Younger – S07E05

Épisode 5 – The Last Unicorn – 17/20
Si une sous-intrigue fonctionne moins bien que le reste, l’épisode n’en reste pas moins hilarant. Cette série est l’une des dernières à réussir encore à me faire vraiment rire, je suis franchement triste que ce soit sa dernière saison. Force est de constater toutefois qu’on se dirige naturellement vers une conclusion de tout ça à laquelle j’ai hâte d’arriver malgré tout.

Spoilers

Quinn met le grappin sur Charles, mais ce qui dérange le plus Liza, c’est apparemment son livre.

Because I’m what ? – Undatable ?

Après quatre épisodes faciles à trouver la semaine dernière, il était frustrant de galérer autant sur cet épisode 5, mais j’ai fini par mettre la main dessus, forcément. Et le voir dans la foulée. On commence par une étrange scène où Clare nous apprend que Rob et elle ont rompu. Elle balance ça à Josh, comme si de rien n’était. Cela motive Kelsey et Lauren à lui proposer une virée entre filles, qui commence en un brunch pour parler ruptures difficiles (mais où est Liza ?) et se termine en une soirée hors-écran où Lauren tente de coucher avec Clare. Normal.

On enchaîne sur du meilleur heureusement, avec Lauren qui pète un câble devant son portable sans rien expliquer à personne. Elle se barre aussitôt chez Liza en obligeant Kelsey à lui ramener ses affaires au boulot et Maggie à lui ramener des bagels. Non, vraiment, Lauren m’a fait mourir de rire : elle montre ainsi à Liza que Quinn est désormais en couple avec Charles…

Et Liza a intérêt à s’y faire, parce que Quinn n’a pas l’intention de s’en cacher : elle est ainsi en couple dans la presse et en réunion à Empirical. Et en réunion, elle se comporte comme une adolescente avec Charles, à le toucher en permanence et à mettre mal à l’aise absolument tout le monde quand il est censé être question d’éditer son livre. Bien sûr, le livre ne plaît pas du tout à Liza qui a l’impression de voir des mensonges partout et s’inquiète de ce que ça pourrait donner pour la maison d’édition si c’était le cas.

Il n’est toutefois pas si simple pour Liza de le prouver, même si Charles lui laisse la possibilité de faire des recherches dessus après de rapides excuses sur la manière dont elle a découvert qu’il était en couple. La scène était marrante, mais Liza a beaucoup à gérer avec ce script à fact-checker.

C’est de toute manière le début d’un week-end où elle est censée se rendre à une soirée déguisée, alors elle laisse ça de côté un temps. Elle avait prévu des costumes de couple, mais se retrouve seule pour ça. Kelsey et Lauren la forcent toutefois à s’exposer dans sa robe année 20 devant Charles, histoire de lui faire comprendre ce qu’il perd. C’était plutôt marrant et j’aime toujours autant l’amitié entre Kelsey et Liza, qui est vraiment le moteur de la série. Le spin-off sur Kelsey ne verra probablement pas le jour maintenant qu’elle a obtenu un rôle dans How I met your father (oui, oui, une nouvelle version de How I met your mother, parfaitement), mais ce n’est peut-être pas si grave car peut-être que l’équilibre n’aurait pas été trouvé sans Liza.

En tout cas, la soirée s’avère finalement être un anniversaire de mariage, alors sa vision du mariage comme quelque chose de dépassé qui ne fonctionne peut-être pas ne fait pas franchement de Liza une invitée très fun avec qui discuter. Ainsi, Liza se retrouve seule sur la piste de danse pour un Charleston, et c’est beaucoup trop drôle à voir. L’actrice s’éclate comme jamais dans ce rôle, c’est une évidence. Elle devient la star de la soirée super rapidement… et se fait ainsi remarquer par un certain Vince. Divorcé depuis quelques années, il se pointe sans costume, apprend à Liza qu’il a suivi sa vie sur les réseaux sociaux et lui demande de lui apprendre quelques pas de danse.

C’est absolument dingue, j’adore les séries, c’est toujours si simple d’y croiser l’amour. Il suffit de se faire larguer, et hop, on rencontre quelqu’un. C’est quand même fou, mais ça marche bien dans cet épisode ; tout y est fluide.

