Quand la vie me fait un improbable poisson d’avril

Salut les sériephiles,

Ce n’était pas du tout l’article que j’avais prévu et ça va peut-être sentir quelque peu le réchauffé pour ceux qui me suivent sur Twitter, mais cette histoire est tellement invraisemblable que je ne peux pas ne pas l’évoquer sur mon blog – voyons cet article comme un pseudo journal intime qui n’en est pas un tant je vais raconter cette histoire à tout le monde.

Non, parce que, quand même, la vie a décidé de me faire un 1er avril. Et la blague n’était pas drôle du tout à vivre sur le moment – même si je vais vite m’en remettre pour un rire longtemps. Hier soir, je suis allé au cinéma voir un film qui commençait à 20h55. À 20h54, je regardais une dernière fois mon portable, pour le mettre en mode silencieux, devant le cinéma. A 22h20, je me rendais compte que mon portable avait disparu. Entre les deux, j’étais entré dans le cinéma – et c’est un petit cinéma, franchement, avec peu de passage – et dans une salle où se trouvaient à peine dix personnes. D’ailleurs, le film La Brigade mérite plus de spectateurs que ça !

Toujours est-il que mon portable avait disparu. 31 mars, 22h25, je commence à me rendre à l’évidence après avoir fouillé toute la rangée, inspecter le sol (jonché de popcorn des enfants venus voir Sonic, il paraît que c’est normal, bordel, éduquez vos mômes et apprenez-les à respecter votre argent ??) : on m’a volé mon portable. Quand même, je ne lâche pas l’affaire comme ça, allant voir à l’accueil du cinéma, espérant un bon samaritain pour le ramener là.

Fail. J’ai gagné le droit de retourner inspecter les mêmes rangées de siège avec une employée du cinéma, totalement désolée pour moi (c’est elle qui m’a expliqué que c’était toujours comme ça le sol dans les séances avec les enfants). Franchement, on a réinspecté les sièges à côté du mien, le sol, la rangée devant, la rangée derrière. Rien.

Sortie du cinéma, dépité, après avoir laissé des coordonnées. Bon. Il faut s’y faire : le portable a disparu. Maigre espoir : il n’y avait personne au guichet du cinéma à la fin de la séance, donc possiblement, quelqu’un a embarqué avec lui le téléphone pour le ramener le lendemain. Tordu, mais ça peut arriver, non ? Humph.

La suite ? Faire les restaurants de la rue autour du cinéma pour leur demander si quelqu’un a trouvé le portable. Non. Retourner au cinéma, réinspecter la salle dans le noir complet avec un flash d’un autre téléphone, au cas où, on sait jamais. Se maudire d’être en mode avion. Sortir du cinéma, vérifier les poubelles en désespoir de cause. Rentrer chez soi, avec un maigre espoir et un énorme problème.

Vous voyez, mon portable, c’est mon bébé, alors je l’ai mal pris de l’avoir perdu, surtout comme ça. Et puis, au-delà de ça, je n’avais pas sauvegardé mes photos. Pire encore : c’est mon accès internet, je n’ai pas de wifi, moi. Bon, je ne vis plus tout à fait seul, alors c’est un demi-problème. Reste que je n’ai pas de quoi me connecter ou contacter qui que ce soit pour le lendemain, ce fameux 1er avril du titre.

Je voulais me coucher tôt, parce que je devais commencer tôt au boulot aujourd’hui, et parce qu’ils annonçaient de la neige – genre, miracle de Noël un jour de printemps, vous êtes sérieux ? C’était une autre sorte de fail : il était 23h le temps de faire tout ça, et me voilà parti à déterrer mes anciens portables à la recherche d’une solution viable. Ce fut compliqué. Dans mon malheur, j’ai la chance d’avoir un forfait Free à 2€ que j’utilise parfois pour le boulot, donc j’avais déjà une carte sim à portée de main. Pas de bol, c’est une nano : elle n’est compatible qu’avec un portable que je n’utilise plus depuis six ans à peu près.

