Faut-il vraiment tolérer le sexisme (et tout le reste) de Perry Mason ?

Salut les sériephiles,

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/!\ Un mini spoiler sur la série d’origine et des spoilers sur les cinq premiers épisodes de la version HBO (2020).

Cela fait une bonne semaine que je vous en parle l’air de rien dans plusieurs articles, mais voilà, j’ai cet article qui me titille le petit doigt depuis tout ce temps alors il était temps de me poser pour l’écrire. À la question posée par le titre de cet article, la réponse est évidemment non, c’est indiscutable. Pourquoi la poser alors ? Parce que c’est ce qui semble être fait et c’est précisément ce qui m’énerve le plus avec la série. Celle-ci a d’autres défauts, notamment une tendance fâcheuse à la scène inutile et longue pour le plaisir de combler du temps, mais ce qui m’énerve le plus, c’est son côté rétro cherchant à légitimer des trucs qui ne devraient pas l’être en 2020 : racisme, homophobie et surtout patriarcat écrasant.

juin 2020 – Just One More Episode

C’est normal, c’est dans le passé.

L’argument est celui qui vient le plus spontanément à l’esprit : la série est un reboot d’une série datant de 1957 et son action se situe en 1932. Evidemment qu’on est confronté à du racisme, de l’homophobie et une place de la femme très, très bas sur l’échelle sociale, c’était le quotidien de l’époque et ce serait idiot de faire comme si ce n’était pas le cas. Là-dessus, je ne peux qu’approuver et aller dans le sens de légitimer ce qui est mis en scène… Sauf que ce n’est pas si simple, ni évident.

Patriarcat

OK, la série d’origine a pléthore de personnages masculins et le monde dans lequel évolue Perry Mason est particulièrement masculin. C’est évident. Seulement en 2020, cela ne semble pas compliqué d’injecter de nouvelles scènes avec plus de femmes. La série se borne à montrer des tas de scènes avec au moins cinq hommes blancs de plus de 50 ans à l’écran. C’est assez hallucinant. Des scènes entre secrétaires, des témoins féminins, des croyantes religieuses… Les occasions ne manqueraient pas en les cherchant un peu plus. Ne pas le faire, c’est au mieux de la paresse, au pire… ben c’est juste être rétrograde et s’enfermer dans le passé, en s’en justifiant par le reboot d’une série du passé.

Plus la série avance, plus les personnages féminins commencent à gagner de l’importance et passent un peu plus le Bechdel Test (et encore, c’est vraiment de justesse), mais pour l’instant, on dirait vraiment que la série tente de nous justifier ce qu’elle propose par le contexte historique. Or, ça ne saurait être suffisant.

Voir aussi : Ce que c’est que le Bechdel Test

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L’excuse des scénaristes, probablement. 

« Regardez, on fait les choses bien ».

Un autre aspect dérangeant devant la série et cette impression que la série veut cocher un bingo diversité et minorité, quitte à bâcler les choses et tomber encore plus dans les clichés. Ainsi, j’aime beaucoup le personnage de Drake, un policier noir très bien introduit dans la série… mais finalement, il est introduit uniquement pour poser des questions par rapport au racisme ambiant de l’époque et pour combler le temps avec une sous-intrigue qui ne fera rien avancer. C’est très frustrant : le personnage est sous-exploité et réduit quasiment uniquement à sa position de noir dans la société (certes, il y a aussi le personnage de sa femme… mais de quoi parlent-ils tout le temps ? Bingo, des problèmes de Drake avec sa hiérarchie raciste et de la manière dont il faut se comporter face à des situations racistes).

HBO's Perry Mason Tweaks the Past to Build a More Exciting Future ...
Je fondais tellement d’espoir sur ce personnage que je suis déçu de son traitement, inévitablement.

Difficile de ne pas évoquer aussi le cas de Della. Vous vous souvenez de ce que je dis du patriarcat plus haut et des scènes pleines de mâles blancs en mal de jeunesse ? Eh bien, Della, c’est tout l’opposé. C’est une femme de moins de 50 ans, qui gère tout toute seule sans obtenir de vraie reconnaissance de son statut (son boss l’aime bien, mais elle est quand même là pour répondre au téléphone, mince pourquoi essaie-t-elle tant de communiquer ses bonnes idées ?). Une femme forte dans une société où le patriarcat est roi ? Une femme qui porte tout sur ses épaules et qui est en plus capable de faire du bon travail ? « Eh, faisons-en une lesbienne » ce sont dit les scénaristes…

Oui, re-bingo du « regardez on fait les choses bien », Della, personnage qui flirte avec Perry dans la série d’origine, devient lesbienne pour les besoins de ce reboot. Difficile de faire plus cliché : une femme forte et capable de faire tout ça ne peut qu’être lesbienne aux yeux des scénaristes apparemment, parce que bon, ce n’est pas comme si une femme pouvait être tout ça tout en restant hétérosexuelle, hein ? Ugh. Puis, si vous pensez que je vais vous épargner la raison de cette homosexualité, vous vous trompez, il me reste mon dernier point !

