9-1-1 Lone Star – S03E03

Épisode 3 – Shock & Thaw – 16/20
On ne peut pas s’attendre avec cette franchise à ce que tout soit bien crédible, mais les intrigues de cet épisode fonctionnent bien et permettent à l’épisode de surprendre par la construction qu’il suggère pour la suite de la saison. Honnêtement, ça me convient bien pour le moment. Les choix faits par les scénaristes permettent en plus de développer certaines relations que l’on avait peu eu l’occasion de voir avant, ça me paraît donc d’autant plus judicieux de continuer sur cette lancée.

Spoilers

Alors que TK est entre la vie et la mort, Owen doit faire face à un cartel sans être tenu au courant de la situation de son fils.


Not my problemo

C’est parti pour un épisode que j’ai attendu bien longtemps, parce que TK est quand même un de mes personnages préférés. Ce n’est toutefois pas par lui que l’on commence, mais par Marjan. Elle aurait mieux fait de klaxonner un coup quand elle s’est réveillée, parce qu’il y avait en fait un ranger sur la route juste à côté. C’est d’ailleurs lui qui a réussi à la réveiller, sans le savoir… mais elle était tellement enfouie sous la neige dans sa voiture que bon, c’était en vain.

Pendant ce temps, Owen est donc dans la merde depuis sa grange toute naze où il est face à un passeur qui le menace de son arme. Ce n’est pas franchement un problémo pour Owen cependant : il essaie de convaincre Manuel, c’est son nom, qu’il n’en a rien à faire de ce qu’il se passe et qu’il est prêt à le payer un peu pour être tranquille. En vérité, il n’a aucun mal à mettre KO ce Manuel qui est déjà mal en point.

Le problème, c’est que l’assommer n’est pas suffisant : il a quelques collègues sur le point d’arriver à la grange. Et même si Manuel est un connard, Owen s’assure qu’il soit bien en vie et bien traité avant de s’occuper des réfugiés. Certains sont blessés toutefois, alors c’est compliqué : un certain Francesco voudrait abandonner derrière eux ceux incapables de marcher et les ralentissant, mais comme ce n’est pas ce que veut Owen, il se sépare du groupe, tout simplement.

C’est parfait, c’est donc lui qui sera le maillon faible et indiquera au cartel où sont les autres. C’est du moins ce que je pensais, mais la vérité est ailleurs : il tombe sur le ranger qui était à proximité de Marjan. Tout content, il lui révèle tout ce qu’il sait et on devine bien rapidement que le ranger n’est pas quelqu’un de bien. Cela ne manque pas : il est en lien avec le cartel et il n’a aucun scrupule à tirer sur Francesco.

Pas de bol pour lui, Marjan le voit – et pas de bol pour elle, il la repère aussi. Elle est heureusement assez réactive pour éviter que ça ne tourne trop mal pour elle, mais elle reste témoin de quelque chose de bien gênant pour lui. Elle est assez réactive pour prévenir Owen de ce qu’il se passe, sauf qu’il est sur répondeur et est occupé à ramener les réfugiés chez lui où l’attend gentiment la voisine en qui je ne peux pas avoir confiance.

Marjan décide ensuite de se rendre chez Owen, mais elle est battue de vitesse par le fameux shérif ripoux qu’elle voit donc entrer chez lui. Bien sûr, entre temps, Owen a réussi à ramener tout le monde chez lui, alors c’est vraiment la merde : il a beau soupçonner le shérif/ranger assez rapidement, il ne peut pas faire grand-chose. C’est finalement lorsque sa liaison radio se rétablit enfin que le shérif est forcé de révéler son véritable visage.

Par chance, Marjan observe tout ce qu’il se passe à la fenêtre et se démerde pour récupérer une arme comme elle peut dans une cabane à côté du ranch d’Owen. À défaut de pouvoir en faire autre chose, elle utilise un plan différent et pas forcément crédible qui finit par faire exploser la voiture du shérif, ce qui est juste la distraction nécessaire pour qu’Owen et les réfugiés puissent le neutraliser. Franchement, j’ai du mal à trouver ça parfaitement crédible.

