Stats de la semaine #24

Salut les sériephiles,

Un joli temps caniculaire accompagne mes semaines surchargés, mais ça n’excuse certainement pas mon absence sur le blog. Il faut bien avouer, une part de moi à envisager de mettre sérieusement en pause le blog puisque je ne vois plus d’épisode, en partie à cause de la rédaction de ces articles… mais une autre part de moi a besoin d’écrire de toute manière.

Pas de quoi s’inquiéter donc, je continue d’être présent une fois par jour, même si c’est de plus en plus souvent à 23h50 plutôt qu’à 9h30 comme lorsque j’ai commencé à publier régulièrement des articles du jour. Et même si inévitablement il y a moins de lecteurs puisqu’il y a moins d’articles, j’arrive encore à prendre du retard dans la validation de certains commentaires. 

Pas grave, continuez de m’en envoyer, j’adore les rattraper ! Et en attendant, les vieux articles ont toujours une belle vie sur le blog :

Les articles les + lus de la semaine : 

 

Lexique – J’imagine que le Pride Month qui se déroule en ce moment explique le succès de cet article en ce moment. C’est toujours autant d’actualités dans les séries et films, c’est toujours aussi révoltant et c’est toujours aussi important de rappeler ce que c’est ! Le queerbaiting/gaybaiting continue… et certes, c’est mieux qu’une invisibilisation totale sur le papier, mais en pratique, ça donne encore plus envie de sortir les fourches et les piques. 199 vues

Lexique – Le succès des articles du lexique ne se dément pas sur le blog et assure une grosse partie des vues et des lectures quand je suis en sous-régime comme en ce moment. D’habitude, je propose un ship dans mes séries en cours en ce moment, mais vous aurez compris que je n’ai rien à proposer ici cette semaine. Il va falloir faire sans, tant pis ! 138 vues

Bingo – Une conséquence triste de mon inactivité à regarder des séries est que le Bingo a beaucoup moins de succès ce mois-ci. C’est que ça aide bien d’en parler plus régulièrement sur Twitter et de faire de l’activité sur le blog pour qu’il soit bien classé par les algorithmes. Quant à moi, comme pour le mois dernier, je me dis que cette grille va être compliquée à remplir. Pour l’instant, j’en suis à un sur vingt, et encore, c’est parce que j’ai vu un épisode le tout premier jour à minuit. 98 vues

Colony – La chute continue et si j’avais vu mes épisodes hebdomadaires, on aurait peut-être pu avoir un classement sans la série. Il faut dire que c’est bien logique : il y a eu de nouvelles sorties plus intéressantes sur Netflix ces derniers jours, alors ça y est, il y a moins de recherches menant à cette série. Et avec l’arrivée du foot, autant vous dire que le blog va vite retomber très bas dans les algorithmes de recherche. 76 vues

Euphoria – Pas de changement pour la série adolescente qui n’est pas vraiment pour les ados ! Elle s’offre une fois de plus la cinquième place de ce classement et se sécurise peu à peu la place d’article le plus lu du blog depuis l’ouverture. Je n’ai toujours pas osé relire pour voir s’il y avait des coquilles… Et il y en a forcément car j’ai fini le visionnage de l’épisode à plus de minuit un dimanche. 71 vues

Colony – Je n’ai pas grand-chose de plus à dire sur la série que je n’ai pas déjà dit pour la quatrième place de top ou lors des semaines précédentes. À mon sens, il est vraiment dommage que cette série soit annulée comme ça sans préavis, parce qu’elle mériterait bien mieux. Nous n’avons même pas eu de révélations de ce qui attendraient les héros suite à ces images finales qui me restent malgré tout en tête. Finalement, ce blog garde ouverte la plaie de l’annulation. 68 vues


Je ne m’attendais pas tellement au retour du groupe et j’étais surpris du style de ce nouveau titre : je n’ai pas reconnu immédiatement la voix (bouuuh honte sur moi) quand Spotify me l’a lancé alors que j’écoutais en aléatoire mon radar des sorties dans le bus vendredi matin. Gros coup de cœur immédiat sur ce refrain, en tout cas.


Tellement fatigué que j’en perds même l’usage de la lettre r quand je partage mes articles à 23h47.

