Mon épisode préféré de… Person of Interest #4

Salut les sériephiles,

Je l’avais promis pour dimanche dernier et voilà qu’on est jeudi et qu’il n’est toujours pas sorti : mon article sur mon épisode préféré de Person of Interest est enfin là. Bon, honnêtement, ce n’était pas un choix compliqué, ça s’est grosso modo réduit rapidement à trois épisodes : celui que j’ai choisi, le 5×04 et le dernier épisode de la série. Au moins, je n’ai pas eu le problème d’avoir envie de mettre le pilot. Sans plus de suspense, mon épisode préféré de la série est…

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If-Then-Else (4×11)

(attention aux spoilers)

Synopsis : Samaritan lance une cyber-attaque sur la Bourse, l’équipe s’embarque donc dans une possible mission suicide pour éviter une catastrophe économique mondiale, cette attaque ayant déjà des conséquences désastreuses.

Pourquoi cet épisode ? Pour tout un tas de raisons. La première, la plus évidente, est que j’y ai mis 20 quand je l’ai vu, parce que j’avais déjà le blog et je notais tout. C’est facile, c’est l’épisode où, pour moi, la série prend ENFIN le temps d’aller explorer tout son potentiel. Nous avons enfin un grand-méchant, une Machine surpuissante et une Root connectée à celle-ci.

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Maybe someday.

Voir aussi : Amy Acker

Il faut moins de dix minutes pour que tout le monde soit en danger de mort, quatre étant sous la menace d’armes à feu et dans un piège de Samaritan alors que Shaw risque de se faire exploser la tronche par un suicidaire. L’épisode continue alors comme si de rien n’était, Root faisant tout ce que lui dit la Machine… jusqu’à ce que l’on découvre qu’il ne s’agissait que d’une simulation.

Image result for if then else person of interestEn 2003, Harold a en effet appris à la Machine comment jouer aux échecs, un jeu avec une infinité de possibilités. Et rapidement, on comprend que la situation de nos héros est très similaire à une partie d’échec. Le problème, c’est que quand on comprend ça, on voit la Machine perdre sa partie contre Harold et apprendre qu’il existe parfois des simulations sans happy end.

Voir aussi : Person of Interest, du bad code au God mode

C’est donc un épisode ambitieux, totalement différent de ce que proposait la série jusqu’alors. Plutôt qu’un simple procédural avec une enquête à la semaine, on a cette fois une enquête à la semaine qui recommence en boucle et un épisode qui se concentre sur le point de vue de la Machine. On la savait déjà bien trop puissante pour son propre bien, mais cette fois, on voit comment elle fonctionne pour toujours fournir la meilleure info à Root.

Image result for if then else person of interestCet épisode aurait pu être long, mais il instaure une super ambiance stressante avec une bonne musique, des fusillades quasi-constantes et des scènes qui n’oublient pas de s’occuper des dynamiques entre personnages… avec évidemment le couple Root/Shaw en ligne de mire.

Chaque acte mène naturellement à la mort d’un ou plusieurs personnages, et on comprend assez vite que l’un d’eux risque d’y passer. C’est confirmé après quelques simulations quand tout le monde n’a que 2% de chance de survie et que la Machine n’a plus le temps pour les simulations.

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Image result for if then else person of interest reeseCertes, il y a des longueurs, il y a des moments qui traînent, surtout aux moments où chacun meure ou dans les ralentis interminables et nombreux de l’épisode, mais on a aussi tout l’humour de la série (le baiser Root/Lionel), des personnages qui s’adorent et travaillent ensemble, et surtout des scénaristes qui se savent pressés par le temps. Malgré tout, les flashbacks et les réflexions sur les jeux d’échec sont excellents.

La réalité est excellente aussi, quand les simulations permettent à la Machine de dicter la conduite de tout le monde, d’organiser des petites variations supplémentaires et de mener naturellement vers la conclusion de l’épisode.

Et quelle conclusion : Reese se fait tirer dessus, ce qui n’a aucun sens maintenant qu’on est dans la réalité. Root reprend Shaw débarque sans la moindre logique pour sauver ses amis, ce que la Machine ne semblait pas avoir prévu. À coup de ralentis, la série propose alors le premier baiser du couple Shoot, puis le sacrifice de Shaw qui se prend deux balles et qu’on laisse pour morte.

