Station 19 – S04E15


Épisode 15 – Say Her Name – 17/20
Rien à voir avec l’épisode précédent, mais tout de même beaucoup trop cool comme intrigue ! Le choix de mots n’est pas forcément le bon : j’ai aimé voir la série prendre le temps de nous montrer les interactions entre l’ensemble de l’équipe plutôt que dans leur vie perso… mais la vie perso finit par se mêler à la vie pro, comme toujours. Le tout se fait de plus sur un fond de commentaire social hyper important concernant l’actualité, et c’est parfaitement maîtrisé de bout en bout.

Spoilers

L’incendie du jour vient remuer particulièrement la caserne puisqu’il s’agit d’un lieu que Vic connaît par cœur.


We’re gonna save your crappy older sister.

On retrouve enfin Travis et Vic dans cet épisode ! Je suis bien content de les revoir, même si leur scène de réintroduction n’est pas exceptionnelle et même si j’ai eu du mal à entrer dans l’épisode tout court. En fait, il s’est passé cinq bonnes minutes sans que je n’ai pris de notes pour la critique, ça devient compliqué. De son côté, Ben est prêt pour reprendre le boulot, mais il le fait avec Jack qui apprend seulement maintenant l’histoire de son pays, Sullivan et Andy, tous étant à préparer des sacs de ressources anti-covid. Masques, bouffe, etc. Soit. Les pompiers ont aussi tous un t-shirt Black Lives Matter, il est question de Breonna Taylor à présent et on n’a pas vraiment d’intrigues.

Je ne dis ça pas de manière négative, au contraire. Je trouve appréciable que la série prenne le temps de montrer les personnages en train de bavarder de sujets aussi importants que ceux-là, surtout que ça se fait en respectant le caractère de chacun (Jack est insupportable à réciter tous les faits historiques qu’il a appris) et les news qui font la vie perso de nos héros aussi. Je veux dire, Maya est fiancée, yay !

Si le reste de la caserne la pousse à faire un mariage sur place avant le départ de Carina, je dois dire que de mon côté je suis assez surpris de me rendre compte que toute la caserne soit si motivée. Je veux dire, Maya est assez insupportable avec eux, non ? Et même dans ce début d’épisode, elle leur rappelle que les t-shirts ne suivent pas le protocole, quoi.

Après George Floyd, la news concernant Breonna Taylor fait mal à toute l’équipe, et plus particulièrement à Vic. On voit bien pendant tout le début de l’épisode qu’elle est affectée, et je la comprends bien, parce que c’est terrifiant de se projeter à sa place – et c’est inévitable de le faire à sa place.

La pauvre n’est pas gâtée par le sort, une fois de plus, parce qu’elle se retrouve à devoir cuisiner des moules-frites et abandonner les moules aussitôt car elle est appelée sur un incendie. Et quand je dis « un incendie », je parle de l’incendie de sa vie : le restaurant de ses parents a pris feu. Elle est stressée de fou quand elle arrive sur place et fonce dans le bâtiment en dépit de toutes les règles de sécurité.

Elle est sûre que ses parents sont encore dedans en même temps, et elle a raison ! Tant mieux pour elle, parce qu’elle désobéit à Maya, évidemment, en fonçant dans le bâtiment. Dans les autres bonnes nouvelles, les parents de Vic sont sauvés… par Theo.

Je suis content de retrouver le personnage, surtout comme ça, car c’est plutôt bon signe pour mon  nouveau ship préféré. Et puis, Vic va bien avoir besoin de réconfort, parce que tout de même, le bâtiment est en feu et je doute qu’il reste grand-chose du restaurant de ses parents à la fin de l’épisode. Elle aimerait pouvoir aider à en sauver des morceaux, mais Maya la force à rester avec ses parents, évidemment.

Ceux-ci sont assez insupportables pour envisager de se mettre en danger en permanence. Je comprends la terreur de voir sa vie partir en flammes, mais de là à vouloir retourner dans un bâtiment qui passe son temps à exploser, je ne sais pas quand même ! Heureusement, Dean est là pour les rassurer, et plus on a passé du temps avec eux, plus j’ai trouvé leur réaction touchante. Le plus terrible est le moment où ils prennent conscience qu’ils ont oublié des choses. C’est tellement ça, quoi.