De son côté, Maggie se voit proposer un rôle de professeur d’art, parce que cela fait des années que son art fonctionne à fond. Elle se rend ainsi à un vernissage où elle attire l’attention de son monde professionnel, mais aussi d’une femme hyper sexy et hyper intéressée par elle. Je ne la sens pas trop… Mais Maggie passe une très bonne nuit et s’en confie à Liza le lendemain. Elle, elle n’est pas si sûre de recontacter son Hot Dad et elle passe une bonne partie de son week-end à travailler.

Ben oui, elle veut fact-checker le livre de Quinn, elle contacte ainsi son ancien assistant, puis un prêtre, mais tout ça la mène à bien des impasses. En fait, tout son livre semble véridique, alors le samedi de Liza semble plus que merdique. La pauvre a heureusement une bonne nouvelle : Vince a envie qu’elle devienne son amie de dîner, histoire de continuer à partager quelques souvenirs de lycée.

Liza accepte ce rencard qui n’en est pas, surtout que Quinn continue d’être insupportable et de caser Charles dans chacune de ses conversations avec Liza. Oui, oui, elle provoque un tas de conversations hypocrites pour la féliciter sur son travail et parler de Charles. Pauvre Liza. Elle passe au moins un bon dîner pendant la soirée, à expliquer qu’elle a eu un divorce compliqué et qu’elle a mis du temps à arriver à un stade de sa vie où elle peut avoir à nouveau des surprises.

Pendant ce temps, Charles et Quinn passent un rencard – un vrai rencard, eux. Quinn y est tout l’opposé de Liza et a des problèmes franchement peu passionnants, du genre, se sentir seule entourée d’employés, quand Charles assure détester les surprises. Bon, au moins, les scénaristes n’y vont pas par quatre chemins pour enterrer la relation Charles/Liza. Et si tout se passe bien pour le rencard avec Quinn, on ne peut pas en dire autant de Liza et Vince.

En effet, Liza finit par éclater en sanglots incontrôlables puisqu’elle aime toujours Charles et qu’elle comprend que Vince veut juste la voir comme une sex-friend. C’est sa licorne, car elle est comme lui. Ah.

C’en est donc fini de ces deux-là et tant pis pour les souvenirs en commun du lycée. Liza doit donc se faire à l’idée de son célibat tout en voyant Charles et Quinn roucouler en permanence à Empirical. Pas simple, comme situation. Il n’y a pas grand-chose qu’elle puisse faire contre ça, cependant… Et elle termine l’épisode en fâcheuse posture quand une ancienne consultante communication de Quinn l’appelle pour lui annoncer qu’elle était en charge de souligner les défauts dans sa campagne politique.

Oh, jusqu’ici tout va bien… mais ce n’est pas aussi simple : un des plus gros défauts de Quinn aux yeux du public était de paraître trop froide et de ne pas être mariée. Le conseil qu’elle a alors reçu était de se marier avec un type beau, ayant un enfant tout ce qu’il y a de plus ordinaire, histoire de pouvoir vendre l’image de la parfaite famille. Charles, quoi. Mais venant de Liza, cette information ne paraîtra que comme de la jalousie ;

Oh, et sinon, vous vous souvenez quand j’ai souligné que le rencard de Maggie, je ne la sentais pas ? Enfin, rencard… Coup d’un soir, plutôt. Ben, j’avais évidemment raison sur ce coup-là : elle est la femme de sa nouvelle patronne, puisque Maggie accepte le job de prof, bien sûr. Voilà qui promet.

Alice Lee (#136)

Salut les sériephiles,

Il y a bien une actrice de Grey’s Anatomy qui aurait pu avoir son article pour la première fois aujourd’hui, mais ce ne serait pas rendre justice à celle dont je vais parler aujourd’hui et qui le mérite vraiment pour le deuxième épisode d’affilée. Si elle s’est fait voler la vedette de justesse la semaine dernière, ce ne pouvait pas être le cas deux fois de suite ! Bien sûr, je suis en train de vous parler de…

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 La performance de la semaine :
Alice Lee

La série concernée : Zoey’s Extraordinary Playlist
L’épisode : S02E10 – Zoey’s Extraordinary Girls Night – 18/20


Pourquoi ? Si elle a trop souvent un rôle secondaire dans les épisodes, Alice Lee brille depuis deux semaines dans la série grâce à une intrigue terrible pour le personnage d’Emily : elle fait en effet une dépression post-partum. Plus qu’un baby blues, c’est donc carrément une dépression que l’actrice doit être capable de jouer, et elle y arrive très bien. Restée dans l’ombre tout au long de la saison 1 ou presque, Emily arrive enfin sur le devant de la scène, alors que ça fait un an qu’elle enchaîne les punchlines et les bonnes répliques permettant de soutenir David ou de nous faire rire.

