Les saisons terminées en mai

Salut les sériephiles !

Comme chaque année, le mois de mai a marqué la fin de saison de tout un tas de séries. Même si je n’ai pas encore fini toutes les séries que j’avais en cours, j’ai donc de quoi remplir un bilan mensuel tout de même bien fourni. La qualité des fins de saisons n’a pas toujours été là en revanche, j’ai connu quelques déceptions sur les épisodes de fin… mais heureusement, pas sur les séries en général. C’est parti pour un tour d’horizon de ce que j’ai terminé ce mois-ci.

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Séries renouvelées

Superstore (S03) – C’était une saison en demi-teinte pour moi, parce que l’intrigue est trop étouffée dans un « will they won’t they » qui ne me passionne pas, comme d’hab, et parce que les épisodes avaient presque tous des fins ouvertes. Cela m’a laissé un arrière-goût d’épisodes bâclés et dont les scénaristes ne savaient pas comment conclure l’histoire, et c’est dommage. Je ne suis pas fan non plus du cliffhanger proposé ; heureusement que c’était toujours aussi drôle et plein de bonnes blagues ! Moyenne : 16/20

Station 19 (S01) – Là aussi, pas mal de déceptions pour ce crossover qui ne tire pas assez partie de ce côté-là de son intrigue et dont j’ai trouvé vraiment dommage le nombre incalculable de scènes qui paraissaient extraites de la série-mère. La série peine ainsi à trouver pleinement son indépendance jusque dans l’un de ces cliffhangers ! Heureusement, les personnages sont attachiants (avec un i, oui) et l’épisode final était très réussi, ça compense. Moyenne : 16/20

Grey’s Anatomy (S14) – Cela n’arrête plus de me surprendre, mais après 14 ans, la série a toujours la pêche et vraiment pas de quoi rougir face à la concurrence. Cette saison était une vraie réussite, avec ce qu’il fallait d’émotions et de rire pour être marquante et pour continuer d’être un long fleuve tranquille vers la saison 15. C’’est un mastodonte dont on ne peut plus se séparer, je crois. Moyenne : 17/20

Agents of S.H.I.E.L.D (S05)Si le final était décevant du point de vue de l’intrigue, c’est bien le seul reproche que je puisse faire à cette saison forte en émotions du début à la fin. Il faut dire que les scénaristes l’envisageaient comme une saison finale, et ça se sent tout du long, avec pas mal de retours et de rappels des premières saisons. Une construction de saison très réussie et un coup de cœur confirmé pour la 5e fois. Moyenne : 17,5/20

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Séries annulées

The Last Man On Earth (S04) La frustration de ne pas avoir de saison 5 et de terminer sur un cliffhanger est toujours là, mais au moins, cette comédie part sur l’une de ses meilleures saisons (pour moi en revanche). J’ai beaucoup ri, son humour décalé (auquel je n’adhérais pas toujours) et ses enterrements loufoques me manqueront énormément. Moyenne : 16/20

Rise (S01) La série n’aura pas été ce que j’en attendais, mais elle est très chouette tout de même, et auto-suffisante, ce qui est toujours un plus dans le cas d’une annulation. Très convenue et pleine de clichés, j’en retiens un casting épatant et des chansons utilisées jusqu’à l’overdose. D’ailleurs, si le casting est fait de vrais talents vocaux, la frustration la plus grande vient de leur sous-exploitation totale en tant que chanteurs… Moyenne : 15,5/20

20-1

Séries terminées

Once Upon a Time (S07) – Happy end pour la série la plus mièvre de mon existence de sériephiles (et j’ai regardé Lost & Found Music Studios, ça veut dire beaucoup !). Cette dernière saison aura remonté une pente qui paraissait infranchissable et proposé un excellent renouvellement bienvenue. Le reboot était bienvenue et réussi, j’aurais presque aimé une saison 8, c’est dire. Cette saison 7 est toutefois une vraie capsule de l’ensemble de la série : ça démarre avec un excellent niveau, puis ça perd en qualité d’un coup, tombe dans des affres désespérantes pour remonter sur sa fin. Moyenne : 16/20

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Sort Incertain

Dear White People (S02)L’intrigue est loin d’être terminée, mais Netflix n’a toujours pas annoncé le retour de cette série… C’était une bonne surprise : comme j’avais tout vu en un week-end l’an dernier, j’avais oublié le ton décalé de la série, son côté méta et son excellente manière d’aborder des sujets de société compliqués. J’en veux plus ! Moyenne : 17,5/20

13 Reasons Why (S02) Je peux reprendre à peu près mot à mot ce que j’ai dit au-dessus, le méta en moins. Cette saison 2 a su montrer son utilité pour compléter la saison 1, mais elle s’est aussi perdue en chemin en se concentrant sur de multiples sous-intrigues pas forcément passionnantes. Son épisode 12 (et les 20 premières minutes de l’épisode 13) faisaient une très jolie conclusion de série… avant que les 30 dernières minutes partent dans la surenchère et nous laissent sur un cliffhanger donnant vraiment envie d’une saison 3… Moyenne : 16,5/20