En tout cas, ça permet à tout un tas de secours d’être dépêché ensuite sur place grâce à la radio d’Owen que le shérif n’a pas détruit, allez savoir pourquoi. L’avantage de tout ça, c’est que ça permet à Marjan de parler à la voisine d’Owen de la 126 et de la lettre d’excuses qu’Owen refuse de signer alors qu’il pourrait reprendre le boulot. Les deux retournent ensemble en ville, et c’est une bonne chose  : ça permet d’avoir une scène vraiment chouette où les deux se mettent à chanter leur désaccord. Bon, on ne va pas se mentir : ça n’avait aucune crédibilité parce qu’ils nous font une chanson parfaite comme s’ils s’étaient entraînés plusieurs fois avant, mais bon.

Quand on retrouve enfin TK, on se fout de nous, et royalement. On nous fait croire que tout va bien pour lui, puisqu’il n’est pas dans un lit d’hôpital, mais on capte assez vite qu’il est dans le coma ou quelque chose de ce genre, malheureusement. Le soleil qui brille en dit long, franchement. Dans ses rêves, TK a donc un pyjama tout pourri et c’est sa mère qui s’occupe de lui, pas Carlos.

Bordel, mais que s’est-il passé avec Carlos ? Et quel rêve chelou, en plus ! Il finit par comprendre qu’il est toujours à l’hôpital, et ça se fait quand il entend les machines s’emballer, et pour cause : son rythme cardiaque ralentit beaucoup trop. Malgré ça, il reste enfermé dans son rêve pour faire un peu la cuisine avec sa mère, parce qu’il a envie de cookie. Pff. C’est frustrant comme intrigue, surtout que TK demande de passer plus de temps dans ce coma avec elle, même si ça signifie qu’il aura peut-être du mal à en sortir.

Et c’est effectivement ce qu’on apprend en fin d’épisode. Bordel, qu’est-ce que l’acteur incarnant Carlos est excellent. Je ne m’inquiète absolument pas pour TK, en vrai, mais le voir réagir à la nouvelle qu’il allait peut-être mourir, c’était horrible. Nancy casse un peu toute l’émotion juste après, d’ailleurs, mais la scène est bien prenante, tout de même.

Ailleurs dans l’hôpital, Paul se réveille en pleine forme, sous quelques couvertures tout de même. Il reçoit la visite de ses collègues et on sent bien que cette intrigue est terminée. Assez vite, les scénaristes en arrivent donc à évoquer le cas de Marjan, mais malgré la tempête, personne ne s’inquiète trop pour elle. Ils sont occupés nos pompiers : les parents de l’ado insupportable sauvé par Paul débarquent chargés de cadeaux et d’envie d’offrir tout ce qu’ils peuvent à Paul. Pff.

La tentation est forte, surtout pour Matteo, mais bon, Judd nous rappelle rapidement que la récompense pour les pompiers est ailleurs.

En parallèle, Vega a une réaction étrange face à ce qu’il se passe avec TK : elle culpabilise, persuadée que c’est de sa faute, et se rend auprès de Grace. Cette dernière est une fois de plus en pause, mais toujours au boulot malgré la neige et l’absence de réseaux de communication. Yep : beaucoup de lignes sont coupées, donc peu de gens appellent. C’est triste.

Au moins, ça laisse le temps à tous ses collègues de faire une bonne grosse pause pour lui offrir des cadeaux. À deux semaines du terme, ils ont apparemment l’impression que c’est une bonne idée de lui faire la babyshower, surtout qu’ils ont peur qu’elle accouche avant la date. Ah ben oui, je confirme que bosser à huit mois et demi dans un boulot aussi stressant, ça risque bien de lui arriver, non ?

En plus, elle continue de faire de la merde et de faire de la peinture dans la chambre du bébé en montant sur un escabeau. Sérieusement ? Je sais bien que ce n’est pas une maladie d’être enceinte, m’enfin quand même, tu fais attention, non ? P            as Grace, apparemment. La pauvre reçoit ensuite une visite de Billy, qui continue son mea culpa stupide. Passer par Grace n’est pas plus glorieuse idée par contre : elle le connaît suffisamment bien pour voir clair dans son jeu.

Elle s’énerve donc contre lui, et ça tourne mal : elle perd les eaux face à Billy qui ne peut pas juste s’en aller comme si de rien n’était. Il insiste pour emmener Grace à l’hôpital, mais ce n’est pas son genre du tout : elle refuse catégoriquement et malgré son accouchement clairement en train de commencer, elle décide de prendre le volant. Non mais sérieusement, arrêtez de nous prendre pour des cons. On la voit se balader dans la neige et prendre le volant comme si de rien n’était, faut pas abuser quand même !