Et puis d’un coup, la semaine dernière, sa blague du début d’épisode n’avait rien de bien drôle, avec un sentiment très clair de détresse de sa part dans sa réplique envers Zoey.

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Partant de là, c’est sans surprise que la fin d’épisode nous révélait qu’elle était au fond du gouffre. L’actrice passait alors d’une chanson heureuse et pleine d’amour à… une scène parfaitement déprimante. Et le changement d’émotion était parfaitement géré, elle m’a tout simplement brisé le cœur (et elle a ridiculisé la version de Max en début d’épisode qui paraissait pourtant hyper triste).

Cette semaine, on la retrouve dans ce même déni, et c’était une surprise. Je m’attendais à un épisode nous la montrant catastrophée tout du long, mais ça n’aurait pas été cohérent par rapport au personnage, ni par rapport à ce qu’est la dépression. Il est parfaitement possible de faire comme si tout allait bien, mais ça ne veut pas dire pour autant que c’est le cas. Fake it ’til you make it, ça ne marche pas avec la santé mentale. Et j’ai adoré voir Alice Lee gérer à la perfection le passage d’un état à l’autre.

Bien sûr, le summum est de la voir à danser en boîte de nuit pour enchaîner sur une chanson déprimante dans les toilettes – le tout en dansant à nouveau. L’actrice a donné tout ce qu’elle avait dans l’épisode, et elle était hyper touchante. Oui, le scénario aide à nous donner envie de pleurer, je ne dis pas… mais force est de constater qu’elle est capable de le jouer avec brio. Elle dégage tant d’énergie dans toutes les situations, c’est fou !

 


Urban Dictionary: Alice Lee
Elle peut clairement jouer des persos très différents !

Vue aussi dans : En ce qui me concerne, je crois bien que je ne l’ai jamais vue ailleurs que dans un épisode de Grandfathered en 2016 avant qu’elle ne prenne le rôle d’Emily en 2020. Pourtant, l’actrice a déjà une bonne carrière derrière elle, enchaînant souvent les petits rôles dans les séries : onze épisodes de Take Two, un seul de 2 Broke Girls ou de Splitting Up Together, mais sept dans Switched et cinq dans Faking it… Pour une carrière reprise sérieusement en 2013, on voit donc qu’elle parvient à rester active, mais que ce doit être épuisant.berto x monica Tumblr posts - Tumbral.com

Pour enchaîner autant les petits rôles, il n’y a pas de mystère : elle doit passer sa vie dans les castings et les auditions, puis attendre désespérément une réponse… L’angoisse, quoi. J’espère que le rôle d’Emily lui permettra de se faire connaître davantage car elle est capable de grandes choses et le prouve très bien. Elle mérite d’avoir de plus gros rôle que ce qu’on lui accorde pour le moment… mais bon, c’est un des problèmes souvent largement évoqué concernant les actrices d’origine asiatiques. Rien de bien nouveau sous le soleil, à moins d’être Lucy Liu, c’est compliqué. Et même pour Lucy Liu, ça a dû être tellement compliqué !


My Little Corner: September 2020L’info en + : Si je me concentre sur Zoey’s Extraordinary Playlist, je peux vous dire que la série n’a pas encore été renouvelée pour une saison 3. Cela commence à être énervant cette année 2021 où les annonces tardent à tomber, surtout que le tournage de la saison 2 est largement terminé. Il n’y aura pas de nouvel épisode cette nuit aux États-Unis, parce que ce sont les Oscars donc aucun network ne se risque à diffuser quoique ce soit, mais il n’en reste que deux ensuite…

Par contre, si vous aimez la voix d’Alice Lee quand elle chante, comme moi, vous serez ravis d’apprendre qu’elle s’est aussi fait connaître en 2014 pour ses performances vocales dans l’émission d’ABC Rising Star.

Le concept est simple comme tout : il faut chanter et les spectateurs votent en direct pour remplir une jauge apparaissant sur la droite de l’écran. Pas facile… et de là à dire qu’elle est carrément sous-exploitée dans la série, il y a un pas que je franchis sans hésiter.