J’ai de la peine pour eux, mais ce n’est que le début de l’épisode encore. On s’éloigne un peu des dramas habituels pour un drama plus raccord avec la série, cette fois. Cela aurait plus d’impact si ça faisait quatre saisons qu’on voyait régulièrement le restaurant par contre. En tout cas, ça fonctionne bien, parce qu’on apprend que l’incendie est la conséquence d’une des manifestations qui a secoué la ville…

On arrive même au point où l’on voit certains des casseurs s’échapper du restaurant et s’en prendre à Andy et Sullivan en leur jetant des pierres. Et contre toute attente, ce ne sont pas les plus violents de l’épisode : le plus violent, c’est encore et toujours le même flic qui s’en prend encore à Dean, verbalement cette fois. Heureusement, Maya gère la situation, et la capitaine du flic aussi.

L’incendie est finalement éteint assez vite et c’est terrible, parce que Vic se retrouve à devoir gérer ses parents, avec Travis qui reste en renfort. Il ne sert pas à grand-chose en renfort, par contre, parce que les parents de Vic sont butés et bornés. Ils veulent juste remettre en place ce qu’ils peuvent du restaurant quand Vic a besoin d’un moment pour gérer ses émotions.

Ce n’est pas trop l’esprit de famille, par contre, et même quand elle pète un câble sur ses parents, tout est rapidement mis de côté par eux pour continuer le ménage. Heureusement pour elle, Theo arrive à son tour avec des bouteilles d’eau et même Travis semble apprécier le geste. Il est prêt à bosser avec pour créer quelques fenêtres. C’est une bonne chose car ça permet aussi de filtrer un peu les journalistes quand ils reviennent à la charge après avoir été rejetés une première fois par Maya pendant l’incendie.

Les journalistes arrivent pour se délecter du spectacle et avoir des images des propriétaires s’en prenant aux manifestants qui ont mis le feu, mais ils tombent plutôt mal avec la famille de Vic. Alors que ces trois-là étaient en train de se réconcilier, rien de tel que des journalistes égoïstes pour le faire : les parents et Vic tombent d’accord sur le discours à tenir. Un restaurant, ça peut se reconstruire. Une vie, ça ne peut pas se récupérer, et Breonna Taylor est morte. Georges Floyd aussi. Et purée la liste continue pendant tant de temps que la scène est super forte en émotions. Et terrible, parce que franchement, je ne connais pas l’ensemble des noms et de ce qui leur est arrivé. C’est horrible, tout simplement.

Une fois que c’est fait, Vic continue de vérifier la stabilité de l’immeuble et… elle tombe sur un tableau où ses parents compilent tous les articles de journaux parlant de Vic. Par chance, rien n’a brûlé et tous les souvenirs sont intacts. La mère de Vic la rejoint alors, et la scène est brillante, parce que sa mère est blanche mais résume bien ce que ça fait d’être la mère d’un enfant noir. Elle offre le moment émotions dont Vic avait besoin – surtout qu’elle apprend que la famille de sa mère l’a rejetée quand elle a épousé un homme noir. Outch.

Pendant ce temps à l’extérieur du restaurant, Théo et Travis peuvent enfin avoir une conversation apaisée où le premier s’excuse. Tous les deux se retrouvent même à casser des assiettes avec le reste de la famille Hughes ensuite, parce que c’est une tradition grecque qui fait du bien.

Bon, c’est bien beau tout ça sur le restaurant, mais ça éclipse le reste de l’épisode qui est bien moins passionnant. De retour à la caserne, Maya apprend que la mairie refuse finalement que les pompiers aillent distribuer des provisions aux manifestants, parce qu’ils ne veulent pas que les pompiers apparaissent comme dans un camp différent de celui des flics. Ouh, le choix des mots. C’est hyper problématique tout ça.

Maya refuse de se laisser abattre et elle réconforte un Dean hyper énervé par la situation en lui ré-expliquant qu’en tant que civils, ils peuvent toujours se rendre à la manifestation en tant que civils. Problème réglé. Enfin, j’ai totalement décroché des intrigues autour d’Andy et Sullivan qui flirtent, y compris par textos, mais j’ai trouvé ça très cheloue qu’elle se retrouve seule en cuisine avec Jack. Vu l’historique entre eux, vu que Jack est casé désormais et qu’il a tendance à tout détruire quand c’est comme ça, j’espère sincèrement qu’ils ne feront pas de la merde en les remettant en couple. Plus qu’un épisode pour le savoir… mais je ne vais pas le voir tout de suite !

