Riverdale – S04E10

Épisode 10 – Varsity Blues – 12/20
Changement dans l’équipe de scénaristes ! Les nouveaux oublient encore de regarder les épisodes précédents et on se retrouve plongés à nouveau dans une série pour ados avec des intrigues d’adolescents, même si quelques personnages continuent d’être des mineurs en plein dans un business de personnes majeures. Ils ne tentent vraiment même pas de faire semblant, et je me demande ce qu’il se passe dans la salle des scénaristes pour en arriver à un tel résultat, honnêtement !

Spoilers


Jones, are you friend with these welfare cases ?

Les high and lows du football américain reviennent, au secours ! J’aurais pu avoir un point du Bingo Séries précédent avec cet épisode qui voit l’équipe du lycée de Riverdale être qualifié pour un tournoi important. Super. C’est toutefois la dernière fois qu’Archie va pouvoir jouer au lycée, alors c’est l’horreur pour lui.

Heureusement pour lui, il a son oncle qui est de retour dans sa vie, alors il a peu de positif. Oh, c’est ce qu’il pense, mais la réaction de sa mère le fait changer d’avis : elle n’est pas ravie de voir l’oncle revenir. Pendant ce temps, Jughead refuse d’envisager Yale parce que Betty ne l’a pas eu ? Pardon ? Mais ce n’est pas comme ça que fonctionne la vie. Heureusement que Betty est plus maligne que ça et n’en veut pas à Jug, au moins devant lui. Bien sûr qu’elle est jalouse, mais ça ne peut pas l’empêcher d’être ravie pour lui en même temps.

Après, vraiment, elle a une vie de merde la pauvre Betty. Après s’être débarrassée de la noirceur d’avoir tué Caramel, la voilà donc en train de reprendre son rôle de journaliste pour couvrir le tournoi sportif. On a connu plus fou que ça… mais avec une série comme celle-ci, on peut compter sur Betty pour nous faire du drama à tous les étages. En plus, l’équipe du lycée de Riverdale se retrouve à affronter l’équipe de Bret, le con de l’école de Jug, alors il y a de quoi faire.

C’est en tout cas ce que la musique essaie de nous faire croire quand Betty interviewe Bret et cherche ensuite à prouver que son équipe joue violemment volontairement, pour toucher ensuite des pots-de-vin versés par leur entraîneur. Yep, ils sont payés pour blesser les joueurs adverses, et les joueurs adverses, ce sont désormais les joueurs du lycée de Riverdale.

Oups. Betty le découvre, mais c’est un peu trop tard : Munroe se fait tabasser par quatre grands lapins, super. Et le pire, c’est qu’il le fait en sortant de la salle de gym d’Archie où le rouquin s’entraîne en t-shirt, puis en pull littéralement une minute plus tard. Tu transpires, t’es censé montrer tes abdos, j’ai un pari à gagner pour le podcast, moi !

Bon, comme Munroe est blessé, Archie et le reste des Bulldogs débarquent dans la fac de Jug pour se lancer dans une baston stupide et ridicule avec Bret et son équipe. Ce pauvre Jug assiste à tout ça sans pouvoir y faire grand-chose, et il finit ensuite en cellule, pour changer. Son oncle peut heureusement le sortir de prison, avant de l’emmener chez Pops pour trouver quelques points communs avec son neveu. L’enfer.

L’enfer aussi pour la mère qui n’est pas heureuse d’apprendre qu’Archie recommence à lui mentir alors que FP a dit la vérité. Une fois de plus, les scénaristes ont d’ailleurs oublié de regarder les épisodes précédents : Archie a déménagé à la salle de sport, mais il fait donc ses devoirs dans sa chambre chez sa mère (chez qui il ne vit plus pour la protéger ? Bon allez, ses ennemis sont partis on va dire) ET elle se permet de le punir pour un mois sans voiture ? Mais ? LOL.

Archie qui se comporte comme un adulte depuis dix épisodes redevient un petit ado boutonneux, mais ne vous inquiétez pas, il continue de pouvoir jouer au foot – c’est le retour de la veste ! – et d’aller au gymnase pour confronter son oncle sur des révélations faites par sa mère : Franck a laissé Fred s’accuser d’un crime qu’il a commis et maintenant il s’en veut et s’en plaint à son neveu et zzzz. Au moins, ça explique pourquoi la mère d’Archie le déteste tant, mais je m’en fous en vrai.