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Grey’s Anatomy – S17E13

Épisode 13 – Good as Hell – 18/20
On change d’ambiance après le spin-off, mais l’épisode n’en est pas moins bouleversant en réussissant à gérer à merveille son ascenseur émotionnel. Les personnages et intrigues évoluent plus ou moins vite, bien sûr, mais ça reste parfaitement cohérent et agréable à suivre. J’ai envie d’une saison 18, franchement, même si je ne suis pas super fan de la fin d’épisode, manquant un brin de tact.

Spoilers

Alors que les chirurgiens tentent de comprendre pourquoi Mer ne se réveille TOUJOURS pas, Amelia reprend enfin du service et Jo comme Levi sont surpris par la tournure de leur journée respective.



People love you Mer, people need you.

La plage est de retour ? Encore ? Patrick Dempsey aussi ? ENCORE ? Et il est beaucoup plus proche de Meredith cette fois, parce qu’ils arrivent à marcher côte à côte. Décidément, la série nous torture avec le personnage de Meredith qui ne se réveille pas cette année, c’est quelque chose. À quatre épisodes de la fin de la saison – possiblement la série – c’est frustrant.

Elle ne se réveille pas, et ça stresse Maggie qui en parle à Winston alors qu’ils attendent le départ d’une infirmière de l’hôpital après six semaines d’hospitalisation pour le covid. Au secours. C’est terrible de se dire que cette haie d’honneur qui lui est organisée est probablement inspirée de la réalité et de ce qu’il s’est vraiment passé pour ces héros du quotidien qu’on ne connaît pas.

Là-dessus la série traite bien le sujet, et la frustration qu’il reste autour de Meredith pour Teddy qui sort d’une session avec sa psy est très crédible. Il faut dire que Meredith est censée aller mieux et ne devrait pas avoir besoin de quoique ce soit de plus pour rester éveillée plus de deux minutes. Richard est déprimé par la situation, alors que Winston et Teddy proposent de nouveaux examens pour en savoir plus sur sa situation.

Cela permet à Winston de papoter un peu avec Meredith. Il lui a apparemment parlé au téléphone – improbable ! – mais il aimerait quand même l’entendre parler pour de vrai, cette fois. Teddy est à nouveau hyper stressée face à l’état de Mer, cherchant à comprendre ce qui ne se passe bien dans sa guérison. Elle finit par trouver, et c’est encore un autre organe qui lâche et nécessite une intervention d’urgence.

Winston n’est pas pour la faire, puisqu’elle est de sa future famille et… ça signifie que c’est à Teddy de s’y coller. Je ne pense pas qu’ils iront jusqu’à la faire être responsable de la mort de Mer cela dit. Heureusement, si elle n’écoute pas Richard qui ne souhaite pas la voir opérer, elle occupe davantage Owen. Cet épisode est bien horrible côté covid. Owen pète ainsi un câble au beau milieu de l’hôpital lorsqu’il perd une patiente qui semblait pourtant aller très bien une semaine plus tôt et il se retrouve même à pleurer au téléphone quand il doit annoncer le décès à la famille. L’horreur, quoi.

Il en parle ainsi à Teddy afin qu’elle comprenne qu’elle ne se remettrait pas d’un nouvel échec. Teddy décide donc d’appeler Winston à la rescousse malgré tout et ça fait une excellente scène entre eux. Malheureusement, après l’opération, Meredith ne se réveille toujours pas et ça laisse Teddy en pleine crise d’angoisse d’avoir fait quelque chose de mal.

Owen est heureusement là pour elle, et elle a bien besoin de sa présence, non pas pour coucher comme elle le souhaite, mais pour pleurer.

Pendant ce temps, Meredith papote avec Derek, et c’est impressionnant tout ce qu’il restait à écrire pour ce couple afin de tourner la page définitivement. Il est ainsi d’abord question de la mort de Derek et de ce qu’il n’a pas entendu tout en l’entendant, puis des enfants, forcément. J’ai aimé que leur conversation en repasse par Amelia, beaucoup moins la scène où Mer et Derek se retrouvent en mariés sur la plage.

