The Outpost mérite bien un petit article

Salut les sériephiles,

Cela fait quelques semaines que j’ai envie d’écrire un article sur la saison 3 de The Outpost, parce qu’elle le mérite bien, je pense. En effet, autant les deux premières saisons de la série étaient divertissantes sans plus, autant la saison 3 fait passer la série dans une autre catégorie – celle de la cour des grands. C’est probablement trop tard pour elle, mais au cas où, si vous hésitez encore à la commencer, voici pourquoi il faut s’accrocher à la série jusqu’à sa saison 3 !

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Voir aussi mes critiques : Saison 1 Saison 2 | Saison 3

L’histoire de base de la série est assez intrigante, puisqu’elle nous envoie dans un univers que nous ne connaissons pas du tout. Nous sommes en effet dans un monde fantasy médiéval pas bien exceptionnel, avec un poste d’arrière-garde au cœur de toutes les intrigues. En effet, c’est là que l’héroïne de la série décide de venir séjourner, et surtout se cacher. Elle est pourchassée par le Prime Order, un ordre monarchique qui concentre tous les pouvoirs dans un étrange trio, parce qu’elle est une Sang Noire. Sang Noire ? Oui, elle a du sang de couleur noire, des oreilles pointus et une agilité physique assez impressionnante.

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Outre son aptitude au combat, Talon, l’héroïne, a aussi et surtout un Kinj, une drôle de petite lumière qui lui permet d’ouvrir des portails, même si elle ne les contrôle pas du tout. Rapidement, la série s’enfonce dans une suite de mystères et d’intrigues assez peu exceptionnelles – les plaguelings, franchement ! – avec une tendance à la géopolitique et aux ships désastreux (mais que trouvent-elles à Garrett ?).

Résultat de recherche d'images pour "janzo garrett gif"Je n’étais pas spécialement fan, mais je restais pour le personnage de Gwynn. Je ne peux que vous conseiller de faire de même, parce que c’est elle qui a la meilleure évolution dans la série. Talon, l’héroïne, reste une héroïne, Garrett reste le male alpha du triangle amoureux censé l’aider et Janzo est bloqué par son surjeu constant parfaitement irritant.

Voir malgré tout cet article : Anand Desai Barochia (The Outpost)

Résultat de recherche d'images pour "tobin gwynn gif"Pourtant, peu à peu, la série est devenue plus attachante, notamment grâce à l’arrivée de nouveaux personnages et à l’évolution d’une intrigue qui changeait un peu de dimension. À cet égard, la saison 2 allait beaucoup plus loin dans les intrigues politiques et ajoutait un love interest très con… qui finalement s’avérait plutôt intéressant à suivre après quelques épisodes. Je n’aurais pas cru l’écrire, mais Tobin s’est ensuite imposé comme l’un de mes personnages préférés, et lui et Gwynn furent les raisons pour lesquelles j’ai finalement tenté la saison 3, avec des scènes chaque fois plus niaises en écriture… mais efficaces !

Voir d’ailleursAaron Fontaine (The Outpost)

Résultat de recherche d'images pour "yavalla wren gif"Bien m’en a pris ! La saison 3 fait table rase des intrigues que j’aimais le moins (adieu les Plaguelings, enfin !) et en ajouté une nouvelle, avec l’arrivée de Yavalla et de Wren. Cette dernière ajoute un contrepoint comique qui réussit parfaitement à Janzo et semble rendre son surjeu supportable, ce qui était inimaginable avant elle. C’est fou, mais la série trouve enfin son équilibre. Au départ, j’ai cru que le problème venait de moi et de mon manque de série : la saison 3 a été décalée pour un bon moment et pour être finalement diffusée à la rentrée, en l’absence d’autres séries en stock pour les networks.

Face à l’absence de concurrence, elle paraissait brillante. Résultat de recherche d'images pour "garret the outpost gif"Finalement, l’ensemble de la saison 3 a rapidement laissé derrière elle les aspects les moins plaisants pour se concentrer sur une intrigue qui fonctionnait très bien, avec une épidémie faisant un écho surprenant et probablement pas du tout prévu avec le coronavirus et de nouveaux personnages tous attachants. Pas comme les anciens (littéralement, les plus vieux étaient les plus mal écrits de cette série).

Pire encore, sur sa fin de saison, la série joue dans la cour des grands, avec la fin de ses deux derniers épisodes qui fut… incroyable ? La série a été à deux doigts de me faire pleurer, et ce n’était pas du tout imaginable non plus quelques semaines plus tôt. Alors que s’est-il passé ? Ma foi, la recette est simple : quand votre série ne fonctionne pas, laissez tomber les personnages chiants, virez les mauvaises intrigues et changez toute la formule. M’enfin, pas les combats cheaps avec des chorés fun, quand même, y a des choses à ne pas oublier.

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Bon, en revanche, j’ai peur de la déception en saison 4 maintenant : le cliffhanger ne me dit rien qui vaille. En plus, la série vient d’échapper à la vague de renouvellements de la CW, alors je me demande s’il faut en voir un signe de la fin, ce qui ne serait pas surprenant, car j’ai du mal à imaginer l’équilibre qu’aura la série sans deux de ses personnages-clés… Ou alors, c’est simplement le signe que bon, la saison 5 sera annoncée plus tard, la saison 4 n’est même pas encore entièrement tournée (ils en sont à la moitié à peu près, je crois).

Voir enfin : Imogen Waterhouse (The Outpost)

Tout ça me laisse songeur pour la suite, mais voilà, je voulais faire un petit article sur la série, parce qu’il est rare qu’une série s’améliore comme ça quand elle commence si bas dans la qualité. Rassurez-vous, elle n’est pas exceptionnelle pour autant : les effets spéciaux sont toujours cheaps et le scénario prévisible bien souvent… mais je me suis beaucoup attaché, au point de suivre la saison 3 en restant à jour chaque semaine, pour la première fois en trois ans ! Vraiment, ça méritait un article : trois articles « performance de la semaine » sur une seule saison, c’est rare, surtout que cette série était loin d’être exceptionnelle pour son jeu d’acteur ! Enfin, je veux dire, ils ont clairement pris des cours, parce qu’on est passé de ça :

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à ça :

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Tout de même. Le pire ? Je suis amoureux d’elle depuis le départ, franchement.