En parallèle de tout ça, Jug entre plus profondément encore dans la secte qu’est sa fac, avec des étudiants qui révèlent des secrets bien noirs, du genre scarification et Bret qui pleure parce que son père lui a offert une prostituée à 14 ans. Qu’est-ce que c’est que cette histoire encore ? Quelle angoisse cette intrigue, et cette série ! Jug compare ça à sa courte période à être SDF. Moui. Ca, il n’en parle pas à Yale.

Du côté de Veronica aussi on ne sait pas comment fonctionne la vie : son père lui a interdit de vendre le rhum de sa grand-mère, alors elle fait tout le contraire, soi-disant en modifiant la recette assez pour que ça contourne le brevet ? C’est n’importe quoi, mais voilà donc une mineure qui n’a pas le droit de boire d’alcool en train de vendre du Luna rhum. On y croit.

Sans trop de surprise, Hiram apprend qu’elle vend du rhum dans les restaurants et il l’empêche aussitôt de continuer son activité en faisant analyser le rhum. Il n’en faut pas plus pour qu’il soit évident que le rhum est celui qu’il a breveté. Elle n’a donc pas le droit de vendre quoique ce soit, ça alors, vraiment, je ne l’avais pas vu venir.

Elle ressort ensuite sa plus immonde perruque blonde (quoiqu’on a vu pire) pour aller vendre son rhum à Bret. Ah, on approche de la fin de saison, hein ? Espérons. Plus que quelques épisodes après tout… C’est amusant comme tout à regarder, en tout cas. Bon, la critique se perd en route, je suis en train de m’endormir, je reprends : Betty envoie Veronica en couverture pour obtenir une confession de Bret sur l’agression de Munroe.

Malheureusement pour elle, « Monica » est vite grillée en tant que Veronica quand Jughead passe à la même fête qu’elle. Le problème, c’est qu’elle porte un micro et que Betty entend donc que Jug fait désormais partie de la société secrète qu’il détestait tant il y a peu. Il lui explique que c’est grâce à ça qu’il a pu avoir son entretien pour Yale et que bon, ça le ferait chier de laisser tomber. Du coup, elle accepte et basta, on peut avancer vers Jug à qui M. Dupont demande finalement de le rejoindre avec un recruteur de Yale pour observer le fameux match tant attendu dont on n’avait jamais entendu parler avant.

Au passage, Dupont tente de censurer Betty, mais Jughead refuse. Il n’y a pas besoin de Stonewall pour censurer Betty de toute manière : il y a le proviseur du lycée de Riverdale pour le coup. Il refuse de publier un article qui s’en prend à Stonewall et demande à Betty de publier l’article qu’il lui a demandé dès le départ.

Ce n’est pas si simple pour elle, la vie, donc ; mais elle a toujours son petit ami pour la consoler au moins. Et il le fait en refusant d’aller dans la tribune de Yale, allez savoir pourquoi. Veronica rejoint une nouvelle fois les Vixen, allez savoir pourquoi, et ça lui permet d’avoir Reggie qui lui donne rendez-vous à la mi-temps pour faire tomber Hiram. Bien sûr.

L’intrigue Cheryl/Jonathan étant terminée, il est temps pour la rousse d’avoir une nouvelle page de son histoire qui s’écrit. Ce n’est pas la meilleure, et ce n’est pas rien à dire après la précédente, j’en ai bien conscience. Malheureusement, les scénaristes nous ramènent une nouvelle coach pour pom-pom girl, Miss Appleyard.

Cheryl le prend super mal, n’accueille pas vraiment bien cette madame et fait ensuite du chantage à la grève auprès du proviseur, histoire de récupérer ces précieuses Vixen. C’est aussi répétitif qu’inintéressant. Sortez-moi cette actrice de là ! Le principal – et Miss Appleyard – récupère vite les cheerleaders en leur faisant un joli chantage et en menaçant de les priver de bal de promo. Cela marche un temps, mais Cheryl a la bonne idée d’enfermer la coach dans son bureau pendant le match pour pouvoir chanter un petit Cherry Bomb bien senti pendant le match, avec Toni et Veronica pour faire les chœurs. Et tant pis si elles n’ont plus été cheerleaders depuis trois plombes.

La scène est sympa et détourne un temps du stress du match, même si je n’ai jamais été vraiment stressé. Le plus gros problème concerne le personnage de Munroe qui est en danger sur le terrain. Malgré son agression qui l’empêche en théorie de jouer, il est en effet sur le terrain grâce à l’once d’Archie qui lui donne des petites pilules magiques.

