Ally McBeal reviendra-t-elle bientôt ?

Salut les sériephiles,

Les meilleurs astuces anti-stress d'Ally McBeal – Pilar LOPEZ, kick-ass  coachC’est le moment de se relancer dans vos meilleures chorégraphies de Barry White au beau milieu des toilettes publiques, parce que TVLine a annoncé hier soir qu’une nouvelle saison d’Ally McBeal était en pour-parler ! Robert Downey Jr. & friends dancing to Barry White on Ally McBealPlus exactement, ce serait une mini-série qui verrait le jour, avec toujours Calista Flockhart dans le rôle titre. Autant dire que c’est bien une suite, donc, qui pourrait se débrouiller pour débarquer 25 ans après la série !

Voir aussi : Les 20 ans d’Ally McBeal

Les 20 ans d'Ally McBeal – Just One More EpisodeSi l’actrice reviendrait, c’est à peu près la seule certitude que nous avons, avec le fait que David E. Kelley compte bien avoir son mot à dire sur ce qu’il se passe dans cette nouvelle saison. En revanche, s’il veut être impliqué, il ne veut pas tout faire, loin de là : il est partant pour une nouvelle itération de sa série culte, mais il aimerait vraiment qu’une femme prenne les commandes. Qui mieux qu’une femme pour nous raconter les déboires d’Ally, après tout ?

Meilleurs GIFs Ally Mcbeal | GfycatEst-ce que les absurdités d’Ally passeraient encore à l’écran aujourd’hui ? Je ne sais pas trop, mais j’imagine que oui. Cela aide bien de savoir que la série avait un vrai coup d’avance sur son temps en ce qui concerne le féminisme. C’est une bonne chose pour un retour, mais ce retour n’est pas encore garantie – aucune chaîne n’a annoncé être partante pour la diffusion, même si Hulu serait une destination logique pour cette saison 6 puisque le géant du streaming possède les droits des premières saisons.

Voir aussi : Boy to the World (S01E10)

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Il faut bien avouer que Calista manque à l’écran depuis son départ de Supergirl

Côté intrigue, je me demande vraiment ce que la série va pouvoir proposer. Il y a deux raisons à cela : la première, c’est que j’ai oublié comment elle avait fini exactement. Je veux dire, je me souviens bien de la saison 5, de l’arrivée d’Hayden Panettiere et du départ de Robert Downey Jr, mais plus tellement de l’intrigue finale. Pourtant, j’avais vraiment accroché à la série quand je l’ai découverte il y a cinq ans (et oui), au point d’en proposer une liste de choses à repérer en la regardant. L’ancêtre du Bingo Séries, quoi. Revoir Ally après tout ce temps, ça pose problème : on a tous envie de savoir qu’elle va bien, mais si elle va bien, y a-t-il vraiment une histoire ?

Never ok | Ally mcbeal
Parce qu’on a envie de croire que tu vas bien désormais, Ally !

Voir aussi : Bingo Ally McBeal

Ally McBeal - Avocate
Encore un retour qui risque de tout gâcher ? Non, rien ne peut plus gâcher la série que la mort frappant l’héroïne en saison 3, je sais.

Et Robert Downey Jr accepterait-il de revenir après avoir été viré ? Sans lui, la nouvelle saison manquerait d’un love interest de poids pour convaincre du bonheur de l’héroïne – heureusement, Ally a toujours trouvé son bonheur sans les hommes, mais soyons honnêtes, sans une bonne histoire d’amour, les chaînes vont être frileuses pour son retour. Certains acteurs semblent bien occupés en ce moment, en plus, à commencer par Greg Germann dans Grey’s Anatomy ou Lucy Liu qui me paraît multiplier les projets. Tellement envie de les revoir ensemble ces deux-là, cela dit !

Greg Germann Source | Greg germann, Lucy liu, Dislike

Bref, je suis sceptique face à ce retour pour l’instant. J’ai très envie de retrouver l’esprit déluré de la série et sa BO de dingue, mais version 2020, je ne sais pas ce que ça peut donner : je n’ai pas envie que ce soit trop gênant non plus et que ça soit raté. En plus, contrairement à d’autres séries cultes, j’ai l’impression que son aura s’est un peu essoufflé et que beaucoup ont oublié la série avec le temps, du coup, si c’est pour qu’elle revienne sur un flop, ça me soule, elle mérite bien mieux que ça. Vraiment, cette série était si cool !