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Bingo Séries #47

Salut les sériephiles,

On a beau être en plein milieu d’un #WESéries, nous n’en restons pas moins un six du mois, et il est donc temps d’envisager un nouveau Bingo Séries. La grille de février m’aura donné du fil à retordre niveau écriture, mais j’espère que ça ne sentira pas trop… et qu’elle sera plus facile à terminer que celle de janvier, sur laquelle j’ai quand même bien lutté !

N’hésitez pas à poster dans les commentaires ou à me contacter sur Twitter (@ShipouJG) s’il vous reste des questions après lecture de cet article !

Pour rappel, vous trouverez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 février au 7 mars 2021 ! Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.

N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.

Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

Février 2021

Oui, je sais, je suis plus inspiré que jamais sur ce nom de thème, mais bon, l’an dernier, je l’avais appelé « February » et on l’avait bien vécu quand même, alors pas de raison, hein !

  1. Un cadeau de St Valentin est offert : Commençons directement par un point qui voit les choses se compliquer ! En principe, le mois de février fournit toujours au moins un épisode sur la St Valentin, mais avec le Covid19 et tous les décalages de quarantaine, rien n’est moins sûr… Pour valider ce point, il faudra peut-être se tourner vers des épisodes des années précédentes !
  2. Le point de la victoire d’un match de football américain est vu à l’écran : Un point plus ou moins facile si vous regardez des séries américaines avec des adolescents… Mais voilà, n’oublions pas que dans la nuit de demain, il y aura une nouvelle finale du Super Bowl, avec 22 000 spectateurs et quand même un show de mi-temps. Comme on a déjà eu des points sur le Super Bowl, il a fallu que j’improvise un nouveau point bien trop compliqué : voir le moment où une équipe gagne un match ! Après, je vous rassure, même si les héros que l’on suit perdent le match, il n’en reste pas moins qu’il s’agit du point de la victoire pour leurs adversaires, donc ça compte !
  3. Un personnage parle d’un confinement lié au coronavirus : Qui dit 2021, dit coronavirus, alors je ne pouvais y couper. Deux à trois semaines qu’on attend tous en France de savoir si oui ou non on va nous reconfiner et dans quelle(s) condition(s), il faut donc bien reconnaître que c’est une fois de plus le mot de l’année ! Par conséquent, je vous propose de trouver un personnage qui nous parle du confinement – et simplement qui en parle. Ce peut être le premier de 2020, ce peut être la crainte d’un reconfinement, ce peut être un souvenir de ce qu’il s’y est passé… les possibilités sont multiples, et pas si difficiles puisqu’un certain nombre de séries en parlent désormais, près d’un an après l’avoir vécu pour la première fois !
  4. Entendre prononcer les sept jours de la semaine : Je vous rassure, ça peut se faire sur plusieurs épisodes, hein ! Oui, cette idée m’est venue parce que j’ai regardé le dernier WandaVision qui nous casait l’air de rien un « lundi » et un « samedi », parce qu’avec le WESéries, j’ai peur que la grille soit terminée trop vite… et parce que février 2021 est un mois parfait, commençant par un lundi et se terminant par un dimanche. Bref, à vous de jouer, il nous faut entendre le nom de chaque jour de la semaine dans des séries. Et là, vous allez voir qu’on va nous sortir un enfant qui apprend les sept jours de la semaine dans une série que tout le monde regarde !

Jurons

Une fois de plus, j’ai l’impression que ce thème avait déjà été proposé dans une autre grille, mais je ne le retrouve pas… alors c’est parti pour un festival d’insultes prévu depuis des mois et des mois dans mon document listant les idées de thèmes ! Merci donc à Phantasmagory de me permettre de vous le dévoiler ce soir 🙂

  1. Un personnage dit « crap »/« shit » : Ou « merde » en français, donc. Je ne pense pas avoir besoin d’expliciter plus que ça ce thème, c’est assez explicite comme ça, non ? Merci Orphan Black de m’avoir inspiré ce thème il y a des années de ça !
  2. Un personnage utilise le mot « fuck »: Notre fameux « putain » français, mais attention, précisions immédiatement que si un personnage dit « f-word » ou « effin’ », ça ne fonctionnera pas. Nous cherchons vraiment un personnage qui utilise ce mot vulgaire de quatre lettres !
  3. Un juron est censuré : Jamais un point n’aura été plus simple à trouver, parce que quasiment tous les génériques de Zoey’s Extraordinary Playlist cache un juron. Il existe d’autres moyens d’empêcher quelqu’un de prononcer un gros mot cela dit ! Parfois, la parole est coupée par un autre personnage, parfois on change volontairement de scène, parfois, le personnage se censure lui-même en épelant le mot (et en l’épelant mal pour faire rire, aussi). Plein de possibilités, donc !
  4. Un personnage jure en langue étrangère : Alors, en langue étrangère par rapport à la série, hein ! Si vous regardez une série américaine, il faut entendre un juron russe ou français, par exemple ; mais dans une série française, ce serait un juron en anglais que vous chercheriez. Pour trouver ce point, concentrez-vous sur les séries qui ont un personnage venant d’un autre pays au casting… particulièrement s’il s’agit d’un français, d’un italien ou d’un hispanophone, d’ailleurs. Y a des réputations difficiles à défaire.

Côte Ouest

Cela fait un moment également que j’ai ce thème dans ma liste de possibilités, mais je trouve ça bien qu’il tombe ce mois-ci, parce que j’ai quelques séries pour réussir à valider les points… normalement. On verra bien, allez, direction les États-Unis grâce à Frankie !