Perry Mason' Season 1, Episode 2: In the Trenches - The New York Times
Oui, il y a de quoi être en deuil, effectivement.

Male Gaze

Et enfin, le truc le plus dérangeant dans la série ? Elle tombe dans tous les clichés possibles concernant le male gaze, et c’est probablement ce qui m’a le plus perturbé pour une série sortant en 2020. Pour rappel, le male gaze, c’est la tendance d’une production à avoir un point de vue exclusivement masculin et hétérosexuel de la nudité/sexualité. Je simplifie beaucoup une notion complexe pour le bien de la brièveté de l’article, mais vous avez l’idée.

La nudité dans la série ? S’il s’agit de voir une femme nue, vous pouvez être sûr qu’on verra en détail ses seins au moins et qu’on fera tout pour la sexualiser à fond. Il faut que la nudité féminine fasse naître le désir, et ça se voit dès le pilote de la série et dans une majorité d’épisodes depuis. C’est un festival de poitrines… Sauf quand il s’agit de Della au lit avec sa copine.

HBO's 'Perry Mason' Cast In Real Life: Which Characters Are Based ...

Ben oui, quitte à tomber dans les clichés, Della, le personnage féminin principal (ça se discute comme il y a aussi Alice, mais ne nous leurrons pas) se retrouve à se dénuder dans une scène… mais on ne verra rien d’autre que la caméra s’attardant longuement sur ses jambes et sur le retrait de ses vêtements. Concrètement, c’est pour nous dire que c’est ce que regarde sa copine, alors c’est du male gaze déguisé, mais c’est tellement typique de ce genre de séries rétro… Autant début 2000, ça m’aurait paru bien normal, autant merde, vingt ans après, ça commence à être grossier comme artifice.

Ainsi donc, la seule raison de l’homosexualité de Della semble être d’ajouter cette scène où les deux femmes finissent au lit, mais sans être sexualisées non plus. Il ne faudrait pas trop choquer l’audience avec de la nudité et du sexe lesbien, par contre enchaîner sur du sexe hétéro où on ne voit rien de Matthew Rhys (non pas que ça m’intéresserait de voir ça, merci bien) mais tout de la poitrine de sa partenaire, ça oui. Bref, Della est lesbienne, et tant mieux, mais ça paraît juste être un appel du pied pour qu’on félicite la production de « moderniser » la série avec ce genre d’intrigue auxquelles on ne donne finalement aucun poids ou intérêt particulier.

Perry Mason: Chris Chalk, Juliet Rylance and Susan Downey on TV ...
Elle est bien plus intéressante que sa seule sexualité, heureusement, et elle est autrement un personnage bien écrit et construit. C’est juste dommage de tomber dans un tel cliché qui ne véhicule pas la meilleure des idées, surtout quand on voit que c’est juste pour faire parler d’eux grâce au changement par rapport à la série d’origine.

Les fans les plus attentifs me diront à présent que j’exagère sur le male gaze parce qu’il y aussi plein de nu masculin, et même quelques scènes de nu intégral pour plusieurs acteurs, seulement vous remarquerez que là, il n’est plus question d’érotiser la nudité. Dans le pilote, on a une scène qui a pour vocation d’être comique en s’appuyant sur un ressort de nudité couplé à de la grossophobie (tant qu’à faire), alors que par la suite, les hommes nus sont simplement des cadavres. On a connu plus érotique.

Certes, là on est sur du full frontal, mais malgré leur statut de cadavre, ces nus sont là le plus souvent pour la visée comique : les réactions des personnages face à eux sont censés nous faire rire, parce que trololol il est tout nu et ça dérange les hommes qui doivent le déplacer ou trololol il est retrouvé sur un terrain de golf. Euh. C’est un grand non. Et tout ça m’énerve tellement, putain !

