To The Lake – S01E06

Épisode 6 – 16/20
Si les enjeux sont plus intéressants dans cet épisode, l’écriture prend son temps dans l’épisode et approfondit les personnages avec des flashbacks pas forcément utiles pour la compréhension globale de la série. En plus, à ce stade de la série, on est déjà attaché à eux, c’est bon, pas la peine d’en faire des caisses comme ça. C’est dommage !

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Spoilers

Drôle de début d’épisode dans une maison désertée et à l’ambiance verte vraiment sympathique. On y suit toutefois un homme gradé qui a tué ses deux enfants et sa femme, parce qu’il est lui-même contaminé. Il tente ensuite de brûler tout le monde, mais s’effondre trop rapidement pour cela. C’est con tout de même.

« Cette toux n’a rien d’anormal » ? Sérieusement Sergey, c’est tout ce que tu trouves à dire en voyant ta nouvelle femme cracher du sang ? Ben putain. Les choses dérapent pour la série, mais Anya est assez maligne pour décider de s’isoler seule dans une voiture. Elle veut les suivre pour les 140 km restants : soit elle sera simplement enrhumée et pourra les suivre en voiture, soit elle s’arrêtera quand ça n’ira plus.

Malgré tout, cette maladie fait peur à tout le groupe de héros, et particulièrement à Lyonya qui sait bien que ce n’est pas bon signe pour eux d’être à proximité d’une malade. Il décide donc de mettre en place une quarantaine pour les cas contact d’Anya. Ca ne s’invente pas ça, merci le Covid d’avoir banalysé le « cas contact » pour cette critique.

Bon, Ira et Anton montent donc avec Lyonya et sa famille, ce dernier étant content et fier de savoir qu’ils n’ont pas galoché Anya, ou sa famille. Aha. Ta fille a juste couché avec, mais OK. Bon, il ne le sait pas, le pauvre, mais c’était marrant. Tout ce petit monde finit donc par se diviser de manière intéressante et sécuritaire, sur approbation aussi de Pavel. J’aime bien l’idée.

Par contre, un flashback nous ramène un an et demi plus tôt, et je ne suis pas convaincu du tout par cette idée-là. Au contraire, même. On y suit la rencontre d’Anya et Sergey, histoire de découvrir qu’Anya était en fait censée être une psy pour le couple Sergey/Ira. Seulement, Ira n’a pas voulu venir. Et elle est surprise que son mari couche avec Anya ensuite ?? Par contre… On m’explique l’intérêt de la scène de sexe entre eux plus tard dans l’épisode, à part pour permettre le full frontal flou de Sergey ? C’est si étrange.

Bon, pour en revenir au présent, Anya est trop faible et malade pour tous les suivre finalement. Ils sont forcés de s’arrêter, dans une maison qui est celle du début d’épisode. Il n’en faut pas plus pour que Marina hurle en voyant les cadavres quand elle tombe sur eux. Pavel monte vraiment en grade dans cet épisode, et c’est tant mieux, parce que j’ai fini par bien l’aimer – un peu comme Misha, qui a la présence d’esprit de cacher le flingue aussi, on sait jamais, des fois que ça les prenne de vouloir tuer sa mère.

Un très bref flashback nous révèle que Pavel était médecin et s’est pris du sang contaminé dans la tronche, sans tomber malade. Il devient donc officiellement le seul à pouvoir s’approcher d’Anya. Tant mieux. Il est également l’expert en geste-barrière, celui qui fournit des masques à Anton et Ira (putain, Ira, tu ne sais pas prendre les masques correctement toi par contre) et grosso modo celui qui sera peut-être capable de les soigner tous. Son immunité ? Il la rapproche des croque-morts pendant la peste. C’est vrai, ça arrive après tout. Devenons tous croque-morts pour survivre au covid. Pardon.

Bon, il faut en revenir à la série. Anya tente rédiger son testament sur son carnet, mais ce n’est pas gagné du tout, alors que Sergey est dans le déni le plus total de sa condition Il refuse d’envisager qu’elle soit malade, ce qui effraie tout le monde.

