Salut les sériephiles,
J’espère que vous vous remettez du réveillon et du jour de Noël hier, on y mange tellement – et tellement bien. Enfin, encore aujourd’hui je mange bien, j’ai des restes pour tout le week-end ! Je vous rassure toutefois : le contenu de mon assiette n’est pas le sujet de l’article du jour, évidemment. À la place, j’ai envie de faire le point sur un détail du fameux « nouveau monde » que l’on n’avait pas forcément vu arriver : le concept de cinéma à la maison, si décrié, a pris un gros coup d’accélération avec le confinement.

Ainsi, hier pour Noël, deux films prévus pour une sortie au mois de juin 2020 dans les salles de cinéma ont été diffusés directement en streaming : Soul sur Disney + et Wonder Woman 1984 aux États-Unis sur HBO Max. Comme c’était à prévoir, ce dernier film est déjà disponible un peu partout en streaming désormais, hein, et avec sous-titres dans toutes les langues. Je ne vais pas revenir aujourd’hui sur ce que j’ai pensé de ces films – je ne pense pas que j’aurais consacré un article au premier et pour le deuxième, je me tâte encore à attendre la sortie dans les salles françaises pour publier l’article – mais simplement vous parler de mon ressenti sur le cinéma à la maison… Si tant est que ce soit vraiment un nouveau concept alors que j’ai passé mon année et mon premier confinement à regarder des films en streaming (j’en suis à 263 en tout en 2020 là, hein).
Voir aussi : Films
Déjà, il faut bien souligner que les planètes s’alignent bien en ce qui me concerne : j’ai un écran relativement large depuis quelques années, parce que je voulais pouvoir regarder mes séries dessus en bonne qualité ; j’ai un abonnement à Disney + donc je n’ai pas eu à chercher bien longtemps pour avoir accès à Soul en bonne qualité, et j’ai un salon que je considère plutôt cool avec une guirlande LED derrière mon écran. Autrement dit, niveau ambiance, j’étais à fond pour ce dessin animé avec une lumière bleutée derrière l’écran, les volets fermés pendant la nuit, tout ça, tout ça.
Mieux encore, quelqu’un a eu l’excellente idée de m’offrir une enceinte Bluetooth pour Noël. Aussitôt ouverte, aussitôt testée et approuvée : ce n’est pas un home-cinema, certes, mais avoir le son qui vient de juste derrière moi (et qui peut être monté bien plus fort que ma télévision, d’ailleurs), ça change pas mal de choses et ça met un peu plus dans l’ambiance cinéma… le chocolat chaud à portée de main en plus sans avoir à déverser un quart de salaire à la boutique du cinéma pour du pop-corn (jamais dans l’excès… mais je n’ai aucune idée des prix ; c’est cher, donc je n’achète pas). Du coup, mon ressenti fut plutôt positif sur ce concept de cinéma à la maison : voir le film dans son salon, allongé pépère sur le canapé déplié et en pouvant manger ou, au pire du pire, faire pause pour aller aux toilettes, désolé, mais c’est un luxe agréable aussi. Et ça m’embête un peu de l’écrire comme ça, mais je le pense.
Ben oui, l’opinion populaire à en avoir est apparemment que l’on ne doit pas aimer ça, parce que le cinéma est une expérience unique avec son écran géant et son son incomparable. Je ne vais pas remettre ces arguments en question, et même je vais les approuver… avec nuances toutefois : le coup du son, je le cherche encore avec Tenet, l’un des seuls films vus en salle en 2020 (super investissement ma carte UGC !) auquel je n’ai rien pu entendre des dialogues.

Voir aussi : Tenet – avis sans spoiler, explications à chaud (Films vus #35)
Ce qui me manque le plus est définitivement l’écran, la qualité de l’image. Ce ne sont pas les bandes-annonces, puisque je n’aime plus celles-ci depuis qu’elles ont tendance à montrer des images de l’ensemble du film, ce ne sont certainement pas les gens bavardant dans la salle – ou pire, les gens sur les téléphones là – et ce ne sont pas non plus les sièges de cinéma, parfois inconfortable.