Le Petit Monde de Oli Dolly: Ally McBeal, une série déjantée  rafraichissante et très humaine

Heureusement, il nous reste toujours son générique et son bébé qui danse en tête, donc quoiqu’il arrive, elle restera culte et géniale à la fois. Encore un projet de revival à surveiller, donc, même si j’appréhende beaucoup ce retour à l’écran…

En attendant, je vais danser un coup avant un apéro virtuel, parce que le confinement continue.

The Falcon and the Winter Soldier – S01E02

Épisode 2 – The Star-Spangled Man – 17/20
Je suis heureux de voir que le schéma de la série est plus rapide que ce que j’imaginais, mais quelque peu surpris de constater qu’on a un deuxième épisode très différent de ce qu’avait vendu le premier. C’est beaucoup plus captivant entre ce qui me concerne, mais ça créé un déséquilibre par rapport aux attentes et perspectives ouvertes la semaine dernière. Étrange, mais pas désagréable.

Spoilers

John Walker est le nouveau Captain America, provoquant le dépit de Falcon et du Soldat de l’Hiver.

I’ve got all of that on camera, you know that right?

Je ne peux quand même pas aller me coucher sans avoir vu ce nouvel épisode de la série la plus regardée au monde – non, j’en sais rien, je suppose, comme elle a eu un meilleur lancement d’après Disney+ que WandaVision qui l’était elle-même. Me voilà donc parti pour rencontrer un tout nouveau Captain America qui attise déjà toutes les haines. On sait très bien qu’il ne pourra pas être un gentil, il pique la place de Sam.

Je ne peux pas croire qu’il sera une simple victime de manipulation politique, même si c’est un peu ce que la série souhaite nous montrer avec ce début de deuxième épisode. On le voit en compagnie de sa petite-amie magnifique et métis, avant d’être rejoint par son meilleur pote noir. C’est très clair que le casting n’est pas un hasard, et la série va vraiment avoir un message important pour les USA aujourd’hui, je pense.

En tout cas, notre nouveau Captain America s’appelle John Walker. A moins de trouver un John Smith dans ses rangs, l’armée ne pouvait pas être plus explicite dans son choix d’un américain lambda. Franchement. Les scénaristes sont bons sur ce coup-là et on enchaîne avec un générique imprévu : une toute nouvelle musique pour le Marvel Studios, parce que c’est la fête, l’arrivée d’un nouveau Captain America !

Le type a droit à toute une parade rien que pour lui, au milieu d’un stade qui nous rappelle qu’il y a eu une vie avant le Covid19. Il n’a encore rien fait de sa vie qu’il est déjà acclamé par tout son ancien lycée à l’occasion d’une émission d’ABC. Ah, Disney fait sa pub, l’air de rien. Et ce nouveau Captain America aussi : il assure avoir du cran alors que la journaliste fait le résumé de toute sa carrière.

Il a une carrière impressionnante, OK, mais ça n’impressionne pas tellement Bucky qui est devant sa télévision pour suivre tout ça. On sent son énervement, et je ne peux m’empêcher de me demander où sont les autres Avengers sur ce coup-là. C’est encore pire qu’avec Westview ! En tout cas, Bucky décide aussitôt de rejoindre Sam pour l’engueuler… Et aaaah !

J’étais persuadé qu’on ne les verrait ensemble qu’au troisième épisode, c’est une vraie bonne surprise. En plus, Sam refuse de lui parler histoire d’aller s’occuper de l’homme masqué repéré par Torres dans l’épisode précédent, alors on voit bien que le duo va directement se former. Et ça vire tout de suite au meilleur possible, avec des dialogues qui fusent entre eux et sont excellents. Ils ne se supportent pas tellement, mais ils sont potes, et ça se voit dans l’absence de plan, les références au Hobbit et Sam qui affirme que les Avengers se battent toujours contre des androids, des aliens ou des sorciers.

Pourtant, pour une fois, il a juste affaire à des brutes, alors il préfère s’occuper de ça que d’un faux Captain America. Tu m’étonnes. Voilà nos deux héros qui font équipe pour aller s’en prendre à ces brutes, et ça donne de très bonnes scènes où ils apprennent à travailler ensemble, avec un Sam qui n’a pas de plan et un Bucky qui reste un peu trop un assassin. Ou qui n’hésite pas à faire un saut de 70 mètres depuis un avion. Aïe, j’ai mal au dos pour lui – à moins que mon problème ne soit le canapé sur lequel je suis affalé ?

