Agents of S.H.I.E.L.D – S07E04

Épisode 4 – Out of the Past – 18/20
L’épisode est vraiment très bien construit, avec un hommage qui fonctionne, des révélations qui font avancer l’intrigue et mes théories qui se confirment peu à peu. C’est parfait. Je ne dis pas ça simplement parce que je suis content d’avoir vu certaines choses arriver, mais aussi parce que le rythme est bon et que tout est super fluide dans l’intrigue. Vraiment, chacun est à sa place, tout le monde s’éclate en coulisses, ça se voit, ça fait plaisir et on est sur du très bon.

Saison 7


Spoilers

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This was the day Daniel Sousa became the first fallen agent of S.H.I.E.L.D.

Ah, je le savais, mais j’avais oublié : l’épisode se la joue en noir et blanc cette semaine. C’est gênant, parce que je regarde ça par un beau matin ensoleillé et que je ne vois donc pas grand-chose. En plus, l’épisode commence en nous assurant que Sousa va mourir. Je n’y crois pas tellement, cependant. La structure est ensuite plutôt classique : on a droit à un petit flashback pour revenir au début de la journée.

Tout l’épisode se dirige donc vers la mort de Daniel Sousa, sa mission finale et la manière dont il est devenu un héros. Clairement, ma théorie semble se confirmer avec ce début d’épisode : Daniel Sousa va rejoindre l’équipe dans ses voyages temporels. C’est le but de ce titre, non ? OK, j’extrapole beaucoup et je vous partage mes espoirs plutôt que de faire la critique de l’épisode, mais comme cela, c’est dit.

Maintenant que c’est fait, on peut en revenir à cet épisode, dont Coulson assure la narration, à la manière des films noirs. C’est assez logique par rapport au personnage de Coulson, mais pas tellement pour le robot qu’il est censé être, surtout quand il nous parle de ses pensées. Du côté de l’intrigue, on est sur du assez classique avec Sousa qui interroge Coulson pour obtenir plus d’informations sur lui et sur tout ce qui est en train de se passer.

Coulson parvient à gagner assez la confiance de Sousa pour obtenir la possibilité d’un coup de téléphone, qu’il passe à Enoch. On s’en doutait tous : Enoch ne vieillit pas, il a donc passé vingt-quatre ans à attendre le retour de nos héros, tout ça pour que Coulson se comporte bien mal avec lui ! En effet, Coulson a juste besoin de parler au Zéphyr, et comme c’est faisable grâce à la technologie d’Enoch, eh bien, notre Chronicon solitaire est vite mis de côté.

Coulson peut donc parler avec Mack, Jemma et Daisy pour obtenir leur aide et leur faire un résumé de la situation : il a besoin de récupérer une mallette bien particulière, et cela est possible grâce à l’aide de Yoyo et Deke qui sont envoyés à sa rescousse pour la trouver et lui amener à temps dans un train qu’il prendra avec Sousa.

La série se la joue grandement série procédurale à ce moment-là, parce que c’est dans les codes du film noir. Franchement, cet épisode est une réussite du point de vue de l’hommage et de la technique, même si je n’aime pas particulièrement les films noirs. Bref, nous suivons Yoyo et Deke en pleine exploration d’une maison dans laquelle elle découvre un cadavre de Chronicon et dans laquelle Deke se fait assommer et kidnapper.

La bonne nouvelle, c’est que Yoyo récupère la valise pour laquelle ils étaient venus. La mauvaise, c’est qu’elle y perd son nouvel ami. Oui, ce duo que nous n’avions jamais vraiment vu ensemble à l’écran est réuni pour le meilleur grâce à cet épisode, histoire de nous montrer les points de vue divergents : Deke ne souhaite plus changer le futur du tout, alors que Yoyo reste fidèle à elle-même dans son envie de modifier l’inévitable. Elle n’est pas ravie d’être devenue un agent du statu quo. Tu m’étonnes. Jolie formulation, ce n’est pas sans rappeler les « agents of nothing » de la fin de saison 1 !