Bon, heureusement pour elle, Billy décide de monter en voiture avec elle. C’est une excellente chose, parce que Grace se démerde sans trop de surprise pour se retrouver coincée au milieu de voitures abandonnées, prise au piège par la neige. Elle a des contractions… et elle est avec un pompier qu’elle déteste et qui n’aura d’autres choix que de la faire accoucher.

En tout cas, je suis surpris : en cette fin d’épisode, Owen ne sait toujours pas ce qu’il en est de TK, la neige est toujours présente et la saison semble s’enliser dans une tempête de neige qui n’en finit pas. C’est la première fois de la franchise qu’on dépasse le cadre d’une intrigue-catastrophe en trois épisodes. J’aime beaucoup l’effet que ça donne, et j’espère que ça va encore durer un moment !

PS : bizarrement, j’avais noté le titre de l’épisode 3 en titre de l’épisode 2… ça déconne pas mal en ce moment du côté des titres pour les séries de la FOX, c’est une erreur de leur stagiaire ou c’est de moi ?

> Saison 3

 

Walker – S02E09 (express)

Épisode 9 – Sucker punch – 14/20
Petit sursaut dans la série qui prend enfin le temps d’avancer sur ses fils rouges cette semaine. Cela fait du bien et ça donne un épisode qui fonctionne plutôt bien, même s’il ne casse pas trois pattes à un canard non plus. On reste sur un rythme de croisière, mais on voit qu’on se dirige vraiment vers quelque part cette fois.

Spoilers

Liam se retrouve avec un client inattendu.

Je ne pensais pas l’écrire un jour, mais je regrette la mort de Serrano ? La série nous montrait enfin ce que ça donnait pour elle d’avoir un grand méchant à craindre, et c’était plutôt savoureux avec cet épisode ! Il débute en effet par le retour de James au boulot, zappé par Cordell qui préfère assister à une audience concernant le destin de son ennemi mortel. Et paf, Serrano est relâché sur un pseudo-vice de forme. C’est très gros comme idée, mais ça fonctionne bien.

En effet, ça permet d’en arriver à un certain nombre de scènes plutôt savoureuses où Cordell est confronté à son ennemi. Bien sûr, ça n’est pas convaincant de voir le Texas Ranger se confronter à lui au restaurant et se faire menacer comme ça, mais ce n’est pas grave, la rivalité apportait du bon. Par conséquent, je me retrouve déçu que ce suspense soit si vite oublié et zappé par la mort de Serrano en fin d’épisode. Celle-ci était bien jouée et apportait une vraie surprise à l’épisode, au moins, car je ne pensais pas qu’on s’en débarrasserait si vite. La course-poursuite était sympa en elle-même, sa conclusion vraiment prenante. Et puis, l’acteur s’en tire bien pour éviter de nous faire une Cotillard.

Ceci étant dit, il faut bien reconnaître que c’est savoureux : Cordell va forcément se retrouver au cœur d’une enquête sur la mort de ce méchant, surtout que la fin d’épisode nous montre également Denise découvrant un nouveau bout de vérité sur l’incendie de sa grange. Contre toute attente, cela ne vient pas d’August d’ailleurs. Après s’être trainé un bras en attèle depuis quelques épisodes et avoir bavé sur la torche retrouvée, voilà donc qu’August est relégué à l’intrigue adolescente du jour où il monte un groupe à l’improviste parce que ça fait bien devant les filles. Oh bordel.

Je n’apprécie toujours pas Geri, du coup, parce qu’elle laisse faire ça et l’encourage même. J’ai aussi un peu de peine pour le personnage, parce qu’il monte tout de même un groupe pour que ses deux potes mecs puissent mener un combat de coq afin de séduire Stella. Etait-ce vraiment nécessaire ? Vivement qu’elle se barre à la fac, croyez-moi ! Je ne sais pas trop ce qu’on est censé penser de cette intrigue.

J’imagine que le but est de diviser les personnes qui regardent avec ce triangle amoureux tout pété, mais la vérité, c’est que ça ne m’intéresse pas du tout de savoir à qui Stella accordera ses faveurs : ces intrigues adolescentes continuent de sembler en trop dans une série qui traite pourtant d’affaires criminelles. Je ne sais pas : ça casse le format procédural pour explorer la vie perso de Cordell, donc ça devrait me plaire car c’est souvent ce que je reproche aux séries procédurales… mais ça le fait de manière tellement convenue et peu prenante que, bon, finalement, on s’en passerait.