En tout cas, Bucky insiste pour passer à l’action rapidement quand Sam est plutôt du genre à vouloir évaluer ses chances avec la technologie et de la stratégie. Il est celui qui découvre qu’il y a plus de deux hommes trop forts, mais aussi celui qui annonce qu’il y a un otage dans un des camions. Au sein de ce camion dans lequel Bucky se rend en courant très vite, on découvre que les méchants volent des vaccins – oh l’ironie du sort – et que l’otage est en fait une méchante qui protégeait la cargaison.

Voilà donc Bucky rapidement mis mal en point sur le toit d’un des deux camions transportant les vaccins. OK, on a compris Disney, tu as du budget pour tes scènes d’action et tu veux nous impressionner à chaque épisode. Très franchement ? Cela fonctionne à fond. La scène d’action est une nouvelle fois impressionnante à regarder, avec Sam et Bucky qui se retrouvent à affronter des super soldats.

Ils sont rapidement en difficulté face à ces méchants, mais ce n’est pas grave, parce que devinez qui débarque en hélicoptère ? Captain America, bien évidemment ! Il est accompagné par son meilleur ami Lemar Hoskins. La scène laisse tout le monde dans la merde : Bucky et Sam comprennent qu’ils ont affaire à des super soldats et ils se font éjecter de la scène d’action de manière plutôt violente, sans Aile Rouge et en passant sous le camion pour Bucky. On nous tease directement un ship qui aura son succès, aussi, avec une scène digne du Roi Lion quand Bucky et Sam roulent dans l’herbe.

Captain America ? Il n’est pas beaucoup plus chanceux que nos héros et se fait éjecter à son tour du camion, juste après avoir sauvé in extremis Lemar grâce au bouclier qui lui sert de luge. Franchement, il gère plutôt très bien le bouclier, cela fonctionne bien. Et il faut bien reconnaître qu’il fait un Captain America plutôt efficace, même s’il se fait botter le derrière. Si on admet que ce Captain America, qui n’essaie pas de remplacer Steve et insiste bien pour le faire comprendre, est vraiment un gentil, alors il faudra qu’il se fasse tuer d’ici la fin de la série pour laisser la place à Sam qui est bien plus légitime que lui dans ce rôle.

Je ne pense pas qu’il puisse en prendre conscience par lui-même, parce qu’il a un sacré égo. Il prend Sam et Bucky en stop pour leur demander leur aide, mais il le fait à sa manière, en les forçant à monter avant de les pousser à bout en disant qu’il veut être le meilleur Captain America possible et qu’il veut pour cela avoir l’aide des seconds de Steve… Vraiment, ce n’était pas la meilleure des idées, ça.

C’est la goutte de trop faisant partir Sam. Celle qui fait partir Bucky ? Elle vient bien avant, quand Lemar se surnomme Battlestar. Tu parles d’un second. Bon, ça nous laisse Sam et Bucky qui rentrent à pied, en tout cas, alors que du côté des méchants, on commence à s’organiser autour du slogan « one world, one people ». Bon, je n’accroche pas tellement à ces méchants, même si je trouve la méchante plutôt originale. Elle s’appelle Karli et vient probablement des comics, mais comme je ne lis jamais ces comics là, ben… Je vais rester dans le flou sur cette intrigue.

Quand on retrouve Sam et Bucky, c’est pour une scène bien triste : ils n’ont plus rien après s’être fait botter les fesses par les Super Soldats, mais Bucky décide d’emmener son pote à Baltimore pour lui faire rencontrer Isaiah. Ce n’est pas si évident, parce qu’il vit dans un quartier paumé et est bien gardé. On nous apprend alors qu’il est un ancien soldat que Bucky a connu durant la guerre de Corée. Soit.

Je m’attendais à un personnage qu’on connaissait déjà, mais je ne crois pas que ce soit le cas. Pardon, je n’ai pas revu les Captain America ! Isaiah ? C’est un vieillard désormais, mais c’est un ancien soldat très fort qui avait été capable d’arracher une partie du bras métallique de Bucky. OK, mais quel est l’intérêt de faire rencontrer ce personnage à Sam ?

Il le présente un peu comme un espoir, alors qu’Isaiah est juste un ancien super soldat qui a été mis en prison pendant trente ans et a servi de rat de laboratoire. Il est légitimement énervé cet Isaiah, et Sam l’est lui aussi quand ils se font virer de chez ce Super Soldat noir que personne n’a jamais appris à connaître. La série trouve vraiment les bons moyens d’aborder le sujet épineux du racisme aux États-Unis, j’aime beaucoup comment c’est présenté de manière permanente dans la vie de Sam, sans que ce ne soit trop pour autant.