Acculée par la situation à la disparition de Deke, elle appelle Enoch pour donner des nouvelles au Zéphyr, ne prenant pas spécialement le temps de parler avec lui. Ils sont en train de se créer un ennemi, là, franchement. Quant à Coulson, les choses se déroulent mal : Yoyo passe Deke avant la mission, sans succès, ce qu’il fait qu’il se retrouve dans un train avec Sousa sans la mallette contenant un petit gadget technologique.

Petit en taille, oui, mais pas en importance : d’après Jemma, il s’agit d’un élément à l’origine de toute la technologie du S.H.I.E.L.D, y compris le Zéphyr. Même May s’en retrouve toute excitée, alors qu’elle est plutôt robotique ces derniers temps.

Le trajet en train pour Coulson et Sousa finit par être plus mouvementé que prévu : ce dernier est dragué par une jolie blonde qui n’inspire absolument aucune confiance dès son introduction. Heureusement, Daniel est assez malin pour le savoir et le lui faire remarquer, avant d’entrer dans un petit fight avec des ennemis.

De son côté, Coulson est contacté par un Chronicon qui tente de le rallier à sa cause, tout en le menaçant de manière efficace en lui expliquant que les Chronicon ont plus d’un coup d’avance sur lui. Evidemment : ils savent déjà tous les détails de la mission en cours, mais aussi que Daniel est sur le point de mourir, le soir-même, dans un hôtel.

Pourquoi pas. Coulson comprend qu’il a intérêt à se précipiter vers Daniel dans le compartiment-bar du train, mais lorsqu’il arrive, c’est pour mieux comprendre qu’il est déjà sauvé par Daisy et Mack. Eh oui, le Zéphyr a fini par rattraper le train et se poser dessus, permettant à nos héros de débarquer pour sauver la vie de Daniel. Ils l’embarquent à bord du Zephyr, où il retrouve Jemma qui se présente officiellement et rencontre May, qui nous fait alors une drôle de crise, semblant reprendre ses esprits et son caractère original.

Ces deux dernières s’éclipsent donc alors que Sousa est déçu de découvrir le contenu de la mallette et de ne pas faire l’effet escompté lorsqu’il annonce à nos agents qu’il est persuadé qu’Hydra a infiltré le S.H.I.E.L.D. C’est si triste pour lui ! Il est entouré de gens qui sont bien plus informés que lui et ne sont pas surpris du tout par ses informations. Pire, ils lui annoncent que son supérieur, Malick est un agent d’Hydra.

Oui, oui, Malick, encore et toujours. C’est le grand méchant de l’épisode, et c’est Deke qui le découvre avec plaisir quand il est emmené face à lui. Si Malick ne le reconnaît pas immédiatement, il n’a pas le choix que de lui expliquer qui il est pour avoir la vie sauve. Et ça marche : Freddy sait reconnaître ses dettes et les payer, en le laissant vivre. C’est un peu simple, mais ça fonctionne bien, surtout en noir et blanc, une information qu’on finit par oublier, jusqu’à ce qu’on retrouve Enoch et qu’on regrette de ne pas voir les couleurs vives de sa chemise au Crazy Canoe.

Deke est celui qui l’appelle cette fois, et c’est le seul à s’occuper de lui… Malheureusement, il n’a pas le temps de lui parler : Enoch étant Enoch, il a déjà eu l’occasion de se faire une raison et le connecte directement au Zéphyr, sans prendre le temps de sympathiser. C’est si dommage. À l’inverse, Daisy a le temps de sympathiser avec Daniel, pour mieux découvrir qu’il est prêt à mourir pour sa cause et pour renverser Hydra.

Il n’a pas idée à quel point il en est proche, contrairement à tous ceux autour de lui. Mack prend d’ailleurs la décision de le sauver coûte que coûte, malgré le conseil de Coulson de ne rien faire. J’ai beaucoup aimé qu’il soit souligné auprès de Coulson que sa mort à lui a permis d’unir les Avengers même s’il n’est pas vraiment mort, exactement comme une fausse mort de Daniel pourrait suffire. Le seul problème, c’est que ce nouveau plan de changer l’Histoire me donne l’impression qu’elle ne sera peut-être pas changée et que l’on va perdre Daniel Sousa.

