Performance de la semaine #43

Salut les sériephiles,

Comme tous les dimanches, on va parler aujourd’hui de la performance marquante de la semaine et comme d’autres fois par le passé, il faut que je vous avoue que je n’ai pas vu assez d’épisodes pour vraiment trouver quelque chose qui m’a bouleversé. J’ai bien failli vous parler d’Hilary Duff, mais c’est finalement Henry Ian Cusick qui aura droit à son article !

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Qui donc ? Marcus Kane de The 100 bien sûr. Et pas que, mais on va commencer par là. Si vous n’êtes pas à jour, lisez ce qui est écrit quelques paragraphes ci-dessous, mais pas les premiers  parce que je vais inévitablement spoilé. En effet, cette semaine, la saison 6 a enfin vu le retour de l’acteur… Tout ça pour s’en débarrasser, il n’y a pas d’autres mots. Et plutôt deux fois qu’une puisque sa conscience est d’abord transférée dans un autre acteur avant qu’il ne décide de se suicider pour ses principes.

Même si j’aime bien ses principes, c’était un peu violent et radical comme solution ! Je n’ai jamais été très fan du personnage, mais il était toutefois touchant de le voir faire ses adieux à Abby et Indra, les deux amies qu’il avait eu le temps de vraiment se faire sur ses six saisons dans la série. Et puis, la conclusion est sympathique : la boucle est bouclée puisqu’après avoir sacrifié plein de gens en les jetant dans l’espace pour rien en saison 1, le voilà qui se sacrifie en faisant de même.

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Les scénaristes ne savaient plus trop quoi faire de lui après une saison 5 assez lourde (j’aurais aimé le voir dire au revoir à Diyoza aussi d’ailleurs) et c’est un bon moyen de lui offrir une rédemption. Si l’acteur n’aura fait que deux épisodes cette saison (en apparaissant dans 3 ou 4), il aura tout de même marqué la serie dans son ensemble, et l’épisode de cette semaine. Il est dur de ne pas être touché par ses adieux après six ans.

FIN DES SPOILERS.

En plus, c’est un acteur que j’aime beaucoup moi. Je l’ai d’abord découvert dans LOST où il incarnait le personnage de Desmond à la perfection. Entre sa première apparition dans la série en début de saison 2, son rôle dans la fin de saison 3 ou un fameux coup de fil à sa constante  il a eu la masse de scènes cultes et inoubliables. C’est depuis un acteur que j’aime bien suivre dans ses différents projets… Et l’une des raisons pour lesquelles j’ai commencé The 100, j’avoue.

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Après son rôle de Desmond, Henry Ian Cusick a fait un détour par un des meilleurs épisodes de Fringe, puis a eu son rôle dans Scandal, dont il est malheureusement vite parti. Bref, cela fait dix ans que je le suis dans toutes ses aventures, alors il méritait bien un petit article…

… D’autant plus que je ne vais pas le revoir de sitôt dans mon écran. En effet, l’acteur a choisi son prochain rôle, l’avantage d’avoir sa petite réputation étant que le chômage n’est que de courte durée. Dès le mois de septembre, on pourra donc le retrouver à l’affiche de la nouvelle saison de McGyver dans un des rôles principaux. Vu mon amour infini de cette série (non) dont je m’étais forcé à voir l’épisode avec Amy Acker par principe, autant vous dire que pour l’instant, je dis au revoir à Henry Ian Cusick. En espérant mieux le retrouver dans un nouveau rôle d’ici quelques années !

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Comment refaire sa vie à 500 km ? (2/10)

Salut les sériephiles,

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Comme promis la semaine dernière, je continue aujourd’hui ma super saga de l’été sur mon déménagement (mais si, c’est super) en me forçant à écrire un article que j’ai en tête depuis au moins septembre dernier. Ben oui, ça fait dix mois qu’on me demande de temps à autre ce que ça fait d’être parti super loin de ma région d’enfance, qu’on me regarde bizarrement quand je dis que je me passerais bien d’y retourner ou qu’on ne comprend pas comment j’ai pu demander à être muté si loin (parce que, oui, ce n’était pas ma demande #1, mais c’était dans mes demandes tout de même).

Voir aussi : Eh, en fait, je déménage ! (1/10)

Le problème, c’est que je n’ai jamais trouvé l’angle d’attaque parfait que je voulais pour répondre à tout ça… mais voilà, je me suis dit que cette série d’articles sur le déménagement était l’occasion ou jamais d’en parler, alors c’est parti sur la base à avoir, selon moi, pour refaire sa vie à 500 km.

