Vus cette semaine #36

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Walking Dead – S11E02 – Acheron, part. 2 – 15/20
Il y a un léger mieux dans cet épisode qui a réussi à capter mon attention avec plus d’efficacité que le précédent, mais on sent tout de même que les scénaristes veulent juste nous retourner le cerveau concernant certains personnages. Pourquoi pas… s’il n’y avait pas tant de longueurs. La division de l’intrigue en deux me fait perdre certains personnages que j’aime, et tout ça est moins prenant à force. Il est peut-être temps que ça s’arrête, cette série, finalement.
The Walking Dead – S11E03 – Hunted – 16/20
Malgré un rythme qui se pose quelque peu pour la deuxième partie, j’ai retrouvé dans cet épisode une partie de ce qui fait que j’aime la série. Eh, même l’intrigue chiante de l’épisode avait ses bons moments et ses bonnes trouvailles, je ne suis plus habitué ! Ainsi, aussi schématique que cette saison semble s’acharner à être dans les thématiques et les relations, je pense que ça peut fonctionner sur du long terme.

Mercredi

What if…? – S01E04 – What if… Doctor Strange Lost His Heart Instead of his Hands – 17/20
Je ne m’attendais certainement pas à un épisode comme celui-ci, surtout à ce stade de la saison, et je ne sais quoi en dire pour ne pas spoiler. J’ai beaucoup aimé, même si je trouve qu’on se perd un peu trop au milieu d’un enchaînement de scènes toujours trop rapides. J’aurais préféré un format plus long, une fois de plus, et ça mériterait un film complet.

Jeudi

The Other Two – S02E01 – Chase Goes to College – 18/20
Yes, je suis vraiment content de retrouver la série, même si j’ai mis un peu de temps à lancer ce premier épisode de la saison. Les épisodes sont courts, mais je mets toujours trois plombes à écrire la critique ensuite tellement il se passe de choses, en même temps… Je ne suis pas ravi de la diffusion par deux épisodes, du coup, mais je suis vraiment sous le charme de ce début de saison 2 qui n’a rien perdu de l’hilarité de la première saison.
In the dark – S03E09 – Excess Bagage – 15/20
Zut, j’accroche de moins en moins semaine après semaine, parce que je trouve qu’on est en train de perdre les personnages. Autant l’intrigue me plait toujours autant, autant les personnages sont de moins en moins reconnaissables dans les décisions qu’ils prennent. Certains semblent agir à l’inverse de ce qu’ils ont toujours été dans cet épisode, il y a un paquet de choses que je n’ai pas compris – enfin, pas compris venant de ces personnages. Bref, ça reste bien et divertissant, mais c’est étrange comme évolution depuis deux ou trois épisodes.
Riverdale – S05E14 – The Night Gallery – 07/20
Je sais bien que cet épisode possède l’une des meilleures répliques de la série (non, vraiment), mais franchement, il manque des personnages dans cet épisode et il y en a d’autres qui sont là sans que ce ne soit raccord avec ce qu’on savait des dernières scènes. D’ailleurs, il n’y a absolument rien de raccord avec les épisodes ou saisons précédentes. C’est fabuleux. Je me dis qu’après cette série, je peux TOUT regarder, car tout aura plus de sens que cet épisode.

Vendredi

The Outpost – S04E08 – The Pleasing Voice of the Masters – 18/20
Les scénaristes n’ont vraiment plus froid aux yeux depuis l’an dernier et ils nous embarquent dans une mythologie de plus en plus complexe et intéressante pour expliquer tout ce qu’on a vu par le passé et tout ce qui se prépare pour la suite de la saison. Le résultat, c’est que je m’investis bien trop dans cette série et que j’ai terminé l’épisode super énervé par certains choix. Au moins, j’ai toujours mes théories pour m’accrocher à des notes d’espoir.

Dimanche

Evil – S02E08 – B is for Brain – 17/20
Mais… Qu’est-ce que je viens de voir au juste ? L’épisode me laisse un étrange sentiment de malaise à bien des égards cette semaine. Je sais que c’est le but de la série, ça l’a toujours été, mais c’est surprenant tout de même d’avoir des scènes dont je ne sais vraiment pas quoi faire. En tout cas, la série continue de prendre aux tripes et de réussir parfaitement à instaurer une ambiance dérangeante.

Rattrapage

High School Musical The Musical The Series – S02E05 – The Quinceañero – 14/20
Les chansons mettent trop de temps à arriver et ne sont pas toujours à la hauteur de mes espérances, alors que l’intrigue continue de partir dans tous les sens. Heureusement que la série ne se prend pas au sérieux ! C’était un épisode sympathique, avec des moments révolutionnaires pour du Disney, mais je m’attendais à un peu mieux quand même.