Archie s’y oppose pourtant, à la fois au gymnase puis dans les vestiaires. On le voit deux fois au vestiaire et il garde son t-shirt les deux fois. Ce n’est plus Riverdale, non ? Bon, en tout cas, c’est une défaite pour Archie : le match est perdu,  Munroe n’est pas blessé et il obtient ce qu’il veut puisqu’un recruteur le remarque, mais ça l’empêche de prouver à son oncle que la drogue c’est mal.

Tant pis, hein. La défaite est aussi pour Betty qui ne peut donc publier son article et se fait narguer par Bret. Qu’à cela ne tienne, elle décide de se venger en trouvant un nouveau moyen de s’attaquer à Stonewall.

Du côté de Veronica, l’intrigue du rhum est morte-née, mais ce n’est pas grave. Elle se sert de ses bouteilles pour rayer la voiture de son père pendant le match – et en laisser un bout dans une roue lol – avant d’avoir l’idée du siècle en léchant une glace offerte par Cheryl. Elle propose donc à la rousse un nouveau cocktail à base du sirop d’érable de Cheryl et de son rhum Luna… Qui est toujours sous brevet ? Pourquoi pense-t-elle pouvoir se faire de l’argent comme ça ?

L’épisode se termine par Jughead apprenant une bonne nouvelle : il est admis à Yale. La mauvaise nouvelle qui l’accompagne, c’est que Bret aussi ira à Yale, avec lui. Un mois plus tard seulement, on découvre un Bret tout menaçant alors que Betty fait les cartons de son copain décédé. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Betty ira à Yale. Allez comprendre…

Compteur d’Archie à poil : l’acteur a clairement demandé de ne plus se déshabiller.

Riverdale – S04E09

Épisode 9 – Tangerine – 11/20
Certaines intrigues semblent arriver enfin à leur fin dans cet épisode, mais le problème, c’est donc qu’on se rend compte qu’on nous a sorti un truc pendant neuf épisodes pour… absolument rien ? Genre, ça n’apporte rien à la série, ça comble juste le temps. Pour le reste, la série nous pond quelques membres de famille supplémentaires, mais ça ne donne toujours pas envie de faire partie d’une famille de la ville. Quant à la mandarine… Écoutez, sérieusement ?  

Spoilers


The good news is you’re officially not a ticking bomb.

Avec un titre pareil, l’épisode promet d’avance, non ? Non.

L’épisode reprend avec Jughead réussissant à signer un contrat pour être le nouvel auteur de sa saga préférée. Cela tombe bien, parce qu’il veut justement mener l’enquête sur les mystères autour de la saga. Pourquoi pas, mais faut qu’on m’explique comment il retrouve si vite son grand-père. Malheureusement, en plus, la conversation qu’il a avec son grand-père n’a pas réussi du tout à me passionner.

En parallèle, nous suivons Veronica toujours en guerre contre son père. Hiram est vexé qu’elle refuse Harvard, alors il fait en sorte qu’elle foire le reste, y compris Columbia, tout en s’assurant pour que le reste de ses projets soient un échec. Il fait ainsi en sorte qu’elle ne puisse plus vendre d’alcool dans son speakeasy.

C’est la pire des idées, parce que Veronica fait en sorte de faire une grosse fête avant la fermeture de la vente d’alcool et elle entend surtout Pops lui dire qu’Hiram est mal élevé (je n’ai pas compris pourquoi ?). Elle se débrouille donc pour faire en sorte de faire revenir sa grand-mère dans l’équation, et la grand-mère n’est pas ravie d’apprendre que son fils est un bâtard.

Elle le baffe, file la recette du rhum familial à sa petite-fille et repart aussi vite qu’elle était venue. Par contre, ça ne calme pas Hiram pour autant : il fait venir la recruteuse de Columbia à la soirée de Veronica, histoire de ruiner la réputation de sa fille qui se débrouille bien toute seule pour le faire avec un numéro musical dans un speakeasy qui vend de l’alcool alors qu’elle est censée être encore mineure. Tout est si parfait dans cette série.

D’ailleurs, Kevin revient au passage pour le numéro musical de l’épisode. Pourquoi pas, écoutez, il faut bien qu’il serve à quelque chose et comme ce n’est de toute évidence pas pour avoir une intrigue intéressante. Malgré tout, Hiram gagne encore cette manche : il ridiculise la demande d’université de Veronica qui se grille avec ce numéro musical et lui interdit de vendre le rhum familial, parce qu’il l’a breveté.

