High School Musical: The Musical: The Series – S01E08

Épisode 8 – The Tech Rehearsal – 17/20
C’est peut-être parce que j’ai laissé passer du temps entre cet épisode et le précédent, mais j’ai trouvé celui-ci bien plus drôle et efficace comme divertissement. Maintenant qu’on connaît bien les personnages, c’est très drôle de voir l’évolution entre eux. Et puis, il y a un sacré guest tout de même, à qui on donne la chanson originale de l’épisode, et c’est tant mieux, parce qu’il déchire bien !

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Spoilers

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Is that the last apple?

La série nous avait lâchement lâché sur un cliffhanger et elle reprend avec le théâtre du lycée qui a été complètement cramé. C’est un coup dur pour tout le monde, surtout qu’une bonne partie des décors et copies sont brûlés, mais pas pour Carlos qui est celui qui trouve LA bonne idée d’emplacement pour le spectacle. Comme ce ne peut plus être au théâtre, tout le monde y met du sien pour remettre sur pied l’ancien théâtre de la ville, où Carlos a ses entrées par son oncle.

Le théâtre est une véritable ruine, exactement comme leur spectacle, en fait. Niveau relations, tout part dans tous les sens d’ailleurs, parce que Miss Jen a encore son passé qui la rattrape, évidemment, que Gina est aux abonnées absentes et ça fait peur à Ricky, qui est clairement en manque à lui demander des nouvelles par message tout le temps. Bien sûr, Big Red continue de flirter avec la cousine d’Ej.

En parlant de flirt, Nini et Ricky se retrouvent à devoir s’isoler pour répéter la scène sur le toit de Gabriella et Troy. C’est l’occasion de parler de Gina, mais aussi de leur enfance où c’est Ricky qui n’arrivait pas à appeler Nini Nina et lui a donc donné son surnom. Mon dieu, tout s’explique. Dans le même genre, c’est elle qui a décidé que Richard, ce n’était pas terrible, par rapport à Ricky. Eh bah, faut revoir vos surnoms les gars.

La gêne débarque vite entre eux, en tout cas, comme à chaque fois. Ils répètent, ils parlent de Gina, et paf, de nouveau la gêne d’avoir Ricky qui soutient totalement le projet de Nini. Rapidement, ils se retrouvent à s’embrasser… mais sont interrompus pile au moment où leurs lèvres se touchent par Big Red. Quel boulet décidément !

De son côté, EJ apprend qu’une boîte contient toutes les notes de Miss Jen sur le spectacle. Même si Carlos l’en éloigne, le naturel revient vite au galop pour EJ qui décide de lire ce qui est écrit sur la feuille de son audition. Ouais, c’en est fini de l’honnêteté, mais il n’est pas fan de découvrir qu’il manque de connexion émotionnelle.

Il décide donc de donner son meilleur jeu possible pendant la répétition technique pour les lumières, qui se fait avec un Carlos totalement perturbé de le voir se donner autant à fond… avant qu’il ne comprenne. Franchement, tout ça faisait du bon humour et ça rendait presque touchant EJ. Tout finit par arriver.

Oui, tout, y compris la meilleure amie de Nini, Courtney, qui se retrouve à chanter « Bop to the top » dans une version que je n’ai pas aimée du tout, mais qui révèle qu’elle a une voix de dingue plaisant à tout le monde. Tu m’étonnes, elle a une sacrée voix et ça finit en applaudissement de la part de tous. Malheureusement, elle en casse le système audio du théâtre, alors ce n’est pas gagné.

Cela refait péter un câble à Miss Jen qui finit par raconter son trauma de découvrir que sa seule réplique du film avait été coupée, alors que l’acteur jouant Ryan l’avait félicité pour ça. Franchement, l’humour dans cet épisode était bien meilleur que d’habitude.

Et puis, cette fois encore, j’ai beaucoup apprécié le retour d’un acteur du casting original ! C’est évidemment l’interprète de Ryan, un Lucas qui a pris un peu cher avec dix ans de plus, mais qui chante toujours aussi bien, ma foi. Non, vraiment, c’était top, une séquence de rêve réussie, ça passe toujours bien.

En ce qui concerne EJ et Carlos, ce dernier s’inquiète pour lui et réussit à lui parler cœur à cœur, même si ce n’est pas facile d’aider EJ, franchement, pas plus que ce n’est facile pour lui d’aider Miss Jen qui est un calvaire et nous renvoie finalement tout le monde au lycée, car c’est pour elle évident que le spectacle doit être là-bas ; comme il est évident pour Courtney qu’il faut que Nini parte à Denver – elle décide donc de l’inscrire dans l’école de ses rêves. Eh bah, les personnages n’y vont pas par quatre chemins dans cet épisode (ou plutôt, si, justement).

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The Mandalorian – S01E08

Épisode 8 – Redemption – 16/20
J’ai eu du mal à accrocher à cet épisode parce que mises à part deux ou trois scènes d’émotions bien réussies, il y a surtout des longueurs et des gags qui font sourire, mais n’accrochent pas plus que ça. En fait, mon plus gros problème, c’est qu’il y a quelques incohérences dans l’écriture (à mon sens en tout cas, tout ça fait toujours débat). Bref, c’est une conclusion sympathique et j’attends désormais la suite, parce que cet épisode fournit quand même des choses qui auraient été très bienvenues pour… un premier épisode.

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Spoilers

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I’m not gonna make it and you know it.

This the way to end the year ! Vous vous doutiez bien que j’allais finir cette saison quand même, quitte à en avoir vu sept épisodes, autant voir le huitième, et autant le voir avant de passer à 2020. C’est donc parti pour une fin de saison que je visionne avec un peu de retard mais qui me fait quand même bien envie car l’épisode 7 était réussi.