Il ne restait plus que dix minutes pour le savoir, et c’est à ce moment-là que Daniel s’enfuit du Zephyr, pour ne rien arranger. Cette fuite s’accompagne d’une très bonne révélation concernant May, révélation que je n’avais pas vu venir du tout : lorsqu’elle touche quelqu’un, elle ressent désormais ses émotions. D’où la panique dans l’épisode précédent, d’où la confusion lorsqu’elle serre la main de Sousa. C’est superbe : elle est un réceptacle à émotions, elle qui a tant de mal à les exprimer ! Et c’est un peu la Malicia (Rogue, en VO) de l’équipe, désormais. Cela lui va bien comme développement, j’aime ce nouveau « pouvoir » qui lui tombe dessus… et ne l’empêchera pas de finir en couple avec Coulson, au contraire. Elle devrait être immunisée aux émotions d’un robot, a priori.

Malheureusement, elle met trois plombes à annoncer qu’elle a senti le besoin de s’enfuir en serrant la main de Daniel, ce qui fait qu’il parvient à s’échapper en moto, parce que le Zéphyr est bien équipé. Le voilà donc qui se rend à l’hôtel Roosevelt pour livrer la mallette, sous l’œil attentif des Chronicons, mais aussi d’Hydra prêt à le tuer au point d’avoir infiltrer l’hôtel grâce à son concierge, qui n’en est donc pas un. L’hôtel Roosevelt avait un petit côté Hyperion d’Angel, ça faisait plaisir à voir, surtout dans cette ambiance en noir et blanc. Les scénaristes et la production s’éclatent tellement cette saison.

Par contre, il y avait alors une petite longueur peu appréciable au moment de l’échange, me permettant de me rendre compte que Fitz me manquait cette semaine.

L’échange a bien lieu, mais Daniel tombe aussitôt sur son ennemi qui lui tire dessus. Son ennemi ? Pas vraiment, juste sur Mack et Coulson. Ce dernier utilise un tranquillisant pour endormir Sousa, puis se fait passer pour lui auprès d’Hydra qui a la bonne idée de le tuer avec deux balles dans le dos, sans jamais vérifier son visage.

Deux balles dans le dos et une noyade, ce n’est rien du tout pour Coulson, puisqu’il est un robot. Son corps est ensuite récupéré par le S.H.I.E.L.D, facile. Concernant Coulson, il est rapidement réparé par Jemma et May confirme qu’elle ne ressent rien en le touchant, même si elle permet pourtant à Coulson – et à nous-même – de retrouver la couleur. Daniel rejoint l’équipe alors qu’elle change encore d’époque, espérant revenir à la maison. Ce n’est pas le cas, évidemment. L’épisode se termine tout de même par de bonnes interactions, notamment entre Yoyo et Deke ou Daniel et Coulson, ce dernier accueillant Daniel dans la vie après la mort et… dans les années 80 ? Yes. Bien sûr, aux yeux du monde, Daniel reste mort dans les années 50.

Ils ont tout de même quelques regrets de laisser Enoch derrière eux, c’est déjà ça, mais ils ne savent pas non plus qu’ils ont laissé derrière eux un Chronicon qui prend la décision d’aller aider Malick. Cela risque de changer un peu la donne tout de même.

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Et voilà notre nouvelle équipe du S.H.I.E.L.D !

Saison 7

Ce que c’est qu’un showrunner

Salut les sériephiles,

En ce moment, j’ai l’inspiration pour reprendre un peu le lexique des sériephiles, comme je vous en avais fait part la semaine dernière. Il y a encore des termes que je n’ai pas eu le temps d’évoquer avec vous alors qu’ils peuvent tout de même être bien pratiques. Et comme je sais que vous aimez ces articles, je n’ai pas de raison de faire l’impasse dessus, ce serait contre-productif, non ? Voici donc un tout nouvel article, sur une figure de l’ombre, le showrunner. Enfin, de l’ombre, ça dépend de qui on parle, c’est clair !

Voir aussi : Le lexique du sériephile

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Certaines sont plus connues que d’autres !