Lyonya décide ainsi de diviser la maison en deux pour ne plus avoir à approcher Sergey ou Boris, et Marina est en grand stress de devoir vivre dans une telle maison. Comme on est dans un épisode flashback, on la découvre découvrir qu’elle est enceinte dans les toilettes d’un bar où elle commande ensuite du whisky. Logique. C’est là qu’elle rencontre Lyonya. Elle n’est pas enceinte de lui ? Ben ça alors. Je veux bien pour l’intérêt du flashback, mais l’information aurait pu être donné autrement. Dans le même genre, on a aussi un flashback pour Boris qui est donc alcoolique depuis suffisamment longtemps pour avoir tiré dans la jambe de son fils quand il était gamin et qu’ils partaient à la chasse. Ca nous remet en contexte la scène de l’épisode 3 où il voulait partir à la chasse, ma foi.

On a aussi un flashback pour Polya qui a donc dû voir sa mère mourir : elle était encore vivante, techniquement, mais Lyonya a décidé de la débrancher. Il faut dire qu’il avait Marina, déjà. Pas étonnant que Polya soit si déglinguée derrière, la pauvre. Enfin, ça n’excuse pas tout. Polya raconte tout ça à Misha… qui prend la décision d’aller chercher le flingue. Oups.

Pendant qu’il fait ça, Polya découvre qu’Anya est devenue aveugle, et la scène est vraiment bien foutue. Anya est flippante à voir, Polya assez réactive pour lui mentir et aller chercher Misha. Et elle fait bien, parce que Misha est en train d’envisager le suicide. Elle l’en empêche in extremis et la scène entre eux est plutôt poignante : Misha finit par souligner à Polya qu’il n’est pas amoureux d’elle et il la rejette. Polya demande donc à son père de partir loin, le plus loin possible. C’est triste.

Comme Marina avait grosso modo la même demande, Lyonya accepte et fait ses adieux au reste du groupe. Ira reste bizarrement avec Anya et Sergey, mais il faut souligner tout de même que Misha lui a été confié par Anya. Elle n’est pas dans le déni, elle, et elle sait qu’elle va mourir, alors vraiment, elle met en ordre ses affaires.

Boris, lui, il préfère prier pour que tout aille mieux, et ça fait bien marrer son fils. Bon, cette relation n’est vraiment pas ma préférée pour la série, et ça finit par Sergey qui se bourre la gueule et s’évanouit dans une piscine. Ira le retrouve juste à temps dans son suicide, heureusement. Elle le sauve, et elle, elle l’embrasse. Puis, elle couche avec, alors que Pavel est en train d’essayer de sauver Anya avec une transfusion de sang non contaminé. C’est malin, ça. Et franchement, ça y va entre Ira et Sergey…

Finalement, Anya retrouve assez de force pour ouvrir les yeux, et la porte. La transfusion de sang était efficace et elle est heureuse de survivre… par contre, elle sera moins heureuse de retrouver son mari, je pense.

Sinon, on a un autre cliffhanger bien horrible : Marina perd son bébé, fait une crise et la voiture de Lyonya, Marina et Polya termine dans le fossé… Les trois sont encore en vie, mais ça n’arrange pas leurs affaires, forcément.

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To The Lake – S01E05

Épisode 5 – 19/20
Cet épisode est hyper prenant, et hyper stressant, et hyper réussi, en fait. Certes, il y a un moment où j’ai un peu décroché de ce qu’il se passait par manque d’intérêt pour quelques personnages, mais dans l’ensemble, vraiment, je suis surpris par cet épisode. Et vous l’aurez compris, c’est une surprise très positive.

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Spoilers

Anton est donc abandonné au bord de la route, et personne ne s’en rend compte. Ira et Sergey s’occupent de Pavel, Boris, qui conduit la voiture où est Anton, pense qu’il est en train de dormir sous les couvertures. J’ai de la peine pour Anton, parce que même si c’est un gamin et que les gamins sont insupportables dans les séries, il est plutôt débrouillard là.

On le suit donc traverser la forêt jusqu’à la ville la plus proche – bon, OK, pas malin de s’éloigner de la route – où il voit des militaires tuer des gens. Le pauvre est habillé en rouge, donc même s’il est habillé en rouge, il est rapidement grillé. Un soldat est chargé de le poursuivre et le retrouver, et là Anton nous montre qu’il est plus que malin que prévu en se cachant plutôt bien.