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Quand on me dit « jamais j’ai la capacité de faire ça, moi »

C’est évidemment un point de vue totalement personnel, mais pour moi, l’être humain a une capacité de résilience et d’adaptation qui fait qu’on peut tous s’en sortir… après, oui, il y a des obstacles, des difficultés et certains n’ont pas (immédiatement) l’énergie pour. Il paraît alors que les témoignages d’autres peuvent aider, donc  je vais faire le point sur l’année écoulée tout en évoquant aussi des choses plus récentes.

Le premier point, évidemment, c’est le logement, et c’est marrant, parce que c’est exactement là que j’en suis aujourd’hui aussi. Louer un appartement est une galère assez incroyable, surtout quand vous n’avez qu’un mois/un mois et demi pour le trouver, et que vous êtes à 500 km de distance. Les agents immobiliers ne vous répondent absolument jamais, vous ghostant plus que n’importe quel crush qui ne vous aime pas. Je n’ai pas spécialement de conseils là-dessus, à part peut-être ne pas hésiter à mentir : ils sont beaucoup plus réactifs quand vous dites vouloir acheter. Le problème, c’est qu’après, vous leur inspirez de la méfiance pour avoir menti, alors pas sûr que ce soit un bon calcul.

Dans tout ça, j’attends donc désespérément des retours des différents agents contactés depuis une semaine et j’ai en tout et pour tout UNE visite de prévue les jours où je serai en région parisienne, pour un appartement qui ne me tente même pas. Bref, il y a une galère certaine, mais un truc essentiel pour un logement, c’est de varier au maximum les moyens de recherches (les sites, les agences par téléphone, mais aussi le bouche à oreille dans les magasins par exemple) pour tenter d’avoir autant de visites que possible ; de manière à savoir quel appartement est votre coup de cœur.

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Vous cherchez CET appartement, celui-qui vous fait faire cette tête et vous donne envie sacrifier votre âme au diable pour s’assurer que vous l’obteniez.

La notion de coup de cœur est un peu essentielle de mon côté, choisir un appartement, c’est quand même choisir un endroit où l’on sent qu’on sera bien. Et quand il est question de se déplacer sur 500 km, il faut aussi être capable de s’imaginer ce que sera notre vie dans le nouvel appartement, comme le nouvel environnement. N’ayant pas de voiture, je regarde la distance à la gare, évidemment, mais aussi les commerces de proximité et tout. Par exemple, j’étais à trois minutes à pied de la médiathèque, j’ai testé le drive à pied à dix minutes et j’avais la chance d’être à sept minutes de mon lieu de travail.

Evidemment, le travail est un deuxième point essentiel quand vous refaites votre vie. De mon côté, je n’ai pas spécialement la possibilité de faire des choix, je vais grosso modo où on me dit d’aller en adaptant comme possible ma vie à ça, sachant que c’est loin d’être une tâche simplifiée par les choix faits pour moi. Mais bon ! Difficile de vous donner des conseils de ce côté-là, c’est un facteur qui m’échappe.

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Les mutations quand vous êtes prof, en un gif.

Le troisième et dernier point essentiel, à mon sens, est la vie sociale. Oui, partir à 500 km de sa famille et ses amis, c’est bien, mais et après ? En arrivant à Bordeaux, j’avais la chance de déjà connaître quelques amis blogueurs/vidéastes, donc je n’étais pas tout à fait perdu. Trois jours après le début de l’emménagement, j’étais déjà invité à l’anniversaire du Sérigraphe, alors oui, c’est sûr, ça aide pour la vie sociale.

Cela dit, ce n’est pas tout, loin de là. Un réflexe très français (ou francophone ??) que j’ai suivi a été de recontacter des personnes perdues de vue qui habitaient plus ou moins à proximité. À défaut d’en connaître beaucoup, j’ai eu la chance de savoir que j’étais à proximité de la copine de la cousine d’une amie, par exemple. On s’était vu une fois à Paris un après-midi, on s’était bien entendu et on n’avait jamais eu l’occasion de se revoir. Badaboum, un déménagement plus tard et on a pris l’habitude de se voir une fois par semaine de septembre à décembre ; puis avec un peu plus d’irrégularités, à cause d’emploi du temps moins compatibles.

En tout cas, le conseil reste valable : soyez sociables, regardez dans votre entourage si vous ne connaissez pas déjà quelqu’un dans la région, ou quelqu’un qui connaît quelqu’un. Pour avoir eu l’occasion d’en parler avec des amis d’autres pays, je sais que c’est un réflexe qui paraît bizarre dans certaines cultures, mais je crois que ça et demander « t’as fait quoi comme études ? » quand tu ne sais pas quoi dire à quelqu’un que tu viens de rencontrer, c’est un truc français qui fonctionne toujours bien !