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Arrowverse

Arrow (S02) – Oui, bon, cinq mois pour finir deux saisons, c’est vraiment mal barré pour mon challenge, je sais, mais au moins j’avance un peu ce mois-ci, c’est déjà ça de pris. Cette saison 2 était bien meilleure que la première grâce à l’arrivée de nouveaux personnages que j’ai beaucoup aimés. En revanche, je me passerais bien des flashbacks, encore et toujours. Moyenne : 16,5/20

Bon, ben à rédiger tout ça, je me rends compte qu’il y avait tout de même beaucoup de frustration en cette fin de saison ! Il me reste encore à voir celles de Lucifer, de Life in Pieces, de LA to Vegas… j’espère de bonnes surprises pour juin (et juillet, je crois). On en reparle dans un mois ! Oh et bien sûr tous les résultats ici sont arrondis – je ferai en fin d’année un article récapitulatif avec toutes les moyennes exactes 😉

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Quantico – S03E05

Épisode 5 – The Blood of Romeo – 14/20
Un épisode plutôt sympathique, toujours pas très original dans son écriture, mais assez efficace. La série est pleine de scènes peu crédibles, mais on est habitué à présent, et les thèmes choisis sont toujours assez originaux pour donner envie de rester malgré tout. En plus, on approche de la fin, ce serait dommage de s’arrêter maintenant.

Saison 3


Spoilers

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Find Elizabeth Nutting, find the uranium.

Allez, hop, petit épisode de Quantico pour commencer le week-end sans prise de tête… enfin, eux se prennent la tête sous une jolie lune jaune, mais pas moi. L’intro nous annonce une intrigue nucléaire, ce qui change un peu sans trop changer. Il est donc question d’un vol d’uranium par une prof de fac alors qu’un sommet sur le nucléaire entre l’Iran et le Pakistan a lieu… C’est une mission pour notre super équipe de bras cassés !

Ils enquêtent approximativement une minute avant que Shelby ne fasse un reproche à Alex, parce que franchement, tout ça est de sa faute, c’est sûr, elle était à moitié dans le coma, elle aurait pu éviter d’embrasser Ryan, hein. Pff. Leur amitié était bien jusque-là, rajouter cette jalousie complétement conne et inutile, c’est dommage de gâcher ça.

En revanche, ça améliore les choses pour Harry et Ryan qui parlent de nouveau de la situation de couple de ce dernier, eux aussi en menant l’enquête… Heureusement, il y a Owen, Celine et Jocelyn pour la mener également et avancer pour de vrai : Elizabeth Nutting, la voleuse d’uranium, agit clairement sous la menace dans la manière dont elle regarde les vidéos, mais elle leur laisse aussi un dossier dans lequel elle met une simple copie d’étudiant, celle d’Adnan Hamaja.

Et celui-ci, pakistanais, est clairement responsable de l’enlèvement du fils et du mari d’Elizabeth. C’est un bon début d’épisode, même si on n’est pas sur du très original.

Owen retourne auprès de Carmella, la directrice du FBI qui leur a donné cette mission, pour lui demander d’annuler le sommet international… ce que le président a refusé bien sûr, sinon il n’y aurait plus d’épisode. Owen et Jocelyn décident donc de cacher toutes les infos qu’ils ont : Alex, Mike et Deep sont en train de surveiller l’appartement d’Adnan grâce à une puce GPS.

C’est un trio intéressant qui réussit à mettre une caméra dans la pièce et à envoyer Deep livrer leur nourriture (indienne en plus, parce que les pakistanais ont un bon sens logique) et une oreillette à Elizabeth. Celle-ci confirme que l’uranium est dans l’appartement.

L’oreillette possède aussi un micro ultra-efficace apparemment, parce que même avec une main dessus, Elizabeth parvient à parler avec Alex lol. Elle apprend que son fils est toujours en vie, a eu sa dose d’insuline et accepte donc de bosser avec ce qu’elle pense être le FBI.

On notera que si le script nous dit que le van d’Alex, Deep et Ryan est censé être chauffé, les acteurs travaillent clairement dans le froid, parce que de la fumée sort de leur bouche chaque fois qu’ils parlent, surtout Mike. J’ai de la peine pour eux, la série n’a même plus de quoi les chauffer tellement ils sont en faillite.

Elizabeth s’arrange pour apprendre que la bombe sera à construire dans la journée. En toute logique, c’est Alex qui intervient pour apporter ce qu’il faut pour déclencher la bombe. C’est vrai que son visage n’est PAS DU TOUT connu à l’internationale et que des TERRORISTES ne connaissent probablement pas son histoire, hein.