In 'Perry Mason,' Matthew Rhys Is As Sad As Ever | nyob.news

Est-ce que tout ça est hypocrite de ma part ? Peut-être un peu. Après tout, le Bechdel Test n’est pas passé du tout dans la majorité des épisodes de God Friended Me que je regarde en ce moment (mais on a au moins de la mixité dans les scènes) et Suits a lutté avec les mêmes démons pendant des années sans que je ne dise rien (pas la nudité, certes, mais le male gaze et le patriarcat, hein, revoyez les premières saisons). Ouais, mais la série a évolué sur ces questions et on n’était pas en 2020 lorsqu’elle a commencé, j’étais donc possiblement moins renseigné sur le sujet. En 2020, c’est moins pardonnable de ne plus l’être et j’ai mal tourné à trop m’énerver sur ce genre de problème… Ca me décroche des histoires proposées, tout simplement, même si je ne suis certes pas celui qui devrait être le plus énervé de tout ça. L’empathie, que voulez-vous.

Pourquoi je la regarde encore alors ? Pour deux raisons. La première, c’est que je suis pris dans l’intrigue et que j’ai envie d’avoir des réponses. La première scène est tellement marquante qu’il est difficile de faire autrement… La deuxième raison, c’est que j’ai encore espoir que la série s’améliore. Je veux dire, mince, il y a Tatiana Maslany dedans, et l’actrice a prouvé à maintes reprises qu’elle était au point sur les questions de féminisme (refusant même de se raser les aisselles en tant que Sarah Manning parce que ça n’avait aucun sens ni intérêt que Sarah prenne le temps de le faire). Une actrice ne peut pas tout faire au sein de la production d’une série, mais passer d’un extrême à l’autre, j’ai du mal à y croire.

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Canalise ton énergie ailleurs s’il te plaît, on compte sur toi aussi.

Et effectivement, l’épisode 5 diffusé hier semble aller dans ce sens avec une série un peu plus mixte dans ses scènes, et même des scènes avec majorité de femmes. Alice, le personnage de Tatiana Maslany, s’impose aussi face au patriarcat (sans le savoir puisqu’elle confronte sa mère manipulée par les hommes). J’ai bon espoir que la série fasse le chemin du progrès au cours de sa saison. Je lui laisse le bénéfice du doute, mais elle ne sera vraiment pas ma meilleure série de 2020…

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Bref : PAS CONTENT.

God Friended Me – S02E10

Épisode 10 – High Anxiety – 17/20
Cet épisode porte bien son titre et a réussi à faire monter un peu l’adrénaline par rapport à d’habitude, même si on se doute que la série risque de choisir à nouveau le happy ending et les bons sentiments. Ce n’était pas le cas dans l’épisode précédent et ma foi, la série se décide à être moins dans les bons sentiments pour sa mi-saison. Il n’empêche que tout est en place pour relancer la série dans une direction intéressante pour ces dix derniers épisodes. Dommage qu’elle soit annulée !

> Saison 2


Spoilers

210

I need to step away from the God account.

Rakeh et Miles se retrouvent de bon matin pour se faire un petit-déjeuner entre amis à la vie déprimante, clairement. Ce n’est pas présenté comme ça, mais c’est vraiment l’idée, avec Rakesh jouant les bons amis, comme toujours, et demandant des nouvelles de Cara pour mieux comprendre où ils en sont. Ils sont interrompus par une notification du compte de Dieu pour Miguel Serano.

Rakesh trouve que c’est la parfaite excuse pour aller parler à Cara à nouveau. Miles trouve effectivement que c’est une bonne idée. Il se rend donc à son bureau… qui est son ancien bureau ! Cara a eu une promotion grâce à l’épisode précédent : Adam se fait virer de la série avec un nouveau job dans un autre journal. Bon, ça fait une intrigue qui se fait dégager sans qu’on ne sache trop pourquoi, mais admettons.

Dans tout ça, Miles en oublie Miguel Serano, clairement. Heureusement que Rakesh est là pour bosser sur ce cas et faire quelques recherches sur Facebook. Bien sûr, les scénaristes ont prévu le coup un peu mieux : pas besoin des recherches de Rakesh pour trouver Miguel Serano qui est en fait un laveur de carreaux du building où travaille Rakesh. Le seul problème, c’est qu’il est suspendu dans le vide à cause d’une plateforme défaillante et d’un bug informatique.

Rakesh se débrouille donc pour rebooter le système en deux temps trois mouvements et pouvoir parler à nouveau avec lui, le bug l’en empêchant. C’est l’occasion pour eux de leur dire qu’ils peuvent le sauver parce que Rakesh s’est débrouillé pour réparer la plateforme… Et c’est là que Miles découvre que c’est un peu plus compliqué que ça. Miguel est suicidaire et compte bien sauter… Alors OK, mais je vois mal comment empêcher ça en vrai.