Il est trahi par ses empreintes malheureusement, et un soldat le retrouve, lui demande de se retourner et braque son arme sur lui… Ailleurs, notre groupe de héros passent un barrage de l’armée sans trop de problème, mais en voyant la population être embarquée en bus. Ils entendent aussi à la radio qu’on demande de les laisser tranquille.

C’est plutôt bon signe, mais ça pose problème quand Boris se rend enfin compte que son petit-fils n’est pas dans la voiture. J’ai de la peine pour lui, et tout le groupe veut aussitôt faire demi-tour. Enfin, aussitôt… Ira et Sergey se précipitent pour sauver leur enfant, inévitablement, mais Anya n’est pas du tout de cet avis. Elle craint pour leur survie s’ils recroisent l’armée qui ne les laissera pas passer dans une zone de quarantaine.

Finalement, c’est Misha qui parvient à résoudre ce problème sans souci : grâce à quelques maths d’Asperger, il en vient à la conclusion qu’ils ont deux heures pour retourner chercher Anton. Ils s’exécutent aussitôt et je dois avouer que c’est un brin stressant, c’est vrai : tout le groupe arrive à l’hôpital grâce à Boris repérant ses empreintes dans la neige (décidément !) et on ne sait pas ce qui est arrivé à Anton.

Il n’est plus là, mais Sergey trouve la pièce où il aurait dû être exécuté. Ils auraient dû trouver son corps, mais il n’y a qu’une flaque de sang et un extincteur. Tout est dit, je pense. En-dehors de l’hôpital, Ira finit par péter un gros câble quand elle découvre un tas de cadavres énorme, laissés là par l’armée. Cela craint : tous les patients et médecins de l’hôpital ont donc été tués par l’armée. Une manière comme une autre de limiter la contagion, j’imagine.

Pavel fout en tout cas une bonne baffe à Ira qui était inconsolable jusque-là, et je trouve ça super efficace. Il lui rappelle que c’est bon signe de ne pas trouver Anton parmi les cadavres et parvient à la convaincre de bouger. Un hélicoptère leur délivre alors des tracts pour leur dire que la zone est en quarantaine et qu’il faut se rendre à la gare routière la plus proche pour se rendre aux autorités qui les emmèneront vers des centres de soin.

Super. Persuadés qu’Anton s’y trouve désormais, ils se rendent donc à proximité de la gare où tout un tas de gens sont réunis et embarqués dans des bus. Là, la situation escalade rapidement vers une situation encore pire : Ira est persuadée de voir Anton et se précipite dans un bus pour mieux se rendre compte que le gamin en question n’est pas le sien. Ce n’est même pas le même pull, sérieux, bigleuse.

Le problème, c’est que l’armée ne veut plus les laisser partir. Boris se sacrifie donc et sort un fusil à proximité d’un soldat pour le menacer et permettre à son fils et ex-belle-fille de s’enfuir ensuite. Ils sont arrêtés par un autre soldat qui n’hésite pas à les menacer aussi.

Cela force Lyonya à agir aussi… mais Marina refuse de le voir partir et lui vole son fusil. La tension est vraiment bonne et à son comble, il est donc temps de… nous taper un flashback. Raaah.

Six heures plus tôt. Whaaaat ? Non merci. On en revient à Anton sous son lit d’hôpital, et c’est inattendu. Ce qui est attendu en revanche, c’est le soldat mis KO par un coup d’extincteur. On avait bien vu qu’il y avait un extincteur au sol quand Sergey passe dans la pièce. Anton est donc sauvé de justesse par une médecin qui décide de l’aider ensuite et de s’enfuir avec lui.

Son plan ? S’enfuir dans les bois. Anton se tord la jambe au passage, lui raconte toute sa vie et atterri dans la maison de cette médecin qui en a beaucoup trop vu à mon goût. On enchaîne les clichés qui n’en sont peut-être pas avec aussi un mari ivre mort et un ami évanoui sur la route. Honnêtement… J’ai ri.

