Un week-end d’octobre aux allures de mai

Salut les sériephiles,

Ce beau week-end ensoleillé approche lentement de sa fin, et il me faut en tirer le bilan. Si je suis loin d’avoir vu tous les épisodes que je voulais, la faute à une soirée imprévue et parfaitement géniale, je peux quand même écrire l’article que j’avais prévu – et il s’agit d’un autre article où je vais blablater de mon ressenti concernant les séries, et plus généralement les networks. Et accrochez-vous, je suis là pour me plaindre. Peut-être. Je ne sais pas, vous me direz.

The Walking Dead Twd GIF - TheWalkingDead Twd Rcsitastark - Discover & Share GIFs in 2021 | The walking dead, Twd, Walking gif

Qu’est-ce qui m’arrive encore ? Ben écoutez, l’air de rien, la semaine qui s’achève voyait se terminer les saisons de… ben tous les hebdos dans lesquels j’étais à jour, en fait. Et c’était aussi la mi-saison de The Walking Dead, même si ça, je ne suis pas à jour. C’est hyper étrange comme nouveau fonctionnement de calendrier, et je ne remercie pas le covid pour ça. Autant j’aime avoir eu une saison qui s’étalait davantage – notamment du côté de This is us par exemple – autant je trouve ça franchement moyen d’avoir les séries d’été qui se décalent jusqu’en octobre.

This Is Us GIFs | TenorEn fait, mon vrai problème n’est pas tant d’avoir les saisons qui se prolongent, mais plutôt le fait que tout se chevauche : les séries de la saison 2021/22 ont commencé depuis deux semaines déjà ! Le truc, c’est que j’avais déjà mes hebdos d’été à finir, alors… Comment je fais, moi ?

Comment ? Eh bien, je ne fais pas justement. Et c’est frustrant de vivre dans la peur du spoiler. Après, j’ai fait mon deuil de la période où j’arrivais à être à jour quoiqu’il arrive – je n’avais pas la même vie perso, je n’avais pas la même vie professionnelle et bon, j’ai fait des choix depuis, c’est comme ça. J’essaie encore de guérir mon symptôme du « j’ai deux ou trois épisodes à regarder, je dois les regarder le même soir », mais je n’y arrive pas toujours. 1: 5x01 | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirJ’ai surtout peur de ne pas réussir à résister : franchement, le premier 9-1-1 de la saison, j’ai eu envie d’enchaîner, hein, mais je bossais le lendemain, zut à la fin.

Bref, vous l’aurez compris, je suis pas mal en retard dans mes hebdos, et je ne pense pas que ce soit sur le point de changer. Les vues sur le blog en pâtissent un peu, mon cœur fait des arrêts cardiaques chaque fois que je crains le spoiler, mais en même temps, c’est agréable aussi de savoir que chaque fois que j’ai l’envie de regarder une série, ben je peux le faire en fait, parce que j’ai des épisodes qui m’attendent. En plus, la pause américaine pendant les vacances sera moins un souci comme ça, alors pourquoi je me plains ?

Je ne sais pas, je dois aimer ça. Je suis français, après tout. Quant à ce week-end de fins de saisons ou séries… Il avait des allures de mois de mai, la température en moins. Evil GIF by Paramount+ - Find & Share on GIPHYJe ne peux pas affirmer que ce soit super désagréable. Je n’ai pas réussi à finir Evil, en revanche. Eh bien, pas grave, ce sera pour une prochaine fois, et puis c’est tout.

Voilà, je ne savais pas trop où j’allais avec cet article et maintenant que j’arrive à la fin, je trouve que je ne le sais toujours pas. Est-ce que je me plains ou est-ce que je suis plutôt content de l’état des choses ? Impossible de le savoir vraiment, finalement. Je m’en remets à vous pour savoir ce qui ressort le plus à la lecture de l’article ; vous serez peut-être meilleurs juges que moi. Moi, je n’arrive plus à savoir si je suis énervé, triste, heureux, soulagé ; surtout après la fin de The Outpost qui a proposé une fin de série alors que l’annulation a eu lieu sans prévenir. Comment savoir dans quel état on est, du coup ?

