Evan Whitten (#110)

Salut les sériephiles,

Je n’ai pas déserté le blog, j’ai juste eu un week-end un peu chargé pour me changer les idées, et figurez-vous que ce n’est pas près de changer avec une grosse semaine en vue. Bon, il y aura peu d’articles par conséquent, j’essaierais de me rattraper dans mes séries à un moment. En attendant, je peux tout de même vous parler de ma performance de la semaine, assez peu surprenante si vous avez suivi le blog…

La performance de la semaine :
Evan Whitten

La série concernée : NeXt
L’épisode : S01E02 – #File2 – 17/20


Pourquoi Quand j’ai vu que l’héroïne de cette série avait un gosse, dès la bande-annonce !, je me suis dit « oh merde, encore un gamin insupportable ». Vraiment. C’est même à peu près tout ce que j’avais retenu de la bande-annonce, parce que j’aimais beaucoup l’idée de cette Alexa qui déconne – OK, ce n’est pas son nom dans la série, mais vous avez l’idée, je pense – mais pas tellement la perspective d’avoir un gosse trop chiant à supporter pour quelques épisodes.

Pourtant, dans le premier épisode, j’ai trouvé qu’il s’en tirait plutôt bien, sans être spécialement marquant. En revanche, dans le deuxième épisode, vu tardivement mercredi soir, je l’ai trouvé particulièrement bluffant. En effet, j’ai adoré son intrigue, qui permet de comprendre un peu mieux pourquoi il a été casté.

Apparemment, on ne pense pas tous la même chose, puisque j’ai lu que Geeleek disait qu’il n’avait pas d’âme, mais alors moi, à l’inverse, j’étais à fond dans son jeu. La scène où l’intelligence artificielle lui balance plein d’atrocités sur ses parents était particulièrement bien écrite, certes, mais elle est surtout hyper marquante parce qu’il est là pour avoir les réactions qu’il faut face à elle.

Next' Episode 2: Iliza tries brainwashing Ethan into taking gun to school, worried fans say 'it got on nerves' | MEAWW

Et là, l’air de rien, c’est un sacré jeu d’acteur, parce qu’il n’est pas du tout aidé par un adulte en face en train de jouer et d’avoir des émotions. Non, il se met à pleurer devant une fausse intelligence artificielle, donc devant un objet, quoi. C’est loin d’être simple. De même, la scène où il s’énerve et pète un câble est moins simple qu’il n’y paraît, parce qu’il est difficile de garder son sérieux quand on doit faire semblant d’être en colère, particulièrement à cet âge-là. Il garde son sérieux, il est plutôt bouleversant même, et c’est la justesse de son jeu dans l’ensemble de ses scènes du deuxième épisode qui font que j’ai envie d’en faire ma performance de la semaine.

C’est assurément un acteur qu’il faudra garder à l’œil, parce que s’il gère bien sa carrière, il pourrait aller très loin, je pense. Enfin bon, les enfants acteurs, c’est toujours compliqué, tout de même.


Vu aussi dans : Malgré son jeune âge, Evan Whitten a déjà un bon gros CV derrière lui, avec pas moins de douze projets différents, et pas forcément des moindres. Il se balade dans les séries américaines, apparemment, puisqu’après un court-métrage, il a commencé sa carrière avec un épisode de The Rookie… où je ne me souviens pas de lui, désolé !

evan whitten | Tumblr

Il a probablement un peu plus marqué les fans de The Resident et de Mr Robot puisqu’il y a tenu un rôle pour six épisodes. Oui, six dans chacune de ces séries… Et il n’avait pas non plus un petit rôle dans la seconde, puisqu’il incarnait le personnage principal lorsqu’il était enfant. C’est généralement des backstories importantes, du coup. Bon, sinon, il est aussi passé par Penny Dreadful, pas mal !


L’info en + : Parce qu’être un acteur à succès ne lui suffit apparemment pas, Evan Whitten est également… écrivain ? Il affirme avoir déjà écrit plusieurs livres et être en train d’en écrire un autre, dont il espère pouvoir faire un jour un film. Rien que ça. Créatif, il écrit aussi des chansons et des comics avec ses frères, tout en ayant pour ambition dans la vie de rester acteur, auteur et pourquoi pas détective et paléontologue. Pfiou, les enfants…

Home
Le titre de son livre est justement « Superbrother ». Tout est prévu dans ce plan marketing !

Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Plus de questions que de réponses

Bonjour, 

Il s’est passé hier soir un truc que j’ai toujours un peu redouté avec ce blog : je suis rentré chez moi, j’ai crié ici ma joie d’être en vacances… Et j’ai aussitôt lu un message m’informant d’une décapitation à Conflans et d’un homme abattu à Eragny. Douche froide. Je n’y ai jamais vécu, mais ce sont des villes de mon enfance tout de même, et pour Conflans, une ville pour mes fêtes étudiantes et pour ma famille, tout simplement. Mon article, dans une innocence la plus complète, s’en trouvait hyper indécent, choquant. Et oui, je redoutais que ça arrive un jour, parce qu’à publier quotidiennement sur un sujet de divertissement, ça ne peut qu’arriver. Désolé.

Ce n’était que le début, avec ensuite une heure de nouvelles rendant cet acte chaque fois un peu plus terrible. Et je ne peux pas continuer ce blog sans l’évoquer, sans en parler, parce que ça me terrifie, parce que ça me paralyse et parce que c’est toute ma profession que l’on plonge dans la peur. 

J’ai passé ma soirée d’hier au téléphone. Avec ma famille sur place, d’abord, pour m’assurer que tout le monde allait bien, doux euphémisme avec cette situation. Bien sûr qu’ils sont affectés, bien sûr que leur ville est à la télévision, que le collège de secteur est au cœur d’une actualité terrible. Comment voulez-vous que ça aille quand un lieu de passage quasi quotidien devient lieu de meurtre et de haine ? C’est aberrant, cette rue, ce quartier, je suis si loin quand j’y pense des images vues hier soir… Et de celles que je n’ai pas vues, heureusement, malgré leur circulation sur Twitter, toujours 😠

Avec des collègues, ensuite. Je ne connaissais pas M. Paty. Pas directement. Des M. Paty, j’en connais des dizaines. De son cours, on retient la diffusion d’une caricature. Cinq minutes d’une heure de cours où je ne peux croire qu’il n’a montré qu’une caricature de Mohamet sans l’opposer à d’autres, cinq minutes sur dix-huit heures (a minima) de cours dans la semaine. Et tant d’autres heures d’enseignement, de vocation, etc. Je ne vais pas refaire des discours déjà prononcés par ailleurs, ce n’est pas ma place. Je ne le connaissais pas directement, je connais toutefois certains de ses collègues, ou certains de mes collègues qui ont eu à travailler avec lui. Nous sommes de la même académie, de la même région, de la même zone de remplacement. Évidemment que je le connais indirectement, que je suis touché. C’est l’horreur dans le quotidien, le quotidien de ma famille, le quotidien de ma profession de professeur. Et pour ses collègues, sa famille, ses élèves, ses amis, ses anciens élèves, les habitants de la ville… L’horreur, le deuil, l’incompréhension aussi. La haine, à canaliser, à évacuer, ici, ailleurs. Et mes condoléances les plus sincères et affectées. 

Et maintenant ? Un professeur d’histoire géographie décapité en France, dans une ville si proche, par un « homme de 18 ans ». 18 ans ? Je ne dirais pas que le système n’a pas marché, je dirais que c’est un échec. 18 ans, c’est si jeune pour choisir de devenir un martyr. Comment le discours des valeurs de la République et de la laïcité peut-il à ce point se perdre et si vite ? Faut-il prêcher une nouvelle fois les conséquences désastreuses des classes à 30 minimum ? C’est simple : une heure de cours dure généralement 50 min. Retirez la mise en place, l’appel, les inévitables questions administratives, les bugs de logiciel, la discipline… Il reste grosso modo une minute par élève si l’on se décide à parler individuellement à chaque élève. Comment faire ? 

M. Paty est mort d’avoir enseigné ce à quoi nous croyons en tant que société. Je ne pense qu’à sa souffrance des derniers instants, cet acte barbare, condamnation d’un blasphème qui n’est que l’enseignement d’une liberté d’expression difficile à entendre quand elle touche en plein cœur la foi et les croyances. Son message s’est perdu face à un quiproquo puis un extrémisme qui a bien plus de temps que lui pour se propager. Maintenant ? La colère, surtout, face aux médias, aussi, qui divisent et veulent la violence pour l’audimat. Assurément, ils obtiennent ce qu’ils veulent, et c’est dans le fond la même chose que ces terroristes, de manière insidieuse. 