Tout se passe assez bien pour qu’Elizabeth réclame une vidéo de sa famille permettant de faire avancer l’enquête… jusqu’à ce qu’un homme finisse par débarquer avec ce qu’il faut pour faire la bombe. Est-ce que notre équipe d’élite est composée d’assez d’amateurs pour que personne ne pense à stopper le vrai livreur ? Eh bien, oui, apparemment.

Par conséquent, Mike débarque et tue tout le monde sauf Alex, Elizabeth et l’étudiant de cette dernière, le gentil terroriste de l’épisode qui n’a aucune idée d’où sont les autres otages. L’avantage, c’est que ça force tout le monde à continuer à bosser sur le sommet. Oui, parce que bien sûr, ils apprennent qu’Adnan était en fait indien, pas pakistanais : toute l’opération avait pour but de provoquer un attentat qui paraitrait commis par des pakistanais pour que les États-Unis s’associent éternellement à l’Inde. Pas mal comme idée – même si je ne vois pas bien ce que vient faire cette intrigue politique, c’est original.

Rapidement, Elizabeth comprend que sa famille est plus en danger que jamais maintenant que ses ravisseurs sont morts. Elle braque donc Mike et Alex, des agents entraînés du FBI qui se laissent prendre en otage comme des bleus par Elizabeth et Adnan. Cela force Deep à intervenir, ce qui hurle à la mauvaise idée. Il arrive néanmoins trop tard, forcément.

Pendant ce temps, Celine réussit à trouver une piste pour l’enfant d’Elizabeth et Owen souhaite y envoyer Jocelyn, Ryan et Shelby… Mais cette dernière discute l’ordre, pour éviter Ryan. Cela ne fonctionne bien sûr pas. Elle se retrouve donc à enquêter à la pharmacie, faisant semblant d’être enceinte pour pouvoir aller aux toilettes. Pendant qu’elle enquête, Jocelyn donne des conseils de couple à Ryan, parce qu’elle est bien placée pour en donner évidemment (non).

Aux « toilettes », Shelby s’arrange pour restaurer la connexion wifi afin que Jocelyn puisse fouiller les vidéos, mais c’est une piste qui ne mène finalement nulle part. Heureusement, la vidéo demandée par Elizabeth les met sur une nouvelle piste et ils se retrouvent avec quelque chose à faire, c’est beau les coïncidences et la technologie impeccable permettant d’être au point dans une simple voiture pour faire pause sur un live piraté et zoomer à l’infini.

Ils se mettent à chercher toutes les entreprises vendant des pneus dans le Bronx, à trois avec une seule personne à chaque fois. Pas franchement hyper efficace donc, mais ça permet à Ryan et Shelby de se parler pour tenter de se réconcilier.

Ils finissent par retrouver les otages, heureusement et une rapide fusillade permet de tuer tous les méchants et de sauver les gentils comme dans une série américaine. Shelby est toutefois en danger, Ryan lui sauve la vie et oh lala la tension sexuelle est de retour entre eux.

De son côté, Owen arrive au sommet avec Celine et Harry, ces deux-là sous couverture. Bien sûr, c’est une couverture à risque car ils agissent secrètement au milieu d’un sommet international. Cela ne manque donc pas : Harry fouille la chambre d’un officiel, le passe à tabac en laissant volontairement son ADN sur place puisqu’il crache du sang et, c’est fou !, il se fait choper dis donc. On dirait bien qu’il a fait exprès, mais ça permet de justifier la présence de Celine.

Elle s’arrange pour récupérer Harry en créant du gaz somnolent, ce qu’elle a appris à faire plus tôt grâce à lui, qu’elle balance dans l’ascenseur. À son réveil, Harry découvre que l’épisode a changé du tout au tout : les pakistanais ne sont plus les méchants.

Hop, ils se rendent sur les lieux probables de la négociation et y retrouvent Alex, Mike, Elizabeth et Adnan. Rapidement, Elizabeth se fait désarmer, ce qui ne sauve pas sa famille et Alex finit par repérer Owen qui la prévient de la fusillade à venir. Harry snipe Adnan puis d’autres méchants, une nouvelle fusillade éclate et… Adnan parvient à s’échapper tranquilou avec la bombe. Normal.

Mike et Alex le pourchassent seuls, parce que… euh je sais pas bien, toute l’équipe est dispo maintenant. Adnan veut faire exploser la bombe quand même, surtout maintenant qu’il est blessé. Cela pousse Alex à le tuer, c’est con. Dans tout ça, il voulait tuer tout Manhattan juste pour venger la mort de son père par les pakistanais en leur faisant porter le chapeau… mais s’il avait fait exploser la bombe, tout le monde aurait su que c’était un indien qui avait fait exploser la ville ? Le FBI savait déjà. Où est la logique ?

