Here and Now – S01E03

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 3 de la première saison d’Here and Now.

03.jpgÉpisode 3 – If a Deer Sh*ts in the Woods – 15/20
Oh, is that chromosome humor?

Je ne sais pas ce qu’il en est pour le lion, mais je peux vous assurer que le sérieux est mort ce soir. Enfin, hier soir. J’ai commencé cet interminable d’épisode d’une heure à minuit, alors que je voulais me coucher à 1h grand maximum, pour me fixer un rythme et pas faire n’importe quoi dans les révisions. Y a comme un problème technique dans mon plan, vous l’aurez compris. Mais vous n’êtes pas là pour ça, comme je le dis souvent dans mes critiques.

Non vous êtes là pour entendre parler – enfin, lire – de Greg croisant un daim sur sa route, s’engouffrant à sa poursuite dans la forêt, se faisant piquer sans raison par une abeille (nope, ça n’arrive jamais comme ça) et se paumant dans les bois. Bon. Franchement, j’ai hésité à tout arrêter et aller me coucher, mais comme l’épisode était commencé, je l’ai regardé continuer à passer une nuit de merde sous la pluie dans la forêt. Bon courage pour expliquer la situation le lendemain, ça n’a aucun sens : il a juste suivi les indications contraires de son GPS à cause d’un 11|11.

Au réveil, il tombe sur un daim faisant ses besoins. Bon appétit ? Il se rend compte aussi qu’il est à deux mètres de sa voiture. Euké. Je n’ai pas trop compris l’intérêt et le pourquoi du comment de la chose, mais admettons. En plus, les effets spéciaux n’étaient pas si mauvais pour la bête.

Bref, Greg se rend ensuite à une conférence avec un certain « Thomas Rousseau » (il est bien nommé le monsieur pour un philosophe) qui est genre son ennemi littéraire n’hésitant pas à le citer pour le ridiculiser. Et hop, la série nous en remet une couche sur les sujets de société et débat, avec un laïus plein d’insultes, gros mots et vulgarité sur l’état de la société et les fake news. La mode, quoi.

Le lendemain de l’épisode précédent, donc, Ramon et Henry sortent de la douche en parlant du dîner du soir avec les aînés de Ramon, qui entend des sonneries de téléphones dans les canalisations. Il donne sa clé à Henry, déjà, même s’il ne veut pas que ce soit tout un truc pour autant. Le simple fait de le dire, ça en fait tout un truc cela dit, mais bon.

Ramon se rend ensuite à son travail/sa fac (il serait temps) pour apprendre qu’il a un poste qui l’attend pour représenter son université à une sorte de concours – j’avoue, je n’ai pas tout bien capté, mais c’est une bonne chose. Merveilleux. Au passage, on découvre surtout qu’il a pour amie une actrice que je vois beaucoup trop souvent à l’écran, entre Scream et Arrow. Elle s’appelle Dex dans cette série, c’est noté, faut que je le retienne.

Chez Ashley, Malcolm continue de lui balancer ses mensonges du premier épisode à la tronche. La bonne nouvelle est que le couple est sur la voie de la réconciliation. Duc débarque et leur apprend que Ramon ramène Henry chez lui. Oh, et il ment aussi à sa famille, finalement ! Ashley et Malcolm n’ont aucune idée du serial-fucker qu’il est, et ils veulent le caser avec quelqu’un. Enfin, surtout Malcolm. Eh bah. L’ensemble de la scène était étonnamment fluide pour une série qui démarre, et ce n’est pas sans rappeler certaines dynamiques de Brothers & Sisters à l’époque. C’est crédible, ça passe très bien, mais alors du coup, il se passe bien trop de choses d’un coup.

Bon, Malcolm et Duc sont super potes et vont faire une course de vélo en montagne. C’était rigolo parce que Malcolm est un grand gentil qui laisse les autres gagner tant qu’il s’améliore, et Duc n’apprécie pas trop. En même temps, Duc est un menteur qui apprend à tous leurs potes faisant du vélo que, non, il n’a jamais couché avec personne, alors bon.

Audrey découvre que sa thérapie de groupe n’est pas hyper efficace quand un lycéen accroche un épouvantail noir. Le proviseur laisse Audrey gérer la presse plutôt très bien (avec encore un joli commentaire sur la société et la haine partout et blablabla), même si bien sûr la presse coupe ça comme ils veulent. Déprimée parce que les coupes budgétaires du lycée font qu’elle est virée, Audrey appelle son mari pour coucher avec lui.