J’ai vu trois Plus belle la vie avant d’être coincé (je ne trouve pas l’épisode du 28 mai si quelqu’un a des bons plans). Sinon, hier, j’ai repris un peu Law & Order Special Victims Unit avec deux épisodes… et le deuxième m’a forcé à regardé un autre Organized Crimes (que je n’aime toujours pas du tout).

> Vus en 2021 

High School Musical: The Musical: The Series – S02E05

Épisode 5 – The Quinceañero – 14/20
Les chansons mettent trop de temps à arriver et ne sont pas toujours à la hauteur de mes espérances, alors que l’intrigue continue de partir dans tous les sens. Heureusement que la série ne se prend pas au sérieux ! C’était un épisode sympathique, avec des moments révolutionnaires pour du Disney, mais je m’attendais à un peu mieux quand même.

Spoilers

Gina et Seb organisent la fête d’anniversaire surprise de Carlos.

So we’re talking this Saturday ?

J’ai beaucoup hésité parmi tous les épisodes que j’ai à voir, mais je me suis dit qu’en ce dimanche soir, un peu de HSM me ferait du bien. C’est pas mal pour une veille de re-rentrée. Eh oui. L’épisode se centre clairement sur Carlos quand on voit le résumé, et ça part en vrille en tellement peu de temps que je ne sais même pas par où commencer la critique.

Je veux dire, tous les ados sont réunis de nuit dans une écurie (hein ??) pour parler de la fête surprise que Gina souhaite organiser à Carlos – Gina, pas Seb. OK. C’est raccord avec l’épisode précédent où Gina et Carlos ont passé du temps ensemble, heureusement, sinon j’aurais eu l’impression d’être resté devant le WTF qu’est Riverdale. Sérieusement. La différence est aussi qu’ici personne ne se prend au sérieux, loin de là.

Nini me fait même beaucoup trop rire à être surexcitée d’être de retour pour participer à une fête surprise dont elle ne sait rien lors de son interview – la chronologie n’a aucun sens puisqu’on la voit apprendre de quoi il s’agit dans la même scène que celle où elle accepte de participer. Les répliques sont pleine d’humour en tout cas et les références fusent en trois minutes. Franchement, je ne peux pas tout résumer ici, mais après tout, ce n’est pas le but d’une critique.

Le but est plutôt de se foutre de la gueule du futur mec de Miss Jen, et de son ex à vrai dire. Oui, elle recroise Zack alors qu’elle voulait juste se prendre un café tranquillement, et le voir danser ne me dit rien qui vaille. Comme d’hab, Miss Jen est compétitive sans raison et souhaite aussitôt en foutre plein la vue à son ex, et comme d’hab, ça n’avait pas trop de sens. On découvre aussi que Zack a une relation super avec Lily. J’ai failli ne pas la reconnaître avec ses habits d’adultes.

M’enfin, ça, c’est le problème quand on embauche des adultes pour jouer des ados de quinze ans. Oui, parce que Carlos va avoir quinze ans et les adultes jouent des ados en plein cours d’impro hyper gênant à voir. On se marre bien, mais comme dans l’épisode précédent, ça manque clairement de chansons. L’humour ne compense pas tout. Les développements de personnages non plus. Ainsi, Courtney cherche à comprendre pourquoi Gina en fait tant pour Carlos et c’est l’occasion d’apprendre qu’elle est contente d’avoir toujours su à quoi s’attendre avec lui ou qu’elle est en train d’organiser une fête d’adieu.

Franchement, ridicule de nous développer Gina comme ça autour des regrets de sa relation à Ricky. Cela marchait mieux dans les épisodes précédents, je trouve. En parallèle, la relation de Nini et Ricky est en revanche bien développée et m’a beaucoup plu. Nini en fait quinze fois trop sans savoir gérer des arrangements floraux – mais je trouve que ce qu’elle fait est limite mieux que Ricky, célébré pour ça ?

Admettons. J’ai bien ri de voir le père de Ricky se mettre en costard juste pour séduire à nouveau Miss Jen ou Nini assurer qu’elle n’en a rien à faire de rejoindre ou non le spectacle. Bien sûr que si tu veux faire autre chose que tes projets solo Nini, tu n’es pas Olivia Rodrigo, tu es dans un rôle ici. Et Courtney en arrive presque à envisager d’offrir un job à Nini alors qu’elle ne peut pas le faire théoriquement.

