The Man in the High Castle – S04E01-03

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Épisode 1 – Hexagram 64 – 18/20
Quel début de saison ! Il ne faut pas longtemps pour se remettre dans l’ambiance de la série qui en une heure réussit à revenir avec toute sa force habituelle, que ce soit dans les scènes angoissantes, dans celles mystérieuses ou tout simplement dans les innombrables complications géopolitiques qui ne manquent pas de surgir – et d’ailleurs, de ce point de vue-là, la série en a encore de bonnes en réserve, avec des révélations qui donnent vraiment envie de voir toute la saison ! L’écriture de l’épisode est excellente pour faire monter la tension et l’émotion tout du long. Chapeau bas.

> Saison 4


Spoilers

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The Reich had poisoned his mind long before they killed him.

Eh quand même, cette série est tellement parfaite et complexe qu’il leur a fallu quatre minutes pour faire un RÉSUMÉ de trois saisons, en ne se concentrant que sur les parties importantes pour ce premier épisode. Et il aura fallu une minute pour que je sois à nouveau à fond dedans et que je saute de joie : Juliana se fait tirer dessus et change de monde, tombant dans un parterre de fleurs aux États-Unis. Blessée, elle est secourue par le John de ce monde-là accompagné de… son fils, Thomas. La tête de Juliana vaut de l’or !

Après le générique, c’est un an plus tard que nous nous retrouvons à une cérémonie en hommage à… Tagomi. Décidément, tout le monde meurt rapidement dans cette série. C’est bien triste. Il s’est fait tuer dans un attentat, sous les yeux de Kido. Un an plus tard, la cérémonie en son honneur est gênante, puisqu’il est dit que la violence entraîne la violence, et que c’est ce qu’il se passe à San Francisco. La cérémonie prend des allures de discours politique de la part de la famille royale, qui n’entend pas laisser ce crime être géré par l’armée.

Et pour ne rien arranger, les japonais apprennent que le Reich est passé en zone neutre, pour s’attaquer à Denver où l’on retrouve la ville en état de siège. Si on m’avait dit que je commencerai mon dimanche matin par une scène de guerre ! Je ne m’y attendais pas à celle-ci ; et apparemment, les habitants de Denver non plus. Notre pauvre Wyatt assiste à quelques meurtres de soldats de la Résistance.

Bref, les nazis prennent le dessus et ils récupèrent au passage un bon nombre de films du Maître du Haut Château… qu’un John au visage fermé décide de brûler. Il est de plus en plus froid et son année n’a pas l’air de lui avoir fait du bien. L’acteur est excellent, mais ça me rend triste de perdre le personnage comme ça. Il refuse en tout cas de dire si le Reich est responsable de l’attentat contre Tagomi ou de parler de sa famille.

L’écriture de l’épisode fonctionne bien, et on enchaîne donc sur Helen qui vit dans une ferme désormais, avec sa fille qui écoute une radio de la résistance avec des chansons interdites, notamment les chansons des noirs. Oups. La ferme appartient au frère d’Helen, et c’est lui le résistant qui n’hésite pas à le faire savoir à John quand celui-ci vient leur rendre visite pour un dîner de famille. Les tensions sont palpables, surtout quand il est question des films des résistants que John décrit comme « de plus en plus sophistiqué ». Tu m’étonnes. Je ne comprends pas trop son mensonge, ni la raison pour laquelle il abandonne l’espoir de revoir Thomas.

Après le repas, John prend quand même le temps d’offrir un cadeau à ses filles pour qu’elles le laissent tranquille avec Helen. Un an a passé et il estime que c’est largement suffisant comme temps qu’il a laissé à sa femme pour qu’elle aille mieux. Le truc, c’est qu’elle n’est pas prête à pardonner le Reich d’avoir tué son fils, parce qu’elle pensé évidemment que la pensée nazie est ce qui a tué son fils. Evidemment.

Elle refuse catégoriquement l’idée de revenir chez elle, même si John insiste pour dire que les filles ne sont pas en sécurité à la ferme. Elles ne le sont pas beaucoup plus dans le Reich, cela dit. Helen est alors brillante : elle rejette John en lui disant qu’elle ne le reconnaît plus. Ce connard décide ainsi d’embarquer ses filles dans son avion, ce qui énerve un brin leur oncle, mais que voulez-vous faire face aux forces armées du Reich.

Helen prend tellement cher dans ce monde. Après la mort de Thomas, elle perd donc ses filles qu’elle refuse de suivre, préférant ainsi s’opposer au modèle nazi. Elle reste donc en zone neutre, sans ses enfants. J’ai tellement de peine pour elle !

À l’ambassade japonaise, la tension politique monte, et les responsables de l’attentat contre Tagomi sont tous trouvés : les communistes noirs. Allons bon, ça manquait encore de racisme anti-noirs dans cette série, c’est sûr. L’échiquier politique est de plus en plus complexe, et la famille royale japonaise s’en mêle : la princesse essaie donc de se faire respecter comme elle peut par une armée qui ne l’écoute pas, parce que c’est une femme. M’enfin qu’importe, c’est elle qui a le dernier mot pour le moment : c’est elle qui a le sang royal. Le seul problème, c’est que ça nous laisse un chef de l’armée bien énervé de tout ce qu’il se passe et prêt à passer ses nerfs.

Les communistes noirs ? Ils sont bien organisés pour échapper aux contrôles, avec une nourrice pour une famille japonaise qui fait passer des armes à feu dans le landau du petit qu’elle garde. Flippant. Pour être sûre de réussir, elle avait en plus son mec qui faisait diversion en étant le suspect idéal. Il s’en tire malgré tout, puisque lui n’avait rien dans son sac.

Une fois chez eux, en revanche, ils ont la masse d’armes à feu… et ce n’est pas bon du tout puisque les japonais décident de faire une descente dans leur immeuble. Même si on ne connaissait pas encore ces personnages, il est difficile de ne pas les adorer immédiatement et de ne pas avoir peur pour eux quand les japonais se mettent à embarquer des hommes de manière aléatoire en promettant de ne pas les rendre si aucune information sur le meurtre de Tagomi ne leur parvient. Oh lala.

Des infos, ils en obtiennent, ce qui permet à Kido et ses hommes de faire une descente dans un entrepôt où il interroge un noir qui se dit innocent, mais dans l’entrepôt duquel les japonais retrouvent une arme identique à celle qui a tué Tagomi. La torture n’est pas chouette à voir, et on a un caporal japonais qui n’apprécie pas trop la scène, ce qui est rassurant. On a encore quelques personnes humaines de ce côté-ci du monde.

