Les rewatchs & moi

Salut les sériephiles,

Comme vous le savez, je suis depuis mi-août dans un état d’esprit très propice aux rewatchs, et je vous enchaîne avec les articles les concernant : j’ai revu ainsi l’ensemble d’Heroes, puis Veronica Mars et je suis en train de finir aujourd’hui celui de Dollhouse. Prochaine étape : Community. Ce serait rigolo de voir douze épisodes d’ici lundi, histoire d’être parfaitement d’accord avec Shirley !

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Plus sérieusement, cela fait donc quelques mois que j’ai un article qui germe dans ma tête et de son côté, Ludo a eu la bonne idée d’écrire un article sur le sujet, en m’accusant en plus d’être responsable de sa déchéance et de son incapacité à regarder des inédits, tout ça parce que je lui ai fait un cadeau. Y a plus de respect ! Son article commence par ses rewatchs à lui, puis liste les points positifs et négatifs au fait de se plonger dans des rewatchs. Je me suis dit que je pouvais bien faire pareil dans cet article, histoire de lui répondre, donc c’est parti.

Lire aussi : L’article de Ludo

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Du côté des points positifs, on est à peu près d’accord sur tout : oui, c’est réconfortant de se faire un rewatch. On sait qu’on va retrouver nos personnages préférés, des intrigues que l’on aime et tout un tas de très bonnes choses. Si ça nous a plu une fois, ça ne peut que nous re-plaire, pas vrai ? C’était risqué pour Heroes, mais j’en ressors avec un meilleur souvenir qu’avant. C’était plein de redécouvertes pour Veronica Mars, pas revue depuis des années, mais ça s’est bien passé. Et c’était la carte de la sécurité pour Dollhouse, que je sais adorer. Je ne peux pas dire que je redécouvre beaucoup de choses devant, mais j’adore cette série. Et la connaître par cœur ne m’empêche pas de me marrer aux mêmes répliques et de passer tout mon temps absorbé par l’écran plutôt que par les tâches que je suis censé faire en parallèle.

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Bref, on vieillit, mais on ne change pas vraiment du tout !

Ah oui, parce que le but de ces rewatchs, pour moi, c’est de pouvoir bosser en même temps. Enfin, à l’origine, c’était de me faire à manger en même temps. Ou le ménage. Quand on connaît déjà l’histoire, c’est moins gênant d’être à faire autre chose en parallèle… Le seul problème de l’équation, c’est qu’il s’agit aussi de moments que l’on a envie de revoir : forcément, on se retrouve donc à les revoir en étant absorbé par l’écran. Surtout quand on rentre complétement épuisé et que finalement, se mettre devant un rewatch plutôt qu’un inédit, c’est cool.

Est-ce que je perds du temps ? Pas du temps de travail, puisque de ce côté-là, je fais tout ce que j’ai à faire ; pas vraiment le choix. Par contre, du temps pour acheter les cadeaux de Noël, certainement. Et du temps pour regarder des inédits, n’en parlons pas. Malheureusement, il faut bien des inconvénients. Cela faisait tellement longtemps que je culpabilisais de ne plus rien revoir alors qu’avant je le faisais en permanence qu’il fallait bien que mes vieux démons me rattrapent un jour. En plus, ça fait des articles 500 mots qui s’écrivent presque seuls tant c’est cool de parler de séries que j’adore et que je n’évoque pas toujours assez ici.

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En revanche, là où je ne suis pas d’accord du tout avec Ludo, c’est quand il dit que le seul désavantage est de ne pas parler des nouveautés avec les autres. Certes, c’est hyper frustrant, mais un autre désavantage est définitivement la peur des spoilers – et gérer le Bingo en parallèle est un peu compliqué du coup. J’ai pour l’instant de la chance car je n’ai été que peu spoilé, mais je compte quand même profiter de mes vacances de Noël pour rattraper un maximum de séries. Il est plus que temps, non ?