C’est marrant comme tout, mais pas autant que Big Red qui rêve d’un surnom ou qui s’amuse de Courtney clairement amoureuse d’Howie. On ne le voit pas, mais bon, c’est sûr et certain que c’est le cas. Tout s’emmêle dans l’épisode et j’en arrive presque à oublier de parler de Ricky. Il a deux scènes absolument terrifiantes dans cet épisode : dans la première, il demande à nouveau à Gina des conseils sur sa relation amoureuse avec Nini et celle-ci lui fait bien comprendre qu’elle n’a plus envie d’être son meilleur pote à lui donner les bons conseils.

En plus, Ricky en tire l’idée que oui, c’est bien de parler à Miss Jen d’inclure Nini dans le spectacle. Contre toute attente, Miss Jen refuse l’idée – et j’ai trouvé ça super et bien réaliste. J’étais vraiment content de cette scène. Pour une fois que la série se la joue un peu adulte et sérieuse, il faut adorer l’idée, je pense.

Après, je me suis aussi rendu compte qu’il y a le personnage de Ben auquel je n’ai jamais rien compris qui commence à devenir à peu près intéressant. Il est clairement amoureux de Miss Jen et j’ai enfin capté qu’il était en fait prof d’ingénieurerie – les matières américaines, allez comprendre. Il gère aussi le vidéoclub, et il a recruté EJ pour ça.

Soit. La série m’a pas mal perturbé avec ses sous-titres autrement, parce qu’elle a passé l’épisode à nous parler de Carlos en CM2 pour une vidéo… où il avait 13 ans. Deux ans auparavant, donc ? OK. L’idée est en tout cas de recycler sa vidéo pour faire un numéro musical – enfin un ! – quand il arrive à sa fête d’anniversaire, dans une grange chez Seb. L’idée est bonne, je trouve, mais tout le reste sentait super fake, tout de même.

Allez, c’est pas grave, je me suis marré au jeu de mots de Nini sur le titre de « I think I kinda you know » et j’ai trouvé la choré de Gina toujours super au point. La choré, oui, la chanson… meh. J’ai du mal avec Gina qui chante depuis l’épisode de Noël, cela semble toujours super playback raté, avec une bonne dose d’autotune. La choré ? Elle était marrante, avec des danseurs envoyant des vibes gays et un regard fasciné de Ricky qui prend une toute autre signification maintenant que l’acteur a fait son coming-out ? Je lis des choses qui ne sont probablement pas là, mais il a les yeux qui brillent pendant toure la soirée à chaque moment un peu gay, c’est dingue.

Bref, heureusement que côté musique, on avait ensuite une magnifique chanson de Seb pour Carlos. C’est clairement la partie qui sauve totalement l’épisode, parce que la balade est très réussie et que c’était mignon de le voir déclarer son amour et sa difficulté à s’accepter quand il était légèrement plus jeune que ça. L’amour entre Carlos et Seb est mignon, de même que c’est mignon de voir Big Red et Ashlyn. Par contre, je me suis senti un peu triste pour Courtney ou Gina, vraiment célibataires sur ce coup-là.

Gina a pourtant l’option EJ, clairement, et celui-ci marque des points sans même le savoir en lui demandant comment elle va sans la filmer pour l’hommage vidéo, hein. Pour en revenir à Seb, il se révèle vraiment dans cet épisode niveau chant. Cela permet une bonne scène avec Carlos, qui a eu peur tout l’épisode d’être oublié, et même un baiser. Du côté des couples, tout va donc très bien, et EJ se rend même compte qu’il en pince pour Gina. Alléluia.

La soirée est toutefois gâchée pour Miss Jen en fin d’épisode, parce qu’il fallait bien un cliffhanger. On en obtient même deux, avec la marraine de Carlos qui découvre un post instagram de Zack et Lily annonçant qu’ils vont eux aussi mettre en scène la Belle & la bête, mais avec des loups s’il vous plaît (!) et avec Gina qui appelle sa mère pour lui confirmer qu’elle est toujours prête à rentrer chez elle.

Je me doutais de la tournure des événements pour ces deux cliffhangers, mais j’ai hâte d’en savoir plus sur l’idée de Miss Jen qui détruira toute concurrence, par contre.

Riverdale – S05E14

Épisode 14 – The Night Gallery – 07/20
Je sais bien que cet épisode possède l’une des meilleures répliques de la série (non, vraiment), mais franchement, il manque des personnages dans cet épisode et il y en a d’autres qui sont là sans que ce ne soit raccord avec ce qu’on savait des dernières scènes. D’ailleurs, il n’y a absolument rien de raccord avec les épisodes ou saisons précédentes. C’est fabuleux. Je me dis qu’après cette série, je peux TOUT regarder, car tout aura plus de sens que cet épisode.

