Grey’s Anatomy – S15E09

Épisode 9 – Shelter From the Storm – 20/20
Je surnote peut-être à nouveau, mais je suis tellement heureux de retrouver la série que ça m’est égal. Cet épisode avait tout ce que je voulais qu’il ait : les intrigues avancent pour l’ensemble de mes personnages préférés et j’ai l’impression de retrouver un souffle que la série n’avait plus eu depuis longtemps du côté des intrigues amoureuses. Franchement, je me sens investi d’une manière ou d’une autre dans à peu près l’ensemble d’entre elles alors que ça fait des années qu’il y a des couples dont je me fiche pas mal. Comme quoi, tout finit par arriver !

> Saison 15


Spoilers

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He was blown in the ambulance bay. The wind threw him into an ambulance. It was bad.

Enfin ! Grey’s Anatomy est de retour et j’en suis si heureux ! Qu’est-ce que ça aurait donné si j’avais vu l’épisode précédent lors de sa diffusion ? J’ai l’impression d’avoir attendu des mois et des mois alors que ça ne fait que quelques semaines, c’est n’importe quoi. Bref, toujours est-il que nous reprenons cet épisode en pleine tempête, comme prévu, et c’est tant mieux.

Nous retrouvons d’abord Nico et Schmitt dans leur ambulance qui bouge beaucoup moins qu’avant, parce que finalement, ils n’ont fait que s’embrasser si on en croit la présence de leurs pantalons. De son côté, Richard s’énerve de l’absence de générateurs électriques, mais en fait, celui-ci finit par s’activer. Ce n’est pas pour autant que les ascenseurs repartent, ce qui permet à Amelia de découvrir que Teddy est enceinte. Et comme il y a un patient entre elle et Owen/Teddy, il est évident que ça vire à l’opération.

Ouep, ils nous discutent la situation merdique qui se déroule, ce qui fait qu’Amelia finit par découvrir que Teddy est enceinte de seize semaines, et la blessure est vive. La tension aussi l’est, mais ça ne les empêche pas de réussir à pratiquer une grosse partie de l’opération sur leur patient comme si de rien n’était, même si là encore, ce n’est pas le fort d’Amelia. Elle est tellement géniale, je l’adore et elle prend le coup quand même excellemment bien. Faut le faire, d’être capable d’opérer pendant un énorme trauma comme ça, non ? Qu’importe de toute manière, l’ascenseur finit par rebooter et s’ouvrir quand il le faut, alors qu’ils arrivent dans une impasse de leur dispute où Amelia s’en prend à Teddy qui prétend savoir ce qui est le mieux pour tout le monde.

Meredith est toujours coincée aussi, et elle est avec DeLuca, à qui elle demande de sortir pour aller à sa transplantation cardiaque. Ce n’est pas gagné, mais ça offre une belle tension entre eux, et des scènes très chouettes où Andrew lui parle… de Doctor Who, et du Tardis, et ça suffit à draguer Meredith.

Ils enchaînent ensuite sur une scène où Andrew parle italien à Meredith pour lui confier le plus grand secret de sa vie, concernant sa famille et le fait qu’il n’est pas forcément très fier des secrets de famille. C’était chouette, car on sent bien la tension qui grimpe et Meredith qui résiste encore et encore, mais finit par révéler qu’elle parle un italien impeccable alors qu’elle ne l’a pas parlé depuis 15 saisons au moins. C’est gros, mais je m’y attendais quand même et ça explique qu’ils soient sur le point de s’embrasser… quand l’ascenseur s’ouvre à nouveau.

En parallèle, Maggie a donc balancé à Jackson le secret médical du cancer de sa mère, et là franchement, c’est du foutage de gueule, même pour cette série. Pour l’instant, il n’y a toujours aucune conséquence, puisque Maggie est appelée au secours pour le cœur de Cece, de plus en plus faible. Elle a besoin du cœur de l’autre patiente… qui est coincé dans un ascenseur.

Avec Bailey et Hellmouth, toutes les deux en pleines crises d’angoisse. C’est franchement super bien joué, avec Hellmouth qui fait une crise de panique qui lui ressemble bien beaucoup, alors que Bailey est dans un stress bien plus délicat et flippant. J’ai trouvé l’ensemble de leurs scènes assez justes, et il était sympa de les voir apprendre à se connaître et s’entendre ; avec une Hellmouth toujours stressée et prête à imaginer le pire en toutes circonstances.

