Le cinéma à la maison dans le monde d’après

Salut les sériephiles,

J’espère que vous vous remettez du réveillon et du jour de Noël hier, on y mange tellement – et tellement bien. Enfin, encore aujourd’hui je mange bien, j’ai des restes pour tout le week-end ! Je vous rassure toutefois : le contenu de mon assiette n’est pas le sujet de l’article du jour, évidemment. À la place, j’ai envie de faire le point sur un détail du fameux « nouveau monde » que l’on n’avait pas forcément vu arriver : le concept de cinéma à la maison, si décrié, a pris un gros coup d’accélération avec le confinement.

Voillans, village du Doubs, site officiel: Stella Cinéma

Ainsi, hier pour Noël, deux films prévus pour une sortie au mois de juin 2020 dans les salles de cinéma ont été diffusés directement en streaming : Soul sur Disney + et Wonder Woman 1984 aux États-Unis sur HBO Max. Comme c’était à prévoir, ce dernier film est déjà disponible un peu partout en streaming désormais, hein, et avec sous-titres dans toutes les langues. Je ne vais pas revenir aujourd’hui sur ce que j’ai pensé de ces films – je ne pense pas que j’aurais consacré un article au premier et pour le deuxième, je me tâte encore à attendre la sortie dans les salles françaises pour publier l’article – mais simplement vous parler de mon ressenti sur le cinéma à la maison… Si tant est que ce soit vraiment un nouveau concept alors que j’ai passé mon année et mon premier confinement à regarder des films en streaming (j’en suis à 263 en tout en 2020 là, hein).

Voir aussi : Films

Soul, le prochain film des studios Pixar, ne sortira pas au cinéma mais sur  Disney+ | MOMES.netDéjà, il faut bien souligner que les planètes s’alignent bien en ce qui me concerne : j’ai un écran relativement large depuis quelques années, parce que je voulais pouvoir regarder mes séries dessus en bonne qualité ; j’ai un abonnement à Disney + donc je n’ai pas eu à chercher bien longtemps pour avoir accès à Soul en bonne qualité, et j’ai un salon que je considère plutôt cool avec une guirlande LED derrière mon écran. Autrement dit, niveau ambiance, j’étais à fond pour ce dessin animé avec une lumière bleutée derrière l’écran, les volets fermés pendant la nuit, tout ça, tout ça.

Mieux encore, quelqu’un a eu l’excellente idée de m’offrir une enceinte Bluetooth pour Noël. Aussitôt ouverte, aussitôt testée et approuvée : ce n’est pas un home-cinema, certes, mais avoir le son qui vient de juste derrière moi (et qui peut être monté bien plus fort que ma télévision, d’ailleurs), ça change pas mal de choses et ça met un peu plus dans l’ambiance cinéma… le chocolat chaud à portée de main en plus sans avoir à déverser un quart de salaire à la boutique du cinéma pour du pop-corn (jamais dans l’excès… mais je n’ai aucune idée des prix ; c’est cher, donc je n’achète pas). Du coup, mon ressenti fut plutôt positif sur ce concept de cinéma à la maison : voir le film dans son salon, allongé pépère sur le canapé déplié et en pouvant manger ou, au pire du pire, faire pause pour aller aux toilettes, désolé, mais c’est un luxe agréable aussi. Et ça m’embête un peu de l’écrire comme ça, mais je le pense.

Ben oui, l’opinion populaire à en avoir est apparemment que l’on ne doit pas aimer ça, parce que le cinéma est une expérience unique avec son écran géant et son son incomparable. Je ne vais pas remettre ces arguments en question, et même je vais les approuver… avec nuances toutefois : le coup du son, je le cherche encore avec Tenet, l’un des seuls films vus en salle en 2020 (super investissement ma carte UGC !) auquel je n’ai rien pu entendre des dialogues.

Tenet : "J'ai cru que j'avais compris mais non" se marre John David  Washington

Voir aussi : Tenet – avis sans spoiler, explications à chaud (Films vus #35)

Ce qui me manque le plus est définitivement l’écran, la qualité de l’image. Ce ne sont pas les bandes-annonces, puisque je n’aime plus celles-ci depuis qu’elles ont tendance à montrer des images de l’ensemble du film, ce ne sont certainement pas les gens bavardant dans la salle – ou pire, les gens sur les téléphones là – et ce ne sont pas non plus les sièges de cinéma, parfois inconfortable.