En attendant, il me reste deux épisodes de Dollhouse à regarder, histoire de vous écrire assez rapidement mon récap de la saison 2. Et croyez-moi, ce sera positif.

Rewatch : Did I fall asleep? Dollhouse, saison 1

Salut les sériephiles,

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For a little while… même qu’Eliza Dushku me l’a dit en vrai.

J’enchaîne les articles rewatch autant que les rewatchs en ce moment, décidément. Si ça peut vous consoler, je n’ai pas eu le temps pour ça cette semaine – et je ne l’aurais pas. Il y aura donc un peu de temps avant le prochain article sur le sujet ; mais en attendant, j’ai donc revu la saison 1 de Dollhouse le week-end dernier. Et c’est marrant, j’étais super inspiré devant les épisodes, mais après quelques jours, je sèche complètement sur cet article.

Reprenons à la base : l’histoire de Dollhouse, c’est celle d’une organisation qui propose à des jeunes paumés d’acheter cinq ans de leur vie avant de leur effacer la mémoire et de leur implanter de nouvelles personnalités pour satisfaire des clients qui engagent ces jeunes, devenus des dolls (poupées). Ouep, le verbe satisfaire vous met sur la voie possible de ces « engagements », mais ce n’est pas uniquement une affaire de satisfaction sexuelle.

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La série joue beaucoup là-dessus quand même, je reconnais.

La première saison couvre tout un tas d’engagement d’Echo, l’héroïne de la série : on la voit tour à tour sage-femme, épouse comblée, chanteuse/garde du corps, Olivia Pope (non, non, mais c’est l’idée) ou cambrioleuse de musée.

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Et les guest-stars sont géniales !

Oui, inutile de dire qu’on ne sait jamais à quel genre d’histoires on va se frotter en lançant un épisode. C’est ce qui fait toute la richesse de ce format pour moi, mais le problème c’est que ça peut faire un peu peur au départ : le personnage principal perd la mémoire à chaque épisode, quoi.

Contre toute attente (sauf pour ceux qui ont repéré avant que c’était une série de Joss Whedon), c’est loin d’être un banal procédural ! Très vite, on s’attache au personnel permanent de Dollhouse, la médecin aux cicatrices qui cachent l’un des secrets de l’entreprise, le scientifique barré et génial qui permet tout ça, la directrice british jusque dans le caractère, le chef de la sécurité de l’entreprise ou les « handlers », les hommes et femmes chargés de surveiller et protéger les dolls lorsqu’ils sont en plein engagement.

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Amy Acker est tellement géniale !

Outre Echo, nous apprenons aussi à connaître Sierra, une autre doll, mais aussi une ou deux autres poupées dont l’identité tarde à être révélée. Evidemment, ce jeu des identités permet rapidement des quiproquos et des incertitudes : il est évident que certains personnages ne sont pas tout à fait ce qu’ils prétendent être, parfois avec beaucoup de bonne foi. Oui, une doll n’a pas conscience d’en être une, et c’est là tout l’intérêt : les émotions ressenties par les dolls sont toutes véritables et ça rend ça encore plus intrigant à observer. Il faut un casting parfait pour ce genre de séries… et même si j’adore Eliza Dushku, je reconnais qu’elle n’est pas au niveau de Tatiana Maslany ; et c’est un peu dommage. Dichen Lachman et Enver Gjokaj sont en revanche parfaitement parfaits dans leurs rôles.

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En parallèle de toutes ces missions, un fil rouge se met en place autour du personnage de Paul Ballard, un agent du FBI qui tente de prouver l’existence de Dollhouse… mais se trouve confronté à une hiérarchie qui le ridiculise et le prend pour fou avec son obsession pour ce qui n’est qu’une légende urbaine.

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Trop polymorphe, la série n’a pas su obtenir des audiences suffisantes, mais la Fox a littéralement oublié de l’annuler (ils ont bien changé depuis) et elle a eu sa saison 2, malgré une fin de saison assez hallucinante (et auto-financée par l’équipe, histoire de proposer une vraie conclusion).