Le truc vraiment surprenant, c’est que ce caporal qui ne supporte pas d’avoir du sang giclant sur son visage est en fait… le fils de Kido ! Oula, je ne m’y attendais pas à celle-là, la série a donc encore pas mal de surprises en réserve.

De son côté, Wyatt mène toujours la Résistance comme il peut, mais il est déprimé des pertes du matin à Denver. Il décide donc de faire rentrer chez eux les hommes qui lui sont encore fidèles, notamment Lem, un soldat du BCR (qu’on découvre plus tard être la résistance communiste noire). Ce dernier remotive Wyatt et le regrette aussitôt quand celui-ci compte sur lui pour s’infiltrer et obtenir des informations supplémentaires. L’épisode se termine sur une rencontre entre Wyatt et la résistante noire que l’on a suivi plus tôt dans l’épisode, qui s’appelle Bell.

Juliana ? Finalement, elle est en Virginie. Elle a survécu à sa blessure et s’est fait un nouvel ami qui n’a aucune idée de son passé dans un autre monde (je me trolle tout seul avec La Reine des Neiges 2 à ce stade-là, c’est grave). Leur conversation permet d’en savoir un peu plus sur ce qui ressemble à notre monde, avec des envies d’aller dans l’espace plutôt que de détruire un Reich battu il y a bien longtemps.

Dans ce monde-ci, en tout cas, Juliana est devenue professeur de ce qui ressemble d’abord à du judo et s’avère bien différent finalement : avec l’aide de Thomas, elle apprend à des enfants comment méditer. Au passage, elle s’échappe donc dans un monde de méditation où elle aperçoit Tagomi qui lui dessine quelque chose avant de disparaître en cendres. Rassurant. Elle est finalement ramenée à un état d’éveil par Thomas et Helen, qui a donc le luxe d’être en vie dans deux mondes différents.

Juliana retounre finalement dans son état de méditation pour contempler les dessins de Tagomi, mais elle se rend compte qu’elle n’est pas la seule dans cet état de transe : elle aperçoit au loin de nombreuses silhouettes… L’invasion nazie ?

Les dessins sont finalement des mots en japonais que Juliana prend le temps de traduire : c’est l’hexagramme 64, qui signifie « pas encore complété ». Bien, c’est mystérieux.

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Épisode 2 – Every Door Out – 17/20
Si le début de l’épisode m’a beaucoup plus plu encore que l’épisode précédent qui était déjà génial, il y a toute une partie de l’intrigue de celui-ci qui m’a davantage déplu. C’est dommage, mais ça s’explique par quelques lenteurs et un acteur que je ne peux plus me voir en peinture – j’avais déjà bien cru le reconnaître dans l’épisode 1. Bon, en tout cas, cet épisode paraît être une transition, donc difficile de s’arrêter en cours de route !

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They have no sense of the multiverse.

L’épisode débute par Bell découvrant un bar clandestin dans lequel elle fait la rencontre de son futur compagnon, mais aussi d’Equiano. Ce dernier est le leader de la résistance communiste noire, mais c’est aussi un acteur de Supergirl dont je me serais bien passé. Je n’arrive pas à le dissocier de l’ennui que me provoque la série de la CW, et j’ai eu beaucoup de mal à accrocher à cette scène d’intro qui consistait à le voir faire un discours de recrutement efficace sur Bell, concrètement.

Quelques mois plus tard (années ?), on suit une réunion entre Bell et Wyatt (notamment) où elle lui rappelle que son but est la protection des Noirs. Le reste, elle s’en fiche un peu, parce que la mission d’Equiano est claire : il faut protéger les Noirs et c’est tout.

Finalement, elle accepte d’aider Wyatt et ses hommes à monter un attentat, parce que ça l’arrange aussi. L’attentat vise évidemment les japonais, l’ennemi commun du moment, et on en suit toute la préparation. Celle-ci ne plaît pas spécialement à Wyatt, parce qu’il est question de tuer publiquement des figures d’autorité, mais aussi des civils. Pour Bell, il n’y a pas de civils innocents : tout le monde profite du crime des japonais. Bref, c’est une résistante convaincue au point de monter un attentat, et elle est tout de suite moins appréciable que dans l’épisode précédent… même si j’ai trouvé ça bien amené, car on peut suivre la logique du personnage.

Il y a bien débat avec Wyatt, mais finalement, ils trouvent un terrain d’entente. Le problème, en revanche, c’est qu’ils prévoient d’attaquer la boutique de Robert. C’était cool de le revoir, mais j’ai eu un peu de mal à me faire totalement à cette intrigue, j’avoue. Ainsi donc, l’antiquaire a obtenu des œuvres inestimables pour un gala réunissant les officiels japonais, avec des grands noms de l’Histoire. Et c’est pour cela que la famille royale elle-même s’intéresse à Robert : la princesse lui rend visite. La scène est sympathique, mais ce n’est pas l’intrigue à laquelle j’ai le plus accroché.

On suit en tout cas les officiels japonais qui se préparent pour cette vente aux enchères, et ça permet de retrouver le fils de Kido, toujours en proie aux doutes et peu satisfait de la vie qu’il mène. Il est clairement torturé à l’idée de mettre sa médaille d’honneur, qui fait suite à une fusillade, vu ce qu’on en entend.

Pendant ce temps, du côté de la résidence accueillant le gala, on suit l’arrivée de Kido qui interpelle Wyatt pour qu’il démonte le barbecue américain qu’il ramène. Ce n’est pas possible, comme le souligne Robert qui est là pour l’accueillir. La Résistance est bien organisée, quand même, et ils réussissent même à tromper la vigilance de Kido, qui pourtant voit bien que quelque chose ne tourne pas rond.

S’il ne s’en occupe pas, c’est parce que son fils, Toru, ne s’est pas rendu à son entretien d’embauche du jour. C’est inacceptable, alors il rentre immédiatement chez lui pour lui dire qu’il a réussi à faire décaler son entretien au lendemain et surtout pour le confronter. Toru lui explique donc qu’il n’a pas eu la force de s’y rendre, mais Kido refuse de penser que son fils puisse être faible. Charmant.

En parallèle, Robert continue de se confier à Yukiko. Cette dernière l’aide bien durant tout l’épisode, parvenant à limiter ses faux-pas et le soutenant quoiqu’il arrive. Elle va jusqu’à lui offrir du thé dis donc, mais ce faisant, elle a attiré mes soupçons. Elle est trop parfaite, gentille et généreuse avec lui, non ? Bon, dans tout ça, on se retrouve surtout avec une tension amoureuse, donc.

