The Walking Dead – S08E12

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 12 de la huitième saison de The Walking Dead.

12.jpgÉpisode 12 – The Key – 15/20
So we may have a future from our past

Terrifiant comment n’importe qui souriant en gros plan a rapidement l’air neuneu : même Negan ne peut pas paraître intelligent quand ça lui arrive. Oui, la série est repartie sur son délire de gros plans en début d’épisode.

Negan rend une visite à Dwight, en plein doute sur sa fidélité après sa disparition de quelques heures ? jours ? Pas très longue en tout cas, bien moins longue que ne m’a paru duré cette saison. Negan poursuit son plan de récolte des organes de zombies pour soumettre la colline, même si je ne vois pas bien le rapport – et même si je suis passé à côté de la mise en place de ce plan la semaine dernière tellement la série m’a perdu en cours de route sur les scènes des Saviors qui tournent en rond.

Tourner en rond, c’est aussi ce que fait cet épisode, comme d’habitude, donc. Dwight aimerait prévenir la colline de ce qui est sur le point de leur tomber dessus, mais il est forcé de faire équipe avec Simon par Negan, qui décide de conduire tout seul pour fermer le cortège. Tout seul ? Non, il se permet aussi de draguer Lucille avec la phrase d’accroche la plus plate du monde.

Si Simon a annoncé à ses hommes qu’il ne fallait tuer personne à la Colline, il confie ses doutes à Dwight, lui apprenant que personne n’a peur d’eux, mais qu’ils se battent de plus en plus. Bien vu, le veau, comme dirait l’autre.

Rick et Michonne arrivent à leur tour à la Colline, sans Carl, donc. La série a la décence de nous montrer tout ça de loin. Oh, ça pourrait abréger les choses, mais non, ça prend du temps quand même – c’est juste pour éviter aux acteurs d’avoir trop à jouer j’imagine. Faudrait pas qu’on justifie leur salaire, non. Je sais, je me plains des gros plans, puis des plans larges, je ne suis jamais content, mais faut bien que je critique, c’est Walking Dead.

Daryl prend la peine de venir se réconcilier avec Rick, en train de se recueillir sur une tombe qui doit être celle de Glenn, j’imagine. De toute façon, Rick est de nouveau pote avec, surtout qu’il a emmené Judith en sécurité.

À leur poste de surveillance, Maggie et Rosita prennent le temps de parler comme si elles étaient super amies depuis longtemps, ce qui permet une réflexion sympa sur le deuil et le lancement d’une nouvelle intrigue. En effet, Maggie remarque qu’on leur a laissé un message à portée de vue. Le message vient de quelqu’un qui veut leur apporter de l’aide en échange d’une aide mutuelle.

Bien que pas convaincue, Maggie se laisse persuader par Michonne de prendre contact avec les nouveaux venus. C’est une vieille dame sympathique, Georgie, qui échange sa connaissance pour survivre contre de la musique et tente de trouver des communautés aussi gentilles que celle de Maggie, Michonne, Enid et Rosita. Bien sûr, cela n’arrive pas tous les jours.

Maggie décide de rester méfiante vis-à-vis de ces trois nouveaux visiteurs, et elle les emmène à la Colline, espérant bien récupérer leur bouffe. Michonne se retrouve donc seule à vouloir faire la paix avec tout le monde ; et même Enid ose se confronter à elle. C’est le moment de sortir le nom de Carl pour parler un peu d’espoir, mais bon, ça tourne surtout en rond en revenant en arrière sur les crises de foi des personnages.

De toute manière, il faut prendre une décision rapidement, car il y a des chances que les Saviors finissent par arriver tout de même. Maggie finit par se laisser convaincre par Michonne et fait bien : elle reçoit en échange de CD de la nourriture, beaucoup, et des connaissances pour construire un futur à partir du passé – mais le passé médiéval, hein. Rien que ça.