Il est ainsi appelé « Black Falcon » par un gamin, avant d’être pris à parti par une voiture de flics qui le voit s’énerver dans la rue. Pff. Ce n’est peut-être pas subtil de la part des scénaristes, mais c’est sûrement très vrai aussi. Je n’en sais rien, je ne suis ni noir, ni américain, mais avec tout ce qu’on a entendu cet été et depuis quelques années dans les séries, j’imagine malheureusement que c’est un aspect véridique. En tout cas, le contrôle d’identité finit mieux quand un flic reconnaît Falcon, ce qui doit être encore plus énervant pour lui.

Tout ne s’arrange pas pour autant avec les flics : Bucky a raté son rendez-vous avec la psy, il est considéré comme un fugitif et est arrêté. Forcément, Captain America intervient donc pour faire libérer Bucky, parce qu’il connaît sa psy et qu’il a besoin de Bucky, au point de faire sauter cette injonction d’aller voir la psy. Cette dernière refuse toutefois de les laisser partir sans leur faire une petite thérapie de couple. La question du miracle ne fonctionnant pas sur eux, elle les force à se regarder sans détourner le regard, et ça finit en duel de regard. Tant d’égo dans la même pièce, la psy a du courage – et les scénaristes beaucoup d’humour.

Finalement, la thérapie tourne à quelque chose d’intéressant après l’humour lourd : Bucky en veut toujours à Sam d’avoir rendu le bouclier de Steve, surtout quand on voit ce qu’il est devenu, et parce que ça veut dire que Steve se trompait peut-être sur Sam, et donc sur Bucky. Vu comme ça, il y a de quoi l’énerver. Bucky est quant à lui forcé d’entendre Sam lui assurer qu’il a fait ce qu’il pensait juste.

Une fois que c’est fait, Sam s’enfuit, considérant tout ça comme un moment beaucoup trop gênant. La psy est en plein échec avec eux, mais aussi avec Bucky qu’elle n’a pas le choix de laisser partir. Le duo de héros peut donc retrouver le nouveau Captain America et Battlestar en train de les attendre devant le commissariat pour leur parler de Karli – et pour se faire appeler Walker par nos héros.

Le duo se dit beaucoup plus flexible que Captain America et Battlestar, refusant alors de bosser pour eux. Il n’en faut pas plus pour que la tension soit exacerbée entre les deux duos, avec un Walker bien trop agacé de ne pouvoir compter sur eux. Aha ! C’est bien fait, du con, va falloir apprendre que le monde entier ne te mange pas dans la main parce que tu l’as décidé.

En revanche, menacer Falcon et le Soldat de l’Hiver ? On a connu plus malin. Il y a des gens que je n’aimerais pas me mettre à dos, et ils en font partie. La fin d’épisode se concentre à nouveau sur Karli, histoire de nous montrer que son petit ami se sacrifie pour elle et pour leur cause, en tentant d’arrêter les agents fédéraux qui sont à leur poursuite – et en les ralentissant suffisamment pour permettre à Karli de s’enfuir. Franchement, il y avait d’autres possibilités, je pense, pour que ce personnage survive.

M’enfin bon, admettons. Pendant ce temps, Sam et Bucky comprennent qu’ils n’ont pas d’autres options que d’aller voir Zemo en prison pour en savoir plus sur ces Super Soldats sortant de nulle part. Ah, il était temps de le voir débarquer, lui, parce que bon, ils ont axé une bonne partie de la promo sur lui et Carter, mais bon, ils se font attendre… un peu comme les intrigues sur la vie perso des héros complètement mises de côté dans cet épisode après une insistance lourde la semaine dernière… Il y a un étrange déséquilibre dans la formule.

Resident Alien – S01E06

Épisode 6 – Sexy Beast – 16/20
Les différentes pièces du puzzle s’emboîte bien dans cet épisode qui change un peu de sa narration habituelle et accélère finalement le rythme du fil rouge, l’air de rien. L’épisode précédent permet de mettre de côté certains éléments qui ralentissaient Harry jusque-là, et le changement fonctionne plutôt pas mal pour la série, je trouve. L’épisode est très sympathique et donne toujours envie de revenir, encore et encore. Un vrai plaisir.

Spoilers

Un nouveau médecin débarque en ville pour remplacer Sam, et tant pis si Harry ne le voit pas d’un bon œil.