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Les représentants de la FOX quand ils se sont rendus compte qu’ils allaient payer pour une saison 2.

Beaucoup disent que le début est confus et moins bon… C’est probablement vrai, mais j’aime vraiment tous les épisodes : mêmes ceux devant les titres desquels je me dis « oh bof » passent comme une lettre à la poste (mauvais exemple quand on voit le nombre de courrier que la poste m’a perdu dans ma vie). Oui, le pilot a été réécrit plusieurs fois parce que la Fox n’était pas satisfaite (pourtant, je l’ai dans les bonus le pilot d’origine, et il était top !), et on sent que ça plombe le début de saison. Plein de scènes ont été tournées pour le premier épisode et distillées dans les six premiers ; et c’est une technique que les deux saisons vont subir : c’est original et ça a dû être un sacré casse-tête à composer !

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Ah oui, j’oublie de dire aussi que je suis fan d’à peu près tout le casting, hein ; la découverte de Fran Kranz, c’était quelque chose !

La série décolle vraiment avec son sixième épisode qui semble presque être un deuxième pilot ; alors que l’épisode 13 pourrait également se suffire à lui-même. Toute en réécriture, en méta, en jeux d’identité, cette saison 1 de Dollhouse est brillante d’un bout à l’autre. Chaque épisode examine un nouvel aspect des missions permises par cette technologie et ça finit en apothéose – en apocalypse, même.

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Bref, c’est génial et je suis fan. Allez, un défaut que j’ai repéré toutefois lors de ce revisionnage, c’est une sorte d’obsession pas loin de l’homophobie pour les blagues sur l’homosexualité. Cela ne me marquait pas du tout avant, mais plein de blagues sur le sujet sont réparties dans les épisodes et ça m’a fait me poser quelques questions ; surtout que c’est déjà un humour que Whedon utilisait beaucoup avec le personnage d’Angel. Ben en 2018, ce n’est plus forcément si drôle.

Les meilleures intrigues d’amnésie

Salut les sériephiles,

Comme je vous le disais hier, j’ai totalement oublié d’écrire cet article, donc un peu comme l’article 500 mots d’hier aussi (décidément), cet article a été rédigé à la va-vite et je sens que je vais regretter d’avoir oublié plus d’un personnage quand j’y repenserai… Après, s’il y a bien un thème de TFSA où je peux me permettre d’oublier un personnage, c’est celui-ci.

Entre le titre de l’article et cette intro très centrée sur l’oubli, je crois que vous avez tous compris qu’on allait parler de personnages amnésiques dans les séries. Franchement, ça m’a paru une bonne idée de thème à demander à Tequi tellement c’est une intrigue fréquente dans les séries – ça paraît rien le plus souvent, parfois ça ne dure que quelques épisodes et si je suis totalement honnête, c’est aussi un cliché de soap hyper repris en France. Bref, j’avais plein d’idées quand j’ai proposé le thème, je me souviens bien, mais maintenant que je suis devant, je le trouve plus compliqué que prévu. Allez, faisons comme si, c’est parti pour cinq personnages avec des spoilers sur Wrecked, Dollhouse, Alias, Buffy et LOST. Vous êtes prévenus !

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  1. Claire Littleton

Bon, c’est un peu simple de commencer par là, je sais, mais c’est une amnésie qui a marqué mon adolescence après tout : LOST est une super série qui ne pouvait pas éviter au cliché du personnage amnésique quand Claire réapparaît mystérieusement après avoir disparu un bon moment. Elle doit tout réapprendre alors que les autres survivants du crash se demandent ce qui lui est arrivé. C’est une intrigue qui s’étend sur quelques épisodes et qui apportent quelques réponses sur le mystère des Autres ; alors c’est inoubliable, j’imagine.