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Cette scène, franchement.

Bon, avec du recul, il faut bien avouer que cet épisode, je le surestimais probablement ; mais par rapport à tout le reste de la série, il est véritablement au-dessus. Son plus gros défaut ? Il fait tomber la série dans une horrible deuxième moitié de saison 4 qui est beaucoup trop lente et frustrante. Une fois le potentiel exploité à fond, les scénaristes ont décidé de faire marche arrière et d’en revenir à du procedural. On perdait ainsi Shaw et parfois Root, retombant dans ce que la première saison faisait de moins bien.

Voir aussi : Les critiques de The Gifted, la nouvelle série d’Amy Acker

Il n’empêche qu’en attendant, cet épisode est une véritable leçon d’écriture ; avec de très bons moments et absolument tout ce que j’aimais dans cette série. Rendez-vous compte… il y avait même le générique !

Prochain « meilleur épisode de… » ce week-end : Heroes

Un an de TFSA

Salut les sériephiles !

Tenez-vous prêts, c’est parti pour un nouveau coup de vieux ce matin (non, pas vraiment en fait). Figurez-vous que tout à l’heure (à 11h si je me souviens bien de ce que j’ai planifié), je publierai sur le blog… mon 52e TFSA ! Yep, faux suspens, le titre avait tout grillé d’avance, je sais, mais ça me fait plaisir de faire monter le faux suspens malgré tout. Rendez-vous compte : un an d’articles hebdomadaires, au rendez-vous tous les vendredis (peut-être une fois ou deux avec du retard, genre le samedi), ce n’est pas rien… et pourtant, c’est passé en un rien de temps et je n’ai pas l’impression d’en être à 364 jours. Officiellement, ça fera un an demain yep, mais bon, c’est aujourd’hui que je publie le TFSA, alors on peut faire comme si, pas vrai ?

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En un an, il y en a eu des hauts et des bas dans ce rendez-vous : certains étaient beaucoup trop faciles (les hauts), d’autres beaucoup plus durs à rédiger (mes bas ?). Une ou deux fois, j’ai même « triché » en allant chercher un ancien thème à défaut de vouloir/pouvoir faire celui de la semaine. Oui, mais il n’empêche que je ne vais pas vous cacher ma fierté d’avoir réussi à ne pas manquer un seul cette année. Je sais que ça risque de changer dans les années à venir, parce que l’air de rien, ça prend du temps de réfléchir chaque semaine à comment présenter Tequi, soit pour la célébrer (et qu’elle ne sache pas avant plusieurs mois que j’ai dit qu’elle était génialissime, imaginez), soit pour tacler ses horribles idées… que je finis par adorer !

Forcément, j’ai regardé un peu mes articles de cette année et je ne résiste pas à la tentation d’un faux TFSA… sur mes TFSA préférés ehe.

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  1. Les meilleurs pères

C’est mon tout premier, celui où je me suis décidé à me lancer dans les TFSA, après être resté plusieurs mois à regarder les autres publier leurs articles en me disant qu’il fallait être fous, mais qu’en même temps rien n’obligeait à publier chaque semaine et puis… et puis, je me suis mis à faire pareil et c’est totalement addictif ! Faites pareil si vous hésitez, c’est top de réfléchir aux thèmes chaque semaine.

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  1. Lettre au père Noël des séries

Ce n’est pas forcément mon meilleur, mais cela faisait quelques années que je n’avais pas écrit au père Noël et je me suis pris au jeu avec grand plaisir ! En revanche, il ne m’a pas du tout écouté le vieux, parce qu’à part le retour de Georgina Haigs et le reboot de Charmed, ben je peux me brosser. Et puis, Georgina, elle était dans The Crossing pour mieux se faire annuler, en plus !

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  1. Les personnages qui vous font fantasmer

Rien que pour le titre, évidemment. Et aussi parce que ça m’a mis face à des choix cornéliens avec le principe du top 5 que j’essaye d’appliquer le plus possible pour m’éviter des articles trop longs à écrire/lire. Et aussi parce que je trouve ça plus sympa ce genre de top en se limitant… même si finalement je me suis retrouvé à faire la liste de tous les personnages que j’avais mis de côté (je vous rassure, je fais pareil ci-dessous !).