Zut, mais alors qu’apportait l’expérience en salle pour que je l’aime tant ? Clairement : l’assurance d’y aller avec des amis pour voir un bon film et en parler. Ca, le cinéma à la maison ne le remplacera jamais : oui, vous pouvez inviter des amis chez vous, mais les conditions ne sont pas les mêmes, ça suppose d’avoir un appartement nickel, d’avoir un canapé assez grand (ça, ça va pour moi) et d’habiter tous à proximité les uns des autres… Si j’allais tant au cinéma à Paris, c’est bien parce que la capitale était à mi-chemin, quoi.

Un autre argument certain réside dans les conditions de visionnage qui sont difficiles à recréer… la salle de cinéma nous plonge dans le noir et dans un silence relatif (si son public est discipliné), alors que bon, j’habite en centre-ville – donc merci le bruit – avec des volets plus ou moins efficaces selon le moment de la journée pour filtrer la lumière. Wonder Woman 1984 : Photos et affiches - AlloCinéUn autre truc que j’aime tout de même avec le cinéma, c’est l’assurance de voir le film d’une traite, sans être perturbé par des éléments extérieurs. Outre le téléphone (j’ai tendance de toute manière à le poser en mode silencieux et face caché quand je regarde un film, je n’ai pas envie d’être dérangé), je pense là aux livreurs, aux voisins et à tout un tas de choses qui nous forcent parfois à faire pause pendant les films qu’on regarde tout au long de l’année. En même temps, ça peut être pratique aussi de faire pause ou de revenir en arrière pour mieux comprendre quelques dialogues desquels on a décroché, non ?

Finalement, là, ce que ça va remettre le plus en question ce « cinéma à la maison », c’est notre mode de vie et de consommation des films. Au cinéma, quoiqu’on en dise, on est forcé de se déconnecter du reste pour plonger dans le film… C’est un peu plus dur à faire de chez soi. Et surtout, ça ne marque plus aucune différence de voir Wonder Woman 1984 et de voir un film sorti il y a dix ans… L’expérience cinéma reste toujours un peu plus en tête que les films que l’on regarde chez soi dans son train train en rentrant du boulot (ou en corrigeant des copies, pour le cliché du blog de prof aha).

Voir aussi : Critique express du premier Wonder Woman

Bref, je ne pense pas que l’un remplacera l’autre, mais ça va vraiment m’embêter si les gros films qui m’intéressent ne sortent pas du tout au cinéma. J’aime la solution proposée de faire une sortie en salle et à la maison, mais on ne va pas se leurrer : économiquement, ça ne va pas être viable longtemps pour les cinémas de rester ouverts dans ces conditions ; et s’ils augmentent encore les prix, bonjour le luxe que ça représentera (déjà que… bon). 

8 Details from the 'Wonder Woman 1984' Official Main Trailer We Can't Get  Over | Fangirlish

En plus, le téléchargement illégal et le streaming hors plateforme officiel vont être des concurrents beaucoup trop sérieux, et je n’imagine pas les pertes financières que ça va représenter, ne serait-ce que pour Wonder Woman 1984… Je m’inquiète un peu pour le streaming, la répression va forcément finir par voir vraiment le jour avec force par rapport à ce qui se fait aujourd’hui !

En attendant, on peut en profiter, j’imagine ? Et puis, il faut bien reconnaître que ça m’a fait plaisir de découvrir des gros films attendus depuis juin pour Noël, après l’année qu’on vient de passer côté divertissement, même si mon écran ne remplace pas l’écran de cinéma pour certaines scènes qui mériteraient vraiment le grand écran. De là à aller en salle revoir ce que j’ai déjà vu ? Humph, on verra si l’occasion se présente.

En tout cas, vous aurez bien compris avec cet article que je suis vraiment partagé, mais que j’ai l’impression que ça va se retourner contre nous avec une augmentation des tarifs pour le cinéma comme pour les plateformes de streaming (+2€ annoncés pour D+ déjà). On verra bien en 2021, tâchons déjà de survivre aux cinq derniers jours de 2020 !