On dirait moi devant un épisode de cette série, quoi. Par exemple, Alex apprend tout ce qu’il se passe à l’hôpital… et il décide de prendre le risque d’y aller, laissant Jo bourrée derrière lui. Ce n’est toujours pas une bonne chose tant que la tempête bat son plein pour moi. Bon, il arrive à l’hôpital, c’est donc pour Jo que je me retrouve à m’inquiéter énormément, à la Hellmouth. Quant à Alex, il détruit l’ambiance post-coït de Nico et Schmitt, mais c’était marrant.

Le pauvre chef de la maintenance, lui, s’en prend plein dans la tronche dans cet épisode. Cela commence avec Richard, puis avec Jackson. L’un comme l’autre n’arrivent pas à contacter Catherine et l’un comme l’autre ont de bonnes raisons d’être sur les nerfs, mais c’est un peu naze de s’en prendre à un type qui n’y peut rien.

Il est toutefois chouette de voir ensuite Richard s’occuper de Betty, qui errait seule dans l’hôpital et était prête à se droguer, clairement. Il lui donne de bons conseils, mais il est tout de même obligé de l’abandonner aux urgences, alors là aussi, je n’ai pas trouvé ça chouette.

En parallèle, Quadri et Jackson essayent d’ouvrir l’ascenseur dans lequel sont coincées Bailey et Hellmouth. C’est plutôt sympathique à voir, surtout que j’aime bien ces deux-là ensemble. Ils finissent par convaincre Lincoln de les aider, puis le chef de la maintenance, parce que ce dernier veut sauver Cece. Alex arrive à temps pour aider à son tour, et tous les cinq aident ainsi la patiente, Bailey et Hellmouth à sortir de l’ascenseur. Pour ça, il faut toutefois mettre Lincoln et Jed, le chef de la maintenance, dans l’ascenseur.

Comme si ce n’était pas déjà assez gros comme ça, on voit Hellmouth se mettre à stresser que l’ascenseur redémarre quand elle en sortirait… et c’est donc très clair que ça va arriver à Jed. Cela ne manque pas, et le pauvre se retrouve à risquer de perdre ses jambes.

Nico et Schmitt ? Ils essaient de prendre un ascenseur en stressant d’avoir le chef qui les a surpris. Ce n’est toujours pas une bonne idée : ils tombent sur un lit ensanglanté, et c’est tout. Charmant. Ils finissent par arriver en salle d’opération pour s’occuper de Jed avec Lincoln et Avery, et c’est beaucoup trop drôle à voir parce que Schmitt prend la défense de son mec, alors que ce n’est pas sa place, et il le fait avec des scénaristes qui s’amusent de la situation pour placer un jeu de mot sur ce qui lui est arrivé (curieux de ce que donnera la VF pour rendre l’emploi du verbe « blew » ici).

Pas le temps de s’en occuper cependant, parce que Lincoln et Jackson s’embrouillent pour savoir s’ils tentent ou non de sauver les jambes de Jed. Pour Jackson, il faut faire tout ce qu’il faut pour, parce qu’il a tenté de sauver la vie de Cece, mais pour Lincoln, c’est de la folie car il s’en tirerait mieux avec une prothèse. Il finit par avoir le droit de garder sa jambe quand même, hein. Et il retrouve même l’infirmière avec qui Cece l’a mis en couple. L’avait mis en couple.

Ouep, au bloc, Maggie se retrouve à s’occuper de Cece qui a de plus en plus froid et comprend qu’elle va mourir. Ses derniers mots (possiblement) sont donc un beau conseil pour le couple Maggie/Jackson, qu’elle juge comme capable de tenir la distance. Meredith et DeLuca finissent par arriver et aider Maggie à maintenir Cece en vie, tout en commençant à l’ouvrir en espérant que Bailey aille assez vite pour apporter les organes.

Oui, mais non : Bailey décide de récupérer sa place de chef et demande à Alex de s’en occuper. Il ne sera pas resté chef bien longtemps. Le cœur finit par arriver à temps pour Cece et il reste alors à savoir si la greffe prendra… Et ça prend. Cece est ainsi sauvée, pour quelques minutes seulement. Son cœur finit par s’emballer de nouveau.

Meredith se retrouve ainsi à devoir s’occuper de recoudre le cadavre de Cece. C’est tellement triste, mais elle la remercie ainsi de lui avoir redonné confiance en l’amour et dans le fun de la drague. Hellmouth le vit beaucoup plus mal cependant.