Ils n’ont jamais vraiment eu leur mariage, ce qui est fou pour un couple aussi culte, alors je comprends l’idée derrière cette scène, mais les acteurs ont clairement refusé de s’embrasser – que ce soit à cause du covid, j’y crois moyen. Ils ont toujours une alchimie dans les scènes où ils parlent, mais dans ce face à face où l’on veut les voir s’embrasser et où le baiser ne vient pas, c’est plus frustrant que beau. Alors oui le plan large, très large grâce au drone, donne l’impression d’un baiser, mais bon… c’est plus frustrant qu’autre chose, vraiment.

Chez elle, Zola rentre pleurer un coup, à la fois pour sa mère et pour son pays. Ben oui, George Floyd vient juste de passer par-là et ça fait beaucoup pour une enfant, une pandémie, une mère à l’hôpital qui ne rentre toujours pas et une couleur de peau qui la met en danger chaque fois qu’elle sort de chez elle, qu’elle le veuille ou non. C’est horrible, mais elle a au moins une tante géniale pour s’occuper d’elle, et non, ce n’est pas Amelia car Amelia a mieux à faire cette semaine ; c’est Maggie.

Cette dernière est toutefois sceptique quand Winston lui propose, avec l’accord de Richard, de faire venir Zola à l’hôpital pour voir Mer. Elle est désormais négative au covid et il est possible qu’entendre sa fille lui donne une énergie nouvelle pour se réveiller et guérir. Cette intrigue est particulièrement atroce pour toutes les familles qui n’ont pas pu voir de proches pendant cette crise, quand même, mais bon, admettons : si l’on met de côté cet énorme manque de tact et considération, c’est très beau de toute manière de voir Zola venir voir sa mère pour lui faire un câlin.

Malheureusement, cela ne change rien du tout, alors que tous les espoirs reposaient à présent sur Zola. C’est fou. Winston culpabilise en plus, parce qu’elle n’est pas que la sœur de sa future femme, elle est carrément Meredith Grey. Les scénaristes jouent tellement avec nous, alors que Meredith ne se réveille toujours pas.

En rentrant chez elle après une journée chargée, Amelia apprend donc que Zola est à l’hôpital, et ça aussi, c’était abusé de découvrir que personne ne l’avait prévenue, juste parce qu’elle était en train d’opérer. Ah oui, en début d’épisode, Amelia interrompt Lincoln en pleine consultation visio avec un patient. Si j’avais l’impression qu’elle en profitait pour mater le patient torse nu, elle se rend en fait vite compte qu’il a un problème neurologique.

Ni une, ni deux, elle passe en consultation avec lui, puis se rend à l’hôpital avec Linc. Je n’ai pas trop aimé la manière dont ce dernier voulait la freiner dans sa reprise à l’hôpital. Je comprends que ça lui fasse peur de voir son patient dont la carrière est en jeu sur une table d’opération où un millimètre de décalage de la part d’Amelia pourrait être fatal… mais de là à lui mettre Tommy sur le dos comme il fait ? Humph.

On sent bien qu’il lui fout plus de doute qu’autre chose. Une minute de pose Wonder Woman plus tard, Amelia est toutefois prête à opérer, et elle gère tout comme il faut. J’ai aimé la voir se préparer à l’opération, comme j’ai aimé voir Linc se rattraper dans le soutien qu’il lui apporte ensuite – et dans sa conversation avec Tommy. Remis du covid, on sent bien que ce dernier a tout de même du mal à se faire à son nouveau quotidien, et je le comprends. Ce n’est pas évident tout ça, surtout avec Meredith qui continue d’aller mal.

En parallèle, Jackson a disparu pour de bon, apparemment, et ça me rappelle le départ d’Alex l’an dernier, alors je ne suis pas pour. En attendant, ça laisse Jo bien seule puisque Levi est occupé avec Niko, encore. Je déteste Niko et ce n’est pas près de changer quand je vois comment il se comporte avec lui, que ce soit en privé (enfin, en public) ou au boulot. Il le remet toujours en place, c’est insupportable.

Levi continue d’évoluer en tant que chirurgien, au moins. Et dans son couple ? Il finit par lui réclamer un espace dans la salle de bain car il en a marre de voir Niko avoir peur de le voir s’installer un peu plus. C’est vrai que c’est très ridicule cette affaire de trousse de toilettes, depuis le temps qu’ils sont ensemble, ça ne me paraît pas aberrant de la laisser derrière lui.