Il rentre aussitôt pour découvrir qu’il est à court de ses petites pilules magiques, les forçant à ne pas faire l’amour, mais à… passer du moment ensemble. Pour la première fois de la série, le couple paraît être un couple : ils sont amoureux, se font des massages et communiquent vraiment. Non parce que jusque-là, c’était gênant de voir une psy communiquer aussi peu. Bon, après, on atteint un nouveau niveau dans la gênance avec un cunnilingus, puis une scène de sexe à l’écran. Les parents n’échappent donc pas à tout ce que leurs enfants doivent faire à l’écran – mais c’est tellement rare que ça récupère la dimension gênante que ça avait aussi initialement avec les acteurs plus jeunes et beaux.

En parlant de jeunesse ! Kristen recontacte Randy pour lui apprendre qu’il a la chlamydia. C’est marrant, surtout quand elle l’apprend à Justina, sa copine du moment. La vraie copine. Outch. Kristen se rend auprès de sa sœur pour s’en plaindre.

Ashley se venge alors sur Randy en lui faisant prendre des photographies ridicules et en l’enregistrant admettre le viol de Kristen, qui n’a que 17 ans. C’est clair que c’est problématique quand il en a 26. La vengeance était marrante à voir, même si pas forcément au top de la crédibilité.

Après avoir pris le temps de se plaindre à sa sœur, Kristen se rend au lycée (comme quoi tout arrive) où elle découvre toute la polémique du moment et l’exclusion de tous les blancs du groupe de paroles sur la diversité. C’est sûr qu’on a connu plus tolérant sur la diversité, mais ces gamins ne sont pas des plus malins aussi à ne pas comprendre et à ne pas s’écouter.

Enfin bon. Kristen, mise de côté tout l’épisode, finit celui-ci en recevant un mail d’Ashley avec la vidéo de Randy avouant son crime. Oups. C’est un peu bâclé, mais marrant, et on termine par un statut facebook de son faux compte où elle avoue avoir la chlamydia. J’attendais mieux de cette intrigue – j’espère que ça mènera quand même à autre chose.

Sa petite vengeance exécutée, Ashley rentre chez elle pour retrouver Malcolm au fourneau et son frère jouer à l’oncle parfait. C’est l’heure du dîner tant attendu où Duc rencontre Carmen et où Henry se fait juger par toute la famille. C’est de nouveau super marrant de voir toute la famille ensemble, avec Ashley et Duc étant les pires frère et sœur du monde, hyper condescendants et jugeant tout le monde autour de la table.

J’ai adoré immédiatement Carmen, bien plus dans l’écoute et la logique que Duc, qui attaque par habitude avant de découvrir que Carmen a les armes pour lui répondre. C’est toujours étrange d’assister à des dîners de famille comme ça, mais j’aime vraiment bien les liens entre frères et sœurs dans cette série – je me répète, je crois.

À la fin du dîner plus ou moins tendu (surtout quand Carmen et Duc débattent), Ramon demande l’aide de Carmen : il s’avère qu’elle est « perceptive », elle perçoit des énergies et tout un tas de choses sur les gens… mais apparemment pas assez pour capter les problèmes de Ramon. Étrange, quand même. Duc, lui, s’arrange pour avoir un câlin de Carmen en lui donnant sa carte. Pas franchement passionnant, mais intrigant.

Enfin, la série continue de poursuivre son exploration de la vie du psy de Ramon : Farid « Fred » demande à son fils de lui appliquer de la crème dans le dos, où il a des cicatrices plus ou moins en forme d’ailes… parce qu’il se scarifiait pour la religion. Bon, cela lui permet de rétablir le dialogue avec Navid John avant sa session avec Ramon. Cela permet une séance de psy intéressante où Ramon raconte sa vie : cela permet de le découvrir abandonné en Colombie quand il était bébé. Quant au présent… il ment sur ses hallucinations histoire de ne pas en avoir officiellement quand il est face au psy, qui demande à voir son jeu vidéo, pour mieux le comprendre.

On en découvre plus sur Farid ensuite : il a toujours trop de mal avec la religion, même pour un mariage. J’avoue aussi que je n’ai reconnu que dans cet épisode son fils comme l’un des élèves du lycée de Kristen. Je sais pas, sans son hijab, je n’avais pas fait le lien (ou alors je l’avais fait et oublié), donc l’acteur gère plutôt bien. Face à son père, il promet de ne jamais sortir avec le hijab, et ça me laisse dans l’embarras, j’avoue, concernant le pronom à utiliser.