Bref, il est mort, Elizabeth est bonne pour la prison parce qu’elle s’est transformée en terroriste pour sauver sa famille et il est une fois de plus question d’Andrea et Isabella entre Alex et Mike. Alex flirte avec plaisir mais ça ne mène nulle part pour l’instant, puisqu’elle préfère s’occuper un peu de Deep et ses désirs de revanche sur les pakistanais. C’est tout de même intéressant d’avoir une série parlant de l’immigration de cette manière. L’ensemble n’est pas brillant, mais il y a quelques moments sympathiques.

La fin d’épisode voit évidemment Ryan et Shelby se réconcilier au bureau, puis sur le bureau, pour ne pas changer. Quant à Owen et Jocelyn et bien il faudra attendre la semaine prochaine pour que ça se développe car les scénaristes semblent avoir oublié l’épisode de la semaine dernière.

Saison 3

Unbreakable Kimmy Schmidt – S04E04-06

Épisode 4 – Kimmy Disrupts the Paradigm – 16/20
Beaucoup, beaucoup de clichés dans cet épisode, mais les clichés sont là pour une raison après tout. Côté écriture, on retrouve une structure qui fonctionne plutôt bien et côté humour, la série semble avoir récupéré un peu de son fun d’antan. Si l’épisode en lui-même perd un peu de temps sur le fil rouge, les choses avancent malgré tout.

Saison 4


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Stupid documentary. More like a docu-mean-to-me.

Je suis totalement d’humeur à terminer cette demi-saison et ça reprend bien avec une Kimmy énervée après Houseflix et le documentaire de l’épisode précédent. Il y a de quoi criser en même temps, surtout que Titus l’a carrément parodiée soit disant sans s’en rendre compte.

Pour se changer les idées, elle peut compter sur Lillian et sur le travail l’envoyant à une convention technologique. L’avantage, c’est qu’elle s’y fait rapidement draguer – oh, pas par un des geeks présents et caricaturaux à souhait, mais par un autre exposant, Danford, qui n’a aucune idée de ce qui se déroule à la convention. De son côté, Lillian aussi aimerait draguer, ce qui permet un bon running gag avec toutes sortes de râteaux pour elle.

Lillian déprime, mais Kimmy et Danford s’amusent bien, se rendant à une fête totalement désertée de la convention. Après un rapide montage d’eux en train de danser n’importe comment, on les retrouve en plein slow et leur premier baiser est évidemment interrompu par le DJ qui reconnaît Kimmy comme la femme de DJ Slizzard. Franchement, c’est bien amené et bien écrit pour apporter à la fois humour et drama.

Évidemment, Kimmy déprime… et finit par découvrir que Danford n’est pas dérangé du tout par le fait qu’elle soit mariée, puisqu’il l’est aussi. Et pire que tout, son instinct primaire qui est de le dénoncer pour ses nombreuses tromperies est contrecarré par le fait qu’elle ne veut pas blesser sa femme, ni son chien, ni aucune des maîtresses, parce que tout le monde est bien content selon Danford…

Au bar, Lillian finit par se faire draguer… ou c’est en tout cas ce qu’elle croit. En fait, c’est juste une autre scène de quiproquos bien menés par les scénaristes. Elle finit par se faire inviter à une conférence où l’homme, persuadé qu’elle est une génie informatique inconnue du grand public, souhaite la faire parler – alors qu’elle s’imagine invitée à une orgie.

En parallèle, Jacqueline continue de squatter les locaux de Giztoob (et tout le monde s’en fiche) où elle a installé son bureau de White Agency. Titus étant incapable de lui fournir un scénario pour The Capist, elle le force à accepter un nouveau petit job ingrat où il est censé dire qu’il n’aime pas la drogue. Titus.

Ne décrochant pas le rôle de l’athlète, il se retrouve à devoir jouer un nerd, ce qui le perturbe au plus haut point parce qu’il refuse d’en être un. Malheureusement pour lui, cet épisode n’est pas tendre avec lui car il va progressivement prendre conscience que si, il en est un. Cela n’avait pas trop de sens de voir Titus soit disant dans la position du harceleur au lycée, mais c’était marrant de le voir prendre conscience de ce qu’il était devenu – l’inverse de ce qu’il souhaitait – en « étudiant » un des nerds de Giztoob.

Bref, les nerds sont des gens avec des émotions et Titus le découvre, ce qui lui pose problème quand il doit en interpréter un devant toute une école, où il aperçoit dans le public les nerds se faire harceler par les autres. Il décide donc de prendre la parole et de prouver que l’on peut être nerd, sportif et tout un tas de choses à la fois. Bien sûr, les deux intrigues se rejoignent bien malgré elle quand Lillian se retrouve elle aussi sur scène à faire un discours pour que les nerds de la convention prennent conscience qu’ils ont un corps et peuvent faire l’amour aussi.