Hey that’s miss chlamydia. I’m not my mother.

Vous ne rêvez pas, j’ai bien vu cet épisode avant le dimanche. Rien ne va plus dans ma vie ! Je profite de la possibilité de me coucher un peu plus tard pour regarder cet épisode, en vrai, surtout que j’accroche bien à la série et que je me demande toujours où elle va m’emmener et quel gag elle va bien pouvoir pondre.

Je devrais aussi me poser quelques questions sur les rebondissements prévus, parce que la série nous embarque dans un flashback pour son premier épisode. Cinquante ans plus tôt, nous suivons la vie d’une petite fille en plein orage, vivant chez son père, un étrange monsieur qui semble avoir une passion pour les horloges. Cela tombe bien : cela permet de savoir que le temps s’arrête brusquement durant l’orage.

C’est ensuite l’électricité qui s’arrête, les forçant à grimper plusieurs étages. On découvre ainsi qu’ils vivent dans un phare et doivent s’assurer qu’il émette de la lumière à nouveau. Cela dit, au lieu d’allumer la lumière, ils découvrent que la pluie ne tombe plus… et pour cause : il y a un vaisseau d’alien au-dessus d’eux. La petite fait alors l’erreur de prendre des photos du vaisseau… et ça ne plaira pas aux aliens, ça. Non ? On ne saura pas immédiatement, parce que c’est la fin de ce flashback.

Quatre mois plus tôt par rapport au présent de la série, un militaire repère le vaisseau d’Harry en train de s’écraser. Le problème, c’est que la signature infra-rouge du vaisseau semble se téléporter avant de s’écraser, alors ça le fait pour un dingue quand il en parle lors d’une réunion officielle avec une major.

Cette dernière le force donc à prendre quelques vacances… avant de le retrouver à l’arrière de sa voiture, pour lui assurer qu’il a parfaitement raison. Il a repéré un OVNI et elle refuse que cela suive la chaîne officielle de commandement, parce qu’elle ne veut pas que ce dossier finisse dans un trou noir. À la place, elle s’assure que sa petite-amie soit larguée par SMS et offre à l’homme une nouvelle femme, Lisa Casper. Voilà donc notre duo de chasseurs d’extraterrestres constitué.

Bien. J’avoue que je ne m’attendais pas à voir ça comme. On retrouve ensuite le duo trois mois et demi plus tard, au New Mexico, où ils sont sûrs de pouvoir retrouver le vaisseau. Celui-ci est invisible, mais par un joli coup de hasard, ils parviennent effectivement à mettre la main dessus, exactement aux coordonnées indiquées lorsqu’il s’est téléporté. Trop simple.

Bien sûr, ils reportent aussitôt la trouvaille à la générale qui met une bonne semaine à se pointer auprès du vaisseau. Celui-ci est dans un hangar où une lumière bleue le révèle, et où la série peut nous révéler que cette militaire est en fait la petite fille du début d’épisode. Ceci explique cela.

Dans le présent, nous retrouvons Harry persuadé d’avoir rêvé tout l’épisode précédent. Ce n’est pourtant pas le cas, sa femme est toujours là. Non seulement elle est là, mais en plus, elle passe la journée avec lui. C’est une journée bien romantique, même s’il en profite pour lui donner plein de vin afin de s’assurer qu’elle s’endorme rapidement.

Son but est en effet de profiter du fait qu’elle dorme pour recommencer à travailler sur son vaisseau. Côté travail, il a de quoi faire au sein de l’épisode, avec une cafetière cassée et un remplaçant pour lui qui débarque, Ethan Stone. Oui, ça y est, Sam est remplacé officiellement, et en plus, il l’est pile le jour où le rapport d’autopsie confirme que Sam est mort empoisonné.

Ethan Stone est un beau gosse qui charme une infirmière rien qu’avec son look et il n’en faut pas plus pour éveiller la jalousie d’Harry. Il ne comprend pas bien qu’il est jaloux, mais on sent rapidement que le médecin va éveiller toute sa jalousie. En plus, il casse la tranquillité de la série, parce qu’Harry n’a plus de raison de rester en ville.

Il veut toutefois paraître plus brillant que son successeur et fait tout pour cela, même si cela finit par lui imposer d’avouer qu’un bloc d’ordonnances de Sam a été volé. Et tant pis si ça grille Asta au passage, parce que devant les flics, elle se sent un peu conne d’un coup d’avoir caché ça. Elle leur dit une partie de ce qu’elle sait, y compris le fait qu’un gamin du lycée se servait du bloc, mais elle laisse de côté Jay. Grillée de ouf, la Asta.