Pas de politique sur le blog, mais face à la récupération d’hier soir, c’est compliqué. L’algorithme de Twitter est bien fait, en plus. Hier soir, un tweet sur deux me parlait d’autre chose que cet attentat, parce que c’est un micro-événement à l’échelle mondiale, et parce que même en France, ne nous leurrons pas, la complexité de la situation se perd dans un « Pas d’amalgame » et dans un « La vie continue ». Ce matin, tous les tweets de mon fil ne parlent que de ça. Forcément. L’algorithme. Les médias. La division. M’enfermer dans une bulle de gens d’accord avec moi et énervés par la situation. Merci, non merci. 

Je ne voulais pas en parler ici. J’étais résolu à ne pas le faire hier soir, et encore cette nuit. Seulement… Comment continuer et parler de jeux de société ce matin comme si de rien n’était, alors qu’un collègue est mort en voulant expliquer que la liberté d’expression passait aussi par le choc pour ouvrir le dialogue ? Comment continuer dans une société où le dialogue se perd ? Comment retourner faire cours aussi ? Comment ne pas penser à l’an dernier où, avec le recul, je me rends compte bien mieux du danger auquel j’ai pu m’exposer à parler de laïcité, mais aussi d’amour homosexuel au cœur d’une cité homophobe. Qui d’autre pour le faire que les professeurs ? Pas grand-monde, mais c’est notre société, notre loi et nos enseignements. 

J’ai deux semaines pour trouver des réponses, pour ne pas oublier et pour retourner faire face à des élèves qui ne comprendront pas plus que nous cette violence de la société. Vivons ensemble, bordel, communiquons, dialoguons, soyons d’accord de ne pas être d’accord. Ce n’est pas si dur. Et puisqu’il faut le redire, ne réduisons pas une religion à des extrémistes l’interprétant comme un appel aux attentats. N’oublions pas que toutes les religions ont leur part de violence dans les textes les plus anciens, mais que toutes prônent l’amour de l’autre, le pardon, la compréhension, la rédemption. N’oublions pas non plus que la laïcité a ses heures d’ombre également et ne s’est pas instaurée pacifiquement. Arrêtons de nous enfermer dans des certitudes et de ne pas écouter les autres. J’ai envie de croire que ce n’est pas si compliqué. 

Sur ce, revenons-en aux divertissements et aux séries. Désolé si vous étiez là pour ça, mais ce blog est aussi avant tout un blog personnel. Alors voilà, je n’arrive pas encore à penser à autre chose ce midi. 

Et bonnes vacances !

Salut les sériephiles !

Ca y est, les vacances scolaires sont arrivées ! Je ne peux pas dire que j’en ai vraiment un énorme besoin, puisque j’ai eu une longue quatorzaine de télétravail, donc pas mal de temps chez moi. Ce n’était pas reposant, loin de là, mais ça ne représente quand même pas la même fatigue de supprimer les transports, d’avoir ses horaires et surtout de ne pas faire un millier d’aller-retours entre les rangs de sa salle de cours. Je me sens donc un peu moins cassé que d’habitude… mais je suis quand même content de voir cette période de vacances se profiler après une semaine où tout le monde était au bout du rouleau après un long confinement sans ce rythme.

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Ne soyez pas trop mauvaises langues, j’ai une petite centaine de copies qui m’attendent (et pas des petites en plus) parce que je suis maso et je n’ai plus aucune avance sur les préparations de cours, donc je sais quoi faire en cas d’ennui pendant ces vacances. Cela dit, vous me connaissez et vous savez peut-être que j’ai l’habitude de parler sur le blog, le soir des vacances, de mon planning prévisionnel des trucs que je veux voir.

Malheureusement, outre le boulot, je vais également me reprendre quelques jours de vraies vacances. Malheureusement ? Non, je déconne, je suis hyper impatient de retourner chez les mêmes amis que cet été. OK, je sais, ce n’est pas très gestes barrières et tout, mais pas plus que d’avoir fait cours à 112 élèves (non, moins, il y en a qui étaient déjà partis en vacances, évidemment) aujourd’hui. Je m’égare, je m’égare ! Pourtant, il y avait une logique : heureusement pour moi, mais malheureusement pour le blog, je ne sais pas encore si je vais réussir à assurer mon rythme d’un article par jour… On verra bien, mais je pense que ma première semaine de vacances va être chargée. En plus, il y aura aussi un nouvel épisode de 42 minutes le vendredi 23. J’espère que vous avez hâte, vous aussi !