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  1. Jess Kato

D’une série à sa parodie, il n’y a qu’un pas. Il n’était absolument pas étonnant de voir Wrecked jouer la carte de l’amnésie et, à vrai dire, je me souviens m’être demandé durant la saison 2 si Emma n’allait pas finir par revenir amnésique comme Claire. Malheureusement, le sort en aura décidé autrement, mais heureusement, c’est tombé sur Jess qui a littéralement déchiré dans cette saison 3. C’est de loin le meilleur personnage de cette saison : elle l’a portée sur les épaules tout du long. Et c’est tant mieux, parce que ça m’a permis de me rendre compte que je l’adorais encore plus que prévu !

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  1. Tara Maclay

Une autre intrigue d’amnésie qui m’a permis d’être encore plus fan d’un personnage ? La fin de saison 5 de Buffy, évidemment. J’aurais pu choisir la facilité de l’épisode Tabula Rasa en saison 6, mais c’est bien l’intrigue de cette saison 5 où Glory bouffe une bonne partie de l’énergie de Tara qui m’est revenue en tête. Pire qu’une amnésie, Tara perd l’esprit : elle ne se souvient de rien ou presque, mais elle a encore la possibilité d’indiquer où est la clé. Et tout ça nous détruit Willow à petit feu, puisqu’elle exploite de plus en plus sa magie à des fins de revanche. On sait où ça la mène plus tard, ce désir de revanche, mais en attendant, il y a tout un arc où Tara est amnésique, et c’était bien foutu. Vraiment.

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  1. Sydney Bristow

Deux ans et une fausse identité, Julia Thorne, voilà tout ce que perd Sydney entre les saisons 2 et 3. C’est par là que j’ai commencé la série, avec le triangle Sydney/Vaughn/Lauren, et c’est forcément une intrigue que j’ai adoré puisque je suis resté jusqu’à la fin de la saison 5, en rattrapant aussi le début. La 3 reste l’une des meilleures saisons pour moi, et c’est en grande partie parce que Sydney part à la recherche de ses souvenirs. Rien que d’en parler, je me dis que ça fait longtemps (très longtemps) que je n’ai pas revu un épisode et j’ai envie de m’y mettre. Rien ne va plus.

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  1. Caroline Farrell

Evidemment, si je me mets à chercher un personnage amnésique, je suis obligé de parler de cette série où le postulat de départ est que tous les personnages sont amnésiques. L’histoire de Caroline n’est pas forcément ma préférée (j’adore celle de November qui est bien plus touchante), c’est vrai, mais c’est la plus présente dans la série ; et la plus nécessaire pour le développement général de la série. C’était bien mené, c’était réussi, et c’était sacrément cool de voir Echo se débrouiller pour récupérer peu à peu ses souvenirs. En plus, Caroline finit par devenir Echo, et Echo finit par devenir Caroline, et ça c’était sacrément chouette. Entre temps, elle sera passée par bien des étapes la Caroline ! Tant mieux : je déteste le personnage de Caroline alors que j’adore celui d’Echo.

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Ouep, je sais, encore un top 100% féminin… mais si je suis honnête, je n’ai pas trop de souvenir de mecs amnésiques dans mes séries, à part peut-être un épisode de Smallville où Clark perd la mémoire. Il doit pourtant y en avoir d’autres (Cole dans Charmed ? Je ne sais plus ! Il perd ses pouvoirs, pas la mémoire, si ?), mais je voulais aussi des intrigues qui durent plus d’un épisode… Après, il y a Veronica Mars, sauf que je suis en train de me les refaire donc… je ne voulais pas me respoiler ce que j’ai oublié (la logique, le type en est là dans l’anti-spoil !).