Quant à Bailey, elle ne récupère son poste que pour la façade : elle se sentait incapable d’assurer la chirurgie à cause de son stress. Elle craque ainsi dans les bras d’un Karev qui pensait vouloir démissionner et comprend qu’il ne peut pas.

La chirurgie de Teddy et Owen continue au bloc comme si de rien était, et ça signifie qu’Amelia n’a plus rien à faire avec eux. Elle est donc forcée de se retirer : la journée continue après tout. La chirurgie aussi, et elle finit bien, avec Owen et Teddy qui ont ainsi le temps de parler de ce qu’ils veulent faire ; et avec la décision de garder le bébé. Bien sûr, ils veulent s’en occuper ensemble, malgré Amelia, qui ne peut rien faire contre ça non plus. Teddy finit en larmes, mais la décision est assez logique.

Betty ? Elle est à l’hôpital pour la drogue, bien sûr, et Richard s’en rend compte. Il la force donc à tout avouer à Amelia, et elle est obligée de l’amener dans un centre de détox. Cela laisse Owen seul avec Leo. Amelia est une fois de plus juste parfaite : plutôt que de laisser Owen tourner le dos à Teddy et continuer aveuglément avec Amelia alors que Teddy est redevenue une option, elle lui laisse le temps de faire son choix.

Sinon, la fin d’épisode confirme que je me suis inquiété pour rien car il n’est pas question de Jo, simplement d’Alex gardant bien le job de Bailey – alors que Ben va toujours bien, évidemment. Richard apprend tout de même de Jackson et Maggie que Catherine a un cancer (ridicule, à force) et Meredith… hésite toujours entre DeLuca et Lincoln. Arf, décide toi (moi, mon choix de ship va carrément en faveur de l’italien) ! Ah, si, j’oubliais la première décision de chef d’Alex dans cet épisode, c’est de conseiller les salles de l’hôpital avec des verrous à Nico et Schmitt. N’importe quoi, cet hôpital !

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Les stats de la saison 2017-18

Salut les sériephiles,

Une fois n’est pas coutume, on se retrouve aujourd’hui pour parler de 2018, et plus précisément de la saison 2017-18. Lorsque j’ai rédigé le top 70, j’ai fini par quelques statistiques d’ordre général et je pensais que ce serait bien suffisant comme ça. Finalement, cette semaine, Ludo s’est prêté au jeu des statistiques et m’a demandé de lui faire quelques graphiques et calculs de pourcentages sur ses lectures et ses visionnages de séries sur l’année. Par conséquent, je me suis rappelé que j’étais curieux et que c’était fun de tout chiffrer… C’est pour cela qu’après lui avoir envoyé ses graphiques, je me suis mis à faire les miens. Et tant qu’à faire, autant vous les partager, parce que ça fait un article que j’aime bien lire ailleurs moi, donc peut-être que vous aussi vous aimerez.

Toutes les statistiques présentes dans cet article couvrent la période de septembre 2017 à août 2018, grosso modo. Non, je n’ai pas fait sur l’année car en fait, je n’ai pas de liste à l’année, je procède par saison dans mes décomptes – et puis, je suis prof, alors le début d’année, c’est en septembre, sérieux, pourquoi on fait pas le réveillon le 31 août hein ?

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C’est simple, ces stats couvrent tout ce qu’il y a dans le top 70 et que j’ai terminé (pas les dernières places de ce top donc) ! Commençons par le graphique le plus déprimant car cela faisait longtemps que ça ne m’était plus arrivé : seules 59% de mes séries ont été renouvelées. Je sais, vous allez me dire que c’est beaucoup, mais non, parce que ça en laisse 37% d’annulées ou de définitivement terminées, et c’est ça qui est énorme. Je m’en suis bien rendu compte en cours d’année, et surtout cet été, mais je trouve ça triste tant d’histoires qui se terminent… En plus, la relève n’est pas assurée pour l’instant, il y a peu de saisons 1 que j’ai vraiment appréciées l’an dernier, et c’est pire cette année !

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Du côté de la durée des épisodes, il n’y a que peu de surprise avec plus de 50% de ce que je regarde calibré sur le format 42 minutes. Je blague parfois en disant que ma vie est rythmée par des tranches de 45 minutes, mais je ne blague qu’à peine je crois. Et après, j’ai du mal à caser les 24% de séries que je regarde et qui font plus de 42 minutes…

En revanche, le graphique que je préfère (mais qui prend un temps fou à concevoir), c’est celui des chaînes de mes séries. Je sais, je sais, Seriesdom pourrait me le faire, mais comme je mets toujours trois plombes à y écrire ce que j’ai vu, ce n’est pas efficace : il y a des épisodes vus en 2017 comptabilisés sur 2018 ; et il y en aura de 2018 sur 2019, et donc ça ne marche pas.