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On déteste tous le silence gêné des premières rencontres, non ?

Après, évidemment, ça ne refait pas forcément tout un réseau. De mon côté, j’ai passé une super année : j’avais des collègues sympas au lycée, notamment deux autres ayant mon âge et un vivant à cinq minutes à pied de chez moi. L’avantage, c’est que si on était collègue, on ne travaillait pas directement ensemble (pas les mêmes classes, pas la même matière), donc certes, on parlait boulot, mais pas que. Oui, parce que je reste partisan de la distance travail/vie perso, quand même. Il faut trouver l’équilibre.

Et puis, comme j’étais encore en formation, je voyais aussi les mêmes gens chaque vendredi et ça permet aussi de lier des liens d’amitié assez forts, l’air de rien ; et d’avoir pas mal de soirées et de squattage chez eux parce que j’habitais loin de la formation, contrairement à d’autres. Ne vous inquiétez pas, je rends la pareille (pas plus tard que ce soir d’ailleurs).

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Encore deux choses si vous êtes dans l’angoisse de vous reconstruire un cercle social avant/après un déménagement à 500 km… On est à l’ère des réseaux sociaux et des messageries instantanées ! Vos amis d’avant le déménagement sont toujours là aussi, à portée de coups de téléphone ou messages, et ça, c’est quand même un vrai point positif de notre époque. Dans ma vie sociale de cette année, il faut quand même souligner le fait que la majorité de mes amis les plus proches a pris le temps de venir me voir aussi ; occupant comme ça quelques week-ends l’air de rien. Si vous déménagez loin, invitez vos amis en vacances, y a rien de mieux ! Pas besoin donc de refaire à zéro votre cercle social, au contraire !

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Profitez-en aussi pour faire le tri si vous vous rendez compte qu’il y en a qui ne mérite pas autant de votre attention que vous le pensiez, hein.

Toujours sur l’ère des réseaux sociaux, eh bien, profitez des opportunités que ça peut offrir… Je n’ai pas trop eu l’occasion de le faire, mais bon, il y a des groupes Facebook qui peuvent aider. Sur Twitter, certains tweets sur des événements à proximité de chez vous peuvent aider à rencontrer des personnes aussi. Notons que chaque fois que je pars en vacances dans une nouvelle ville, je prends toujours le temps de faire une recherche « nom de la ville + geek » pour voir ce qui ressort. Le guide du routard n’a qu’à bien se tenir.

Pour terminer, tant qu’on est sur la vie sociale et les rencontres, j’ai fini par tester Tinder quand même après des années à critiquer sans avoir essayé. Ben, je n’ai rien perdu pendant ces années sans, parce que l’algorithme est tout pété franchement, et ce n’est pas vraiment une bonne idée de tenter des rencontres par là. Outre le fait que c’est majoritairement basé sur le physique (ça, on le sait tous), c’est quand même assez toxique…Résultat de recherche d'images pour "younger tinder"

Entre ceux qui sont là pour les plans cul, ceux qui sont là pour améliorer leur score dans l’algorithme avec des matchs sans jamais te parler (apparemment, ça existe un peu moins si vous êtes une fille, mais eh, vous vous retrouvez avec plus de la première catégorie) et ceux qui soi-disant cherchent des amis… mais sont souvent des personnes toxiques ; j’ai vite fui ce système, hein. Je ne dis pas, la perle rare doit bien exister, y compris sur ces applications… Mais c’est bien trop chronophage ET n’oubliez jamais que l’intérêt des sites de rencontres, c’est que vous restiez clients chez eux, donc célibataires le plus longtemps possible.

Résultat de recherche d'images pour "tv show resilience"Voilà, j’ai fait à peu près le tour de tout ce que j’avais à dire… en espérant que ça puisse en aider certains ou simplement vous rassurer si vous avez un jour à changer de vie totalement. C’est faisable, restez optimiste et ouvert à la rencontre, la découverte et aux possibilités qui s’offrent à vous ! N’oubliez pas que peu importe ce que la vie vous impose, ça reste votre vie, alors gérez-la comme vous le voulez !

Ces séries dont je ne parle pas assez

Salut les sériephiles,

Le TFSA du jour propose de me réfléchir aux séries que je ne cite pas assez dans mes tops hebdomadaires. Je pense que Tequi en a juste marre que je parle d’Alycia Debnam-Carrey et Chyler Leigh une ou deux fois par mois, donc elle a trouvé la parade ultime pour que je ne le fasse pas cette semaine. C’est bien joué de sa part, mais c’était mal me connaître : évidemment que je profite de l’introduction de l’article pour en parler mouahahaha.