Elle organise aussitôt un grand QG pour prévenir la population de son village de ce qui est en train de se passer en ville. Elle le fait juste à temps puisque l’armée débarque pour les retrouver. Ils ont la présence d’esprit de se cacher dans une cave et sont sauvés de justesse par un homme ronflant dans une pièce à côté. Si tout le monde dans le village n’était pas encore convaincu de la nécessité d’aller se planquer et de fuir l’armée, les choses deviennent claires quand l’homme ronflant se fait tuer par l’armée, juste pour éviter d’avoir à le déplacer.

C’est rassurant. L’armée russe a vraiment une belle image dans cette série, dis donc. Tout le village se met alors en marche vers la barraque d’un ermite que connaît la médecin et qui peut leur fournir des armes. On les voit alors s’entraîner à tirer, sans grand-succès, puis se remettre en marche avec chacun un fusil pour aller confronter l’armée. Avant ça, la médecin prend encore le temps de prévenir Anton qu’elle va s’en aller elle aussi, en le laissant sous la surveillance de Sveta et des autres

Pendant la marche, il y a encore un homme qui considère que ce plan est de la folie, mais un petit chant plus tard et tout le groupe arrive au village et à la gare. C’est pile à temps : ils arrivent au moment où Ira et Sergey font de la merde.

Sergey soulève le fusil d’un soldat et ça vire aussitôt à l’émeute générale. Ainsi, les habitants du village sont tous là avec des armes pour tuer les soldats, qui ne s’attendaient pas à ça L’effet de surprise fonctionne bien, et la médecin peut même prévenir Ira et Sergey qu’elle a leur fils.

On oublie légèrement la moitié du casting, mais on se concentre sur le couple super chelou de la médecin et de son voisin. Quand la médecin ramène Ira chez elle, c’est toutefois trop tard. Anton a été chassé par les autres enfants, parce qu’il est moscovite et que la maladie vient de Moscou. Ah, les gosses je vous jure.

Heureusement, Ira finit par retrouver Anton dans une grange, et tout est bien qui finit bien, malgré un racisme anti-moscovite très présent. Qui finit bien ? C’est sans compter sur Anya qui se met à tousser dans sa voiture au moment où la médecin propose à Anton d’envoyer un texto à Dieu. C’est malin, ça. Le cliffhanger final est inattendu et bien triste, purée, j’aime bien Anya moi, c’est naze de la voir tousser du sang devant Misha et à proximité de Sergey. Vas-y, faut pas les contaminer !

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Le #WESéries 16 pour occuper le reconfinement

Salut les sériephiles !

Nous sommes reconfinés, il est donc plus que temps d’envisager une nouvelle édition du #WESériesElle a failli être dès aujourd’hui, mais gardons-nous le temps de réfléchir un peu et de tout mettre en place… Ce sera donc pour vendredi prochain à 19h. Eh, ça fait sept jours de préparation, vous allez être à fond. Ludo, qui co-organise avec moi, ne l’est pas encore, mais croisons les doigts pour qu’il change d’avis.

« Occuper le reconfinement » ? Avouez que vous avez bien besoin de trouver des occupations sur ces week-ends enfermés, non ? Pas de changement particulièrement notable à retenir pour cette seizième édition. Vous êtes les bienvenus pour participer avec nous sur Twitter ou sur le groupe Facebook du #WESéries puisque que tous les amateurs de séries sont invités à participer à ce challenge avec nous – les amateurs, et les autres qui veulent découvrir un peu l’univers des séries aussi, d’ailleurs ! Que tu sois un régulier ou un petit nouveau, cet article propose un récapitulatif des règles et de nouveaux défis, alors c’est parti !

Pour rappel, « le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes inédites de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc totalement inspiré du Week-end à 1000, un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air). Qui dit minutes inédites dit des épisodes jamais vus auparavant, attention ! ».

Quand ? Dès vendredi prochain, c’est-à-dire le 6 novembre, à 19h jusqu’au dimanche 8 novembre à minuit. C’est l’occasion pour vous de réussir à me déprimer en réussissant beaucoup trop rapidement la prochaine grille de Bingo Séries qui paraîtra, si tout va bien, vendredi soir à 20h !