Miles aussi, mais ce n’est pas grave, la solution va vite lui être apportée : en fait, Miguel veut sauter sans que ça ne passe pour un suicide. Un accident permettra à sa femme de toucher l’assurance-vie et d’avoir assez d’argent pour sauver la vie de leur petite fille qui a besoin d’un nouveau rein, sans trouver de donneur pour autant.

De son côté, Cara est énervée après le compte de Dieu, mais il n’empêche qu’elle n’est pas énervée après Alie. C’est à elle qu’elle choisit de se confier pour mieux comprendre la situation. Ce n’est pas excellent comme scène, mais ça fait plaisir de les voir se parler. De toute manière, ce n’est pas là l’intérêt de Cara dans l’épisode.

En effet, Miles et Rakesh se débrouillent pour rester à l’étage et tenter de communiquer avec Miguel pour trouver une solution de le sauver. C’est assez cool de voir Miles se démener comme ça dans une situation avec un peu plus d’adrénalines que d’habitude, avec Rakesh fournissant quelques infos à Miles pour l’aider à faire ce qu’il faut de small talk et comprendre ce qu’il se passe. Miles rappelle tout de même Cara pour qu’elle prévienne Isabel, la femme de Miguel, de ce qu’il se passe.

New-York n’a jamais été plus petit que dans cette série, parce qu’elles mettent à peine cinq minutes à arriver. En attendant, Miles trouve la meilleure des solutions : lever des fonds pour Ava, ce qu’il pense pouvoir faire grâce aux fans de son podcast et aux lecteurs de Cara, parce qu’il imagine bien que Cara acceptera de bosser pour le compte de Dieu dans ces conditions.

Il n’a pas tort, et c’est déjà ce qu’elle est en train de faire. La femme, Isabel, arrive alors, amenée par Cara, évidemment. C’est mignon comme tout cet épisode qui se passe à un seul endroit ou presque, mais ça ne m’a pas aidé pour la critique, honnêtement. Miguel finit par accepter de ne pas se suicider, mais c’était moins une. Heureusement qu’il ne le fait pas en même temps, parce que Miles a eu la bonne idée de prévenir qu’il risquait de se suicider donc adieu l’assurance-vie.

Cara accepte évidemment d’écrire un article sur le cas d’Ava, la petite fille, et ça redonne beaucoup d’espoir à Miles concernant leur relation. Le problème, c’est que Cara se rend bien compte qu’elle n’a pas envie de devoir vivre sa vie suspendue à un compte Facebook qui a fait tant de mal à sa famille et qui ne lui a pas rendu tout l’investissement qu’elle a mis dans les enquêtes des deux saisons de la série.

Dommage ! Miles se débrouille pour que la page GoFundMe soit un succès, et c’est effectivement le cas. Ainsi, Miguel débarque chez lui pour lui dire qu’il était en train de demander un miracle à Dieu quand Miles est arrivé. Comme par hasard ! La série continue d’insister lourdement sur le fait que Miles est un prophète de Dieu, le vrai Dieu, et c’est un peu frustrant en sachant que la série sera prochainement annulée. Miles n’en sait rien, évidemment, alors il va demander conseil à son père par rapport à sa relation avec Cara.

Il en ressort avec une idée évidente pour lui : même si Cara a raison de remarquer que le compte de Dieu ne veut pas entendre parler de leur volonté et est ingrat avec eux, Miles peut avoir une volonté propre et décider de laisser tomber le compte de Dieu. Certes, ce n’est pas ce que Cara lui a demandé, mais c’est ce qui rend ce sacrifice d’autant plus beau.

Le problème c’est que Miguel appelle pour leur dire que la situation d’Ava, sa fille, s’est empirée. Elle n’a plus que 24 ou 48h à vivre et elle est deuxième sur la liste de donneurs, ce qui fait que les chances de survie sont quasi-nulles. On n’est pas sur du happy ending, mais Miguel est soulagé de pouvoir être là pour sa fille et sa femme, alors que s’il s’était suicidé, ben bonjour la vie de merde pour la mère.