Sinon, Archie ne dort toujours pas à poil, et c’est bien embêtant pour mon pari cette nouvelle manie d’avoir un t-shirt en permanence. Après, je le comprends : il est carrément réveillé dans sa chambre – où il y a un calendrier de pin-up lol – par FP qui mène l’enquête sur le justicier cagoulé de la ville. C’est une intrigue particulièrement insupportable, qui ne parvient pas du tout à me fasciner.

Renvoyez Archie en prison, j’en ai marre de le voir jouer les justiciers et apprendre que tous les enfants qu’il gère finisse à l’hôpital, à chaque fois. FP non plus n’aime pas ça, alors il troque sa veste de shérif pour celle des Serpents, afin de l’aider à marquer un nouveau grand coup dans les rues de la ville, comme toutes les deux semaines, quoi. Ou alors c’est une impression venant du fait que je regarde la série toutes les deux semaines ? Allez savoir.

Dodger prend une nouvelle fois mal les représailles menées par Archie. Cela mène à une nouvelle tentative de meurtre par les hommes de la rue, qui s’en prennent cette fois à FP. Ouais, celui-ci se prend une balle dans le torse, mais il survit évidemment et ça m’est passé tout à fait au-dessus de voir ça. La crédibilité et la décence sont enterrées depuis si longtemps dans cette série.

Archie décide donc de se venger une nouvelle fois, alors même qu’il vient d’apprendre que Dodger et sa famille allait s’enfuir. Il refuse de les laisser s’en tirer comme ça et va donc tabasser une fois de plus son ennemi mortel. Enfin, là, c’est surtout Archie qui est à deux doigts d’être mortel : il s’acharne tellement sur son adversaire qu’il manque de très peu de le tuer. Le problème, c’est qu’il fait ça devant la mère du type, et aussi devant les gosses qu’il est censé protéger.

Voilà notre rouquin qui se remet en question, manquait plus que ça ! Finalement, Archie retourne à l’hôpital, mais il entend Jug parler de son grand-père et comprend qu’il vaut mieux se barrer. Il fait bien, ce qui laisse Jug convaincre son père de reprendre contact avec le grand-père : il ne peut pas dire non depuis son lit d’hôpital. Quant à Jug, il sait désormais que l’œuvre de son grand-père a été volé légalement, alors il semble vouloir laisser tomber tout le reste pour l’instant. Ben voyons.

Le grand-père s’enfuit toutefois avant que son fils ne puisse le voir, et c’est bien triste même si pas surprenant du tout. Malgré tout, Jug décide de signer le contrat qui lui permet d’écrire pour sa saga préférée, juste au moment où le reste des étudiants de sa fac décide d’enfiler leur plus belles robes d’Harry Potter pour la cérémonie d’initiation de Jug. Il est enfin accepté ? Su-per.

Le pire reste une fois de plus Archie qui s’en veut à présent d’avoir failli tuer Dodger. Il ne comprend pas pourquoi Dodger peut rester en vie alors que Fred non… C’est si gros, si mal écrit et pourtant, pour une fois, je vois à peu près pourquoi la série nous sort ça, et ça marche du côté de la construction du personnage. Son père lui manque, il est en recherche d’une figure paternelle qu’il n’a pas avec FP et qu’il n’est pas capable d’être lui-même. Pauvre Archiechou.

Pendant ce temps, Polly a défiguré une des sœurs de son couvent, et ça pose problème pour toutes les familles. Betty est la seule à qui Polly accepte de parler, mais le problème, c’est que la sœur que Polly a attaqué s’appelle justement Betty. Malgré tout, Betty accepte d’aller voir sa sœur qui est clairement paumée et flippante dans sa conviction de n’avoir rien fait quand il y a une vidéo pour prouver le contraire.

L’enquête menée par Betty lui permet toutefois de comprendre que sa sœur a reçu un coup de téléphone juste avant de criser, et très rapidement, il est révélé qu’il est question d’une séance d’hypnose, tout simplement. Cela est confirmé lorsqu’Alice reçoit un coup de fil, prend un couteau de boucher (eh, Bingo Séries en vue !) et tente de tuer sa fille.

C’est malheureusement un échec et Betty peut alors mener l’enquête avec l’aide de Charlie en qui elle a à nouveau toute confiance. Du Caramel à la mandarine, il n’y a alors qu’un pas : Betty rend visite à Evelyn à la prison, puisque c’est elle qui passe les fameux appels, et celle-ci lui révèle qu’elle a lobotomisé tous les gens de la Ferme avec un nom de code qui leur donne envie de tuer Betty. C’est donc en répétant trois fois Mandarine que l’envie de tuer Betty s’active.