Alors c’est quoi exactement le showrunner ? C’est un terme qui ne s’applique qu’aux séries télévisées (parfois, par extension, aux émissions) et qui désigne la personne chargée du suivi et de la cohérence globale du programme.

Concrètement, c’est une personne qui veille au grain pour que l’univers complet de la série soit cohérent, en suivant l’ensemble des épisodes – là où le réalisateur de l’épisode veille à ce que ce soit le cas au sein de l’épisode, comme il le fait dans les films. Dans les sagas de film, ça arrive parfois également d’avoir une tête pensante chargée de ce rôle (et là, difficile de ne pas penser à Kevin Feige à la tête du Marvel Cinematic Universe).

Le plus souvent, le showrunner est le créateur du programme, mais il peut aussi s’agir d’un réalisateur ou même d’un scénariste. Cela signifie donc qu’il n’y a pas d’obligation : un créateur peut parfois s’éclipser après le premier épisode et laisser son bébé s’envoler sous le regard d’un autre showrunner. C’était le cas d’How to get away with murder, vite abandonné par Shonda Rhimes.

charmed maggie | TumblrParfois aussi, le poste est partagé par plusieurs personnes qui sont habituées à travailler ensemble. C’est notamment le cas face à des univers complexes… Et bien sûr, comme pour tout boulot, on note parfois une succession de showrunners différents selon les saisons d’une série. Généralement, c’est alors visible : par exemple, la saison 2 du reboot de Charmed n’a rien à voir du côté de l’ambiance avec la première. Un autre exemple célèbre est évidemment The Walking Dead.

Voir aussi : Comment Charmed nous fait un reboot dans le reboot

C’est quoi ce nom ? C’est un « mot-valise » comme il en existe des tas en anglais : il est composé de deux autres mots pour donner un nouveau sens. Vous aurez tous repéré les mots en question « show » (pour émission ou série) et « runner » (pour le compétiteur d’une course, ou simplement une personne qui coure). Ici, on a donc un mot qui désigne la personne « running the show », c’est-à-dire dirigeant l’émission, avec une jolie image de coureur pour l’exprimer en anglais.

Quelle origine ? Le showrunner n’a pas toujours été là dans l’industrie des séries télévisées. Au contraire, c’était à l’origine les studios qui endossaient cette responsabilité… mais petit à petit, ce poste s’est avéré nécessaire, d’autant plus face aux programmes sérialisés et feuilletonnant. Ce n’est qu’en 1992 que le magazine Variety, une référence aux États-Unis, a commencé à utiliser et populariser ce terme pour désigner ce poste.

The Walking Dead Is Over. (Season 9 rant and opinions) | Zombie ...
The Walking Dead a connu plusieurs showrunners. Le dernier changement date de la saison 9 et, personnellement, c’était pour le meilleur avec un revirement total du scénario carrément apprécié ! Par contre, mon opinion n’est pas forcément partagée, je le sais bien…

Et aujourd’hui ? Depuis 1992, autant dire que le showrunner est devenu hyper populaire. On l’utilise aux États-Unis, mais aussi au Canada et même en France, ce terme (Plus Belle la Vie a un showrunner, par exemple). C’est un boulot qui semble parfois épuisant tant la tâche semble complexe, et parfois simplement honorifique tant le showrunner s’éclipse de la série en laissant les manettes à d’autres (JJ Abrams, c’est de toi que je parle, toi qui créé des séries à tour de bras avant de disparaître plus vite que les disparus de LOST).

maurissa tancharoen jed whedon | Tumblr
Il faut que j’écrive un article sur ces deux-là, franchement !

De mon côté, j’ai quelques showrunners fétiches, à commencer par Jed Whedon et Maurissa Tancharoen à la tête d’Agents of S.H.I.E.L.D depuis 7 ans (après avoir exercé sur Dollhouse et Spartacus) ou Shonda Rhimes, qui n’est plus à présenter puisqu’elle est à la tête d’un véritable empire avec Grey’s Anatomy, qui fait d’ailleurs d’elle la showrunner la mieux payée de la télévision américaine. Rien que ça !