Et vous, vous en pensez quoi ? Bavardons-en dans les commentaires, sur Twitter ou Instagram.

 

Sept clichés TV sur… les cadeaux de Noël !

Salut les sériephiles,

Il est 23h53 quand je commence cet article, alors il ne sera plus Noël quand je le publierai – et il sera légèrement en retard aussi. On commence à avoir l’habitude avec moi, et mon programme des prochains jours est assez flou pour que ça puisse se reproduire. En ce jour de Noël – parce que tant que je ne dors pas, c’est Noël finalement – je me suis dit que je pouvais vous faire le cadeau d’un nouvel article les sept clichés sur… Les cadeaux de Noël cette fois !

Voir aussi : Mes épisodes de Noël préférés 

1. Les cadeaux ne sont pas toujours géniaux comme dans Glee

7 Money Saving Tips for Christmas Shopping - PaymTout le monde ne s’en souvient pas forcément et je dois bien dire que Morgane m’a aidé à m’en souvenir à revoir je ne sais combien d’épisodes de Noël pour le dernier podcast, mais Finn offre les pires cadeaux du monde. Et ce n’est pas le seul dans cette série ! Entre ça et les secret santa, en passant par les arbres de Noël avec les objets recyclés, Glee nous en a fait voir de toutes les couleurs. En tout cas, elle a toujours prouvé que bof, les cadeaux de Noel, ce n’est pas parfois pas exceptionnel. Force est de constater que c’est un cliché plus que VRAI, même si je m’en sors plutôt bien cette année. D’autres ont des écouteurs sans fil avec fil, quand même.

2. Les cadeaux sont sujet de tension dans la famille comme dans Fais pas ci, fais pas ça

Fais pas ci, fais pas ça : LA comédie française à (re)voir – Just One More  EpisodeL’épisode spécial de la série cette année a mis un point d’honneur à montrer que les moyens financiers de certains pouvaient gêner les autres et être un véritable sujet de tension dans les familles. C’est un point que l’on voit rarement abordé dans les séries où les personnages ont toujours les moyens financiers de trouver ce qui fait le plus plaisir à l’ensemble des proches… Or, ce n’est pas toujours le cas. Au-delà de ça, les cadeaux peuvent raviver des tensions quand tout le monde n’y met pas les mêmes sommes… Déjà que Noël est un sujet de tension perpétuel (où le faire ? quand le faire ? que manger ? que préparer ?), nous voilà bien quand les cadeaux s’en mêlent ! Et chaque famille a ses habitudes, pour ne rien arranger. Bref, c’est plutôt bien vu de la part de cette série d’en parler, mais peut-être que ça paraît si VRAI parce que  c’est français, aussi.

3. Les cadeaux sont faits maison comme dans Malcolm in the Middle

Newest Gifs - Gif Abyss - Page 1620Quand les héros n’ont pas les moyens financiers de faire les cadeaux parfaits, ce n’est jamais un souci et tout le monde se révèle hyper créatif. Oh, il y a les cadeaux utiles de Friends à la station-service et il y a ceux de Malcolm qui sont faits maison et ne font pas forcément rêver, après. En tout cas, le message à retenir est que ce type de cadeau peut faire hyper plaisir – et parfois plus qu’un truc sans saveur ou une babiole achetée à l’arrache (coucou Friends donc). La conclusion à tout ça, c’est que c’est un cliché à la fois VRAI et FAUX : il n’est pas évident de trouver toujours de quoi faire des cadeaux maison qui fassent plaisir… Mais quand vous avez L’idée magique, c’est parfait. À vos risques et périls sur ce coup-là, mais je connais peu de gens à l’esprit aventureux !

4. Les cadeaux ne sont pas le plus important comme dans Merry Happy Whatever

Top 50 – 26 et 25 – Just One More EpisodeToute une saison d’une série portant sur Noël et même pas un vrai détail des cadeaux. Ils ne sont pas vraiment achetés à l’écran, ils ne sont qu’à peine montrés dans le dernier épisode, étant principalement le sujet de gags rapidement expédiés. Étonnant, non ? Non, pas tant que ça, si votre Noël se résume uniquement à l’envie d’avoir des cadeaux, il risque bien d’être un peu triste. Je veux dire… il y a la bouffe, aussi, non ? Bon, et l’esprit de Noël, la magie, la famille ou les amis… Pas étonnant que cette période soit si propice aux dépressions. Bref, ce cliché est VRAI, mais il n’est pas toujours évident de s’en souvenir !