Et ça fonctionne, permettant même à Kimmy de pourrir la vie de Danford en révélant… qu’il a un compte Hotmail. Eh ! Moi aussi, j’en ai encore un pour les pubs et les spams, c’est bon, pourquoi tant de haine ?

Lillian profite de l’orgie, Titus se fait embaucher comme professeur de théâtre à l’école après son grand succès et Kimmy… s’engage dans une grande lutte féministe pour démonter le révérend et les hommes méchants.


Épisode 5 – Kimmy and the Beest – 19/20
Encore un solide exemple de très bonne écriture que voici avec cet épisode qui réunit toutes ses intrigues en cours de route et réussit à caser pas mal de gags dès le début. En fait, le scénario plante plein de graines qui finissent par pousser et être hilarantes à la fin. Cela fait plaisir de retrouver la série à un tel niveau cette saison, parce que la saison 3 était bien plus décevante !

Saison 4


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As if my day couldn’t get any worse, now we have books?

Titus en tant que prof de théâtre ? C’est ma foi une excellente idée pour ramener beaucoup d’humour dans la série. Il se retrouve forcé d’embaucher tout le monde pour jouer dans une production de La Belle et la Bête revisitée par le lycée – et les lobbys du soda. C’est plutôt amusant quand on sait que Jane Krakowski (Jacqueline) a justement un rôle dans une version de Beauty and the beast cette année. Ce n’est pas facile pour Titus qui en demande beaucoup trop des enfants et finit par braquer son rôle principal en demandant des choses qu’il ne peut pas faire.

Titus comprend grâce à Kimmy qu’il n’a qu’à jouer le rôle de la Bête comme il est le seul à pouvoir chanter comme il faut son rôle. Le seul ? Pas vraiment : il y a aussi un élève qui a tout d’un Titus adolescent qui en serait capable, mais celui-ci est trop timide pour oser se présenter comme il faut à l’audition. Et Titus préfère lui conseiller l’équipe de lutte plutôt que d’avoir de la compétition.

De son côté, Kimmy reçoit des livres d’une maison d’édition qui souhaite la voir écrire un livre sur le bunker maintenant qu’elle est connue. Elle refuse, sachant bien que ce genre de livres ne fonctionne qu’auprès des gens déjà convaincus par l’idée que le livre vend. À la place, elle se met en tête de parler à Fran, le masculiniste fan du révérend. Ça promet.

Elle le retrouve dans sa boutique de robes de mariage. Elle essaye de le convaincre, mais rapidement il s’engage dans le pire des discours anti-féministes possibles, prônant un retour aux valeurs du passé. Comme il s’affirme plus fort qu’elle, elle le défie à un bras de fer qu’elle gagne évidemment haut la main. Elle détruit rapidement Fran qui reviendra probablement la voir avec un procès.

En attendant, Kimmy vient assister aux répétitions, découvre qu’Hudson sait chanter et elle accuse donc Titus d’être Ursula. Elle est surtout déprimée de découvrir que tous les hommes sont des connards et fait sa mission de faire changer d’avis Titus… ce qu’elle finit par arriver à faire en le comparant à tous les méchants Disney possible et en lui faisant comprendre qu’il est pire que son coach de lycée.

Enfin, Lillian et Jacqueline se retrouvent à Giztoob et mettent au point un énième plan machiavélique pour gagner de l’argent : elles achètent tous les tickets du spectacle de Titus (10$ le ticket !) pour les revendre plus cher aux parents des gamins du spectacle. L’idée est bonne, sauf que les parents du spectacle sont les seuls à vouloir acheter les tickets. L’un d’eux souhaite donc négocier le prix et payer moins cher que prévu initialement.

Qu’à cela ne tienne, les deux comparses improvisent une vente de tickets en ville, comprenant qu’il suffit de faire passer la petite production de l’école comme une expérience théâtrale unique et immersive pour en faire un succès. Et le pire, c’est que ça fonctionne.

Le spectacle devient donc une expérience immersive où l’on dit du public qu’il est parent des acteurs, où sur scène, Kimmy prend le rôle d’un villageois et où Fran se retrouve à jouer un rôle, malgré lui. Hudson chante à merveille tout du long, la pièce est un succès, Kimmy en profite pour faire un discours féministe que même Fran applaudit et Lillian est heureuse de constater que les enfants sont dégoutés de constater l’absence de leurs parents, car c’est exactement ce qu’elle voulait. Et le pire, c’est que c’est drôle !


Épisode 6 – Kimmy Meets an Old Friend! – 18/20
Une demi-saison très réussie qui se réconcilie avec le passé de la série : il était temps que Kimmy Schmidt retrouve son fun et arrête d’être si déprimante malgré elle. Les scénaristes semblent trouver le moyen de revenir aux fondements de la série tout en poussant tous les personnages dans une évolution forcée, mais naturelle et réussie. Vivement la suite !

