Ce que c’est que la transmédialité

Salut les sériephiles,

Je n’ai pas eu l’occasion de proposer mon traditionnel « ce que c’est que » vendredi, alors forcément je me rattrape aujourd’hui avec un terme de vocabulaire aussi technique que populaire depuis quelques années : la transmédialité.

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Alors c’est quoi exactement la transmédialité ? Comme son nom l’indique, il s’agit de proposer à l’utilisateur d’un média de prolonger son expérience sur un autre média. Dans le cadre des séries, on parle alors de « transmedia storytelling » (narration transmédia) et ça consiste à raconter la même histoire ou la même expérience à travers plusieurs plateformes, médias et technologies. Comme beaucoup de choses à la mode, il est au cœur de grands débats parmi ses utilisateurs : certains insistent pour n’en parler que si la même histoire se décline sous plusieurs formats quand d’autres préfèrent l’utiliser plus largement dans le cadre des franchises (et chaque média apporte ainsi une histoire indépendante).

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C’est quoi ce nom ? Bon, on peut difficilement faire plus clair comme nom, comme le préfixe « trans » indique bien souvent le passage d’un état à l’autre (comme dans transformation par exemple). Il signifie normalement « à travers », « au-delà » et exprime les idées de changement et de traversée. Vous changez de média, vous traversez de l’un à l’autre, vous avez l’idée depuis bien avant le début de ce paragraphe, j’arrête de gratter des mots dans mon article.

En revanche, on note que l’anglais « transmedia » (nom) devient « transmédialité » (nom) en français, quand l’adjectif est transmédia, et que « le transmedia » est largement employé. Encore un cas prise de tête, c’est digne du mot-dièse !

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J’ai chopé ce graphique sur ce site qui est un cours sur la transmédialité, et bien sûr, j’ai découvert ce site après avoir rédigé l’article alors qu’il est passionnant et résume lui aussi le sujet (enfin « résume »… c’est plus long quand même, c’est un cours).

Quelle origine ? Techniquement, ça n’a rien de neuf : les mythes antiques avec les héros et dieux qui se retrouvent dans tous les arts, c’était déjà du transmedia. Ajoutez-y une dose d’intertextualité en littérature et on s’y perd. Grosso modo le terme en lui-même émerge dans les années 80 et gagne en popularité avec Matrix dont l’histoire se décline en film, série, roman et comics. Et puis, difficile de ne pas penser aussi à Star Wars.

Au début des années 2000, l’essor d’internet permet celui de la transmédialité et on en revient encore et toujours à LOST : jeu en réalité alternée, webépisodes, sites internet fictif, énigmes, livres… L’histoire de LOST s’est écrit dans plein de médias. La réponse à l’énigme des nombres maudits ? Jamais elle n’a été expliquée dans la série, mais le jeu d’énigmes entre les saisons a fini par expliquer qu’il s’agissait d’une équation prévoyant la fin du monde.

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I’ll see ya in another MEDIA, brotha

Et aujourd’hui ? La transmédialité fait partie intégrante du plan communication des chaînes TV qui ont toutes au moins un site officiel ou des DVDs où elles présentent leur série, le plus souvent avec des compléments d’infos (scènes coupées, par exemple). Au-delà de ça, Twitter a envahi la télévision il y a un petit moment déjà (enfin, cinq ans pour la France, quoi) et ça permet parfois des expériences intéressantes : par exemple, un épisode d’Hawaii 5-0 permettait aux fans de choisir la fin d’un épisode en désignant le coupable sur les réseaux sociaux (oui, c’est tout ce que je connais de la série, parfaitement) ou Continuum proposait aux fans de choisir si Liber8 devait ou non l’emporter en saison 2 (gros oui).

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Grey’s s’est emparé de Twitter en créant des comptes à ses personnages (on se souvient alors de Bailey tweetant depuis une salle d’opération…) commentant les épisodes et, bien évidemment, SKAM s’est posée là en créant les réseaux sociaux de ses personnages… et en se servant de ceux-ci pour constituer les épisodes. Je n’ai vu que trois épisodes de SKAM France, mais force est de constater que c’était hyper engageant comme visionnage, ça poussait à être de vrais stalkers des amitiés des personnages. C’est peut-être ça qui m’a fait prendre des distances d’ailleurs, parce que c’était un brin malsain par moment (et là, toute la fanbase de la série va venir me tuer).