  1. Les meilleurs génériques de séries

C’est aussi sympa de ne pas se limiter du tout et de péter un câble tout seul en reprenant un ancien thème et en partant en freestyle dessus. Et puis, cet article condense tous mes génériques préférés, avec des grands absents parce que je n’étais même pas capable de penser à tout. Le nombre de fois où ça arrive ça d’ailleurs ! Bref, ça fait une jolie playlist si vous avez beaucoup de temps devant vous (et je me souviens qu’à la rédaction, j’avais redécouvert ceux de Stargate pour ne plus les lâcher de la semaine).

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  1. Les points communs de mes personnages préférés

Juste parce que c’était top de dévier le thème de ce TFSA pour me l’approprier autrement… et réfléchir à mes personnages préférés avec un regard différent. Chaque fois que je me retrouve à adorer un nouveau personnage depuis cet article, je reviens voir et dans 100% des cas, il/elle rentre au moins dans deux cases. Pff, c’est à croire que je finis par me connaître et être totalement prévisible !

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Dans les grands absents de ce top 5, je n’oublie pas Les meilleurs anniversaires, un thème que j’ai suggéré malgré moi et qui a fait un flop de fou parce que personne ne savait quoi en dire ! J’ai aimé aussi sans qu’il ne soit dans le top 5 Les spin-off dont on rêve, parce que ça permettait de développer l’imagination… ou bien sûr Les personnages les plus drôles qui n’évoluent pas dans comédies que j’ai pris au pied de la lettre au point de faire un hors-sujet magistral. Il fallait au moins ça pour sceller ma réputation de type qui fait les TFSA à sa sauce et en freestyle. Encore que, finalement, ça fait un moment que je ne suis pas tombé à côté… Je vais me porter la poisse tout seul là !

En attendant la prochaine fois que je partirai en vrille, un nouveau TFSA sera dispo dans quelques heures 😉

EDIT : ou alors tout de suite parce que je me suis planté dans ma planification par habitude de mettre des articles à 9h30 lol

Ce que c’est qu’un(e) guest-star

Salut les sériephiles,

On se retrouve aujourd’hui pour un nouvel article de définition d’un terme qui revient souvent dans mes critiques… et j’ai décidé de m’intéresser à un terme que je considère su du plus grand nombre, mais peut-être à tort : guest-star. A priori, rien de bien compliqué, mais ces articles m’ont parfois réservé quelques surprises, alors je me suis dit que ça pouvait être sympa.

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Le retour inoubliable de Britney Spears après ses dérives de 2007 dans… How I met your mother

Alors c’est quoi exactement un(e) guest-star ? Déjà, oui, ça peut être masculin ou féminin, même si la logique voudrait qu’on le féminise en français, puisqu’on ne parle pas d’un star. Le français est plein de contradictions, et c’est pire quand on le mêle à une autre langue.

Tout ça ne vous aide pas bien sur la définition : c’est tout simplement lorsqu’un artiste apparaît dans une série où il n’a pas de rôle récurrent. Le but n’est pas forcément de faire le buzz, donc c’est légèrement différent du caméo dans l’intention. En plus, un guest star a un vrai rôle, là où l’acteur faisant un caméo se contente de quelques lignes – s’il parle.

Bien sûr, « guest star » s’emploie aussi bien pour parler séries que pour parler d’un artiste invité dans le concert d’un autre pour une ou deux chansons.

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Et ça marche aussi dans une série musicale, genre Neil Patrick Harris dans Glee. Dans un épisode réalisé par Joss Whedon. DREAM ON.

C’est quoi ce nom ? C’est de l’anglais, bien sûr, et ce n’est pas forcément un nom en fait. En effet, les mots guest star en anglais peuvent être employés aussi bien en tant que nom commun (avec un déterminant devant donc) qu’en tant que verbe. C’est une particularité toute anglaise de faire ce genre de choses et ça ne se vérifie pas en français où on titille un peu plus à faire d’un nom un verbe.