Côté personnages féminins, j’en ai d’autres en stock, avec la saison 5 de Brothers and Sisters (mais j’ai détesté cette intrigue) ou avec Ava en saison 2 de Grey’s Anatomy. Je ne sais pas, il doit y avoir un truc avec les nanas perdant la mémoire dans les séries. Je vais parcourir les articles des autres participants voir s’ils ont été plus inspirés que moi ! Je me dis que dans toutes ses saisons, Supernatural a bien dû proposer quelque chose aussi, c’est courant pour une série fantastique ! Ah ! John Doe, Kyle XY et Blindspot, sinon, mais ça ne mérite pas de détrôner les personnages de ce top ! Et j’ai hésité également avec un certain arc de la saison 4 d’Agents of S.H.I.E.L.D, mais ce n’était pas exactement une amnésie, même si ça revenait au même dans les effets.

C’est tout pour aujourd’hui, j’espère que ça vous aura plu, je sais que ce n’est pas un thème qui inspirait grand-monde, mais j’espère vous avoir montré qu’il y a plein de personnages que ça concerne ! Bonne journée.

J’ai rencontré Summer Glau au Comic Con

Salut les sériephiles !

IMG_20181026_213703_050Quel joli titre et quel beau rêve inattendu que mon week-end au Comic Con. J’ai du mal à croire que tout ça était il y a moins d’une semaine tant ça me paraît déjà loin, mais avant de tout oublier, j’ai vraiment envie de revenir sur samedi et dimanche dernier, où j’ai eu la chance d’apercevoir, voir, parler et rencontrer pour de vrai Summer Glau, dans cet ordre de là. Attention, fan mode activé !

Quand j’ai appris il y a quelques mois qu’elle venait au Comic Con, j’ai su qu’il fallait absolument que je m’y rende : autant j’aimais bien Shannen Doherty pour son rôle dans Charmed, autant Summer Glau, je l’ai adorée dans Angel, Firefly (Serenity !!), Dollhouse, Les 4400, Les Chroniques de Sarah Connor et Arrow. Et Con Man ! Je… ça fait beaucoup non ? Oui, mais pourtant, j’ai réussi à me contenir et à me dire que, quand même, c’était pas sérieux de dépenser 30 euros pour 10 secondes et une photo. Je me suis donc dit qu’assister à ses panels serait suffisant. Malheureusement, elle n’en avait qu’un ! Horreur !

Bon, la bonne nouvelle, c’est qu’il était tenu par Yaële Simkovitch, qui est une excellente hôte de panel : c’est une fan de Whedon, donc je savais que l’entretien serait mené avec beaucoup de précision et de questions hyper précises et pointues. Je veux dire, ça fait quatre ans que je squatte autant que possible ses panels et interventions publiques, c’est pas que j’ai l’impression de bien la connaître, mais un peu quand même. Limite, on pourrait ouvrir une branche des Experts même :

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Merci encore à Yaële, et pour son panel et pour sa sympathie tout au long du week-end !

Cela n’a pas manqué : on a eu droit à une demi-heure d’exposé sur Firefly et Serenity, avec des questions vraiment passionnantes, y compris pour Summer Glau qui, loin de s’ennuyer, a eu l’occasion de revenir avec nous sur la complexité du personnage de River, et sur sa sensibilité surtout. Au point d’en pleurer. Oh, comment vouliez-vous que mon cœur résiste face à tant de pureté ?

Eh, je vous avais dit que le fan mode était activé, me jugez pas ! Summer Glau avait une voix toute posée, toute douce et calme, pour répondre aux questions, mais on sentait tout l’amour qu’elle porte à son personnage. Dans les questions du public qui suivaient, elle a abordé aussi Sarah Connor, avec le personnage de Cameron loin d’être simple, et Arrow, avec Isabel Rochev, aux antipodes de ses personnages habituels et sa propre personnalité.