Spoilers

Cheryl invite sa petite-amie à une galerie d’art très privée et très cheloue.


You’re not in the United States anymore… You’re in Riverdale. (BAM)

Entrez-vous ! Pardon, mais cet épisode commence vraiment par un excellent fou rire quand Cheryl pense parler français, mais qu’en fait non. Elle a réinvité sa petite copine chez elle pour lui montrer ses nouveaux tableaux… et elle en a fait 150 en trop peu de temps pour qu’on puisse y croire, franchement, surtout que bon, n’oublions pas qu’elle a aussi une secte à gérer en théorie. Et j’ai soupiré très fort quand j’ai compris qu’en plus, cette galerie de tableaux allait nous offrir la structure de l’épisode.

Eh oui, elle a eu la bonne idée de faire des tableaux de chaque personnage de la série, à commencer par Archie torse nu. Est-ce que ça compte pour le compteur, ça ? Je ne sais pas trop, je partirai plutôt sur un non… mais bon. Très vite, on se trouve plongé dans un tableau où l’on se retrouve avec un Archie en thérapie avec une psy qui décide de « l’hypnotiser ».

C’était naze de chez naze, mais je n’imaginais pas autre chose et ça fonctionne sur Archie qui se met aussitôt à pleurer en racontant toute son histoire à l’armée. Voilà donc l’aide dont il avait besoin ? Admettons. Le fou rire ne faisait que commencer, puisqu’on enchaîne ensuite sur Cheryl débarquant chez Archie pour embaucher Andrews Construction (?????????) et ses hommes afin de forer le palladium sous sa forêt brûlée d’érables.

Franchement. Rien ne va. Même quand elle fait la liste des jobs d’Archie, elle arrive à oublier la salle de sport sérieusement. Les scénaristes sont donc incapables de savoir les boulots des personnages ? Et d’où Andrews Construction existe encore ? Et d’où Archie n’est plus prof ou pompier ? Je veux dire, vraiment la série reconnaît qu’elle ne connaît rien de ses personnages à ce stade-là.

En plus, Archie parvient à convaincre tout un tas de monde de bosser pour lui, Reggie, Fangs, Kevin… Tout le monde est là. Enfin, Kevin, il est surtout dans la mine, parce qu’il refuse d’arrêter de bosser (????) et trouve du palladium. Soit. Archie est obligé de retourner le chercher dans la mine, ce qui lui provoque un flashback suffisant pour le convaincre de retourner chez la psy. Il enchaîne malgré tout avec une autre journée de boulot où la série se souvient soudainement des Hommes-mites.

C’est l’occasion pour eux de nous révéler que finalement ils n’ont pas oublié les aliens et que Fangs en connaît un rayon aussi sur eux. Même qu’ils seraient cannibales. Si les histoires ne plaisent pas à Archie et qu’il remet tout le monde au boulot, c’est pour mieux pouvoir partir en vrille à nouveau. IL A UN CHOC POST-TRAUMATIQUE OK ? Il voit même des aliens, désormais. Et ça l’énerve, parce qu’il est sûr qu’on s’amuse à le rendre fou.

On ? Ben sa psy, bien sûr. Il débarque chez sa psy pour l’engueuler encore et encore et bien lui prouver qu’il part en vrille tout seul, complotiste qu’il est désormais. C’était tellement drôle ! Et d’où le patient suffit-il à convaincre Archie d’arrêter de crier ? OK, il est légèrement plus grand que lui, mais Archie est un grand boxer après tout. Ah, non, pardon, la boxe, ces scénaristes-là ne sont pas au courant.

En tout cas, Archie arrête de prendre ses médicaments… mais Frank l’empêche tout de même de retourner dans la mine. C’est une bonne idée, parce qu’il est révélé ensuite que tout le monde a des hallucinations dans la mine en question. Tous les mecs de la série se mettent donc à virer fous et voir des monstres un peu partout. Eh oui, il y a une fuite de gaz sous la forêt qui a pris feu il y a quelques épisodes (et qui ne ressemble à rien quand on l’aperçoit d’ailleurs, les effets spéciaux sont si nazes).

Bon, tout ça énerve Cheryl qui leur ordonne de trouver une solution et ça nous laisse aussi Archie tout con à devoir s’excuser à sa psy. Celle-ci ne veut plus l’aider parce qu’elle a peur d’être seule avec lui, mais elle reste seule avec lui tout de même pendant un moment – enfin seule… Figurez-vous qu’Archie voit finalement les nombreux hommes morts sous ses ordres derrière la psy… Nombreux ? Ils sont huit. Bon, d’accord, c’est beaucoup, mais quand même, de là à dire qu’ils sont nombreux comme s’il y en avait 100. C’est tellement naze cette série.