D’après les stormtroopers, taper sur un bébé, ça le fait taire. Je ne suis pas bien convaincu, honnêtement, mais Baby Yoda non plus ne l’est pas, car il remue pas mal dans le sac à bandoulière dans lequel il est confiné. Oui, ça aussi, c’est un bon conseil de babysitting apparemment. J’ai bien aimé la première scène de l’épisode en tout cas, même si elle est longue pour pas grand-chose.

En effet, on y voit les deux stormtroopers ayant kidnappé Baby Yoda attendre leur commanditaire, en vain. En revanche, ils reçoivent la visite du droid de l’épisode précédent qui révèle que sa nouvelle éducation en fait une babysitter sacrément badass capable de mettre KO les deux soldats. J’ai bien ri, grâce à ça.

Pendant ce temps, Mando, Cara et leur allié sont toujours coincés dans le bar, et le sont complètement. Leur ennemi, Gideon, est prêt à les détruire et ils n’ont plus beaucoup de munitions, ni aucune porte de sortie, alors que Gideon papotte avec eux pour leur assurer qu’il les connaît bien et qu’il a tout le pouvoir sur eux. Il est tellement sûr de lui qu’il leur laisse jusqu’au coucher de la nuit pour se décider à se rendre, parce que c’est la seule solution qu’ils ont.

Comme on est sur une fin de saison, c’est sans surprise que Mando se retrouve à raconter son enfance à ses alliés, parce que Gideon connaît son nom et est donc bien qui il prétend être, même si Cara le pensait exécuté. Pour changer, nous avons donc droit aux flashbacks habituels et longuets, avec plus d’une minute nous montrant les parents cachant l’enfant. Les flashbacks de dix secondes des épisodes précédents nous en apprenaient autant et j’ai eu du mal à accrocher à la scène d’adieu.

Sur les derniers instants, c’était sympathique, mais les parents se font aussitôt explosés. Notre tout jeune héros est alors sauvé in extremis par un Mandalorian qui décide de prendre soin de lui et de l’emmener loin de la bataille… J’ai beaucoup aimé la scène qui permettait de dresser un parallèle avec les premiers épisodes où Mando s’est mis en tête d’aider Baby Yoda.

C’était aussi un moyen de gagner du temps en attendant un très bon Deus ex machina, littéralement : le robot débarque pour s’attaquer aux Stormtroopers de Gideon, tout en protégeant Baby Yoda. Franchement, ça tire dans tous les sens et c’est un bordel sans nom, mais ça permet à nos héros de sortir de leur statu quo avec un excellent effet de surprise. Malgré cela, Cara est prise au piège dans le bar un temps et Mando se fait dégommer par Gideon, qui est plus malin que les autres ennemis de notre héros.

Très vite, toute l’équipe se retrouve forcée de se retrancher dans le bar, parce que Mando est gravement blessé suite à une explosion provoquée par Gideon et parce que le robot est capable de les faire sortir par une grille arrière coincée jusque-là. Il est alors temps de passer par un grand moment dramatique où Gideon demande que nos héros soient forcés de sortir du bar à coup de lance-flammes.

Par chance, Baby Yoda est capable de les protéger grâce à la Force, sauf que cela le crève complétement. Il aurait été plus malin de se servir de lui pour guérir Mando, mais bon, ce n’est pas grave, personne ne semble y avoir pensé et Baby Yoda décharge déjà ses batteries.

Finalement, Cara, Baby Yoda et leur allié se barrent par un tunnel, ce qui permet au robot de retirer le masque de Mando, puisqu’il n’est pas vivant. Oui, non parce que même blessé possiblement à mort, Mando ne voulait pas retirer son masque, question d’honneur, tout ça tout ça. Et pour un type qui retire aussi peu que possible son masque et passe son temps à se trimballer sans intimité dans des vaisseaux spatiaux, on note quand même qu’il est rasé de près, non ?

Je sais, je m’attache à un détail, mais en même temps, l’épisode précipite un peu les choses à partir de là : très rapidement, Mando et le robot réussissent à rejoindre Cara, Baby Yoda et leur allié dont le nom m’échappe toujours, le tout sans être suivi par qui que ce soit, ni sans se suivre. Autrement, dans les tunnels, Mando finit par trouver plein de casques de Mandalorian, ceux-là même qui étaient jaloux de sa nouvelle armure, donc.

Apparemment, il faudrait que cela nous émeuvent beaucoup plus que la mort de Quill dont personne ne semble rien avoir à faire dans l’équipe, contrairement à ces masques qui touchent tout le monde. Promis, je tente de ne pas être trop de mauvaise foi, mais le truc, c’est que la série est tellement encensée partout, alors que… ben non, quoi, y a quand même des incohérences super grosses de ce genre.

En tout cas, ça m’a décroché de l’épisode, alors qu’il était enfin question de donner un sens à la vie du Mandalorian, et à la série. Il retrouve sa forgeronne préférée qui lui conseille de se débrouiller pour retrouver les autres membres de la race de Baby Yoda, même si c’est une race ennemie. C’est tout mimi : le voilà officiellement papa par intérim. Oh, la forgeronne en profite aussi pour solidifier un peu l’armure de Mando et lui donner de quoi voler, une fois qu’il sera guéri. Oui, elle est capable de le savoir très blessé, même s’il a son masque et que rien n’indique dans son attitude qu’il l’est, par rapport à d’habitude.

Notre petit groupe s’en va ensuite en sécurité loin des Stormtroopers, laissant la forgeronne se défendre seule. Cela dit, elle est tellement badass, elle n’a aucun souci à mettre K.O les ennemis qui l’encerclent. Nos héros, eux, se retrouvent sur une épave naviguant sur une coulée de lave grâce à un autre robot, et tout ça faisait très représentation du Styx.