Voir aussi : Critique de la saison 2 d’Arrow

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Dans tous les cas, on sent toujours son professionnalisme dans sa manière d’envisager les personnages et elle a résumé à merveille ce que c’était qu’un acteur, en donnant un conseil très juste pour ceux voulant devenir acteur : il faut insuffler au personnage une part de soi. On n’est pas refusé dans un casting pour ce qu’on est, mais on est en revanche accepté pour la part de nous qui semble vivre dans le personnage. Et on retrouve effectivement bien les différents personnages de Summer Glau dans la manière dont elle se comporte en vrai – avec discrétion et douceur comme River, avec une démarche digne de son personnage de Dollhouse et des gestes soignés de ballerine qui ne l’ont jamais quittés, sauf quand elle incarnait Isabel.

Eh, je fais un éloge si je veux, surtout qu’elle était super géniale pendant tout le panel ! Je me suis associé à Summer-Glau.com pour couvrir celui-ci, donc vous retrouverez les infos, photos et vidéos du panel par ici (et dans mes tweets de samedi après-midi).

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L’échange de sourires qui rend grave jaloux.

Et après celui-ci, quand je suis passé devant l’espace censé servir de file d’attente pour une photo avec elle et que j’ai vu qu’il n’y avait pas grand-monde, j’ai su qu’il fallait que je craque (un peu poussé par Laura et Poluss quand même – et même beaucoup par Laura aha). Ni une, ni deux, j’ai dépensé mes trente euros avec le sourire pour aller prendre une photo avec elle, même si je n’avais pas vraiment les fringues pour (j’aurais aimé un cosplay Firefly). Là aussi, pas de déception : contrairement à Eliza Dushku forcée d’enchaîner vu l’affluence, Summer Glau avait un peu plus le temps pour prendre la pose – et même tout simplement pour que nous échangions nos places histoire que mon entorse de pouce ne soit pas immortalisée sur le cliché. J’ai eu l’occasion de lui parler très rapidement de Dollhouse et elle a semblé surprise que je connaisse la série, exactement comme Eliza Dushku il y a deux ans. Zut à la fin, c’est une excellente série, regardez la tous ! 😥

_20181102_002236.JPGJe suis donc reparti du studio avec une photo merveilleuse en main et la graine du doute germant dans mon esprit : et si j’essayais de la revoir le lendemain ? Ah, j’aimerais vous dire que le lendemain j’ai craqué sans préméditation, comme le samedi, mais ce n’est pas le cas. Comme vous le savez peut-être, j’avais une entrée journaliste le dimanche, sympathiquement donnée par le Sérigraphe en échange d’un article couvrant les trois jours du Comic Con (il suffit de cliquer ici). J’ai rapidement remarqué que ce jour là aussi, il n’y avait pas grand-monde (et certainement pas autant que je l’aurais voulu !) en photo avec elle. J’ai donc tenté de négocier une interview avec elle : je me suis dit que si elle avait un peu de temps, j’aurais peut-être une rapide entrevue avec, ce qui aurait en plus fait un chouette article, et pour le blog, et pour le Sérigraphe.

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Le pass journaliste AKA le St Graal coupe-file/bien placé qui ne suffit pas à obtenir une interview.

Bon, malheureusement, la négociation a été vaine, elle n’avait pas assez de temps dans son emploi du temps et tout ce que j’ai gagné dans l’espace presse, c’est la voir marcher vers sa salle d’interview. On ne s’en lasse pas, mais ce n’était pas très utile pour un article. La frustration d’avoir failli réussir à lui parler a fait place à la vraie envie d’aller lui parler : je ne pouvais pas en rester là.

Ni une, ni deux, je me suis donc rendu à l’espace achat de dédicaces, où j’ai vu qu’il restait pas mal de places. Et comme j’avais très clairement prémédité mon coup, en essayant de me raisonner (vraiment, dépenser tant juste pour trente secondes ?), j’avais cette fois de quoi payer la dédicace ET ma photo de la veille avec moi.