Allez, c’est assez pour Archie, et on peut ainsi enchainer sur un portrait de Betty peint par Cheryl. C’est si mauvais. Dans son intrigue, on voit Betty convaincre Tabitha de ne pas intervenir et de la laisser gérer seule son enquête. Euh ? OK. Littéralement, Tabitha lui a sauvé la vie la dernière fois, mais c’est pas grave, fais ta vie, meuf.

Betty se retrouve donc à interroger seule « Martin », le type qu’elle a arrêté dans l’épisode précédent et dont elle sait qu’il utilise un faux permis. Elle a pris la décision de l’enfermer dans… sa salle de classe ??? Elle est encore prof, mais il n’y a pas d’élève parce que c’est un long week-end apparemment. Ben désolé mes élèves, je ne torture personne au collège pendant le week-end, hein.

La scène était à mourir de rire, et on se retrouve avec la meilleure réplique de la série depuis les highs and lows of highschool football ! Non, Martin n’est plus aux États-Unis… il est à Riverdale. Et le son qui va avec !! C’était à mourir de rire, vraiment, vraiment, VRAIMENT. Il n’en faut pas plus pour justifier de regarder encore la série après tout ce temps, non ?

En tout cas, Martin s’amuse de l’interrogatoire misérable de Betty qui se retrouve à déterrer des ossements de chien et à apprendre que tous les routiers de l’autoroute connaissent déjà son nom. Ben oui, ils n’ont que ça à faire les routiers, c’est connu. Bref, tout ça ne mène à rien. Betty se sent donc logiquement (???) obligée d’aller parler à sa mère de ce prisonnier qu’elle retient au lycée.

Alice ? Elle est occupée à broder ses petits-enfants. Mais qui fait ça ? Une chose est certaine, elle se fait chier comme jamais. Elle accepte aussitôt l’idée de sa fille qui est d’aller parler à Martin pour passer pour une mère éplorée et en deuil de Polly, afin qu’il puisse voir à nouveau Polly comme une personne et qu’il parle enfin. MORT DE RIRE. Donner ça à un psychopathe, c’est la pire idée du monde. Bon, après, Alice en mère éplorée = Alice sous trois tonnes de fond de peint et avec son meilleur make-up, hein.

Sans surprise, Martin prend son pied à dire qu’il a tué une Polly qui faisait les mêmes bruits qu’une truie et il n’en faut pas plus pour qu’Alice lui défonce la gueule. Ou pas. C’était si drôle, et on enchaîne en plus avec Alice qui donne la permission à Betty, en tant que mère, de tuer Martin. Ah ben oui, c’est clair que Betty a besoin de l’autorisation de sa mère pour tuer un type. C’est probablement les règles de Riverdale en-dehors des États-Unis.

Betty n’est pas encore décidée à tuer Martin, par contre. Elle menace à la place d’utiliser une tronçonneuse pour torturer le type jusqu’à ce qu’il parle. La menace suffit à le faire parler vite fait du tatouage de Polly et confirmer qu’il l’a possiblement tué, alors qu’un flashback nous révèle que Betty prend ses idées de torture directement auprès du tueur des sacs de poubelle.

Cela ne l’empêche pas de considérer vraiment de torturer Martin à la tronçonneuse… sauf qu’il se suicide avant en avalant sa langue. Comment Cheryl a-t-elle su pour la tronçonneuse ? On ne saura jamais, mais on s’en fout, j’imagine ? En plus, l’intrigue paraissait résolue, mais figurez-vous que Betty a décidé que finalement il y avait une famille de tueurs en série, pas juste un type isolé. Pourquoi ? On ne sait pas, c’est comme ça, discutez pas, les scénaristes ont besoin de passer à un autre portrait.

Il s’agit de celui de Jughead. J’étais à deux doigts de penser qu’il était viré, mais non, non, l’acteur est toujours là. C’est son bonnet qui a été viré. N’espérez tout de même pas une réponse tout de suite à ce qu’il s’est passé lorsqu’il est monté dans le camion, par contre… On le retrouve à la place dans une réunion d’alcooliques anonymes où il raconte toute sa vie entre les saisons 4 et 5 (enfin, entre les épisodes marquant les sept ans d’écart).