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Qu’à cela ne tienne, je me le suis fait manuellement. Sans la moindre surprise, ABC reste la chaîne dont j’ai regardé le plus de choses l’an dernier ; et en même temps, je crois que j’ai testé 90% de ses nouveautés – allant même jusqu’au bout de Ten Days in the Valley. J’étais persuadé que Netflix serait dans le mal sur la saison, car j’avais l’impression de ne pas rentabiliser mon abonnement.

Finalement, 13% des séries que je regarde sont dessus – et ça ne prend même pas en compte l’Arrowverse, ou The Good Place que j’ai laissé dans les stats de NBC. Mon impression vient surtout du fait que sur Netflix, je suis poussé à consommer rapidement les épisodes, donc je n’y passe pas de temps que ça. Et puis aussi, 13%, ça m’en laisse 87 ailleurs, hein. Mon autre surprise a été de retrouver la Fox en 3e position… Avec toutes les annulations subies en mai, je doute que ce soit encore le cas l’an prochain. Pour moi, la 3e position aurait dû logiquement aller à Syfy que j’ai l’impression de regarder énormément. Comme quoi, les intuitions sont parfois faussées.

Dans le même genre, je n’aurais pas instinctivement pensé que je regardais autant de séries sur la CW que sur AMC : j’ai parfois été en overdose de CW… alors qu’en fait, pas du tout. C’est l’effet niaiserie de Supergirl qui m’a influencé, ça, à tous les coups ; et une fois de plus, mon pseudo-rattrapage de l’Arrowverse n’est pas pris en compte non plus. Et puis, cette saison était aussi la première où je n’ai pas été hyper sérieux dans mes visionnages. Jusque-là, il n’y avait pas grand-chose dans ma liste d’attente TVtime, mais cette année, je me suis laissé déborder comme tout le monde… et je n’ai pas terminé 22% des saisons commencées (ça ne compte donc même pas celles que je n’ai pas entamées) :

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Tristesse ! Pour m’en remettre, je vous propose de vite enchaîner sur le dernier graphique de cet article, parce qu’il me fait énormément rire pour son égalité parfaite en première place ; ça me paraît improbable et pourtant, je vous promets que je n’ai pas fait exprès :

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Là aussi, il y a une surprise : j’étais sûr d’avoir regardé beaucoup moins de comédies cette année, surtout qu’il y en a un paquet que je n’ai pas terminé. Et pourtant, 27%, c’est loin d’être minime. Comme quoi ! Pour le reste de ce graphique, je dois dire que je m’y attendais : oui, la SF a une place de choix dans mes visionnages, rien de nouveau sous le soleil.

Voilà donc pour cette saison. Si ABC est grande première de ces stats, je pense que l’an prochain ira néanmoins à Netflix, car avec le Challenge Séries, je vais rajouter pas mal de saisons du géant du streaming. Et puis, comme je disais plus haut, il y a peu de nouveautés qui m’attirent pour l’instant, et les annulations de séries viennent surtout des networks (merci la Fox). Autrement dit : moins de networks, plus de Network. C’est la vie !

Une dernière stats pour le fun : 6% de ce que j’ai regardé a été produit par une chaîne française. Pas si mal par rapport à d’habitude où ça ne dépasse pas les 5%…

Station 19 – S02E07

Épisode 7 – Weather the Storm – 15/20
Même pour sa mi-saison, la série a du mal à proposer quelque chose d’exceptionnel – mais il faut dire qu’elle souffre aussi beaucoup de la comparaison avec l’épisode de Grey’s Anatomy qui était très réussi. La pause sera plus longue pour elle, espérons que cela leur profite pour peaufiner des scénarios plus aboutis car les choix faits pour l’instant ne sont pas à la hauteur des rares promesses de la saison 1.

> Saison 2


Spoilers

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Nothing wrong with loving the job. Professionally.

L’épisode de mi-saison de Grey’s Anatomy proposait une jolie tempête… et bien sûr, cette série ne nous sert rien de nouveau et reprend le même postulat de départ : le vent souffle fort sur Seattle. Un petit flashforward nous propose tout de même Andy et Sullivan coincés dans une ambulance, essayant de contacter un hôpital en vain alors que leur ambulance se met à bouger à cause du vent. Je n’aime pas trop ce type d’épisode, quand ça commence comme ça, c’est souvent que les scénaristes ne savent pas comment accrocher le spectateur pour le début d’épisode (on va dire que ça se comprend après la tension de l’épisode de la série-mère diffusé juste avant).