Est-ce que j’ai regretté de lâcher encore de l’argent pour la dédicace ? PAS DU TOUT. Figurez-vous qu’il n’y avait vraiment pas grand-monde de 16h à 17h à attendre d’avoir une dédicace avec elle. Et qui dit pas grand monde, dit… LE TEMPS DE LUI PARLER. Alors, oui, on repasse en fan mode, mais quand j’ai vu qu’on était qu’une petite trentaine à vouloir une dédicace ; je me suis dit que peut-être elle accepterait de prendre un peu de temps à parler à chaque. Et c’est ce qui s’est passé (même si au passage, j’ai entraîné une amie dans ma chute puisqu’elle a pris aussi une dédicace pour Jenna Coleman, coucou @LittleVoice18). Et exactement comme lorsque j’ai rencontré Felicia Day, je me suis retrouvé à la fin de la file d’attente… ce qui était encore mieux : moins il y a de monde derrière vous, plus les acteurs prennent le temps de parler, à moins que ce ne soit sur la fin du créneau accordé.

En plus, comme on n’était pas beaucoup, j’ai aussi pu parler à d’autres fans présents et la file d’attente est passée super vite… Jusqu’à ce que @Violettilly ne révèle avoir eu exactement la même idée que moi apparemment, puisqu’elle lui a parlé longteeeemps (et en plus, elle a été filmé, la chance). De toute manière, tout ça permettait de diffuser le stress et de réfléchir à ce que j’allais bien pouvoir dire à Summer Glau. Quand même, faut pas se planter ni céder au stress pas vrai ? HAHA. Vous le voyez venir le fail ?

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Much love and gratitude ❤ (le cœur, c’est uniquement parce que @Py_Heck m’a dit d’en caser dans l’article !)

Enfin, qui c’est qui a pu poser quelques questions à Summer Glau comme s’il était en interview ? C’est bibi. Bon, pas tout à fait comme si : il était hors de question de prendre des notes et perdre quelques échanges de regards ; et hors de question de filmer car c’était interdit par le Comic Con ; mais j’ai pu échanger quelques minutes avec elle, et ça, ça n’a pas de prix. Bien sûr, la sécurité a fini par me faire comprendre, discrètement et avec beaucoup de sympathie je trouve (et ça s’apprécie, parce que ça n’a pas toujours été le cas par le passé !), qu’il fallait abréger, mais pas avant que je ne sois aux anges. Et tant que j’y suis, j’en profite aussi pour remercier la personne qui accompagnait Summer Glau dans tous ses trajets ce week-end, parce qu’il était super sympa aussi (et a même fait la traduction pour ceux qui ne parlaient pas bien anglais, c’est dire), et compréhensif avec ça. Il s’est reconnu à la lecture de ces lignes, il s’agit de @Psykosphynx. Merci, merci ! Et il a fait des photos bien trop géniales de Summer en dédicace, en plus :

Et il y en a encore plus sur son compte Instagram, n’hésitez pas !

Venons-en donc au fait, j’ai eu ma dédicace, assez générique et pas tellement passionnante à lire, et j’ai posé quelques questions, qui intéresseront peut-être les fans ; mais pas avant de me rendre compte que j’avais perdu le ticket de dédicace que je devais normalement donner et qui a disparu mystérieusement juste le temps de la dédicace (il est réapparu deux minutes après, quoi – et je sais depuis que nous sommes 3 à avoir vécu ça… ouf, ça déculpabilise un tout petit peu) :