  1. Le nom d’une ville de la côte Ouest est prononcé : Los Angeles, Seattle ou San Francisco, et même pourquoi pas Las Vegas, la côte Ouest des États-Unis est tout de même assez grande pour que l’on trouve facilement une ville réelle dont le nom est prononcé dans une série au cours du mois. Enfin, j’espère.
  2. Un monument emblématique de l’Ouest des États-Unis est vu : Le Golden Gate Bridge, la tour de Seattle… Il y a des bâtiments et des monuments touristiques qui sont bien trop célèbres pour ne pas être vus dans les séries. Ce matin, j’ai vu le fameux pont de San Francisco d’ailleurs, et ça m’a énervé, parce que je savais que ce point compterait dès demain ! C’est injuste. Pour que ça fonctionne, le monument peut être vu à n’importe quel moment : ce peut être l’arrière-plan d’une scène ou juste une transition montrant dans quelle ville tout ça se déroule…
  3. Une scène avec vue sur l’Océan Pacifique : Je compte énormément sur 9-1-1 pour réussir ce point. Par vue, j’entends bien sûr le sable fin d’une plage, mais aussi la jetée ou, pourquoi pas, quelques rochers. Bref, n’importe où sur la côte Ouest au sens littéral de côte cette fois.
  4. Une scène avec vue sur la côte Ouest : Les personnages sont sur un bateau et aperçoivent la ville depuis la mer… Ca marche aussi s’ils sont simplement dans l’eau, ou en train de se baigner… Il faut juste s’assurer que la scène se déroule en-dehors de la côte terrestre pour que ça fonctionne : elle doit être vue, c’est tout. Après, soyons malin : ça marche aussi si un personnage regarde une carte, en fait, parce qu’on y voit la côte aha !

Bricolage

Gaelle a eu du mal à se décider pour choisir ce thème, mais à sa décharge, elle a eu un tirage assez compliqué.

  1. Un personnage se sert d’un marteau : Le marteau peut servir pour taper sur un clou autant que sur une personne, et avec un peu de chance, on aura Thor pour débarquer par surprise dans WandaVision. Non ? Bon, d’accord, ce n’est que peu probable après Endgame, mais le point est assez facile à comprendre autrement.
  2. Une trousse à outils est vue à l’écran : Ouvrez l’œil chaque fois qu’une scène se déroulera dans un garage, parce que rien n’oblige les personnages à se servir de la trousse en question à l’écran pour bricoler, cette fois. Par trousse à outils, j’entends donc n’importe quelle boîte avec des outils pour bricoler dedans, et ça marche aussi si c’est pour faire de la mécanique, d’ailleurs.
  3. Un personnage doit faire appel à quelqu’un pour bricoler : Notre personnage a ses toilettes sont coincées et il a besoin d’un plombier, notre personnage ne sait pas monter soi-même le berceau de son enfant ou notre personnage fait refaire son toit par des ouvriers, vous voyez l’ensemble des possibilités offertes par ce point, je pense. Et le bricoleur du dimanche n’a même pas à parler en plus.
  4. Un personnage en train de bricoler : Et ça, peu importe la situation, si vous trouvez un McGyver du dimanche qui bricole de quoi se sortir d’une situation périlleuse avec les trois objets qu’il a à portée de main, ça compte déjà. Autrement, ben, des personnages qui montent un meuble, réparent un objet, le mot « bricolage » a l’avantage d’être large côté interprétations.

Actions

  1. Recensement du 20/02: Chaque année, je demande aux joueurs du Bingo de me fêter mon anniversaire ici ou sur Twitter, histoire de me faire une idée du nombre de participants et parce que c’est toujours chouette d’avoir des messages de votre part. Si vous le faites via Twitter, n’oubliez pas le hashtag ! De mon côté, c’est en vous disant merci que je pourrai valider ce point aha 😉
  2. Pousser un juron devant une série : À quel point êtes-vous poli ? Moi, ça m’arrive parfois de m’écrier un petit « putain » devant certains épisodes quand il y a des twists que je ne vois pas venir. Entre WandaVision qui me fascine chaque semaine et la franchise 9-1-1 qui propose des accidents impressionnants, je sais qu’en février encore ça risque de m’arriver !
  3. Regarder un épisode en vous tournant à l’Ouest : Si vous êtes chanceux, votre salon est peut-être déjà naturellement fait de sorte que votre télé soit à l’Est et vous force à regarder l’Ouest. Si vous êtes comme moi, en revanche, c’est l’inverse, et ça devient une petite action que de changer vos habitudes. Alors, où le soleil se couche-t-il par rapport à votre canapé ? Eh bien, maintenant, regardez dans cette direction, placer un écran et regardez votre épisode !
  4. Un DIY en rapport avec une série : Parce que je n’ai pas envie d’être responsable d’accidents, nous n’allons tout de même pas bricoler devant une série… ce serait dangereux ! En revanche, trouver un tuto Do It Yourself pour créer un goodies (ou un vêtement ?) en rapport avec une série, ça fonctionne très bien !

Le bonus geek : un point ne vous plaît pas ? Vous pouvez le modifier. C’est-à-dire que vous pouvez modifier/proposer un point à l’intérieur d’un thème : c’est la liberté ; vous pouvez par exemple dire que vous ne voulez pas voir un cadeau de St Valentin, mais plutôt des crêpes comme il y a eu la chandeleur en février 2021. Annoncez-le en commentaire ici, ou sur Twitter. Vous pouvez le faire dès aujourd’hui, ou alors vous pouvez attendre les derniers jours de la grille, quand il ne vous restera que quelques points et que vous aurez identifié le point le plus impossible à avoir. L’an dernier, je n’ai pas eu à regretter ce bonus, même si c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, mais vous aurez compris avec l’exemple donné qu’il faut que le point modifié ressemble quand même à celui qui était proposé à l’origine – il faut un point commun (ici, la fête inscrite au calendrier). C’est un petit twist, une petite liberté, un truc qui va permettre de ne pas avoir négocier ce point qui est très proche de la règle, mais pas tout à fait dedans. Et vous pouvez donc le faire après avoir vu un épisode où, vraiment, vous y étiez presque au point, mais pas tout à fait. M’enfin, vous ne pouvez le faire qu’une fois, utilisez ce bonus sagement !

Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E05

Épisode 5 – Zoey’s Extraordinary Trip – 16/20
Je suis partagé sur cet épisode, car j’adore les reprises musicales et la toute fin qui se concentre sur une intrigue nécessaire… mais je déteste une grosse partie de ce qui fait l’intrigue de base et qui donne son titre à l’épisode ! Difficile à noter, donc, surtout que j’aime les personnages malgré tout et que c’est loin d’être mauvais, avec un casting chaque fois un peu plus exceptionnel.