Cinq heures plus tôt, Sullivan retrouve Andy pour lui parler, comme prévu… mais c’est juste une scène hyper gênante où elle tente de lui expliquer la vie sociale et où ça ne fonctionne pas du tout. En parallèle, Vic est toujours coincée dans sa relation avec Ripley qu’elle n’ose pas rappeler. Ben ? Ils osent nous faire le coup de diffuser une scène de Grey’s que je viens juste de voir et je ne sais pas trop à quoi ça servait de nous la montrer. Je ne la trouvais déjà pas exceptionnelle la première fois en plus… Enfin, Miller est super heureux de savoir qu’il reçoit toute la caserne chez lui pour Friendsgiving.

Comme dans plein de séries, c’est l’occasion de réunir tout le casting et tant pis pour la crédibilité : on retrouve donc Travis et Grant, Maya, Ryan, son père (!) et Pruitt, Vic, Ben… Bref, toute la caserne et plus que ça quoi. Ryan ? Il apprend que le FBI recherche son père et en parle à Pruitt qui lui propose de ne rien faire comme il est en congé.

Finalement, tous les pompiers sont rappelés au beau milieu de leur Friendsgiving, Et ouais, on n’arrête jamais de bosser dans ces séries. A la caserne, tout le monde est surpris de voir Ripley débarquer, mais il explique qu’il s’agit d’une caserne centrale de Seattle, et c’est bien pour ça qu’il veut être là et se mettre à l’action lui aussi. C’est une occasion parfaite pour la promotion de Maya, tout ça.

Dès le premier appel, Andy se retrouve par sa propre faute coincée avec Sullivan qu’elle voulait pourtant éviter toute la journée. Et elle ne sait pas dans quoi elle s’embarque car, évidemment, l’appel qu’ils reçoivent les mènent tout droit au pont sous lequel la femme de Sullivan a été laissée pour morte dans le flashback d’il y a quinze ans.

Ils viennent en aide à Shannon, une jeune femme éjectée de sa propre voiture qui se retrouve vite dans le camion de ces deux-là qui ne peuvent pas la sauver sous son pont. Ils sont ensuite obligés de lui ouvrir la jambe alors que Sullivan est assailli de flashbacks de sa femme, alors qu’ils partagent non des souvenirs, mais des biscuits apportés par Andy ravie de pouvoir manger. Et c’est la bouffe qui aide Sullivan à s’ouvrir. Franchement, l’acteur n’est pas mauvais, mais le script ne l’aide pas : l’ours bourru qui a un passé difficile, on l’a déjà vu un milliard de fois quoi. Bref, c’est là que l’ambulance se met à bouger et qu’ils décident de se diriger vers un hôpital qui n’est pas le Grey Sloan. Mauvaise idée !

Ripley se retrouve coincé avec Vic dans le local habituel de Jack et Andy, et c’est bien sûr Jack qui les surprend alors qu’ils parlaient de leur relation. Vic est toute gênée mais bon, elle lui demande de cacher son secret. C’est une cata en même temps : Jack se retrouve coincé à la caserne parce que Ripley prend sa place dans le camion de Vic et Maya, persuadée qu’il est là pour voir ce qu’elle peut valoir comme lieutenante.

C’est une de ces catastrophes, cet épisode. Comme prévu, le cas Jack est en train de leur exploser à la gueule : il s’énerve contre tout, tout le temps. Et on se retrouve avec des scènes toutes pourries à la caserne où il ne reste plus que lui, Pruitt, Ryan, Grant (le pauvre) et le père de Ryan, qui trouve drôle de faire des blagues sur son passé de criminel. Et ils jouent tous au poker, mais franchement, on pourrait s’en passer. Le père de Ryan prend un malin plaisir aussi à raconter toutes les fois où son fils a été à l’encontre de la loi, ce qui énerve non pas Ryan, mais… Jack !

Celui-ci s’énerve donc et s’en prend physiquement au père de Ryan. Cela permet à Pruitt de voir que Jack ne va pas bien dans sa tête et qu’il ne dort plus ; et c’est un vieux pompier Pruitt, donc il sait de quoi il parle. Jack me soule pas mal, mais j’aime bien cette intrigue pour le personnage, ça a été fait de manière assez satisfaisante sur cette mi-saison. Ryan ? Il décide d’avouer à son père qu’il doit l’arrêter, avant de prendre une décision sur ce qu’il fait : l’arrêter ou le laisser s’enfuir.