Dans tout ça, on ne voit plus les (grands) parents Walker ces derniers temps. Je me demande si les scénaristes ont pris conscience qu’ils ne savaient pas quoi faire de ces personnages ! La bonne nouvelle, c’est qu’ils ont au moins pris la peine de trouver un rôle à Liam cette année. Rien n’est perdu.

En effet, une dernière intrigue voyait donc Liam recevoir la visite inattendue de Dan. C’est de loin la meilleure partie de l’épisode, et celle qui m’a paru le plus intéressante. Dan se sent menacé de savoir Serrano en liberté, et il a bien raison : sa vie est évidemment en danger puisqu’il a une vidéo montrant le grand-méchant avouer ses crimes vis-à-vis de Cordell. Menacé, Dan se réfugie auprès du seul avocat qu’il connaît et peu contacter sans crainte que sa femme n’apprenne la vérité sur lui.

C’est tout de même abusé, non ? Genre, il connaît forcément d’autres avocats que celui qui a essayé de le faire tomber il y a à peine deux épisodes ! Toutefois, c’est efficace comme twist et j’ai aimé voir Liam être tiraillé entre ses convictions et sa profession. J’aime également la scène finale de cette intrigue, où Liam révèle qu’il n’est pas si bête qu’il en a l’air. C’était une vraie surprise me concernant, parce que ça n’a pas toujours été le cas. Cette réplique où il accuse de meurtre Dan et lui explique qu’il n’est pas sûr d’avoir une dette envers lui pour sa vie est juste géniale. 

Espérons que ça mènera encore à de grandes choses pour la suite, parce que j’ai du mal à voir la direction que ça va prendre maintenant que Denise se méfie de Dan ET qu’elle va vouloir se venger de Cordell également. Sachant que c’est Cordell qui lui a fait prendre conscience qu’il fallait se méfier de Dan (j’ai beaucoup aimé sa déduction par rapport aux réactions de Liam… mais abusé de le voir partir en intervention sans plus de raison que ça), ça promet de bonnes choses et un conflit interne intéressant à suivre. Le problème, c’est qu’on ne connaît encore que peu Denise, et ça risque de paraître forcé d’aller dans une nouvelle direction.

Ah, et sinon, pas de news d’une éventuelle remplaçante pour Micki. Tant mieux ? C’était de toute manière déséquilibré depuis un moment dans cette série.


Sept clichés TV sur… les bars dans les séries !

Salut les sériephiles,

Oui, il n’y a pas eu d’article du jour hier sur le blog, et c’est une catastrophe industrielle ce caillou dans mon rouage bien huilé. Désolé ! On verra si j’ai de quoi en écrire deux aujourd’hui ou demain pour compenser.

La faute à une envie d’un apéro bien mérité après une semaine compliquée – et un apéro qui s’est prolongé. Et alors que les bières s’enchaînaient, je me suis rendu compte qu’il fallait que je rentre écrire un article sur les clichés TV concernant les bars. DINGUE : je ne l’ai encore jamais fait ?

Il y a tant à dire… mais je suis rentré après minuit, et paf, c’était trop tard.

  1. Personne ne finit jamais son verre, comme dans toutes les séries

Oui, bon, ce cliché-là, je suis sûr qu’il en a déjà été question quelque part sur le blog, mais bordel, il est tellement FAUX que je ne pouvais pas y couper, je crois. C’est dingue de se dire que dans tous les films et séries les verres finissent toujours pas rester à moitié plein, et si je vois le verre dans ce sens, c’est parce que je sais ce que coûte un cocktail dans un bar de grande ville (au hasard, Paris) et bordel, ces prix, quoi, je vide jusqu’à la dernière goutte mon verre moi. Les personnages, eux, ne boivent pas si souvent que ça et le verre ou la bouteille reste désespérément plein.