Bien sûr, Miles et Cara tombent sur le père de l’autre enfant qui a besoin d’une greffe et qui va la recevoir, et ils découvrent que Miguel pourrait être le donneur de cet enfant. Ainsi, l’autre greffe, avec du sang de donneur universel tant qu’à faire, pourrait aller à Ava. Facile ! C’est excellent, ce twist est plutôt bien trouvé et montre qu’il y aurait vraiment besoin d’une meilleure communication sur la liste des donneurs d’organes… Ou juste qu’il y aurait besoin de beaucoup plus de donneurs. Si tout le monde pouvait l’être, ma foi. Le seul problème de ce miracle qui fonctionne à la perfection ? Cara se rend compte qu’il est impossible que Miles laisse tomber le compte de Dieu pour elle.

Même s’il est prêt à le faire, le sacrifice est bien trop grand pour qu’il ne lui en veuille pas après. Les pauvres, c’est compliqué tout ça. Cara annonce donc à Miles qu’elle refuse qu’il abandonne le compte de Dieu, car il fait trop de bien avec. S’il arrêtait, ils s’en voudraient tous les deux et culpabiliseraient de ce qu’ils font. En plus, ils ont l’air d’avoir oublié ce qui arrivait à Miles quand il refusait de venir en aide aux amis Facebook suggérés, mais ce n’était pas chouette et beau à voir en saison 1.

Cara décide donc de quitter Miles… histoire de prendre ses distances. Elle aime Miles, mais elle décide de le quitter. Allez, c’est bien amené de la part des scénaristes… bien que je ne sois pas convaincu que ce soit tout à fait réfléchi dans tous les sens de la part de Cara. Je vois mal la série continuer sans elle de toute manière, donc c’est sans grande crainte qu’on la voit partir.

Rakesh se retrouve à devoir de nouveau consoler Miles et il l’emmène vers la gare, allez savoir pourquoi. Miles, lui, finit par se trouver une nouvelle motivation : il veut reprendre l’enquête sur l’identité du compte de Dieu afin de savoir à qui demander d’être tranquille et demander d’envoyer les notifications à quelqu’un d’autre. Il veut aider le compte de Dieu à se trouver un nouveau prophète donc…

Et ça tombe plutôt bien, puisqu’exactement au même moment, Joy est de retour ! J’ai poussé un petit cri de joie (littéralement, oui) de la revoir ! C’est une super idée, ça, ça me fait drôlement plaisir et je ne m’y attendais pas. Le cliffhanger de l’épisode est alors que Joy est de retour avec de nouvelles informations sur le compte de Dieu : elle a trouvé le lien manquant entre toutes les suggestions d’amis de Miles. Ce ne serait donc pas des noms envoyés au hasard.

De son côté, Arthur continue de vivre sa meilleure vie à la tête de l’Eglise de New-York, mais ce n’est pas exceptionnel. C’est un peu mieux du côté de Trish qui se retrouve enfin à pouvoir chanter sur scène comme elle le voulait le lendemain soir. Malheureusement, Arthur ne sera pas là pour voir ça. Comme prévu, il ne peut pas la faire passer avant l’Eglise… sauf que voilà, une fois confronté à la situation, Arthur décide finalement de lui donner la priorité et de planter les officiels de l’Eglise qu’il devait rencontrer.

C’est tout mignon à voir, ma foi, et franchement Trish chante plutôt bien. Je me doutais qu’elle avait une super voix pour obtenir cette intrigue, mais c’est chouette. Et c’est chouette aussi qu’elle déclare à nouveau vouloir se marier avec. Chouette, mais pas aussi passionnant que le reste !

> Saison 2

Vus cette semaine #29

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Perry Mason – Chapter 4 – 13/20
Non contente de fournir des épisodes d’une heure parfaitement interminable chaque semaine, la série se prive cette semaine de personnages que j’aime bien, en développe d’autres dans des directions clichées et s’assure enfin que je n’aime pas ceux qu’ils restent. Tout est exactement comme je l’attends de la série, cependant, et la qualité est là. Je ne suis pas le public visé, par contre, ce qui fait que je fais clairement autre chose pendant les épisodes… Et ça fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Pas pour moi, donc, mais une bonne série quand même. La schizophrénie…

Jeudi

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E08 – After, Before – 19/20
La saison continue de me surprendre en ayant de très bonnes idées à explorer des pans de la série que je ne m’attendais pas à voir ou revoir. Vraiment, c’est une réussite, avec un épisode qui prend le temps de développer ces personnages, d’avancer son fil rouge et ses arcs narratifs en parallèle, tout en gérant une structure un brin casse-gueule à expliquer… mais à laquelle j’accroche parfaitement. Je sens que la critique va servir au moins !
The 100 – S07E09 – The Flock – 18/20
Cet épisode conserve bien du suspense sur de nombreux éléments, mais il commence aussi à délier certains des nœuds qui me prenaient vraiment la tête depuis le début de la saison, notamment en ce qui concerne l’emboîtement des différentes histoires les unes dans les autres. Je vois un peu mieux vers quoi on se dirige et je commence à déchiffrer l’échelle qu’il nous manque encore. Quant aux intrigues en elles-mêmes, il y en a une qui me passionne et une autre qui me laisse encore bien perplexe pour l’instant.