Pour qui ? Comme je le disais en introduction, c’est toujours ouvert à tous ceux qui le souhaitent. Ainsi, n’importe qui peut décider de participer à n’importe quel moment du week-end avec le hashtag  #WESéries sur Twitter ou Instagram et sur notre groupe facebook. Les réseaux sociaux sont un bon moyen d’échanger sur les épisodes qu’on regarde, nos objectifs du week-end, nos avancées… et ça permet également de rester motivés dans le week-end, qui peut parfois paraître long si vous avez choisi les mauvaises séries !

Comme d’habitude et comme tout le monde n’est pas aussi dingue que nous, on vous propose quatre niveaux, plus ou moins simples selon vos habitudes et votre emploi du temps du WE. Essayez quand même de vous surpasser, compliquez-vous la tâche si vous avez déjà l’habitude de voir plein de séries en prenant un niveau plus compliqué ! Chacun peut faire selon son niveau et son emploi du temps, finalement.

Le basique : 520 minutes ! C’est le nombre de minutes de séries à voir entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. Cela représente 13 épisodes de 40 minutes ou 26 de 20 minutes ou encore, si on le converti, 8h30 (un peu moins de 3h par jour, si je pousse les statistiques à l’extrême, c’est franchement faisable et dans la moyenne nationale de temps de TV par jour !). 520 minutes et absolument aucune contrainte : vous êtes libres de regarder ce que vous voulez, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer.

Je vous conseille : de varier les plaisirs ! Si vous êtes comme moi, il y a sûrement tout un tas de séries dans lesquelles vous avez du retard accumulé. J’ai huit épisodes de retard par-ci, quinze par-là, j’ai largement de quoi en trouver treize, beaucoup trop simplement. Dans l’idéal, je vais donc réussir à me terminer la saison 2 de God Friended Me. Ou pas, parce que c’est déjà ce que je disais lors de la dernière édition, et finalement non. C’est d’une tristesse !

Vous trouvez ça trop simple ? OK, alors on vous propose de valider le niveau basique avec la mention « défi » ! Keskecé ? C’est tout à fait optionnel, mais si vous voulez la mention, il va vous falloir… (suspeeeeeense) regarder deux épisodes datant de 2020. Comme beaucoup se servent de ce challenge pour rattraper de vieilles séries, ça peut être déjà embêtant !

Le moyen : 720 minutes ! Vous avez compris le principe je pense, il s’agit de regarder 12h de séries entre vendredi et dimanche (ça veut dire 18 épisodes de 40 minutes). Vous avez toujours le choix de regarder ce que vous voulez.

Je vous conseille : de finir vos rattrapages non terminés lorsque vous étiez à tenter le basique, tout simplement ! 18 épisodes, c’est un bon moyen de se mettre à jour dans certaines séries, ou carrément de rattraper toute une saison comme je l’ai fait lors de la dernière édition avec The Rain et American Horror Story.

Vous trouvez ça trop simple ? Validez le niveau moyen, mention « défi » en regardant un épisode de 2020… et un de 2019 ! C’est un peu plus chiant, parce que ça peut forcer à varier les séries, ça… Imaginez les défis suivants, mouahaha !

Le difficile : 880 minutes de séries à voir pour le valider. Cela représente 14h50 de séries. 14h50, c’est environ une saison de 22 épisodes de 40 min (ouille !). Cela ne représente qu’un tiers du week-end, hein, vous avez largement l’occasion de manger et dormir, et même d’avoir une vie sociale ! Même pas drôle ce challenge, il n’est pas une vraie excuse pour être associable…

Je vous conseille : de vous empiffrer une saison d’un coup d’une série que vous souhaitez rattraper depuis un moment ; ou d’une que vous n’avez jamais commencé ! Moi, j’aurais toujours Supergirl, mais la flemme est totale, ou carrément une nouvelle série, histoire de.

