Salut les sériephiles !

Quel drôle de titre n’est-ce pas ? Et pourtant, c’est un projet bien français que de créer un « Netflix européen », et pour cause… Cela fait carrément partie du projet présidentiel d’un certain Emmanuel Macron. Sans surprise, la patronne de France Télévisions, Delphine Ernotte a de nouveau mis en avant cette idée (déjà évoquée avant son arrivée) dans un rapport remis à la ministre de la culture, Françoise Nyssen.
Rien que ça. L’idée est assez claire et le nom résume tout, mais ce Netflix européen serait donc une plateforme SVOD de projets européens, avec un partenariat entre les chaînes de France Télévisions… mais aussi de TF1, M5 et Canal +. Pour garantir son succès, ce nouveau projet s’appuierait sur Orange pour que la plateforme soit accessible via les box des utilisateurs de l’opérateur.

Cocorico ! Comme il n’y a pas que la France en Europe, cette plateforme chercherait ensuite à signer avec d’autres chaînes européennes, et particulièrement les chaînes publiques du nord de l’Europe (ouf !). Ainsi, la plateforme pourrait mettre en avant des productions européennes de qualité, mais aussi proposer de nouvelles coproductions.
Le problème officiel de ce projet est la difficulté qu’ont les chaînes à se mettre d’accord, surtout qu’il y en a qui rêve de gloire solitaire (Canal + par exemple, puisque Vivendi veut créer sa propre plateforme). Le problème officieux qui me paraît évident pour le moment est le catalogue. Je ne me sens pas prêt à payer pour avoir accès aux productions françaises de la télévision : si je ne regarde pas la télé française, ce n’est pas pour rien. Certes, nous avons eu cette année, de jolies découvertes (Quadras notamment), mais pas de là à aller payer un abonnement.
Le côté « chaînes nordiques » devrait en convaincre déjà un peu plus, car leurs séries sont réputées. Et puis, s’ils arrivent à se choper Skam, peut-être qu’ils gagneront quelques abonnés. Enfin, a priori pas encore de quoi faire peur à Netflix !

Enfin, un dernier problème flagrant dans tout ça, mais ça n’engage que moi, c’est le simple fait de parler d’un « Netflix européen ». Sérieusement ? Copier tant que vous voulez, vous n’égalerez pas si vous n’y mettez pas du vôtre ou de l’originalité. Si l’idée est de faire payer pour un contenu moins bon et une pâle copie d’un service désormais très au point, ça ne fonctionnera pas. Il fallait le faire avant l’arrivée du géant en France, sinon. Netflix s’est imposé en innovant, Disney s’imposera grâce à un catalogue de franchises déjà en place. Un projet européen n’a pas grand-chose pour lui en ce moment, et ce n’est pas l’étiquette « Netflix européen » qui sonne clairement comme « Netflix au rabais » qui arrangera tout ça.

Plus inquiétant, toutefois, la loi française pourrait rapidement poser problème à Neflix si ce projet venait à voir le jour : elle impose en effet un pourcentage de production française dans le catalogue, et pour le respecter, Netflix s’appuie pour l’instant sur des productions France Télévisions… qui finiraient immanquablement sur cette nouvelle plateforme (on notera qu’Amazon Prime fait pareil et vient d’ailleurs de piquer à Netflix Fais pas ci, fais pas ça). C’est dommage, parce que ça fait une belle pub internationale à la production française d’aller sur Netflix.
Cependant, nous n’en sommes vraiment pas là et il y a encore du chemin à faire pour les chcaînes européennes… une affaire à suivre de loin, quoi. Et puis, après tout, je critique avant d’avoir mal, on ne sait jamais, peut-être que je serais surpris ou qu’un des acteurs du projet tombera sur cet article et rectifiera le tir (lol).







C’était une fois de plus une saison du renouveau qui était annoncée en grandes pompes l’an dernier : cette saison 11 ne contiendrait que 12 numéros (contre le double pour la 10 et presque le quadruple pour la 8) qui permettraient d’instaurer un rythme vif et de revenir aux fondamentaux de la série en se concentrant sur les personnages.
Du coup, entre chaque numéro, on a parfois plusieurs jours qui s’écoulent et toute la saison m’a donné l’impression d’accélérer beaucoup trop son histoire. L’intrigue en elle-même était très politique et on sentait le message anti-Trump et les idéaux des auteurs dans une sorte de réécriture de la seconde Guerre mondiale version Buffy.
En parallèle, nous avons aussi eu le droit, comme d’habitude depuis la saison 9, à une épopée pour Angel. Pas comme d’habitude, on nous a privé du personnage de Faith, probablement par manque de temps, et des crossovers qui fonctionnaient toujours vraiment bien. C’est fort dommage, car la dynamique du duo faisait finalement 80% de l’intérêt du comic (et leur saison 9 était ma préférée, de loin). Quant aux crossovers, ils m’ont manqué (même si Faith a fini par rendre visite à Buffy pour compenser un peu, ouf).
En effet, dans cette saison 11 nous voyons les personnages voyager dans le passé pour rétablir des erreurs passées dans leur vie. Alerte paradoxe, à la poubelle l’effet papillon. J’ai très vite détesté l’histoire, hyper prévisible et pleine de failles, et je suis super déçu car ils n’ont pas réussi à retomber sur leurs pieds comme je l’espérais en fin de saison (je m’attendais à une connerie du genre Illyria & Angel s’empêchant de retourner dans le passé, devenant eux-mêmes un paradoxe cessant d’exister, un truc classe annulant toute la saison mais apportant malgré tout la conclusion de l’intrigue… et on l’a frôlé, mais en fait non).
Salut les sériephiles,
En plus, ça aurait pu être intéressant pour eux d’avoir une semaine complète, du lundi au vendredi, avec des superhéros.