 

Mes derniers coups de… #42

Salut les sériephiles,

Et pour le troisième mois consécutif, j’oublie de publier cet article en milieu de mois – ou plutôt, je ne prends pas le temps. Il faut tout de même que je l’écrive, parce que j’aime bien le rythme mensuel… Et je suis sûr que je vais trouver plein de choses à en dire quand même. Enfin, j’espère ! Allez, trêve de blabla, à présent, je tente de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

13 Carinaaaa ideas | greys anatomy, grey's anatomy, greys anatomy castCoup de cœur : Ce ne sera pas pour une série aujourd’hui que je donnerai ce coup de coeur, mais pour un ship et un couple en particulier. Il faut avoir vu la saison 3 de Station 19 pour s’éviter le spoiler en revanche. Et maintenant que j’ai dit ça, tout le monde saura que j’évoque bien évidemment la relation entre Maya et Carina ! Elles sont si parfaites, si choupies ! Cette alchimie ! Et les problèmes rencontrés par les personnages dans ce couple ? C’est hyper crédible, hyper bien écrit, bien senti et… Ouais, non, c’est trop. Je suis amoureux, ça sublime les deux personnages pour le moment. Plus qu’à finir la saison 4, maintenant !

Coup de mou : Je disais que c’était un coup de cœur le mois dernier, mais voilà, l’épisode d’Evil que j’ai regardé cette nuit a bien failli m’endormir. Ce n’est pas normal et c’est une exception pour confirmer la règle, j’en suis sûr, mais cet épisode 5 de la saison 2 ne m’a pas du tout convaincu. Du tout.

Les origines du Mal – Evil | Smells like Chick Spirit
Littéralement moi cette nuit

Coup de poing : C’est la sensation que j’ai quand je me rends compte du nombre d’épisodes en retard que j’ai accumulé en à peine deux mois. C’est sûr qu’après un début de saison très calme en 2020, je n’étais pas prêt pour la masse de séries qui revenaient en janvier. Pourtant, j’ai bien tenu cette année… mais autant c’était facile de rattraper pendant l’été 2020, autant c’est compliqué en 2021, puisqu’il y a aussi pas mal de séries que j’ai envie de voir qui ont été diffusées sur la période où j’étais en panne de série. Bref, il faut que je me dépêche de finir d’écrire cet article pour m’y remettre.

Akira of the Twilight — pruehalliwel: Let me guess, Persephone; Goddess...Coup de blues : Le dernier épisode de la saison 3 de Charmed m’a filé un gros coup de blues (spoilers), parce qu’il remue le couteau dans la plaie d’un deuil de Prue Halliwell jamais entièrement fait. Là, on nous fait un joli épisode final avec beaucoup de moments touchants et d’images flashbacks, ce que nous n’avons jamais pu avoir dans la série originale. Cela nous change vraiment… Mais ça m’a filé un coup de blues tout de même, surtout que le départ de l’actrice fait de la peine. En plus, je n’ai pas l’impression d’avoir cerné Macy autant que je n’avais eu l’occasion de le faire avec Prue… C’est peut-être parce que je n’ai jamais revu les épisodes du reboot. En revanche, plutôt fier d’avoir reconnu les épisodes associés à genre 80% des flashbacks, c’est la preuve que j’accroche bien quand même !

the art of scraping throughCoup de vieux : Jesse Williams a pris un bon coup de vieux entre la saison 6 et la saison 17 de Grey’s Anatomy, dis-donc ! C’est assez dingue, il était tout jeune quand il est arrivé. Comme le bon vin, il se bonifie avec l’âge, mais ça m’a fait tout bizarre de le revoir dans un flashback onze ans plus tôt. jacksonaveryedit Tumblr posts - Tumbral.comC’est là qu’on se rend compte à quel point les personnages changent sans qu’on ne les voit changer sur des séries qui durent si longtemps. J’avais quoi la première fois que je l’ai vu ? 16 ans ? Moi aussi, j’ai pas mal changé – et pas aussi bien que lui, je crois !