SU-PER. Au moins, ça fonctionne pour les SMS. Commence un autre problème : ça ne fonctionne que pour les sms et les appels, mais moi, j’ai besoin d’un peu plus pour mon trajet en train – idéalement une application pour vérifier l’état du trafic avant de partir sans avoir à réveiller personne ou, bon, de la musique. Pour ça, il faut des applications. Pour ça, il faut le playstore, et donc, il faut un compte Google.

Là, j’ai découvert la plus grosse des failles de sécurité : la putain de double authentification de mes deux. Pardon, je deviens vulgaire, mais sérieusement ? Mon compte Google est protégé par un mot de passe assez long, avec des caractères spéciaux, des majuscules, des minuscules, des chiffres, pas forcément dans cet ordre précis et cohérent. Je CONNAIS mon mot de passe, et c’est une petite fierté.

Comme la connexion est suspicieuse parce qu’elle se fait depuis une connexion et un appareil inhabituels, on me dit alors qu’on va m’envoyer un SMS pour confirmer que c’est moi. Merci, mais non merci ? Frustrant. Finalement, en luttant un peu avec les possibilités, on me dit m’envoyer un mail de confirmation sur une adresse de sécurité. Ah, parfait.

Je vais sur l’adresse mail secondaire, tout va bien, j’ai le mail, je clique et… « Merci de patienter 72h le temps de confirmer que c’est vous ». WTF. Super la sécurité qui empêche de te connecter. Quand j’ai réussi à mettre un compte Gmail secondaire sur le téléphone ? Impossible de télécharger les applis. Bon. Qu’à cela ne tienne, je prends mon autre ancien portable – le plus récent, changé parce que la batterie ne chargeait plus vraiment.

Il fonctionne à peu près, 38% de batterie, mieux que rien. J’ai mes applis dessus, alléluia. Lol. Snapchat ? La connexion est suspicieuse, merci de cliquer sur le SMS qu’on vous envoie. AAAAAAH. Bref. Spotify, Twitter, Messenger, merci de ne pas être trop pète-couilles. Snap ? J’ai compris que j’avais failli te perdre définitivement dans cette affaire.

Autant vous dire que mon premier avril, parce qu’il était minuit passé, commençait bien. Rapidement, il fut une heure du matin et l’heure d’aller se coucher en mettant en charge deux téléphones, en priant pour que les réveils fonctionnent parce que bon, ça faisait un moment que je n’avais plus utilisé ces portables, et en espérant un miracle pour le retour de mon téléphone.

L’insomnie n’a pas tardé à frapper par contre : l’adrénaline de la perte, l’angoisse, le fait de se repasser en boucle tout ce qu’on a fait et l’endroit où l’on a pu « perdre » son téléphone en se le faisant voler. Hautement improbable dans ce cinéma avec douze personnes sur mon chemin, à tout casser. Hautement frustrant aussi.

1h30 : ah, demander à quelqu’un de vérifier les groupes et pages Facebook de la ville, on ne sait jamais. Insupportable, impossible de dormir.

7h20 : vingt-cinq minutes avant le réveil, c’est bon, marre de tourner en rond, se lever, se motiver pour aller faire cours quand même, dans des conditions pas idéales de sommeil manquant et d’absence de connexion à internet. Je suis parti vingt minutes plus tôt que d’habitude de chez moi, bravant le -2 degrés avec joie (non) et… regardant à nouveau les poubelles dans la rue du cinéma, ON NE SAIT JAMAIS.

L’espoir toujours, le froid surtout. J’arrive en gare trois minutes avant le train qui précède celui que je prends habituellement. Je vois un train partir : celui d’encore avant, suffisamment en retard pour que je puisse le voir partir. Mauvais signe. La SNCF trolle ce premier avril avec un incident voyageur, une panne de signalisation et un colis piégé en même temps sur le message qui n’a ni queue ni tête.

J’ai attendu trente minutes de pouvoir partir de la gare, heureusement dans un train. Oui, oui, trente minutes : comment avoir dix minutes de retard quand on a vingt minutes d’avance ? Prenez le RER à Paris, vraiment.