 

> Saison 4


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I’m just so glad you’re back… pack!

Comme si la série n’avait pas encore assez retrouvé ses racines côté humour, voici que Kimmy récupère son sac à dos perdu sur le dos d’un des enfants de la pièce de théâtre de Titus, qui s’absente indéfiniment pour tenter d’écrire The Capist sans y parvenir. Il déprime… et Kimmy décide de l’aider, évidemment.

Tout ceci avec son sac à dos qui a toujours été une source d’inspiration pour toute sorte de jeu. Elle emmène Titus dans un parc où ils tombent sur une équipe de Quidditch extrêmement parodiée (mais c’est excellent) qui donne à Kimmy l’idée d’un livre avec un message positif pour les petites filles et pour les petits garçons… ben bon courage !

Évidemment, la maison d’édition qu’elle recontacte n’est pas du tout intéressée par ce livre qu’elle écrit car ce n’est pas son histoire dans le bunker. Heureusement, Kimmy peut refiler son livre à Titus qui n’a rien à présenter à sa réunion et elle prend ensuite la décision de confronter la réalité. Elle reparle à Jan, son sac, pour lui dire qu’elle doit désormais devenir une adulte et qu’elle va l’amener dans la plus grande aventure… oh, ces feels de Toy Story 3 qui remontent à la surface ! Cela fait quelques saisons que je dis que Kimmy a trop grandi pour que la série soit encore fun, mais faire ça, c’est vicieux.

La scène d’intro est hilarante, avec Lillian découvrant à la télévision qu’elle a oublié de prévenir la famille d’Artie de sa mort et Kimmy ne découvrant pas ce qu’est le 11 septembre. Cela mène à quelques scènes sympa avec les enfants d’Artie qui sont aussi dérangés que n’importe quel personnage de cette série et organise une cérémonie dans un temple bien perché.

On rate cette cérémonie parce que la fille d’Artie donne un mauvais horaire à Lillian pour ne pas qu’elle la dénonce pour ce qu’elle est. En effet, la fille est une junkie qui veut récupérer l’argent de l’héritage qu’Artie a probablement donné à son fils, parce que sa fille a toujours été une junkie. Moui. Franchement, cette intrigue n’était pas bien passionnante.

Il y avait toutefois de bons moments dans la guerre ouverte entre les deux cinglées que sont Lillian et la fille d’Artie… et c’est tant mieux, parce que Sheba, la fille, est là pour rester : c’est Lillian qui est finalement chargée de gérer son héritage. Transformer Lillian en mère à ce stade de la série, c’est osé, mais ça fonctionne très bien et ça peut redonner du sens à un personnage qui luttait à se trouver une raison d’être dans la série (oui, mais c’est sa raison d’être).

De son côté, Jacqueline a désormais un bureau et une assistante dans les bureaux de Giztoob. Elle a aussi une visite de Xan enceinte. Elle gère les choses comme elle peut, lui présentant toutes les options s’offrant à elle, une femme blanche avec tous les privilèges. J’ai toujours adoré Xan alors je suis bien content de la retrouver dans cet épisode.

En plus, elle n’est même pas enceinte et a juste un problème avec ses règles, ce qui était amené de manière plutôt marrante et même de manière touchante quand Jacqueline s’est inquiétée pour elle. Bref, cette partie-là de l’épisode m’a convaincu sans mal.

Cela se terminait bien sûr par un discours féministe de Jacqueline remettant en place l’ex de Xan, et il en avait bien besoin. On sent comme un thème récurrent cette saison quand même…

Titus est heureux de présenter le livre de Kimmy qui n’est bien sûr pas retenu par la chaîne : c’est exactement ce qu’il voulait car il n’avait pas spécialement envie de se retrouver dans une série. C’est à croire qu’il a totalement oublié Mike, du coup. Par chance, il peut toutefois avoir un rôle dans la prochaine série pré-annulée de Katherine Heighl où il pourra marcher dans des couloirs avec elle. Cette blague est odieuse, mais bon dieu que j’ai ri. La carrière de Katherine Heighl, c’est quand même quelque chose… espérons qu’elle ne coulera pas trop la saison 8 de Suits.

Mike ? Titus finit par s’en souvenir et l’appelle une fois de plus alors que Kimmy reçoit un appel du fils du producteur de la chaine qui a retrouvé l’histoire de Kimmy dans la poubelle de son père. Il est fan et il arrive à convaincre Kimmy de continuer à écrire – et à ne pas tuer son sac à dos in extremis. C’était vicieux et stressant ce qu’ils voulaient faire de ce sac à dos/ami imaginaire ; et en même temps, je ne sais pas trop si ce sac sera passionnant pour la suite de la série. C’était comique un épisode, mais je n’ai pas non plus envie que ça devienne Imaginary Mary !