The Outpost mérite bien un petit article – Just One More Episode

In the Dark – S03E13

Épisode 13 – Expectations is the Root of All Heartache – 16/20
Cet épisode prouve que ce n’était finalement pas si compliqué d’écrire des personnages appréciables, et les scénaristes parviennent à faire leur mea culpa, même si c’est un peu tard. J’ai un sentiment partagé face à cet épisode, avec l’impression qu’il aurait peut-être fallu s’arrêter là pour cette série et, en même temps, avec l’envie de revoir certains d’entre eux. Pas sûr de ce que la suite de la série pourra être, par contre, pas sûr que ça soit une réussite non plus.

Spoilers

Murphy retrouve Jess, mais pas comme elle le souhaitait.

The only way out is when you die. That’s what I did.

Les retrouvailles entre Jess et Murphy ne sont pas exactement celles que Murphy attendait : Jess était clairement très heureuse d’être sans elle et la revoir ne l’arrange pas vraiment dans sa nouvelle vie parfaite. Murphy met trois plombes à comprendre l’évidence : Jess voulait recommencer sa vie loin de tout ce merdier. Et elle a bien raison.

Murphy ne le vit pas bien, cependant, et elle s’énerve aussitôt contre sa pote qui n’a qu’une envie : savoir comment Murphy a pu la retrouver. Pour cela, Jess repart en arrière et raconte à Murphy ce qu’il s’est passé depuis l’incendie. C’est un peu frustrant : elle a été sauvée de l’incendie par Alex, après s’être évanouie. C’est gros. Cela dit, ça passe et c’est assez logique : à son réveil à l’hôpital, le récit de Darnell a juste fait flipper Jess.

Forcément. C’est ce qui a dû la motiver à se barrer, franchement : Darnell lui avoue qu’il n’a aucun moyen de changer de vie ou de revenir en arrière, et qu’il a décidé de rester dedans jusqu’au cou comme si de rien n’était. C’est violent comme tout, parce que ça laisse Jess en plein souhait de vouloir mourir. En vrai, elle regrette la période où elle ne connaissait pas Nia, elle regrette le fait de savoir que partir au Canada ne sera pas la fin de tout le merdier dans lequel elle est et elle regrette de n’avoir pas de solution pour s’en sortir.

Le seul moyen de s’en sortir, c’est de mourir… mais comme elle n’a pas envie de mourir non plus, elle a juste fait semblant. Elle est donc partie de l’hôpital par elle-même, pour se prétendre morte, supposant que Felix comprendrait qu’elle avait été enlevée par Josiah. En fait, c’était plutôt parfait comme plan, mais c’était sans compter sur Murphy. Evidemment que Murphy n’arrêtera jamais de la chercher, évidemment que Murphy la retrouvera. Pourtant, Jess avait l’espoir que Felix parviendrait à la convaincre qu’elle était morte.

Et c’est super violent pour Murphy, parce que même en acceptant ça, elle se rend compte que Jess était prête à ce qu’elle la pense morte pour le reste de toute sa vie. Et si je comprends le choc et la violence que ça doit être pour Murphy, je n’en reste pas moins du côté de Jess. L’épisode est excellent, avec une longue conversation entre les deux… sont-elles encore amies ?

L’épisode est excellent, donc, avec une longue conversation qui mène de toute manière à une impasse : Murphy veut se barrer au Canada avec Jess quoiqu’il arrive, Jess ne veut pas partir. C’est surtout dingue de se rendre compte que Jess a eu la mauvaise idée d’appeler Murphy en cours de route pendant son évasion. Sans ça, Murphy aurait possiblement abandonné ses recherches. L’appel de Jess ?