  1. Je lui ai d’abord demandé si elle avait des nouvelles pour une nouvelle saison de The Guild. Bonjour la honte : le stress de la rencontrer m’a fait dire n’importe quoi, et elle ne savait pas bien quoi me répondre, me conseillant plutôt d’essayer de demander à Felicia (Day) sur Twitter… Felicia ? Ah oui, je voulais demander pour Con Man !
  2. Bon, premier échec, le voilà mon fail : elle n’a pas vu Alan (Tudyk) depuis un moment et n’a pas eu d’information sur une troisième saison. Elle m’a tout de même conseillé de regarder la deuxième, mais c’était déjà fait – et elle s’est marré quand j’ai dit que j’avais aimé l’épisode musical. Un sourire de Summer Glau, un ! #fanmode
  3. On a ensuite discuté brièvement de Dollhouse, et elle s’est dit peinée de ne pas avoir non plus de nouvelles à m’apporter sur de possibles comics. Bon, pas trop de surprise : Jed Whedon et Maurissa Tancharoen sont bien occupés avec Agents of S.H.I.E.L.D !
  4. Comme on ne me virait toujours pas de son stand de dédicace, j’ai enchaîné en lui expliquant que je venais tout juste de commencer Arrow et que j’avais été ravi de la revoir dedans – j’ai pu lui dire que je l’avais perdue de vue après Sarah Connor et que je me sentais bête de ne pas avoir plus suivi son actualité – ce qui n’a pas eu l’air de l’affecter plus que ça, puisqu’après tout, j’étais là aujourd’hui. On a donc pu parler brièvement d’Isabel, et elle m’a redit ce qu’elle avait déjà dit la veille – que c’était un personnage différent qu’elle avait adoré jouer.
  5. Avant de partir, j’ai eu l’occasion de glisser que j’attendais son prochain projet avec impatience ; il s’agira d’un projet de science-fiction. Là aussi, je n’ai pas glané plus d’informations que lors du panel, mais qu’importe le contenu, j’ai eu le temps de lui parler.
  6. C’est là que la sécurité m’a fait un très léger signe de la main pour m’inviter à partir, mais ça m’a paru plus que fairplay vu le temps de discussion – je pense bien que j’ai parlé plus longtemps avec elle qu’avec Felicia Day. D’ailleurs, Summer Glau a bien compris que j’allais partir et avant de dire au revoir, elle m’a dit que je parlais vraiment bien anglais. Oh gosh. J’avais pourtant un accent de dingue et une certaine difficulté à trouver mes mots (ça s’appelle mon accent habituel + le « stress » d’être en présence d’une actrice que j’adore depuis plus de dix ans). N’empêche que, SUMMER GLAU M’A DIT QUE JE PARLAIS BIEN ANGLAIS ! Je lui ai donc répondu merci (évidemment) et dit que c’était entre autre grâce à elle ; et que la première personne américaine à qui j’avais parlé était Felicia Day, et que vraiment, vraiment, je devais beaucoup à la Whedon family (et vous aussi : y aurait jamais eu de blog sans ça).

« Et ce fut tout », comme dirait l’autre. Je sais que tout ça n’est finalement pas grand-chose, et je m’en rends bien compte à l’écrire, mais je vous assure que pour moi, c’était un roller coaster d’émotions. J’ai parlé plus longtemps avec Summer Glau qu’avec Felicia Day ou Chyler Leigh, et plus à cœur ouvert qu’avec les acteurs de The Magicians. Puis aussi, j’étais fan depuis longtemps de Summer Glau que des acteurs de The Magicians. Bon, maintenant, faudrait qu’on m’offre un retourneur de temps, que j’aille expliquer à un moi adolescent qu’un jour, j’aurais l’occasion de parler à ces acteurs. _20181102_010513Coût de l’opération, cinquante euros quand même, mais ce sont des souvenirs qui valent le coup et qui reboostent dans sa geek-attitude. C’est la première fois qu’une actrice parvient à me faire dépenser autant, alors même que j’étais parti pour être raisonnable avant ce week-end là. Je vieillis mal, je n’ai plus aucune résistance et je dépense trop… mais je souris bêtement chaque fois que je vois la photo, alors bon, c’était une dépense utile !

Désolé pour ce 500 mots à rallonge (2000 !)… dites-vous que ça permettra d’abréger le compte-rendu des trois jours (non !). Merci à toute l’équipe du Comic Con Paris pour l’organisation (et les pass presse !), à Yaële Simkovitch pour la photo, au Sérigraphe pour ce dimanche et à Summer-Glau.com pour le partenariat. Quant à moi, j’ai depuis redépensé des sous pour mettre la photo sous cadre. Déso pas déso.