De son côté, Harry tente de faire croire qu’il a réparé la cafetière et tente vraiment par tous les moyens d’être plus brillant qu’Ethan. Ce n’est toutefois pas si simple… De toute manière, il est forcé d’aller ranger ses affaires, même s’il n’en a pas, et d’accepter un cadeau de remerciement de la part de Ben, même si le remerciement, il le met rapidement à la poubelle, devant lui.

Pauvre Ben. D’ailleurs, Harry révèle la vérité à Ben : Max n’est pas malade… mais quand Ethan débarque et propose son aide pour diagnostiquer le petit, Harry affirme que si, Max est bien malade. Allez, il est marrant, Harry. Il se barre donc, et il le fait sans dire au revoir à Asta. Elle est énervée de voir qu’Harry se barre comme ça, mais elle insiste tout de même pour un câlin… surpris par la femme d’Harry.

Elle est partout cette femme, c’est fou. Elle est heureuse de savoir que son mari est enfin libre et lui propose aussitôt son aide pour tout ce qu’il a à faire… avant de l’emmener au bar de D’Arcy. Celle-ci est aussi ravie que ce qu’on peut imaginer, hein. Elle est toutefois bien forcée de servir le couple et le fait pas si mal.

Malheureusement pour Harry, la journée d’Ethan n’est pas terminée : il est amené au bar par Ben et Asta. Forcément. Lui aussi doit découvrir la ville, mais il a déjà fait toutes les recherches qu’il faut sur l’histoire de la ville et du 59 pour en sauver 1. Pour faire bonne mesure, Harry s’impose à nouveau et insiste pour souligner que cela fait finalement soixante morts pour en sauver un. C’est con, l’humanité.

Malgré tout, Ethan marque des points auprès de tout le monde, y compris Isabelle, la femme d’Harry. C’est donc ça son nom. Il était temps que je l’entende, et je l’ai fait alors qu’Ethan enchainait à nouveau des mots de français : après médecin sans frontière, ce fut de jolis compliments en français. Ils parlent un bon français tous les deux, mais on ne les entend pas vraiment, parce qu’Harry nous recouvre de sa voix-off tout ça.

Bien sûr, comme Ethan plaît autant à Isabelle qu’à D’Arcy – à deux doigts de littéralement baver sur Ethan – cela finit en concours d’égo entre Harry et Ethan, avec un bras de fer… qui ne peut pas tourner à l’avantage d’Ethan. Harry est sûr de gagner, et c’est ce qu’il se passe quand il s’attaque à son adversaire et lui démet l’épaule. C’était plutôt drôle à voir, et bien sûr, c’est Ethan qui finit par être acclamé dans le bar, parce qu’il est un dur à cuire. Pauvre Harry.

Il m’a fait de la peine cet alien. Il a encore du mal à se faire à l’humanité, clairement. Il tente pourtant autant qu’il peut de le faire, séduisant ensuite sa femme avec un petit-déjeuner maison et un peu de dirty talk. Malheureusement pour elle, elle ne se méfie pas assez de cet extra-terrestre romantique qui n’hésite pas un seul instant à l’empoisonner pour être davantage tranquille avant de partir à la montagne.

Au petit matin, nous retrouvons également D’Arcy dans le lit du nouveau docteur. Elle me fait tellement rire. Ethan a carrément une maison gigantesque et déjà bien rangée alors qu’il vient juste d’arriver. Les américains, j’adore. Il est si insupportable cet Ethan. Bien sûr, il est déjà in love de D’Arcy, mais celle-ci fait beaucoup trop peur à notre barmaid qui a clairement oublié une bonne partie de la soirée, en plus.

Elle est occupée de toute manière D’Arcy : elle doit aussi aller surveiller la montagne… et y découvrir Harry, au moment où l’alien met enfin la main sur la dernière pièce manquante de son vaisseau. Elle fait aussitôt poser l’hélicoptère pour engueuler Harry et le convaincre de quitter le sommet dangereux sur lequel il est en train de faire sa randonnée. Cela ne le dérange pas vraiment maintenant qu’il a la pièce manquante de son vaisseau. Il peut vraiment quitter la ville.

L’enquête sur le meurtre de Sam continue bien sûr, au lycée cette fois. C’est l’occasion de donner un job à la femme du maire : la voilà désormais professeur. Elle confie l’étudiant suspecté d’avoir utilisé les ordonnances de Sam aux flics, qui jouent aussitôt au duo gentil/méchant. Enfin, c’est le shérif qui fait le duo, en laissant son adjointe gérer la surveillance du périmètre.