Levi n’est pas au bout de ses surprises pour autant, avec un Niko qui lui balance d’un coup qu’il est amoureux de lui et qu’il a envie de le voir s’installer chez lui. Euh, pardon ? C’est un sacré grand écart et j’étais heureux comme tout de voir Levi s’enfuir. Non, vraiment, j’ai rigolé. Je me doute que les scénaristes vont vouloir nous les mettre ensemble… mais c’est abusé comme je n’aime pas leur couple et comme je suis heureux de cette réaction de Levi qui s’empresse d’aller retrouver une Jo complètement paumée de le voir ne pas aller avec son mec. Nickel.

Jo a plus de mal à évoluer en tant que chirurgienne, puisqu’elle veut changer de spécialité… ce qui ne convient pas tellement à Bailey. Elle a besoin de chirurgiens généraux en ce moment, alors elle refuse de voir Jo changer de spécialité tant qu’elle n’aura pas récupéré au moins Meredith. Effectivement, l’hôpital est en manque criant de chirurgiens avec Mer, Andrew, Carina ou Jackson en moins. Et Teddy qui revient tout juste !

Bon, il y a Winston qui vient d’arriver par contre, alors elle abuse un peu, mais c’est vrai qu’il y a du mouvement dans cette pandémie. Cela laisse quand même Jo seule face à un dilemme horrible : sans l’accord de Bailey, elle doit reprendre ses études en bas de l’échelle, et redevenir interne. C’est fou, comme système.

Heureusement pour elle, Bailey bosse toute la journée avec Levi sur le cas d’une femme qui laisse tomber sa brillante carrière pour son hobby de quarantaine, et ça permet à Bailey de se rappeler que l’essentiel est d’aimer ce qu’on fait et que la vie ne peut être qu’une suite d’emmerdes. C’est plutôt une bonne chose cette patiente, parce que ça nous recalme Bailey qui repartait en vrille comme avant sa crise cardiaque.

Ainsi, elle peut finir l’épisode en acceptant que Jo tente de changer de spécialité et trouvant que c’est une merveilleuse idée de laisser Zola parler à sa maman. Heureusement, parce que tout le monde dénonce bien vite Winston, alors si ça n’avait pas marché, ça aurait été gênant. Contre toute attente, et alors qu’Amelia débarque paniquée à l’idée que quelque chose soit peut-être arrivée à sa sœur, suivie par Richard paniqué de voir Amelia paniquée, Meredith se réveille, riant face à la générosité de sa fille.

Elle dit ainsi au revoir à Derek dans un très joli câlin et coucher de soleil, et Derek peut s’en aller seul sur la plage (en plein jour à nouveau, ça a du bon le paradis). Plus que trois épisodes avant un gros happy end, donc – pas la fin que j’imaginais pour la série, mais définitivement celle qu’ils devront fournir cette année car la fin dark que j’imaginais pour la série n’est pas possible en pleine pandémie, hein. Content de voir Meredith se réveiller ; j’imagine maintenant une dernière scène de saison où elle retourne enfin au bloc après un double mariage express de ses sœurs. On verra. Derek lui demande aussi de ne pas rester seule et d’être heureuse en amour, alors Cormac devrait avoir quelques scènes dans les épisodes à venir.

Station 19 – S04E12


Épisode 12 – Get Up, Stand Up – 20/20
C’est un épisode important à voir (et revoir, je pense), même s’il a probablement quelques défauts et qu’il ne peut pas tout dire en 42 minutes, parce qu’il traite d’un sujet qui nous concerne tous. Je n’ai pas grand-chose à en dire et je suis mal placé pour une critique, alors c’était un exercice délicat d’écrire l’article. Regardez l’épisode, même si vous ne regardez pas la série. Vraiment.

Spoilers

La caserne est confrontée à la mort de George Floyd, comme le reste de la société américaine


A lot of people are waking up now.

Après le final de la semaine dernière, je ne voulais pas me précipiter sur cet épisode et prendre le temps d’avoir vraiment le temps (oui, oui) pour le regarder. Je sais qu’il va être lourd à regarder, et qu’il est important ; surtout cette semaine. Je veux dire, le procès du meurtre de George Floyd vient d’avoir lieu et de reconnaître son meurtrier comme… ben comme un meurtrier, justement ; alors l’intrigue qui va traiter tout ça va être importante aussi.