Zut, mais alors qu’apportait l’expérience en salle pour que je l’aime tant ? Clairement : l’assurance d’y aller avec des amis pour voir un bon film et en parler. Ca, le cinéma à la maison ne le remplacera jamais : oui, vous pouvez inviter des amis chez vous, mais les conditions ne sont pas les mêmes, ça suppose d’avoir un appartement nickel, d’avoir un canapé assez grand (ça, ça va pour moi) et d’habiter tous à proximité les uns des autres… Si j’allais tant au cinéma à Paris, c’est bien parce que la capitale était à mi-chemin, quoi.
Un autre argument certain réside dans les conditions de visionnage qui sont difficiles à recréer… la salle de cinéma nous plonge dans le noir et dans un silence relatif (si son public est discipliné), alors que bon, j’habite en centre-ville – donc merci le bruit – avec des volets plus ou moins efficaces selon le moment de la journée pour filtrer la lumière.
Un autre truc que j’aime tout de même avec le cinéma, c’est l’assurance de voir le film d’une traite, sans être perturbé par des éléments extérieurs. Outre le téléphone (j’ai tendance de toute manière à le poser en mode silencieux et face caché quand je regarde un film, je n’ai pas envie d’être dérangé), je pense là aux livreurs, aux voisins et à tout un tas de choses qui nous forcent parfois à faire pause pendant les films qu’on regarde tout au long de l’année. En même temps, ça peut être pratique aussi de faire pause ou de revenir en arrière pour mieux comprendre quelques dialogues desquels on a décroché, non ?
Finalement, là, ce que ça va remettre le plus en question ce « cinéma à la maison », c’est notre mode de vie et de consommation des films. Au cinéma, quoiqu’on en dise, on est forcé de se déconnecter du reste pour plonger dans le film… C’est un peu plus dur à faire de chez soi. Et surtout, ça ne marque plus aucune différence de voir Wonder Woman 1984 et de voir un film sorti il y a dix ans… L’expérience cinéma reste toujours un peu plus en tête que les films que l’on regarde chez soi dans son train train en rentrant du boulot (ou en corrigeant des copies, pour le cliché du blog de prof aha).
Voir aussi : Critique express du premier Wonder Woman
Bref, je ne pense pas que l’un remplacera l’autre, mais ça va vraiment m’embêter si les gros films qui m’intéressent ne sortent pas du tout au cinéma. J’aime la solution proposée de faire une sortie en salle et à la maison, mais on ne va pas se leurrer : économiquement, ça ne va pas être viable longtemps pour les cinémas de rester ouverts dans ces conditions ; et s’ils augmentent encore les prix, bonjour le luxe que ça représentera (déjà que… bon).
En plus, le téléchargement illégal et le streaming hors plateforme officiel vont être des concurrents beaucoup trop sérieux, et je n’imagine pas les pertes financières que ça va représenter, ne serait-ce que pour Wonder Woman 1984… Je m’inquiète un peu pour le streaming, la répression va forcément finir par voir vraiment le jour avec force par rapport à ce qui se fait aujourd’hui !
En attendant, on peut en profiter, j’imagine ? Et puis, il faut bien reconnaître que ça m’a fait plaisir de découvrir des gros films attendus depuis juin pour Noël, après l’année qu’on vient de passer côté divertissement, même si mon écran ne remplace pas l’écran de cinéma pour certaines scènes qui mériteraient vraiment le grand écran. De là à aller en salle revoir ce que j’ai déjà vu ? Humph, on verra si l’occasion se présente.
En tout cas, vous aurez bien compris avec cet article que je suis vraiment partagé, mais que j’ai l’impression que ça va se retourner contre nous avec une augmentation des tarifs pour le cinéma comme pour les plateformes de streaming (+2€ annoncés pour D+ déjà). On verra bien en 2021, tâchons déjà de survivre aux cinq derniers jours de 2020 !
Et vous, vous en pensez quoi ? Bavardons-en dans les commentaires, sur Twitter ou Instagram.