Malheureusement, c’était trop simple et Gideon s’attendait à leur fuite par ce tunnel, alors les stormtroopers les attendent. Par chance, nos héros sont avec un robot au cœur grand comme ça. Il décide de se sacrifier pour protéger l’enfant, puisqu’il est programmé pour cela et qu’il peut se sacrifier en explosant. La scène est touchante, et c’était prenant… mais ça enchaîne avec une bombe peu crédible au sein du robot. Enfin qu’elle y soit, ça passe, mais qu’il explose juste à la sortie du tunnel sans le compromettre ou sans créer un courant contraire pour nos héros… j’ai eu du mal à y croire.

En tout cas, il ne faisait pas bon être robot ou stormtrooper dans cet épisode. Bien sûr, il reste encore à gérer le problème Gideon, mais comme Mando va déjà beaucoup, beaucoup mieux, il peut enfiler le réacteur qui lui permet de s’envoler et de mettre à mal le vaisseau de Gideon qui, heureusement, ne sait pas du tout viser en tirant. On notera tout de même une scène qui semblait être un vrai clin d’œil au dernier Star Wars, avec Mando attendant que le vaisseau s’approche de lui…

Une fois Gideon mis hors circuit, Mando décide de dire au revoir à son allié et à Cara, pour retourner à son vaisseau où il peut enterrer Quill (ah, quand même !). Cara et son pote ? Il les abandonne sur cette planète, alors qu’ils auraient tellement pu rester faire équipe avec lui…

La toute fin nous révèle finalement la survie de Gideon qui sort de son vaisseau crashé, prêt à se venger. Le cliffhanger ne m’a pas trop surpris pour le coup.

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EN BREF – Si visuellement tout ça est magnifique et que la bande-sonore est ultra efficace, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher à cette saison qui manquait trop souvent d’une direction claire et d’enjeux. Et puis, j’aime les séries pour suivre l’évolution des personnages et les dialogues, et c’était quand même bien mince de ce côté-là pendant au moins cinq épisodes sur huit.

Après, je trouve qu’il y a tout de même de bonnes trouvailles et de l’argent, alors le tout passe bien. Je pense quoi qu’il arrive que si ça n’avait pas été du Star Wars et du Disney +, la série aurait fait un gros flop, mais là, le succès de la franchise et la bonne trouvaille de ce Baby Yoda permet de s’assurer un public qui revient (j’en fais partie) et ainsi une certaine réussite. C’est bien joué de leur part !

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Le top 10 de la décennie (partie 2)

Salut les sériephiles,

Horreur ! La semaine dernière, j’ai publié ma première partie de ce top 10 de la décennie, qui consiste à choisir une série par année des dix dernières années, et j’ai totalement oublié de parler d’Orphan Black parce que je me suis concentré sur les sorties des séries américaines… Pour ma défense, c’est compliqué de songer à tout. Je n’aurais pas mise Orphan Black en série principale de 2013 quand même, parce que je crois que je lui préfère encore Agents of S.H.I.E.L.D que je suis en J+1 depuis son tout premier épisode ! Autant dire que ça a marqué ma décennie (et notamment mes mercredis quand j’étais en prépa). Bon, ce n’était pas loin d’être un ex-aequo, alors j’en aurais parlé quand même quoi !

Voir aussi : Partie 1 du Top

Allez, c’est bon, maintenant que c’est dit, passons à la suite de ce top que vous attendez tous et que j’ai fait exprès de garder pour ce tout dernier jour de l’année. Je trouve que c’est un bon article pour conclure cette année d’articles du jour, non ? Si vous avez répondu non, désolé, je ne peux plus rien pour vous, j’espère que vous ne m’en voudrez pas trop !

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2016 – Westworld

Quel enfer de devoir faire un choix ! J’ai cru que je n’allais pas y arriver tellement il y a de bonnes séries qui sont sorties cette année-là ; mais voilà, Westworld, c’est la seule que j’ai en DVD chez moi et c’est quand même l’une des meilleures de la décennie – celle qui me met d’accord avec les critiques qui selon moi sont toujours dans l’exagération à acclamer tout ce qui a un peu de budget quoi. Vraiment, entre le concept du parc et les thématiques abordées, c’est un énorme coup de cœur. Mise de côté : Shadowhunters (pour les larmes de Clary qui ont marqué ma décennie), Teachers/Wrecked/The Good Place (à croire que c’était l’année des excellentes comédies) et This is us pour les larmes. Non, pas Lucifer, pas chez moi.

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2017 – Future Man

J’entends déjà Laura être toute contente et Frankie taper son commentaire comme quoi je surestime bien trop cette série, mais voilà, sur cette année-là, il n’y a pas eu de nouveautés très marquantes pour moi, puisque celles qui me plaisaient vraiment ont été annulées. Future Man est de loin la série qui m’a fait le plus rire et qui m’a le plus surpris parce que j’en attendais quelque chose de raté et que, finalement, c’était génial. Mise de côté : C’était totalement l’année de Netflix me concernant, avec les saisons 1 de The Defenders, 13 Reasons Why, Glow, Girlboss et Atypical. Rien que ça, ouais. Je me suis rendu compte que Netflix nous inondait trop et j’ai commencé à en voir de moins en moins ensuite, mais franchement, le géant du streaming a bien cartonné en 2017. Oh, et à titre personnel, je me souviendrai longtemps de Salvation et du succès qu’elle a eu sur le blog…