Il s’agit donc d’un terme anglais, évidemment, je pense que vous l’aviez sans moi celle-là. Guest signifie invité(e) et star signifie… eh bien, star. Concrètement, ça veut dire étoile, mais comme depuis La piste aux étoiles et à la rigueur la Star Academy, on ne compare plus trop nos stars à des étoiles, le plus simple est d’en rester à ce terme anglais francisé.

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Parfois, c’est vraiment une bonne idée d’avoir un guest-star. Genre, Amy Acker dans le deuxième épisode de McGyver pour s’assurer d’avoir de meilleures audiences dans les premiers épisodes (fou le nombre de gens qui les ont regardés juste pour elle).

Quelle origine ? Comme souvent : la radio. Je n’ai pas réussi à remonter la trace des premières occurrences du terme, mais c’était lorsqu’une star était invitée dans une émission de radio. Ensuite, ça a été le cas à la télévision, et le mot est devenu de plus en plus courant, recouvrant une réalité toujours plus large.

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John Oliver avait un vrai rôle dans Community, avant de devenir guest-star vu sa célébrité.

Et aujourd’hui ? Le terme est devenu courant là où il désignait d’abord l’apparition d’une star d’envergure. On parle de guest star pour tout et n’importe qui, mais aussi quand on repère dans une vieille série un acteur qui deviendra célèbre par la suite.

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Par exemple, Zac Efron dans Firefly (lol)

Du coup, pour compenser, les chaînes parlent parfois de « special guest star » quand elles invitent quelqu’un de renom dans un épisode, histoire de bien marquer le coup. À noter qu’un « special guest star » peut également être réservé à un ancien acteur de la série qui revient pour reprendre son rôle à titre exceptionnel pour un épisode ou pour un acteur qui est embauché pour un arc narratif de quelques épisodes seulement.

Autrement dit, plus le temps passe, plus ça veut dire un peu tout et n’importe quoi, mais grosso modo, dans le langage courant, ça désigne la présence d’un acteur connu pour un épisode. Et c’est tout.

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On se calme, on se calme, ce n’est pas de ma faute s’il n’y avait finalement pas grand-chose à apprendre sur le sujet 😛

The Gifted – S01E12-13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des deux derniers épisodes de la première saison de The Gifted.

12.jpgÉpisode 12 – eXtraction – 16/20
Genetics don’t have to be destiny.

L’épisode commence comme d’habitude par un flashback, mais il n’empêche que c’est le début de la fin de saison, alors je suis un peu plus triste que d’habitude. Nous sommes quatre ans plus tôt et l’on suit la vie de Campbell qui voit son frère en phase terminale.

Il donne ensuite une conférence qui sonne très professeur Xavier. Il paraissait d’abord être un type bien, mais soudain il s’énerve quand il parle des mutants et il fait apparaître le cinglé que nous connaissons.

Dans le présent et au QG, nous apprenons qu’un meeting anti-mutants va avoir lieu à Charlotte et les triplées Frost veulent y enlever Campbell. Tout l’épisode va se diriger vers ce meeting, et c’est tant mieux, car les choses sont claires dès le départ. Clarice est totalement contre, mais elle se fait remettre à sa place quand les triplées révèlent qu’elles connaissent son passé.

Elle décide d’en parler à John et celui-ci lui dit d’abord qu’il s’en fiche avant de s’énerver qu’elle lui apprenne avoir aidé la Confrérie. Bon, nous sommes dans l’univers X-Men, je sais, mais je trouve que la série n’introduit pas assez bien les différents groupes. On serait dans les comics, ça passerait bien, mais là, je ne sais pas, quelque chose manque.

Marcos est toujours contre le fait de travailler avec les Frost et Lorna le rassure en lui disant qu’elles ne pourront interférer dans leur relation. Ça, c’est le langage série pour nous prévenir qu’elles vont le faire.