  1. Les personnages se rendent toujours dans le même bar, comme dans Supergirl

Un des clichés les plus fréquents est tout de même de voir les personnages se rendre toujours dans le même bar. Dans cette série, c’est parce que c’est un bar assez ouvert d’esprit avec les extraterrestres. Dans d’autres, c’est parce que l’appartement des héros est au-dessus du bar ou parce qu’il est en face du travail… Et genre, je comprends la facilité que ça représente, mais c’est quand même vachement FAUX comme cliché de se dire que 100% des soirées de certains héros habitant au-dessus se passent dans le bar du dessous. En près de trois ans, j’ai dû aller deux fois dans un bar de ma rue, tout de même. En revanche, il y a du VRAI tout de même dans ce cliché : quand on a des bons souvenirs quelque part et qu’on y est bien, on a tendance à y retourner… Quitte à être déçu que ça vieillit mal (je suis encore en deuil là-dessus).

  1. Les personnages ne restent pas assis, comme dans Grey’s Anatomy

Bien sûr, il existe des bars dansants (ou en tout cas, ça existait avant le Covid) où il est bien logique de ne pas être assis, mais je remarque tout de même qu’il y a plein de bars qui existent et dans lesquels les héros passent plein de temps à faire autre chose qu’être assis. Billard, fléchettes, boissons à commander au bar… Toutes les excuses sont bonnes pour créer du mouvement dans ces scènes. Par contre, perso, dans tous les bars que je fréquente, 95% du temps passé est passé assis à une table quoi. Bref, ce cliché est FAUX.

  1. Il est facile de draguer, comme dans Station 19

Une nana jolie au bar, et hop, l’affaire est pliée. Pardon mais non ? C’est FAUX. Je ne dis pas que c’est impossible, loin de là, et il y a plein de bars qui permettent effectivement la drague facile, mais dans les séries, c’est toujours BANCO. Une scène suffit : le héros rencontre un personnage et deux scènes plus tard, ils ont couché ensemble déjà. Deux saisons plus tard, c’est le mariage. Affaire pliée et réglée. Je dois manquer de gens fun dans ma vie : je ne connais aucun couple de mon entourage qui se soit rencontré de cette manière. Après, ça mérite presque un article sur les relations amoureuses dans les séries, ou les clichés des rencontres amoureuses…

  1. Les personnages ont leurs petites habitudes de consommation, comme dans How I met your father

Allez, c’est en pensant à l’épisode 2 de cette série que je me suis dit qu’il y avait de quoi écrire cet article de toute manière. « The usual ». Combien de fois entend-on des héros de séries prononcer ces mots comme commande dans les restos et bars ? Je suis trop radin pour pouvoir dire ça car c’est rare qu’un serveur me voit assez pour me reconnaître et retenir ma commande… mais ce cliché reste VRAI malgré tout. Peu importe où je suis, j’ai mes petites habitudes côté consommation, parce qu’il y a des choses que j’aime plus que d’autres. Bref, cuba libre, piña colada, venez à moi ! Avec modération, bien évidemment ;

  1. Il y a plusieurs soirées en une seule, comme dans Mixology

Qu’est-ce que j’adorais cette série ! Ce n’est toutefois pas la seule à nous révéler qu’il peut y avoir plusieurs soirées en une seule dans un bar : parfois, les personnages se séparent et chacun vit alors sa vie sans se soucier des autres. Parfois, c’est juste le mouvement naturel des arrivées et départs des autres personnages qui provoque ça. Par contre, dans tous les cas, qu’est-ce que c’est un cliché VRAI : si l’apéro dure une heure ou deux, OK, il n’y a qu’une soirée. Mais dès que vous passez beaucoup de temps dans un bar et que vous êtes plus de deux, il y a tout de même plusieurs moments bien distincts. En revanche, dans la colonne des FAUX concernant ce cliché, il n’y a jamais de fumeurs dans les séries récentes. Ce serait trop chiant d’envisager un espace extérieur dans le budget ?

  1. Payer est en option, comme dans How I met your mother

J’ai contourné ce cliché plusieurs fois dans l’article parce que je voulais finir dessus, mais bordel, avez-vous vu le prix des consos dans les bars ? Comment font-ils pour avoir le salaire qu’il faut pour y être plusieurs soirs dans la même semaine ? Et au-delà de cette série… c’est tout de même dingue de se rendre compte qu’il est très rare de voir les personnages payer ce qu’ils boivent. Passer la commande, c’est un énorme classique, la payer, c’est plus aléatoire. Cela doit aider à revenir plus souvent et être reconnu des barmen, après. Désolé, ce cliché est donc FAUX, de même que c’est faux de les voir avoir l’appoint pour les consos quand ils paient finalement.