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2018 – You

Le choix fut rude, surtout que j’ai adoré aussi The Purge cette année-là… Seulement, voilà, si je compare les débuts de saison 2 de ces deux séries, mon choix pour You se confirme. C’était fascinant de se retrouver dans la tête de ce tueur, tout en s’attachant à des personnages condamnés d’avance et à une romance qu’on pouvait encore trouver belle et naturelle alors même qu’on la savait manipulée et horrible. Ecriture et performances de folie font de cette série ma série marquante de l’année 2018. Mise de côté : The Purge, donc, mais aussi 9-1-1 (haletante à souhait) et la trop impopulaire Here & Now (qui m’avait scotchée à mon écran). Je n’oublie pas non plus la magnifique adaptation de Altered Carbon ou la parfaite The Haunting of Hill House

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2019 – Euphoria

Comme c’est difficile de faire un choix de série marquant la décennie avec si peu de recul… Et pourtant, je me suis donc décidé pour celle-ci car c’est celle que j’ai regardé d’un œil franchement sceptique et pas du tout convaincu lors de son premier épisode pour finir totalement scotché devant mon écran chaque semaine. Ce Skins 2.0 à la sauce américaine me paraît souvent dans l’excès sur la jeunesse, mais en même temps, il répond parfaitement aux codes et l’excès est propre à la télévision. Portée par la génialissime voix off de Zendaya, la série est une franche réussite ! Mise de côté : c’était l’année des mini-séries, et j’ai fini par craquer pour regarder Chernobyl. En pleine période de peak TV, c’est toujours agréable de savoir qu’on aura le fin mot de l’histoire. Reste à voir si la tendance se confirmera en 2020. Autrement, je souhaite évoquer Why Women Kill, excellente, dont le concept sous le format anthologie permettra peut-être de cartonner sur plusieurs années et de marquer cette fin de décennie.

Voir aussi : Les meilleures découvertes séries de 2019
Vous verrez dans cet article que je n’ai pas évoqué Euphoria. C’est en partie parce que je voulais garder la surprise de ce top, mais aussi parce que ça n’a pas été une découverte aussi instantanée que les autres. Comme je le disais plus haut ici, je n’ai pas trop aimé le premier épisode et, même si je sais qu’elle me marquera à long terme, elle n’est pas ma meilleure découverte pour autant. C’est complexe, tout ça.

Voilà donc pour mes choix sur cette fin de décennie. Demain, il faudra en entamer une nouvelle avec toujours plus de séries… Mais en attendant, je suis bien content d’avoir passé en revue tout ça !

The Leftovers (S03)

Synopsis : Sept ans après la disparition mystérieuse et inexpliquée de 2% de la population mondiale, la rumeur d’une possible fin du monde pour le jour-anniversaire enfle.

Saison 1 | Saison 2Saison 3

Pour commencer, c’est bien beau de dire que j’ai switché une partie de mon challenge-série pour regarder l’intégrale de celle-ci, mais ça signifie qu’il me fallait voir cette saison 3 avant le 31 décembre et, honnêtement, ce n’était pas gagné, parce qu’il m’a fallu une bonne semaine pour me remettre de la saison 2.

Bref, je me suis retrouvé en pleine semaine de fête de fin d’année à devoir regarder ces huit derniers épisodes qui promettaient eux aussi d’être bien lourds. Mais bon, c’est la vie. Je ne savais pas trop quoi attendre de cette saison, donc je n’ai pas grand-chose de plus à dire en introduction, c’est parti pour un avis rapide sur chaque épisode !

Note moyenne : 17/20

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S02E01 – I Live Here Now – 16/20
Cette fois, contrairement à la saison 2, je m’attendais à de gros changements car la fin de saison précédente sentait trop la fin de la série pour reprendre aussitôt après. Pour autant, je ne pensais me retrouver sept ans après la disparition initiale pour autant. C’est intéressant ce concept de sauter quelques mois à chaque saison, surtout que cette fois, ça se mesure en année et que ça permet de remettre à zéro pas mal d’interactions entre les personnages.

Avant ça, l’introduction était super longue et trop détachée du reste pour que j’y accroche vraiment, alors même que je sais qu’elle révélait sûrement une grosse partie des thématiques à venir dans ces huit épisodes. Pourtant, ma première surprise de la saison, c’est bien la disparition des Guilty Remnants, avec une bombe sympathiquement balancée sur Meg. Bizarrement, il n’est plus question de tous les autres qui ont dû survivre… Et d’ailleurs, je ne suis pas convaincu que Meg ne réchappe pas de cette bombe, d’ailleurs. Petite tristesse de perdre ces personnages pour le moment, en tout cas.

Heureusement, les retrouvailles avec les autres m’ont beaucoup plu, parce que ce bon dans le temps fait du bien aux personnages, notamment pour ce voisin insupportable et cette ex-femme énervante qui… forment finalement le couple parfait. Les mystères sont nombreux, comme d’habitude, parce que les questions que l’on nous pose sont pour l’instant sans réponse – par exemple, la disparition de Lily alors que toute la famille est encore là. J’ai hâte de savoir ce qu’il en sera de Nora du coup, parce que ça sent un énième traumatisme pour elle !

En revanche, même si j’ai aimé tout ça, je suis un peu déçu de la tournure que prend la série, parce que j’ai du mal à voir où va cette saison. J’ai l’impression que ce n’était pas autant le cas en saison 2. En plus, la lenteur m’énerve un peu comme je sais qu’il n’y aura que huit épisodes. Pour le moment, on est sur un début aussi lent que d’habitude, alors que bon… vous n’avez pas le même temps que d’habitude les gars.

Quant à la fin de cet épisode avec le futur de Nora, je dois reconnaître que là, par contre, ça a ravivé tout mon intérêt et me rend extrêmement curieux de ce que donnera la suite de cette saison…

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Épisode 2 – Don’t Be Ridiculous – 17/20
Parfait ! Ce deuxième épisode commence par répondre aux questions que je me posais le plus après le premier… avec le seul défaut que, du coup, pour le reste de la saison, il y a tout de suite moins d’enjeux et de curiosité qui m’attendent.