Sans trop de surprise, le shérif se ridiculise alors que bien sûr, sa collègue n’a aucun mal à avoir les informations dont ils ont besoin… à l’exception de l’existence de Jay dans ce lycée. Malheureusement, le shérif la repère, comme quoi il est encore capable de faire ce job. Et bien sûr, c’est étrange qu’Asta ne parle pas de Jay.

En tout cas, plus le temps passe, plus je m’attache aux flics, surtout quand l’adjointe danse un peu dans son placard tout en faisant un joli murder board. Le shérif découvre tout ça et peut alors s’approprier toutes les bonnes théories qu’elle lui propose. Ainsi, elle envisage que si Sam est diabétique, il est possible que le poison vienne carrément de son insuline. Maligne.

Bizarrement, elle est ensuite invitée à une soirée entre filles au bowling avec Asta, D’Arcy et leur amie. Elles sont quelque peu perchées avec un look coordonné de chemises immondes. Asta y passe une soirée de merde, en plus, entre la flic qui lui indique que ce n’est pas super de sa part d’avoir voulu protéger Jay parce que ça semble super bizarre à présent alors que Jimmy, son ex, s’affiche dans le bowling avec une nouvelle copine, Becky.

Comme la flic insiste également pour dire que le voleur est forcément quelqu’un qu’Asta connaît, celle-ci se décide à aller confronter Jimmy. Ce ne peut qu’être son ex qui a volé ce bloc d’ordonnances selon elle. Mouais. Moi, je penche plutôt du côté de D’Arcy pour l’instant, ou de la femme de Ben. Il faut quelqu’un qu’on connaisse déjà et qu’on n’envisage pas dans l’enquête, après tout. Non ? Qu’importe, pour l’instant, on a une scène sympa où Asta met en garde Becky sur les violences de Jimmy.

De son côté, Harry se retrouve bien embêté pendant la soirée : il se rend compte qu’une fois que toute l’humanité sera anéantie, personne ne sera plus là pour constater qu’il était plus intelligent qu’Ethan. Cette nouvelle jalousie fonctionne bien comme motivation pour le personnage, c’est amusant. Ses pensées sont toutefois interrompues par Isabelle. Il ne met pas longtemps à vouloir la ré-empoisonner. Le problème, c’est qu’Isabelle ne boit pas immédiatement son café devant lui et le trouve bizarre… Tu m’étonnes qu’il est bizarre à la droguer comme ça !

Il l’entend tomber, alors il est sûr que tout va bien… mais je ne parierais pas là-dessus, moi. Elle a commencé à se méfier de lui en le trouvant sacrément bizarre, non ? En tout cas, il est persuadé qu’elle dort à nouveau et abandonne donc le chalet, définitivement probablement, pour se rendre auprès de son vaisseau. Le problème, c’est que son vaisseau n’est plus là, et aussi que l’emplacement est surveillé par l’armée.

Ils voient débarquer Harry, se demandent qui il est… et l’épisode se termine alors que notre extra-terrestre est confronté à eux. Eh, la série avance vite, qu’est-ce qu’ils vont bien pouvoir nous raconter en saison 2 à ce rythme-là ? Parce que oui, la série est renouvelée !

Films vus en 2021 #4 : Host (2020)

Salut les cinéphiles,

Host (2020) | Cinéma de rienChaque semaine, je me retrouve pris au piège de mes visionnages apparemment, alors je ne sais pas si vous aurez un jour l’occasion de retrouver un article parlant de plusieurs films ! En attendant, voici tout de suite un récap sur un nouveau coup de cœur, regardé juste hier un peu par hasard… Il s’agit du court-métrage d’une heure Host, sorti en 2020 et très clairement inspiré par le confinement.

En effet, on y suit un groupe d’amis (enfin, il y a un seul mec concrètement alors je devrais plutôt écrire « amies ») qui se retrouve pour une réunion Zoom pendant le confinement. Histoire de tromper l’ennui, l’une d’entre elles a eu la bonne idée de proposer de faire une séance de spiritisme, en compagnie d’une médium. Bien sûr, les choses ne vont pas forcément se dérouler comme prévu et le film va devenir un véritable film d’horreur comme on les aime.

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Quel plaisir, cet apéro entre amis !