Marcos, Lorna, Clarice et John suivent donc les triplées vers leur planque, qui est une maison plutôt jolie et déjà vue dans la série lors des épisodes précédents. Cette fois, leur boss n’est plus là et il n’y a qu’Esme pour parler à Lorna. C’est rigolo, l’actrice change complètement si elles sont trois ou une : quand les trois sont à l’écran, son jeu semble presque robotique, alors qu’elle est bien plus humaine en tête à tête avec Lorna ou Clarice – qu’elle tente de convaincre l’une et l’autre de la rejoindre parce que, eh, elles se ressemblent après tout.

Lorna et Clarice ont l’occasion d’en parler quand elles se changent pour se faire passer pour des membres de la sécurité du meeting (alors que les mecs parlent de désir de revanche, youhou). C’est surtout une sous-intrigue qui permet de gagner du temps avant la montée en tension. Clarice est définitivement la voix de la raison dans cet épisode.

En parallèle, les Strucker sont de retour au QG, ou à la maison, c’est selon le moment. Si Caitlin est heureuse d’être de retour, ce n’est pas le cas de tous les mutants autour d’elle.

Andy recommence à se renseigner sur sa famille alors que Lauren n’a plus Wes pour s’occuper. Du coup, elle se rend compte que son frère est en train de perdre les pédales et partir en vrille totale à cause des Frost. Décidément, elles sont partout.

Heureusement, il y a une affaire qui va les mettre d’accord et lancer la deuxième intrigue de l’épisode. Campbell apprend qu’il manque une partie des travaux du père de Reed au labo, et il n’aime pas bien cette idée car il compte bien s’en servir pour supprimer le gêne X. Du coup, les hommes de Campbell se lancent dans de vastes recherches sur le travail de papy Strucker, quitte à parler à mamie.

Hop, l’ensemble de la famille Strucker se rend la chercher et la voir à son travail. Les parents vont lui parler – lui apprenant au passage la mort de son ex-mari de la manière la moins diplomatique possible, et laissent les enfants faire le guet, ce qui promet une catastrophe à venir ; surtout qu’ils passent leur temps à s’engueuler.

Reed et Caitlin tentent de convaincre Helen de les suivre, mais ce n’est pas évident, même si elle finit par le faire quand il est question des services sentinelles menaçant sa famille. Dans la rue, Andy décide de s’en prendre aux agents venus interroger sa grand-mère, ce qui ne plaît pas à Lauren. Les deux se mettent à utiliser leurs pouvoirs l’un contre l’autre. Ah, les disputes entre frère et sœur ; ce n’est jamais une bonne idée.

J’aime beaucoup l’actrice interprétant Helen ; et bien sûr, elle finit par se souvenir d’un détail qui peut aider les Strucker : une certaine Madeline Risman a rendu visite à Reed quand il était petit alors qu’elle travaillait avec Otto. Or, c’est un nom de famille qui n’est pas inconnu pour ceux lisant les comics (spoiler alert : Matthew Risman est le dirigeant des Purifiers). Je ne sentais pas trop sa survie après cette scène, et elle dit heureusement au revoir à sa famille pour rejoindre un ami dans une ville lointaine.

De retour au QG, Caitlin s’occupe de ses enfants et les engueule, commençant à comprendre qu’il faut s’inquiéter d’Andy. Il serait temps, ça fait quelques épisodes qu’il déraille complétement.

À Charlotte, le meeting s’organise progressivement tout au long de l’épisode dans un joli hall de conférence où Campbell change le programme. Ce n’est pas le seul à faire des changements puisque les mutants ont enlevé Bennett, un intervenant qui possède donc une invitation, et lui ont fait changer ses gardes du corps – qui sont ainsi maintenant les Frost, Clarice, Lorna, John et Marcos. Nous en arrivons donc sur la fin d’épisode à la montée définitive de la tension : un discours anti-mutant est très clairement énoncé et on sent que les choses sérieuses vont commencer. Si l’épisode aurait pu être lent à faire monter cette tension progressivement, il n’en est rien et il passe plutôt vite.

Il va même trop vite sur certaines intrigues. Ainsi, John et Clarice font la paix en s’embrassant (putain, mais Sonya vient juste de mourir sérieusement) parce que Clarice a eu le bon réflexe en empêchant les Frost de torturer Bennett. Mouais.