C’est terrible cette panne de séries, mais comme je l’expliquais récemment, ce n’est absolument pas une perte de motivation dans mes visionnages, c’est totalement un manque de temps.

L’été va être chargé en rattrapage… J’espère ? Allez, hop, reconfinez-moi !


série l’espace d’une vie combien de saison

Il y a des questions qu’il vaut mieux ne pas se poser, franchement ! Après, si ça vous fait venir jusqu’au blog, vous êtes les bienvenues, hein.

 

OK, j’avoue, cette recherche m’a fait me poser des questions sur le nombre de saisons que je pouvais bien avoir vu… et je n’ai aucun moyen de le savoir autrement qu’en faisant un calcul à la main apparemment, parce que TVtime ne le propose pas.

Bon, j’ai tout de même la certitude d’avoir ajouté 340 séries à mon compte, dont 67 sont encore en cours de production, ce qui veut dire environ +65 saisons par an, même si je ne les regarde pas toujours toutes non plus dès la sortie.

Et sur une moyenne de quatre saisons environ par série, j’atteins déjà 1360 saisons en moins de trente ans… alors à l’échelle d’une vie, laissez tomber.


Quelques infos-clés :

  • 9 articles publiés la semaine dernière (-4)
  • 39 commentaires échangés ensemble (-38, avec une douzaine de commentaires en retard…)
  • La performance de la semaine n’existe pas puisque je n’ai rien vu.
  • +0 épisode critiqué sur le blog, pour 0 vu. Bon. C’est une sorte de record, après tout.
Même en cas de featuring, Ruelle reste donc une valeur sûre. C’est toujours bon à savoir, je trouve, et surtout bon à écouter !

Trois autres saisons qui cartonnent :

The Outpost – La saison 4 de la série débarquera dans un mois exactement, et c’est avec surprise que je constate que la précédente a connu un pic de vues au cours de la semaine. Peut-être qu’une chaîne française s’est décidée à la diffuser ? Une chose est certaine, cette saison 3 valait le détour.

Station 19 – Depuis que la saison 3 est revenue dans le classement la semaine dernière, il y a un épisode qui a rencontré beaucoup de succès : le 3×05, celui de l’ours et des flashbacks sur l’ambiance familiale particulière de Maya… Je ne me l’explique absolument pas, ce n’est pas un épisode si exceptionnel que ça, j’y ai mis 13 ! L’audience a ses raisons que la raison ignore !

Lucifer – Je n’ai pas commencé la deuxième moitié de cette saison 5, mais j’en ai eu des retours plutôt mitigés… Il faudra sûrement que je la regarde au rythme hebdomadaire quand je recommencerai à voir des séries, histoire que ça passe mieux. En attendant, il y a toujours des fans apparemment.


Et avant de partir, ne manquez pas…

Même si je ne regarde pas grand-chose en ce moment, j’ai quand même recommencé une saga de l’été, pour ne pas perdre les bonnes habitudes et parce que c’est toujours fun… D’ailleurs, j’ai eu l’impression que ça vous plaisait : 

#1 – Reconnaître ses travers comme Sawyer

Salut les sériephiles, Il fait chaud, il fait beau, nous sommes mi-juin et vous savez ce que je me suis dit il y a quelques minutes ? Il est temps de commencer… une nouvelle saga de l’été pour le blog. J’aime bien l’été pour ça, ces séries d’articles où je n’ai pas à me prendre la tête pour savoir quoi raconter. Restait encore à trouver un sujet intéressant, après deux déménagements et une saga sur mes premières fois de sériephile. L’idée m’est venue assez naturellement et rapidement pour…

Cliquez pour lire la suite de cet article

Bonne semaine à tous !

 

Oups, je n’ai rien vu de la semaine.

Salut les sériephiles,

Bon, c’est bien ce déconfinement, c’est hyper agréable de reprendre une vie sociale, mais on n’est plus habitués du tout, hein. Enfin, moi. J’enchaîne toujours les copies au boulot, les réunions, les organisations de dernière minute et les absences de visibilité à plus de cinq jours. Le côté pro, c’est une chose, bien sûr, mais qui dit déconfinement dit reprise de la vie tout court.