Et sinon, pour en revenir au sujet, je me suis quelque peu pris la tête, mais voilà ce que ça donne à peu près :

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  1. Dear White People… et pas mal de séries Netflix

Cette série revient de temps en temps dans les TFSA, quand il est question de parler de mes personnages masculins préférés par exemple. Pourtant, je ne la cite que peu chaque semaine. Le problème est celui que rencontrent une grande partie des productions Netflix : je vois la saison en très peu de temps et je n’y repense pas forcément quand il est question de faire un top. Stranger Things ou Glow subissent d’ailleurs le même sort, alors que je les adore en théorie (plus ou moins selon la série, OK).

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  1. Firefly… et les séries cultes du passé

Je mets en avant Firefly parce que c’est, je pense, la seule création de Joss Whedon que je n’ai jamais eu l’occasion de citer auparavant dans un TFSA. Cependant, il y a pas mal de séries cultes auxquelles je ne pense pas en faisant mes tops, notamment toutes celles que j’ai pu voir enfant ou ado… Pourtant, certaines scènes ou épisodes étaient marquants ! NCIS, Bones, Le flic de Shangai, Une nounou d’Enfer ou autre Ma famille d’abord, en passant par Brothers & Sisters ou Les 4400… Voilà des séries qui pourraient figurer beaucoup plus souvent dans mes TFSA !

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  1. Teachers… et les comédies

Bien souvent, et malgré moi, je me rends compte que j’oublie totalement les comédies quand il est question de faire un top. Ce n’est pas le cas de toutes : je n’ai pas de mal à penser à Younger ou Life in pieces, par exemple, mais plein de comédies passent à la trappe, parce que bon, elles ne sont là que pour me faire rire un peu, mais je ne les trouve pas assez marquantes pour citées par rapport à d’autres. C’est que, l’air de rien, il y a une hiérarchie qui s’établit en fait !

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  1. LOST

Bon, elle aurait pu faire partie du point 4, mais voilà, je la mets à part, parce que c’est quand même LOST. Je n’en ai que très peu parlé sur le blog, j’ai l’impression, alors que c’est une série qui a énormément marqué six années de ma vie, une des premières sur lesquelles je suis passé de la télé en VF au streaming VO, une de celles qui m’a fait le plus réfléchir, théoriser, etc. Bref, elle est au-delà de culte et elle a été super marquante. Pourtant, ces dernières années, je l’ai mise de côté. Un rewatch va s’imposer je crois…

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  1. Haven

Autant je suis sûr d’avoir déjà eu l’occasion de citer la précédente dans un top, autant à part quand j’ai parlé des génériques, je ne suis pas sûr du tout de parler assez d’Haven. Oh, ça a dû arriver, y compris dans des TFSA, mais clairement pas à la hauteur de mon amour de cette série : je l’ai dévorée en une semaine. Et voir quatre saisons et demi en une semaine (avant de la terminer en diffusion à la semaine), ce n’est quand même pas rien. Le problème, c’est que c’est un peu flou, ça m’apprendra à me remettre de déceptions amoureuses en me réfugiant dans la fiction. Je n’ose pas la revoir non plus : j’ai peur d’être déçu alors que j’en garde un souvenir idéalisé de série génialissime… Après, je sais que d’autres ont aimé aussi la voir, alors ça me rassure !

Voilà, c’est tout pour moi cette semaine. Je suis sûr que je vais me rendre compte dans pas longtemps que j’oublie certaines séries encore dans ce top… mais bon, je fais ce que je peux, et cette liste parle déjà de séries que j’adore et que je vous conseille toutes, même si je n’en parle pas assez !

Yesterday : incontournable ou pas ?

Salut les sériephiles… même si une fois de plus, je vais aussi et surtout m’adresser aux cinéphiles !

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Vous l’avez vu si vous suivez attentivement le blog, j’ai encore regardé peu de séries cette semaine, notamment hier où je me suis contenté d’un pauvre petit épisode. C’est qu’avec la recherche vaine et désespérée d’un appartement, mes journées sont bien mangées pour le moment, et qu’après tout ça, il reste à gérer la vie sociale, voyez-vous. Hier soir, je suis donc enfin allé voir Yesterday avec des amis (comme ceux qui me suivent sur Twitter s’en seront peut-être doutés).