Tout l’épisode se termine alors avec Little Girl, Big City (d’ailleurs la chanson est chantée par Jane Krakowski, évidemment) ; faisant un joli rappel au premier épisode de la série avec un montage de chaque personnage heureux dans sa vie… et tout le groupe espionné par un photographe prêt à passer en phase 2. Il faudra voir ce que donne la seconde partie de saison – a priori en 2019 ! – mais cette première partie était vraiment excellente et m’a redonné confiance pour la conclusion qui sera forcément épique s’ils continuent à reprendre autant du poil de la bête !

> Saison 4

 

Colony – S03E05

Épisode 5 – End of the Road – 20/20
Un excellent épisode à la montée en tension progressive – en fait, peut-être le meilleur de la série, parce qu’il a tous les éléments que j’adore dans celle-ci, à l’exception du plan séquence. On sent bien que les choses se précipitent dans ces 42 minutes : le blabla nous apporte toujours plus d’infos avant une énième scène d’action parfaitement gérée. La série prend un tournant important et son cliffhanger me laisse plein de questions sur la suite.

Saison 3


Spoilers

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I don’t care what choice you make: resist, collaborate, fight or hide.

C’est avec fatigue que je lance cet épisode – petite insomnie cette nuit, fin de journée, chaleur et orage, hop, le cocktail parfait – donc j’espère qu’il sera vraiment bien. Cela commence par une scène d’action intéressante : Vincent rejoint McGregor dans un tunnel où il apprend que tout le monde est mort. Ah.

Il retrouve aussi le fameux type avec le tatouage de Bugs Bunny qui accuse McGregor d’être un lâche qui n’a jamais rencontré de patrouille, contrairement à ce qu’il prétend. Oula. Il manque donc la masse de pièces de puzzle dans cette introduction, mais la bonne nouvelle, c’est qu’ils ont un RAP. Cela permet de comprendre que nous sommes en fait dans le passé (ouf, tout le monde n’est pas mort alors, juste des gens qu’on ne connaissait pas) et la mauvaise nouvelle, c’est que Vincent est face à un dilemme et doit choisir lequel des deux il veut suivre. Et il choisit McGregor : c’est une mauvaise idée et ça me fait me demander ce qui est arrivé à Bugs Bunny.

Dans la forêt, bien après tout ça, Vincent et McGregor s’isolent pour parler de la trahison de ce premier. J’ai trouvé tout cela inutilement long, surtout après la première scène. McGregor se méfie toujours des Bowman et demande à Vincent de les surveiller, car ils sont probablement des agents doubles. Il est en boucle le monsieur, et il n’écoute pas les arguments logiques de Vincent. C’est rapidement soulant, surtout que la jolie cascade derrière eux est désagréable.

Vincent a donc pour mission de détruire la famille Bowman, par principe et pour vérifier leurs vraies intentions. McGregor prend la décision de parler aux enfants, alors que Vincent est invité à commencer par Katie. Celle-ci se méfie de lui, surtout qu’elle pensait qu’il se ferait tuer, mais il endort ses doutes en lui disant qu’il a un passé avec McGregor.

Katie raconte la vérité, à peine arrangée, à Vincent puis demande des nouvelles de ses enfants… Yep, si elle savait ! McGregor interroge Charlie et Grace et il est ravi de voir que Charlie lui ment (non) et que Gracie est facilement effrayée (bon, moi aussi, j’avoue), révélant que son frère était à Santa Monica, contrairement à ce que l’histoire familiale devait dire.

Vincent et McGregor interrogent ensuite Will ensemble. Celui-ci raconte toute la vérité et est interrompu par l’homme au tatouage qui révèle que Bram leur a volé les câbles pour la bombe. C’est con. Maintenant qu’ils savent que Will a travaillé pour l’occupation, ils réinterrogent Katie, qui arrange un peu moins la vérité cette fois.

Ils sont de nouveau interrompus, cette fois par une émeute parce que Bram a été retrouvé. Oups, c’est une émeute. McGregor en profite pour jouer à la roulette russe avec, ce qui fait que Will finit par cracher le nom de Snyder. Oups. Dans tout ça, McGregor ne récupère pas les câbles, c’est déjà ça. Cette torture de toute la famille était tout de même bien menée et intéressante, chacun finissant par donner un bout de la vérité et faisant avancer l’épisode plus loin. C’était lent, mais ça restait passionnant.

Forcément, on passe à l’interrogation de Snyder qui se tortille toujours et révèle tout ce qu’il sait, notamment sur la destruction de Dallas, suite à la destruction d’un RAP par la Résistance. Une vie de RAP contre des millions d’humains, on a quand même connu mieux. Vincent est rapidement convaincu par les Bowman et Snyder, mais McGregor continue de vouloir détruire le RAP et faire confiance en sa foi. Qu’ils sont cons.