Ecoutez, je n’ai jamais eu besoin de ça pour avoir envie de me débarrasser de ce personnage. Malgré tout, Betty a peur d’être concernée aussi, mais avec l’aide de Charlie elle se rend compte que non. Ensuite, il l’aide également à se débarrasser de sa noirceur dans des flashbacks méditatifs vraiment naze où Betty adulte empêche Betty enfant de tuer Caramel. Caramel et mandarine, ça donne envie de tester des cocktails probablement foireux, non ?

Dans tout ça, Cheryl continue de faire de la merde et se retrouve face à sa mère lorsqu’elle fout le feu et enfume tout le salon, en compagnie du cadavre de son frère, toujours. Elle fait en fait semblant de se suicider pour réussir finalement à piéger sa mère qui révèle qu’elle était bien là. Il n’en faut pas plus pour que Cheryl lance un procès familial contre sa mère, en présence de Toni, de la grand-mère et de ses deux « frères ». Oh boy.

On notera que Toni est celle qui prépare le chloroforme pour sa copine, et c’est abusé de la voir sombrer chaque fois plus bas. Pénélope finit prisonnière de sa fille, mais pas dans la maison familiale : Cheryl décide d’utiliser le baisodrome officiel de la série, à savoir le bunker, pour y enfermer sa mère. Allez comprendre. L’avantage, c’est que derrière Cheryl, il reste une actrice parfaite et vraiment douée dans son job, c’est déjà ça.

Pas évident de vendre ce personnage par contre, surtout qu’elle change une nouvelle d’avis. Cette fois, Cheryl décide donc qu’il est temps de se débarrasser du cadavre de son frère et de lui dire au revoir une fois pour toute. Vraiment, je ne sais pas à quoi aura servi cette intrigue, ce fut long et perché tout du long, et ça n’apporte pas grand-chose, même en termes d’évolution du personnage, parce que Cheryl revient au point de départ, en fait ? Tout ça pour ça.

Cheryl réunit donc tout le monde pour les funérailles de son frère. Elle lui fait une barque et lui fout le feu. Elle est en larmes pour cet énième enterrement. Je crois que je tiens là mon pire effet spécial du mois pour le Bingo Séries. Et personne ne semble questionner Cheryl sur le fait que le cadavre de Jason soit là ?

Genre tout le monde considère normal de voir Cheryl avec le cadavre de son frère enterré depuis trois saisons ? On va dire que les scénaristes n’ont pas eu le temps de gérer ce détail énorme, hein. Ils ont préféré nous caser quelques cliffhangers bien sentis, ou pas, du genre Archie qui rencontre Franck, son oncle paternel, ou Betty qui éclate un miroir pour s’assurer que sa noirceur ne soit plus.

Si elle est convaincue d’en être libérée, quatre semaines plus tard, on apprendra que Betty a tué Jug dans la forêt avec la pierre qui a servi lors de sa cérémonie d’initiation. Comme c’est Archie qui prend le pouls, je ne m’inquiète pas outre mesure pour Jug, cela dit.

 

Compteur d’Archie à poil : il change de t-shirt un nombre incroyable de fois, mais on ne le voit jamais torse nu pour autant. Est-ce que l’acteur a demandé aux scénaristes de se calmer ?

Vus cette semaine #11

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Walking Dead – S10E18 – Find Me – 13/20
Bizarrement, j’attendais plus de l’épisode après l’excellent retour de l’épisode précédent, mais on tombe exactement sur ce que je redoutais avec ce principe des one-shots. Ce n’est pas tant que je n’aime pas les personnages sur qui on se concentre cette semaine, c’est que l’épisode manque de rythme et nous prend pour des truffes à révéler des informations cruciales pour la construction de personnages que l’on aurait dû avoir il y a fort longtemps.

Mardi

9-1-1 – S04E08 – Breaking Point – 15/20
Léger mieux cette semaine avec un épisode aux intrigues assez prévisibles, mais tout de même sympathiques car capables de provoquer un certain nombre d’émotions. C’est une mi-saison qui s’inscrit bien dans l’actualité et passe mieux que la semaine dernière où l’ennui guettait presque. En plus, les intrigues des personnages avançaient… Par contre, je m’attendais à un cliffhanger plus choquant encore.
9-1-1 Lone Star – S02E08 – Bad Call – 20/20
Accusez-moi de surnoter si vous le souhaitez, mais cet épisode se concentre sur mes personnages préférés et est une excellente mi-saison qui prend aux tripes et nous donne vraiment envie de connaître la suite au plus vite. Par rapport à la série-mère, il n’y a pas photo, nous avions là une qualité énorme et un épisode hyper prenant. J’adore, tout simplement… et je n’aurais jamais cru écrire ça il y a deux mois quand j’ai commencé la série !
Debris – S01E02 – You Are Not Alone – 16/20
Très honnêtement, je ne comprends rien, mais dans le meilleur sens possible de cette phrase pour l’instant : c’est prenant et intrigant, et ça ne ressemble pas tellement à d’autres histoires du genre. Les intuitions des personnages sont toujours les bonnes, et c’est tant mieux, parce qu’ils s’en sortent mieux que moi à déduire certains éléments pour l’instant. C’est assurément une série qui vaut le détour, même si je ne sais pas encore vers quoi elle se dirige : c’est peut-être le plus frustrant, d’ailleurs, son fil rouge sera peut-être son point faible si ça continue comme ça. C’est pourtant ce que je préfère d’habitude.