Tension amoureuse d’autant plus évidente que la série enchaîne avec une scène de sexe entre Elijah et Bell, qui laissent Wyatt gérer l’attentat et déstressent comme ils peuvent en attendant le lendemain où tout aura lieu. Bell se met ainsi à se laisser aller à rêver, mais Elijah lui remet vite les pieds sur terre en lui disant qu’ils n’auront jamais d’enfant. Le monde est trop pourri pour ça, surtout pour les noirs.

De son côté, la fille de John reprend les cours, et ce n’est pas facile pour elle de se réadapter à un établissement qui a bien changé depuis la saison dernière. Nous sommes désormais en année zéro et tous les étudiants sont de petits nazis en puissance. Outre les brassards avec croix gammées, le moment bien choquant de cet épisode vient donc de la terreur de la prof de littérature qui se voit accuser de faire de la propagande anti-nazi parce qu’elle fait lire un livre suggérant que les juifs sont peut-être humains. Ouille, charmant.

Forcément, ça ne plaît pas à Jennifer, qui s’en confie ensuite à son meilleur ami, lui disant qu’elle n’aime pas ce nouvel ordre du monde où les professeurs ont peur d’eux et lui expliquant aussi qu’elle était en-dehors des limites du Reich pendant son voyage, et non à Chicago comme son père le prétendait. Elle en dit beaucoup trop, j’ai peur pour elle, sérieux, même si son meilleur ami, Henry, a l’air tout gentil.

Gentil oui, mais il reste un bébé-nazi quand même. Quand Jennifer se met carrément à lui faire écouter du jazz noir de la Zone Neutre, j’ai commencé à être vraiment flippé pour elle, et même pour lui, puisqu’il se met à danser. C’est un peu trop de liberté d’un coup, et ça ne manque pas : Amy, la petite sœur, les surprend, les interrompt et veut aussitôt les dénoncer.

Elle le fait donc à son père, parce que c’est ce qu’on lui a appris à l’école : il faut dénoncer les crimes, même ceux de sa famille. La petite est tellement lobotomisée, ça fait flipper cette série. Heureusement, John protège quand même Jennifer, disant qu’il s’agit de son vinyle tiré d’une enquête à Amy, pour qu’elle n’en parle plus. S’il en profite pour dire de faire très attention quand elle accuse les gens qu’elle aime, John n’oublie pas de faire une remontrance en bonne et due forme pour Jennifer, ado rebelle. Quant à Henry, il réussit à se barrer sans la moindre parole de John, ce qui m’inquiéterait plus que tout le reste à sa place.

Durant la nuit, Jennifer appelle sa mère en cachette pour se plaindre et pleurer au téléphone : elle ne supporte pas le Reich elle non plus, maintenant qu’elle a connu la liberté. Oh l’angoisse. Cette pauvre Helen est forcée de réconforter sa fille comme elle peut, mais ce n’est pas si simple. Et John entend tout, sans pour autant se montrer : il sait donc que sa fille n’est pas à sa place dans le Reich et que c’est une torture pour elle que d’être dans cette vie de contraintes. Oups.

Le lendemain soir, il lit une jolie histoire à Amy qui enchaîne ensuite avec plein de questions sur les noirs, ne comprenant pas pourquoi il y en avait en ville quand John était enfant et pourquoi il n’y en a plus désormais. John s’en tient au discours de l’hôtel : ils sont retournés chez eux, en Afrique… mais Jennifer les entend et confie à son père qu’elle sait très bien que c’est faux. Forcément, la radio de la Résistance lui a appris ce qu’il s’est vraiment passé : un génocide.

Après le générique, j’ai eu envie de chanter du Dido tellement la scène m’a fait penser à Roswell : on voit ainsi des silhouettes débarquer dans le tunnel de la saison dernière, mais cette fois-ci, ils reviennent bien de l’autre monde, celui qui ressemble comme deux gouttes d’eau au nôtre. Forcément, c’est terrifiant : les nazis ont envoyé des espions partout dans ce monde pour comprendre la défaite de l’Axe, mais aussi pour faire de l’espionnage industriel, inévitablement.

C’est bien ça qui est flippant : le Reich veut étendre sa domination à notre monde, et comment voulez-vous que notre monde se prépare à l’arrivée d’espion d’un univers parallèle dont il n’est pas au courant de l’existence. Pire que ça, le Reich a désormais une jolie carte 3D du multivers, et j’ai beaucoup aimé cet entassement de globes.

Bien évidemment, John n’a pas totalement abandonné l’idée de revoir Thomas. Je trouvais ça étrange dans le premier épisode, mais dans celui-ci, on le voit recevoir les informations d’un espion sur sa version alternative. Si le John de ce second monde n’est pas bien brillant, à être un petit vendeur d’assurance, le Thomas du 2e monde est plus cool que celui du premier : il est sportif et en pleine santé. C’est un meilleur nazi potentiel. De manière surprenante, on apprend aussi que John et Helen n’ont qu’un fils dans cet autre monde, et ça c’est étrange.

Malheureusement, ça se termine aussi pour John par la révélation que Juliana est en vie, puisqu’il l’aperçoit sur une photo…

Dans son monde parallèle, Juliana continue de mener sa vie, allant au cinéma et passant du temps dans un bar avec Russ. Le couple n’est toutefois pas un couple, comme Juliana le confie à Helen quand elle le lui demande. Oui, évidemment, il n’y a qu’un bar dans leur ville, donc Russ et Juliana tombent sur John et Helen. Cette dernière est tellement heureuse dans ce monde-là, ça fait plaisir à voir franchement.

Elle a toute confiance en John et elle demande même à Russ de danser ! Rien que ça ! Par conséquent, on suit Juliana et John en train de faire un slow eux aussi, et si on m’avait dit que je verrai une telle scène il y a quelques jours, je ne l’aurais pas cru. En plus, il est difficile de ne pas accrocher à ce John-là, il est tellement sympathique. Comme quoi, on peut être un gros connard dans un monde, et plutôt sympa dans un autre.

Enfin, plutôt sympa jusqu’à ce qu’il se mêle de ce qui ne le regarde pas, à savoir le passé de Juliana. Celle-ci teste de lui dire une part de la vérité : si elle dit à Helen qu’elle est amnésique de ce qui a précédé sa blessure par balle, elle révèle ainsi à John qu’elle sait qui lui a tiré dessus. Et quand il ne comprend pas et veut lui venir en aide, elle décide de se barrer grâce à la voiture de Russ.