Bref, c’est à la mode et c’est là pour rester… et tant mieux, car il n’y a rien de tel que savourer une histoire sur différents supports. Après, en ce qui me concerne, je reste toujours incertain sur l’emploi du terme : je l’emploie aussi bien pour une seule histoire (Skam) que pour une multitude d’histoires (LOST)… Et comme c’est l’usage qui finit par donner la définition d’un terme, je ne prends pas parti, mais n’hésitez pas à le faire en commentaire si vous avez un point de vue sur la question !

Free Comics Book Day

Salut les sériephiles !

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Après un bon mois d’articles hebdomadaires sur le Marvel Cinematic Universe, il est temps de revenir à mes bonnes habitudes de consacrer le samedi aux comics (ce que je n’ai jamais arrêté théoriquement puisque le MCU, c’est l’adaptation de comics), et ça tombe plutôt bien parce que c’est un week-end particulier pour les fans de comics. En effet, aujourd’hui, c’est le Free Comics Book Day. Si je le traduis littéralement : le Jour des Comics gratuits. Vous voyez en quoi c’est particulier et important, je pense.

Chaque année, le premier samedi de mai est consacré à la distribution gratuite de comics. C’est tout simplement un geste promotionnel des gros de l’industrie, mais c’est un geste qui me plaît beaucoup. Tout a commencé en 2001 quand Joe Field a suggéré l’idée dans un magazine sur les comics et que ça beaucoup plu. Forcément.

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Les gens après lecture de l’article

Comment est-ce que c’est rentable ? Facile ! Les comics distribués constituent souvent des extraits permettant d’entrer dans l’univers d’une longue série en cours ou de proposer quelques pages pour en vendre une qui débute. Les fans comme vous et moi se font avoir en prenant ce qui est gratuit et en ayant parfois quelques coups de cœur. Me concernant, c’est avec une opération commerciale de ce genre que j’avais découvert et adoré Mosaic, même si la série s’est malheureusement cassé la gueule assez vite faute d’achat.

Bon, bien sûr, ce ne sont que des tous petits comics qui sont distribués gratuitement, mais il y a également pas mal de promotions sur des plus grosses séries, donc le premier samedi de mai est un jour à retenir pour tous les fans de comics et pour tous ceux qui voudraient commencer une série. En France, on peut compter sur les Free Comics au format numérique disponibles sur les sites internet des grosses maisons d’édition (ou sur https://freecomicbookday.com, ou peut-être sur vos liseuses habituelles aussi), mais aussi sur certaines librairies spécialisées. Il n’est pas trop tard pour se renseigner si vous êtes intéressé, cherchez si vous n’avez pas une librairie participant autour de chez vous. Je sais qu’il y en a quelques-unes à Paris (forcément), mais j’ai aussi vu passer l’info que d’autres en province suivaient le mouvement.

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C’est l’occasion ou jamais de commencer à lire des comics si vous n’en lisez pas, de découvrir cet univers, d’emmener vos enfants découvrir tout ça (après tout, il existe des comics pour tous les âges !) ou tout simplement de geeker un peu plus pour vous. C’est en tout cas ce que je vais faire entre deux épisodes du WESéries ! Je ne vais quand même pas rater cette journée – je ne pense pas pouvoir aller dans une librairie participante (le comble), mais j’irai faire un tour sur les sites pour télécharger quelques formats numériques et j’en lirai peut-être un ou deux aussi, je suis en retard dans la série Giles.

Concernant les titres disponibles cette année pour cette journée gratuite, Dark Horse propose un extrait de La Légende de Korra et un d’Overwatch, deux titres assez réputés tout de même.

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Au-delà de ça, il y en a pour tous les goûts : le catalogue de cette année contient du Disney (jusqu’à la Petite Sirène), du Doctor Who, du Pokemon, du Riverdale… Chaque année c’est plus vaste, donc cherchez, renseignez-vous et ne passez pas à côté d’une bonne occasion ! Bon, et pour tout ce qui est comics dispos en physique, n’oubliez pas que ça se fait dans la limite des stocks disponibles.

Enfin, pour arranger les affaires de cette journée particulière, il y a souvent des films qui s’associent à l’événement. Tout a commencé avec SpiderMan en 2002, et cette année, c’est Venom qui s’y colle, une manière de boucler la boucle. Je ne pense pas craquer pour celui-ci, contrairement à l’an prochain où ce sera Avengers 4 ! D’ici là, on a le temps de voir venir… et surtout de lire plein de comics ! Bonne lecture à tous.

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May the 4th be with you

Salut les Padawans !