 

Vus cette semaine #24

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Jeudi

The 100 – S07E04 – Hesperides – 18/20
Alors je ne m’y attendais pas, mais la série s’engouffre donc vers ce que j’en attendais, mais de manière si précipitée et tellement tête baissée que je suis perplexe par rapport à la suite. L’avantage, c’est qu’on avance vraiment beaucoup avec cet épisode qui finit de mettre en place l’arc d’introduction de cette saison et qui promet d’enfin en arriver lors du prochain épisode vers l’action pure qui se fait attendre. Les explications sont passées, c’est parti pour une saison finale qui devrait être épique.
Agents of S.H.I.E.L.D – S07E03 – Alien Commies from the Future! – 18/20
Ce début de saison continue de se dérouler sans la moindre fausse note avec tout ce qu’il faut pour nous donner un sentiment de conclusion qui approche. Les clins d’œil se multiplient de la meilleure des manières, avec beaucoup d’humour et de retours sur des événements passés pour lesquels je pense que nous n’attendions même plus de conclusion. Cela ouvre des perspectives pour l’épisode 4 en revanche, et je suis impatient de découvrir tout ce qui est en stock pour cette saison.

Quibi

Most Dangerous Game – S01E12 – A Ship Is Safe Only In Port – 17/20
Ah bah enfin ! J’ai bien cru que la série n’allait pas proposer ce genre de personnages, et ça m’aurait manqué. Quant au reste, c’est plutôt sympathique, même si les méchants ont vraiment besoin d’apprendre à se la fermer, pour leur propre bien. Simple avis et conseil d’ami, évidemment. Oui, je suis leur ami, j’aime bien ces méchants.
Most Dangerous Game – S01E13 – Always Get a Second Opinion – 18/20
C’est marrant comme la série me prend totalement par surprise avec un cliffhanger prévisible tellement ils m’ont endormi en me mettant sur une autre piste juste avant. C’est bien joué et ça rend l’épisode passionnant, tout simplement, alors que le début me laissait davantage de marbre que d’habitude.
Most Dangerous Game – S01E14 – What’s Old Is New Again – 18/20
Je l’avais bien dit ! OK, je n’ai peut-être vu venir l’ensemble des retournements de situation de la saison, mais celui-ci ne fait que confirmer un bon paquet de théories que j’avais depuis le début du jeu, et c’est tant mieux. En effet, ça se fait avec fluidité et une bonne dose d’action. De ce point de vue-là, la série n’est pas décevante : beaucoup d’action, toujours du mouvement et pas le temps de s’ennuyer dans ces épisodes de 10 minutes qui ont compris comment fonctionner.
Most Dangerous Game S01E15 – Game Over – 19/20
La fin est quelque peu frustrante, mais en même temps, mieux vaut s’arrêter là que sur une conclusion trop lourde. Je me retrouve à espérer une saison 2 et j’ai la certitude que je reverrai cette saison. Finalement, ce n’est jamais qu’un bon film d’action qui n’en finit plus… Et même si je n’aime pas trop ce genre de films, là la course poursuite de 24h est agréable à vivre, surtout avec ce découpage en petits épisodes. On ne s’ennuie presque jamais, après tout.