Côté perso, j’ai repris les sorties, je revois des gens que je n’ai plus vu depuis plus d’un an et c’est trop cool. Le décalage du couvre-feu, je l’ai célébré un peu comme tout le monde, en réorganisant des choses. M’enfin après six mois à ne rien pouvoir faire en sortant du boulot, il faut bien reconnaître qu’il y a bien des habitudes totalement perdues et un épuisement plus rapidement présent.

La chaleur ne doit pas aider non plus, côté fatigue. Il était temps que le couvre-feu soit décalé, c’était de la torture de devoir rentrer à 21h, quand on allait enfin avoir de la fraîcheur. En tout cas, moi qui adore les temps chauds, je suis servi en ce moment ; mais ça tombe un peu mal côté pro, parce que faire cours avec le masque, voilà quoi. Je l’ai déjà dit dans un autre article, il me semble. Il se remet à faire chaud et c’est très cool ! 

Tellement cool que je passe tout mon temps en extérieur, parce qu’il y a aussi pleeeeeeeein de gens à voir. Et le temps est limité, toujours rapport à l’incertitude du planning des semaines à venir, parce que c’est bien gentil de nous déconfiner en pleine pandémie, mais en fait, on peut encore tous être cas contact ou positif, malgré les vaccins, tout ça, tout ça.

Bref. On s’en fiche un peu. Ce qu’il faut retenir, c’est que j’ai une vie à cent à l’heure en ce moment, que j’en suis bien content même quand c’est épuisant et… que c’est la catastrophe pour le blog, car je n’ai rien vu. Zéro film, zéro épisode de série, il n’y aura pas de performance de la semaine, hein.

Ce n’était pas arrivé depuis des années ça – pas depuis l’ouverture du blog, pas depuis… purée, si ça se trouve toujours. Quand j’étais plus jeune (ô moi, vieux papy de… 28 ans qui s’est couché à cinq heures du matin pour se lever à huit, lol), je n’imaginais pas pouvoir un jour passer toute une journée sans voir le moindre épisode. Eh, c’est ce qui me définis les séries. Va falloir revoir toute ma vie, maintenant, c’est malin.

M’enfin, il est quasiment minuit, j’ai dormi quatre heures trente et tout ces dernières 36h (ouais, j’ai fait une sieste, petit vieux, que voulez-vous ?), je ne vais même pas aller à 500 mots aujourd’hui. Tout se perd. M’enfin, ça me rassure un peu que la vie reprenne ! Quant à mes 500 mots, après vérification, ils sont là quand même. On ne se refait pas quand on est formaté depuis des années. Du coup, je vais forcément reprendre les séries à un moment ou un autre.

OK, ça fait trois semaines que je dis ça. 

… Bonne nuit ?


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

 

Troubled Blood de Robert Galbraith

Salut les sériephiles, et salut les lecteurs,

En ce beau samedi ensoleillé où je ne suis pas du tout devant mon ordinateur, il est temps de parler sur le blog d’un autre roman que j’ai fini il y a un bon mois déjà, Troubled Blood de Robert Galbraith. L’article est programmé, c’est facile de programmer avec ce genre d’articles, alors j’ai fait exprès de garder de côté mon avis. Je voulais aussi le temps de digérer le roman, qui est un véritable pavé, une fois de plus. 1000 pages ! Merci JK Rowling. Je vais me contenter de 1000 mots pour la critique, hein.

Voir aussi : Un nouveau conte signé JK Rowling : The Ickabog

Oui, pour ceux qui l’ignorent encore, Robert Galbraith est un pseudonyme de JK Rowling. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour un tas de gens, ça veut dire beaucoup en ces années 2020-21, parce que Rowling est de moins en moins fréquentable si on en croit ses réseaux sociaux. Affichant des positions de plus en plus transphobes, elle est cancelled un peu partout. Je ne suis pas de ceux qui suivent ce mouvement : à mes yeux, JK Rowling est juste une femme qui vieillit et n’est pas à la page sur son temps.

Elle n’est pas une criminelle et il n’y a rien de surprenant dans ses positions : elle a toujours eu une fermeture d’esprit très conservatrice, elle s’exacerbe davantage avec le temps. Et je reste persuadé que JKR n’a pas l’intention de blesser qui que ce soit, elle est juste dans son ignorance et dans son aveuglement de la parole des concerné(e)s. J’en ai déjà parlé plus longuement dans un précédent article, que je remets ci-dessous.