Bien sûr, mon RER arrive à destination une minute après le départ officiel du bus. Pourtant, depuis le train, je vois que le bus est en retard. J’ai beau courir, y a des travaux sur mon chemin et je le rate, de si peu. Bim, retard, bim démerde-toi pour appeler ton boulot alors que tu n’as pas le numéro sur ton ancien portable (merci maman). Et ensuite ? Marche vingt minutes coco, comme tous les jours où il n’y a pas de bus aux horaires pratiques. Et mange-toi ton retard au passage. Et puis, on est le premier avril, alors c’est le moment pour qu’il se mette À NEIGER BIEN SÛR.

Comme une envie de faire un snap, MAIS TU PEUX PAS.

Non, vraiment, toute la journée au bout du bout. Les élèves qui tentent les poissons, en plus, mais vous croyez vraiment que c’est le jour pour ça ? Je suis assez fier de moi, j’ai quand même tenu la journée de cours complète, alors que je pensais en arrivant le matin que bon, j’allais m’absenter l’aprèm et tant pis. Je n’ai pas fait mes meilleurs cours, mais ce n’était pas une catastrophe non plus. Je n’ai insulté personne en route, j’ai gardé mon calme face à ces farces de la vie et sur mon chemin du retour, je suis retourné au ciné au cas où.

Bon, fail à nouveau. Comme la veille, rebelotte les appels commissariat et police. Pour rien. Il était temps de se rendre à l’évidence : plus de portable. Au ciné, on me dit quand même qu’après la séance en cours – finissant à 20h25 – on irait réinspecter la salle. Comme si ? On s’est tapé la salle pendant trente minutes la veille et un autre employé y est passé l’après-midi pour vérifier ; sans compter l’équipe de ménage le matin…

La police conseille quant à elle de rappeler le mardi, alors qu’on est vendredi, parce que « ça peut mettre du temps à arriver quand même ». Bon. Les lueurs d’espoir sont faibles, tout de même. C’est parti pour bloquer la ligne et pour… se chercher un nouveau téléphone. Ben oui, il m’en faut un tout de même. Et je suis allé loin, jusqu’à considérer de me délester de quasi un demi-salaire parce que ça peut coûter cher ces conneries quand on vise la qualité.

Au moment d’appuyer sur le bouton pour commander ce nouveau portable, et je ne plaisante pas, vraiment, ça s’est joué à trente secondes près, un coup de fil d’un numéro inconnu. Le numéro inconnu ? L’employée du cinéma : il est 20h58 et 24h après le dernier moment où j’ai vu mon portable, on m’annonce qu’il est retrouvé.

Où donc ? DANS LA PUTAIN DE SALLE DEPUIS TOUT CE TEMPS. Improbable. Le téléphone était donc coincé derrière un accoudoir, contre les dossiers de deux sièges, suffisamment enfoncé pour qu’on ne le sente pas en passant la main, pas assez tombé pour qu’on puisse le voir sous le siège. Personne ne l’a vu là de la journée, pas même les gens assis sur le siège en question.

Conclusion ? Ne perdez pas espoir, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve. C’était un sacré premier avril tout de même ; c’est totalement dingue, croyez-moi. Deuxième conclusion : la double authentification, c’est de la merde. J’ai modifié autant que possible les mesures de sécurité, mais pour Google comme pour Snap, on ne peut pas vraiment s’en passer. Genre, sur snap, je n’ai pas activé la double authentification, mais elle se fait quand même. J’ai ajouté une adresse mail de secours, espérant que ça puisse aider… Dernière conclusion : demain, je fais toutes mes sauvegardes, promis.

En attendant, j’ai demandé la réactivation de ma ligne il y a 2h30 et ce n’est toujours pas fait alors qu’on me disait que ça prendrait deux heures. Je serre les dents, manquerait plus que ça coince encore là, flemme. On verra demain matin, là, c’est l’heure de dormir pour se remettre de ce premier avril, je crois.