Coup de barre : Riverdale revient très bientôt et je n’ai pas du tout pris la peine de voir un épisode de la saison 5 par semaine comme je pensais le faire. J’ai trois semaines pour me mettre à jour et pas tellement l’envie de me replonger dedans. Il faut que je me motive. Vraiment… mais ce n’est pas facile ! Personne ne m’y force ? Si, l’équipe de 42 minutes :’)

Riverdale Gif Imagines - ❁ Mini Series ❁ - Wattpad

Coup de bol : Il y a cette semaine une météo pourrie et une absence de planification de ma part qui fait que je peux rattraper mon retard dans quelques séries. Je me dis que ça peut être bien d’avoir terminé quelques saisons d’ici le mois d’août, pour compléter mon bilan, et j’ai de la chance d’avoir cinq jours pour le faire. J’alterne donc principalement entre séries et ménage. Des vacances au top, mais je ne perds pas de vue ma rentrée. Oui, j’ai commencé à la bosser hier. Rien ne va plus.

Zoeys Playlist GIF by NBC - Find & Share on GIPHYCoup de gueule : Non, c’est faux je n’allais pas repartir exactement sur le même coup de gueule que le mois dernier. Bon, si je ne parle pas de Zoeyde quoi puis-je bien parler ? Peut-être de la diffusion en catimini de American Horror Stories. Je n’avais pas vu que ça commençait, j’ai déjà trois épisodes de retard et les retours ne sont pas fameux… Pas sûr de la tester, finalement ! RENDEZ-NOUS ZOEY !

disney GIFs - Primo GIF - Latest Animated GIFsCoup de tête : Alors que je m’étais dit que je ne commencerai pas de nouvelles saisons tant que je n’avais pas au moins fini les saisons pour lesquelles il ne me restait qu’une poignée d’épisodes, je me suis finalement décidé à lancer Loki la semaine dernière. Et j’ai déjà terminé la saison 1 ! Elle est loin de ressembler à ce que j’en imaginais, et c’est la première série Marvel qui parvient à me décevoir pour le coup. Sur trois, il en fallait bien une… Et je veux bien être déçu plus souvent comme ça, car la série reste d’une qualité dingue. J’ai juste eu beaucoup de mal à accrocher au scénario, tout ne me paraît pas cohérent.

Brakebills KidsCoup tordu : J’ai commencé le tome 3 de The Magicians hier… Je sais que je vais prendre très longtemps à le lire, donc je ne voulais pas forcément en parler tout de suite, mais voilà, j’ai déjà deux choses à en dire. Trois même. Déjà, c’est écrit minuscule dans ce bouquin, je vais m’exploser les yeux, j’avais oublié. Ensuite, putain, je n’avais pas besoin d’un point commun de plus avec Quentin mais j’en ai eu un à la fin du chapitre 2 quand badaboum, le voilà (spoilers) qui devient prof. Y a pas idée ! Enfin, la série me manque et j’étais à ça de lancer le pilot ce matin. Tordu, je vous dis.

Coup de pub : Le prochain podcast est demain ! Dans ce nouvel épisode de 42 minutes, nous parlerons des séries qui ont été annulées trop tôt. Il y en a plein en stock, mais il va quand même falloir que je songe à préparer un peu tout ce que j’ai à dire. Bon, j’espère qu’Aurélien aura eu le temps de commencer la promotion plus efficace que la mienne sur Twitter au moment où cet article sortira.

17 personnages qu'on voudrait TROP revoir dans Plus Belle La Vie -  NewsmonkeyCoup de grâce : Les plus attentifs d’entre vous auront remarqué que, oui, j’ai repris Plus Belle la Vie la semaine dernière… C’est parfait quand je fais du rangement et que je mets à la poubelle un milliard de trucs, désolé. Je mange devant, aussi. Bref, ce matin, j’ai vu l’épisode de Noël et on a atteint le stade où j’ai eu un véritable fou rire – encore. Rien ne va dans le scénario et même les acteurs n’y croient plus, y compris ceux qui d’habitude fournissent des prestations pas trop mauvaises. Vraiment, ce n’est pas glorieux cette fin 2020 et il paraît qu’ils n’ont toujours pas redressé la barre depuis. Je m’accroche à Samia tant que je peux le faire, après on verra. J’espère que Victoire repassera par le Mistral.