Bon, Farid n’étant pas à l’aise avec la religion, il décide de passer son tour concernant le mariage. Du coup, il va s’acheter de la weed à la place… et que se passe-t-il ? Il est bien sûr confronté à une vendeuse super sympa qui a la réflexion raciste de base de lui demander d’où il vient, d’où il vient vraiment. À ce stade de la série, il est dur de ne pas lever les yeux au ciel face à ce genre de scènes. Je veux dire, c’est génial de faire un peu de travail sur tous ces sujets sensibles, et il y a clairement un besoin de le faire mais ça paraît juste trop forcé à chaque fois.

Finalement, il fume sa weed avec une SDF avant de se rendre au mariage où il agit parfaitement bien… et on enchaîne sur Ashley et Malcolm faisant l’amour, juste parce que. Une minute après, c’est au tour de Farid et sa femme de faire l’amour aussi, alors tout va bien.

Ramon et Henry rentrent chez Ramon, qui accepte finalement de donner sa clé à son mec parce que c’est cool de l’avoir à la maison. OK. C’est toujours rapide, mais après tout, les présentations avec la famille ne se sont pas trop mal passées.

L’épisode se termine sur Greg coupant les liens avec Famiko, message universel pour nous dire que la prostituée a toutes les chances d’avoir un rôle à jouer dans le premier épisode. En attendant, on nous abandonne sur un nouveau 1111 : les cadres dans la chambre de Greg et Audrey, au-dessus du lit. Oups, surtout quand ils se mettent à briller dans le noir, tel un vampire de Twilight.

La série poursuit son chemin sans surprise, en négligeant peut-être un peu trop certains personnages cette semaine (Kristen) pour en privilégier d’autres ; mais dans l’ensemble, c’est top à voir, malgré un ton qui peine parfois à convaincre sur les débats de société qu’ils veulent aborder pour montrer qu’ils sont plus à l’écoute et mieux que tout le monde. J’attends aussi qu’on en sache plus sur le titre de la série – apparemment lié au travail philosophique de Greg – car c’est toujours un mystère après trois épisodes.

Retour à la liste des épisodes

 

Vus cette semaine #8

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. C’est une toute petite semaine côté séries, mais j’ai l’impression que certains attendaient l’article alors le voici !

Lundi

Les Bracelets rouges – S01E05 – 16/20
S’il y avait quelques facilités scénaristiques dans l’épisode, les personnages et les situations sont tellement bien installés que les sentiments reprennent vite le dessus. Bref, la série marque toujours des points avec des situations prenantes. C’est dramatisé à l’excès par moment, surtout dans les histoires adolescentes, mais ça reste une série, donc ça n’a rien d’étonnant – par contre, c’est sacrément détonnant ce mélange d’humour et de tristesse ; ce n’est pas sans rappeler This is us par moment (en un peu moins bon dans cet épisode, en bien meilleur dans d’autres).
Les Bracelets rouges – S01E06 – 20/20
Quand on s’engage dans ce genre de série, c’est pour le meilleur et pour le pire. Cette première saison des Bracelets rouges s’achève en marquant un grand coup qui promet de changer totalement l’univers de la série pour sa saison 2 (de huit épisodes). Difficile de ne pas être triste de voir la série quitter l’antenne, parce que franchement, on aurait bien besoin de la suite immédiatement – quoique, avoir le temps de digérer aide peut-être.
Here and Now – S01E02 – It’s Coming – 17/20
Cet épisode dure une heure, et c’est long, certes, mais il y a tellement d’intrigues qui se déroulent en parallèle que j’ai eu l’impression de voir deux épisodes, et ça, c’est plutôt bienvenue. Si la note est excellente, c’est parce que le casting est engageant et que les personnages ont tous de quoi porter une série sur leurs épaules, que je les aime ou non. Du coup, j’étais accroché tout du long. En revanche, j’espère que la série va vite s’arrêter ses pseudo-messages politiques sur les sujets qui prêtent à débat dans la société d’aujourd’hui. Pour l’instant, ce n’est pas réussi et ça plombe la série avec des solutions expéditives ou des clichés mal venus.
Counterpart – S01E05 – Shaking the Tree – 14/20
Pour un épisode qui devait remuer les choses d’après son titre, c’est raté et c’était plus soporifique qu’autre chose.  Je sais que la série prend son temps, ce n’est pas nouveau, mais il faudrait voir à ne pas abuser. Je prends avec plaisir les miettes d’intrigues fournies cependant, car elles éclairent les premiers épisodes et nous donnent des pistes de ce qu’il faut attendre pour la suite. Seulement, ça devient lassant de toujours attendre.