Rattrapage

The Rookie – S02E12 – Now and Then – 15/20
Petit épisode tout classique pour relancer cette deuxième moitié de saison. Après l’adrénaline du précédent, il est temps de gérer quelques-unes des conséquences en repartant sur des affaires plus habituelles pour la police. Ce que j’ai aimé avec cet épisode, c’est toutefois qu’il prend le temps d’approfondir les personnages plutôt que de se précipiter dans un nouveau fil rouge. Agréable.
The Rookie – S02E13 – Follow-Up Day – 14/20
Cet épisode a l’avantage de nous faire passer du temps avec les personnages qui sont bien développés, par contre, il a le désavantage d’oublier quelques-unes des intrigues fil rouge. Malheureusement, ce sont celles que j’attends le plus… alors qu’on s’occupe des parties qui m’intéressent le moins. L’épisode est bon, mais ce n’est pas ce que je souhaitais voir ce soir, à vrai dire.
The Rookie – S02E14 – Casualties – 16/20
Malgré le retour d’un personnage que je n’aime pas, c’est beaucoup mieux pour cet épisode qui prend le temps d’introduire un épisode tout classique comme le précédent pour finalement partir vers autre chose en cours de route. C’est à mon sens la grande réussite de la formule de la série de nous faire le coup de temps en temps : ça affaiblit un bon paquet d’épisodes, mais ça permet de rendre plus intéressants ce type d’épisodes.
God Friended Me – S02E06 – The Fighter – 14/20
Si j’aime beaucoup le réseau de personnages secondaires qui se dessine en toile de fond pour la série et qui permet de faire de chouettes échos aux épisodes précédents, l’intrigue de cet épisode ne parvient pas vraiment à me convaincre du côté de la crédibilité. D’accord, je suis là pour les bons sentiments, mais tout de même, ça ne les empêchait pas d’être dans des histoires cohérentes avant. Cette saison est un peu décevante, ou c’est moi qui ne suis plus dans le mood !
God Friended Me – S02E07 – Instant Karma – 16/20
Ah, je reprends un peu confiance en la série avec cet épisode qui fait avancer le fil rouge et les relations entre les personnages, tout en proposant une jolie histoire avec des rebondissements qui passent mieux et sont cohérents. J’ai bien aimé, et ça fait plaisir de voir que la série peut encore proposer des épisodes comme ça. Il m’en reste pas mal à voir, ça m’aurait embêté que ce soit moins bien jusqu’à la fin !
God Friended Me – S02E08 – The Last Grenelle – 16/20
C’est un bon épisode qui vient naturellement à bout d’un arc de plusieurs épisodes, tout en apportant quelques réponses et étoffement de la mythologie de la série. J’aime beaucoup cette manière de procéder par mini-arcs cette saison, je trouve que c’est assez efficace par rapport à l’an dernier, même si ça veut aussi dire que les épisodes se retrouvent à être de qualité inégale selon les impératifs du jour.
God Friended Me – S02E09 – Prophet & Loss – 16/20
Les choses s’accélèrent un peu trop dans la tête de Miles et c’est bien dommage… Cela nous donne un épisode qui se détourne de la formule habituelle et de la bouffée de bonnes ondes que dégage habituellement la série. Tout ça m’a laissé perplexe : c’était un bon épisode, ça, c’est sûr, mais ce n’était pas l’épisode que je m’attendais à suivre, notamment du côté des émotions communiquées. Étrange, tout de même, ce changement de ton…