> Saison 1


Spoilers

And if we don’t start talking about this now… Things are never going to change.

Bon. Je vais avoir beaucoup de mal avec ce nouveau personnage, franchement. J’ai l’impression qu’il sent mauvais à travers l’écran, c’est bizarre, non ? Heureusement qu’il a un sourire mignon, une voix très cool et chante une chanson que j’adore dès le début de cet épisode. C’est incroyable cette première scène, ça fonctionne super bien comme début.

J’ai l’impression qu’Aiden est à la fois jeune et vieux, et il est clairement très mauvais signe pour Zoey qui est immédiatement sous son charme et se met à boire de la bière, alors que bon, elle a déjà eu une gueule de bois dans l’épisode précédent. Elle me fait flipper.

Zoey décide donc de prendre une journée de congé et se rend chez Mo pour lui parler, pour mieux découvrir que Max y est encore. Ca doit être bizarre pour elle de ne pas pouvoir avoir son ami à portée de main comme elle veut puisqu’il est toujours avec son ex, là. Bon, Max profite de voir Zoey pour lui demander de venir manger avec lui et son père, car son père débarque en ville.

Bien sûr, la série en profite pour développer cette relation entre père et fils, et on comprend vite que le père est horrible avec Max. C’est plutôt fun à voir, en vrai, mais c’est écrit de manière lourde avec un père qui écrase constamment les idées de son fils, bien aidé par le fait que professionnellement, il ne soit pas au top avec des investisseurs qui se désistent et l’article de Tatiana qui n’est pas publié.

Finalement, Max est forcé d’en arriver à la même conclusion que Mo : il doit demander l’argent dont ils ont besoin pour le restaurant à son père. Il faut dire que leur magasin « Maximo » est une bonne idée, vraiment, mais le père n’est pas enthousiaste et ne croit pas vraiment aux revenus que pourraient potentiellement générer ce restaurant.

Le tout termine par une reprise de « Numb » de Linkin Park par Max, mais de manière beaucoup plus triste et sentimentale. J’adore tout simplement, ça donne énormément de poids à la chanson et à ses paroles, je trouve. Pauvre Zoey qui assiste à tout ça, franchement. Elle est toujours en bons termes avec le père de Max, mais celui-ci est un beau bâtard : il refuse de donner l’argent à son fils, parce qu’il n’est pas convaincu par son idée de business.

Zoey décide donc d’expliquer à Max qu’elle a une nouvelle philosophie et qu’il devrait essayer de moins s’investir dans sa relation avec son père si cela le fait tant souffrir. Le conseil est excellent, mais le problème, c’est que Max est fan de Zoey précisément parce qu’elle tenait énormément à sa propre relation avec son père, et de manière générale qu’elle tenait énormément à venir en aide à tous les gens autour d’elle… Et ça, ça provoque une tension entre eux assez importante, ainsi qu’une blessure pour l’un et l’autre.

Finalement, le père de Max décide de lui donner l’argent, parce qu’il a envie d’apporter son support à son fils… mais il le fait d’une bien moche manière. Il lui explique en effet qu’il n’est pas certain que l’idée de son fils fonctionnera, mais au pire qu’il pourra assumer de perdre cet argent. Pauvre Max, j’ai de la peine pour lui. Il refuse d’accepter l’argent, s’en excuse auprès de Mo et… J’ai de la peine. Je comprends son désir d’émancipation sur ce coup-là et il fait bien de ne pas accepter l’argent de son père, mais c’est un revers tout de même dur à encaisser pour le projet de restaurant.

Pour en revenir au début d’épisode, lorsque Zoey vient voir Mo, c’est pour lui expliquer qu’elle souhaite être une rebelle – crise classique à 29 ans d’après Mo. C’est une bonne scène, franchement, mais ça mène à de mauvaises décisions, sans la moindre surprise. Zoey a carrément fait une liste des folies qu’elle voulait faire, franchement, et elle décide de ne plus s’attacher autant à ce qu’il se passe dans la vie des proches, de ne plus faire autant attention, de ne plus être Zoey, mais d’être plus cool et détachée. Quelle mauvaise idée.

On l’a déjà vu, ça craint par rapport à Max. Pour ne rien arranger, elle retourne avant ça voir Aiden… Zoey est clairement dans une mauvaise passe avec lui, et elle est un peu trop sous son influence. Ainsi quand il lui propose de prendre de la drogue, elle finit par craquer et accepter bien rapidement, juste après avoir statué sur le fait que ce n’était pas son genre.

Pff. Si ce n’est pas ton genre, n’en prends pas, en fait ? Et bien sûr, elle l’a à peine prise sa pilule de drogue, qu’elle reçoit un coup de fil de son big boss qui veut la voir maintenant qu’il n’est plus assigné à résidence – on en reparle ensuite – puis de Simon, qui a justement un problème avec le boss lui demandant de justifier un problème de leur application qui ne reconnaît pas les personnes de couleur.

Zoey lui raccroche limite au nez, et c’est la pire des idées. Enfin, la pire des idées, c’était clairement de prendre de la drogue, cela dit, mais c’est tellement contraire à l’esprit de Zoey de ne pas écouter Simon sur un sujet aussi grave que j’ai eu envie de la tarter – enfin, je ne tape pas les gens, rassurez-vous.

Bien évidemment, le boss finit par débarquer dans le garage et Zoey est forcée de lui ouvrir la porte. Elle a bien du mal à cacher qu’elle a pris de la drogue et ça ne fait pas de mal du tout à l’image que son boss se fait d’elle. Au contraire, même. Sans trop de surprise, Danny Michael Davis (c’est ça son nom ?) décide de se droguer avec elle et Aiden, parce que c’est fun.

Alors. Non, toujours pas. Par contre, je reconnais que lorsqu’ils sortent dans la rue (quelle idée de merde), j’ai adoré le fait que la drogue active le pouvoir de Zoey au point de la faire chanter elle-même, et Starships en plus ! J’adore cette chanson, j’adore le clip tel qu’il est construit dans la série et tout l’humour que l’ensemble apporte. Vraiment, les scénaristes regorgent d’idée !