Rick voit les Saviors arriver, mais plutôt que de klaxonner pour avertir la Colline, il décide de se lancer dans sa propre vendetta. Quelle surprise dis-donc. Cela lui permet de rentrer dans la voiture de Negan et de provoquer un accident. Plutôt que d’y aller mollo et avec stratégie, Rick se décide à tirer dans le tas, ce qui autorise Negan à s’enfuir.

On notera que dans l’accident, il s’est retrouvé couvert de sang et d’organes, mais que sorti de la voiture, il est propre comme tout. Il se réfugie dans un immeuble où Rick finit par être à court de munition, ce qui ne l’empêche pas de désarmer Negan de Lucille et le faire tomber de plusieurs étages.

Est-ce que ça blesse Negan ? Pas plus que l’accident de voiture, évidemment, pas plus que les nombreux zombies qui se sont engouffrés dans l’immeuble et sont réduits à genre trois une fois dans le noir de l’immeuble.

Par conséquent, je n’ai plus rien vu de l’épisode, parce que ça instaure une ambiance d’être dans le noir complet, il paraît, mais quand tu vois l’épisode alors qu’il fait jour, il n’y a plus que de vagues formes à l’écran. Et je n’ai pas l’intention d’augmenter la luminosité et me péter les yeux sur cette série. Après, ça s’écoutait bien avec Negan s’écoutant parler – hurler – sans attirer le moindre zombie à lui, ni même Rick d’ailleurs.

Ce dernier lui apprend le sort réservé au peuple de la déchetterie, toutefois, et Negan n’apprécie pas trop d’avoir été trahi ; alors que Rick, lui, apprécie de tomber sur Lucille. Bien sûr. Il lui met le feu, puis libère tout un tas de zombies. Le combat qui suit est très sympathique, mais une fois de plus Negan et Rick échappent tous les deux à une mort certaine, et Negan s’enfuit avec Lucille, en plus. Quand Rick parvient enfin à sortir sans une morsure du nid de zombies dans lequel il était, il n’y a personne qui attend de le tuer.

En parallèle, Simon prend le commandement des troupes une fois Negan disparu, et ça lui permet de bloquer les Saviors pour partir en expédition avec Dwight à la recherche de Negan. Il confie tous ses doutes à Dwight, mais il en confie un peu trop pour être pleinement crédible. Ils tombent sur la voiture de Negan et comme celle-ci est vide, Simon envisage de s’enfuir et gérer les Saviors avec Dwight. La réponse de Dwight ? Fumer une cigarette le plus lentement possible pour faire exploser la voiture de Negan, et s’en aller.

De retour auprès des hommes, Simon fait un joli discours pour rappeler à tout le monde qu’ils sont tous Negan, et qu’il est temps de passer à la vitesse supérieure : il faut tuer tous leurs ennemis, car c’est le seul message qu’ils écouteront – et puis, il faut bien venger Negan. Dis autrement, Simon a manipulé Dwight pour le convaincre qu’il était un gentil comme lui, quand il est en fait un méchant pire que Negan. Moui. Bon, au moins, les choses avancent !

Le cliffhanger voit Negan se réveiller dans une voiture où Jadis l’assomme de nouveau. Difficile de ne pas exploser de rire devant un tel cliffhanger, mais la bonne nouvelle, c’est qu’elle a trouvé de quoi se changer et prendre une douche, apparemment.

Ce n’est pas l’envie d’y croire qui manque, mais la série nous prend vraiment pour des idiots par moment. Heureusement, l’intrigue avance dans cet épisode, il y a une ou deux scènes sur lesquelles le temps est passé vite, ouvrant même de nouvelles pistes. Et comme nous n’avions pas eu de vraies nouvelles pistes cette saison, c’est plutôt chouette. J’ai envie de croire que la saison 8 marquera un vrai tournant dans l’intrigue, mais c’est encore trop tôt pour se réjouir.

 

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The Walking Dead – S08E10 & 11

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 10 et 11 de la huitième saison de The Walking Dead.

10Épisode 10 – The Lost and the Plunderers – 15/20
And most of all, Rick, you fail as a father.