Mercredi

NCIS – S18E09 – Winter Chill – 16/20
Comme trop souvent, l’intrigue de cette semaine était une enquête qui ne parvenait pas à surprendre… Mais ça n’a pas empêché l’épisode de me laisser complètement abasourdi par certains développements auxquels je ne m’attendais pas. J’imagine que les scénaristes voulaient nous rappeler que c’était une année de merde, mais ça m’apprendra à réclamer qu’ils fassent des épisodes correspondant à notre actualité.

Jeudi

Resident Alien – S01E04 – Birds of a Feather – 18/20
Si la crédibilité de certaines intrigues est souvent à remettre en question, il n’y a pas à dire, l’écriture de la série est vraiment très chouette, avec des personnages attachants et de bonnes blagues. Je n’ai pas l’impression de n’avoir vu que quatre épisodes ! Et ça devient difficile d’attendre une semaine entre les épisodes, parce que c’est vraiment très prenant comme intrigue. Je vais quand même le faire, parce que c’est un mode de diffusion que j’aime, tout simplement.

Vendredi

Walker – S01E05 – Duke – 15/20
Cet épisode fut une bonne surprise, parce qu’il mettait de côté les intrigues que j’aime moins pour se concentrer sur une aventure bien plus intéressante : celle promise par le cliffhanger de l’épisode précédent. Comme quoi, il peut y avoir de bons épisodes, même dans un format familial un peu soporifique.
Walker – S01E06 – Bar None – 15/20
Honnêtement, je commence à apprécier la série, même si c’est totalement un faux sentiment dû au fait que cette semaine, les scénaristes mettent de côté le procédural pour se concentrer davantage sur les personnages et la construction de la série sur du plus long terme. Il serait temps ? On dirait qu’ils trouvent un meilleur équilibre, j’espère que ça va continuer comme cela !
Station 19 – S04E06 – Train in Vain – 18/20
Je suis énervé par cet épisode pour un tas de raisons, mais ça ne l’empêche pas d’être excellent. Il y a deux excellentes intrigues en parallèle, en fait, et le plus frustrant vient du fait que la plus importante sur le long terme est éclipsée par l’autre, beaucoup plus stressante et inquiétante en tant que fan. Bref, on nous oppose intrigue parlant de la réalité et intrigue allant plus loin dans la fiction, et ça m’a perturbé.
Grey’s Anatomy – S17E07 – Helplessly Hoping – 16/20
Bon ben, pour son retour, la série nous fait du pur Grey’s Anatomy et ça a du mal à passer en milieu de saison comme ça. Avec tout un suspense sur une annulation possible de la série dans les semaines à venir, j’ai vraiment du mal à comprendre les scénaristes sur l’écriture de cette intrigue. Je ne suis pas le seul à ne pas comprendre en tout cas, mais je n’en dis pas plus pour ne spoiler personne. Encore une fois, en revanche, difficile de mettre une note à cet épisode.

Challenge Séries 2021

Riverdale – S04E07 – The Ice Storm – 09/20
On repasse sous la moyenne parce qu’il ne se passe absolument rien dans cet épisode. Je veux dire, ça parvient à peine à être drôle tellement il n’y a rien d’exceptionnellement con (ou presque), je suis en train de perdre mon pari misérablement alors que j’étais à ça de le gagner et les intrigues ne me fascinent pas. C’est décevant, c’est tout.
Riverdale – S04E08 – In Treatment – 12/20
Gina Torres ne peut pas sauver toutes les séries, même si elle tente de le faire. Au moins, on retrouve un bon humour dans cet épisode – même si c’est toujours à l’insu de leur plein gré, comme on dit. Cette parodie d’une série à succès israélienne ne tient pas la route, mais c’est exactement pour ça que je suis là, alors ça marche mieux. Et puis, il y a une nouvelle réplique cultissime d’Archie, ça me suffit.