Le plan pour capturer Campbell est déjà bien meilleur : Lorna brouille les signaux des téléphones pour que personne ne puisse communiquer, Clarice fait rentrer Marcos et John dans le bâtiment et ce sont eux qui doivent s’occuper d’enlever le médecin. Malheureusement, les choses se déroulent mal, notamment parce que la sécurité de Campbell contient un mutant qui ralentit et fait souffrir Marcos. Cela pose immédiatement problème puisque Campbell récupère une arme, prend en otage des enfants et parvient à s’enfuir.

L’épisode se termine donc sur le trio de mutants mal en point, poursuivis par des gardes leur tirant dessus. Marcos se protège comme il peut alors que John sert de bouclier à Clarice et… fin d’épisode. Bon, j’aurais aimé plus d’action dans celui-ci quand même, pour une première partie de final, c’est un peu faible : l’épisode était excellent, mais tout est gardé pour le 13e.

 13.jpgÉpisode 13 – X-roads – 19/20
The humans are coming after us.

Pour le dernier épisode de la saison, nous repartons quatre ans en arrière dans un hôpital psychiatrique où Lorna joue avec un bout de ferraille qui me rappelle Magneto, et qui deviendra un médaillon déterminant dans la suite de l’épisode. Elle y reçoit la visite d’une avocate qui lui propose de la sortir de là pour travailler avec les X-Men.

Le cliffhanger est rapidement évacué avec le trio qui sort du meeting grâce à Clarice et hop. Un peu rapide et frustrant, je m’attendais à de vraies scènes d’action, pas à Lorna qui sort d’une voiture pour exploser un poteau électrique. C’est sympathique comme scène, je ne dis pas, mais ça n’a pas l’effet escompté.

La série continue de travailler particulièrement le personnage de Lorna et de nous montrer comment elle est en train de changer d’avis. On nous montre que ses pouvoirs se développent à toute vitesse et qu’elle a peur pour son enfant. Du coup, la manipulation d’Esme fonctionne à merveille sur elle.

Les Frost ne sont pas très heureuses de voir comment tout s’est passé à Charlotte et elles parviennent à convaincre Lorna de venir avec deux d’entre elles. Si on aimerait bien croire que Lorna agit comme ça à cause de sa bipolarité, il est rendu très clair que Polaris n’a pas de problème avec le fait de tuer un connard comme Campbell. Il faut dire ce qui est, c’en est un. Il fait tout ça parce que son frère est mort d’une maladie génétique et a souffert.

L’agent Turner fait de plus son grand retour dans cet épisode et part à la recherche des Strucker en utilisant des mutants dont les pouvoirs combinés sont plutôt très efficaces. Tout l’épisode nous montre donc Turner se rapprocher du QG – où les dirigeants ne sont plus là, ça promet.

Au QG, les Strucker apprennent que l’opération de Charlotte était un échec. Andy veut intervenir, mais ce n’est pas l’avis du reste de sa famille ; ses parents comprenant donc enfin qu’il est parti en vrille. Andy décide donc de déménager d’un étage et Reed minimise clairement la situation.

Andy s’installe donc auprès d’autres adolescents alors qu’il réclamait plus d’espace privé. C’est sûr, un couloir, c’est beaucoup mieux. Il s’en prend à sa sœur une nouvelle fois alors qu’elle tentait de l’aider et nous n’avons pas trop le temps d’en voir plus car les Opérations Sentinelles sont repérés par les mutants.

Cela permet aux deux ados de tomber d’accord sur le fait que protéger tout le monde est la meilleure solution, alors que Caitlin s’affirme enfin. C’est beaucoup trop drôle de la voir s’énerver et se faire un allié d’un de ses ennemis de toute la saison pour protéger les enfants.

Malheureusement, les forces de l’ordre sont plus rapides à intervenir que les mutants à évacuer ; bloquant tout le monde à l’intérieur. Reed se prend subitement pour le chef et, sur une idée de Caitlin, il est décidé de créer un tunnel pour s’enfuir au plus vite. Deux équipes se mettent en place : celle qui suit Caitlin pour le tunnel et celle qui suit Reed pour le combat.