Cet épisode a en effet la bonne idée de revenir sur le personnage de Nora et de l’approfondir. Or, Nora est un personnage que j’adore dans cette série et qui parvient vraiment à me passionner à chaque fois. Du coup, j’étais embarqué sans le moindre problème dans l’épisode – même si certains passages sont bien intrigants, comme ce moment où elle n’en a rien à faire de Kevin qui s’étouffe dans son sac en plastique. Pas un mot, pas une conversation, vis ta vie ? Mouais, quand même !

Après le deuil de ses deux premiers enfants, Nora a donc fait volontairement le sacrifice de Lily ! Je ne m’y attendais pas, mais j’ai bien aimé e twist et la rapidité avec laquelle on nous révèle cette déconcertante vérité et le retour de la mère biologique. Je pensais ne jamais la revoir après sa fuite dans les toilettes en saison 1 et je ne comprends pas trop ce retour qui est juste là pour faire souffrir Nora. En plus, on n’en sait pas beaucoup plus d’elle, si ce n’est qu’elle a encore contact avec Tom.

Du côté de Nora, tout le monde s’inquiète donc pour elle, mais personne ne fait rien pour elle ! C’est hyper frustrant de devoir la voir se débrouiller seule à ce point, et ce n’est pas autant qu’elle finisse par s’auto-mutiler. La scène le révélant, avec tout l’historique du tatouage, c’était hyper marquant et super triste ; alors je sais que ça va encore être une scène qui restera bien gravée et culte. En plus, ça se fait avec le retour inattendu d’un autre personnage.

Et puis, comment oublier de parler de l’intrigue surprenante qui frappe de plein fouet Nora. Maintenant qu’elle est officiellement un agent chargée d’enquêter sur les disparitions mystérieuses et tout ce qui touche au Grand Départ, la voilà contactée par des lunatiques qui lui affirment qu’elle pourra rejoindre les disparus en se prenant plein d’ondes dans la face ! C’était inattendu, mais j’aime l’idée et je trouve que c’est très raccord avec tout ce que l’on sait de cette série comme folie. C’est donc plutôt bien joué.

Dans l’ensemble, c’était donc un épisode que j’ai beaucoup aimé et qui faisait avancer les choses de manière sympathique, mais la fin tombait encore une fois comme un cheveux sous la soupe et j’aurais préféré qu’on ne se concentre que sur Nora. Tant pis, c’est comme ça !

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Épisode 3 – Crazy Whitefella Thinking – 12/20
Nope. Cet épisode ne m’a pas plu du tout, je n’ai pas réussi à entrer dedans, au point de me surprendre à être sur Instagram en plein milieu. Ce n’est pas malin parce qu’il y avait plein de choses importantes qui s’y passaient… mais j’étais bien incapable de m’y attacher à ce personnage principal, et du coup, bien incapable de m’intéresser à l’intrigue.

Comme il me faut bien justifier cette note pas si catastrophique, il faut que je vous avoue que j’ai mis la moyenne uniquement parce que l’épisode était beau à regarder, avec un sacré paquet de plans très jolis de l’Australie. Parce que oui, exit toutes les intrigues en cours, on se retrouve en Australie à suivre la vie du père de Kevin, aperçu en fin d’épisode précédent. Merci, non merci.

C’est un personnage auquel je ne me suis jamais attaché avant, et ce n’est toujours pas le cas après cette heure interminable en sa compagnie. Il faut dire aussi qu’il est dur de s’accrocher à ce personnage diamétralement opposé à Nora qui vient d’occuper le centre de la série juste avant : elle refuse de croire aux miracles et aux signes, alors qu’il en voit partout. Inutile de dire que tous les bugs auxquels Nora était confrontée dans l’épisode précédent auraient rebuté ce Kevin Sr en bien moins de temps.

Bref, on suit Kevin Sr qui suit les signes qu’il invente au fur et à mesure de sa route, prenant de la drogue et tout… vraiment, ce n’est pas mon kiff cet épisode, et je n’ai pas réussi à accrocher, à part peut-être sur la dernière scène. Mais arrivé là, j’étais déjà bien blasé et un peu fatigué de tout ça. En tout cas, le cliffhanger est génial, avec ce « mauvais Kevin » qui remotive totalement pour la suite – il est évident que Grace, désormais meurtrière, va rendre visite à notre casting et qu’il n’en résultera rien de bon (ou pire, que c’est l’inverse : le casting qui viendra en Australie, c’est jouable, ça ).

Dans tout ça, je me rends compte que j’ai peu mentionné le livre écrit par Matt jusqu’ici, ou même l’intrigue de Matt tout court… Il se fait donc quitter par sa femme qui ne supporte plus de le voir prêcher (avec Michael comme disciple) que Miracle est un miracle. Il va jusqu’à l’empêcher de quitter la ville en même temps… mais il écrit aussi un livre sur Kevin, qu’il présente comme un Jésus 2.0. Evidemment, ça a son importance, notamment dans cet épisode où ses écrits sont pris immédiatement au sérieux par Grace et ses amies. C’est assez fou, comment 2% de la population absent pendant sept ans, ça a rendu le monde complétement dingue.

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Épisode 4 – G’Day Melbourne – 19/20
Dans la lignée de l’épisode précédent, la série se délocalise à nouveau, mais en reprenant l’histoire des personnages que j’apprécie le plus cette saison. Forcément, ça aide et ça fait du bien après l’épisode 3, surtout qu’il y a eu une bonne surprise en cours de route et que la série m’a bien baladé.

Je suis bien plus convaincu par les développements proposés dans cet épisode qui se concentre principalement sur Kevin et Nora, chacun ayant sa propre intrigue dans l’épisode, tout en étant développé en tant que couple. Au niveau de la construction, c’est donc bien plus clair que d’habitude et facile à commenter après coup.