J’ai également vu un épisode d’une série des années 90 qui va rejoindre mon Challenge Séries 2021 ! Je vous en reparle dans l’article du jour de vendredi prochain… (quel suspense !)

> Vus en 2021 

Riverdale – S04E08

Épisode 8 – In Treatment – 12/20
Gina Torres ne peut pas sauver toutes les séries, même si elle tente de le faire. Au moins, on retrouve un bon humour dans cet épisode – même si c’est toujours à l’insu de leur plein gré, comme on dit. Cette parodie d’une série à succès israélienne ne tient pas la route, mais c’est exactement pour ça que je suis là, alors ça marche mieux. Et puis, il y a une nouvelle réplique cultissime d’Archie, ça me suffit.  

Spoilers


I’m 18, I’m adult.

Après un Thanksgiving inutile, la série reprend avec de nouvelles VHS déposées devant les portes des habitants, avec le problème que les caméras sont cette fois bien plus proches. Tout le monde s’en fout, à commencer par moi. L’idée de cet épisode est de nous parler des problèmes d’orientation des personnages qui ne sont que des ados après tout.

Oui, la série s’en souvient subitement et propose tout un épisode au lycée, avec une psychologue pour aider les lycéens à faire face aux terribles lettres des facs… C’est ridicule, mais ça empire pour moi quand la psychologue est Gina Torres. Elle est tombée bien bas pour venir faire un tour par cette série. Franchement, pourquoi et comment la série fait-elle pour avoir toujours des acteurs que j’adore et qui sont bons ? Parce que c’est loin d’être le cas de la série.

Alice et Betty – Pauvre psy qui se retrouve à devoir gérer ces deux-là en pleine dispute familiale. Betty est énervée par sa mère qui fouille dans ses affaires et trouve ses pilules. Oui, ça pose problème à Alice de savoir que sa fille fait l’amour à Jug… alors qu’elle les laisse être dans le même lit en permanence ?? La série est tellement ridicule, franchement ! D’après Alice, en tout cas, Betty n’arrive pas à intégrer Yale parce qu’elle fait l’amour tout le temps.

C’est le genre de trucs grossiers que j’avais envie de voir ce soir. Le problème, c’est que ça fait un bon épisode et rôle pour Gina Torres, mais ça n’a aucun sens… Pris à part, l’épisode pourrait donner l’impression qu’on a affaire à une bonne série avec des thèmes super intéressants, mais dans l’ensemble, c’est juste une preuve de plus que les scénaristes oublient de regarder les épisodes précédents.

Je ne sais pas ce qu’il se passe dans cette salle des scénaristes, mais ça doit être fascinant à observer. L’intrigue se conclue tout de même par Alice qui affirme à sa fille qu’elle l’aime plus que tout au monde – mais aussi plus que Polly ou Charles (tiens, Charles a disparu, les scénaristes l’ont oublié ?).

Archie – À défaut de se déshabiller, Archie dort en cours et va voir la psy, hein. Est-ce qu’il va coucher avec, lui qui couche toujours avec tout le monde ? Non, il est en grève d’abdo et ne se déshabille plus, alors c’est foutu pour l’instant. Toute son intrigue le voit se faire psychanalyser et ça m’a blasé au plus haut point. En fait, je n’ai pas suivi grand-chose à l’épisode.

Il y a tout de même une brillante scène finale qui le voit affirmer à sa mère qu’il est désormais un adulte parce qu’il a 18 ans et qu’il en a marre de mettre en danger ses proches. Par conséquent, il déménage dans sa salle de gym. Hop, bye bye la mère d’Archie, tu n’as plus beaucoup d’utilité scénaristique si ton fils te tourne le dos comme ça.

Après, pas d’inquiétude, on nous dit aussi qu’il tourne le dos à ses activités de justicier masqué… et je n’y crois pas une seule seconde.

Cheryl – Face à tant de deuils, Cheryl a de mauvaises notes et le principal décide de la faire évaluer par la psy pour savoir si elle est encore capable de gérer les Vixens. Il a plutôt envie de les confier à une vraie coach, une adulte. Et pas une de dix-huit ans comme Archie, hein !

La psy est suffisamment douée pour faire en sorte que Cheryl se confie à elle… Elle tente de lui faire comprendre qu’elle est normale, n’a pas perdu l’esprit et qu’elle n’est pas hantée par un fantôme, mais quand il est question de Julian et de la poupée qui se déplace, elle est bien forcée de se rendre à l’évidence, ça ne va pas être simple.