Vous savez ce qu’on dit : mieux vaut tard que jamais, et je n’ai jamais que deux minuscules épisodes de retard dans cette série. Ce premier épisode tente un nouveau format qui se divise en plusieurs personnages, et j’aime toujours autant ce type d’épisode qui me simplifie l’écriture de la critique à merveille : pas besoin de chercher comment faire pour l’écrire, la structure de l’épisode est évidente. Et ce n’est pas toujours le cas dans les séries que je regarde (oui, c’est toi que je vise How to get away with murder !). Bon, sans plus attendre, voici donc la critique de l’épisode.

Michonne – À la mort de Carlito, Michonne fait ce qu’elle peut pour gérer son deuil, sans envahir pour autant celui de Rick. C’est elle qui s’occupe des zombies au maquillage de plus en plus faux, je trouve. Ce sont tous les mêmes à force, et c’est bien dommage. Très clairement, il n’y a plus aucune sensation de risques avec eux, puisqu’ils sont tous semblables.

Bon, les premières minutes se consacrent donc à ce deuil et à l’abandon d’Alexandria, compliqué pour Michonne qui retrouve les mains dessinées à la peinture par Carl et Judith, puis qui voit partir en flamme le petit kiosque de paix que Carl aimait tant. Allez, pourquoi pas.

Par la suite, Rick et elle quitte Alexandria pour rendre visite à Jadis et ses hommes, mais celle-ci est loin d’être idiote et leur tend en fait un piège. Ils se retrouvent ainsi coincés dans la décharge désormais pleine de zombies. On notera au passage que Rick et elle ont fait le choix de ne pas lire les lettres d’adieux de Carl, et que celui a également écrit une lettre pour…

Negan – Le grand méchant de la série cherche à retrouver ses ennemis et n’a pas la moindre idée de la mort de Carl. C’est con. En tout cas, Rick n’a plus rien à perdre cette fois, parce que ce n’est pas comme s’il semblait aimer beaucoup Judith quand on le voit. Oui, je me retrouve à parler de Rick à la place du segment de Negan, mais c’est parce que ce segment ne m’a pas convaincu du tout.

Attention, ce n’est pas Jeffrey Dean Morgan qui ne me convainc pas : il est toujours aussi bon acteur… C’est l’écriture qui pêche, avec une scène où il découvre les doutes de Simon, son homme de main, qui préférerait se barrer que tenter encore une fois de s’en prendre aux tarés d’Alexandria, du Royaume et compagnie.

Il change vite d’avis en voyant le colis que Maggie leur a envoyé avec les 38 prisonniers qu’ils ont en stock et qui viennent tous de chez Simon.

Enid – C’est le retour de Briana Venskus dans une énième série, mais elle n’y fait cette fois que de la figuration. Enid et Aaron étant désormais dans le camp des femmes. J’avais oublié cette partie de l’intrigue dis-donc, mais ils sont prisonniers le temps de laisser Enid culpabiliser, avant d’être emmenés droit à leur exécution…

Ou pas. Enid parvient à faire changer d’avis Cindy et s’en sort la vie sauve : même si Enid a tué sa grand-mère, ce n’était pas parce qu’elle le voulait, mais parce qu’elle n’a pas eu le choix. Tuer Aaron et Enid, c’est l’assurance de se faire de nouveaux ennemis et de finir mortes. Mouais. Franchement, c’est moyen comme raisonnement, mais ça suffit à convaincre Cindy de les laisser partir.

Oui, sauf qu’Aaron refuse de partir sans convaincre quelques combattantes. Il abandonne ainsi Enid en lui demandant d’aller prévenir Maggie de ne pas venir de ce côté-là de la forêt, qu’il gère à lui tout seul.

Simon – Enervé par le colis de Maggie, Simon suit les ordres de Negan et débarque à la déchetterie où il demande une excuse pour le deal que Jadis a passé avec Rick. Celle-ci refuse de s’excuser et lui rappelle qu’elle a au contraire livré Rick aux Saviors, incapables de s’en occuper correctement.