Ou comme je les aime, en tout cas. Vous le savez peut-être, j’aime beaucoup le format qui se répand de plus en plus des films qui proposent de suivre des personnages en pleine conversation visio. Cela fonctionne plutôt bien, en général, surtout quand il est question de films d’horreur. Là, le côté Zoom qui fait que la conversation dure une heure est sympa. En plus, ça a tendance à créer un sentiment de proximité plus fort avec les personnages, peut-être parce que je me reconnais en eux.

Movies and ChillLà-dessus, le film prend à peu près. Niveau durée, c’est pile le bon temps pour s’éviter les longueurs et ça marche vraiment bien. C’est plus long qu’un épisode de série (pour les séries respectant les téléspectateurs en tout cas), moins long qu’un film, ça le fait.

host | TumblrEn revanche, les personnages sont super chiants pour la plupart d’entre eux, surtout individuellement, mais le groupe est assez crédible et les problématiques de confinement sont amusantes. C’est long à commencer, mais le film fourmille de petits détails qui fait que l’ambiance vire progressivement à l’horreur de la meilleure des manières, avec juste ce qu’il faut de fausses pistes et de suspense. Les personnages ont beau être chiants, il y en a pour qui on peut s’attacher, et je pense même qu’il y en a pour tous les caractères. En plus, à un détail près, je n’ai pas l’impression de voir des personnages qui prennent les décisions les plus stupides possibles. Au contraire, elles font à peu près ce qu’on ferait à leur place, si tant est qu’on se tente une séance de spiritisme en apéro virtuel… OK, jamais donc.

Host" Is Being Called The Scariest Movie Of 2020, So I Watched For People Who Can't Handle Horror

En fait, c’est principalement ce que j’ai aimé avec ce film : on commence tranquillement à le regarder avec des persos qui vivent une vie de tous les jours très similaire à la notre en plein confinement, avant de partir en vrille d’un coup. Les effets spéciaux sont pour la majorité d’entre eux réussis, il n’y en a qu’un qui m’a fait me dire « mouais », et le budget mis dans le film est surprenant parce qu’il commence comme un film fait avec les moyens du bord, mais pas du tout finalement.

host | TumblrCôté histoire, il n’y a pas grand-chose de nouveau, sauf qu’il y a exactement ce qu’il faut pour qu’on se prenne au jeu. J’aime surtout que l’esprit qui est invoqué lors de cette séance de spiritisme soit multiforme, au sens où l’on ne sait pas du tout à quoi s’attendre. Il apparaît sous des formes différentes chez tous les participants, donc on ne peut pas le cerner et savoir comment le contrer. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler, mais je vous le recommande très fortement. C’était prenant, avec un ou deux jumpscares efficaces et des détails qui apparaissent parfois en arrière-plan et nous forcent à être attentifs : on peut facilement cligner des yeux et rater un détail qui nous retombe dessus plus tard sans prévenir. J’ai déjà envie de revoir le film pour en savoir un peu plus et en voir plus.

host | TumblrBen oui : il y a toujours plusieurs écrans en simultané sur le nôtre, et on ne sait pas toujours lequel il faut regarder, parce qu’il y a du suspense, l’esprit passant d’un appartement à l’autre sans crier gare. C’est d’ailleurs un des éléments les plus efficaces du film pour accentuer le suspense. Pas besoin de grand-chose pour être efficace finalement.

Si j’y vais avec des spoilers pour ceux qui ont vu le film, j’ai un regret avec ce film : j’aurais aimé en savoir un peu plus sur l’esprit qui les attaque, même si ce n’est pas exactement le but du film et que j’aime le mystère ici. Je regrette surtout qu’aucune des filles ne pense à se déconnecter : je suis ressorti frustré avec l’idée fixe que c’était ce qu’il fallait faire pour couper la connexion avec l’esprit, mais on ne le saura jamais.

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Un doute persiste sur le sujet : on ne sait pas exactement si la medium survit, mais je dirais que oui, précisément parce qu’elle n’a plus internet. Puis tant qu’à faire, j’aurais aimé une scène finale nous montrant l’esprit inviter quelqu’un d’autre sur Zoom pour continuer à hanter le monde entier. Simple et efficace, comme le reste du film.

Cela manquait un peu, ça aurait été la fin idéale pour ce film, surtout avec leur générique sympa, histoire de vraiment ajouter un petit côté horreur qui s’immisce dans notre quotidien. On est beaucoup à avoir utilisé Zoom récemment, non ? Pas comme ça, en revanche.

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