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Vous l’aurez compris, je vais vous reparler de Star Wars aujourd’hui. Certes, j’ai trouvé que le dernier film partait un peu trop dans tous les sens et certes, j’ai surtout trouvé qu’il manquait d’originalité, mais ce n’est pas pour autant que je me refuse à célébrer la journée officielle des fans de Star Wars. Dans la vie, on n’est jamais assez geek !

Si je suis loin d’en être le plus grand fan (je suis plus un Potterhead, que voulez-vous ?), il est évident qu’une épopée spatiale ne peut que me plaire, malgré la longueur des films que je n’ai vu qu’une fois et des effets spéciaux qui ne vieillissent pas toujours si bien que ça. Oui, OK, vraiment pas le plus grand fan donc ! Pour autant, j’adore me plonger dans cet univers et entendre les quelques notes de musique. En tant que fan assez lambda, il faut que j’avoue que je me perds parfois dans la complexité de cet univers et j’ai depuis quelques mois un outil bien pratique quand je me confronte à une incertitude.

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Les plus réguliers du blog savent déjà de quoi va parler cet article : en janvier, j’avais promis de vous parler d’un magazine Star Wars de la collection Tout Savoir Arts & Média de Diverti Store et… cet article avait fini par tomber dans les oubliettes de mon planning à cause d’une grosse activité du côté des news séries. Par conséquent, je m’étais dit que j’en parlerai pour la sortie de Solo : A Star Wars Story, mais à quoi bon attendre si longtemps quand on a une journée spéciale Star Wars ? En plus, ce magazine possède aussi une présentation du film à venir, donc ça permet de se préparer à son arrivée !

De ce magazine de la collection « Arts & Média » comme pour tous les autres dont j’ai eu l’occasion de vous parler, je dirais qu’il constitue une véritable encyclopédie et un bel objet de collection. Je suis tombé immédiatement amoureux du magazine et de sa 4e de couverture qui reprend le générique d’ouverture mythique des films ; une jolie idée.

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Ce ne sont pas les seuls à avoir eu l’idée d’une imitation. Et de rien pour le rickroll.

Dans le magazine, on retrouve donc un gros récapitulatif de tous les films… mais aussi des jeux vidéos, des dessins-animés et séries. Bref, il y a des pages complètes sur chaque projet lié à l’univers Star Wars, ce qui permet un bon gros résumé des films et de leur réception. En plus, il y a aussi pas mal à dire des coulisses de la saga avec le rachat par Disney si polémique. En ce qui me concerne, ce rachat n’est pas si problématique, ça a permis d’en refaire des films grand public, même si je trouve dommage que ça rajoute par moments des intrigues trop enfantines. Dans l’ensemble, c’était une saga familiale, et ça continue de l’être, quoi.

Parmi les autres bonnes trouvailles de ce magazine, un lexique des vaisseaux (tellement pratique !), quelques tops 10, notamment un sur les fan-films qui permet quelques découvertes et tout un dossier consacré aux jouets dérivés. C’est vrai qu’on a tendance à l’oublier, mais il y a tout un univers bien réel qui découle de l’univers fictif. En feuilletant le magazine, on voit la complexité mise en place par une simple trilogie de base. Rien que pour ça, je ne peux qu’être fan de Star Wars : moi qui adore raconter des histoires et suivre les histoires qu’on me raconte, c’est fait pour moi. Ce n’est jamais qu’une grosse série sur quelques décennies après tout.

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Et le magazine l’a bien compris : en dernière page, il propose d’envisager ce que sera la saga dans dix ans et j’ai trouvé ça super intéressant comme approche – j’avoue aussi que ça me donne quelques idées d’articles. Ce moment « théorie » est peut-être le moins fiable du magazine, puisqu’il s’agit d’idées de l’équipe, mais c’est aussi celui qui rend le mieux compte de la fanzone souvent évoquée dans les pages du magazine : une petite dizaine de personnes envisagent le futur de la saga et on voit bien à quel point c’est un sujet de conversation intarissable pour les fans.

La saga Star WarsPour terminer, j’évoquerai un dernier coup de cœur dans le magazine, une double-page qui montre à quel point la saga est aussi une compilation de mythes : cela nous montre à quel point ils réécrivent et adaptent d’autres grandes histoires pour prendre leur propre indépendance et j’ai beaucoup aimé. Là encore, on est plutôt dans le côté narration et manière de raconter et j’adore ça. Dans le même genre, je vous conseille aussi cet article de blog sur le Marvel Universe et la mythologie ; ou pour faire ma promo à cet article sur la mythologie des séries.

Allez, pour tous ceux que ça tente d’obtenir le magazine, il peut s’acheter sur internet par ici. Passez une bonne journée pleine de Star Wars et que la Force soit avec vous d’ici 19h… Parce qu’à 19h, on passe au WESéries !