Pendant ce temps, le reste de la caserne s’occupe d’une famille dans une belle galère côté assurance. D’abord, la tempête se charge de défoncer leur garage sur la voiture dans laquelle se trouve le mari. Ensuite, un incendie se déclare dans la maison où se trouvent encore la femme, ses jumeaux et la belle-mère. Heureusement, ils ont toute une équipe de pompiers pour s’occuper d’eux. Malheureusement, toute cette intrigue n’a pas réussi à me passionner non plus. Je sais, je sais, je me plaignais dans l’épisode précédent de ne pas avoir assez d’aperçus des interventions… mais là, c’était juste poussif et sans enjeu.

La seule petite frayeur, ça a été de voir Ben retourner dans la maison pour sauver la belle-mère et être coincé par le feu. Par miracle, Maya débarque alors avec le camion qui était pourtant coincé par un arbre en théorie. En fin d’épisode, toute l’équipe rentre donc saine et sauve à la caserne et j’ai franchement résumé cet épisode en deux paragraphes du coup, ça veut tout dire.

Ce retour à la caserne permet à Travis de comprendre que Grant a beau dire qu’il est OK avec la bague de son premier mariage, ça reste un sujet de problème pour plus tard. Ce retour permet aussi à Vic de dire qu’elle est la définition du consentement à son chef qu’elle a vu manier la tronçonneuse pendant la tempête – d’ailleurs, juste, non, on ne manipule une tronçonneuse pendant une tempête. Et on n’en manipule pas deux non plus, en étant juste à côté l’un de l’autre. C’est un chouette couple, mais faut pas nous prendre pour des abrutis non plus.

Après son petit coup rapide avec Vic, Ripley décide de profiter du repas de Friendsgiving finalement prêt pour annoncer que Maya Bishop est promue lieutenante (yaay)… mais pour la Caserne 23 (oups). C’est nuuuul. Je veux qu’elle reste moi, c’est l’une des rares que j’aime. Et elle veut bien sûr en parler à Andy, mais celle-ci n’est pas là, puisque la tempête a propulsé son ambulance hors de la route dans un ravin. Et il ne reste pas grand-chose de la camionnette.

Il faut maintenant attendre le mois de mars pour en avoir des nouvelles – je verrais bien Sullivan y passer, histoire qu’Andy passe chef et que Maya reste. Je les vois mal tuer Andy, quoi. Oui, j’ai bien écrit mars : la série est en pause jusqu’au mois de mars. C’est un peu naze, parce que d’ici là, Grey’s aura repris, donc ça tue bien les opportunités de crossovers, à moins d’un classique « six mois plus tard » pour l’épisode suivant. Nous verrons bien. En tout cas, la pause ne fera pas de mal car ce début de saison n’est pas à la hauteur de ce que j’en espérais. Disons que les défauts de l’an dernier sont pour la plupart encore là et que les qualités ne suffisent pas à donner envie de rester.

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Grey’s Anatomy – S15E08

Épisode 8 – Blowin’ in the Wind – 20/20
Est-ce que c’est un peu surnoté ? Probablement, mais il faut compenser l’épisode précédent qui était une catastrophe industrielle et franchement, franchement, les dix dernières minutes de l’épisode proposaient enfin toutes les scènes que j’attendais depuis plusieurs épisodes – donc depuis plusieurs mois avec tout mon retard. Je suis très pressé de retrouver la série, et donc je ne devrais pas être trop en retard lors de la reprise dans deux semaines.

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Spoilers

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I’m having such a week. I don’t trust my thinking.

Sans surprise, on reprend avec cet épisode sur Meredith venant récupérer Richard au commissariat et la série prend ainsi un virage assez sombre. En plus, on nous sort une tempête dès le début d’épisode, ce n’est pas bon signe, mais ce qui est cool, c’est que ça permet de voir Mer s’inquiéter pour Richard. Avant que son pare-brise ne se prenne un arbre sur la tronche. Bon, ben, épisode de mi-saison, c’est clair.

Puisqu’il y a une jolie tempête en approche, Ben vient voir Miranda chez elle, parce qu’il ne vit plus ici. Ouep, dans un épisode de Station 19, elle lui a demandé de quitter la barraque histoire de réussir à arrêter de stresser. Une simple petite explication plus précise que ce qui est proposé dans cet épisode aurait été sympa franchement. Quant à Bailey, si elle laisse Ben s’occuper de renforcer sa barraque, elle se rend à l’hôpital où elle remarque l’absence de Karev.