Challenge Séries 2020

13 Reasons Why – S04E02 – College Tour – 15/20
J’ai le même sentiment qu’après le premier épisode : les personnages sont dans leur vaste majorité insupportables et ça me donne envie de les voir tomber. Je ne sais toujours pas vraiment quel est le sujet de cette saison, qui n’a pas vraiment de point d’accroche ou de mystère tangible pour le moment. Pourtant, je la trouve ironiquement beaucoup plus prenante que les deux dernières, car ça donne envie d’en savoir plus sur la trajectoire finale de ces personnages. Bizarre.
13 Reasons Why – S04E03 – Valentine’s Day – 13/20
Ce fut pour le moins… insipide, mais c’est « déjà ça de pris » d’en avoir fini avec cet épisode qui, contre toute attente, réussi à finir sur une révélation sympathique qui parviendra peut-être à relancer la saison. Les secrets sont là, les personnages ont encore bien besoin d’évoluer, mais dans l’ensemble, ça reste des évolutions plutôt illogiques vers toujours plus de drama plutôt qu’une reconstruction cohérente pour tous, histoire de finir en paix. Ce ne sera donc pas le cas, et c’est juste dommage que ce soit si long et si redondant d’en finir.
13 Reasons Why – S04E04 – Senior Camping Trip – 15/20
La série s’essaie à un autre genre qui fonctionne presque mieux que d’habitude parce que de toute manière, j’ai envie d’en finir avec ces personnages. Plus sérieusement, les crises d’angoisse fonctionnent bien mieux quand il y a de vraies raisons de l’être et cet épisode s’amuse à tourner autour du pot tout en faisant vraiment avancer certaines relations. Bref, j’ai déjà accroché un peu plus et même si cette saison comble le vide, j’ai trouvé que ça sortait de quelques clichés cette fois.
13 Reasons Why – S04E05 – House Party – 13/20
La saison a beau être vide, je prends un certain plaisir à la voir se développer, encore et toujours parce que je me retrouve à espérer que certains secrets des héros ne le restent pas. La majorité des intrigues qui veulent les voir s’en sortir et grandir ne m’intéressent plus du tout : j’ai envie qu’ils se fassent avoir, c’est tout. On peut se dire que les scénaristes réussissent donc à rendre la saison intéressante, même si c’est malgré eux. Ils la rendent drôle aussi, car je crois que je n’avais jamais autant ri devant cette série qu’avec le cliffhanger de cet épisode. Merci ?

> Vus en 2020 

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E03

Épisode 3 – Alien Commies from the Future! – 18/20
Ce début de saison continue de se dérouler sans la moindre fausse note avec tout ce qu’il faut pour nous donner un sentiment de conclusion qui approche. Les clins d’œil se multiplient de la meilleure des manières, avec beaucoup d’humour et de retours sur des événements passés pour lesquels je pense que nous n’attendions même plus de conclusion. Cela ouvre des perspectives pour l’épisode 4 en revanche, et je suis impatient de découvrir tout ce qui est en stock pour cette saison.

Saison 7


Spoilers

703

You’re enjoying this way too much, Peggy.

Franchement, j’ai failli ne pas le regarder aujourd’hui, parce que ce n’était pas raisonnable de le lancer ce soir, mais je ne peux décemment pas prendre du retard sur cette saison finale tellement j’ai envie de savoir ce qu’elle réserve. En plus, j’étais déjà spoilé de certains retours avant cet épisode, alors il était impensable d’attendre plus longtemps et de lire des informations plus précises sur ces retours.

La série reprend comme avec son premier épisode sur une scène qui se déroule loin de nos héros, mais qui voit à la place deux adolescents en train de se draguer de nuit. Ils assistent alors à l’arrivée du vaisseau de nos agents préférés. C’est digne d’une arrivée d’aliens, et pour cause : ils sont en plein dans la zone 51, au beau milieu des années 50, malgré le look des années 30 qu’ils ont encore.

Qu’est-ce que j’adore l’idée ! Bon, en revanche, Yoyo, Mack et les autres beaucoup moins. Il n’y a que Deke qui doit être ravi, alors que Daisy s’inquiète surtout de savoir que leur vaisseau est arrivé en pleine vue de tous au milieu de ce désert. C’est très sympathique, en tout cas : ils pensaient avoir finalisé la mission, mais ils découvrent qu’ils ne sont pas toujours chez eux, ni à leur époque.

Et pour cause, une fois que Daisy et Deke se sont fait engueuler un coup par Mack qui leur en veut encore de leur petit délire de l’épisode précédent, Jemma explique alors à tous qu’ils suivent les Chronicons et n’ont pas trop le choix de les suivre comme ça. Ils ne sauront jamais à quel moment ils se rendent. Bon, ça semble être une réintroduction lourde de ce qui avait déjà été expliqué auparavant, par contre.

Bien sûr, il y a une station du S.H.I.E.L.D à proximité de la zone 51, et c’est plutôt drôle à voir. La série m’a envoyé des bonnes vibes d’Angel ensuite en suivant Yoyo et Mack dans un diner. Les looks de nos héros sont parfaits encore dans cet épisode – le pull jaune de Daisy est tellement génial ! – et je me demande vraiment où ils ont pu faire du shopping à cette période. Ah, quant à Enoch, il a bien vite disparu des préoccupations de tous, franchement.