Commençons par Nora et son enquête qui n’est pas bien claire pour elle-même : elle cherche à faire tomber les arnaqueurs qui prétendent envoyer les gens au même endroit que les 2% de la population mondiale qui a disparu, et on la suit ainsi se faire tester pour voir si elle peut s’y rendre ou non, avec l’intention de faire arrêter cette arnaque ! Si ce n’est pas exceptionnel résumé comme ça, j’ai trouvé que ça se passait plutôt bien durant l’épisode, avec des discussions plutôt intéressantes et des tests qui approfondissent encore son personnage. Après, j’ai eu de la peine de la voir se faire dégager comme ça, c’est sûr.

En ce qui concerne Kevin, c’est plus compliqué déjà, avec dès qu’il se retrouve seul la certitude d’avoir aperçu Ivy à la télévision… Honnêtement, la série m’a bien baladé avec cette intrigue, car je pensais sincèrement que ça allait être une australienne qui ressemblait beaucoup à Ivy, pas une hallucination de Kevin qui se persuade de voir Ivy alors qu’il parle à une femme qui ne lui ressemble pas du tout. C’est fou.

J’étais heureux de revoir Ivy en tout cas, mais aussi de voir Kevin se confier à son ex-femme. C’était gros et il était évident à partir de ce moment-là que ça allait ensuite déraper avec Nora, et ça ne manque pas. Bref, pour une fois, j’ai majoritairement accroché à Kevin, mais c’est aussi parce que Nora part en vrille dès le départ à vouloir passer de l’argent à la douane, dans une scène qui m’aura fait rire… Contrairement à la fin de l’épisode, sur Take on me que j’adore, qui voit Nora et Kevin s’engueuler et s’envoyer des horreurs à la figure.

On termine sur un étonnant cliffhanger où Kevin retrouve son père, tout en apprenant que les avions ne peuvent plus décoller. Reste à savoir pourquoi.

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Épisode 5 – It’s a Matt, Matt, Matt, Matt World – 16/20
Mais enfin, qu’est-ce que c’est que tous ces figurants payés à être nus pendant l’épisode ? Je ne m’y attendais pas du tout, mais cette saison 3 est finalement assez obstinée à nous mettre du sexe partout par rapport aux saisons précédents. Enfin bon, ça n’a rien à voir avec le propos de l’épisode qui se concentre sur un personnage qui m’a perdu en route mais reste assez fascinant.

Je ne sais pas bien par où commencer ma critique express de cet épisode, si ce n’est que le développement m’a pris par surprise dès le départ et n’a plus arrêté de le faire. Ce n’est pas mon préféré, mais c’est ce genre de voyage que j’aime beaucoup avec cette série. Matt se débrouille donc pour trouver le moyen de se rendre en Australie, emmenant avec lui tout le reste du casting qui n’était pas encore partie en Australie (à l’exception de Jill, grande absente de la saison) !

Avant ça, on a un générique totalement en français et une scène d’introduction assez folle avec un full frontal d’un soldat français qui nous déclenche à lui tout seul un missile nucléaire. Je ne m’y attendais pas, mais c’est ce qui explique que les avions ne peuvent plus voler à quelques jours de la fin du monde prophétisée.

Le but de l’épisode est de suivre le voyage jusqu’en Australie et il ne se fait pas sans turbulence, forçant nos personnages à prendre un bateau qui s’avère finalement être un baisodrome géant. C’est inattendu et plutôt confus, parce qu’on a donc des scènes de sexe en arrière-plan toutes les trois secondes alors que les personnages travaillent à régler des grands problèmes philosophiques et métaphysique !

Laurie se confronte ainsi un certain nombre de fois à Matt, finissant par lui révéler l’histoire d’Ivy et Kevin, qui revient aux oreilles de John. Le développement de Laurie est vraiment l’un des plus intéressants de la série, je trouve, mais j’ai l’impression que c’est toujours précipité et en arrière-plan, ce que je trouve quelque peu dommage. C’est encore le cas dans cet épisode qui préfère largement se concentrer sur Matt, comme le titre l’indiquait.

Matt a donc droit à un bon gros développement concernant son étrange foi retrouvée en la personne de Kevin lorsqu’il rencontre, sur le bateau, un homme qui prétend être Dieu mais qu’il voit assassiner un homme en le jetant par-dessus bord. Tout ça mène à une confrontation intrigante entre Kevin et ce faux Dieu qui semble réussir à le convaincre qu’il est bien Dieu. J’ai ainsi adoré toutes les réponses de l’homme aux questions de Matt… qui n’est toutefois pas dupe une fois qu’il l’a relâché et que l’homme ne le soigne pas de ce qui semble être un cancer probablement foudroyant.

La fin d’épisode est alors belle comme seule cette série sait le faire, avec ce faux Dieu bouffé par un Dieu sous les yeux impuissants d’un peu tout le monde. Matt se révèle sacrément froid face à la scène, mais au moins, il a retrouvé son calme et n’est plus dans la précipitation vis-à-vis de Kevin. Reste à voir ce que donnera la suite de la saison maintenant qu’il semble avoir fait un trait, encore, sur certaines de ses convictions !

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Épisode 6 – Certified – 18/20
La fin s’approche tellement à grands pas que je ne suis pas tout à fait certain de ce que vont réserver les derniers épisodes maintenant. En tout cas, j’ai adoré celui-ci à nouveau, avec un approfondissement très bienvenue malgré une construction et une chronologie hachées pas toujours évidente et un peu inutilement compliquée !