 

Grey’s Anatomy – S17E15

Épisode 15 – Tradition – 17/20
Il y a beaucoup de petites intrigues au sein de l’épisode et toutes ne se valent pas, mais tout de même, il y a une vraie réussite dans l’équilibre général que tout cela prend. C’est un plaisir de revenir après quelques mois à la série avec cet épisode, parce qu’il est un bon mix de bien des émotions que j’adore. Et pfiou, il a une jolie pointe de nostalgie, aussi !

Spoilers

Meredith peut enfin se préparer à rentrer chez elle alors que Jackson s’apprête à quitter définitivement sa maison.

Attention, spoilers aussi sur cet épisode, à voir avant :



Oh my god, what if she comes home?

J’ai longuement hésité entre m’enchaîner les trois Station 19 ou voir malgré tout les deux séries dans l’ordre de diffusion, et je suis un puriste au point de me faire du mal comme ça et de couper une série dans laquelle je suis investi à fond pour en lancer une autre. Le premier plan de cet épisode m’a fait regretter : après deux mois de pause, bien sûr que j’avais oublié que Jackson s’en allait.

Je ne savais plus où j’en étais, mais ouais, Jackson s’en va et Meredith vient de se réveiller. C’était digne d’une fin de saison, pas étonnant que je fasse une pause après. Meredith s’est réveillée et elle va vraiment bien pour ce début d’épisode, avec de meilleurs poumons que prévu et une sortie d’hôpital sur le point de se faire. Avant ça, il faut toutefois lui parler d’Andrew. Outch.

Tout le monde semble oublier ça, à l’exception de Miranda et Richard. En fait, l’ambiance de ce début d’épisode est plutôt à la joie et donc au roulage de pelle. Comme toujours. Pas étonnant tous ces orages en France, ça doit être un effet papillon de l’énorme soupir que j’ai poussé en voyant Teddy et Owen se remettre ensemble. Le tout avant de se remettre à bosser ensemble, avec aussi Link et Winston… qui voient clairement ce qui est en train de passer. Au moins, ça nous fait des scènes marrantes entre Link, Winston et Owen, surtout quand Lincoln se dit pressé de quitter la maison de Mer… Ce n’est pas gagné, effectivement.

C’était d’ailleurs bien mieux de revoir Link et Amelia, surtout qu’elle est de très bonne humeur en apprenant que Meredith est en vie. Cette dernière reprend donc peu à peu pied dans sa vie, récupérant des nouvelles de tout le monde au passage. C’est plutôt sympathique à voir, avec tout le monde qui fuit précautionneusement le sujet Andrew pour plutôt parler du mariage de Winston et Maggie. En parallèle, Jackson démissionne aussi de l’hôpital en confiant à Miranda une liste de remplaçants possibles, avant de remercier Richard et Miranda de tout ce qu’ils lui ont appris. Les scènes de flashbacks fonctionnent vraiment bien, ça me rend tout nostalgique des débuts de Jackson. Ce sera bizarre sans lui.

C’est un peu l’idée de Meredith aussi, puisqu’elle trouve ça tragique… Aha. Jackson est pourtant le boss de tout le monde. La scène que j’attendais le plus était toutefois celle entre Jo et Jackson, et je suis content de voir qu’elle a bien lieu. Je n’aurais pas aimé voir Jo se faire abandonner par son sex friend sans au moins un mot. Et elle non plus.

Par contre, elle s’en va bien vite quand elle est bipée par Carina. Oui, j’ai bien fait de voir cet épisode finalement : Carina est de retour à l’hôpital ! Elle a supplié Bailey pour récupérer son boulot hors écran, parce qu’elle va se marier et pouvoir rentrer tranquillement aux États-Unis. C’est facile la vie dans les séries, quand on peut démissionner et revenir comme ça, dis donc.

Ce qui est bien, c’est que Carina peut désormais aider Jo dans sa formation, avant de partir un mois en Italie. La pauvre Jo se rend compte à quel point c’est épuisant de ne pas être résident, par contre.

De son côté, Tom prend en charge un patient amené par un interne de l’hôpital qui fait du temps off et s’en occupe avec Helm. Cette dernière est très étrange durant l’épisode, ne se réjouissant même pas de la guérison de Meredith. Elle était clairement le point d’intérêt de l’intrigue pour moi et c’est bien dommage, surtout que la série nous parle aussi d’un vrai problème dans la communauté amérindienne avec le covid.