C’est peut-être le truc le moins cohérent qui existe dans son plan, mais après tout, elle est humaine : c’est un appel entre le regret et le besoin de confirmer ce qu’elle savait déjà, je pense, puisqu’entendre la voix de Murphy lui suffit à être sûre qu’elle ne peut pas faire demi-tour et qu’il vaut mieux prendre un bus pour se barrer bien loin. Et autant j’adore la relation Jess/Murphy à son meilleur, autant je comprends Jess à 100% quand elle finit par avouer à Murphy que leur relation est beaucoup trop toxique pour qu’elle puisse continuer.

Bordel. Je retrouve l’écriture de la série que j’aimais tant, avec une Jess hyper froide avec Murphy, mais c’est exactement la conversation que Murphy avait besoin d’avoir. En effet, ça lui permet de comprendre enfin à quel point elle est toxique pour tout le monde, et à quel point le fait que tout le monde la rejette et se casse autour d’elle n’est absolument pas normal. Enfin, ça l’est à cause de son attitude.

Les scénaristes soulignent enfin le vrai problème, en plus : Murphy se place en victime jusqu’à ce que Jess soit forcée de faire en sorte de l’aider à aller mieux, et c’est super toxique. Elle n’arrive pas à se mettre à la place de Jess, et c’est toxique. Bref, Jess ne veut plus rien avoir à faire avec Murphy, elle ne veut plus se rendre avec elle nulle part et elle ne veut plus vivre dans son ombre.

Ces scènes sont si brillantes à souligner tout le malaise qu’on sentait depuis la saison 1 dans leur relation. Cela fait vraiment du bien d’avoir une série capable d’être intelligemment écrite comme ça – dans ses relations uniquement, certes, mais quand même.

En parallèle, les scénaristes n’oublient pas qu’il faut boucler aussi le reste de la saison. On a ainsi une jolie scène entre Sarah et Darnell, avec une Sarah qui apparaît bien plus manipulatrice que je ne l’imaginais. Elle fait ainsi un bon chantage à Darnell pour qu’il l’aide à retrouver Murphy au plus vite, parce qu’elle est sûre que ça pourrait aider sa carrière.

Et franchement, les scénaristes sont dans l’abus : ça aide sa carrière. Genre Darnell se laisse très rapidement convaincre par Sarah. Un appel de Darnell à Murphy plus tard, Sarah se rend au commissariat et récupère sa légitimité aux yeux de Gene en donnant la localisation précise de Murphy. C’en est fini de la couverture de Jess, du coup. La pauvre.

Sarah se retrouve donc devant l’animalerie de Jess avec Gene et Josh grâce à un hélicoptère hyper efficace, et elle peut ainsi tuer l’oncle de Jennifer Walker au moment où il menaçait de s’en prendre à la vie de Murphy. Ben oui, c’est bien logique : quand il entend les flics approcher de l’animalerie, il pète un câble, car il comprend bien que c’en est fini de sa petite vie pépère, et il décide donc de tuer Murphy, comme promis.

Par chance, Sarah intervient à temps, alors que Jess semble plus paralysée par la peur qu’autre chose. Elle est incapable de réagir, et même quand Murphy se retrouve sous le cadavre de l’oncle, Jess ne réagit pas tout de suite, laissant Murphy dans sa panique. Finalement, la panique qu’elle partage les rapproche plus que prévu. Jess peut passer le stade de la colère dans lequel elle était, Murphy aussi, et les deux peuvent se dire qu’elles s’aiment avant de se séparer.

Oui, Murphy demande à Jess de partir, ne souhaitant pas la voir se sacrifier une fois de plus. Alléluia, elle a enfin compris que ses amis ne sont pas ses choses. Il était temps. Après, c’est très gros parce que Jess parvient à s’enfuir par l’arrière du magasin, alors que clairement, les flics devraient surveiller tout ce qu’il se passe autour du bâtiment. Bon, admettons, ça fait une fin ouverte pour le personnage de Jess au moins.