Voir aussi : The Ickabog vaut-il le coup ?

Amazon.fr - Troubled Blood - Galbraith, Robert - LivresInvesti dans les quatre premiers romans de la saga Strike, je ne me voyais donc pas tourner le dos au tome 5 sous prétexte que son auteur vieillissait mal, pas plus qu’on ne peut tourner le dos aux membres de sa propre famille quand ils vieillissent et révèlent des idées franchement détestables. On débat avec eux, on leur souligne les problèmes, mais on ne les cancel pas forcément. Pas immédiatement, en tout cas.

Ceci étant dit, parce qu’il fallait bien le redire, j’ai donc lu ce tome 5 – que l’on m’a offert, ça me donne l’impression de ne pas avoir donné mon argent, c’est déjà ça – en espérant pouvoir ignorer toute cette polémique… et ce ne fut pas le cas. Un certain nombre de passages du roman m’ont posé problème. Je pense qu’à la lumière de ce qu’on sait de JK Rowling, on ne peut pas ignorer certaines tournures de phrases qui posent vraiment problème. Comme toujours, ces phrases se font sous le couvert de ses personnages, et particulièrement Strike lui-même, que j’ai souvent trouvé misogyne et détestable auparavant.

Cela ne change pas dans ce tome, et j’ai eu des moments où je me suis énervé dans ma lecture à cause de phrases sur un couple lesbien ou sur un personnage se travestissant. Pour autant, je ne suis pas naïf et bisounours : les phrases présentes ici représentent encore l’avis majoritaire sur ces questions d’une bonne tranche d’âge à laquelle l’auteur appartient. Ce n’est pas négligeable, et ça me paraît important d’en prendre conscience en tant que lecteur. J’aime aussi lire pour avoir des points de vues différents du mien, y compris totalement opposés. C’est important, à mon sens, de savoir que tout le monde n’est pas ouvert d’esprit et d’avoir ce type de point de vue dans la fiction. Je ne les supporterais pas vraiment dans mon quotidien, mais dans un livre, il suffit de fermer quand c’est trop. Et ça ne l’est pas toujours ici.

Bref, personne n’est parfait, et ce livre ne l’est pas non plus. Je dirais qu’il se lit avec un énorme trigger warning sur la transphobie, et plus globalement sur la LGTBphobie, sans être jamais à fond dedans. Dans le fond, les tomes précédents aussi avaient des moments discutables, mais je ne vais pas revenir sur le passé de Robin et son expérience à la fac, ça m’avait suffisamment énervé comme ça d’avoir une histoire pareille pour nous expliquer pourquoi elle était si badass et forte désormais. Insupportable.

Voir aussi : Lethal White – le retour de Strike sur la BBC

Pourquoi je continue à lire ces romans, alors ? Parce que j’adore toujours le style d’écriture, les tournures de phrases et la qualité des intrigues. Les pages se tournent souvent toutes seules. Ce n’était pas tout à fait le cas avec le tome précédent, c’est de nouveau le cas avec celui-ci, et c’est tant mieux ! J’avais peur en le commençant car vraiment le tome précédent était infernal.

Cette fois-ci, les personnages sortent de la boucle infernale dans laquelle ils étaient coincés et ils sont par conséquent beaucoup moins insupportables. J’ai eu quelques surprises et quelques déceptions quand ils retombaient parfois dans les non-dits ou leurs travers toxiques avec les autres, mais dans l’ensemble, je ressors de ces mille pages avec l’impression que les personnages avancent vraiment ; dans leur relation, dans leur profession, dans leur équilibre personnel.

Voir aussi les critiques de l’adaptation : Strike (S01)

Reste alors à évoquer l’enquête. Cette fois-ci, nos personnages cherchent à résoudre la disparition d’une femme… dans les années 70. La disparition de Margot date de 1974 et le livre se déroule en 2012, autant vous dire que ce n’est pas chose aisée. Pourtant, Strike accepte de s’y coller et Robin lui emboîte aussitôt le pas.

Inévitablement, le roman se disperse beaucoup : l’enquête est compliquée, la boîte de détectives privés continue de tourner (et de s’étendre !), la vie personnelle des personnages doit avancer, des impasses doivent donner aux personnages l’impression de ne jamais parvenir à résoudre cette enquête et, forcément, la politique britannique vient s’en mêler par moments.