Alors qu’il la raccompagne chez elle, ils entendent à la radio que le chef des chercheurs américains du programme nucléaire est mort d’une crise cardiaque. Juliana fait aussitôt le lien entre ça, les échecs des envois de navettes dans l’espace et… le Reich. Elle va jusqu’à indiquer mystérieusement à Russ qu’ils sont là pour tout faire saboter. Elle semble complètement tarée, honnêtement… mais elle a bien raison, évidemment. Et elle en a confirmation durant la nuit où elle se rend compte qu’elle est espionnée.

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Épisode 3 – The Box – 19/20
La tension remonte au cours de cet épisode, et c’est excellent, parce que c’est exactement ce que je voulais voir. La série est d’une telle richesse et d’une telle complexité, j’ai du mal à me dire que dans quelques épisodes il faudra lui dire adieu. Pour l’instant, je ne me sens pas tellement devant une saison finale. Au contraire, j’ai l’impression qu’il y a plein de nouvelles pistes à explorer…

> Saison 4


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You are not my son.

On reprend cet épisode en zone neutre, où Helen est en voiture avec son frère, qui est tout nostalgique du passé. Bizarrement, Helen a pris la décision de passer à nouveau la frontière. Je ne m’y attendais pas à celle-ci ! Elle rentre donc bien rapidement dans son appartement où elle retrouve Amy, heureuse de la revoir, et Jennifer.

À peine rentrée, elle apprend que le Führer va venir dîner chez elle le lendemain… et ça ne plaît pas à John qu’elle l’apprenne si vite. La communication entre eux, c’est quelque chose : tout est dans le regard, dans le non-dit. Les conversations sont polies, cordiales et semblent correspondre à tous les codes du Reich, mais on voit bien que John craint une mauvaise réaction de sa femme. Il préférerait ne pas l’avoir au dîner avec Himmler, mais c’est impossible, évidemment.

Jennifer, elle, reproche le retour de sa mère à celle-ci dès qu’elle en a l’occasion : elle ne comprend pas comment elle a pu renoncer comme ça à sa liberté. Helen comprend que sa fille n’a pas l’intention de rester enfermée dans le Reich et elle fait tout ce qu’elle peut pour calmer son tempérament, parce qu’il est trop tôt et c’est bien risqué.

Une fois les filles confiées à la nourrice, Helen et John prennent le temps de parler sérieusement et ouvertement de la situation. J’ai adoré cette scène, où Helen lui explique que même si leurs sentiments ont changé, John a besoin d’elle : c’est une alliée, et pas seulement pour les apparences.

À San Francisco, Kido se rend compte que l’homme qu’ils ont arrêté pour le meurtre de Tagomi n’est pas coupable : même s’il est mort désormais, il avait un alibi. C’est triste comme tout, parce que Kido se laisse malgré tout réduire au silence par sa hiérarchie. Il ne cherche pas à résoudre le meurtre de Tagomi…

Du côté de l’attentat, tout est prêt à présent pour qu’il puisse être mené à bout. Wyatt et la Résistance se rendent donc sur les lieux, mais la Résistance est quand même composée d’un bon tas d’adolescents. Il les rassure comme il peut, et c’est l’occasion pour lui de parler d’une boîte dans laquelle il enferme tous les mauvais souvenirs. Pas si simple, pourtant.

Bell et ses hommes aussi sont là, à attendre l’arrivée de tous les officiels. Malheureusement pour elle, ce n’est pas près d’arriver, parce que Kido est retardé par les actions alcoolisées de Toru. Dépité de remettre sa médaille, il s’est ainsi bourré dans un bar et a fini par tuer un homme qui le dérangeait à lui demander de partir. Pas étonnant que Kido gère ça plutôt que le gala à la gloire du passé oublié de l’Amérique.

Toru ? Il confie à son père qu’il ne se pardonne pas ce que son unité a fait durant la guerre. Concrètement, il a massacré un village et il ne le supporte pas. Tu m’étonnes. Le problème, c’est que son discours est celui d’une résistance qui ne plaît pas du tout à son père : il lui explique donc qu’en Chine, les japonais sont en train de perdre, contrairement à ce que disent les médias. Et son devoir, il s’en fiche pas mal à présent, surtout quand c’est son père qui lui fait la remontrance après avoir abandonné ses devoirs de père de famille.

Bim, bam, boum, nous y voici : Kido pète un câble et décide de renier son fils, en le virant au passage de chez lui. Je m’y attendais, honnêtement. Dans tout ça, c’est sans Kido que la vente aux enchères commence pour Robert et les quelques autres officiels japonais. Wyatt décide de passer à l’action malgré tout, et c’est bien dommage parce que j’aimerai bien qu’on se débarrasse de Kido un jour quand même. C’est vraiment un méchant de série particulièrement horrible.

Et le pire, c’est qu’il apprend que Lem est de retour à San Francisco, avec un homme dont la description ne laisse aucun doute à Kido : le chef cuisto du gala est un Résistant. Il sonne aussitôt l’alerte, qui tombe au mauvais moment : les BCR entendent que l’attentat est compromis et décident d’abandonner Wyatt et ses hommes… jusqu’à ce qu’ils entendent les premiers coups de feu.

Dès lors, Bell culpabilise de les abandonner et décide de leur venir en aide. Et quand elle voit que l’une des cibles, Masuda, est encore en vie, elle sort carrément de son van où elle était en sécurité pour s’assurer de son assassinat. Kido et les autorités arrivent trop tard pour faire quoi que ce soit d’utile : l’attentat a bien eu lieu. C’est con pour eux quand même, ça s’est joué à quelques minutes – pour ne pas dire secondes.

Quant à Bell et Wyatt, ils s’en tirent ensemble, en vie… Pas comme le plus jeune des Résistants. Les terroristes ne s’en rendent pas compte immédiatement, les deux groupes étant trop occupés à se disputer de l’échec relatif des choses, mais ils ont aussi amené avec eux Robert. Surpris, celui-ci est en théorie bon pour être tué. En pratique, il s’en sort en décidant de livrer des informations capitales sur les japonais, puisque sa position lui permettait d’en savoir beaucoup après tout.

Dans le monde parallèle, Juliana retrouve Russ à qui elle a demandé de lui ramener… un flingue. Les États-Unis ! Il refuse toutefois de lui donner sans lui poser quelques questions, d’autant qu’il connaît son passé – celui de ce monde-ci, où elle est morte dans un accident de voiture avec ses parents, officiellement. C’est problématique.