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Forcément, qui dit nouveau podcast, dit #RiverdaleStrong. Mon plus gros objectif série de ces vacances va donc être de terminer la saison 2 (enfin !) et de me lancer aussitôt dans la troisième (tant qu’à faire). Ce n’est pas gagné, mais ça se tente. Il faudra ensuite que je rattrape les épisodes ratés du début de semaine. Pour la deuxième semaine, je ne sais pas trop encore. J’ai encore et toujours God friended me à terminer, et je pense que c’est celle qui est en meilleure position pour être terminée, aux côtés de, peut-être, une avancée dans Suits. Pour cette dernière, je n’y crois pas tellement : il y a tout de même Haunted of Bly House qui attend sagement que je pense à elle.

Sinon, il est possible que je retrouve Laura et qu’on se décide sur une nouvelle série à binger ensemble maintenant que 3% a pris fin, alors que l’amie avec qui je regarde parfois Buffy depuis des années arrive ENFIN à la fin de la série… donc à voir si on arrive à caser ça, avec nos masques, le mètre de distance ET le couvre-feu. Ouais, on a le monde entier contre nous, je sais, mais c’est Buffy (ou Angel).

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On verra donc, il y a l’embarras du choix dans ma liste de séries à regarder… et il faut noter que le prochain WESéries approche, tout aussi vite qu’Halloween si vous voyez ce que je veux dire ! Tout n’est pas perdu pour le visionnage de séries, donc.

Quant au blog, j’aimerais trouver le temps (mais quand ?) de faire un petit design d’Halloween, tout en préparant donc le prochain week-end et, dans l’idéal, en rattrapant un mois de TFSA, parce que c’est quand même n’importe quoi d’en rater trois d’affilée. Je pourrais bien sûr en écrire un là, tout de suite, mais eh, on se calme, laissez-moi croire aux vacances. Ainsi, je me suis prévu une grosse soirée de glandouille pour finir Julie & the Phantoms et si possible enchaîner les inédits du vendredi… avant un week-end où je ne suis pas sûr de regarder des séries. Ce n’est pas gagné, je suis au téléphone, là, et j’ai déjà bien envie d’aller dormir, alors qu’il est à peine 19h. Décidément, quelle année 2020 ! Bonnes vacances à ceux qui ont la chance d’en avoir, bon week-end à tous !

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Non. Vacances.

Les 150 liftings de Buffy et Joyce (reboot)

Salut les sériephiles,

Une chouette couverture, un comic pas ouf auquel je ne suis pas sûr d’avoir tout pigé franchement. Et un lifting flippant.

Il est temps pour moi de revenir sur mes lectures du mois de la BD, parce que c’était il y a deux semaines tout de même que ça s’est terminé. Je reprends donc cette semaine avec mon avancée sur le reboot de Buffy, dans lequel je suis enfin à jour – j’ai même lu celui de la semaine dernière avant d’écrire cet article. Il est donc temps de faire le point sur les comics 13 à 17 et… oups, j’ai déjà tout oublié.

Voir aussi : Le Bilan du mois de la BD !

J’exagère, évidemment, mais soyons clairs, plus on avance, moins j’accroche à ce reboot. Evidemment, les décisions des débuts font que la série n’a plus rien à voir avec l’originale, mais le vrai problème, c’est surtout que je trouve les personnages très peu développés. En fait, il est assez clair qu’on essaie de nous vendre un produit dans lequel on connaît déjà les personnages et les caractères, donc on ne cherche pas à les développer plus que ça… sauf qu’en contrepartie, les histoires changent du tout au tout, et les caractères aussi, sans explication. Parfois, je retrouve totalement certains personnages… et parfois je ne les reconnais pas du tout. Le tout dans le même livre. C’est gênant.

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 #4 | #5 #6-8#9-12 | #13-17

L’autre détail qui me gêne de plus en plus, et ça me gênait déjà avant le reboot dans les saisons 8 à 12, c’est que les dessinateurs changent régulièrement. Parfois, on a vraiment des planches où Buffy EST Sarah Michelle Gellar, c’est évident. Et puis parfois, on a des planches où… hum, le dessin est totalement différent et ne fait pas l’effort de ressembler au moins à ce qu’il se passait dans le comic précédent ? Je ne dis pas que je veux que Buffy ressemble toujours comme deux gouttes d’eau à SMG, juste qu’un peu de suivi d’un comic à l’autre serait appréciable. Bon, ça, déjà, mais aussi juste qu’il soit possible de vraiment distinguer les personnages. Dans le numéro 17, il y a une planche où je n’étais vraiment pas sûr de moi, mais si, c’était bien Buffy et Joyce, sa mère :

A ce stade, je ne sais vraiment pas comment on a pu en arriver là ?