Désolé, cet article est beaucoup trop long, mais, vraiment, c’était toute une aventure, vous n’imaginez pas le mix d’émotions quand la vie se fout de votre tronche à ce point. Je vais m’en souvenir de ce premier avril, en tout cas. Et du film La Brigade aussi, c’est une séance originale au moins (un peu déçu par la fin du film, mais il est vraiment sympathique, si vous hésitiez à aller le voir, allez-y). Bonne nuit !

Sept clichés TV sur… le cinéma

Salut les sériephiles,

Je passe de plus en plus de temps à me triturer le cerveau pour trouver mes prochains thèmes de « sept clichés sur », mais chaque fois que je pense avoir fait le tour, je finis par trouver de nouvelles idées. Après quelques séances de cinéma, me voilà donc assez logiquement à revenir sur le lien entre séries TV et cinéma. Ce n’est pas toujours évident, car les deux formes de divertissement sont parfois mises en concurrence pour de mauvaises raisons, mais eh, les personnages vont quand même au cinéma parfois. Petit tour d’horizon des clichés dans ces cas-là.

This is us : la série a-t-elle perdu son élan ? - News Séries à la TV - AlloCiné

  1. Tout le monde achète des popcorns et bavarde au cinéma, comme dans This is us

Si les personnages de votre série sont dans une salle de cinéma, vous pouvez être à peu près certains qu’ils auront des popcorns et/ou des sodas avec eux. C’est un truc que l’on voit dans plein de séries et la première qui m’est venue en tête est celle-ci, parce qu’on voit Jack les acheter et que c’était marrant. Pourtant, aux avant-premières de Kevin, ils n’en ont pas toujours, mais c’est plus l’exception qui confirme la règle, je crois. Par contre, je commence par un cliché qui va diviser : perso, c’est FAUX, je suis radin et pas forcément fan de popcorn. À la rigueur, j’achète des bonbons parfois, et encore, vu le prix. Je sais cependant que certaines personnes achètent des popcorns à chaque séance ou presque… Sinon, pour les bavardages, c’est inévitable : si on voit les personnages dans un cinéma, il faut bien les voir parler aussi. Pour la réalité… Ouais, si, il y a souvent des bavardages, tout de même.

  1. On décide d’aller au cinéma avant de choisir un film, comme dans Plus belle la vie

Un truc qui me marque souvent dans les séries, c’est que les personnages proposent d’aller au cinéma sans avoir la moindre idée du film qu’ils iront voir. Au prix que coûte la séance, ça paraît assez dingue, surtout pour des personnages qui ne semblent pas y aller souvent. Cela permet ensuite d’avoir la traditionnelle scène où les personnages débattent pour savoir quel film (ou quel genre de film) ils iront voir. Perso, je n’ai jamais fait ça, c’est FAUX. Je repère les films et je propose d’aller les voir au cinéma, les gens me disent oui ou non, mais ça me paraît prendre le problème à l’envers de se dire « tiens, on va au ciné, mais je ne sais pas pourquoi ».

30 ans et célibataire? Voici 30 films à se mater en solo!

  1. Le cinéma va occuper une place centrale de la vie des persos, comme dans Charmed

Souvent, lorsqu’une série se donne la peine de faire un épisode où les personnages vont au cinéma, c’est pour en faire le thème central de l’épisode : les personnages vont en parler dans tout l’épisode, un enfant va s’enfuir pendant que le père dort… ou alors le film va devenir soudain réalité quand on est dans une réalité fantastique. Bon, ce dernier point, ça ne marche pas, mais les deux autres, ma foi, j’imagine que le cliché est plutôt VRAI ? Quand je vais au cinéma, il y a toujours un ou deux moments où j’en parle ensuite – que ce soit avec la personne avec qui je l’ai vu, sur le blog, avec des collègues, etc.

  1. Les personnages vont au cinéma… en drive-in, comme dans That ‘70s show

Gros cliché des séries des années 90, et surtout des séries pour ados : les fameux cinémas plein-air où l’on vient en voiture assister à la projection d’un film. Je continue d’être bouche bée à chaque fois que je vois ça à l’écran, parce que le concept me paraît super bizarre. Une voiture, c’est pas hyper confortable ; c’est toujours au milieu de champs qui doivent regorger de moustiques et ça se passe mal quasiment à chaque fois. Vraiment, c’est un concept que je ne connais pas et qui m’épate. Ni vrai, ni faux, mais c’est un cliché que je ne pouvais pas ignorer.