Elle lui dit pourtant la vérité sur les menaces qui pèsent sur elle, et il lui confie donc l’arme à feu, comme si de rien n’était. Les américains ! Dans le même genre, Juliana apprend que Thomas envisage de rejoindre l’armée et qu’il est tout content de peut-être voir un peu d’action d’ici dix semaines. Flippée pour lui, elle lui explique donc que lorsqu’il aura une vraie raison de se battre pour quelque chose, il s’en rendra compte. En attendant, il ferait mieux de vivre. C’est une jolie philosophie de vie.

Lors d’une séance de méditation, Juliana se rend compte aussi que la silhouette qu’elle pensait être celle de Togami est finalement celle de John, le nazi. Et quand il lui tire à nouveau dessus, elle prend la décision de rappeler le John vendeur d’assurance pour lui parler de son passé, enfin.

Finalement, elle le fait parler de lui et on découvre que John, pendant la guerre, a eu peur de se laisser consumer par la soif de pouvoir. C’est beau, parce que ça correspond exactement au personnage de John que l’on connaît, et que Juliana veut battre. Elle demande donc conseil à l’assureur pour savoir comment vaincre le nazi, et il lui rappelle que ce n’est qu’un humain après tout. Et pour justifier la conversation avec lui, Juliana prend aussi le temps de parler avec John de Thomas, pour lui dire de lui raconter tout ce qu’il n’a jamais osé raconter de la guerre.

Malheureusement, il n’en aura pas le temps, parce que la scène suivante voit un nazi retrouver la piste de Juliana et tenter de l’assassiner. Elle est sauvée de justesse par John, qui est tué par le nazi. C’est con. Juliana parvient à s’enfuir, laissant l’homme de main nazi bien penaud d’avoir tué la version de son supérieur de ce monde parallèle…

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Mes derniers coups de… #22

Salut les sériephiles,

Comme tous les mois depuis bientôt deux ans (déjà ?!), il est temps de me poser pour faire le point sur mes derniers coups. Comme pour une fois cet article tombe un week-end, je me suis calé à mon bureau, avec une bonne tasse de thé, histoire de faire le tour de tout ce que j’ai à dire : trêve de blabla, à présent, je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

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Coup de Cœur : C’est peut-être un peu fort de parler de coup de cœur (elle s’appelle Nini, merde, c’est pas possible quoi), mais j’aime beaucoup les chansons originales de la nouvelle série de Disney + si simplement intitulée High School Musical: The Musical: The Series. J’ai écouté en boucle ces derniers jours « I think I kinda you know » alors que, franchement, lors de l’épisode, j’étais dépité du niveau. La version spotify est mieux, ça a fait la différence… et quitte à l’écouter en boucle, autant en faire un coup de cœur !

Coup de Mou : L’actualité est parfois plus brûlante qu’il n’y paraît et même si je n’en parle pas vraiment sur le blog, j’ai eu une fin de semaine compliquée au travail et ça fait que depuis hier soir, je suis une boule de nerfs qui n’a qu’une envie : dormir. Ouais, je sais, j’ai publié des articles hier soir, mais je vous assure qu’à 20h, j’ai lutté pour ne pas aller me coucher – je me suis dit que ça serait pire si je faisais ça. Bref, c’est un épuisement passager, mais là, faut bien reconnaître un gros coup de mou, qui s’est même senti sur le blog avec l’article catastrophe de jeudi. Je ne me suis pas battu contre WordPress !

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Coup de Poing : J’ai déjà eu l’occasion d’en parler dimanche dernier, mais certains épisodes de The Leftovers sont de gros coups de poing en plein dans les émotions. J’adore la série pour ça, parce qu’elle fait yo-yo tout du long, mais quand elle frappe, elle le fait bien. Il faut vraiment que je la continue – je n’ai vu qu’un épisode depuis mardi, parce que c’est bien de se la garder pour quand je mange seul, mais apparemment, ça n’arrive pas tant que ça.Résultat de recherche d'images pour "beth randall"

Coup de Blues : J’ai envie de parler ici du dernier épisode de This is us, parce qu’il m’a fichu un coup de blues (attention spoilers dans la suite du paragraphe) et même pas à cause de ce qui arrive à Rebecca (enfin, si, aussi, évidemment) ! Mon plus gros coup de blues, c’est d’avoir relu il y a peu mon article sur les personnages les plus inspirants, dans lequel j’avais mis en avant Randall. Ce n’est plus tellement le cas depuis l’an dernier et, pire que tout, c’en est maintenant pareil de Beth !

Coup de Vieux : Comme le mois dernier, je viens vous parler de Grey’s Anatomy, inévitablement. 350 épisodes ! Hier, je regardais la série passer ce cap improbable. Si j’exclus les nombreux revisionnages, j’ai donc passé plus de dix jours complets de ma vie à regarder cette série. Ce n’est plus un divertissement à ce stade-là. Non, mais donc, pour en revenir au coup de vieux, ils ont quand même été déniché l’ado du pilot, et elle a pris 16 ans dans la tronche, ça fait bizarre ! Qui ici s’est aussi pris seize ans dans la tronche pendant cet épisode ?

Résultat de recherche d'images pour "grey's anatomy pilot"

Coup de Gueule : Depuis quelques jours, tout le monde célèbre en grande pompe l’arrivée de Disney + aux USA et attend impatiemment le mois de mars pour s’y abonner. Alors oui, mais non, moi ça me saoule toujours autant de voir se multiplier les offres de streaming payantes, parce que ça veut dire qu’il va falloir faire des choix, et parce que depuis son arrivée, Disney semble faire une lutte assez efficace anti-streaming. Bon, c’est de bonne guerre, mais je trouve ça triste de perdre la belle époque de domination Netflix qui simplifiait quand même la vie. Résultat de recherche d'images pour "the good place janet"

Coup de Barre : Apparemment, il est temps que The Good Place touche à sa fin. Après une saison 3 décevante, la saison 4 a du mal à tenir la barre. La semaine dernière remontait carrément le niveau, mais l’épisode d’hier est de nouveau beaucoup moins bon que ce à quoi la série nous a pourtant habitués pendant ses deux premières saisons. Elle restera à jamais ce twist final de saison 1 absolument dingue et des personnages que j’adore, mais les scénaristes n’arrivent plus à surprendre.