Sérieusement ?! Elles ont le même âge sur cette planche, c’est de pire en pire – pourtant, il y a eu un comic où ce n’était pas le cas plus tôt. Bref, il est difficile de s’accrocher avec ces personnages qui changent d’apparence et d’âge à chaque fois.

On partait de ça quand même… C’était top, même si cette fois, c’est SMG qui ne paraît pas du tout avoir 17 ans.

Du côté de l’histoire, j’accroche énormément au personnage de Robin rajeuni. Il n’a à mes yeux absolument plus rien à voir avec le Robin que l’on connaît, mais alors plus rien du tout… Ca le rend quand même cool. Son couple avec Buffy est bien plus sympathique que ne l’était Buffy/Angel, comme je n’ai jamais vraiment accroché à ce ship… par contre faire un reboot de Buffy sans ce couple mythique, c’est un peu bizarre.

Dans le genre bizarre, nous avons aussi Willow qui s’est barrée de Sunnydale à la mort de Xander, histoire de faire sa vie dans ses comics solo dont je parlerai dans un autre article quand les cinq tomes prévus seront parus (d’ici un mois, donc)… mais qui est revenue avant que ne s’achève son arc solo ? Cela représente quand même plusieurs mois pour Buffy, mais on doit donc suivre deux Willow, et je trouve ça dommage pour le suivi au sein de l’univers… Sans compter que ça nous spoile totalement une des intrigues en cours et un gros échec sentimental de plus pour Willow.

Du côté des bonnes trouvailles (ou pas) de ce reboot, j’aime bien voir Xander, parce que non, finalement, il n’est pas vraiment mort. Le voilà donc devenu l’équivalent d’Angelus, mais je trouve ça assez fou qu’en si peu de temps, il puisse devenir un grand méchant avec plein de gens sous son pouvoir. C’est Xander quoi, même en vampire, ça n’a pas de sens de le voir devenir si méchant. En plus, tout le monde lui tourne le dos et même Willow est prête à le tuer désormais… alors qu’elle lui avait donné un bout de son âme pour le sauver tout de même !

Quand tu as envie de revoir l’épisode Passion parce que sa réécriture n’est pas si ouf.

Enfin, si j’aime beaucoup voir Kendra être développée en tant que personnage parce que la série était frustrante sur le sujet, je trouve assez schématique de la faire sortir avec Rose. Paradoxalement, ce sont peut-être deux personnages parmi les plus développés, même si on voit de moins en moins Rose au fur et à mesure des comics. Après, il y a tellement de personnages à gérer que Cordelia ou Anya ont disparu de la circulation, et c’est quand même dommage. Il n’y a plus qu’à attendre l’arrivée de Tara maintenant. Comme pour faire vendre, Boom semble vouloir ramener tout le monde aussi vite que possible dans ses séries de comics, je ne doute pas qu’elle finira par apparaître assez vite – j’ai déjà eu un gros doute à la fin du Willow du mois de septembre, mais je n’ai pas encore lu celui d’hier. C’est en tout cas grâce à cette stratégie qu’on s’est retrouvé avec tout un comic consacré à Wesley qui semblait n’avoir rien à foutre là. Tant qu’on m’introduit rapidement Faith comme ça semble être la perspective, ça me va !

Au moins, ça me validait sans problème le point bibliothèque du mois de la BD ça :’)

C’est juste un peu chiant de se farcir tout un comic sans Buffy quand c’est le titre, surtout que tu ne sais jamais à l’avance à quoi t’attendre en commençant un nouveau numéro. Puis, ce Wesley aussi est rebooté, bien moins maladroit et avec Ethan qui le hante allez savoir pourquoi. Franchement, le duo est intéressant, mais ça n’a pas trop de sens, même dan la manière dont on nous les présente. J’ai peur pour Faith !

Bref, je continue à lire parce que j’aime retrouver les personnages, mais Jordie Bellaire s’éclate à l’écriture et semble faire un peu n’importe quoi. J’ai lu des fanfics plus efficaces que ça… Je continue par habitude, en fait, et puis maintenant que j’ai lu 17 tomes, autant continuer. Non ? En tout cas… J’ai trouvé la suite de cases parfaite pour exprimer mon ressenti face à ces comics depuis le tome 1 :