Les ancêtres se meurent… et la relève semble assurée par une petite-fille du grand-père en train de mourir, d’ailleurs. Carina et Jo s’occupent de la naissance de l’arrière-petite-fille, Tom et Levi du grand-père. Et quand la journée se termine, tout le monde peut se voir en visioconférence alors que Jo rend tout ça bien plus personnel à parler d’Andrew à Carina. Le deuil semble se faire peu à peu là.

Par contre, on a tout de même un petit quelque chose étrange avec Tom qui semble mal vivre le changement de spécialité de Jo et laisse Levi gérer Helm tout seul. Mais qu’a-t-elle ?

Levi la retrouve endormie sur un banc en-dehors de l’hôpital. Elle est clairement en pleine dépression face à toutes les morts du Covid qu’elle a pu voir et l’isolement. Levi finit par lui demander d’emménager avec lui et Jo, parce que c’est mieux que Nico, et la proposition nous fait craquer Helm plus rapidement encore. C’était une jolie scène, ma foi, et j’aime beaucoup l’intrigue d’Helm cette année. C’est fait par petites touches, mais ça fonctionne bien.

Pour en revenir à Jackson et son départ, il passe évidemment voir Meredith lui aussi, et la série nous souligne bien sûr qu’elle est la dernière survivante de leur classe de résidents. C’est si triste. Meredith est aussi la voix de la raison, comme toujours ces dernières années, lorsqu’elle souligne qu’elle a de la chance d’avoir pu être soignée comme ça. C’était une très belle scène et j’ai bien cru qu’ils allaient nous parler d’Andrew ici.

Ce n’est finalement pas ce qu’il se passe, parce que l’essentiel est vraiment de dire au revoir à Jackson tant qu’on le peut encore. Le personnage va manquer à la série, franchement, ça fait si longtemps qu’il était là !

Il faut toutefois bien annoncer à Meredith la mort d’Andrew, et c’est à Miranda et Richard de lui annoncer. Un petit bruit de plage suffit toutefois à bien nous faire comprendre que Mer est déjà au courant, et elle ose même affirmer qu’il est avec sa mère désormais. Cela aurait pu être sympathique d’avoir Carina dans la scène, du coup, mais bon.

Après tout ça, il est enfin temps pour Meredith de quitter l’hôpital, et elle le fait par la petite porte. Elle refuse d’être là pour le moment où tout le monde applaudit sa guérison et préfère s’éclipser avec Jackson. La scène était super drôle, avant de devenir super touchante quand Meredith rentre enfin auprès de ses enfants. Et bravo à Zola d’avoir fermé son feutre avant d’aller lui faire un câlin. Franchement, ça n’arrive pas dans la réalité.

Ce qui n’arrive pas non plus dans la réalité ? La prise de conscience soudaine de Tom. Il nous quitte l’hôpital à son tour pour suivre Jackson à Boston et aider à son tour, parce qu’il a eu six patients avec lui dans sa chambre d’hôpital, et il était le seul blanc. C’est une jolie porte de sortie pour Tom, mais ça gâche un peu la fin de Jackson, je trouve, surtout que les deux ne s’aiment pas tellement, alors ça se termine par une petite vacherie.

La fin d’épisode ? Richard apprend qu’il sera maître de cérémonie du mariage de Winston et Maggie, Owen et Teddy ensemble encore, Meredith heureuse chez elle et Jackson qui quitte définitivement l’hôpital après un dernier regard et bien des flashbacks. Qu’est-ce que Lexie était géniale et magnifique. Pardon, ce n’était pas le but de ce flashback, mais trop d’anciens visages pour ne pas avoir une pointe de nostalgie quoi.

Station 19 – S04E14


Épisode 14 – Comfortably Numb – 17/20
C’est vraiment difficile de noter cette série, parce qu’il y a trois intrigues dans l’épisode et qu’une d’entre elles m’a retourné assez pour que je sois scotché à mon écran quand une autre m’a tellement convaincu que j’ai littéralement pris le temps d’envoyer un SMS pendant l’épisode, ce qui n’est vraiment pas bon signe puisque je suis déjà en train d’écrire la critique en même temps normalement.

Spoilers

Carina se prépare à quitte le pays, Ben à se faire opérer et Jack… Ah ben, Jack rien du tout, tout va bien.