NCIS S19E12 (express)

Épisode 12 – Fight or Flight – 13/20
Si j’aime le personnage au coeur de cette intrigue, il n’y avait quand même pas grand-chose pour me plaire dans le format de l’épisode et pour son intrigue. C’est convenu, nécessaire, un peu trop en retard et réussi malgré tout.

Spoilers

Nick fait-il des combats clandestins pour passer ses nerfs ? Le suspense est à son comble.

Quel dommage, ce début d’épisode ! On essaie de nous faire croire que Nick va perdre un combat de boxe dont on sait très bien qu’il sortira vainqueur de toute manière, et on tente au passage de nous faire envisager que non, ce n’est pas parce qu’il est sous couverture qu’il se retrouve à combattre dans ce qui ressemble fort à un ring clandestin.

Vraiment, quelle surprise de découvrir que finalement, il n’en était rien et il était bien sous couverture… On s’y attendait d’autant moins que ce n’est pas du touuuuuut ce que NCIS Hawai’i a proposé comme structure d’épisode il y a une semaine. Et franchement la comparaison n’est pas à l’avantage de la série-mère, en plus, parce que je crois que je préfère Lucy à Nick, désolé Nick. 

Concrètement, l’idée de revenir sur le personnage de Nick pour nous montrer tout son mal-être après le départ de Bishop et l’abandon de Gibbs est une vraie bonne idée. Cela se fait tardivement dans la saison, mais un peu comme Kasie et son flingue, ça avait été suffisamment suggéré précédemment pour donner l’impression d’une vraie évolution. C’est en revanche tout ce qu’il y a à retenir de l’épisode, et j’en retiens que c’est fait vraiment « à l’américaine », avec une exagération peu flatteuse pour le personnage de Nick.

Genre, qu’il soit en déprime, pose des lapins à ses collègues et veuille se battre, j’entends. Qu’il soit prêt à se laisser frapper et envisager de mourir sur un ring clandestin sous couverture, ça n’a juste aucun sens. Evidemment que tous les personnages s’inquiètent pour lui et sont là pour lui ? Evidemment que ça n’a pas de sens de se transformer en punching ball ? C’était d’une lourdeur. La seule vraie réussite dans cette intrigue était finalement la présence de Jimmy.

Son discours à la fin était très beau et permettait de remettre les choses dans leur contexte, tout en offrant une perspective sur le deuil de ce personnage qui en a bavé aussi et en nous rétablissant la situation pour que le prochain épisode se déroule sans qu’il ne reste la moindre conséquence de ce que l’on venait juste de voir. C’est un peu dommage, tout de même. Dans quel monde est-ce qu’on laisse Nick rentrer chez lui avec un flingue et enquêter pour le NCIS après ce qu’il vient de se passer sur le ring ?

Dans celui des séries américaines, assurément. Et c’est tout ce qu’il y avait à retenir de l’épisode, avec peut-être la relation Parker/Vance qui continue de se développer. Le but est encore d’en faire un nouveau Gibbs qui s’entend tout aussi bien avec son patron sans trop chercher à créer de nouvelles dynamiques pour la série. C’est dommage. On perd aussi les blagues sur l’application alors que ça aurait pu être sympa…

En ce qui me concerne, je continue en revanche de shipper Jimmy et Jessica. Je me demande s’ils oseront aller sur ce terrain-là. Ce serait super sympa de changer un peu la formule pour une fois… surtout que ça manque clairement d’un will they/won’t they depuis ce début de saison, et ne manque à personne. Ou en tout cas pas à moi.

Voilà donc pour cet épisode : je me rends compte que je n’ai plus aucune idée de l’enquête en elle-même, parce que j’ai trouvé que c’était lourd. On nous introduit tout de même un agent qui ne sert qu’à compléter la couverture de Nick et McGee puisque Knight ne pouvait pas le faire. Cette dernière semble avoir vite oublié qu’elle n’était pas de la team A il n’y a pas si longtemps d’ailleurs, et à vrai dire, j’aurais aimé voir nos agents confrontés au fait qu’ils n’étaient plus la meilleure équipe depuis le départ de Gibbs… mais bon, les scénaristes ne peuvent pas se permettre ça.

Je ne sais pas ce que ça donne niveau audience, mais je trouve que la série est trop dans sa routine ces derniers temps, ça reste convenu par rapport à la saison 17, et mieux que la 18, mais ça, ce n’est pas compliqué !