même pas un bon guilty pleasure, même si certains moments sont agréables et que l’ensemble reste très beau, esthétiquement parlant.

Je vous aurais bien donné RDV mardi pour l’épisode suivant, mais les audiences sont tellement mauvaises qu’ABC a décidé d’arrêter le massacre et diffusera désormais la série le samedi soir, laissant de nouveau une semaine s’écouler avant le prochain épisode. On se retrouvera donc dimanche prochain, peut-être, parce que je ne sais pas si je regarderais le dimanche pour autant. Le dimanche, il y a Orphan Black et Still Star-Crossed fera bien pâle figure à côté !

Tellement pâle figure, d’ailleurs, que je n’ai pas continué la série. ABC a décidé d’annuler la production alors que la saison 1 se termine sur plusieurs cliffhangers. J’ai donc décidé de ne pas continuer. Je pourrais accrocher aux cinq épisodes qu’il me reste, et j’aurais l’air malin à ne pas avoir de fin. Bref, oui, oui, vous êtes Still Star-Crossed, effectivement. Avec un titre pareil, pas étonnant que la série soit annulée.