Pour ceux qui vivent dans une cave, ou juste loin des cinémas, le film raconte l’histoire d’un vendeur de supermarché, chanteur le soir où il peut se produire, qui a un jour un accident et se réveille pour découvrir que le monde entier a oublié l’existence des Beatles. Et comme beaucoup de monde, je suis un fan du groupe – sans être un fan hardcore, OK –, j’ai eu très envie de voir ce film dès que j’ai aperçu la bande-annonce au cinéma. Attention, elle vous spoile absolument tout le film, notamment deux gags qui n’arrivent que sur la fin et que j’ai donc attendu pendant le film. C’est super chiant, je ne comprendrai jamais cette manière de « faire de la promo ».

 Alors incontournable ou pas ?

Je dirais qu’il l’est pour tous les fans du groupe (je le suis sans être le plus connaisseur du monde ; disons que je les écoute régulièrement et que certaines chansons font vraiment partie de mes préférées) et pas tellement pour les autres. Pour ces derniers, ce sera juste un bon divertissement. Pour les fans, c’est sympa, il y a des moments bien trouvés et on sort avec le sourire et des chansons plein la tête. D’ailleurs, je n’arrête pas d’en réécouter depuis. Maintenant que c’est dit… Qu’ai-je pensé du film ?

C’est parti pour mon avis, avec quelques spoilers.

La première très bonne surprise du film, c’est son casting. Je ne connaissais pas plus que ça les acteurs – non pas même Lily James qui a joué dans un tas de films cultes avant désolé – mais ils sont tous bons et nous font passer un bon moment. Evidemment, c’est bien aidé par le vaste répertoire musical des Beatles. Ce film, qui dure environ deux heures, est loin, très loin (!), de faire le tour de toutes les chansons du groupe. Certaines ne sont même évoquées qu’au détour d’une réplique ou de quelques notes fredonnées… Difficile d’être déçu, cela dit : il aurait été impossible de toutes les caser en si peu de temps, et celles qui sont là sont géniales de toute manière. Je ne suis pas déçu du choix de playlist.

En fait, c’est bien simple, je dirais que j’ai passé 95% du film à me dire que c’était vraiment top et à vingt minutes de la fin, je me disais que j’aurais bien aimé qu’il dure plus longtemps. Vous sentez le vent tourner ? Il reste 5%…

J’ai eu plus de mal sur les vingt dernières minutes. D’abord, parce qu’aucune explication n’est apportée sur la disparition des Beatles (mais aussi de plein d’autres choses de la culture populaire, et ça, c’était bien vu : j’ai beaucoup aimé l’idée que le monde ne soit pas tout à fait le même, c’était un gag facile) et ensuite parce que la morale du film est certes de dire la vérité quoiqu’il arrive, mais qu’elle se moque pas mal des conséquences. Jack, le héros, passe son temps à mentir et n’en assumera aucune conséquence, pas même financière.

Et puis, la scène où il révèle enfin son secret aurait pu être parfaite… s’il l’avait faite en chanson. Pendant une bonne partie du film, on insiste sur son génie musical (coucou Ed Sheeran, très marrant dans son propre rôle !) supposé et on sent que le personnage regrette ce qui lui arrive, car ses compositions personnelles sont mauvaises en comparaison des Beatles. Lors d’une scène de quasi-rupture avec Ellie, elle lui donne des indications précises (la gare de Liverpool, à 11h14, tout ça tout ça, ça sentait le refrain)… Franchement, j’aurais adoré une chanson d’amour pour la révélation finale – et on était tous d’accord en sortant de la salle sur ce point-là. Ca manquait : nous montrer qu’en fait Jack était capable aussi de composer quelque chose de génial. Et ça aurait été une bonne promotion pour le film !

(vous aurez compris, je vous le conseille en VO ; ne serait-ce que pour les répliques reprenant parfois des chansons des Beatles… je vois mal comment ça peut passer en français !)

Bref, je suis reparti avec un goût de « tout ça pour ça ? » et sans être aussi convaincu que je l’aurais voulu. En plus, le postulat de départ qui est que les chansons des Beatles auraient encore un succès mondial aujourd’hui est intéressant… mais je doute que ça marcherait vraiment sans la fan-mania du boys-band et sans une modernisation un peu plus complexe que « Hey Dude ». Je sais, je sais, ce n’est qu’un film et j’ai passé un très bon moment devant ; c’est juste qu’il n’était pas aussi parfait que ce que j’espérais ! C’est toutefois le genre de film que je me sens capable de revoir un jour, parce que c’est toujours chouette d’avoir une nouvelle excuse de réécouter les Beatles !