Il faut calmer Netflix !

Salut les sériephiles !

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On se retrouve pour un nouvel article de complaintes de ma part où je suis une fois de plus frustré par mon retard dans tout ce que j’ai envie de voir. Pour autant, histoire de ne pas trop me répéter, j’ai un ennemi bien particulier aujourd’hui : Netflix ! Forcément.

Plusieurs fois déjà, j’ai regretté sur le blog qu’ils sortent les saisons complètes d’un coup, parce que souvent j’ai envie de voir tous les épisodes d’une traite et c’est ainsi compliqué à gérer dans mon planning. J’ai bien tenté de limiter la casse avec SeriesDom et en commençant The Punisher, mais tout ça ne me donne qu’un succès limité, faute de temps.

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Rien de neuf, donc ? Mais si ! Netflix part totalement en vrille là et c’est de ça qu’on va parler aujourd’hui parce qu’il y a la masse de nouveaux épisodes qui arrivent tout prochainement. Dans quel monde puis-je tout voir ? Bon, je n’ai toujours pas rattrapé The Punisher et Jessica Jones, c’est totalement mon problème ça, mais est-ce qu’on peut revenir sur le fait que la saison 2 de 3% vient tout juste de sortir il y a une semaine qu’ils nous sortent à la fois The Rain et la saison 2 de Dear White People ?

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Il y en a une qui sent bon l’attrait de la nouveauté, d’autant plus totale que c’est une série danoise et que je n’ai pas trop l’habitude de ce genre de séries… et l’autre qui est une saison 2. Il faut bien que j’avoue que je suis mitigé vis-à-vis de DWP dont je n’ai pas gardé un souvenir aussi impérissable que d’autres séries. Cela n’empêche pas ma curiosité d’être titillée sur la suite de cette histoire – et aussi, elle est importante à voir, même si je me demande si elle ne se prend pas par moment trop au sérieux. La bonne nouvelle, c’est que pour le WE en séries qui revient demain, j’ai l’embarras du choix.

Non, pas de 3% finalement, parce qu’on n’a pas réussi à se coordonner avec Laura et qu’on s’est dit qu’on continuerait de regarder la série ensemble, comme pour la saison 1. C’est toujours des bons moments de regarder des séries avec des amis, surtout quand il y a Micheleeeeee et Raphaelooo. Ehe. En attendant, les épisodes s’accumulent sur Netflix.

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Avec ces trois saisons complètes en sept jours, j’avais donc prévu de faire un article pour être blasé de ce calendrier malheureux et les voilà qui en rajoutent alors une couche en sortant la saison 2 de 13 Reasons Why le… 18 mai. Deux semaines après, donc ! Laissez-nous le temps de digérer, les gars, calmez-vous. La saison sort donc en parallèle de toutes les fins de saison des séries que je veux voir ou rattraper dans ces jours-là. Avec 700 séries au compteur, il est évident que Netflix finisse par mitrailler de saisons, surtout que le début d’année était calme.

Bien sûr, tout ceci ce n’est que le mois de mai et dans le fond, j’ai plein de séries qui approchent de la fin de saison. Oui, allez, j’aurais le temps de rattraper fin mai, on va dire… Oui, oui, sauf qu’en juin aussi il y aura de quoi faire. Quand je vous dis qu’il faut les calmer, c’est quand même qu’on a aussi un mois de juin chargé.

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Les deux derniers épisodes de Sense8 débarquent le 8 juin – si tant est que ce soit vraiment les derniers ; la date semble propice à relancer tous les mouvements de fans de l’an dernier pendant les gay prides pour mieux ré-annoncer une suite. Bon, deux épisodes, ça ira, même si je me prépare au déluge d’émotions. Ensuite, c’est Luke Cage qui revient le 22 juin (et après Avengers, j’ai intérêt de me mettre à jour dans toutes les séries Marvel), puis rebelotte sept jours plus tard avec l’arrivée de la saison 2 de Glow que je n’ai pas envie de rater parce que la série m’avait bien plu.

Et puis, j’ai intérêt d’être au taquet pour les statistiques Netflix : on sait bien que la série n’est pas forcément leur tête d’affiche et je n’ai pas envie pour autant qu’elle soit annulée. Autant dire que Netflix ne chôme pas et nous le fait savoir, pour le meilleur et pour le pire. Face à ce planning, j’ai juste envie de leur dire d’y aller mollo, mais bon, on les connaît, ce n’est pas prêt de s’arrêter, alors…

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À l’attaque !