Felix ? On ne le voit pas, et c’est énervant. Les scénaristes préfèrent se concentrer sur Sarah, que j’aime beaucoup d’accord mais qui n’est pas une des héroïnes de la série. Sarah a une belle conclusion pour l’épisode : grâce à Murphy, elle peut retrouver Jennifer et son poste au passage. En effet, Gene ne semble plus lui en vouloir et décide de ne pas la blâmer plus que ça.

À l’inverse, Josh continue de blâmer Murphy et profite de l’avoir une dernière fois en garde à vue pour lui dire tout le mal qu’il pense d’elle et de ce qu’elle a pu lui faire. Et effectivement, elle a quand même eu le culot d’utiliser son handicap contre lui, ce qu’elle a reproché à Felix il y a trois épisodes à peine. J’aime que les scénaristes lui fassent prendre confiance de tout ce qu’elle a pu faire. C’est parfait, tout simplement.

Les scénaristes gèrent parfaitement l’épisode, avec même un adieu plus déchirant que prévu quand Murphy doit se séparer de son chien. Je ne m’y attendais pas du tout, mais ça marche si bien ce zoom. J’aime aussi le fait que Josh se rende compte que la vengeance ne lui apporte pas ce qu’il lui souhaitait. J’aime moins le fait qu’on nous sorte encore une scène entre Max et Murphy.

Max réussit ainsi à venir la voir en prison, et je ne sais pas trop comment c’est possible pour lui de faire tout ça. Apparemment, les flics ont laissé tomber Max et Felix maintenant qu’ils ont Murphy pour le meurtre de Nia. Soit ? Je ne sais pas trop quoi en penser, pas plus que je ne sais quoi penser de Max qui avoue être amoureux de Murphy plus que tout, au point que ça lui fasse peur et qu’il préfère rester avec Lesley. Oh bordel.

Dans le même genre, je trouve ça abusé d’avoir Felix déjà libéré (sous caution, grâce à sa sœur) et autorisé à parler à Murphy. Il peut ainsi lui faire la promesse de l’aider à sortir de prison. Il explique avoir eu l’occasion de parler à Jess aussi, au téléphone, et les deux terminent leur Noël sur la conclusion qu’ils sont meilleurs amis, rien de plus.

L’épisode se termine donc sur Jess libre et ravie de ne pas avoir sa vie complètement détruite par Jess finalement, mais aussi sur un cliffhanger attendu : Sam paie un gardien pour rendre visite à Murphy. Ouille.

EN BREF – Je n’ai pas tellement accroché à la tournure de cette saison parce qu’elle a passé trop de temps à nous souligner à quel point Murphy était insupportable et invivable pour l’ensemble de ses amis. Cependant, comme je m’y attendais, le dernier épisode répare bien les choses avec une Jess qui est capable de remettre Murphy à sa place. Ce n’est pas suffisant pour tout rattraper, et ça ne permet pas non plus d’offrir une fin pleinement satisfaisante à toutes les intrigues en cours… mais ça marche, au moins.

Je ne sais pas trop quoi attendre d’une prochaine saison. C’est peut-être la fin de The Outpost qui me fait ça, mais je me dis que ça aurait pu tout à fait le faire de terminer la série sur cet épisode, sans ce cliffhanger. Je ne souhaite pas un happy end pour Murphy et la voir terminer en prison, ça me convient plutôt pas mal. En fait, tous les personnages sont là où j’avais envie de les voir arriver, principalement Jess, libérée de l’emprise de Murphy.

On verra bien ce que réservera la saison 4, mais je ne suis pas convaincu de son utilité. En plus, j’ai peur que ça se fasse sans Jess, alors que cette saison n’a fait que prouver que Jess était essentielle pour remettre Murphy et Felix à leur place. Pas bien sûr d’avoir apprécié le moment où Jess se disait jalouse Felix, d’ailleurs, même si ce n’était qu’à demi-mots.

Atypical – S04E08

Épisode 8 – Magical Bird #2 – 19/20
C’était franchement excellent comme épisode, tout simplement. Il y avait encore et toujours une intrigue largement PAS à la hauteur de l’épisode, mais c’est inévitable avec les parents de la série. Concrètement, l’épisode restait prévisible pour le reste, sauf que comme c’était exactement ce que j’avais envie de voir, ça me va bien.