Coup de Bol : Il s’en est passé des choses depuis mon dernier article sur les coups. Je veux dire, j’ai quand même rencontré Amy Acker. Pour ne pas tourner en boucle sur le même événement, j’ai envie de souligner que pour une fois, j’ai gagné un concours, grâce à Amazon. En effet, Prime Video a proposé un gros coup marketing avec un jeu qui consistait à regarder un épisode de leur série du moment pour trouver un objet vendu sur Amazon. Grâce à ça, j’ai tout de même gagné un bon de 50€ sur Amazon, à quelques semaines du Black Friday et de Noël. Je dis oui, surtout que financièrement, je rame un peu avec tout un tas d’argent qu’on me doit et qu’on ne me verse pas en ce moment !

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Coup de Tête : J’avais dit que je ne regarderai pas The Mandalorian, et la hype générale a été telle sur le premier épisode de la série (et son cliffhanger) que j’ai craqué comme un bleu. C’est malin. Je continuerais probablement d’un oeil distrait, mais je ne suis pas le fan que beaucoup semblent déjà être…

Coup de Théâtre : Jeudi, je vous disais que je vous parlerai dans cet article de ma frustration de ne plus lire autant qu’avant, faute de temps. Evidemment, hier, pendant mon énorme coup de barre, j’ai pris un roman et j’ai lu une centaine de pages d’un coup, et ça n’a plus de sens de vous dire ça. Bon, il faut encore que je finisse ce roman pour vous en faire une critique, surtout que c’est un service presse, ce serait bien si je pouvais ne pas être en retard dans la publication !

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J’aimais vraiment cette série, purée !

Coup Tordu : Sarah Michelle Gellar a retrouvé un job, et cette fois, elle a eu la bonne idée de prendre un truc qui est annulé d’avance parce que c’est une mini-série. On devrait donc réussir à avoir un début, un milieu et surtout une fin. Et tous les fans de l’actrice savent que le voir rejoindre un projet avec une fin, c’est rare. Du coup, c’est tordu, parce que je suis super content de savoir que je vais la retrouver – au point de ne pas m’être renseigné du tout sur le projet – mais aussi de savoir que ce ne sera que pour quelques heures d’épisodes.

Coup de Pub : Je vais m’adresser à tous les fans de Charmedde l’originale comme du reboot, avec ce coup-ci, puisqu’il est question de faire un peu de pub pour une fanfiction. Ouep, j’en lis encore parfois, mais celle-ci, c’est particulier, parce qu’on m’a envoyé directement le lien sur Twitter après m’en avoir parlé pendant l’écriture : j’ai des abonnés créatifs ! Il s’agit d’une fanfiction sur un autre reboot de la série concrètement. Le premier épisode est plutôt sympathique et nous présente trois nouvelles sœurs sur le point de découvrir leurs pouvoirs (des trois), n’en déplaise à leur mère (encore en vie !). Si ça vous dit, c’est en ligne par ici, et si vous aimez l’affiche, merci beaucoup, elle est de moi (oui, à croire que j’avais encore des heures perdues à occuper pendant mon déménagement !).

Coup de Grâce : Le mois dernier, je vous disais que je ne me sentais pas prêt à rencontrer Amy Acker et que TheSeriesvore m’avait poussé à aller poser des questions lors de la convention Buffy 3. Ben, du coup, j’ai posé les premières questions le vendredi et le samedi, et désolé, je sais que j’en ai déjà parlé sur le blog, mais Amy qui me reconnaît, c’est vraiment un coup de grâce dont je ne me remets pas. C’est une actrice géniale ! Et tout le Comic Con était particulièrement cool cette année encore, où j’ai croisé plein de gens. En comparaison, mon mois de novembre est un peu fade.

The Good Place – S04E08

Épisode 8 – The Funerals to End All Funerals – 16/20
Cet épisode ne fonctionne pas aussi bien que les scénaristes semblent l’espérer, principalement parce qu’on sait que ce n’est pas le dernier de la saison. Forcément, il y a tout un tas de rebondissements à venir et forcément, ça s’avère prévisible puisqu’on sait ce qu’il en est. Cela dit, ce n’est pas parce que c’est prévisible que c’est mauvais, et j’ai bien aimé l’ambiance générale qui se dégage de la fin de l’épisode. C’est juste que la série m’a habitué à être plus brillante et surprenante que ça !

> Saison 4


Spoilers

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Obviously, Earth is cancelled.

Allez, je me regarde cet épisode pour ne pas reprendre de retard dans la série si proche de sa fin, programmée pour fin janvier. Cet épisode commence chez Mindy avec le réveil de celui qui devait annoncer les résultats… mais ne le fait pas : il faut pour cela aller d’abord voir la juge. Avant de s’y rendre, Eleanor demande quand même à récupérer les humains, et particulièrement Chidi.

C’est finalement Janet qui révèle qu’elle a gelé tout le monde, sur ordre de la juge. Et elle ne peut réveiller personne tant que le jugement n’est pas rendu. Voulant s’y rendre aussitôt, Eleanor apprend qu’elle n’a pas le droit de voir les résultats, mais bon, elle se contente de tequila. C’est un rebondissement que je n’ai pas trop aimé cette interdiction d’aller voir les résultats : ça sort de nulle part et ça ne permet pas à l’épisode de décoller.

En effet, il est temps pour le reste de nos humains de se dire au revoir. Janet décide de raconter leur premier enterrement à nos héros, avec Moby parlant à celui de Tahani ou celui de Jason consistant grosso-modo à un tag fait par ses potes. Comme c’est frustrant et pas vraiment ce que nos humains veulent savoir, Tahani a une super idée pour les occuper pendant que la juge rend son verdict.

Nos héros se mettent alors à organiser leur propre enterrement d’après-vie, histoire de se dire adieu de la meilleure manière. Mouais. Je vois comment l’idée a pu paraître drôle aux scénaristes, mais ce n’est pas glorieux de les voir perdre du temps à ça et l’humour de ces segments n’a pas pris sur moi – si on excepte le haut « Dead as fuck » d’Eleanor. Tahani se fait ainsi « enterrer » dans un avion et Jason dans une piscine, comme le jour de sa naissance.

Le tout se fait en présence de Chidi, en mode Week-end at Bernie, évidemment, et même Janet se met à faire un petit discours tout choupi. Eleanor ? Elle veut son enterrement dans le bar d’une maison où elle n’est pas invitée, donc chez Jason, c’est parfait, tout comme les adieux de Tahani à sa meilleure amie. Le truc, c’est qu’on en a rien à faire de ces scènes, parce que ce n’est pas le jugement et qu’on sait que ce n’est pas encore la fin de la série, alors l’émotion ne prend pas particulièrement : il reste trop d’épisodes pour ça.