Par principe, Jadis accepte malgré tout de céder toutes ses armes à feu aux Saviors. C’est d’une idiotie sans nom, et c’est presque drôle de voir des américains céder si facilement leurs armes. Sans trop de surprises, ça se termine par un Simon qui part en vrille et tue tout le monde, parce qu’il n’obtient pas ses excuses et parce que Jadis n’a pas assez de remords à son goût.

Vous vouez, j’avais dit que c’était une idiotie sans nom, surtout avec Simon qui est clairement parti en vrille dans le segment de Negan. Pauvre Jadis, je vais finir par avoir de la peine pour elle. Et cela tombe bien, parce le prochain segment est évidemment sur…

Jadis – Toutefois, on reprend sur Rick et Michonne coincés dans la déchetterie. IL n’est pas dur de comprendre qu’ils vont tomber sur Jadis. Elle a pris le temps d’enfiler une chemise de nuit et de nettoyer le sang sur sa tronche, mais pas de transformer tous ses potes en vrais cadavres… d’où les multiples zombies dans la déchetterie.

Rick et Michonne s’équipent de portières de voiture pour s’enfuir, mais ils le font sur Jadis qu’ils abandonnent derrière malgré ses appels à l’aide et son envie de s’enfuir. Pour s’en débarrasser, Rick lui tire carrément dessus, et rate son coup, pour la première fois si je ne m’abuse L’actrice n’a jamais été si convaincante que dans son désespoir, et ce n’est que le début.

Elle voit ensuite tous ses amis se faire broyer, car c’est la seule solution qu’elle a trouvé pour survivre. Oui, oui, elle fait de la confiture de zombies avec ce qu’elle trouve à la déchetterie, normal. Et si elle trouve un broyeur géant, elle semble incapable de trouver des chaussures pour autant.

Allez, qu’est-ce que le confort quand on a des boîtes de conserve en réserve ?

Rick – Après avoir laissé Jadis à son triste sort, Rick culpabilise et promet qu’il a tiré au-dessus de sa tête, et pas sur elle. Ben oui, on sait bien que tu vises à merveille et que tu n’aurais pas raté comme ça.

Il prend enfin le temps de lire les lettres, en s’éloignant de Michonne et en commençant par celle écrite à Negan. Il se débrouille ensuite pour contacter le grand méchant et lui dire que si la dernière volonté de Carl est de les réconcilier et de leur permettre de faire la paix, il compte bien le tuer malgré tout. Il est intéressant de les voir les deux hommes enfin communiquer, ou de voir Negan triste d’apprendre la mort de Carl.

Cela se termine par les menaces habituelles entre les deux hommes, avec Rick qui est obséder par la pensée de tuer Negan et ce dernier qui n’est pas effrayé du tout, mais explique tranquillement à Rick que toutes les morts sont de sa responsabilité, et particulièrement celle de Carl. Ah bah oui, ça va arranger vos affaires et vous réconcilier ça. Je crois bien que Rick n’a pas retenu la leçon de Carl et que l’humanité va vite disparaître dans cette série. En plus, Jadis reste une possible menace pour la suite…

En tout cas, j’ai bien aimé cet épisode au découpage un peu artificiel par moment, mais à la structure en six segments qui permet de ne pas trop s’ennuyer. On change assez régulièrement d’intrigue pour être dedans du début à la fin ; mais j’aurais tout de même aimé un plus grand respect de la chronologie – ça aurait permis plus de surprises.

11.jpgÉpisode 11 – Dead or Alive Or – 13/20
It’s gonna make me feel a hell of a lot better.

Heureusement que l’épisode précédent n’était pas trop lent, ça me permet d’enchaîner sans craindre de mourir d’ennui et devenir moi-même un zombie.

L’épisode commence par les réfugiés d’Alexandria faisant leur possible pour se rendre, à pied, à la Colline de Maggie et alors que les Saviors les cherchent. Ce n’est pas bien passionnant, je dois dire, avec une Tara énervée de voir Dwight en vie et faisant tout pour le sauver. Bon, c’était plus intéressant dans l’épisode précédent quand même.