Spoilers

Casey est en pleine dépression.

People expect too much from me.

Ce n’est pas Sam qui est chez le psy, c’est Casey. Celle-ci est en pleine dépression et les parents ne savent pas comment s’occuper d’elle sur ce coup-là. Elle les envoie paître peu importe l’approche qu’ils utilisent… Izzie a bizarrement disparu de l’équation, mais finalement Sam réussit à faire bouger sa sœur en lui demandant de lui apprendre à conduire.

Zahid a un cancer et ne peut pas conduire après son opération, alors il faut que Sam apprenne à conduire. C’est si logique (non). Casey prend la nouvelle du cancer plutôt bien, vu la situation, et se contente de manger tout le fast-food qu’elle peut après plusieurs jours sans rien manger. La leçon de conduite ? Pas ouf : Sam est incapable d’ouvrir les yeux quand il conduit, alors ça tourne court assez vite.

À la place, nous suivons Casey prendre bien des risques en conduisant et ramener Sam chez lui… Au passage, ils découvrent que les oiseaux que Casey adore tant voir en ville sont peints par Abby. Allez, pourquoi pas. L’épisode se concentre bien sûr principalement sur Casey, et ça rend ça vraiment super intéressant. La mère d’Elsa est laissée de côté pour cet épisode, et c’est une excellente chose.

Tout l’épisode nous propose aussi la suite de la course en flashback, avec en voix-off Casey qui nous raconte l’histoire de Mighty Moe ayant décidé d’arrêter de courir. Ainsi, la course non faite par Casey se termine par une journée de perdition pour Casey. Une fois de retour chez elle, elle a le réconfort d’Izzie, mais c’est loin d’être suffisant. Son coach perçoit un peu mieux les choses : une semaine de pause forcée pour la course.

Doug est loin d’avoir la meilleure réaction, cela dit, parlant aussitôt de l’entraînement qu’il doit refaire en entier. Il est sacrément con dans cet épisode, Doug, allant jusqu’à blâmer Izzie pour tout ce qu’il se passe. Izzie, après tout, est source de bien des dramas pour Casey. Ce qu’il se passe ? Casey en a marre des gens qui en attendent trop d’elle, alors elle décide d’arrêter de courir. Tout simplement.

Quel jeu incroyable ! L’interprète de Casey étant non-binaire, c’est assez incroyable de voir qu’on lui laisse l’opportunité d’explorer un tel mal-être de son personnage ; avec Casey qui exprime clairement un mal-être qui dépasse largement la course – et largement Izzie aussi. J’ai trouvé génial qu’Abby puisse être l’oreille attentive pour recevoir ce témoignage, et ça fonctionnait bien.

Ils quittent ensuite tous les trois l’appartement de Sam, ce qui permet à Doug et Elsa d’y passer pour réparer la porte de la salle de bain. Il serait temps. Ils en profitent pour fouiller l’appartement : Doug y trouve la BD de Sam, Elsa la marijuana de Zahid. C’est Doug qui la ramène à l’appartement, ce qui lui permet d’avoir le temps de parler avec le groupe de paroles de Zahid. Mouais. Il fallait bien une histoire moins bonne dans l’épisode après tout. Doug rentre ainsi avec de la marijuana, mais who cares ?

Du côté du meilleur de l’épisode, on se concentre toujours autant sur Casey. Par accident, Casey et Sam retrouvent Dewey, le chien de Caleb, et lui ramènent. Revoir Beth finit par faire prendre conscience à Casey du vrai problème : elle ne prend plus aucun plaisir dans la course. Accessoirement, Izzie a rompu avec elle aussi, à cause de ce que Doug lui a balancé… Et tout ça permet à Casey de prendre conscience qu’elle veut juste revenir à Newton. Soit. Mais Izzie ?