C’était loin d’être intéressant car nous n’apprenions absolument rien de plus que dans les périodes précédents. L’acteur lui-même ne semble pas convaincu de ce qu’il joue, affirmant qu’il a écrit 200 pages en une nuit à la machine à écrire. Physiquement, c’est impossible, hein. Je veux dire, croyez-moi, j’en tape des pages par jour, à l’ordinateur ! Imaginez à la machine à écrire en étant drogué ? Cela fait un paquet de fautes de frappe.

Sinon, ben, comme d’hab, les scénaristes ont oublié de se parler des épisodes qu’ils écrivaient. Cette fois, on apprend donc que Jughead et Betty ont eu l’occasion de se parler plusieurs fois avant la sortie du bouquin de Betty. Heureusement qu’ils ne s’étaient pas parlé une fois en sept ans, hein. Après, il fallait bien justifier pourquoi Jug lui balançait son horrible message sur son répondeur. On y ajoute de bien mauvais bruitage et un jeu d’acteur particulièrement raté.

C’est si compliqué de jouer le type bourré ? Et la réunion d’alcooliques anonymes avec quinze chaises et quatre personnes, on en parle ? Pfiou. C’est long, un épisode de cette série, comment faisais-je pour en voir six d’un coup ? Jughead doit se demander aussi comment il faisait pour boire six verres d’un coup, après, parce qu’il se réveille à l’hôpital où Jess le veille après une cuite un peu trop extrême.

Quel exemple pour la jeunesse. Et alors qu’on devait être maximum trois ans après la saison 4, figurez-vous qu’on nous dit qu’Archie a appelé peu de temps après. L’essentiel n’est pas là, cependant : l’essentiel, c’est que Jug a perdu de sa mémoire trois jours de sa vie. Il a une amnésie entre le moment où il a parlé à Betty sur son répondeur et le moment où il s’est réveillé à l’hôpital.

On apprend donc qu’après être passé par Riverdale, il a décidé de retourner à New-York… Et qu’il y est arrivé ? C’est ça la chronologie ? Où est passé le camion bordel de merde ? Pourquoi j’essaie encore de comprendre ce qu’ils racontent, putain ?

Jug mène l’enquête sur son amnésie, découvre qu’il a été traité contre la rage et se souvient finalement d’avoir rencontré le Roi des Rats. Après la gargouille, pourquoi pas. Je ne m’y attendais pas, c’est tout. Bon, donc, le Roi des Rats est un type fou qui vit dans les égouts de New-York et qui est heureux d’entendre l’histoire de Jug, parce qu’évidemment, il avait un exemplaire de son roman sur lui quand il s’est effondré dans la rue. J’en peux plus.

Par chance, Betty débarque pour le sauver dans un joli halo de lumière blanche, parce qu’il est en train de l’halluciner, hein. Le timing de l’épisode est grandiose avec Betty expliquant que New-York inonde volontairement ses égouts et qu’elle est là pour le sauver. Putain. Ils auraient pu couper cette scène vu l’actualité à New-York ? Je sais pas, la décence ? C’est qu’une réplique, ça n’aurait rien coûté. Mais j’imagine que personne n’a la moindre idée des répliques prononcées dans cet épisode – pas même les auteurs.

On nous annonce donc que Jug est finalement sorti des égouts avec la rage et que les flics l’ont emmené à l’hôpital. OK. Dans son présent de la réunion d’alcooliques anonymes, il explique alors que le Roi des Rats est une histoire qu’il a inventé dans les égouts. Rien ne s’est réellement passé comme ça, mais on n’en doutait pas – il vient de se comparer à Orphée, tout de même. Finalement, une fois bourré et oublié dans la rue, il s’est retrouvé couvert de rats, simplement.

La série prend une tournure vraiment dramatique alors, avec un Jug qui partage à son groupe qu’il est dépité de s’être rendu compte qu’il ne manquait à personne. Mais… Du coup, le camion ? Les aliens ?

On ne saura pas, car on repasse au présent de Cheryl et sa galerie d’art, avec un portrait d’elle-même et de sa petite amie qu’elle souhaite reconquérir. Difficile d’oublier que la grand-mère a voulu la sacrifier, mais elle n’est pas contre une petite nuit d’amour apparemment. Et l’épisode est terminé ? Ok… Ben ça n’a pas de sens, mais ça ne me surprend pas.

Compteur d’Archie à poil : +0,5, du coup ? J’ai perdu mon pari pour la saison 5, là, c’est clair.