Mercredi

Another Period – S03E05 – Masquerade – 15/20
Cette saison 3 manque clairement d’un truc, même si je n’arrive pas à mettre le doigt sur quoi exactement. C’est bien, mais ça pourrait être mieux, et si je ris, j’ai toujours l’impression en fin d’épisode que ce n’est pas aussi marrant qu’avant – ou même que le premier épisode de la saison. Il y avait pourtant de bons gags dans cet épisode…

Jeudi

The Magicians – S03E07 – Poached Eggs – 18/20
Le début de l’épisode est un peu précipité, mais le rythme reprend son cours normal en chemin, ce qui permet à l’épisode de récupérer la qualité habituelle de la série. Toutes les intrigues avancent et le chemin est truffé de surprises, avec des scènes auxquelles je ne m’attendais vraiment pas, et notamment ce cliffhanger pas si surprenant quand on y réfléchit, mais vraiment bien fichu parce qu’on n’a pas le temps d’y réfléchir.
Stargate Origins – S01E05 – 16/20
La dynamique de groupe des personnages porte la série et c’est tant mieux. Je regrette que seul le trio parvienne à se rendre si intéressant alors que les autres intrigues de la série sont bien plus molles, mais dans l’ensemble, c’est réussi, surtout sur la fin d’épisode qui donne vraiment envie de revenir sans avoir pour autant à proposer un énorme cliffhanger.
Stargate Origins – S01E04 – 14/20
En dix minutes, il est difficile de faire avancer l’action autant qu’il le faudrait sur un épisode « classique ». Il faut donc se faire au rythme pour savourer un peu mieux cet épisode qui apporte finalement pas mal d’éléments de la mythologie de la série et toujours beaucoup d’humour, notamment dans la chorégraphie d’un combat très efficace (la chorégraphie, pas le combat).

Vendredi

Skam France – S01E03 – 12/20
La série peine à convaincre au niveau de son ton qui semble trop attaché à vouloir copier l’original norvégien. Du coup, le scénario (un peu) et les acteurs (beaucoup) semblent coincés par une histoire qui ne correspond pas forcément à la réalité. En plus, en 20 minutes, le rythme est trop vif pour donner une vraie impression de réel – c’est pourtant ce qu’ils tentent de faire, quand ils n’abusent pas des ralentis…

Challenge Arrowverse

Je mets de côté mon challenge pour les deux prochaines semaines (mais en vrai, j’ai vu un épisode, je n’ai juste pas eu le temps de faire l’article). J’essaierai de faire un gros binge-watching en avril pour tout rattraper dans mon retard… hum.

> Vus en 2018

Stats de la semaine #9

Salut les sériephiles !

On se retrouve aujourd’hui comme tous les lundis pour les stats de la semaine, mais pas que. Vous aurez sûrement remarqué une baisse de régime de mon côté, et forcément, elle se ressent aussi dans les stats, mais ce n’est pas aussi catastrophique, heureusement. Alors mais qu’est-ce qu’il se passe pour que je sorte si « peu » d’articles par rapport à il y a un mois ? Facile : les séries sont en pause.

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Quoi ? Comment ça, j’essaye de vous embrouiller ? Bon, d’accord, la majorité des séries sont en pause et je prends du retard dans les autres car je suis passé à une moyenne de moins d’un épisode par jour cette semaine. Je suis tout simplement dans une période de révisions extrêmes, puisque, l’air de rien, dans 7 jours, je serai en train de plancher sur une dissertation de 7h qui marquera le début de toute une semaine de concours. Forcément, attendez-vous à plein de tweets avec des chansons plus ou moins pourries (marque de ma fatigue extrême) et à un retard qui s’accumule côté séries.