Challenge Séries 2020

Riverdale – S02E01 – A Kiss Before Dying – 17/20
Allez, je suis de bonne humeur et j’étais content de retrouver les personnages pour une nouvelle saison. Si l’épisode propose une reprise toute classique, je trouve que les intrigues parviennent à être intéressante, à une exception fantasmée près, parce qu’on sent bien qu’on nous plante des graines pour cette saison 2. Quant au nouveau fil rouge, il promet quelques surprises en revenant quelque peu en arrière au niveau des sujets traités. Ce n’est pas toujours gage de qualité, mais allez, ça fonctionne bien !
Riverdale – S02E02 – Nighthawks – 15/20
Ben, je croyais que la meilleure saison était la première ? Je suis plutôt pris dans l’intrigue cette fois et ça m’a embêté de devoir m’arrêter pour enregistrer le 42 minutes, figurez-vous. Le fil rouge m’intrigue, même si les évolutions des personnages ne sont pas exceptionnelles. Enfin, pour ces dernières, le problème est surtout que ça ne mène nulle part pour l’instant. C’est quand même plus qualitatif que la saison 1 pour l’instant… Je suis surpris, et en bien. Gageons que ça ne durera pas !
Suits – S08E07 – Sour Grapes – 16/20
Honnêtement, la série me manquait et ça faisait un moment que je voulais m’y remettre, mais le problème, c’est qu’après huit saisons, j’en connais trop les ficelles. Je surnote sûrement un peu par joie de retrouver tous ces personnages quasiment deux ans après mon dernier épisode, mais tout de même, je suis content de cet épisode qui est tout fluide et passe bien.
Suits – S08E08 – Coral Gables – 16/20
Franchement, c’est une saison aux épisodes vraiment solides, et je ne sais toujours pas pourquoi je me suis arrêté en cours de route. Bien sûr, une partie de l’épisode m’intéresse moins que les deux autres ici, mais c’est toujours le cas avec cette série : deux cas qui m’intéressent, un qui me blase. À chaque fois. Bref, je retrouve mes petites habitudes, y compris dans les critiques, alors c’est cool !
Suits – S08E09 – Motion to Delay – 17/20
On reste sur le schéma de trois intrigues dont une qui ne me plaît que moyennement, mais l’avantage, c’est qu’il y en a deux qui sont particulièrement liées entre elles pour mener à la mi-saison qui s’approche déjà, ce qui fait que l’épisode paraît meilleur quand on en arrive à la fin. Zut, j’arrive à la fin des épisodes dispos sur Netflix, du coup. Vivement que le reste sorte ! En attendant, l’épisode ramène des personnages que je n’avais pas encore revu ce soir et j’en suis très heureux, évidemment !
Suits – S08E10 – Managing Partner – 19/20
Voilà un excellent épisode de la série qui prouve que malgré ses huit saisons, elle en a encore dans les tripes pour proposer de bons rebondissements inattendus. La demi-saison se termine ainsi sur un combat attendu depuis un moment et sur de nouvelles solutions pour changer l’équilibre interne de la firme… comme à chaque fois, donc, ce qui en fait justement une bonne mi-saison. En fait, la série me manquait, voilà, c’est dit !

> Vus en 2020 

God Friended Me – S02E09

Épisode 9 – Prophet & Loss – 16/20
Les choses s’accélèrent un peu trop dans la tête de Miles et c’est bien dommage… Cela nous donne un épisode qui se détourne de la formule habituelle et de la bouffée de bonnes ondes que dégage habituellement la série. Tout ça m’a laissé perplexe : c’était un bon épisode, ça, c’est sûr, mais ce n’était pas l’épisode que je m’attendais à suivre, notamment du côté des émotions communiquées. Étrange, tout de même, ce changement de ton…

> Saison 2


Spoilers

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For a non-believer, you certainly follow the God account blindly.

Ooooh ! L’épisode commence par des personnages jouant aux échecs, mais c’est génial pour le Bingo Séries, ça ! Arthur et Miles jouent donc et m’arrangent bien, même s’ils ne sont pas du tout concentrés sur la partie. Il faut dire qu’ils ont de quoi parler avec le cas de Trish en fin d’épisode précédent et avec les doutes de Miles par rapport à ce que Gideon lui a dit.

Effectivement, Miles se retrouve à envisager d’arriver à un moment où il devra rompre avec Cara… C’est gros, il ne s’est encore rien passé allant dans ce sens, il faut se calmer !

Cara s’inquiète pour Rakesh suite à sa rupture, et je trouve ça plutôt mignon de sa part. Cela aurait pu être bien qu’elle s’arrête deux secondes avant pour l’aider et le conseiller dans sa relation, mais bon. Elle préfère sa propre relation avec Miles, et son propre job, parce que bien sûr, Cara a besoin de Rakesh aussi pour ses articles.

Je commence à avoir du mal avec le personnage de Cara, c’est triste ça. Bon, elle invite Miles chez sa mère pour un dîner de famille tout sympathique… sauf que Paul, son beau-père est la nouvelle suggestion d’ami de Dieu. Oups ! Personnellement, je n’aime pas l’acteur casté dans le rôle de Paul, parce que je sais que je l’ai vu ailleurs dans le rôle d’un faux gentil.