La tension est là, mais ça fonctionne bien de les voir travailler ensemble. Caitlin gère bien la stratégie du tunnel, Reed celle du combat, donc ça m’a bien accroché, même si l’ensemble restait par moment prévisible. Les ados Strucker s’amusent bien, Skylar aussi alors que le tunnel se transforme en travail à la chaîne.

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Les mutants du projet Hound débarquent et mettent à mal cette résistance de fortune, détruisant progressivement le QG. Alors que tout le monde s’enfuit, les ados Strucker décident de détruire le bâtiment en utilisant leurs pouvoirs combinés, quitte à peut-être se sacrifier au passage. Et les parents les laissent faire, sachant très bien que c’est la seule solution.

Leur histoire de tunnel était énorme à gober, mais autrement, c’était une très bonne fin de saison qui détruit donc le décor principal comme si de rien n’était. Voilà qui promet pour la suite.

Du côté de Lorna, Marcos, Clarice et John arrivent à temps pour la stopper, mais sa décision est prise. Elle a décidé de découper l’avion de Campbell en petits morceaux au moment de son envol, et Marcos ne parvient pas à la stopper. L’avion explose donc en vol, mettant tout le monde au sol et permettant à Lorna de s’enfuir. Et c’est tout.

L’agent Turner finit quant à lui dans de très mauvais draps : le QG est détruit, mais leurs alliés mutants sont morts, Campbell et un sénateur sont morts, et c’est lui qui est porté responsable de tout.

La conclusion est donc en demi-teinte pour cet épisode : Lorna est d’abord portée disparu, mais les ados Strucker ont survécu. Ils ont du mal à se faire à ce qu’ils viennent de faire, mais ils retrouvent au moins Marcos, Clarice et John.

Il leur reste à savoir quoi faire et ce n’est pas facile. Tout le monde discute du meilleur plan à suivre. Les Strucker, Marcos, John et Clarice sont pour la construction d’un nouveau QG, mais leur opinion est impopulaire, particulièrement auprès de Sage. C’est bien dommage, parce que Sage valait mieux que ça. Le débat s’envenime et forcément, c’est le moment qu’Esme et Lorna choisissent pour débarquer et proposer une deuxième option : celle de la voie terroriste, de la recréation du Hellfire Club et de l’offensive anti-humain.

Sans surprise, Sage et quelques autres figurants que l’on connaît bien pour leur caractère sanguin les suivent. Sans surprise non plus, Andy décide d’en faire autant. Ainsi, les deux familles fortes du début de la série, les Strucker et le couple Lorna/Marcos se retrouvent séparés sur le plan idéologique ; une séparation que l’on a senti arriver et qu’on a vu se mettre en place, mais qui n’en reste pas moins douloureuse ; surtout pour Marcos et Lauren qui ont droit à des au revoir bien froids.

C’était parfaitement amené et l’épisode a su apporter tout ce que je voulais qu’il apporte. Heureusement, la série est bien renouvelée pour une saison 2 l’an prochain, donc tout est bien qui finit provisoirement mal.

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EN BREF – Je m’attendais à une série désastreuse avec The Gifted et j’ai obtenu beaucoup plus que ce que j’imaginais. Je sais que la série est pas mal critiquée, mais moi, c’est tout à fait le type de séries qui me manquait énormément ces dernières années. J’ai toujours eu un faible pour les mutants – tout particulièrement pour la franchise X-Men – et pour Amy Acker ; j’aurais donc dû me douter que la série me plairait énormément.

Si elle est souvent prévisible et que sa construction est on ne peut plus classique, les thématiques abordées me plaisent, les effets spéciaux sont souvent excellents et les acteurs tous bons. J’y vois les défauts que certains lui reprochent, mais je suis tout simplement fan de ce type d’histoires, de ce genre de personnages et surtout de la construction de ces équipes.

La fin de saison divise un groupe qui avait tout pour rester uni et lance quelques pistes intéressantes pour la suite (notamment Turner, j’espère), tout en concluant vraiment la saison avec la mort de Campbell. Pour moi, cette première année de présentation des personnages et de l’intrigue est une introduction à l’univers très réussie, même si j’aurais aimé parfois plus de contexte.

En trois mots comme en mille, je suis fan.