Ce n’est pas que Tara qui n’aime pas trop Dwight : beaucoup d’entre eux ont peur qu’il les trahisse. En attendant, ils l’écoutent tout de même : il leur propose un chemin vers lequel se diriger et dans lequel ils ne tomberont pas sur les Saviors, car c’est bien trop dangereux : un gué plein de zombies les attend, ce qui permet de stresser vite fait sur le sort de Rosita.

Le vrai intérêt de cette intrigue est bien dans le duo Dwight/Tara, puisque celle-ci veut le tuer et s’arrange pour le faire. Elle n’en a pas conscience, mais elle est surveillée par Rosita, qui n’essaye pas pour autant de l’arrêter dans son envie de meurtre : elle sait bien que personne ne peut stopper une femme qui veut venger la mort de l’être aimé.

Ah oui, parce qu’en fait la haine de Tara vient de la mort de Denise, tué par Dwight il y a quelques années pour nous, quelques jours pour elle. Malheureusement, j’avais entièrement oublié ce personnage de Denise, malgré la jolie mort à laquelle elle avait eu droit. Il faut dire ce qui est, les scénaristes n’ont rien fait pour nous rappeler son existence ces dernières années et le nom semble sortir de nulle part quand Dwight l’évoque. Oui, oui, Dwight, pas Tara, qui n’en a jamais trop reparlé de toute façon.

Bref, Tara essaye de tuer Dwight mais rate son tir à quasi-bout portant (alors qu’elle tue des zombies à 15 mètres sans problème avec la même arme, parce que c’est LOGIQUE). Celui-ci s’enfuit, est rattrapé par Tara mais… ils sont interrompus par des Saviors qui passaient par là.

Comprenant que c’est là sa chance de survie, Dwight sort de leur cachette et rejoint de nouveau les Saviors, en prenant soin toutefois de vérifier que celle qui l’a vu tuer des Saviors n’a pas refait surface et que les Saviors ne tombent pas sur les rescapés d’Alexandria. C’était risqué de sa part, mais ça les sauve tous.

Il ne reste plus qu’à engueuler Tara pour son inconscience, ce que fait Daryl une fois que Rosita la ramène auprès des autres. Toutefois, Daryl se calme en voyant Judith, dans les bras d’un figurant, parce que bon, après tout, il faut bien dire qu’elle est là quand même, mais elle ne sert toujours autant à rien pour la série, donc on la fait être là sans être là, parce que c’est plus pratique.

Pendant ce temps, loin de tout le drama de cette petite randonnée en forêt, Gabriel est quant à lui en train de mourir à petit feu et chercher le chemin vers la Colline et Maggie. Son état médical empire et le laisse à moitié aveugle, avec son allié dont j’ai oublié le nom, le médecin des Saviors. Être aveugle lui permet d’entendre mieux quelques bruits, mais pas tous. S’il est capable d’entendre une cloche de très loin, il est incapable d’entendre un cadavre rampant dans la pièce d’à côté.

Par chance, la cloche de la maison qu’il entendait apportait surtout de bonnes nouvelles : tout un stock d’antibiotiques capables d’aider Gabriel à combattre son infection. Ben tiens, comme par hasard. Je veux bien le voir mourir moi.

Bon, les médicaments le guérissent mais ne lui rendent pas la vue. En revanche, son calme nouvellement légendaire lui permet de découvrir des clés de voiture et une carte. Ils peuvent donc retrouver le chemin vers la Colline et un moyen de transport, c’est merveilleux. Oh, il y a bien sûr un petit problème en cours de route, mais ils parviennent à s’en tirer malgré tout.

Et alors que tout va bien pour eux, ils sont faits prisonniers par les Saviors et le médecin choisit de se suicider en tentant de s’échapper, ce qui laisse Gabriel en larmes et avec une vraie tête de benêt. Je n’y arrive plus avec ce personnage, je le trouve de plus en plus stupide à chaque fois, et la tête d’ahuris de l’acteur un plan sur deux ne m’aide pas à accrocher.