Bon, dans tout ça, s’ils sont dans un diner, ce n’est pas que pour qu’on suive Yoyo et Mack parler des nouvelles mains de cette dernière ou pour suivre Daisy et Coulson nous faire un petit tour de ce qui va et ne va pas en 1955 (principalement, la division blanc/noir est catastrophique). Non, s’ils sont là, c’est parce qu’un agent du S.H.I.E.L.D y est attendu.

Cela ne manque pas, et Daisy n’a aucun mal à lui glisser un somnifère. Grâce à ça, Coulson peut s’infiltrer dans la base de la zone 51 en compagnie de Jemma, qui se fait passer pour… Peggy Carter. Ah ! La ressemblance est frappante, c’est vrai, et c’est génialissime à voir. L’actrice s’éclate à peu près autant que le personnage dans ce rôle, et purée, l’agent Carter manque, mais bon.

Coulson et « Carter » découvrent donc la base et tout ce qu’il se déroule, à commencer par un test qui est exactement ce qu’ils cherchent. Ils sont dans cette base à la recherche d’un Chronicon infiltré et ça permet de jolies scènes humoristiques bien trouvés. Bien sûr, l’infiltration ne se déroule pas si bien que ça pour eux quand l’agent Sousa débarque à la base à son tour. AAAH. Je suis tellement heureux de ce retour d’Enver Gjokaj ! Avec un peu de chance, à la fin du prochain épisode, il sera même envoyé dans le futur pour assurer son rôle de policier dans la bataille de New-York d’Avengers si les scénaristes s’éclatent à fond. Mais ça, ce n’est pas sûr du tout.

En tout cas, le retour de Daniel est un vrai plaisir : il est tout heureux de savoir que Carter est là car ça fait un moment qu’il ne l’a plus vu… et le pauvre est vite déçu quand il se rend compte qu’elle ne l’est pas. La scène où il rencontre Jemma est vraiment jouissive pour les fans de longue date, parce qu’on adore les deux personnages, tout simplement. Quant à ceux qui n’ont aucune idée de qui est ce Daniel Sousa, c’est l’ancien coéquipier de l’agent Carter, qu’on a eu l’occasion de découvrir dans la série consacrée à celle-ci, évidemment.

Bien évidemment, Jemma est assez maligne pour comprendre assez vite à qui elle a affaire même s’il se présente uniquement sous le nom de Daniel à elle, et c’était plutôt bien écrit pour faire rire et pour raccrocher tout le monde à ce personnage de Sousa qui devient un empêcheur de tourner en rond. Pourtant, Coulson en est fan, parce qu’il sait tout le bien qu’il a fait.

À ce sujet, vous pouvez aussi vous fier au bon résumé des titres de gloire de Sousa effectué par Daisy quand elle le rencontre. Oui, elle se rend vite compte que Jemma et Coulson sont arrêtés par Sousa, alors elle décide à son tour d’entrer en action, sous couverture, en tant qu’agent de la CIA qui conforte Daniel dans sa théorie du complot.

De retour au vaisseau, May débarque, toujours aussi froide, et cherche à avoir toutes les informations. Elle est tellement moins appréciable qu’avant que je l’adore à nouveau. Ca lui fait vraiment un retour en saison 1 appréciable. Yoyo et Mack sont quant à eux chargés d’interroger l’agent qu’ils ont capturé et qui est absolument insupportable. En bon américain des années 50, il est un chouilla raciste envers un noir et une latino, étrangement. Bref, il arrive vite à la limite de leur patience ce Gerald Sharp. Et clairement, lui envoyer ensuite May n’est pas la meilleure des idées.

L’épisode prend aussi le temps de s’intéresser à nouveau à l’évolution de Deke. C’est une chouette idée : il est désormais un agent du S.H.I.E.L.D, mais il a aussi son passé qui n’en fait pas vraiment le meilleur des agents. Il a tout de même son privilège de blanc qui peut bien lui servir pour interroger à son tour notre petit américain raciste.