 

In the Dark – S03E09

Épisode 9 – Excess Bagage – 15/20
Zut, j’accroche de moins en moins semaine après semaine, parce que je trouve qu’on est en train de perdre les personnages. Autant l’intrigue me plait toujours autant, autant les personnages sont de moins en moins reconnaissables dans les décisions qu’ils prennent. Certains semblent agir à l’inverse de ce qu’ils ont toujours été dans cet épisode, il y a un paquet de choses que je n’ai pas compris – enfin, pas compris venant de ces personnages. Bref, ça reste bien et divertissant, mais c’est étrange comme évolution depuis deux ou trois épisodes.

Spoilers

Murphy et Felix essaient à présent de retrouver Jennifer Walker et de comprendre ce qu’il s’est passé lors de sa disparition, dans l’espoir de comprendre où est Jess.

We had nothing but good intentions.

Comme annoncé la semaine dernière, le corps de la femme de Josiah est retrouvé dans cet épisode par… on ne sait pas bien ? Une femme de ménage ? Peu importe, ce qui compte, c’est que le corps est retrouvé et que ça craint pour nos héros. Par chance, le portable de Trey est mis sous scellé sans que personne ne s’en occupe pour l’instant alors que le flingue de Lesley (cette semaine, j’ai des sous-titres et ça s’écrit comme ça apparemment, de même que c’est Trey, pas Tray. Bon, ça ne change rien à la critique… J’en étais où ? Ah, oui, le flingue de Lesley) a été retiré de la scène de crime par l’un des membres du cartel… finalement mort dans sa voiture.

Oula, cela fait une sacrée enquête pour Gene, franchement. Il sent bien qu’il aura besoin de Josh pour l’aider à démêler tout ça, parce qu’il a eu l’occasion de parler avec Murphy. Il a en effet pas mal de dossiers sur Guiding Hopes et des connaissances bien pratiques et intimes de Murphy, alors une fois que Gene a pris le temps de s’excuser, Josh revient au commissariat, obtient une carte prouvant qu’il bosse pour les flics et… fout la merde en reconnaissant le nom de famille de Felix quand Sarah fait la liste des adresses à proximité des derniers appels du portable de Trey, finalement analysé par la police scientifique. Adieu la maison bien tranquille, j’imagine.

Pendant ce temps, chez Lesley, Murphy et Felix continuent les recherches sur Jennifer Walker… jusqu’à ce que Felix se rende compte que les routes sont dégagées. Il est sûr que sa sœur va venir les virer bien vite et il n’a pas entièrement tort : elle ne met pas longtemps à débarquer pour lui parler. Cependant, elle ne veut pas le virer, elle veut juste lui prouver qu’elle l’aime comme une sœur doit aimer son frère et qu’elle regrette vraiment d’avoir pris les journaux de son père – et qu’il lui ait donné, surtout.

La scène était sympathique dans l’ensemble, mais elle mène une fois de plus à du chantage affectif de la part de Felix que j’ai trouvé abusé. Il se débrouille en tout cas pour avoir la permission de rester plus longtemps dans la maison (grossière erreur donc) tandis que Max découvre que Murphy et Trey sont en train de devenir un vrai petit couple tout mignon. Pauvre Murphy. Pauvre Trey aussi – il n’a pas du tout idée que toute la police de la ville est en train de le chercher.

Lui, il se contente de chercher son portable partout, quitte à quitter la maison et Murphy, au moins pour un temps. Il lui promet de l’appeler dès qu’il retrouvera son téléphone et tout le monde s’apprête à quitter la maison : Felix a trouvé une adresse pour l’oncle de Jennifer, Max et Lesley ont envie de manger… seulement voilà, Gene et Josh débarquent pour poser quelques questions à Lesley.

Celle-ci se débrouille comme elle peut pour les faire partir en assurant qu’elle a refusé que Felix reste chez elle car elle ne voulait pas être mêlée à ses affaires et risquer de perdre son job d’avocate… mais… mais ? Je ne sais pas. Elle n’était pas du tout crédible, pourtant Josh et Gene laissent tomber super vite cette piste. J’ai trouvé ça quelque peu étonnant et ça m’a un peu déconnecté de l’épisode, surtout qu’en parallèle, Murphy n’est pas prête à laisser tomber sa piste même trente secondes alors qu’elle est menacée par les flics.

C’est assez cool cependant car ça fait avancer la saison vers une autre intrigue criminelle quand Murphy interroge l’oncle de Jennifer en compagnie de Felix. Le problème, c’est que Felix n’est pas du tout d’accord avec les manières de Murphy qui se montre assez impolie et peu compatissante envers l’oncle. Elle veut toutes les informations possibles sur Jennifer et j’avoue avoir été du côté de Felix dans cette scène : c’est inconfortable et c’est encore pire quand Murphy insiste pour aller parler à la mère de Jennifer afin de retrouver la piste de son frère aussi, persuadée que le frère a pu kidnapper Jess en pensant que c’était sa sœur.