Tout le monde ne s’en souvient pas forcément et je dois bien dire que
L’épisode spécial de la série cette année a mis un point d’honneur à montrer que les moyens financiers de certains pouvaient gêner les autres et être un véritable sujet de tension dans les familles. C’est un point que l’on voit rarement abordé dans les séries où les personnages ont toujours les moyens financiers de trouver ce qui fait le plus plaisir à l’ensemble des proches… Or, ce n’est pas toujours le cas. Au-delà de ça, les cadeaux peuvent raviver des tensions quand tout le monde n’y met pas les mêmes sommes… Déjà que Noël est un sujet de tension perpétuel (où le faire ? quand le faire ? que manger ? que préparer ?), nous voilà bien quand les cadeaux s’en mêlent ! Et chaque famille a ses habitudes, pour ne rien arranger. Bref, c’est plutôt bien vu de la part de cette série d’en parler, mais peut-être que ça paraît si VRAI parce que c’est français, aussi.
Quand les héros n’ont pas les moyens financiers de faire les cadeaux parfaits, ce n’est jamais un souci et tout le monde se révèle hyper créatif. Oh, il y a les cadeaux utiles de Friends à la station-service et il y a ceux de Malcolm qui sont faits maison et ne font pas forcément rêver, après. En tout cas, le message à retenir est que ce type de cadeau peut faire hyper plaisir – et parfois plus qu’un truc sans saveur ou une babiole achetée à l’arrache (coucou Friends donc). La conclusion à tout ça, c’est que c’est un cliché à la fois VRAI et FAUX : il n’est pas évident de trouver toujours de quoi faire des cadeaux maison qui fassent plaisir… Mais quand vous avez L’idée magique, c’est parfait. À vos risques et périls sur ce coup-là, mais je connais peu de gens à l’esprit aventureux !
C’est un grand classique des séries : pour Noël, un personnage en demande un autre en mariage ou annonce sa grossesse à ses proches. On ne va pas se mentir, c’est finalement un cadeau de radins, ça, parce qu’il ne coûte rien du tout, non ? En revanche, il fait sacrément plaisir – ou angoisser, c’est selon. Si j’ai bien au cours de mes vingt-sept petits Noëls l’occasion d’apprendre ce genre de nouvelle à l’occasion d’un réveillon, et si ça a bien été présenté comme cadeau, autant vous dire que le cliché est FAUX : ça n’a jamais été considéré par personne comme un cadeau suffisant. Tout le monde veut toujours plus, que voulez-vous ?
Trop facile d’évoquer cette série, je sais… Mais il faut bien le dire, beaucoup de téléfilms de Noël, et donc de séries, s’évertuent à trouver le vrai sens de Noël. C’est toujours le même message : l’espoir, l’amour et la solidarité sont ce qui permet finalement de célébrer Noël sereinement et de faire de cette fête un moment magique ! En revanche, ce qui est bien avec l’épisode sur Abed, c’est qu’il nous rappelle aussi que Noël a un sens particulier pour chacun d’entre nous, et que ce sens-là ne peut pas être le même que celui de votre voisin. On a tous nos traditions, nos envies et nos cadeaux parfaits. C’est ce qui procure tant de joie les 24 et 25 décembre… mais aussi tant de dépression et déception. Certains n’en attendent plus rien, mais cherchez bien, la magie de Noël existe encore, même lorsque le 25 décembre n’est pas aussi heureux que vous l’espériez – même lorsque vous apprenez de mauvaises nouvelles ce jour-là.




Nooooooooon ! Evidemment, cette série ne pouvait que finir en première position, mais je pensais pareil d’une autre saison 7 de ce top qui a fini dans les choux. La série n’a pas toujours été une réussite, elle a eu ses moments un peu moins bons (coucou le début de saison 4), mais elle a toujours su remonter la pente. La preuve avec cette saison finale ! Il s’agit, je crois, de la meilleure de la série : elle n’a pas de fausse note et elle a réussi à être passionnante à suivre du début à la fin, avec tout un tas de références à ce qu’il s’est passé auparavant et une construction qui fonctionnait parfaitement. La saison se passe d’un personnage que j’adore pendant bien trop longtemps, mais ça s’est à peine senti. Un nouveau couple du tonnerre, des retours comme j’aime pour une dernière saison et beaucoup de bons moments, c’était parfait. J’adore, tout simplement. Note moyenne : 18,375/20