Voir aussi : Sept clichés TV sur… Noël

5. Les cadeaux peuvent être achetés le 24 décembre sans le moindre souci comme dans Home for Christmas

Hjem til jul | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirParfois, les aléas de la vie font qu’il nous manque un ou plusieurs cadeaux le jour du réveillon. Dans les séries, ce n’est jamais un problème et les personnages trouvent des solutions à tous les problèmes, avec des cadeaux généralement personnalisés et intéressés offerts le soir-même, genre NORMAL. Dans la vraie vie, en revanche, vous êtes-vous déjà aventurés dans les magasins un 24 décembre ? Cette année était particulière et les boutiques finalement assez désertes (le pire, c’était le marché de Noël de ma ville – maintenu, mais avec juste une buvette et un vendeur de cartes postales lol), mais en temps normal, c’est un pagaille innommable. Tout le monde est dans le rush, c’est la catastrophe, les gens sont de mauvaise humeur et, franchement, il n’est pas exactement évident de trouver le cadeau que l’on souhaite. Croyez-moi, je me suis retrouvé dans cette situation une fois. Oui, j’avais fini par trouver un cadeau, mais il n’était pas du tout aussi génial que je l’espérais, ni aussi personnalisé ou parfait que ce que l’on peut voir dans les séries. Bref, c’est FAUX.

 

6. Les cadeaux n’ont pas de prix comme dans How I Met Your Mother

my gif how i met your mother himym ikerrr •C’est un grand classique des séries : pour Noël, un personnage en demande un autre en mariage ou annonce sa grossesse à ses proches. On ne va pas se mentir, c’est finalement un cadeau de radins, ça, parce qu’il ne coûte rien du tout, non ? En revanche, il fait sacrément plaisir – ou angoisser, c’est selon. Si j’ai bien au cours de mes vingt-sept petits Noëls l’occasion d’apprendre ce genre de nouvelle à l’occasion d’un réveillon, et si ça a bien été présenté comme cadeau, autant vous dire que le cliché est FAUX : ça n’a jamais été considéré par personne comme un cadeau suffisant. Tout le monde veut toujours plus, que voulez-vous ?

7. Les cadeaux ont un sens bien plus profonds comme dans Community

Community's Claymation Christmas Episode Was An Instant Classic, All Thanks  To AbedTrop facile d’évoquer cette série, je sais… Mais il faut bien le dire, beaucoup de téléfilms de Noël, et donc de séries, s’évertuent à trouver le vrai sens de Noël. C’est toujours le même message : l’espoir, l’amour et la solidarité sont ce qui permet finalement de célébrer Noël sereinement et de faire de cette fête un moment magique ! En revanche, ce qui est bien avec l’épisode sur Abed, c’est qu’il nous rappelle aussi que Noël a un sens particulier pour chacun d’entre nous, et que ce sens-là ne peut pas être le même que celui de votre voisin. On a tous nos traditions, nos envies et nos cadeaux parfaits. C’est ce qui procure tant de joie les 24 et 25 décembre… mais aussi tant de dépression et déception. Certains n’en attendent plus rien, mais cherchez bien, la magie de Noël existe encore, même lorsque le 25 décembre n’est pas aussi heureux que vous l’espériez – même lorsque vous apprenez de mauvaises nouvelles ce jour-là.

En espérant que votre journée du 25 fut magique – et en espérant que votre 26 le sera aussi, à défaut d’un 25 parfait, un dernier joyeux Noël à tous !

Home for Christmas – S02E06

Épisode 6 – Christmas Chaos – 20/20
Pfiou. En s’inspirant de sentiments universels et de l’amplification des émotions permise par les fêtes de fin d’année, la série parvient à proposer un épisode très juste, une fois de plus. Je ne peux pas trop en dire sans spoiler, mais j’aime les conclusions apportées dans cet épisode. Si j’espère que Netflix nous fera le plaisir de nous régaler avec une saison 3, j’ai conscience également qu’elle n’est pas forcément nécessaire… On verra bien. En attendant, joyeux Noël – ou plutôt, god Jul.