Vous trouvez ça trop simple ? Je suis bien d’accord avec vous ! Tentez donc de caser dans votre planning deux épisodes de 2020 ET deux de 2019. C’est toujours jouable de rattraper toute une saison d’un coup avec ça, surtout que la saison 2019/2020 a été pas mal amputée…

Le niveau ultime : 1040 minutes ! Cela paraît inatteignable ? Vous vous trompez, ce n’est que 26 épisodes de 40 minutes environ (17h gloups !). Bon, d’accord, c’est beaucoup, mais je l’ai déjà fait aussi, vous savez ? Lors de la dixième édition, j’y suis arrivé en commençant le samedi après-midi, quand même. Je l’ai aussi fait l’avant-dernière fois, un peu aidé par le confinement. C’est donc possible, mais c’est vrai qu’il faut se prévoir pas mal de temps libre. Après, c’est un challenge, mais c’est le but de ce week-end aussi : se challenger et dépasser nos limites…

Je vous conseille : dans l’idéal, deux saisons de type Netflix ou Prime Video avec 13 épisodes… parce qu’autant d’épisodes d’une seule série, ça risque d’être lourd – même si c’est jouable. C’est un gros défi de voir 1040 minutes, donc il faut aussi se ménager et se préparer : l’excès est dangereux, il faut bien penser à manger, dormir, bouger, tout ça, tout ça. Je ne suis pas votre maman, vous vous connaissez mieux que moi, pensez simplement à consommer avec modération, on n’est pas là pour se faire du mal, mais plutôt du bien. Puis, il y a la saison de The Haunting of Bly House qui attend toujours que je la commence…

Vous trouvez ça trop simple ? Vous êtes donc partis pour… un épisode de 2018, deux de 2019 et trois de 2020. Là, ça commence à demander une certaine gymnastique pour y arriver, ou le rattrapage d’une intégrale de séries avec des saisons courtes… Ce n’est pas infaisable de les trouver sur une même série, mais ce n’est pas obligatoire, bien sûr. De mon côté, je sais déjà que la saison 3 de Riverdale commence justement en 2018 ! J’aurais dû mettre plus d’épisodes de 2018 aha !

ET VOILÀ ! Pour cette fois, je suis encore incertain de ce que je vais viser comme niveau et/ou défi, mais je ne pense pas aller jusqu’à l’ultime. Si je fais le basique, je serais déjà bien content. On verra bien, vous aurez compris avec les rubriques « je vous conseille » que j’ai énormément de choix de toute manière… mais j’ai aussi un week-end chargé, malgré le confinement – rapport au fait que je ne le suis pas, en fait, et que les visios vont reprendre de plus belle. Qu’est-ce que je vais regarder, du coup ? Soit ce sera un rattrapage de mes hebdos (parce que cette semaine, c’est n’importe quoi), soit un rattrapage d’une série que je devrais avoir déjà terminé, soit une toute nouvelle. Bref, j’en sais rien du tout !

Mes raisons ne changent pas d’une édition à l’autre, mais comme je sais que ça suscite toujours des questions et qu’on a des nouveaux à chaque édition, je les redonne ; et ça reste du copier coller malgré quelques modifications à chaque fois… comme une bonne partie de l’article, vous le savez probablement à force 😉

La première raison de participer à ce challenge est le PLAISIR de regarder des séries. En bon sériephile, j’ai toujours une liste longue comme le bras (pour ne pas dire comme le corps) de nouveautés à tester ou de saisons à rattraper. Ce défi est un bon moyen de m’y attaquer !

Une deuxième bonne raison de participer est de se frotter à la communauté des sériephiles connectés ! Et oui, à commenter le challenge sur Facebook et Twitter, on croise les mêmes personnes à chaque édition et c’est toujours plein de sympathie. C’est cool d’accueillir de nouveaux participants, de discuter des épisodes qu’on regarde, de voir qu’on a des choses en commun avec d’autres, etc. Bref, ce challenge, c’est de la bonne humeur concentrée, un peu comme pour le Bingo Sérieset c’est génial aussi quand on rencontre des nouveaux qui se lancent dans l’aventure !

D’ailleurs, une troisième raison de participer est de cartonner dans la grille du Bingo Séries qui débutera justement vendredi à minuit… C’est l’idéal pour commencer en marquant un grand coup ! Comme toujours, n’hésitez pas à nous contacter si vous participez, même en cas d’échec : ça nous fait plaisir de voir que nous ne sommes pas les seuls cinglés beaucoup trop fans de séries TV !

Et puis, « ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir ! »

RDV VENDREDI 6 À 19h !