Le scénario fait la part belle à Cheryl et à l’actrice qui est étonnamment douée sur ce rôle et dans cet épisode pour nous montrer la folie de son personnage sous une autre facette. Elle perd ses Vixen, bien sûr, mais on avance aussi sur cette affaire de triplé qu’elle aurait avalé in utero, alors c’est toujours ça de pris.

Veronica – Miss Luna est acceptée à Havard pour 2024… mais c’est grâce à son père qui a acheté du rhum au doyen, histoire de s’assurer du futur brillant de sa fille. C’estotujours une Lodge après tout. Cela énerve Veronica qui s’en confie à la psy, et franchement, à ce stade, la psy a eu un résumé complet de la série en très peu de temps. Franchement, à quel moment Gina Torres a accepté ce rôle alors qu’il est clair que la série est naze ??

Je suis triste pour elle. Elle n’a aucun mal en tant que psy à diagnostiquer Veronica comme totalement obsédée par son père. Son meilleur conseil ? Couper les liens définitivement avec son père. OK, merci, on avait besoin de toi chère psy pour en arriver là. Bien sûr, l’idée n’est pas de faire en sorte que Veronica refuse Harvard… mais c’est un peu la conséquence tout de même : et c’est drôle à voir. Sort of.

Jug – Il n’est pas au lycée, mais malgré tout, il voit Miss Burbule, allez savoir comment et pourquoi. Il est énervé aussi par son avenir et son présent, ce qui fait qu’elle a des choses à lui dire aussi, en découvrant l’intrigue du plagiat des livres.

De manière répétitive, elle trouve un complexe à Jug, celui de la persécution. Ce n’est pas complètement faux, ça, mais les scénaristes sont tellement en train de forcer des complexes classiques pour faire genre que tout était prévu et que les personnages sont aussi complexes que complexés. NON. C’est juste non : les personnages sont des coquilles vides dans cette série, et je ne fais pas que référence aux cerveaux vides qu’ils ont. D’un épisode à l’autre, ils se contredisent et sont totalement différents, mais tout le monde s’en fout.

En tout cas, Burble semble venir en aide à tout le monde, et surtout à Jug qui finit par dire à son père qu’il l’aime.

Voilà pour les psychanalyses… Reste à en gérer les conséquences, avec une Alice qui est bien stupide après sa déclaration. Betty lui répond qu’elle aussi considère sa mère comme la personne qu’elle préfère le plus au monde. BEN. VOYONS. La déclaration suit la réception d’un chèque de la part de sa mère qui a aussi arrêté de lire son courrier, donc c’est bon, on lui pardonne tout, même la lecture du journal intime.

De son côté, Archie met des affiches dans toute la ville avec le numéro de sa salle pour que les gens puissent l’appeler au secours sans qu’il ne joue au justicier. Le premier appel vient d’un enfant terrifié, et Archie est en colère au point de casser un crayon et de renfiler tout aussi vite son costume de justicier, mais il ne change même pas de t-shirt au passage. Mon pari vit des heures sombres, là.

Cheryl reçoit quant à elle des résultats de labo pour savoir si elle a dévoré ou non Julian. Ce n’est pas le cas et ça suffit alors à se convaincre qu’elle n’est pas hantée par un fantôme. Au contraire, la voilà prête à démasquer la personne qui veut la faire passer pour folle. Bon ben super

Veronica ? Elle refuse Harvard. C’est une bonne chose pour faire en sorte qu’elle reste à Riverdale quand elle ne sera plus au lycée. Le seul problème, c’est que Veronica le fait pour briser les liens avec son père… mais prend encore le temps de venir narguer son père sur sa décision, au point de lui déclarer ensuite qu’elle va le détruire en affaire. Donc rester en contact avec lui. D’où tu te sépares de ton père en passant ta vie à t’en venger ? Qu’est-ce qu’elle ne comprend pas ?

La fin d’épisode voit alors Archie, Veronica et Betty dans le futur, au commissariat. Après leur arrestation, on apprend qu’ils sont accusés de meurtre par Donna et Bret. Si jamais vous doutiez encore que tout ça n’était qu’une mauvaise parodie de How to get away with murder, vous voilà servis, honnêtement. En attendant, c’était une parodie peu glorieuse de la série qui a inspiré la très récente En analyse en France… Ben, sans plus. J’étais content de voir Gina Torres, quoi.

Compteur d’Archie à poil : voilà qu’il se met à dormir en t-shirt ? Mais que se passe-t-il ?