La scène de rupture est sacrément difficile, surtout qu’Izzie ne lui laisse pas en placer une quoi.

The Outpost – S04E13

Épisode 13 – Nothing Lasts Forever – 20/20
Je n’aurais jamais cru il y a quatre ans que j’allais tenir quatre saisons devant cette série, et pourtant, me voilà aujourd’hui devant son dernier épisode. Et je suis aussi soulagé que ravi de voir que les scénaristes ont trouvé le moyen d’offrir une vraie belle conclusion à la saga proposée tout au long des quatre saisons. C’est rare d’avoir une série qui mène aussi bien sa barque du début à la fin, en gagnant en qualité à chaque saison. Hyper satisfait… et un peu triste de dire au revoir à certains personnages !

Spoilers

Les six sont sur le point d’arriver à l’Outpost et détruire définitivement les humains. C’est la fin du monde, quoi, et de la série.

Your confidence is misplaced.

Ce titre d’épisode a l’avantage de me rassurer concernant la fin de la série : tout semble être prévu pour que ça en soit une. On reprend exactement là où l’épisode précédent s’est arrêté : Aster explique à Talon qu’elle va devoir le tuer pour sauver la vie de tout son peuple. Elle va aussi devoir ouvrir un portail vers le grand vide, une dimension frigorifique qui semble peu agréable à vivre. Le but est clairement de tuer les six à ce stade.

Bon, par contre, bonjour la pression pour Talon. Bonjour la pression aussi pour Wren et Janzo : ils doivent expliquer à Marvyn qu’Aster n’a aucune intention de sauver son peuple. Et ce n’est pas évident à annoncer comme nouvelle quoi. En plus, on met tout sur le dos d’Aster, mais Talon révèle assez vite qu’elle est du côté Aster aussi en ce qui concerne les Kahvi. Elle est dans l’abus, franchement.

Elle se laisse malgré tout convaincre par Wren qui n’a pas utilisé ses derniers arguments pour obtenir ce qu’elle veut : elle présente Marvyn à Aster, et c’était bien drôle à voir quand Aster comprend que Marvyn a bien envie de le tuer, comme il a bien envie de tuer tous les maîtres. Entre ça et le fait que Talon ne veut plus agir tant que les Kahvi ne sont pas sauvés, Aster n’a d’autres choix que d’approuver le plan de Wren et Janzo. Admettons.

Il reste un problème : autant les humains ont hyper confiance en eux, autant Aster n’a aucune confiance en eux. Il est à peu près sûr qu’il s’agit là de leur dernier jour sur Terre et que les Kahvi redeviendront esclaves dès qu’ils seront ranimés par Janya. Bref, c’est la merde, mais de toute manière, il est trop tard pour perdre du temps : les six sont aux portes de l’Outpost.

On passe bien trop de temps avec ces méchants à mon goût au sein de l’épisode final, mais bon, que voulez-vous ? C’est le choix des scénaristes. Et en soi, ça fonctionne : ça nous permet de montrer le pouvoir de l’union des six sur Aster, forcé de s’agenouiller devant eux. C’est terrible à voir, mais personne n’y assiste de toute manière : tout le monde est déjà planqué autour du Skevikor, à l’exception de Luna et Talon. Cette dernière explique en effet le plan à Luna : son rôle est d’enfermer tout le monde dans la cave grâce à un levier en attendant de voir s’il faut se barrer ou non.

Tout peut encore partir en vrille après tout… Mais ce n’est pas le cas immédiatement : Talon réussit bien à tuer Aster et récupérer son Kinj. C’est une bonne nouvelle et ça commence vraiment bien du côté du plan : nos héros arrivent ainsi à se débarrasser de Janya. Ben merde, c’était ma préférée, moi. Elle se fait avoir avant de pouvoir ressusciter Aster grâce à Talon capable d’ouvrir son portail vers le grand vide froid et à Garret qui utilise une flèche explosive de Janzo.