Pendant ce temps, Shawn et Michael se retrouvent avec les Janet dans la chambre du juge, à attendre les résultats. C’est légèrement mieux, grâce à ça. Les gens du vrai Bon Endroit débarquent alors et sont toujours aussi insupportables de niaiseries. Bref, j’étais heureux de retrouver la juge, qui est l’un des meilleurs personnages de la série après tout – si ce n’est le meilleur personnage de la série, d’ailleurs.

Attendez, la juge a quand même une pétition pour faire revenir Ally McBeal avec Zendaya dans le rôle principal ! N’est-elle pas si géniale ? D’accord, on en a marre des reboots, mais s’ils me font ça, vous pouvez être sûr que je suis au rendez-vous !

Quoiqu’il en soit, il faut passer aux résultats du test d’un an qui vient de se dérouler. Tous les humains ont progressé pendant leur mort, à l’exception de Brent, dont les points le font devenir un pourcent moins bon qu’avant sa mort. Nos héros étaient si proches du but ! Michael ne peut laisser passer ça, et il se met alors à faire tout un speech sur les gens s’améliorant avec le temps, et avec la gentillesse qu’on leur accorde. C’est l’occasion pour les scénaristes de jeter quelques bonnes blagues sur les personnages secondaires de l’an dernier qui ont progressé et sont devenus meilleurs.

Le discours de Michael est plutôt bon, ma foi, mais ce n’est pas aussi révolutionnaire que quand il avait parlé à Bad Janet. En tout cas, la juge est forcée de reconnaître que Michael avait raison : le système de points ne fonctionne pas. Elle le reconnaît devant l’ensemble du casting, tout heureux d’avoir gagné alors qu’il est évident que c’est encore trop simple. Evidemment, les scénaristes ont un énième rebondissement à nous apporter eux aussi.

Ainsi, la Terre est annulée et rebootée à son tour et l’humanité va être effacée de l’existence par la Juge qui voit bien que le système de point est caduc et que tout ce qui s’est toujours fait n’a pas fonctionné. C’est comme cela qu’elle envisage la victoire de nos héros, oui.

Le pire, c’est que ça fait sens ce qu’elle dit : la Terre est trop compliquée pour que les points veuillent encore dire quelque chose. Pendant qu’elle cherche le « truc » qui permet de détruire la Terre, nos héros envisagent leurs différentes options pour sauver l’humanité, mais ni Chidi, ni les gens du Bon Endroit ne leur paraissent être d’un grand secours.

La juge se met donc à chanter avant d’appuyer sur le bouton effaçant l’humanité… sauf que non, Janet s’interpose et téléporte dans son vide le fameux bouton. Et comme la juge ne le retrouve pas dans son vide, il est temps de révéler que c’est finalement Bad Janet qui change de camp – n’en déplaise à Shawn – et se met à vouloir sauver l’humanité, dont elle voit bien qu’elle n’est pas coupable de ce qui lui arrive et qu’elle subit.

C’est un excellent rebondissement avec une armée de Janet, encore, qui débarque dans la chambre du juge en révélant qu’elles ont toutes lu le livre de Michael et qu’elles ont vu en quoi le système en place ne fonctionnait pas. Attachée à l’humanité, elles refusent de la voir disparaître. La juge se lance alors dans une grande opération pour retrouver son bouton détruisant l’humanité.

Il suffit alors à nos héros de trouver un nouveau système pour juger les gens dans l’intervalle de temps que ça lui prendra de retrouver son bouton dans le vide de chacune des Janet présentes. Et pour Eleanor, il n’y a qu’une possibilité pour ça. Voilà donc comment Chidi va revenir dans l’équation. Eleanor veut le retrouver coûte que coûte, et elle parvient à convaincre Michael de ramener Chidi, avec ses souvenirs de ses huit cent versions est la seule manière envisageable de mettre rapidement au point un système efficace. Après tout, il a passé sa vie à étudier l’éthique, non ?

L’avenir de l’humanité est donc entre les mains de Chidi ? On n’est pas tirés d’affaire, les amis !

> Saison 4

Charmed (2018) – S02E06

Épisode 6 – When Sparks Fly – 18/20
C’est un bon épisode encore cette semaine et j’accroche mieux à la saison depuis un ou deux épisodes, alors je suis content. Cette fois-ci, les personnages sont développés de manière convaincante, les duos mis en avant sont ceux que je voulais voir (principalement) et le fil rouge avance plus vite que je ne le pensais (à moins qu’il ne recule, en fait ?). En même temps, on est déjà au sixième épisode, l’air de rien. Le temps passe vite !

> Saison 2


Spoilers

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Oh, that’s the gratin dauphinois.

Quel bonheur que le week-end, le canapé et un bon épisode de Charmed pour entamer (vraiment tardivement après procrastination sur les réseaux sociaux) la journée ! Cet épisode démarre par un flashback salement introduit par des effets spéciaux miteux. Il permet toutefois de revenir deux mois en arrière, lorsque l’être des ténèbres a été libéré de sa fiole de verre. Tout ce que ça nous apprend, c’est que cette partie d’Harry était nue, mais bien couverte par de la brume, et qu’il a été ramené par un maître. Rien de nouveau.

Après le générique, on voit Macy se réveiller dans son lit… sauf que bon, on sait qu’elle ne l’est pas. Elle est avec le mauvais Harry, dans la maison. Seulement, cette fois elle ne le reconnaît pas comme le mauvais Harry immédiatement. Il est doué à essayer de l’endormir et de lui faire croire qu’elle a était sauvée par ses sœurs.

Seulement, Macy est loin d’être idiote. Comme nous, elle voit bien que cet Harry lui ment et que non, ça ne fait pas deux jours qu’elle a été sauvée. Après, a-t-elle vraiment besoin d’être sauvée ? Je veux dire, c’est cool d’être torturé avec une bonne bouteille de vin et un gratin dauphinois, elle pourrait au moins lui accorder une soirée de répit.

Cela dit, on sait qu’elle ne se sent pas en danger : ses sœurs ne la voient pas en danger depuis le QG. Elles sont aussi incapables de la retrouver, ce qui fait que Maggie envisage de toucher à nouveau Jordan (ben tiens) pour avoir une nouvelle vision. C’est improbable, mais comme c’est leur seule solution, Mel, Harry et Maggie se décident à la tester jusqu’au bout.

On se retrouve alors à une soirée karaoké à Safe Space, avec la pire version de « I will survive » jamais entendue et une version beaucoup trop réussie de « Ain’t no moutain enough » par Maggie et Jordan. J’adore l’idée de la voir essayer de toucher Jordan par tous les moyens : ça ajoute plein d’humour à la représentation, qui est loin d’être ratée parce que les deux ont des voix qui s’accordent très bien. Les scénaristes ont bien joué sur ce coup-là, surtout que ça équilibre enfin la noirceur de la saison avec la légèreté de l’an dernier ! Comme quoi, c’est possible.