Le cinéma où a travaillé Hannah Baker et Clay Jensen dans 13 Reasons Why | Spotern

  1. Il y a toujours une belle file d’attente quand on va au cinéma, comme dans 13 Reasons why

Bon, les personnages de la série travaillent dans un cinéma, je ne sais pas si ça compte, mais il semble y avoir toujours du monde à attendre quand ils vendent des tickets – genre y a quelqu’un avant et quelqu’un après. Alors désolé de casser l’ambiance, mais c’est FAUX, il y a plein de cinémas dans lesquels il n’y a pas tant de monde que ça, surtout dans les petites villes.

  1. Le cinéma est une référence commune, comme dans Community

C’est un cliché facile et vérifiable un peu partout, parce qu’il est VRAI : évidemment que tout le monde a entendu parler des « boring-ass Marvel movies » (cette réplique m’a traumatisé à ce point, oui) et peut faire des références à Star Wars. Les films qui sortent au cinéma sont le sujet de conversation entre des personnages qui ne vont peut-être pas au cinéma ensemble, mais tout de même. La culture se partage donc, et ça, même sur le petit écran.

Abed From Community Quotes. QuotesGram

  1. Le cinéma est mort, plus personne n’y va, comme dans Grey’s Anatomy

Il est possible que je me plante et j’attends de voir si Aurélien passera par ici pour me contredire, mais il me semble vraiment que sur les dix-huit saisons de Grey’s Anatomy, on n’a pas eu de scène où les personnages allaient au cinéma. S’il y en a eu, ce n’était pas marquant et ça ne changera pas ce que je veux dire avec ce point : il est super rare de voir des personnages aller au cinéma finalement. Pourtant… Ben, je sais pas, j’y vais tout le temps moi ? Difficile de ne pas constater par contre que c’est plutôt VRAI, surtout avec le covid : les séances sont de plus en plus désertes tout de même.

Un rattrapage Sonic cet aprèm

Salut les cinéphiles,

Je sais que j’ai dit récemment que Marvel me manquait beaucoup, mais je n’ai de toute évidence pas le temps ce soir pour me lancer dans leur nouvelle série. Et dans la journée, j’ai privilégié une séance pour Sonic plutôt que pour Morbius, principalement à cause des horaires – il m’aurait fallu voir une VF sinon, et non merci, déjà que le film ne me tente pas, n’en rajoutons pas.

Voir aussi : À quand le prochain Marvel ?

Bref, vous l’aurez compris, j’ai passé mon après-midi avec Sonic, d’autant plus que je n’avais pas vu le premier film quand je me suis levé ce matin.

Sonic

Sonic le film en Blu Ray : Sonic, le film - AlloCinéJe me suis vite souvenu de la raison pour laquelle j’avais mis de côté le film à sa sortie en 2020. Ce n’était pas pour le Covid, mais c’était parce que la bande-annonce ne me disait rien qui vaille avec un Sonic déambulant dans des rues on ne peut plus modernes. Finalement, tout est bien expliqué en début de film… mais la frustration reste présente. J’aurais adoré un film jouant à fond sur la nostalgie des anneaux à accumuler et des îles à explorer. Il y avait à mon sens de quoi faire déjà, mais non.

Le but ici est de proposer une comédie plutôt qu’un film d’action, et ça fonctionne tout aussi bien. J’ai aimé découvrir James Marsden dans un rôle loin de ceux que je lui connais avec X-Men ou Westworld, et l’histoire elle-même est efficace : je ne me suis pas ennuyé une seconde.

Cela ne signifie pas non plus que le film est sans défaut : le ratio hommes/femme (sans s, ouais, franchement à ce stade) est digne d’un film des années 90 et d’ailleurs je n’accroche pas tellement à l’humour de Jim Carrey, que j’ai tendance à trouver trop lourd. Ici, l’équilibre se fait heureusement, et on reste sur un film à destination des enfants de toute manière : la musique ne trompe pas, l’humour et les bonnes blagues non plus. On n’est pas sur un film dont quelqu’un ressortira traumatisé et le méchant est plus ridicule qu’autre chose, mais c’est ce qui fait que c’est sympathique.