Pour la peine, j’ai bien envie de rétablir la chronologie de cet épisode qui se concentre majoritairement sur Laurie… Bizarrement, à l’arrivée en Australie, elle reste finalement avec Matt et Nora afin d’aider cette dernière à faire le point sur la fameuse arnaque qu’elle traque. Exit l’inquiétude pour Kevin, donc, car elle laisse John se charger de cette affaire. J’ai trouvé ce trio franchement étonnant, mais en même temps très efficace du point de vue des confrontations. Une psy pour Nora, c’était franchement bienvenue ; autant que la colère de Nora était salvatrice pour le personnage de Laurie. J’ai aimé toute cette partie, donc.

J’ai eu un peu plus de mal avec toute l’intrigue du ranch, décidemment, c’est une constante de la saison. Laurie s’y rend avec le livre et des excuses de Matt, mais aussi avec son briquet offert par Jill. J’ai bien aimé le calme dont elle fait preuve et sa froideur à savoir très exactement ce qu’elle veut faire et ce qu’elle doit faire pour cela, même s’il s’agit d’empoisonner tout le monde pour qu’ils dorment. Sa conversation avec Kevin, avec la montée de la musique, c’était aussi marquant que réussi.

En revanche la fin de l’épisode a moins réussi à me convaincre. Le coup de téléphone de Jill et Tommy remonte vraiment le niveau et souligne à quel point les deux acteurs manquent dans cette saison finale ! Entendre ses enfants permet à Laurie de relativiser et de remettre en question le choix du suicide qu’elle envisage en plongeant. Le suspense demeure malgré tout en fin d’épisode, alors que le jour de l’anniversaire du Grand Départ est enfin là.

À part les nuages noirs au loin, rien ne semble propice à indiquer une fin du monde pour l’instant… mais en même temps, je ne m’attends certainement pas à ça. Je suis curieux, en revanche, de voir ce qu’ils nous réservent pour les deux derniers épisodes – surtout que je m’attends à une conclusion d’intrigue dès le 7e pour avoir un 8e se concentrant sur le cliffhanger du premier épisode. On verra bien. Quelle soirée je m’apprête à passer, encore !

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Épisode 7 – The Most Powerful Man in the World (and His Identical Twin Brother) – 18/20
Wow, cet avant-dernier épisode de la série est bien perché, mais du coup, ça le rend bien plus intéressant, exactement comme International Assassin en saison 2. Le rythme y est vif, haletant, excellent ; mais il pose aussi un tas de questions dont on sait que les réponses ne viendront pas aussi simplement. Bref, ça fait réfléchir et c’est tant mieux, parce que c’est un peu pour ça que je suis encore là.

C’est absolument dingue comme cet épisode s’est avéré violent dès sa première scène qui nous propose un flashback vraiment sympathique, mais le coupe abruptement pour nous ramener à l’intrigue de la saison, avec une tempête et un Kevin qui décide de se noyer tout seul, avant d’être rapidement interrompu histoire de nous donner tous les éléments qu’ils manquaient encore, à commencer par les messages à faire passer aux proches.

Comme dans l’épisode 2×08, on suit en fait Kevin alors qu’il voyage dans l’autre monde et redevient un assassin complétement nu et trempé, toujours au son de la même musique entêtante. Et c’est excellent, parce qu’il apprend qu’il va devoir tuer le président des États-Unis, avant de découvrir que celui-ci est son « jumeau ». Et il peut passer d’un corps à l’autre simplement en regardant son reflet, un tour de passe-passe qui se révèle efficace bien rapidement, mais aussi très utile.

Bien sûr, la fin de la série approchant, cet épisode dans l’au-delà est surtout un excellent moyen de faire revenir tous les personnages marquants de la série et tous les acteurs qui nous manquent : de l’ami de la saison 1 à Ivy, en passant bien sûr par Patty et Meg. L’intrigue est totalement dingue, mais c’est ce qui la rend passionnante à suivre, avec une apocalypse organisée par le Président des États-Unis qui est forcé de tuer son jumeau pour cela. Les éléments nous viennent petit à petit dans l’épisode, et on les comprend en même temps que Kevin alors que celui-ci croise tous les personnages qu’il devait pour apporter des réponses à ceux qui sont encore en vie.

Les twists sont vraiment bienvenus ; les petites blagues fonctionnent bien (la vérification de l’identité du président par son pénis, c’est tellement petit, mais en même temps si bien), mais le meilleur, c’est vraiment le retour de Patty. Qu’est-ce que cette actrice est excellente !

Tout ça nous amène en tout cas à une confrontation entre les deux Kevin, et c’est tant mieux ; surtout quand on a eu au passage plein de flashbacks de la série et de rappels. Non, vraiment, tout ça sent vraiment le chapitre final… sauf qu’il nous reste encore à en savoir plus sur Nora, parce que cet épisode révèle que Kevin est terrifié par elle et par l’échec de sa relation avec elle. Sans blague.

En tout cas, les deux Kevin s’associent pour détruire une fois pour toute cet au-delà avec l’aide de Patty. Et ça fait bim, bam, boum, si vous me passez la blagounette nulle. La fin d’épisode voit Kevin se réveiller dans son monde et aller papoter avec son père, et pfiou, je regrette d’avoir vu cet épisode tout seul et si longtemps après tout le monde, parce que je sens bien qu’il y a des dizaines de conversations à avoir dessus et de détails à analyser et déchiffrer… Oh, et magnifique d’être revenu au générique d’origine, j’ai aimé !

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Épisode 8 – The Book of Nora – 20/20
Cet épisode final fait des choix qui sont un peu douloureux du côté des personnages, mais il apporte aussi des éléments de réponses et tout ce qu’il faut pour nous armer de théories et d’impressions fortes afin d’occuper nos insomnies futures à tourner et retourner les différentes pièces du puzzle de la série. C’est poétique, c’est beau, c’est musical et c’est impressionnant. Un vrai petit chef-d’œuvre du petit écran, donc. Je n’en attendais pas moins.