Pourtant, contrairement au tome précédent, j’ai vraiment accroché et j’étais à fond dans cette histoire, pour savoir ce qu’il allait advenir de Margot. Il y a parfois eu des passages du roman où je n’arrivais pas à m’arrêter, lisant jusqu’à deux heures du matin parfois, juste pour savoir comment certaines parenthèses dans l’histoire allait se terminer. Il y a des moments que je n’ai pas vu arriver dans ce roman, et ça faisait longtemps que je n’avais plus ce genre d’émotions ou sentiments en lisant. La plume est toujours efficace.

Bref, j’ai trouvé ce roman de bien meilleure qualité que le précédent, il donne envie de le lire et de ne pas le lâcher, même s’il fait mal aux pouces, parce qu’il faut le tenir en main, quoi. Titre. J’entretiens avec ce livre une relation particulière, parce que je l’ai trimballé partout pendant plusieurs mois malgré son poids, parce que j’ai eu envie de le détester, mais que j’ai réussi à l’aimer malgré ses défauts. Je sais que j’essaierai de lire le prochain encore, car je suis attaché aux personnages et que celui-ci est parvenu à vraiment me surprendre par moments… tout en sachant que je n’ai plus tellement envie d’y mettre de l’argent puisque je n’ai pas envie de soutenir JK Rowling dans ses croyances et pensées qui me semblent d’un autre temps et vraiment pas en accord avec mes propres valeurs.

C’est compliqué, 2021.

#1 – Reconnaître ses travers comme Sawyer

Salut les sériephiles,

Il fait chaud, il fait beau, nous sommes mi-juin et vous savez ce que je me suis dit il y a quelques minutes ? Il est temps de commencer… une nouvelle saga de l’été pour le blog. J’aime bien l’été pour ça, ces séries d’articles où je n’ai pas à me prendre la tête pour savoir quoi raconter. Restait encore à trouver un sujet intéressant, après deux déménagements et une saga sur mes premières fois de sériephile. L’idée m’est venue assez naturellement et rapidement pour cette nouvelle saga – je pense que mon cerveau a traité ça en tâche de fond sans que je ne m’en aperçoive – alors c’est parti !

Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.

Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, on commence donc avec un article sur Sawyer de LOST.

Lost Sawyer GIFs - Get the best GIF on GIPHY

Qui est-ce ? Bad boy sexy de la saison 1, le personnage de Sawyer n’avait à l’origine pas grand-chose pour entrer dans mes bonnes grâces, à part le fait d’avoir toujours les meilleures répliques, mais les scénaristes ont su le rendre charmant petit à petit. Attention aux spoilers, il y en aura sur l’ensemble de la série, dès la phrase suivante : prêts ?

Sa relation avec Kate d’abord, puis avec Juliet ensuite ont su montrer d’autres facettes de cet escroc forcé de l’être par son passé. Il refusait bien de le reconnaître et faisait tout pour s’en détacher, mais il s’est rapidement imposé comme un leader naturel une fois son égoïsme dépassé. Et j’ai adoré suivre son évolution (comme beaucoup des personnages de cette saga de l’été, avec une énorme exception… mais on y reviendra dans un autre article !) vers une rédemption bien méritée, où ses crimes n’étaient pas oubliés, mais atténués par d’autres actions.

Voir aussi : La fin de LOST en 500 mots (ou pas)

Lost - Soulmates [Sawyer & Juliet] #153: Because Duh! - Fan ForumQu’est-ce que Sawyer a bien pu nous apprendre ? Justement à ne pas être trop égoïste. C’est lors de sa relation avec Juliet que le personnage a changé du tout au tout, je trouve. Constamment à envisager son avantage dans chaque situation, Sawyer a finalement pris le temps d’apprendre à satisfaire aussi les besoins de Juliet, puis des autres alliés qu’il avait.