Après cette scène exceptionnellement drôle, on enchaîne avec une scène exceptionnellement triste. La série est habituée aux grands écarts de rythme, mais c’est sans surprise que la drogue en rajoute une couche. Zoey déprime donc à nouveau de la mort de son père et en parle désormais à son boss, en mangeant de la glace chez sa mère et en caressant la cuisse désormais sans poil de Michael Jordan. J’ai ri, ma foi.

La série part en vrille avec cette histoire de drogue. Il faut toujours qu’à un moment dans les séries on se tape un épisode sur la drogue, mais bon, je vais tenter de ne pas être trop déçu grâce à ce que ça apporte. En plus, l’avantage, c’est que Zoey devient pote avec son boss… mais le lendemain, une fois la drogue retombée chez tout le monde, il est attaché à sa nouvelle liberté au point de vouloir virer tout le monde en vendant la boîte. Allez, Zoey, prend toi ça dans la gueule et dis-nous que tu ne t’attaches toujours pas aux gens et situations autour de toi parce que c’est ta nouvelle philosophie.

En parallèle, Maggie est confrontée à bien des problèmes avec son client : déçu de ne pas être en couple avec elle, il s’en prend à elle professionnellement. Sans trop de surprise, mais de manière très gênante, Jenna en profite pour faire des sous-entendus sur le fait qu’elle sait très bien ce que lui voulait. J’ai adoré la voir défendre Maggie, et Maggie aussi à vrai dire… Jusqu’à ce que Jenna aille trop loin. Inévitablement.

Elle décide en effet de s’en prendre au client en faisant des « blagues » à base de cactus et fertilisant, et ça force Maggie à refuser de travailler avec le client. Jenna est très heureuse de la voir s’affirmer comme ça… sauf que Maggie décide malgré tout de virer Jenna, parce que c’est trop risqué de faire confiance à une femme avec un caractère si imprévisible. Les blagues sont allées trop loin.

Tout ça termine en dispute entre les deux, et ça fait de la peine de les voir se déchirer comme ça, parce que j’aimais vraiment beaucoup le duo, mais aussi le personnage de Jenna. Bien sûr, elle finit par balancer à Maggie qu’elle n’est pas si forte que ça et c’est Maggie qui finit malgré tout par avoir la phrase de trop, en précisant qu’Emily lui avait dit qu’il fallait être folle pour donner une chance à Jenna. Oups. Jenna décide donc de partir au plus vite pour l’Est, donc le plus loin possible de sa famille. Oh. Vivement la réconciliation. Avant d’y arriver, il faut toutefois un repas de famille terrifiant entre Zoey, David et Emily, où Jenna débarque pour rendre des outils de jardinage qu’elle avait empruntés.

Elle finit en larmes, se barre, suivie par David et Emily, alors que Maggie décide d’aller dans la cuisine. Cette fois, Zoey est forcée de se rendre compte que malgré tous les efforts qu’elle fait, elle s’inquiète bien trop de la situation. Elle commence par aller dans la cuisine pour convaincre sa mère de parler à Jenna avec qui elle s’entendait si bien, avant de vouloir se prendre une des glaces mangées la veille lorsqu’elle était en plein trip.

Zoey comprend donc que son boss est probablement dans le garage d’Aiden – et bordel, l’acteur est à fond dans sa petite danse et sa volonté de vendre le drogué qu’il est supposé être, il faut bien lui accorder ça – et elle s’y rend pour tenter de le convaincre de ne surtout pas vendre l’entreprise. Son boss lui emprunte son téléphone pour appeler un Uber après avoir été convaincu, apparemment, et ça sent mauvais je trouve… mais rien ne se passe dans cet épisode pour autant.

Après tout ça, on suit également le départ de Jenna qui ne dit rien à sa sœur de la réflexion de Maggie, mais lui fait tout de même un cadeau pour quand elle rentrera de sa balade. Maggie vient également lui dire au revoir, parce que leur séparation professionnelle n’était pas top. J’aime beaucoup l’idée, et j’aime beaucoup Emily qui a la présence d’esprit de leur laisser la maison au plus vite. On nous confirme également que David a bien quitté son job dans la scène, c’est à souligner, tout de même.

Malheureusement, Jenna s’en va tout de même, mais en laissant derrière elle un cadeau pour sa sœur et son neveu : un magnifique mur de photos, tout simplement. J’adore. J’espère qu’on reverra ce personnage, parce que je l’ai beaucoup aimée Jenna, et c’est rare à la télévision d’avoir de bons personnages d’artistes comme ça. Enfin, pas rare, rare, mais elle avait un truc, elle apportait une bouffée d’air frais à la série tout de même.

Enfin, de son côté, Simon reçoit un appel de sa nouvelle journaliste préférée, Tatiana, pour l’informer que son ex-boss est de retour – et non, elle ne parle pas de Joan. Effectivement, Danny Michael Davis est de retour. Plus de prison pour lui, et une envie de passer beaucoup de temps à San Francisco. Il n’est plus en prison – même si sa prison était en fait sa maison. Il était assigné à résidence, mais il a trouvé un moyen de ne plus l’être, et hop, il en profite.

La série n’est pas super précise sur tout ce qu’il se passe dans sa vie juridique, parce que l’essentiel est ailleurs : le vrai problème, c’est que Simon doit gérer l’excentricité de ce type qui lui rajoute des bâtons dans les roues concernant son boulot : il lui demande de couvrir le fait que leur application ne reconnaisse pas les personnes de couleur. Gênant. Et pratique d’avoir Simon comme porte-parole pour lui, franchement.

Après s’être fait raccrocher au nez par Zoey, Simon décide d’appeler Mo pour lui parler de boulot, et il invite aussi Tatiana au passage, et on comprend vite vers quoi la série se dirige : il va être question de racisme et du Black Lives Matter, mais dans un monde professionnel et… ben… Ma foi, c’est une très bonne idée comme angle d’attaque, parce qu’on le voit beaucoup trop peu dans les séries.

Simon leur demande donc conseil : il ne veut pas démissionner – ce que lui conseille pourtant Mo – mais trouver une solution. Le problème, c’est que Tatiana lui conseille de prendre son mal en patience, et ça ne fonctionne pas tellement également. Il est donc confronté à un gros problème pour sa conférence de presse du lendemain, à laquelle Zoey se rend sans avoir pris le temps de lui reparler. Quelle amie de merde dans cet épisode !