Du côté de Maggie, les habitants du Royaume sont bien arrivés. Ah, c’était à croire que personne n’arrivait jamais là-bas ! Bon, et en même temps, ce sont les plus inintéressants qui y sont, avec Carol et Morgan qui ne sont pas d’accord sur la manière d’éduquer leur nouveau petit tueur en herbe – finalement, Morgan tente de le tenir en laisse en lui disant qu’il a tué le meurtrier de son frère, histoire de le calmer.

Quant à Maggie, elle les observe de loin pour oublier ses vrais problèmes : ils sont tous à court de provisions et Gregory a bien envie de lui parler. Les prisonniers veulent plus de liberté évidemment, à commencer par le gentil beau gosse d’il y a quelques épisodes.

En fin d’épisode, les groupes peuvent enfin se retrouver. Daryl porte cette fois dans ses bras Judith, pour le principe du plan badass où ils arrivent et annoncent à tout le monde la mort de Carl, y compris à cette pauvre Enid qui s’effondre. J’en avais presque oublié qu’elle se voyait déjà mariée avec, dis !

Siddiqh vient remercier personnellement Maggie pour son expérience et se présenter comme nouveau médecin pour le groupe. Un de moins, un de plus, tout va bien, comme toujours. Maggie retrouve espoir et décide donc d’autoriser du temps libre pour les prisonniers. Enfin, libres. Avec un quart de ration de nourriture, ils peuvent désormais travailler.

On termine l’épisode chez les Saviors, et c’est bien dommage, car ça recommençait à être bien, et puis en fait non. Eugène se fait draguer par sa rousse, une fois de plus, et la scène est tellement inutile qu’elle cache forcément quelque chose. La rousse est clairement énervée d’être traitée comme une simple serveuse, mais en fait, le but est d’introduire une nouvelle pièce où Eugène fabrique des balles.

C’est ici que Gabriel est ramené, car ses mains peuvent être utiles pour faire le tri dans les balles. À défaut d’avoir des yeux, il a ce qu’il faut pour ça et c’est bien peu intéressant franchement. La dernière scène voit Negan faire un discours à ses hommes, dont Dwight !, et leur dire que pour la Colline, c’est la vie, la mort… ou un bullshit entre les deux, donc l’état de zombie.

Bonjour, nous sommes à 12 épisodes du début de saison et, finalement, rien n’a changé : un ou deux persos de moins, un ou deux persos de plus, mais autrement, pas d’avancées dans l’intrigue. Autant dans l’épisode précédent, j’avais l’impression d’avancer enfin dans certaines intrigues, autant dans cet épisode, j’ai eu la désagréable impression que la série recommençait à tourner en rond – pour ne pas écrire trop vite qu’elle recule ; ils peuvent sûrement faire pire !

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La série préférée de… Yodabor (In the Flesh)

Coucou à tous !

Quand Shipou m’a proposé d’écrire quelques mots sur ma série préférée sur son blog, je n’ai pas hésité longtemps.

Je cite souvent Doctor Who dans mes coups de coeur et je tourne beaucoup en boucle sur Travelers, 12 Monkeys ou The Expanse, mais celle que j’aime le plus est une série qui est désormais terminée même si j’ai toujours l’espoir de la voir revenir.
Il s’agit de… In the Flesh.

Résumer In the Flesh n’est pas la chose la plus facile au monde mais on pourrait partir sur quelque chose du genre :

Des zombies essaient de se réadapter à une vie la plus humaine possible, parmi des habitants qui ont été en pointe de la lutte contre eux.

In the Flesh, c’est donc l‘histoire de Kieren Walker, un zombie, ou plutôt un PSD (partially deceaded syndrome) comme ils s’appellent ici, qui n’avaient certainement pas demandé à avoir une deuxième vie.