Il découvre donc de nouvelles informations sur le projet Helius qui obsède nos agents dans cet épisode (et dans le prochain probablement) et ça lui fait peur : il comprend que l’arrivée des Chronicons pourrait donner l’impulsion nécessaire au projet pour créer une bombe dévastatrice. Ah les Chronicons ne changent pas de plan, au moins, c’est toujours plaisant.

Face à cette information, l’équipe ne peut plus attendre pour intervenir, et ce sont donc May et Yoyo qui se lancent dans l’action avec quelques fumigènes, alors que de son côté Daisy parvient à libérer Jemma et Coulson, qui n’ont plus aucun mal à maîtriser Daniel.

De manière totalement inattendue, les choses tournent toutefois bien mal : May fait une crise d’angoisse au milieu des fumigènes, n’arrivant plus à respirer, et Yoyo s’avère toujours incapable d’utiliser son pouvoir quand elle repère la Chronicon. Une vraie équipe de choc ces deux-là, surtout qu’elles n’ont pas du tout envie de se confier sur leurs petits problèmes.

Elles retrouvent vite le trio déjà sur place, mais pas pour longtemps : elles repèrent la Chronicon qui est toujours en pleine action pour lancer la bombe. La course poursuite peut donc continuer pendant que Coulson fait évacuer la base, personne n’ayant pris la peine de prévenir les scientifiques de l’infiltration de la base, apparemment.

Du côté de Yoyo et May, on arrive rapidement à de bonnes scènes d’action bien aidées par le fait que May est géniale dans son rôle de Cavalerie. Eh oui, elle peut le redevenir pour cette dernière saison, froide comme elle est. Elle se bat donc contre le Chronicon, alors que Coulson fait de même pour protéger Daisy dans le laboratoire de la base où le trio découvre un deuxième Chronicon. C’est quelque chose tout de même.

Coulson prend rapidement le dessus sur son adversaire, mais c’est de courte durée : il est interrompu par Daniel et finit par perdre le combat, alors que Daniel est sur le point d’être étranglé par le Chronicon qui n’a aucun mal à prendre le dessus sur lui. Heureusement, Daisy et Jemma finissent par mettre un terme au plan des Chronicons, envoyant une onde de choc qui désactive la bombe, mais aussi tous les robots des alentours.

C’est là le cliffhanger de l’épisode, du coup : Coulson s’effondre à proximité de Sousa qui peut donc le récupérer, alors que les Chronicons s’autodétruisent. Pendant ce temps, les Chronicons découvrent donc que les agents du S.H.I.E.L.D les suivent. Ils sont désormais dirigés par une actrice que j’aime beaucoup et dont j’avais oublié l’existence. C’est chouette.

Pas autant que la scène post-générique : on y voit Mack et Deke se faire passer pour des aliens auprès de l’agent du S.H.I.E.L.D qu’ils avaient enlevé pour obtenir plus d’informations sur le projet Helius. D’un coup, tous les mystères de la zone 51 s’expliquent, dans une dernière scène d’épisode qui est tout simplement hilarante.

Sinon, on note que le duo Yoyo/May fonctionne bien, avec d’ailleurs Yoyo qui passe à deux doigts de mourir mais gagne juste assez de temps pour empêcher la Chronicon de détruire le futur. Reste à noter que je suis curieux de la situation de ces deux-là qui ont des problèmes médicaux qu’elles fuient et que j’applaudis vraiment les scénaristes d’avoir trouvé un moyen de rendre plus intéressante et complexe cette saison de ce point de vue-là. En plus, c’est sans compter Daisy qui ne fait plus tout à fait le poids face aux Chronicons et le robot-Coulson qui est carrément plus fort qu’avant.

Non, vraiment, j’adore cette mouture de la série et l’équipe au grand complet fonctionne à merveille. J’en viens à oublier que ça fait trois épisodes que nous n’avons pas vu Fitz – sans la critique, l’idée ne me serait même pas venue. J’ai hâte qu’on sache enfin ce qui lui est arrivé, mais en attendant, la série parvient à trouver son équilibre à merveille… et c’est tant mieux, cette dernière saison ne contient pas de fausses notes pour l’instant !

Saison 7