> Saison 2


Spoilers

Johanne est dans sa salle de bain à s’énerver pour ce début d’épisode. Elle a besoin de se reprendre en main, forcément : elle est énervée par le fait que Jonas prenne la peine de lui envoyer cent roses la veille de Noël, juste après l’avoir larguée. Tu m’étonnes.

Bien qu’elle soit clairement amoureuse de Jonas à nouveau et n’arrive pas à se le sortir de sa tête, elle décide de continuer sa vie le 23 décembre, en acceptant de boire un vin chaud avec Knut. C’est l’occasion pour eux de reparler du rencard catastrophique, mais aussi de croiser Jeannette et son amant de la semaine, un certain Ronny Johansen. Apparemment, il faut que je regarde une deuxième fois la saison, parce qu’il y a un gag qui m’échappe sur celui-ci : Johanna est morte de rire en entendant son nom, j’ai dû oublier une confession de Jeannette. C’est bien la peine de rédiger une critique par épisode !

Johanne abandonne ensuite Knut pour passer chez son frère et sa belle-sœur. Ils sont aussi adorables que flippants, mais absolument parfaits : la maison est impeccable, le sapin magnifique, ils portent le même pull de Noël et sont en symbiose parfaite. Le genre de couple qui fait mal à voir, donc, pauvre Johanne.

Elle rentre finalement chez elle pour ses préparatifs de Noël et… MERCI ! La série nous fait un gros plan sur la déco de Noël qu’elle met sur son sapin. C’est l’un des points du Bingo Séries qu’il me manquait, et ça me fait un chouette cadeau de Noël de l’avoir enfin. Bon, autrement, faire son sapin le 24, ce n’est pas la meilleure des idées, et c’est le meilleur moyen de brûler le plat.

Sa sœur arrive pile à ce moment-là, parce que non, elle n’est pas parti avec son mari finalement. Il y a donc de l’eau dans le gaz avec son couple, mais personne n’en sait rien. Johanne ? Elle révèle à Nick, qui passe par là, que son plat est brûlé et qu’elle n’a pas de plan B pour le réveillon. Pas grave. Elle se bourre la gueule, parce que ça va régler ses problèmes, c’est bien connu.

En vrai, il y a un moment sympathique avec sa sœur quand elles mettent le sapin. Maria en profite pour savoir ce qu’il se passe dans la vie de sa sœur et lui dire qu’elle admire son indépendance. Ah ben ça, elle va avoir de quoi l’admirer l’indépendance de sa sœur. Oui, parce que Johanne est une catastrophe en cuisine, et elle foire même son riz au lait. Elle est flippante de tout foirer comme ça et de s’énerver pour un rien, mais je comprends la crise qu’elle traverse. Elle hurle donc qu’elle a tout foiré au milieu de sa cuisine, et ça fait de la peine à voir.

Heureusement, elle a Nick qui sauve une fois de plus la situation et sa famille pour la réconforter. Sa sœur l’envoie loin de cette maison qui lui fait péter un câble. Oh, ça ne calme pas forcément Johanne de vouloir acheter une amande pour son riz au lait mais de ne pas pouvoir l’acheter à l’unité. Un doigt d’honneur à la pauvre caissière qui n’y est pour rien plus tard, Johanne tombe sur sa collègue lesbienne et la nouvelle qui vient d’arriver. Elles sont clairement en couple, ce qui était une touche mignonne du côté des personnages secondaires.

Les personnages secondaires ont le temps d’être développés dans cette série, et c’est assez impressionnant à voir parce que les épisodes sont courts tout de même. Ainsi, Johanne rentre chez elle pour tomber sur son père et son élan de Noël, comme toujours, puis sur sa mère. Elle abandonne ses parents à leurs explications nécessaires l’un envers l’autre… mais elle les espionne en fait. La scène est efficace, parce que les deux parents parviennent à se réconcilier, ou en tout cas à mieux se comprendre.

Ainsi, la mère reproche à Tor de ne pas s’occuper d’elle, mais aussi de ne pas avoir besoin d’elle le reste de l’année. C’est simple et efficace, et le réveillon peut enfin commencer. Avant de faire la fête, il faut toutefois que le riz au lait soit livré, et il l’est pour que Nick retombe sur son meilleur speed-dating, la fille qui saignait du nez. C’est tout chou, je trouve !