On a ainsi le droit à un solo de Simon, qui m’a tout de même moins convaincu que d’habitude, je dois bien le dire. En tout cas, ça fait flipper Zoey qui comprend qu’elle a laissé passer un problème d’envergure en ne lui répondant pas. Et effectivement, Simon prend finalement la décision de dire ce qu’il pense lors de la conférence de presse, terminant l’épisode sur une citation bien ironique : si on n’en parle pas maintenant, rien ne changera.

Maintenant, c’est la fin de l’épisode. C’est un petit tacle efficace pour la prise de conscience, je trouve.

> Saison 2

WandaVision – S01E05

Épisode 5 – On a Very Special Episode – 20/20
Oh mon dieu, oh mon dieu, oh mon dieu. Est-ce que je viens de voir ce que je viens de voir ? Est-ce réel ? Comment est-ce que je peux passer à côté des spoilers de cette série chaque semaine ? C’est absolument dingue, cet épisode était encore beaucoup trop bon. J’en adore l’écriture et j’adore la manière dont la série introduit cette phase 4 du MCU de la meilleure des manières. Je vais criser très fortement dans les semaines, mois et années à venir, là. Quelle idée merveilleuse et… incroyable ! Non, je ne suis pas dans l’excès, promis : je suis juste fan.

> Saison 1


Spoilers

I can work with theorical.

ENFIN ! La série propose enfin un détour par les années 80, et c’est dès le premier plan parfaitement génial à regarder. J’ai vu plein de séries des années 80 quand j’étais petit et j’ai vraiment l’impression de revenir en enfance avec cet épisode qui débute par Wanda tentant désespérément d’endormir l’un des jumeaux. Oui, mais voilà : même les pouvoirs de Wanda sont inefficaces pour faire dormir ses bébés…

Vision finit par débarquer avec des tétines, mais lui, il les met dans des oreilles… Les gags sont un peu gros et lourdingues, mais je n’en attendais pas moins. L’épisode est aussi de moins en moins subtil vis-à-vis des interruptions qui permettent à la vie de Wanda et Vision d’avancer bien rapidement. Par exemple, dès qu’elle demande de l’aide pour réussir à endormir les enfants, Agnes débarque. Elle est désormais dans un bon look de fitness des années 80, et c’est parfois à voir, ça lui va si bien. Vision se révèle hyper stressé vis-à-vis d’Agnes, alors celle-ci s’interrompt brutalement dans son sourire si faux de la comédie.

Et si tout continue avec rires enregistrés comme dans une comédie, Agnes demande alors à Wanda s’il faut recommencer la scène. Elle a compris. Agnes est clairement terrifiée par les pouvoirs de Wanda… Et elle en fait des caisses quand elle comprend aussi que Wanda décide d’agir comme s’il s’agissait d’une blague de la part d’Agnes. J’adore, c’est tellement fluide. Wanda poursuit le quiproquo comme si de rien n’était, et plus Vision trouve étrange tout ce qu’il se passe, plus tout continue comme si de rien n’était.

Pour se simplifier la vie, Wanda fait alors grandir les jumeaux qui deviennent des petits garçons parfaitement adorables, juste avant le générique. Vivement les années 80, purée ! Le générique est comme d’habitude parfaitement parfait, avec des petits ralentis et des zooms sur les photos d’enfance des personnages. On y voit Wanda, Vision, mais aussi Tommy et Billy, avec un anniversaire de cinq bougies d’un coup. We got looove.

La scène suivante voit Wanda gérer les jumeaux qui lui font du chantage affectif pour garder un chien qu’ils ont recueilli dans la rue et qui n’a pas de collier. Wanda se laisse vite convaincre d’adopter Sniffy/Sparky et elle ne cache même plus ses pouvoirs devant Agnès, qui débarque à nouveau pile au bon moment, avec une niche cette fois-ci. Cela fait vraiment beaucoup pour Vision.

Vision ne comprend vraiment plus ce qu’il se passe et Wanda sent bien qu’elle perd le contrôle de Vision. C’est chouette dans la manière dont c’est écrit et représenté : Wanda perd le contrôle progressivement, et elle réussit de moins en moins à sauver les apparences. Cette fois, Vision se doute vraiment de quelque chose puisqu’elle utilise ses pouvoirs devant Agnès. Alors certes, Agnès n’a pas réagi en voyant les jumeaux grandir la première fois, mais tout de même.

Elle ne réagit pas non plus la seconde fois, cependant. En effet, quand Wanda et Vision refusent d’adopter le chien parce que les jumeaux ne sont pas encore assez âgés pour s’en occuper, Billy & Tommy ont aussitôt dix ans, forcément. C’était drôle comme gag, même si je l’ai vu venir dès le début de la réplique.

Loin du générique et des années 80, Monica a donc droit à un examen médical un peu étrange, parce qu’elle vient tout de même de sortir d’une anomalie parfaitement incompréhensible pour le monde extérieur. Elle répond à quelques questions et affirme qu’elle ressentait un deuil permanent à l’intérieur de l’illusion…

Lewis et Woo viennent rendre visite à Monica avec de nouveaux vêtements pour elle, les siens étant actuellement envoyés dans un laboratoire pour analyse, puisqu’elle était habillée comme dans les années 70 en sortant de là. Tous les examens médicaux de Monica ne donnent toutefois aucun résultat : la prise de sang n’est pas efficace, les radios sont vierges. C’est étrange… mais ça ne l’empêche pas de se remettre bien vite au travail, avec une réunion sur l’anomalie pour mieux tout comprendre.

Le débrief se déroule alors et nous fait le résumé de tout ce qu’il se passe : Wanda n’est pas une victime de ce qu’il se passe, son cerveau est clairement l’auteur de cette illusion. Le problème, c’est que l’agent Woo perd l’avantage de ce débrief au profit d’un supérieur hiérarchique moins bienveillant que lui envers Wanda. Si celle-ci fait désormais partie des Avengers, il n’oublie pas qu’avant ça, elle travaillait contre les Avengers et que même depuis, elle est liée à tellement de destruction qu’elle pourrait très bien être encore une terroriste.