To The Lake – S01E04

Épisode 4 – 17/20
C’est marrant parce que les premiers épisodes me paraissaient assez compacts et rapides, et plus on avance, plus je me dis que la série prend son temps. Cela ne lui aurait pas fait de mal de se limiter à une quarantaine de minutes par épisode. Par contre, il est très difficile de s’arrêter en cours de route, parce que la série est vraiment bien foutue, bien filmée et bien intéressante, tout de même.

> Saison 1


Spoilers

L’épisode reprend loin de nos héros, avec une ambulance qui se rend à Tcherepovets, dans l’espoir de trouver un remède à l’épidémie en cours. En effet, dans la ville, il y aurait un homme qui aurait eu des symptômes primaires et qui aurait guéri. Cela fait beaucoup de conditionnel avant d’arriver à l’hôpital en question qui a de vrais airs de The Walking Dead.

A tel point d’ailleurs, qu’on traine en longueur bien trop longtemps avec cette introduction : on sait que les gens sont morts dans l’hôpital, mais les ambulanciers mettent trois plombes à oser entrer. C’est bien filmé et c’est chouette à regarder, mais c’est long. Ils tombent sur un médecin pendu, sur des « toxicos » dans le tunnel de l’hôpital et l’un d’eux – qui est le neveu de l’autre si j’ai bien capté – se fait casser ses lunettes.

Une fois que c’est fait, ils sont contents de pouvoir se barrer et de parler longueument de leurs conquêtes, avec un vantard qui promet d’avoir couché avec 99 nanas. BEN. VOYONS. Je ne le crois pas du tout le type et il espère pouvoir mourir en paix à la centième. Il n’ira pas jusque-là si vous voulez mon avis. Bon, en attendant, il manque de nous renverser Anton.

Ah, on en revient enfin à notre groupe, il était temps. Ira engueule Anton qui se balade au milieu de la route sans raison, fait la rencontre de Pavel, l’ambulancier jeune qui n’a eu que deux femmes dans sa vie et va clairement vouloir vivre quelque chose avec Ira, et l’emmène aussitôt auprès de Sergey. Celui-ci est toujours blessé après tout, et un avis médical ne fait pas de mal.

En échange de son aide, Pavel se voit offrir une lentille par Ira qui a donc ce qu’il faut sur elle, comme par hasard. La série part en vrille totale, avec un rapprochement qui n’a aucun sens entre ces deux-là. La tension sexuelle au moment de la mise en place d’une lentille, c’est un truc auquel je ne m’attendais pas ce matin, clairement. En tout cas, ils sont interrompus et forcés de se dire au revoir, puisqu’ils ne vont pas au même endroit. L’autre ambulancier est dépité, lui explique qu’il avait pourtant ses chances et… « au revoir ». Mouais.

Ira est quand même triste quand elle reprend le volant, avec son ex-beau-père. C’est sûr, ça aurait pu être mieux comme vie pour elle. Bon, après, la vie est injuste, et elle l’explique aussi à Anton en le privant de bonbons pour le punir d’avoir voulu se jeter sous une voiture. Le gamin a beau être insupportable, j’ai beaucoup aimé sa réaction, très crédible dans le caprice et les larmes de crocodile.

Dans la voiture de Lyonya, on en revient enfin à ce qui nous intéresse vraiment : le cliffhanger. Le problème, c’est que Lyonya refuse d’expliquer à Polya ce qu’il s’est passé, alors… on bute sur les mêmes incompréhensions et le même suspense.

Tout ça finit par un nouveau problème pour nos héros : un pont coupé par lequel il aurait aimé passer s’il n’avait pas été bombardé. Eh, ça sent la route coupée pour une bonne raison quand même. Malgré ce contre-temps, elle continue d’éduquer son fils à la frustration, alors qu’ils essaient de récupérer une voiture embourbée dans la neige.

Ce n’est pas si évident, et ça finit en accident avec le camion de Lyonya, Polya et Marina qui finit dans un ravin. Il faut alors tenter de pousser le véhicule pour le sortir de la neige, alors que le froid gagne peu à peu chacun des personnages. On finit avec une veillée des personnages qui passent la nuit dans une voiture, sans oser allumer le chauffage. Misha nous fait un petit discours de faits historiques sur les épidémies en Russie – c’est top cette exploitation d’Asperger pour ce personnage – et les personnages sont clairement coincés.