Si je regarde moins de séries, c’est aussi pour continuer d’assurer autant que possible les articles quotidiens du blog, donc voilà, je me repose avec le blog plus qu’avec des épisodes. À vue de nez, aujourd’hui, je regarderai juste la reprise de The Walking Dead, demain celle d’Unreal, mercredi This is us et/ou Another Period, jeudi The Magicians et ce week-end le crossover Scandal/HTGAWM avec probablement Agents of S.H.I.E.L.D. Tout le reste va passer à la trappe et je reprendrai du service le 8, en faisant mon possible pour rattraper mon retard, et voir The Punisher, et Jessica Jones, et l’Arrowverse, et me maintenir à jour. Ce n’est pas gagné du tout, mais j’ai encore une montagne de révisions à gravir.

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Maintenant que j’ai raconté ma vie dans une intro bien trop longue, voici les 5 articles les plus lus cette semaine :

  1. Mes 25 ans : 124 vues
  2. Les Bracelets rouges – S01E01-02 : 101 vues
  3. Une saison 2 pour Salvation ? : 67 vues
  4. Les Bracelets rouges – S01E05-06 : 57 vues
  5. Les Bracelets rouges (S01) : 56 vues

Il faut bien que j’avoue que ça me fait sacrément plaisir de voir ce top ! Entre mon égo flatté par l’article le plus lu de la semaine, avec tous vos commentaires !, et ma série coup de cœur qui occupe trois places, il faudrait être difficile pour dire autre chose. Bon, OK, je suis curieux de voir le premier épisode de la série attirer deux fois plus de monde que les épisodes de lundi dernier (surtout vu la fin de saison !!) et un peu inquiet de voir les écarts de stats entre les diffusions des saisons 1 des Bracelets rouges et Salvation. En même temps, j’étais l’un des seuls à commenter cette dernière alors que Les Bracelets ont attiré plein de commentaire, alors j’espère que ceci explique cela, parce qu’à choisir entre les deux, je sais où va ma préférence, et tant pis si vous étiez plus nombreux sur celle que j’aime moins !

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Du côté des cinq saisons les plus consultées cette semaine, la non-diffusion de plein de séries continue de faire de la place pour les autres :

  1. Les Bracelets rouges (S01)
  2. Skam France (S01)
  3. Here & Now (S01)
  4. Missions (S01)
  5. The Magicians (S03)

Que de saisons 1 ! Je ne suis pas très surpris par la deuxième place pour Skam, parce que la série norvégienne a la masse de fans, alors forcément il y a des curieux pour l’adaptation française. En revanche, je suis super surpris du succès de l’épisode 2 d’Here & Now qui a attiré beaucoup plus que la semaine dernière. Comme j’aime beaucoup la série et qu’en une heure elle me donne l’impression de voir plusieurs épisodes, je vais peut-être tenter de trouver un moment pour la voir dans la semaine ; après tout, elle a des scores bien meilleurs que ceux de The Walking Dead, donc ça veut peut-être dire quelque chose sur la qualité des deux séries ehe.

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En revanche, grosse surprise de voir Missions atteindre cette place. Si je ne m’explique pas son succès, j’avoue en être très content, parce que c’est une série française qui vaut le coup. Et puis, trois séries sur cinq dans ce top sont françaises, c’est fou !

Tout aussi fou (et incompréhensible), The Magicians est en chute libre dans vos lectures cette semaine. Certes, la série s’assure la cinquième place, mais c’était moins une alors qu’elle avait jusque-là pas mal d’avance.

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Bon, cet article est déjà trop long, mais je termine quand même par les recherches ayant mené au blog, et surtout par celle-ci qui m’inquiète un peu : « je sais pas où ils mont mise mais c’est très perturbée ». J’espère que la personne qui a cherché ça sait où elle est mise désormais ? Non seulement, ça m’intrigue qu’un moteur de recherche me classe bien avec une requête comme ça, mais en plus la personne a consulté trois pages du blog, donc c’est à croire que ça correspondait à ce qu’elle cherchait.

Moins drôles, les recherches sur un personnage mort cette semaine me rendent triste, alors que « fanfiction en français arizona » m’a déjà bien plus satisfait !

Voilà, c’est tout pour cette semaine, j’espère que ça vous a plu 🙂

C’est quoi le Bechdel Test ?

Salut les sériephiles,

Comme chaque semaine, je reviens cette semaine sur un terme ou un concept en rapport avec le monde des séries (mais pas que). Et vous aurez donc compris que je vais parler du Bechdel Test, car je sais qu’il n’est pas assez connu du tout. J’en ai déjà parlé sur le blog même si j’ai tendance à souvent l’éclipser dans mes critiques, parce que je ne m’en sortirais plus si je devais le faire en permanence. J’avoue le faire en général sur les pilots que je regarde et peu nombreux sont les pilots à le passer avec succès, ce qui est toujours bluffant – et pas dans le bon sens du terme.