 

I’m the trash person.

J’ai envie de voir du Shonda Rhimes depuis ce matin, et ça tombe bien, j’ai six épisodes en stock entre cette série et la série-mère. Etonnamment, je suis passé à côté de la majorité des spoilers en plus, alors ça devient dur de résister… Par contre, j’aurais préféré que cet épisode commence autrement que par Andy et Sullivan, mais bon.

Les scénaristes m’ont vite écouté en reprenant l’intrigue Maya/Carina. Cette dernière est toujours sur le point de partir en Italie, sans avoir la moindre idée du jour où elle pourra revenir. Cela lui complique la vie pour faire sa valise (par contre cet appel téléphonique en anglais avec une italienne, pourquoi ?) et cela complique la vie de Maya qui stresse énormément. La voilà même qui envisage de la demander en mariage pour régler sa situation sur les papiers.

Soit. En parler à Andy avant d’en parler à Carina ? Etrange. Avec cette série et Shonda Rhimes cela dit, plus rien ne devrait me surprendre. Et c’est compliqué comme relation pour Maya qui sent que Carina lui échappe. J’ai tellement de peine pour elle. Elle tente comme elle peut de la retenir, d’attirer son attention sur autre chose que l’Italie… Et ni le sexe, ni les sordides histoires de famille de Maya n’arrive à le faire.

Maya est clairement jalouse de la pote italienne de Carina, mais en même temps, je ne sais pas, raconter seulement maintenant que ta mère est retournée vivre avec ton père n’est peut-être pas le bon timing Maya ? Allez, cette dernière finit par lui demander exactement combien de temps elle compte rester en Italie, et ça pose le problème que Carina ne prévoit rien du tout.

Plutôt que de parler de ça, Carina finit plutôt par poser des questions à Maya sur son absence de coming-out à son père. Les arguments de Maya se tiennent plutôt bien, à vouloir cacher sa vie privée à ses parents, mais ça mène assez naturellement à une conversation sur le mariage. Alors que Maya envisage de se fiancer avec Carina, voilà donc Carina qui nous affirme qu’elle ne croit pas du tout au mariage. Voilà qui est fait, lol. Je me suis bien marré au moins.

Par contre, Maya et Carina sont loin de se marrer, parce que ça frustre tellement Maya qu’elle finit par aborder le fond du problème : elle en veut à Carina de ne lui avoir rien dit pour son visa. Ah oui, les problèmes. Et Carina est tellement touchante dans sa peur de ne pas pouvoir revenir aux États-Unis si elle ne suit pas correctement les bonnes démarches administratives ! J‘adore l’écriture de cet épisode, et de ce personnage en particulier. On aborde de plein fouet les problèmes culturels entre elles, et c’est important de ne pas invisibiliser ceux-ci.

Maya finit par comprendre qu’elle est trop nombriliste (alléluia) et qu’elle aurait pu s’inquiéter un peu plus de ce que Carina ressentait, parce que non, elle n’est pas heureuse de retourner à la maison. La maison, pour Carina, c’est Maya, évidemment. Tout finit donc bien entre elles sur le canapé et nous les retrouvons ensuite à côté de la table basse à devoir se rhabiller vite et finir la valise de Carina au passage.

La scène qui suit m’a littéralement scotché à mon écran, car je n’étais pas prêt pour elle : les choses tournent vinaigre entre les deux copines quand Maya apprend soudainement que Carina veut des enfants (malgré son job !), mais toujours pas se marier. Même quand ça pourrait être la seule solution à ce qu’elles restent ensemble. Et là, on part sur une dispute entre les deux femmes qui va super loin dans l’honnêteté de ce qu’elles s’avouent.

Et si c’est bien d’être honnêtes, elles semblent surtout mettre sur le tapis, juste avant le départ, tout ce qui les blesse l’une et l’autre, de l’égoïsme de Maya à Gabriella, en passant par une Carina dépassée par la bureaucratie. Vraiment, ce n’est pas l’épisode que j’aurais dû lancer, en vrai, parce que ça m’énerve ces politiques stupides. Et puis, au passage, on nous rappelle que le mariage gay n’est toujours légal en Italie, en plus. En tout cas, ça se termine mal : Carina se barre seule à l’aéroport, sans Maya pour l’accompagner.