Vincent prend tout de même le temps de parler avec le RAP et celui-ci se met à s’éclaircir d’une jolie lumière rouge l’effrayant. Une fois de plus Vincent hésite et revient voir McGregor, qui le sent de moins en moins fiable. Il le recadre donc en lui disant d’être un soldat, ce qu’il fait, devant lui. En fait, Vincent retourne interroger Snyder qui a mais TELLEMENT de réponses que c’en est hyper énervant de ne pas les avoir eues avant.

Ainsi donc, les drones et robots ne sont que des machines, on s’en doutait, mais les RAP (les clics) ont une sorte de conscience, la fameuse boule rouge qui vient d’éclairer Vincent. Donc quand cette boule rouge est détruite, alors qu’il n’y en a que quelques centaines, les autres RAP sont légitimement énervés.

Vincent hésite de plus en plus à trahir McGregor et Snyder lui explique la marche à suivre pour contacter l’occupation afin de négocier avec eux. Il le fait sans la moindre hésitation et se fait tuer par un McGregor qui ne supporte pas la trahison. C’est plutôt logique. Énervé de voir Vincent s’être « rappelé qui il était », McGregor vient ensuite voir Katie pour lui expliquer qu’elle et Will sont donc condamnés à mort par cet auto-proclamé leader du camp. Ah. Il en profite pour lui annoncer que Bram aussi sera exécuté, ce qui fait que Katie commence à réagir – et paniquer.

Snyder ? Nope, on ne le tue pas, il peut encore être utile ce rat. Je l’aime de plus en plus, c’est sûr, mais ce connard se prépare tranquillement des boules Quiès alors que les Bowman sont sur le point d’être exécutés. Il sait que Vincent a contacté l’Occupation et il sait qu’il lui a menti : l’Occupation a de quoi les retrouver et ils débarquent, utilisant un son aigu pour paralyser tout le monde.

Ce qui est intéressant, c’est que l’assaut est donné quand les personnages ne sont pas ensemble. Charlie et Grace sont libérés et s’enfuient vers les bois, la petite se cassant le bras au passage, parce qu’il fallait bien qu’elle soit encore plus insupportable d’une manière ou d’une autre. Heureusement son grand-frère s’occupe d’elle, n’hésitant pas à utiliser une grenade sur un soldat de l’Occupation pour se frayer un chemin vers les bois.

Will, Katie et Bram tentent de retrouver le reste de leur famille, mais ils s’enfuient eux aussi vers les bois après s’être libérés, certains de les y retrouver. L’attaque du camp par l’occupation est rapide et violente, et à vomir : Charlie n’est qu’un enfant, mais les soldats n’hésitent pas à le tuer dans ce qui est la scène la plus violente de la série, puisqu’il meurt sans même sans qu’on ne sache qui le tue. Une balle l’atteint dans le cou et c’est fait. Il est shooté devant son père et son frère, Katie étant en train de s’occuper de ramener Grace à couvert. Franchement, je m’attendais à ce que ça finisse mal pour eux au début de cette scène, mais la violence de la scène prend aux tripes quand même.

Je n’aimais pas beaucoup le personnage de Charlie, mais le tuer comme ça, c’était atroce. Et quand Katie voit le cadavre de son fils… …. … !

De son côté, Snyder est assez content de lui parce qu’il a réussi à mener à bien sa mission et va enfin s’extraire de cette situation pourrie. En plus, il apprend que les survivants ne vont pas être poursuivis, donc il est en paix avec lui-même pour les Bowman. Il identifie le cadavre de McGregor comme étant celui du leader et la série ne nous laisse aucun doute sur la mort de Charlie, puisqu’il voit ensuite son cadavre au teint déjà bien pale. Quelle horreur. La série ne nous épargne pas dans ses dernières minutes cette semaine… et Snyder parvient à récupérer ses esprits tellement vite. Il ne craque pas, mais il s’en va au plus vite. Il n’a pas fini d’être tourmenté par ses décisions et moi par le fait que j’ai dit que je commençais à vraiment bien l’aimer.

Je suis dégoûté, tout simplement, et vraiment, je me demande comment les Bowman vont se relever après ça, parce que c’est la pire chose qui pouvait arriver. Je pense que les personnages ne pourront plus jamais être les mêmes après ça… et la série non plus. Elle était déjà sombre, mais cette fois, c’est un virage à 180° dans les noirceurs les plus profondes : tuer Charlie comme ça, sans vraie raison ni avertissement fait monter d’un cran la tension, la noirceur et… la qualité de la série. Désormais, c’est clair : tout peut arriver, et dans n’importe quel épisode. Et moi qui craignais un épisode incapable de me tenir éveillé !

Saison 3