J’étais surpris tout de même de voir que la fin du film ouvrait déjà sur un deuxième volet : c’est ambitieux, tout de même… mais j’avoue que le personnage principal est suffisamment attachant pour justifier une suite.

Sonic 2

Sonic 2 le film - film 2022 - AlloCinéJe m’attendais à être déçu après avoir aimé le premier film, mais c’est plutôt l’inverse. Si le ratio hommes/femmes reste sensiblement le même (on peut y mettre un s cette fois), le film reprend intelligemment les pistes ouvertes par le premier, surfant parfois sur des simples répliques pour proposer un nouveau scénario plus complet. Bon, le scénario pose problème par moments, faute de cohérence ou de totale logique dans l’enchaînement des événements.

Ce n’est pas bien grave, nous ne sommes pas là pour ça et, une fois de plus, c’est à destination des enfants tout ça. Le film fonctionne bien avec un Sonic qui prend désormais la place d’un adolescent dans sa famille trouvée par hasard. Le premier film insistait sur la solitude du personnage qui jalousait les humains ; le voilà désormais en quête d’amis parce qu’il a un couple parental de substitution. Le premier film ne suivait pas tellement l’idée d’une relation père/fils, alors ça déroutait un peu ; mais c’est plutôt efficace sur du long terme.

Les nouveaux personnages introduits sont sympathiques, chacun avec un caractère bien particulier. J’aime aussi le développement de ceux qui sont là depuis plus longtemps, surtout chez les méchants, mais pas que. L’équilibre entre les différents types d’humour est toujours le bon, même s’il y a peut-être plus de liberté de Jim Carrey. En tout cas, sur ce deuxième volet, il y a eu des moments où mon attention partait ailleurs.

Pas bien grave, la musique, les moments d’action, voire de danse, et les nouveaux personnages ont su me raccrocher à un moment ou un autre. Cela donne finalement un film qui fonctionne bien – et qui nous annonce un troisième volet aussi, même si je ne sais pas s’ils le feront. Je me dis que s’il y a eu un deux malgré le covid, c’est que ça doit rapporter de l’argent tout de même.

Sonic le Film : une nouvelle bande-annonce, avec un Sonic (joliment) remodelé

Et puis… Même charte graphique et même volonté de nous donner envie de retourner jouer à la Sega, clairement. C’est dingue, mais vraiment, les génériques de ces deux films, au début comme à la fin, donnent envie de jouer. Cela faisait longtemps que ça ne m’était plus arrivé ! Bref, des films qui n’ont rien à voir avec les jeux vidéo de mon enfance, mais des films qui sont marrants et entraînants malgré tout.

Pas incontournables, donc, mais divertissants tout de même.

Quoi de neuf ? #13

Salut les sériephiles,  

C’est reparti pour un article dont l’introduction va vous parler de la météo, mais là quand même, c’est hautement justifié ! Après un premier week-end printanier digne de l’été, vraiment, voilà qu’on nous annonce un week-end glacial cette semaine. Et pas juste pour le principe, hein : non, j’utilise le mot parce qu’on nous annonce de la neige vendredi ?  

Perdre cinq degrés par jour depuis hier s’annonçait déjà assez désagréable, mais bon, voilà, on va avoir de la neige, et pas de la bonne neige. C’est surtout ça le problème : j’adore la neige, moi, mais quand ça se mélange avec de la pluie et que ça n’en est pas, merci, non merci. Bref, semaine froide et désagréable, on adore.

Ajoutons-y un petit fond de covid et de pandémie, avec absolument tout le monde malade et plein de gens pour ne pas se tester, et on est vraiment sur un cocktail que j’adore. Encore une intro qui respire la bonne humeur, n’est-ce pas ?


Et sinon, quoi de neuf sur le blog ?