Par chance, Gabriella est à l’autre bout du téléphone quand Carina prend le taxi et elle lui fait prendre conscience qu’elle est en train de faire une énorme erreur.

De son côté, Jack vit la parfaite vie de père de famille. Je n’accroche pas des masses à cette intrigue, mais bon. Le but est ici de nous montrer Jack et Inara ont maintenant atteint un point où ils peuvent passer des journées paisibles et sans souci. Seulement, comme nous sommes dans une série, Sonia, la voisine du dessus, décide de passer par sa fenêtre et de s’exploser le dos sur une benne à ordure. Aïe.

Bon, si elle fait ça, c’est pour éviter que la copine de son voisin ne tombe sur elle en rentrant plus tôt, parce que comme le temps était long pendant le confinement, Sonia n’a rien trouvé de mieux à faire que de s’envoyer en l’air avec son copain casé, dans le dos de son propre mari. Charmant. La voilà donc qui refuse de voir une ambulance arriver ou de rester tranquille dans sa benne à ordures, quitte à finir paralysée (ce que, de toute manière, elle a de fortes chances d’être déjà). Pas très maligne.

Elle a au moins de la chance de tomber sur Jack, parce qu’un pompier, ça aide toujours. Il finit par l’aider en passant dans la poubelle à son tour et en lui racontant ses propres tromperies. Le problème, c’est que sa copine entend tout ça… Après, c’est un problème bien peu important par rapport à la vie de Sonia qui finit par balancer en présence de son mari qu’elle est en train de le tromper. La pauvre ne savait pas qu’il était là, cela dit.

Tout ça finit en combat de coq prévisible entre le mari et l’amant, au moment où le reste des pompiers arrive. Si ce n’est pas l’intrigue du siècle, j’avoue que ça m’aura bien fait marrer quand même, avant que ça ne devienne triste d’apprendre que Sonia est du genre à tout détruire quand tout va bien dans sa vie. Elle est là pour faire écho à Jack, c’est sûr ; et maintenant que tout va bien dans sa vie, ce n’est pas top comme timing.

Après tout ça, Inara en revient donc aux problèmes qui tourmentent leur couple. Elle a envie d’être très sexy et sauvage avec lui, mais ça casse son image de petite fille sage, alors ça ne plaît pas trop à Jack… jusqu’à ce qu’il finisse par la prendre sur l’évier. Euh. Bon. Shonda Rhimes.

Pendant ce temps, Ben est toujours sur le point d’être opéré, mais comme Miranda est bloquée pour une autre opération de son côté, il se retrouve seul. Plutôt que d’appeler de manière logique Dean avec qui il a passé l’épisode précédent, il appelle donc Sullivan qui n’est pas d’une grande aide. Pourtant, il a Andy pour lui souffler les réponses…

D’ailleurs, c’est finalement elle qui se pointe à l’hôpital à la place de son mari. C’est… Euh ? Ils auraient pu y aller ensemble à la rigueur, ça aurait été moins chelou. Bon, toute cette intrigue est cheloue de toute manière, parce que ça termine par Ben en train de rêver pendant son opération qu’il est son anesthésiste, puis son chirurgien aussi, assisté par Joey. Au secours, quel rêve naze. J’imagine que le but était d’ajouter de l’humour, mais bon, ça n’était pas passionnant d’avoir une ex de Ben, puis sa mère. En plus, ça finit sur un moment émotion à exploiter l’histoire de George Floyd, et ça m’a déconnecté complètement de la scène, parce que j’ai trouvé que c’était mal écrit de faire cette référence à ce moment-là. Bon, qu’importe mon avis après, hein.

Pendant ce temps, Jack et Andy bavardent de tout ce qui est arrivé à Jack et on nous justifie l’absence du casting par une manifestation à laquelle ils sont tous. Ben finit par se réveiller en pleine santé et lorsqu’il sort de l’hôpital, c’est pour mieux tomber sur un baiser entre Maya et Carina. Yep, Carina a fait demi-tour et a retrouvé Maya à temps pour lui demander de l’épouser, finalement. Non, elles ne veulent pas les mêmes choses, Maya ne sait toujours pas si elle veut des enfants et non, Carina n’a pas envie de se marier… Mais elle préfère se marier que de perdre Maya. Ah. C’était si chou, putain.