Monica essaie de bien souligner qu’elle n’est pas une terroriste, mais son propre rapport de son expérience, qui insiste bien pour dire qu’elle a vécu ça comme un viol de son esprit, ne joue pas en sa faveur. Le supérieur a même tout prévu, avec des images de l’épisode où Monica a été forcée de ne pas voir la cigogne qui se baladait autour d’elle.

Rien ne joue en la faveur de Wanda, en plus : elle a pété un câble bien avant de s’isoler à Westview. Neuf jours plus tôt, elle a pénétré sur une base du S.W.O.R.D afin de voler le corps de Vision qui y était entreposé. On a connu des manières plus respectueuses d’enterrer un des Avengers, tout de même. Si elle a fait tout ça, c’est pour réussir à ressusciter celui qui est désormais son mari dans sa vision fantasmée d’un monde idéal se déroulant dans une sitcom.

Le problème, c’est que ressusciter Vision est en violation des accords de Sokovie. En plus, elle créé une arme avec lui, et elle ressuscite Vision qui ne voulait pas l’être – il était censé être un sacrifice pour lutter contre Thanos, d’accord… mais ce n’est pas exactement ce qu’il s’est passé ensuite. C’est étrange.

Par ailleurs, on apprend que l’anomalie est hexagonale, alors Lewis a décidé de l’appeler Hex là où le S.W.O.R.D évoque simplement une anomalie Maximoff. J’adore les deux noms, franchement, et j’aime le fait que Monica a très envie de retourner à l’intérieur pour venir en aide à Wanda. En effet, Monica est persuadée que Wanda a juste besoin d’aide et rappelle qu’il ne faut pas sous-estimer sa puissance, soulignant qu’elle était à deux doigts de venir à bout de Thanos, seule. Et seule elle en avait le pouvoir d’après elle.

Heureusement que Woo est là pour rappeler que ce n’est pas le cas ! Il est d’un coup question de Captain Marvel, mais Monica change immédiatement de sujet. Allez, c’est frustrant ce name drop, il est évident qu’il y a un problème entre Monica et Captain Marvel maintenant, mais le prochain film est pour dans plus d’un an, purée !

Quoiqu’il en soit, prise d’une intuition lorsqu’elle comprend que Wanda n’est pas en train de créer tout ce qu’il se déroule dans l’Hex, Monica décide de tirer sur ses vêtements des années 70 avec son flingue. Les balles s’écrasent au sol, parce qu’elles viennent de se confronter à du kevlar. Cela permet de prouver que Wanda réécrit au fur et à mesure les objets pour qu’ils s’adaptent à la situation : les vêtements de Monica sont toujours un gilet pare-balles. Joli gilet pare-balle, ma foi.

En parallèle, l’Hex continue de développer sa petite sitcom comme si de rien n’était… Et vive les années 80 ! Vive le bruit de la connexion internet… C’est si loin tout ça, c’est dingue. On retrouve cette fois-ci Vision au travail avec Norm. Oui, mais voilà, la scène n’est pas là juste pour nous faire rire face à la découverte d’internet, loin de là.

Grâce à la découverte de Monica, Lewis peut ainsi envoyer un message à Vision : c’est bien simple, les objets des années 80 peuvent entrer dans l’illusion sans le moindre problème. Et par conséquent, les mails aussi. Toute la boîte de Vision reçoit un bulletin d’information du S.W.O.R.D concernant l’anomalie Maximoff. Cette fois, Vision comprend que quelque chose ne tourne pas rond du tout.

Il rend alors la mémoire à son collègue le plus proche, Norm, histoire de savoir ce qu’il se déroule. Norm raconte qu’il souffre parce que Wanda est dans sa tête et l’oblige à faire tout ce qu’elle désire. Effectivement, elle devient vraiment gênante sur ce coup-là. Vision s’en rend compte et retourne chez lui, après avoir rendormi Norm dans son illusion… Ce qui est une idée étonnante, tout de même. Disons que je ne comprends pas trop pourquoi il fait ça : Norm vient de dire que ça le faisait souffrir ? Il aurait pu être bon de l’envoyer loin de l’Hex d’une manière ou d’une autre, non ?

Pendant ce temps, Wanda s’occupe des jumeaux et découvre qu’à dix ans, ils sont plus difficiles à manipuler : ils se rendent compte des problèmes que pose la réécriture permanente du monde dans lequel ils vivent. Ainsi, ils insistent auprès de Wanda pour dire qu’ils sont un samedi, non un lundi, et que ça n’a pas de sens que leur père soit au boulot.

Ils sont choupis les jumeaux, et j’aime les questions qu’ils posent, forçant Wanda à répondre et parler de choses plus compliquées. Wanda refuse désormais de reconnaître la mort de son frère aussi, préférant dire qu’elle est triste qu’il soit désormais loin d’elle, sous-entendant qu’il pourrait être encore en vie. La conversation est toutefois interrompue par un bruit lointain.

Fort de leur idée d’avoir envoyé un message à Vision, le monde réel envoie carrément un drone des années 80 dans le quartier de Wanda désormais. Monica peut ainsi parler avec Wanda qui n’est pas ravie du tout de cette interruption et refuse le dialogue, avec des yeux devenant rouges.

Monica découvre alors que le drone était armé, contrairement à ce qu’elle pensait. Et l’armée tire évidemment sur Monica. C’est une idée de merde, ça, il n’y a pas mieux pour énerver énormément notre Scarlet Witch. Celle-ci propose aussitôt une interruption de son programme, et c’est particulièrement génial à voir.

En effet, elle sort des années 80 pour revenir dans la réalité avec son look habituel de super-héroïne, et elle sent bon le pouvoir à travers l’écran. Je suis tellement fan de ce personnage ! Wanda demande simplement aux agents de ne pas se mêler de sa vie et de son illusion, les avertissant qu’elle veut simplement être tranquille. Elle me ferait presque de la peine.