Le repas commence et Johanne y fait les traditionnels remerciements parce qu’elle n’aurait jamais pu organiser la fête sans tout ce monde présent autour de la table, même si elle n’a encore une fois pas réussi à ramener un copain à la maison pour Noël. Hjem til jul. C’est là que la sonnette de son appartement retentit, inévitablement.

Trym se retrouve entre Jorid et Tor, ce dernier étant ravi de lui dire que sa femme était avec eux l’année passée. Le pauvre, Trym ! Il m’a fait un peu de la peine, mais je trouve ça génial qu’il soit invité à ce réveillon, et qu’il soit là avec tout le casting pour ce grand repas de Noël. En plus, ça fait un bon humour avec la sonnette, franchement.

Le téléphone de Johanne sonne alors parce qu’il était hors de question de proposer un dernier épisode sans une intervention de Jorgunn, clairement bourrée. J’ai adoré la revoir comme ça, ça fait de bons liens et c’était très drôle de voir Johanne la mettre en visio pour tout le monde… mais voir tout le monde n’arrête pas du tout Jorgunn quand elle apprend que c’est Jonas qui lui a offert les roses. Au départ, les invités de Johanne sont ravis d’apprendre qu’elle a au moins quelqu’un pour lui offrir un bouquet de fleurs… mais quand Jorgunn balance que c’est fuckboy qui a réussi à la faire jouir cinq fois (uno, dos, tres, cuatro, cinco) c’est tout de suite autre chose. J’ai éclaté de rire… mais le meilleur, c’est encore l’interrogatoire qui suit.

Forcément. Toute la famille veut en savoir plus sur Jonas, qui est très poli d’après Nick, très joli d’après Noëlle. D’après Tor, la différence d’âge n’est pas vraiment une bonne raison non plus de ne pas continuer avec Jonas, surtout si, comme le souligne Jorid, elle est bien avec lui en-dehors des orgasmes. Oh, toute la famille est pire que l’inquisition, mais j’ai beaucoup aimé la scène, bizarrement. Je détesterais la vivre, mais ça fonctionne très bien dans l’ambiance de la série.

Le problème, c’est qu’on se dirige vers une fin là, je ne sais pas trop ce qu’ils peuvent faire d’une saison de plus. En effet, Johanne se rend aussitôt à l’hôpital pour retrouver son beau suédois, et c’est génial de la voir lui expliquer qu’elle est seule malgré tous les gens géniaux qui l’entourent. La série met les bons mots sur un sentiment universel de Noël, je crois, et j’ai trouvé ça très efficace.

En plus, ce long discours de Johanne et suivi d’un simple « tu m’as tellement manqué » de Jonas, et c’est tout ce qu’il fallait pour qu’ils s’embrassent et que tout ça se terminent par un happy end.

EN BREF – La saison 2 est tout aussi réussie que la première. Elle se concentre un peu moins sur les déboires que représente une quête de l’amour, mais les personnages sont suffisamment installés pour que l’on puisse se passer de ce prétexte, surtout que la série trouve de bons prétextes pour justifier encore autrement son titre.

Oui, Johanne sera bien à la maison pour Noël, mais cette fois-ci, la sienne, avec tous les gens géniaux… sauf que c’est en-dehors de celle-ci qu’elle trouvera le bonheur. C’est une bonne chose, parce que la série surfe sur un sentiment de solitude assez courant durant les fêtes de fin d’année pour le transformer en moment certes un peu niaiseux, mais terriblement efficace.

La saison 2 ne bénéficie certes pas de l’effet de surprise de la première saison, mais elle est très cool à regarder et je suis content de la manière dont elle est écrite, avec toujours beaucoup de fluidité. La saison 3 n’est malheureusement pas forcément nécessaire, mais j’espère que Netflix aura la bonne idée de la renouveler, parce qu’elle peut tout à fait devenir une tradition de mon Noël, moi. Au pire, il suffit de changer la perspective et de découvrir un peu la perspective de Jeannette, par exemple, ou plus probablement de Nick, ou juste de nous montrer comment Johanne galère à se faire accepter de sa belle-famille.