Mais un remède a été trouvé et les morts qui ne le sont plus sont maintenant renvoyés vers leur famille pour se réintégrer.

Mais s’ils n’ont plus besoin de manger de la cervelle, ils conservent une apparence différente, qu’ils camouflent sous des lentilles et du maquillage. Et surtout, ils ne sont pas toujours les bienvenus, notamment dans la ville de Roarton qui a été à la pointe de la lutte anti-zombies quand ceux-ci étaient encore un danger.

Kieren doit donc réapprendre à vivre et à trouver une place dans sa famille. Il a la chance pour cela de rencontrer Amy, un rayon de soleil zombie qui accepte très bien sa condition. Et il doit gérer le retour de Rick dans le village.

La première saison fait seulement trois épisodes et je pense avoir pleuré la majorité du temps.
Moi qui suis loin d’être une sensible en matière de série télévisée, j’ai rarement été autant touchée par un personnage et ce qu’il dégage, et ce n’est sans doute pas pour rien si Kieran est mon personnage favori toutes catégories confondues.

Du coup, j’ai eu du mal à me lancer dans la saison 2 parce que je pensais avoir eu mon quota de larmes. Mais je ne regrette pas du tout l’avoir fait parce que la série passe à un niveau supérieur en terme de symbole.

On n’est plus du tout dans une logique d’intégration, les PSD deviennent totalement exclus. Il y a des moments terriblement crève-coeur et une vraie noirceur qui s’installe. Mais c’est aussi une saison plus gaie, qui s’ouvre à d’autres personnages et surtout à Simon.

Simon pousse Ren à accepter qui il est et à ne jamais le regretter. Simon est entier, Simon a une franchise et une volonté écrasantes… Mais c’est lui qui doit finir par faire un choix.

In the Flesh est une série de la BBC3 et elle se reconnaît immédiatement dans le style de de cette chaîne, qui a sorti à peu près à la même époque The Fades et la première saison  de Torchwood.

On peut regretter la fin très ouverte, sans véritable conclusion, mais je trouve que le chemin parcouru est à la hauteur des espérances. Même sans savoir comment tout cela se termine, In the Flesh mérite d’être vue, pour son histoire, son symbolisme, et pour Emily Bevan, Emmett J. Scanlan et un Luke Newberry absolument merveilleux.


Merci beaucoup à Yodabor d’avoir accepté de prendre en charge ce dernier « 500 mots » de la semaine. En plus, ça m’a presque donné envie de vraiment découvrir cette série, sur ma liste depuis un moment. On verra quand j’aurais le temps ! En attendant, vous pouvez retrouver Yodabor sur son blog où elle propose un récap hebdomadaire et mensuel des séries qu’elle regarde, mais aussi des chroniques littéraires ! Eh oui, j’ai refait votre carnet d’adresse cette semaine, je sais !

Quant à moi, je vous dis à demain pour un retour aux « 500 mots » habituels du blog, à commencer par des méga-stats des deux dernières semaines 🙂 Oh, si tout va bien, on parlera aussi de zombies avec The Walking Dead, mais pas sûr pour celle-ci que ce soit une bonne idée de comparer la qualité des deux séries : In the Flesh l’emporte très certainement vu cet article.

Vus cette semaine #9

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. C’est encore une semaine avec une poignée d’épisodes seulement ; ça devrait commencer à aller un peu mieux la semaine prochaine, peut-être (j’espère).