C’était beau à voir, et on enchaîne aussitôt par Zed se débarrassant de la téléporteuse définitivement. Yay. Bon, par contre, elle est vraiment maligne elle, elle aurait eu quatre fois le temps de se téléporter avant d’être glacée. L’élément de surprise permet donc de tuer trois dieux sur sept, mais il en reste encore quatre, et pas des moindres.

Ainsi, Marvyn ne parvient pas à pousser comme prévu la maîtresse des Kinj jaunes dans le Vide. Au contraire, il se reçoit un Kinj jaune qui le fait s’en prendre à Talon, au moment où tous les Kahvi – qui seront clairement la solution – se réveillent. C’est vachement prenant comme suite d’événement, la série s’en tire super bien là : tout est fluide avec un autre Dieu qui utilise son kinj pour prendre possession de Zed.

Talon est plutôt contente de savoir qu’il ne peut en posséder qu’un seul d’entre eux… sauf que non : il peut aussi posséder Garret. Oups. Le plan part en vrille et tout semble foutu. Talon fait une jolie pirouette pour s’enfuir, mais je n’en vois pas trop l’utilité. Par contre, Luna comprend que c’est sûrement trop tard et qu’il vaut mieux casser le levier, cette fois. Elle ne le fait pas tout de suite, préférant laisser une chance à Talon : elle fait bien, car grâce à ça, elle peut lui permettre de sortir in extremis de la cave.

Au passage, il faut toutefois que Luna utilise une flèche contre Garret et qu’elle se prenne une poutre enflammée sur la tronche. Bordel, la série ne lésine pas sur les moyens pour son épisode final. Tout n’est pas super beau à voir (le réveil des Kahvi…), mais ça fonctionne super bien du côté du suspense. Et malgré l’urgence, Talon prend encore le temps de soigner Luna. Elle ne joue pas si bien la douleur l’actrice, mais franchement, j’adore son personnage.

Pendant ce temps, dans la cave, Janzo fait ce qu’il peut pour réveiller Marvyn… Ce qui est une super mauvaise idée : tous les Kahvi sont réveillés et écoutent à présent Marvyn qui affirme avoir son Naviaspore. Il peut ainsi transmettre la parole des maîtres : il faut tuer Janzo, Wren et Munt. Ceux-ci s’en sortent de justesse, se retrouvant enfermés dans la salle de l’autel du Skevikor. En effet, ils ne peuvent pas monter sans tomber sur les dieux, ils ne peuvent pas descendre sans tomber sur les Kahvi, enfermés.

Bien. On progresse malgré tout dans l’épisode, avec les Kahvi qui décident juste d’escalader les sarcophages et les murs pour s’attaquer à nos héros. Ils sont sacrément en forme pour des gens endormis depuis des lustres. Par chance, Wren et Janzo aussi le sont. Munt prend bien des risques inutiles pour les protéger et les scénaristes parviennent encore à caser de l’humour dans la panique des personnages. Eh, ça marche bien, de même que leur idée pour se sauver de justesse, consistant à appeler 313 pour avoir ses ordres, était parfaite.

Pendant ce temps, en surface, les choses partent en vrille aussi avec des dieux qui sortent du Skevikor malgré le piège de Luna et Talon. Ce n’est pas bien compliqué quand on peut balancer des boules de feu, quoi. Et ils ne prennent pas de risques non plus : ils envoient Zed et Garret faire tout le boulot. Cela fait de jolies scènes d’action en plein milieu de l’Outpost, avec Garret et Zed qui manquent de tuer Talon à plusieurs reprises.

Et pourtant, celle-ci s’en sort finalement par un tour de passe passe qu’on la voit mettre en place sans comprendre exactement comment. En vrai, elle aurait dû mourir à ce moment-là, mais elle parvient au contraire à utiliser son kinj pour ouvrir un portail et tuer un Dieu de plus. Plus que trois, et elle récupère ses alliés en plus.