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Bon, en revanche, si j’arrêtais de blablater pour vous expliquer un peu mieux les choses, ce que je dis serait peut-être plus clair !

Alors c’est quoi exactement le Bechdel Test ? C’est un test qui consiste à vérifier les trois points suivants à propos d’une œuvre : 1) l’œuvre présente au moins deux femmes qui 2) ont une conversation entre elles qui 3) ne soit pas à propos d’un personnage masculin. Et si ça paraît totalement absurde, c’est volontaire : le but est de montrer à quel point les œuvres de fiction sont souvent centrées sur le genre masculin et en oublient de développer les femmes (qui en plus, ne s’entendent pas une fois sur deux).

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Et ce qui est super dérangeant, c’est qu’un TAS de films, livres ou séries ne passent pas le test, même si ces dernières années, on a généralement au moins un point sur trois. Si c’est un test souvent associé au féminisme, il ne peut toutefois suffire à déceler une œuvre sexiste ou non, car certaines le passent sans problème alors qu’elles sont hyper sexistes. Il n’empêche que ça permet de se faire une idée quand même. Personnellement, quand j’ai découvert son existence (en 2014 seulement dans l’éphémère A to Z, et non, je ne m’étais jamais fait la réflexion avant), je me suis empressé de le tester sur quelques séries (ou épisodes en particulier) et j’étais traumatisé par le nombre de séries n’atteignant même pas 2/3 à ce test.

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Et puis, il y a Shonda Rhimes et son TGIT dont tous les épisodes ou presque passent le test.

Bon, après, c’est à nuancer, car je regarde aussi plein de séries qui obtiennent le score maximal dans la majorité de leurs épisodes ; donc ça contraste un peu… mais quand même, ce n’est pas parce que le petit écran s’en sort parfois bien qu’il n’y a pas des progrès à faire dans ce qui devrait être en fait normal.

C’est quoi ce nom ? C’est en fait Alison Bechdel qui a rendu populaire ce test en 1985, en s’inspirant d’une idée de son amie Liz Wallace (c’est pourquoi le test est parfois appelé Bechdel-Wallace) et en l’utilisant dans un comics où deux femmes veulent aller au cinéma, mais rentrent en fait chez elle faute de trouver un film répondant aux trois critères (image ci-contre, donc).

Quelle origine ? L’idée serait venue d’un essai de Virginia Woolf intitulé A Room of One’s Own où elle évoquait le nombre très faible de femmes amies dans tous les livres qu’elle avait lu avant Jane Austen. Et c’est pas faux, quoi.

Et aujourd’hui ? Un peu plus de la moitié des films sortant en salle réussissent le Bechdel Test… Ce qui veut dire qu’un peu moins de la moitié n’est pas fichu de montrer deux femmes parlant d’autres choses que d’un homme. C’est tout à fait fou, et pourtant, c’est le cas !

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Du côté des séries que j’ai commencées récemment, Here and Now ou Skam le passent sans problème dès le premier épisode (mais pas dans la scène de ce gif, du coup), Les Bracelets rouges aussi (parce que bon même si Sarah et Nathalie parlent de Côme, ce n’est pas par rapport à une éventuelle relation amoureuse avec… et puis techniquement, on voit Sarah et ses copines). En revanche, Stargate Origins qui se veut féministe avec son héroïne ne marque pas plus d’un point dans son pilot et ne parvient à passer le test que lors de son cinquième épisode (et encore, avec des personnages non nommés). Bon, ce n’est pas comme si SG-1 le passait bien souvent en même temps…

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On est donc plutôt sur du 75% avec ces séries, mais c’est biaisé parce que je suis du genre à souvent laisser tomber ou avoir beaucoup de mal avec des séries qui ne le passent pas (coucou The Brave). Enfin, bon, j’ai bien regardé et adoré Altered Carbon qui met pourtant longtemps aussi à le passer, donc ce n’est pas forcément représentatif de la qualité d’une série. C’est une indication, et c’est à prendre comme tel.

Forcément, le test étant de plus en plus populaire depuis une dizaine d’années, les choses tendent à s’améliorer chaque année, mais dans les faits, il y a une vraie inégalité de représentation hommes/femmes dans les œuvres de fiction, et quand on s’en rend enfin compte, c’est juste inexplicable.