Et même si le début d’épisode nous montre les pompiers en train de combattre un incendie, on en arrive très vite à George Floyd. Je suis surpris, d’ailleurs, parce que je pensais franchement que l’idée était d’aborder un événement fictif similaire, étant donné le calendrier où les personnages en sont pour certaines séries à se faire vacciner et pour celle-ci à gérer plutôt bien les protocoles et déconfinement… mais finalement non, nous sommes bien au début de l’épidémie dans la série.

Nous en revoilà donc à l’an dernier lorsque le monde a découvert ce qu’il s’était passé avec George Floyd – des flics le tuant en l’empêchant de respirer pendant plusieurs minutes. Bien sûr, tout le monde a été bouleversé par la révélation qui fut une goutte de sang faisant déborder un vase plein depuis bien trop longtemps, et c’est le cas aussi pour nos personnages.

Maya fait donc le choix d’appeler la psy de la caserne, Diane, comme lorsque la caserne est confrontée à un décès. Elle prend la décision de traiter l’événement comme une tragédie personnelle pour tous les pompiers, et je trouve que c’est une excellente idée, parce que beaucoup de personnes auraient eu besoin d’un psy à l’époque où cela est arrivé. Je n’aime pas trop les épisodes très bavards du genre, surtout dans cette série, mais c’est une excellente idée, c’est tout.

Je ne peux pas trop le dire autrement. On repart donc sur le même schéma que lors de la dernière visite de cette psy, et elle tombe bien pour que les scénaristes nous rappellent qu’ils ont déjà commencé à nous faire faire ce travail avant George Floyd. C’est important de le souligner, après tout, ils sont sur une grande chaîne à une heure de grande écoute et ils nous mettaient en garde sur les dérapages policiers depuis un moment, notamment à travers les intrigues concernant Ben et Miranda.

C’est assez efficace de nous le rappeler par touche comme ils le font, avant d’avoir Ben qui se confie sur sa peur – et notamment la peur qu’il a vis-à-vis de ce qui pourrait arriver à ses adolescents à la maison ou à sa femme. Vraiment, c’est efficace.

Diane est là pour l’aider, heureusement. Elle est aussi là pour Maya, parce qu’elle sent bien que Maya a quelque chose à lui raconter. Malgré le soutien parfait de Carina, Maya est en plein deuil aussi : sa caserne est confrontée aux mêmes problèmes que le reste de la société après tout. C’est très prenant… mais clairement pas autant que Travis.

Il n’a pas envie de parler à Diane, mais celle-ci le force à parler malgré tout. Il lui assure vouloir laisser les pompiers noirs lui parler avant, mais comme personne n’attend devant son bureau, il est bien normal pour la psy de le faire parler un peu. Et Travis a énormément de rancœur et de haine en lui aussi, parce qu’il est métis avec des racines asiatiques et que les asiatiques aussi sont agressés en permanence dans une société raciste.

Le truc, c’est que c’est totalement invisibilisé dans la société, absolument partout, et ça l’est encore malgré le covid ayant fait tomber bien des masques chez des gens refusant pourtant de le porter. La scène est si importante qu’elle mérite d’être revue et passée en boucle un peu partout, je crois. On voit la mère de Travis réagir par une crise de larmes après des insultes, et ce n’est pas le plus prenant. Les mots sont excellents dans cette scène et Diane rappelle justement que tout ça n’est pas un concours de la communauté la plus attaquée, la plus légitime à se plaindre. Ce qu’il se passe est horrible et ne permet pas assez de cohabiter. On nous l’avait déjà fait sentir lors des scènes de train de Carina et Andrew il y a quelques épisodes… Il est temps de prendre conscience de tout ça et s’améliorer, collectivement, mais aussi individuellement.

C’est ensuite au tour d’Andy de se rendre voir Diane, et j’ai adoré sa demande d’aller marcher quelques minutes avec la psy pour traiter vraiment de ce qu’elle a sur le cœur – et qui se résume finalement au fait qu’elle soit white passing et culpabilise d’avoir mis tant de temps à voir l’évidence, d’avoir eu besoin d’un mari noir pour prendre conscience de beaucoup de choses.

Après ça, Vic se rend également voir Diane avec une question étonnante : elle veut savoir comment on devient psy au cas où il lui arriverait quelque chose en intervention – ou au cas où elle irait manifester et se ferait virer. Oui, en parallèle, Travis s’interroge sur leur nécessité de se rendre ou non en manifestation à Seattle avec les autres… mais ce n’est pas trop recommandé pour les pompiers. En service, c’est impossible ; en-dehors du service, cela reste des manifestations anti-policières et ils font partie du même système que les policiers officiellement.