Cela m’emmerde de me dire que ça peut être possiblement une vraie piste pour la suite de la série, mais en tout cas, logiquement, ça n’a aucun sens. Après, ça fait une piste intéressante pour les personnages qui, au moins, ont ainsi l’occasion de faire quelque chose pour l’épisode. En revanche, ils font aussi de la merde quand ils posent trop de questions sur Jennifer à la mère et que celle-ci décide d’appeler les flics quand ils comprennent qu’ils ont de vraies informations.

Elle se sentait seule à croire que sa fille ne s’était pas suicidée avant, mais maintenant, elle a la preuve qu’elle a probablement acheté des papiers pour changer d’identité. La mère appelle aussitôt l’enquêteur sur l’affaire – sauf que cette fois, ça fait vraiment fuir Felix. Il fait bien, mais c’est trop tard : l’enquêteur reconnaît Murphy lorsque la mère la décrit et il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il en parle à Gene, Josh et Sarah.

Les trois recollent assez vite les morceaux de Jennifer Walker étant Jess, puis de son lien avec Darnell. Et comme Sarah connaît Darnell, elle est la personne idéale pour aller l’interroger, en théorie. En pratique, parler ensemble de Jules rapproche drôlement Darnell et Sarah qui… finissent par coucher ensemble ? Je croyais qu’elle draguait Gene ? Bon, elle est libre de faire ce qu’elle veut, mais l’ex de Jules, ce n’est pas forcément la meilleure des idées. 

Ben oui, elle couche avec Darnell et celui-ci entend ensuite que la police en a après Trey. C’est une énorme faute professionnelle que de le laisser entendre ça. Au moins, ça permet à Trey d’être mis au courant de ce qu’il se passe par Darnell alors qu’il menait sa vie pépère, sans trouver son téléphone et à prendre un nouveau job. Par contre, j’ai eu du mal avec Sarah sur ce coup-là, parce qu’elle envoie des SMS à Darnell par peur de perdre son job… alors que c’est exactement comme ça qu’elle risque de le perdre, à laisser des traces écrites de ce qu’elle a fait ?

Pendant ce temps, Murphy fait l’erreur de dire à son hallucination de Jess qu’elle ne veut plus entendre parler d’elle et passe son temps à se morfondre alors que Felix et Max… complotent dans son dos ? C’était très étrange de les voir ainsi s’entendre aussi bien soudainement, et Max a la pire des idées quand il décide de mentir à Murphy. Oh, et ce n’est pas lui qui ment, c’est Felix : il prétend avoir retrouvé la trace d’un ex de Jennifer Walker pour pousser Murphy à monter dans une voiture avec lui.

La piste qu’il prétend avoir ? Pas crédible du tout, mais Murphy lui fait 100% confiance. Elle le regrette finalement quand elle comprend qu’il l’a mené à proximité de la frontière canadienne avec l’intention de lui faire abandonner définitivement les recherches sur Jess. Une bonne dispute plus tard, Murphy accepte pourtant l’idée que Jess est probablement morte, mais ça n’empêche pas son envie de la retrouver.

Et ça n’empêche pas non plus que réconciliée avec Felix, elle pense pouvoir à nouveau blaguer avec lui comme si de rien n’était. Rien n’est pas : elle balance qu’elle regrette avoir couché avec lui parce qu’elle ne pouvait pas le faire avec Max ce jour-là, et elle s’excuse, et elle se moque du fait qu’il imagine qu’elle pourrait tomber amoureuse de lui.

Au départ, j’ai sincèrement cru qu’elle faisait ça pour s’en débarrasser, mais en fait non ? J’ai eu beaucoup de mal à suivre Murphy et Felix dans cet épisode, et Sarah aussi tiens. Je trouve qu’ils font tous des trucs qui n’ont pas trop de sens par rapport à ce qu’on sait d’eux. Et autant j’ai aimé la dispute Murphy/Felix avec Murphy lui expliquant qu’elle prend bien mal l’abus dont elle est victime quand il joue avec son handicap parce que c’était important à souligner et vraiment un trait marquant de leur relation, autant cette fin d’épisode me déplaît.

Que Felix soit blessé au point de se casser, admettons. C’est un peu gros après tout ce qu’il a subi et supporté de Murphy pendant tout ce temps et après cet épisode où il vient de l’emmener jusqu’à la frontière sans son accord ; mais admettons. Qu’il abandonne Murphy sans aucune solution de repli ? Pas très crédible.