C’est donc drôle et réussi, mais ça rend totalement jalouse la copine de Jordan, qui commence logiquement à se méfier de Maggie. Cela dit, ça permet à Maggie d’avoir un début de vision… mais seulement un début. Elle se débrouille donc pour se retrouver coincée avec Jordan dans l’ascenseur et tester de lui prendre la main – on notera que c’est débile de voir Mel trouver le tableau électrique de Safe Space, mais utiliser un sort pour stopper l’ascenseur. Evidemment que c’est tout Safe Space qui se retrouve sans courant.

Au moins, c’est un peu moins louche pour la copine de Jordan – mais j’aurais aimé que ce soit aussi l’occasion pour Mel de retrouver Kat. Ce n’est pas le cas, tout ce qu’il se passe, c’est que Maggie comprend que pour avoir une vision, il faut qu’elle touche la bague de Jordan (tant pis pour le plan d’Harry qui était de le toucher partout, lol). Dommage, j’aimais bien ma théorie de devoir toucher sa peau, mais ça ne fonctionnait pas avec le karaoké.

En tout cas, Maggie a une vision et repère un bar, donc elle envoie aussitôt un SMS à Mel, tout en s’attirant de nouvelles interrogations de la part de Jordan la trouvant décidément beaucoup trop bizarre. Forcément. Les questions leur permettent de mieux se connaître, et Maggie en profite pour apprendre que la bague est un héritage familial de Jordan. Oh, ce n’est pas gagné pour lui voler ou la toucher chaque fois que besoin.

Jordan ? Il continue son double jeu et son flirt avec elle, et comme elle lui raconte que ses deux parents à elle sont morts cette année en réponse au deuil de son père, ce n’est pas si étonnant de les voir se rapprocher encore et encore. Maggie lui demande quand même d’essayer la bague, apprenant alors qu’elle est faite d’une ambre particulière, avec des particularités magiques.

Quand elle essaie enfin la bague, tout ce qu’elle obtient, c’est une nouvelle vision de Jordan en veste de jogging (donc pas le même jour) en train de se faire projeter contre un mur et, probablement, mourir. Le courant revient pile à ce moment-là, évidemment, donc Maggie peut se barrer, laissant un Jordan perturbé derrière elle.

Mel et Harry se rendent donc ensemble au bar repéré par Maggie dans sa vision, surtout qu’Harry récupère de plus en plus ses pouvoirs et est désormais capable de se téléporter, avec quelqu’un en plus. Le seul problème, c’est que dans ce bar, Harry est aussitôt braqué par un type pensant qu’il s’appelle Jimmy.

Ce n’est pas si grave : il n’a aucun mal à se faire passer pour le méchant Harry qui ramènerait une sorcière à déposer dans sa tanière. C’est gros, mais bon. Il se lance alors dans une partie de poker avec le démon pour peut-être effacer ses dettes, pendant que Mel est fait prisonnière… ou pas. Elle utilise une potion pour se rendre invisible et parvient à sortir de la pièce dans laquelle elle est enfermée en… ouvrant la porte ?

C’est n’importe quoi, et ça fait perdre du temps à l’épisode pour voir Harry gagner mais être finalement débusqué comme tricheur. Du coup, Mel se la joue sacrément badass et beaucoup plus qu’on ne l’avait jamais vue, ce qui leur permet d’obtenir l’adresse où est Macy. Il était temps.

Du côté de Macy et de sa soirée chaleureuse au manoir, le gratin dauphinois a une sale tronche, si vous me permettez, mais elle se retrouve à faire un petit slow avec l’être des ténèbres, alors ça se passe bien, je pense. Elle entre dans le flirt, et il se laisse avoir alors que c’est évidemment une manière pour elle de se barrer.

Elle se change donc pour une robe rouge magnifique, mais elle n’oublie pas de tenter de s’enfuir, pour mieux découvrir que, non, elle n’est pas au manoir, mais dans une dimension parallèle où il la tient en otage. En otage, mais pas prisonnière pour autant : il lui tend un portable, en espérant qu’elle serve ainsi d’appât pour ses sœurs. Comme elle refuse, Harry n’a d’autre choix que de la sortir de cette simulation où elle a tout de même réussi à vraiment se changer – mais faut pas trop réfléchir à la magie, j’imagine.

Si elle ne sert pas d’appât de la manière dont il l’espérait – Mel vient quand même à New-York sans Maggie, ce qui n’a aucun sens -, Macy en profite pour apprendre plus d’informations sur l’être des ténèbres : sur son maître (qui n’est pas un « il ») et sur son besoin de collecter des pouvoirs puissants. Macy l’endort comme elle peut en lui faisant croire qu’elle peut et veut lui livrer Abigael, mais tout ça, c’est juste pour réussir à s’enfuir.

Elle n’y parvient pas tout à fait, sauf qu’Harry et Mel arrivent juste à temps pour la téléporter au manoir pour de vrai cette fois. Les sorcières en sécurité, l’être de lumière retourne se battre contre l’être des ténèbres. Ce n’est pas bien logique tout ça, mais il parvient à avoir assez d’énergie et de pouvoir pour se téléporter et piéger ce mauvais Harry en utilisant son poison d’assassin récupéré dans une malle d’armes, repérée précédemment par Macy.

Cela permet ainsi à l’être de lumière de tuer son côté maléfique. Oui, on se débarrasse déjà du mauvais Harry. C’est abusé, mais évidemment, il reste le grand maître pour le reste de la saison. Il reste aussi à gérer la relation Macy/Harry, qui se complique avec ce kidnapping par l’être des ténèbres, ou l’angoisse de Maggie ayant compris que Jordan était en danger – ou qu’il était un danger pour elle et ses sœurs à être lié au monde magique.

Enfin, le cliffhanger voit l’être des ténèbres revenir à la vie au fond de sa tombe. Euh ? OK, admettons, il nous faudra quelques explications là-dessus, tout comme il faudra des explications sur les pouvoirs de Maggie : elle a eu une vision de Macy attaquée dans le bar démoniaque, mais du coup, c’était le passé ? Ou alors le futur maintenant que l’être des ténèbres est de nouveau en vie ? Ou alors, c’était carrément le bon Harry qui s’en prendrait à Macy ? Il y a pas mal de possibilités, l’air de rien !

> Saison 2