Ce huis-clos dans les voitures est plutôt pratique : ça permet à Sergey de s’engueuler un peu avec Ira sur l’éducation de leur fils, parce qu’il a l’impression qu’elle se venge de leur rupture sur lui. Boris, lui, est apparemment très malade et n’a plus de médicament : il en coupe un dernier pour tenter de survivre plus longtemps.

Il a le temps de faire ça, avant de voir un chasse-neige arriver. Tous les personnages sont clairement sur la défensive, mais c’est finalement une aubaine pour eux : le chasse-neige peut sortir les véhicules coincés et les tracter… sans que son conducteur ne leur parle pour autant. Il conduit tout notre petit monde jusqu’à chez lui, et c’est super louche. Anya le souligne… mais tout le monde est quand même bien content d’avoir un toit pour la nuit.

Un toit, et des couvertures ! C’est clair que ça vaut le coup. Difficile tout de même de ne pas se demander où est l’entourloupe, mais bon. Misha et Polya en profitent pour s’isoler et pour… faire l’amour. Décidément, ces deux-là. La série en profite pour nous montrer encore les seins de Polya qui prend cher en nudité quand même. Misha n’a qu’à montrer son torse, garder ses chaussettes et faire l’amour en profitant de Polya qui se donne à lui. Il finit même par jouir en elle alors qu’elle aperçoit encore son soldat transpercé aux ciseaux. J’aime bien ce stress post-traumatique, j’aime bien le couple Misha/Polya. Et j’aime aussi la manière dont tout est filmé.

Le lendemain, Anya est réveillée par Anton qui veut lui voler son carnet pour dessiner, avant de se rendre compte que Sergey, Lyonya et Boris volent eux aussi, de l’essence à leurs hôtes. Elle est contre, et Lyonya nous révèle alors que la veille, c’est Anya qui a volé le fusil de Boris pour tuer sur la femme les menaçant à la hache. Ah. Ca change tout quand même. Finalement, ils ont donc l’essence pour repartir, et ils font demi-tour maintenant que la route est coupée.

Ailleurs, nous reprenons l’intrigue Pavel et son ambulancier, mais ce n’est pas bien glorieux. On se sent toujours en Russie avec une tempête de neige qui force les personnages à s’arrêter dans un motel aux très jolies lumières. L’ambiance change du tout au tout, avec une propriétaire en train de danser dans un hall vide, en buvant de la vodka. Vous voyez, la Russie…

En tout cas, Nikolay, le collègue de Pavel, en profite pour draguer celle qui dit s’appeler Natalie, finissant en karaoké (mais qu’est-ce qu’on regarde ?) pendant que Pavel déprime sur une photo qu’il a pris avec Ira. Dur de ne pas rire. Le tout finit en festin et verres de vodka, bien sûr, alors que Natalie se laisse draguer puisqu’elle n’a vu personne de la semaine.

Elle leur propose de rester avec eux ; mais Pavel s’y refuse. Il a promis à Petya, un petit garçon malade, de lui apporter des médicaments. Deux jours plus tôt. Dès le lendemain, Pavel réveille donc son oncle qui a bien couché avec Nathalie pour le convaincre de repartir plus vite. C’est amusant et la route est déneigée en plus, alors tout va bien, merci le malentendant.

Et alors que Laura me disait qu’elle était surprise qu’ils ne croisent jamais personne sur les routes. Il n’en fallait pas plus pour qu’ils tombent sur une bonne dizaine d’hommes faisant un barrage et très intéressés par l’ambulance.

Malheureusement, ça tourne donc mal en fin d’épisode : les hommes provoquent une émeute… et ils tuent sans scrupule l’oncle qui n’a pourtant rien demandé d’autre que d’être laissé tranquille et de voir son neveu survivre. Par chance pour Pavel, tout notre groupe initial débarque à ce moment-là et Ira n’a pas du tout envie de voir son futur mec être tué. Elle nous bousille quelques munitions pour cela et arrête de surveiller son fils.

Elle va le regretter : il panique en voyant un homme s’approcher de la voiture et sort donc de celle-ci pour se cacher et survivre. Le problème, c’est que tous nos héros se barrent donc sans Anton, mais avec l’ambulance et Pavel. Pas sûr qu’ils gagnent au change.

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