Moi, tout me va, je veux bien une saison 3. Au pire, la série aura été un très bon moment à passer en période de Noël ! Et ce happy end me colle vraiment un sourire niais pour la journée, désolé.

> Saison 2

Top 50 – 02 et 01

Joyeux Noël les sériephiles,

J’espère que le père Noël apporte chez vous tout ce que vous désirez en ce moment-même et que vous êtes en train de savourer vos cadeaux avec grand plaisir ! Voici le mien sur le blog, la fin de ce top commencé il y a 25 jours… C’est passé vite, et je suis content d’avoir réussi à tenir le rythme jusqu’au bout. Oh, et si vous ne fêtez pas Noël, ben… Profitez quand même de cet article ! Elle est pas belle la vie ?

02. In the Dark (S02)In the Dark : le récap saison 1 – Just One More Episode

Pardon ? Petite série est devenue grande. Depuis quand les séries CW ont-elles la capacité d’être si bien notées sur le blog ? Si vous me suivez régulièrement, vous savez déjà que j’ai beaucoup aimé la saison 1, mais que cette saison 2 s’est transformée en un véritable coup de coeur. Ce qui fait la réussite de la série à mes yeux, c’est qu’elle est capable de se concentrer toujours sur son intrigue à travers les personnages. Ce sont eux qui font tout : les personnages sont attachants et toujours bien développés, et l’intrigue est construite en fonction d’eux, et non l’inverse. Rien ne paraît jamais forcé, tout est fluide et il y a des bonnes surprises en cours de route. Vraiment, cette saison a été un pur plaisir à suivre et je ne saurais que trop vous recommander la série. Deux petites saisons, ça se rattrape vite… Et la 3 est pour bientôt ! Note moyenne : 18,38/20

Voir aussi : In the Dark – le récap saison 1

01. Agents of S.H.I.E.L.D (S07)

Agents of SHIELD – Page 2 – Just One More EpisodeNooooooooon ! Evidemment, cette série ne pouvait que finir en première position, mais je pensais pareil d’une autre saison 7 de ce top qui a fini dans les choux. La série n’a pas toujours été une réussite, elle a eu ses moments un peu moins bons (coucou le début de saison 4), mais elle a toujours su remonter la pente. La preuve avec cette saison finale ! Il s’agit, je crois, de la meilleure de la série : elle n’a pas de fausse note et elle a réussi à être passionnante à suivre du début à la fin, avec tout un tas de références à ce qu’il s’est passé auparavant et une construction qui fonctionnait parfaitement. La saison se passe d’un personnage que j’adore pendant bien trop longtemps, mais ça s’est à peine senti. Un nouveau couple du tonnerre, des retours comme j’aime pour une dernière saison et beaucoup de bons moments, c’était parfait. J’adore, tout simplement. Note moyenne : 18,375/20

Voir aussi : Mon amour pour Agents of S.H.I.E.L.D en sept points

YDK: 'Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D.' and The Many Identities of Daisy  Johnson | Marvel

Et voilà, cinquante séries ! Ce n’est pas autant que bien des fois, mais je suis content tout de même de ma saison 2019-2020. Elle a été bien amputée par le coronavirus, mais la qualité était clairement au rendez-vous, avec beaucoup d’excellentes séries et conclusions. Bizarrement, malgré toutes ces fins, la saison 2020-21 commence davantage sur les chapeaux de roues, je trouve. On verra ce que ça donnera d’ici août, mais j’ai l’impression de voir plus de séries, alors même que je vois moins d’épisodes de manière générale. C’est bizarre ! 

Une tendance très nette se dégage de plus en plus par contre : les saisons courtes sont toujours mieux notées puisqu’il y a moins de temps mort ; et elles sont de plus en plus fréquentes dans mon planning. C’est comme ça, il faut s’y faire, et ce n’est pas l’année en cours qui me fera penser le contraire… surtout avec les raccourcissements de saison grâce au coronavirus.

Allez, joyeux Noël à tous ! 

PS : je ne sais pas encore si je vais écrire l’article du jour honnêtement. Il est dans mes brouillons, mais c’est Noël et je n’ai pas eu le temps de le finaliser pour le planifier. On verra, donc. Dans tous les cas, je vous souhaite une très belle journée !

> Top 50