Du coup, elle reprend son job de chef, et elle le fait pour dire à Richard de rester loin des patients. Un jour de tempête, c’est évident, oui… Alex ? lui et Jo ont oublié de mettre leurs réveils. C’est très eux ce genre d’intrigue, et ça me rappelle leur mariage : ils se retrouvent coincés dans leur loft, sans électricité. C’est sympathique ET CA PUE pour le cliffhanger. Bon, on verra, on ne va pas stresser quarante minutes dans le vent. Précisément. Sinon, ils ne sont toujours pas mariés finalement, parce qu’Alex n’a jamais envoyé la licence du mariage. Bien joué !

Ils profitent de leur journée off pour ouvrir les cadeaux de mariage et décider de les revendre. Moi, je retiens tempête, je retiens enveloppe et cadeaux chez eux, je retiens que je ne l’ai pas senti dès le début…. Tout ça pour rien, car ils finissent l’épisode plus amoureux que jamais. Je voyais déjà le loft s’effondrer sur eux et le vent tout balayer. Bon, la tempête n’est pas terminée, mais ça a l’air d’aller quand même, non ?

Sinon, il reste plein d’autres intrigues dans cet épisode. En début d’épisode, c’est sous le vent que Jackson et Maggie se retrouvent pour… parler météo. Maggie tombe sur Teddy, qui revient à l’hôpital car elle sait que la tempête signifie qu’il va y avoir une surcharge de patients et qu’elle a un peu prêté serment, quoi. Toutes les deux tombent sur Owen, Amelia et Leo, qui débarquent à l’hôpital comme une famille.

Betty n’est toujours pas revenue pendant ce temps ; cela fait donc trois jours qu’elle a disparu, et nous sommes en pleine tempête dans Grey’s ? Au secours. Bon, finalement, elle revient vite en cours d’épisode et j’ai encore été terrifié pour rien. Amelia la voit alors qu’elle traite un patient… qu’elle abandonne aussitôt. Teddy l’aperçoit aussi et comme elle passe la journée avec Owen, c’est elle qui le lui dit.

Bien sûr, Betty avoue à Owen et Amelia qu’elle a recommencé à se droguer. Pauvre Amelia, ça lui fait une sacrée journée encore : elle enchaîne avec une chirurgie sur une jeune femme qui se retrouve à mourir sans n’avoir jamais eu la moindre chance de survie après son stupide accident – elle meurt à cause d’une perche à selfie qui n’est même pas la sienne. L’angoisse. Cela fait prendre conscience à Amelia qu’elle aime Betty comme elle est censée aimer une enfant. C’est si triste.

Teddy ? Elle avoue à Owen qu’elle a quelque chose d’important à lui confier juste avant une chirurgie. C’est la pire des idées, évidemment… et elle finit par lui dire quand elle n’a plus rien à faire auprès du patient, le laissant recoudre avec la bonne nouvelle. Tu parles !

Cece est de retour à nouveau, et elle veut maintenant caser Meredith avec Link – à qui les cheveux courts vont mieux, c’est déjà ça. Cece fait ça devant Deluca, le pauvre ; et Meredith est clairement énervée. Elle est d’une humeur qui surprend tout le monde, Cece, mais aussi Maggie qui découvre le retour de sa sœur par hasard avant de se faire tacler violemment par Meredith qui lui dit que si Jackson trouve qu’elle ne partage pas assez ses sentiments, il devrait faire plus de chirurgie avec elle puisqu’elle est en train de lui raconter sa vie.

Finalement, Meredith rompt à son tour le secret médical auprès de sa sœur pour lui avouer que Catherine a un cancer et que ses broutilles avec Jackson ne sont pas bien énormes par rapport à ce qui l’attend. Mouais, ils ont quand même des problèmes de communication énormes, c’est fait pour tomber à l’eau. Elles sont interrompues par Hellmouth qui a trouvé des organes pour Cece qui en a bien besoin. C’est évidemment une chirurgie à risques qui lui permet de faire de possibles adieux à Meredith, mais c’est cool.