Monica s’impose alors pour expliquer qu’elle ne savait pas que le drone était armé. Elle lui assure surtout qu’elle est son alliée et veut l’aider, tout simplement. Hmm. Tu prends des risques, Monica. Wanda assure alors qu’elle a ce qu’elle veut et que personne ne lui retirera plus jamais. Elle s’éloigne des agents, en s’assurant pour que tous se retournent contre leur chef : ils le pointent avec des fusils, sans tirer pour autant.

La menace est très claire de la part de Wanda… et ce n’est que là qu’on obtient la petite pub de l’épisode pour Lagos, avec un papier essuie-tout que même les hommes peuvent utiliser. Mouahahah. Merci les années 80, franchement. Nous voilà donc de retour quelques décennies en arrière, et on retrouve ainsi Tommy, Billy et Wanda dans la rue, à la recherche de Sparky, qui a apparemment disparu. C’est étonnant comme enchaînement… est-ce que le chien s’est pris la rocket du S.W.O.R.D ? Quelle vie, il aura eu !

Tommy et Billy finissent par retrouver leur chien, mais il est bien mort. C’est Agnes qui leur confie qu’il a mangé de trop nombreuses feuilles de son buisson… et confrontent les jumeaux au deuil que Wanda cherche à fuir à tout prix. Les jumeaux demandent alors à leur mère de réparer la mort de leur chien. Ben oui, c’est bien de leur dire qu’il faut faire leur deuil, mais elle, elle n’en est pas capable et elle n’hésite pas à forcer toute une vie à subir une illusion…

Les jumeaux insistent malgré le refus de leur mère et la surprise d’Agnes de découvrir que Wanda est probablement capable de ressusciter les morts. Vision finit par arriver et découvre que le chien est mort alors qu’il rentre tout juste du travail, et on ne rigole plus du tout dans cette scène. Bon, je n’ai pas eu le temps de vraiment m’attacher à Sparky pour le regretter, mais c’est tout de même une bonne scène.

Cela mène aussi à la très bonne dernière scène de l’épisode, où Wanda et Vision sont dans leur cuisine, comme pour une vraie scène finale de sitcom des années 80. Seulement voilà, après avoir fait remarquer qu’il est rare d’adopter et enterrer un chien le même jour, Vision lui explique que Norm souffre. Wanda est surprise, mais c’est qu’elle ne s’attendait pas à ce que Vision parle à Norm en dehors de son contrôle.

Et Vision explique surtout à Wanda qu’il refuse d’ignorer le problème cette fois-ci, même si elle fait tout pour. On en arrive au point où le générique commence… mais Vision n’arrête pas la dispute pour autant. C’était très déroutant cette scène de dispute continuant malgré le départ de Wanda vers son lit, et ça fonctionnait très bien.

À nouveau, la série se joue des codes et du méta, et c’est une excellente idée. Dans tout ça, Vision s’énerve soudainement, et il utilise ses pouvoirs en plein milieu du salon. On en arrive à une vraie attitude de confrontation entre les super-héros, et la dispute révèle les pouvoirs de chacun. Je ne m’attendais pas pour autant à un combat entre eux, et j’aime le fait que Wanda désamorce la crise en soulignant que Vision ne lui a jamais parlé comme ça avant.

Le vrai problème, c’est que Vision ne se souvient pas de ce qu’il s’est passé avant Westview… et Wanda a beau faire tout ce qu’elle peut pour le convaincre qu’elle n’est pas responsable de tout ce qui arrive et qu’elle ne contrôle pas tout, elle rame beaucoup à le convaincre. Tu m’étonnes. En plus, Vision se rend soudainement compte qu’il n’y a pas d’autres enfants dans le quartier… et Wanda en profite pour souligner une autre fois qu’elle ne contrôle pas du tout tout ce qui les entoure. Loin de là, même. Elle n’a aucune idée de comment tout a commencé.

La scène est géniale, parce que même si Wanda s’obstine dans son déni, on voit qu’elle avance sur les questions du deuil (avec Sparky) et de l’illusion qu’elle provoque. Elle perd le contrôle, cependant, c’est évident d’épisode en épisode, mais malgré ça, Vision ne peut pas croire que ce n’est pas elle qui a fait en sorte qu’on sonne à la porte pile au moment de cette conversation importante entre eux. Et j’ai franchement cru qu’on allait nous laisser sur le cliffhanger classique de la porte qui s’ouvre sur un personnage mystérieux, même si ça ne pouvait être que… non ?

Un homme au cheveux blancs débarque alors… et il s’agit bien sûr de EVAN PETERS. PARDON ? AAAAAAAAAAAAAAAH. Ce n’est pas le bon acteur, putain. Je n’y crois pas. Je ? Non ? Ils vont le faire ? AAAAAAAAAAAAAAH. Bien sûr qu’Evan Peters incarne Pietro, mais il l’incarne dans la saga X-Men, pas dans le MCU, où il était joué par un autre acteur qui proposait une version beaucoup moins fun de ce personnage que j’adore – j’aime l’écriture de Joss Whedon, mais il n’était pas dingue Pietro. 

Même Lewis n’était pas prête à découvrir que Pietro avait été recasté. Seulement… Ce n’est pas un recast ! C’est le multivers ! Il est Pietro, mais pas le Pietro de cette Wanda Maximoff. OH PUTAIN CA Y EST ! Il est annoncé depuis tellement de temps que la phase 4 sera sur le multivers que je ne sais pas comment j’ai pu ne pas anticiper ce twist. Si, je sais : malgré le rachat de la franchise X-Men par Disney il y a un peu plus de trois ans, je pensais qu’ils allaient tout rebooter une fois de plus, pas tout mélanger. Aha, il y a trois ans, j’en disais que c’était « très engageant », mais bordel, c’est encore mieux que ça ! J’étais déjà surpris des annonces sur le prochain Spiderman, mais là… Là… AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH.

Je n’étais pas prêt. Quel clffhanger de folie. Comment voulez-vous que Wanda accepte de dire adieu à une telle illusion ? Comment voulez-vous que j’attende une semaine ?? J’ai tellement de questions avec cette fin ! Et je suis tellement heureux ! Les X-Men sont à portée de main, et on va peut-être enfin avoir une écriture potable pour eux sur grand-écran. Bon, dans cinq ans ou plus, OK, mais je suis patient, surtout si je patiente avec des films et séries de la qualité de WandaVision !

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