Après la soixantième grille de Bingo, la cinquantième des derniers coups. Le vrai coup de vieux réside peut-être dans ces chiffres qui montrent que le blog n’est tout de même plus tout récent. C’est probablement aussi la raison pour laquelle je ralentis le rythme ces derniers temps. Pour tout le reste, le blog tourne sans problème ces derniers temps.

Enfin, pour tout le reste, mais pas pour les séries bien sûr. Je sais que le moment où je vais me poser pour en regarder va être sacrément plaisant car il y en a un tas qui m’attendent, mais en attendant, justement, c’est plutôt calme du côté des articles que je publie, et donc du côté des vues. On est sur un rythme de croisière vraiment calme.

Bon, une croisière du 3e âge, donc. C’est bien aussi, non ?


 

Quelques infos-clés :

  • 13 articles publiés la semaine dernière (-6 articles)
  • 7 épisodes vus, 2 critiqués sur le blog.
  • 14 commentaires échangés ensemble (-44, mais ça correspond davantage au rythme classique sur une semaine)
  • La performance de la semaine est… Dominic Fike
  • C’est bon, vous êtes tranquilles pour un moment : j’en ai fini avec la saison 2 d’Euphoria. Mieux vaut tard que jamais.
Joyce Jonathan a sorti son nouvel album, et plus le temps passe, plus j’aime ce qu’elle fait. Je m’adoucis avec le temps.

 

dans quelle série marcos de the gifted a t il joué après

Hyper spécifique comme recherche menant sur le blog, et hyper frustrant : il a joué dans Little Voice (dont le titre VF est Her Voice ????), mais je n’ai pas vu cette série, donc…

 

Les articles les plus lus :


D’accord, j’étais peut-être un peu trop optimiste : la série d’HBO est sur le blog pour rester un bon moment, je crois : elle est loin de perdre de son audimat sur le blog pour le moment. Cela dit, la saison 2 n’est toujours pas dans le top des articles les plus lus, étrangement. Le dernier article publié sur la fin de saison a bien marché, mais il est loin derrière l’épisode de Charmed. J’aurais peut-être dû regarder le troisième si la série continue d’obtenir de si bons résultats.

Le reste de ce classement de la semaine est autrement plutôt classique, on est sur un bon vieux recyclage des articles qui fonctionnent depuis un moment. J’avais dit que j’envisageais un rewatch de LOST pour le mois de février. Une franche réussite. En même temps, il me reste à finir celui de The Magicians


Pour le principe :


Trois autres saisons qui cartonnent :

Station 19 – Je n’ai pas vu l’épisode de la semaine, mais bizarrement, la saison 5 a vachement bien fonctionné sur le blog ? Je ne comprends rien à ce qui fait ou non des vues sur le blog. Peut-être que la stupidité de TF1 de ne pas diffuser la série en parallèle de la série-mère explique tout ?

Riverdale – Bref, j’aime la saison 6 et elle me le rend bien ? Ce qui s’annonce comme la meilleure saison de la série (il serait temps, mais ça reste plutôt médiocre, je vous rassure) pour moi revient avec force sur le blog : beaucoup de lecteurs pour suivre les nouvelles aventures d’Archie, Veronica, Betty, Jug et compagnie !

The Walking Dead – Comme pour la première de ce classement, c’est étonnant : c’est quand je ne vois pas d’épisode que la série fonctionne le mieux sur le blog ! Je vois pourtant les épisodes s’accumuler – il va falloir que j’y remédie, mais ce ne sera pas cette semaine, ni ce week-end, je le sais : trop de choses prévues.


Et avant de partir, ne manquez pas…

Petite improvisation pour le sujet de cet article, mais je l’aime bien, alors j’ai envie de le mettre en avant  :

Où en sont les reboots des séries de mon enfance ?

Salut les sériephiles, Au cours de la semaine, j’ai proposé un article sur Upa Next, le revival d’Un dos tres, et ça m’a fait prendre conscience que certains reboots et revivals avaient complètement disparu des radars malgré des conversations vives sur le sujet à un moment ou un autre. Je me suis dit que ce…

Bonne semaine à tous !