Les scènes d’action peuvent ainsi continuer : nos héros se rendent auprès des trois derniers dieux qui annoncent qu’ils pourront facilement remplacer les dieux décédés grâce aux pouvoirs qu’ils détiennent. Oups. Il suffit de ne laisser aucun d’entre eux à vivre, et ça se fait de belle manière : Zed et Garret font enfin équipe pour se débarrasser d’un des dieux, par exemple. Bon, les dieux manquent de réactivité parfois et ils n’utilisent pas assez les pouvoirs qu’ils ont à bon escient.

Tant mieux pour nos héros. Cela leur permet en effet de gagner. Bon, il y a bien des rebondissements pour en arriver là quand même, avec même Luna qui peut jouer pour de vrai aux héroïnes en envoyant pile au bon moment un sabre à Talon et en détournant l’attention de la dernière déesse pile au bon moment également. J’adore Luna, j’adore qu’ils lui donnent ce rôle pour la fin de la série. Parce que oui, avec la menace des dieux qui s’éteint, la série offre une vraie conclusion à son histoire.

Ainsi, Wren, Janzo et Munt sont sauvés in extremis par Marvyn qui annonce la fin des Dieux – pratique d’avoir eu le kinj jaune – et promet à son peuple d’avoir désormais le libre-arbitre. Tous l’acceptent assez vite, bizarrement. Il y a une facilité du scénario, mais elle me convient. On peut en effet passer ainsi à la fin que les personnages méritent. En plus, la réplique qui sert de titre à l’épisode, on la sent arriver, on la prononce en même temps que Talon, et bordel, ça fait plaisir de le faire.

Talon peut donc organiser des funérailles pour Aster, mais aussi son mariage. Oui. Je n’étais pas forcément pour ce mariage et pas fan de ce couple, le ship m’est passé au-dessus tout au long de la série, mais je reconnais que ça fonctionne à merveille pour cette fin de série. On a droit à des flashbacks très cool de la relation de Garret et Talon avant le baiser devant Mme La Grande Prêtresse, et avant ça, on a même droit à de vraies bonnes surprises. Genre, les Khavi sont intégrés à l’Outpost, et Naya est de retour aussi pour l’événement, et Luna a une jolie robe, et Warlita et Munt sont en couple, et Wren a un joli ventre rond, et tout va bien dans le meilleur des mondes. Et même Gwynn est présente dans les esprits, avec Talon qui lui adresse une pensée en la dessinant et en hésitant à se rendre à l’autel. Il ne manque que Tobin, mais allez, ça le fait.

Heureusement, Zed a rejoint les shippers de Talon et Garret. Ca alors. La série prend même le temps d’une dernière scène entre Janzo et Talon. Ben bordel, ils vont réussir à nous faire une fin parfaite ? Je ressens même quelques émotions à voir tout l’Outpost s’agenouiller devant leur reine. Et ce « get up, silly, you’re king » était parfait. Et en fait, vraiment, même le discours final de Talon et tout, les scénaristes ont géré. C’est une excellente fin de série.

EN BREF – Je suis vraiment content d’être resté devant la série lors de sa première saison qui n’arrivait pas du tout à m’accrocher, parce qu’elle a réussi à évoluer au point de devenir une saga franchement palpitante sur les saisons 3 et 4. J’ai un peu de mal à me rendre compte qu’on a eu une histoire allant vraiment de A à Z sur la CW. Genre, je crois sincèrement qu’il ne reste pas d’impasse dans leur récit, tout le monde a son happy end (bon, pas Zed d’accord, mais ça ira pour lui) et tous les gros problèmes sont résolus.

Mieux que ça : certains événements et éléments de la saison 1 prennent totalement sens au cours de la saison 4, toute la progression de la série mène vraiment à sa fin et la fin semble maîtrisée de bout en bout. Il ne reste plus qu’un kinj, il n’y a plus d’ennemis pour le royaume, tout le monde est amoureux et heureux… Je suis super satisfait de cette fin et de mon investissement de quatre ans dans la série. Ca valait le coup, et ce n’était pas gagné dès le départ !