Tout en faisant ça, il nous a aussi appris à ne pas trop nous prendre la tête, parce que je trouve que rien n’est plus attachant que son personnage en saison 5. Il s’adapte à toutes les situations et le prouve bien quand il est ravi d’être coincé dans le passé. Il refuse même d’avancer et d’en sortir, avec les conséquences funestes que l’on sait. Et c’est peut-être celui qui apprend le plus douloureusement le message de la série, parce qu’avancer en tant que personnage signifie accepter de voir se sacrifier Juliet. Malgré tout, il fait son deuil et avance à nouveau dans sa vie, comme il l’a toujours fait avant, sans se prendre la tête sur les détails.

Sawyer | Two girls, one mag.Quel impact sur moi ? Je dirais que Sawyer n’a pas eu un impact immédiat sur ma manière de voir la vie, mais c’est peut-être pour ça que j’ai trouvé judicieux de commencer par lui. Pas la peine de trop me confier dès la première semaine, il faudra revenir pour en savoir plus sur moi et mon lien aux personnages de fiction… parce que c’est ce qui fait que je suis sériephile, finalement.

Plus sérieusement, il a eu un impact à long terme sur moi, et il est double. Le premier, c’est qu’il m’a montré qu’il était normal aussi d’avancer, quitte à se séparer parfois de certains aspects de sa personnalité… ou de certaines personnes.

GIF HUNTERRESS — JOSH HOLLOWAY GIF HUNT (~100) Please like/reblog...J’ai vu la série trop jeune pour avoir conscience de l’importance de ce message, ou même pour digérer ce message, mais j’ai fini par comprendre qu’il était important de se détacher de certaines parties de son passé et de ne pas trop se prendre la tête sur celui-ci, pour mieux vivre l’instant présent – et si possible avec une Juliet, OK. C’est hyper cliché, franchement. Vous n’allez jamais rester pour cette saga si je commence comme ça. Damn!

De manière bien plus concrète, j’ai appris avec Sawyer qu’il fallait être capable d’évoluer en reconnaissant ses torts et surtout ses travers. Adolescent, je n’étais pas spécialement quelqu’un que j’aimerais fréquenter aujourd’hui, avec une tendance aux ragots et à la manipulation un peu trop présente. J’y prenais goût, que voulez-vous ? J’ai fini par grandir là-dessus et me détacher de ces traits de caractère qui ne correspondait plus à la personne que j’avais envie d’être.

obscure-imagines — “you tricked me into being decent? to get a chick...Si j’ai réussi à m’en détacher, je le dois en grande partie à Laura, qui a su m’ouvrir les yeux sur certains travers et sur certaines personnes, fort heureusement pour moi. Elle était assez avisée pour me faire comprendre que j’avais un discours différent de ce que j’étais, et j’ai fini par changer parce qu’elle me faisait bien prendre conscience que ça n’avait aucun sens. Suivre ses conseils m’a donné cette possibilité de grandir différemment, et dans le fond de chercher ma rédemption comme Sawyer a pu le faire.

C’est là le deuxième impact que Sawyer a eu – et continue probablement d’avoir – sur moi. Il est possible d’avoir sa rédemption, peu importe ce qu’on a fait auparavant. Mine Lost GIFs - Get the best GIF on GIPHYC’est important de le savoir, c’est important d’avoir des modèles pour qui ça fonctionne dans les séries. Sans avoir bien sûr à vivre une rédemption aussi forte que la sienne parce que je n’ai rien d’un criminel – bien trop flippé pour ça – j’ai appris à me reconstruire sur des actes ou des pensées franchement pas top. Comme lui, j’ai fini par prendre conscience que je ne faisais que reproduire un schéma dont j’avais été victime aussi, et j’ai tenté d’y mettre fin pour briser un cycle franchement dégueulasse.

En creux, il faut lire ici un sujet qu’il faudra que j’évoque plus longuement sur le blog un jour ou l’autre : le harcèlement scolaire. Comme beaucoup, je suis un ancien harcelé ; devenu pour s’en défendre harceleur qui ne s’en rendait même pas compte, une fois sorti de sa situation pas dingue. Alors, voilà, à long terme, je me dis qu’un personnage comme Sawyer montre que c’est possible de changer et de lutter contre un destin tout tracé.

En plus de tout, Sawyer m’a appris à ne pas trop me prendre la tête sur ce passé peu avouable… et à ne surtout pas retomber dans les travers que j’avais déjà surmonté. Pas évident tous les jours, mais pas infaisable non plus.

sawyer gifs Page 2 | WiffleGif