Lundi

The Walking Dead – S08E09 : Honor – 18/20
Cet épisode était très bon, l’un des meilleurs de la série depuis un bon moment, même si comme d’habitude, il durait lui-même un bon moment – et c’était trop à un certain point. Nous avions l’action d’un côté avec une intrigue très prévisible, mais réussie. De l’autre côté, nous avions enfin une intrigue qui se rappelait l’humanité de la série – celle qui faisait que les premières saisons étaient intéressantes à suivre et que l’on a perdue il y a quelques années. C’était attendu après la pause de mi-saison, mais ça faisait du bien. Espérons que le sacrifice de cet épisode ne soit pas vain et ramène de l’humanité pour de bon.
Here & Now – S01E03 – If a Deer Sh*ts in the Wood – 15/20
La série poursuit son chemin sans surprise, en négligeant peut-être un peu trop certains personnages cette semaine pour en privilégier d’autres ; mais dans l’ensemble, c’est top à voir, malgré un ton qui peine parfois à convaincre sur les débats de société qu’ils veulent aborder pour montrer qu’ils sont plus à l’écoute et mieux que tout le monde. J’attends aussi qu’on en sache plus sur le titre de la série – apparemment lié au travail philosophique de Greg – car c’est toujours un mystère après trois épisodes.

Mardi

Unreal – S03E01 – Oath – 16/20
C’était un premier épisode de saison tout à fait classique pour Unreal. L’effet de surprise des deux premières saisons s’est évanoui, mais ça n’empêche pas de savourer ce début de saison qui promet déjà quelques bonnes pistes à explorer par la suite et une critique toujours aussi au point. Si j’aime beaucoup Serena, je ne suis pas trop convaincu pour l’instant par les candidats… j’en attends un peu plus, mais c’est d’avoir trop attendu cette saison, ça !

Mercredi

This is us – S02E16 – Vegas, Baby – 15/20
Après des épisodes tout plein d’émotion et quelques semaines de pause, la série reprend tout en douceur avec un épisode qui comble cette saison, mais la comble bien. On avance dans quelques intrigues et dans les relations familiales, et après tout, c’est tout ce qu’on demande aux Pearson.

Jeudi

The Magicians – S03E08 – Six Short Stories about Magic – 19/20
Pas étonnant qu’Olivia Taylor Dudley adore cet épisode : il n’y a pas à dire, cette saison, les scénaristes expérimentent tout un tas de manière de raconter ce qu’ils ont à dire, et comme pour Be the Penny, c’était super efficace cette semaine, avec en plus un twist technique osé et des rebondissements d’écriture bien gérés. Je ne leur retire un point que parce que j’en voulais plus sur une intrigue, mais je suis très heureux que ce soit sur un aussi bon épisode que Syfy confirme que la série reviendra pour une saison 4 !

Vendredi

Scandal – S07E12 – Allow Me to Reintroduce Myself (1) – 16/20
Comme prévu, ce crossover fait énormément de bien à Scandal et peut être suivi par tout le monde. Franchement, à une scène (ou deux, allez) près, j’ai passé un vrai bon moment sans trop de yeux levés au ciel et de soupir devant la médiocrité atteinte par la série. Oh, bien sûr, on n’est toujours pas sur de l’excellent, mais l’arrivée d’Annalise Keating fait énormément de bien à la série qui avait besoin de ce nouveau souffle.
HTGAWM – S04E13 – Lahey v. Commonwealth of Pennsylvania (2) – 16/20
C’était un bon épisode d’How to Get Away With Murder, mais je reste très clairement sur ma faim concernant… le crossover ! Je sais, je l’ai beaucoup critiqué… et je vais continuer. Il était très bien écrit, très bien fichu, mais le problème, c’est que maintenant, on en attend bien plus. En fait, l’intrigue choisie pour ce crossover mériterait plus que deux épisodes, mais des liens constants entre les deux séries au moins jusqu’à la fin de chacune des saisons…  Là, nous avons une fin bâclée, et c’est dommage.

Samedi

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E11 – All the Comforts of Home – 18/20
La série revient et débute sa deuxième story-pod qui promet déjà énormément d’excellentes choses. Bien que la première partie de saison pouvait nous faire croire qu’on était prêt à tout ce qui allait se produire, cet épisode nous prouve le contraire parce qu’il recèle quelques surprises qu’il était franchement impossible de voir venir, au milieu de celles auxquelles on s’était tous préparés.

Challenge Arrowverse

Comme prévu, je n’ai pas pris le temps d’en regarder le moindre épisode cette semaine, et ce sera pareil pour celle à venir…

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