Cool… jusqu’à ce que Meredith accepte d’aller boire un verre avec Link – toujours aussi moche avec les cheveux courts, finalement – le tout devant Deluca. Tristesse. Cela le conforte dans l’idée qu’il faut qu’il fasse un mouvement le plus vite possible et il lui déclare donc qu’il pense toujours à leur baiser du mariage, et c’est excellent. Bon, Meredith l’entend et décide d’y réfléchir, on est loin de la fougue des premières saisons, mais c’est une très belle relation et c’est bon, ces scénaristes m’ont eu alors qu’il y a six mois, j’étais formellement contre cette idée.

Comme quoi, on ne peut jamais être sûr de rien : j’étais pour Maggie et Jackson, et maintenant ça me soule. En plus, j’ai de plus en plus de mal avec Maggie et je me demande comment j’ai pu adorer ce personnage à une époque : elle brise de nouveau le secret médical juste après s’être réconciliée avec Jackson. C’est d’autant plus n’importe quoi que cette fois, c’est Meredith qu’elle fout dans la merde.

Richard passe l’épisode à regretter la mort de Frankie avant d’appeler sa femme et tomber… sur Tommy. Du coup, il flippe et se cherche un parrain AA. Il se confie à Bailey sur sa peur de voir sa femme le tromper, et glorifie le mariage de sa collègue qui est bien forcée de lui avouer ce qu’il se passe dans son mariage. Et enfin quelqu’un prend le temps de dire à Bailey qu’elle fait de la merde.

Du coté de Schmitt et son orthopédiste (il s’appelle Nico !), on est en plein drama avec cette tempête :  ils se retrouvent coincés à la clinique où ils s’occupent de quelques patients en s’engueulant inévitablement, toujours à base de métaphores toutes pétées, Schmitt étant vexé que Nico remette en question son expérience.

Finalement, ils ne se supportent tellement pas que Nico décide de risquer un retour vers les urgences et s’éclate la tête contre une ambulance. Schmitt vole à son secours et les deux se retrouvent donc coincés dans l’ambulance, ce qui leur permet de continuer à se crier dessus. Cette fois, c’est Schmitt qui prend le dessus, et ça a un peu été le cas tout l’épisode, car c’est lui qui est énervé, et c’est lui qui semble avoir beaucoup de choses à reprocher à Nico.

Il lui raconte donc sa vie où il n’avait même pas conscience d’être dans le placard, et confirme ainsi qu’il est gay (putain, il a couché avec Jo quand même, et il ne s’était rendu compte de rien ?), puisque le baiser avec Nico lui a remis toutes les idées en place. C’était un bien joli discours à base de culture geek et de Donjon & Dragon, et bien sûr, ça finit par ces deux-là qui couchent ensemble dans l’ambulance. Il était temps que ça arrive, c’était grillé dès le départ.

Grillé ? Ouais, c’est ce qui manque de leur arriver quand un câble électrique s’éclate au sol pas loin de leur ambulance. C’est une sacrée première fois pour Schmitt, quand même, et ce câble qui tombe coupe l’électricité d’une bonne partie de l’hôpital… notamment celle des ascenseurs. Alors c’est marrant, j’ai été bloqué plein de fois dans ma vie dans un ascenseur, mais jamais dans des situations aussi merdiques que ce que proposent les scénaristes : nous sommes dans Grey’s et Meredith savait bien qu’elle n’aurait pas dû monter avec n’importe qui dans un ascenseur.

Elle est donc bloquée avec Andrew, et le shippeur en moi en est très heureux. Je suis curieux de ce que pourra donner l’ascenseur qui contient Hellmouth et Miranda ; il est probable qu’elle passe son temps à criser de ce qui risque d’arriver à son couple avec Ben en pleine tempête, non ? Enfin, le dernier ascenseur est de loin celui que je préfère : on y trouve un patient entre la vie et la mort prêt à être opéré par Teddy, qui parlait de sa grossesse avec Owen quand Amelia est arrivée pour dire qu’elle voulait adopter Betty et allait peut-être devoir déménager un temps de chez Owen.

Le sens du timing : c’est là que l’ascenseur s’arrête, quand elle comprend qu’ils ont quelques trucs à lui avouer. Ehe, pas mal, mais bon, le coup de l’ascenseur n’est pas nouveau, je me rappelle encore de Callie balançant sa grossesse à Arizona, par exemple. J’adore cette série rien que pour ces scènes d’ascenseur ! Sinon, ben, Cece attend ses organes dans un bloc sans électricité ; alors que les organes sont encore dans la donneuse, dans l’ascenseur d’Hellmouth et Bailey.

J’ai très, très hâte de voir l’épisode de reprise maintenant… et il me reste à voir la suite de cette tempête dans Station 19 !

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> Saison 15