Pourtant, en tant qu’individus, ils ont bien envie de manifester, surtout quand ils voient Dixon en faire des caisses en s’agenouillant à la télévision, pour faire bien, devant des flics noirs qui restent bien gentiment debout derrière, en plus. Pas étonnant que Sullivan s’énerve en cachette dans le début de cet épisode… et pas étonnant que Vic envisage sérieusement de balancer une brique sur la porte en verre d’un commissariat.

Vic est clairement un excellent personnage encore dans cet épisode, elle nous rappelle l’importance de parler de tout ça, encore et encore. Et elle explique bien le problème de l’hypocrisie derrière la culpabilité de ses amis blancs. Tout comme Diane l’a souligné à Andy, notre confort – en tant que blanc – est passé avant bien trop de choses et a empêché des prises de conscience bien plus tôt, alors il faut le laisser tomber.

C’est intéressant de revenir sur ce sujet ensuite avec le personnage de Jack. On le voit très bien grâce à lui qui a peur de parler à Dean, ou à n’importe qui d’ailleurs, par peur de dire les mauvaises choses, ce qu’il fait immédiatement avec Diane. Elle le remet à sa place, lui rappelle ses privilèges malgré son passé difficile – parce qu’il a fait face à un passé difficile avec malgré tout plus de privilèges que les amis noirs qu’il avait dans ce passé. C’est aussi l’occasion d’un discours bien senti sur la société américaine et tout ce qui déconne dans le système judiciaire américain.

Alors, Jack a peur de parler ? Il n’a qu’à écouter, ça lui évitera des faux pas. C’est fou quand même, il y a eu une prise de conscience en France, mais elle n’a pas atteint l’impact que l’on voit sur la société américaine et que l’on voit particulièrement dans les séries en ce qui me concerne, puisque je suis fan de série. Forcément.

Sullivan est particulièrement affecté lui aussi, et il évacue sa rage dans des coups, comme il peut. Il envoie balader Andy un certain nombre de fois, avant de se laisser convaincre par un père dépassé qu’il est important pour ses enfants, noirs, de voir que des gens en uniforme peuvent être noirs, et peuvent être des gens bien, aussi. Ils sont terrifiés après tout – et c’est bien pour eux de voir Sullivan, Dean et Ben dans la caserne.

Dean entend tout ça et il décroche de loin la palme de la scène la plus horrible à regarder de l’épisode, et ce n’est pas rien dans un épisode si intense. Bon, ce n’est pas un concours, mais sa scène avec Diane ? Pas un mot échangé pendant un long moment, un long silence, des larmes, un merci. Le silence est plus pesant que les mots, c’est tout. Et encore une fois, je vois tout ça en étant bien en-dehors des vrais sentiments que ressentent ces personnages, parce que je n’ai jamais connu tout ça. Il est important d’écouter, mais en définitive, mais que peut-on dire face à tout ça ?

Ben est bien silencieux aussi avec les enfants et la tante, mais c’est parce qu’il a peur aussi, toujours, et parce que ses enfants veulent aller manifester eux aussi. Difficile choix, franchement. Sullivan résume bien la situation aussi quand il est face à Diane, à rappeler ce qui a rendu différent le meurtre de George Floyd – sa longueur – par rapport à tant d’autres meurtres ayant eu lieu aussi. Et pour une fois, j’ai aimé son personnage confiant à Andy qu’il se sent bête d’avoir voulu à l’encontre du procès lancé par Dean, pour une fois que quelque chose est fait. Il n’est jamais trop tard pour grandir.

Et c’est aussi la conclusion à laquelle arrive Maya, parce qu’elle sent bien qu’elle veut aller manifester elle aussi, et qu’elle veut que sa caserne puisse le faire indépendamment de ce qu’en penserait la police. Elle finit ainsi par leur donner l’autorisation de le faire et la fin d’épisode est très prenante, avec l’ensemble du casting – y compris les enfants de Ben – allant manifester ensemble, comme une grande famille.

C’était sacrément efficace, et suivi d’un message nous informant que la paie de scénariste de cet épisode était allée à « Color of Change Education Fund » alors que l’épisode avait été lui-même enrichi par les expériences des acteurs et du reste de l’équipe de tournage. Terrible.