Après le générique de la saison 1, le générique de la saison 2 ! Pfiou, ce DVD final sait comment nous avoir finalement. Et on Retrouve ensuite Nora face à une drôle de décision bien difficile. Après avoir suivi les deux physiciennes dans l’épisode précédent, elle peut désormais les forcer à tenter leur expérience sur elle… Ce qu’elle n’hésite pas à faire. On la voit ainsi faire ses adieux à Matt avant un full frontal inattendu pour nous bien nous faire ressentir la nudiité du personnage face à son passé et son désir d’y retourner.

Pourtant, au dernier moment, elle semble regretter et hurler un stop que nous n’entendons pas, pour mieux s’en aller à la place dans le futur où nous retrouvons comme je m’y attendais le cliffhanger de l’épisode 1. Et là, c’est compliqué de tout suivre, parce que si nous sommes dans le futur, il s’avère que Kevin est toujours obsédé par Nora, mais sans se souvenir d’elle. Enfin, il se souvient de leur scène géniale dans le couloir où il lui explique avoir trompé sa femme, mais c’est tout.

Perturbée, Nora appelle alors Laurie pour tenter de comprendre, mais celle-ci ne comprend pas tellement ce qu’il s’est passé. En tout cas, elle est encore en vie, et elle est la psy de Nora, toujours. Oh, et elle s’occupe d’enfant(s), tout en donnant de bons conseils à Nora pour qu’elle se rende au bal où Kevin l’a invitée. Là, il continue de prétendre ne pas la connaître plus que ça, alors qu’elle le questionne, notamment sur l’enterrement de Matt, sur Jill devenue maman d’une petite Pénélope et sur Tom. Au moins, le futur est on ne peut plus positif et normal après l’apocalypse annoncée.

De cette scène, j’ai surtout eu l’impression qu’il fallait comprendre que l’important de toute la série était bien la famille, les relations entre les personnages, mais pas tellement les mystères. C’est un choix très raccord avec Lindelof, franchement, sauf que ce mariage et ces réconciliations, ce n’est pas si joyeux que ça : c’est triste de se dire que les personnages ont attendu si longtemps pour se retrouver, franchement.

En revanche, c’est une excellente idée d’écriture parce que les acteurs nous livrent là une prestation absolument sublime et déchirante d’amour, malgré un maquillage qui devait être dur à porter. Finalement, il suffit d’être patient pour obtenir les réponses : Kevin revient à la charge quand Nora le plante parce qu’il ne lui dit pas la vérité. Certes, elle commence par s’enfuir et passer une bien sale nuit avec une nonne hypocrite et une chèvre à sauver, mais le lendemain, Kevin débarque chez elle avec l’histoire d’amour la plus touchante et triste de bien des séries.

En effet, il lui révèle qu’il a passé ses deux semaines de vacances de chaque année à la rechercher en Australie… et ça lui a pris des décennies d’y arriver. Elle se sent alors forcée de dire la vérité à son ex : il avait raison de lui dire qu’elle avait besoin de retrouver ses enfants, et c’est ce qu’elle dit avoir fait.

Elle n’a pas changé d’avis, du tout : elle s’est retrouvée dans un monde où 98% de la population mondiale a disparu du jour au lendemain. Les scénaristes font le choix d’un simple récit plutôt que de nous montrer des images, mais là encore, wow, la puissance de la prestation des acteurs, et particulièrement Nora forcément, c’était quelque chose. Dans ce monde, elle n’avait toutefois plus sa place, parce que ses enfants étaient grands, et heureux, et avec une belle-mère. Ils étaient chanceux autant qu’elle est malchanceuse de les avoir perdus.

Pour revenir dans ce monde, elle a alors retrouvé le scientifique qui avait inventé la machine permettant de passer d’un monde à l’autre, mais une fois de retour, elle n’a pas osé contacter Kevin. OK. C’est gros tout ça, mais il la croit et la série nous laisse le choix de nous faire notre propre opinion. Evidemment que la réponse ne pouvait être limpide. Faut-il croire Nora ? J’ai envie de penser que oui, parce qu’après tout, j’ai tenu face à toutes les péripéties de Kevin… mais une part de moi me dit que c’est une trop jolie histoire pour être tout à fait vrai.

Sacré épisode, sacrée performance, sacrés acteurs.

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EN BREF – Je ne peux vraiment plus me passer de cette musique ! Autrement, cette saison était sympathique, mais tout de même moins prenante que la deuxième, je trouve. Il m’a manqué quelque chose, parce qu’elle suivait plusieurs directions et que j’ai eu du mal à la voir aussi bien construite et limpide que les précédentes.

Avec un nombre d’épisodes réduit, on sent que les scénaristes ont du faire des choix et surtout des sacrifices, notamment du côté des personnages. Il y en a quelques-uns que j’aurais aimé voir plus, mais chacun a finalement sa conclusion au cours de ces huit épisodes, même si c’est une conclusion hors écran pour certains personnages principaux. Cela fonctionne bien dans l’ensemble et confirme qu’il fallait surtout s’attacher au trio Nora/Kevin/Laurie. Un peu Matt, aussi.

Je finis en tout cas cette série le 31 décembre 2019, et je trouve ça beau de me dire que je termine une série aussi forte et puissante à la fin de la décennie. C’était un beau choix pour achever mon année, ma décennie et… mon Challenge Séries 2019, que je pensais sincèrement rater il y a encore deux mois de ça. Il ne faut jamais dire jamais.

Sur ce, j’ai encore les épisodes 7 et 8 à aller méditer, parce que je sens qu’il y a plein de choses que je n’ai pas encore réussi à parfaitement saisir. Bonne nuit à ceux qui me lisent lors de la publication tardive de cet article, bonne journée aux autres et, peut-être bonne année, sait-on jamais.

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