Difficile de lui faire confiance dans ces conditions, mais bon, ce n’est pas le genre de la série de nous fournir des méchants. D’ailleurs, c’est peut-être quelque chose qui lui manque : un bon antagoniste pour Miles ne ferait peut-être pas de mal de temps en temps… Un bon gros duel avec un petit compte pour le Diable, voulant faire en sorte que les gentilles idées de Miles soient contrecarrées, non ? Non, ça ruinerait tout l’esprit de la série, je sais.

Tout se passe bien pendant le dîner et Miles sympathise plutôt bien avec la famille de Cara, mais cette suggestion d’amitié le met mal à l’aise. Il en parle dès que possible à Cara, pour avoir son avis sur son beau-père. Il se montre aussi rassurant que possible avec sa copine, mais bon, elle prend mal la nouvelle tout de même. Elle vit avec lui depuis plusieurs mois et n’a rien remarqué, en plus… c’est sûr que c’est compliqué à accepter, ça.

Ils commencent donc à enquêter sur Paul, mais ils le font en étant transparent et honnête avec Paul. Celui-ci leur explique qu’il a des problèmes au travail, ce que la mère de Cara ne savait pas du tout, mais ça ne semble pas être toute la vérité pour Miles qui a envie d’obtenir l’aide de Rakesh sur ce coup-là… Cara n’en est pas ravie, mais comme elle a sa propre enquête avec Adam sur un certain John Carter, il n’y a pas trop le choix de laisser Miles gérer seul le cas de Paul.

Et Miles fait alors ce qu’il ne fait jamais : il prend Paul en filature… et finit par retomber sur Cara qui est là pour John Carter. Ouep, le trader véreux sur qui elle écrit est en contact avec Paul, qui est son collègue. La déception est grande pour Cara, inévitablement, mais Paul lui affirme qu’il ne fait rien d’illégal. L’aide de John est un peu sombre, mais pas illégale selon lui, et il a vraiment besoin d’aide et conseil financier de la part de John, parce que sa situation financière est super critique.

Cara lui fait confiance, Miles non. Moi non plus, hein. Déjà, il est tôt dans l’épisode pour que tout soit réglé, et ensuite, cet acteur ne m’inspire pas confiance. En tout cas, Cara et Miles se retrouvent à se disputer sur la marche à suivre ensuite. Cara veut laisser tomber son article sur Carter, Miles n’est pas prêt à le faire… Il réunit sa famille pour avoir leur avis et envoie alors une information anonyme capitale à Adam.

C’est violent pour Cara de découvrir la trahison de Miles, mais c’est cohérent par rapport au reste de la série, alors vraiment, les scénaristes font du bon boulot. Quant à Paul, il n’a pas vraiment de souci à se faire, c’est John qui est dans la merde, car c’est lui qui communique les informations de manière illégale. Par contre, Paul n’a pas non plus de quoi faire le malin : il perd le moyen de rembourser ses clients avec la publication de cet article…

Rakesh est en pleine rupture et malgré l’aide de toutes les femmes de sa vie (Cara et Alie, donc), il a du mal à s’en sortir. Pour ne rien arranger, sa dépression affecte son travail où il ne propose plus que des applications peu inspirées et ne convaincant pas du tout sa boss… Alie lui conseille de chercher l’inspiration dans sa rupture. C’est un gros mouais ce conseil, mais ça va marcher avec cette série.

En attendant, Rakesh est consolé de voir que Miles se trouve dans de plus beaux draps que lui : il déçoit tellement Cara à suivre aveuglément le compte de Dieu qu’elle l’engueule bien violemment, avant d’aller s’occuper de son beau-père pour qui elle se sent inévitablement bien mal. Malgré la dispute, Miles décide de venir en aide à Cara et se rend chez elle pour la convaincre d’accepter son aide à trouver une solution pour Paul… et ça tourne très mal.

En effet, alors qu’il est sur place, Susan découvre l’article de Cara et leur apprend que John Carter est un vieil ami de Paul. Si John est sous le coup d’une enquête, il est évident que Paul le sera lui aussi bientôt, et ça fait flipper Susan, à juste titre. La police débarque et grâce à l’aide de Rakesh, Cara et Miles découvrent que Paul envisage de se barrer du pays en allant au Canada. Lui et John font en effet partie d’un groupe de pilote et ont l’habitude de passer leurs étés au Lac Ontario. Morale de l’histoire : les écoles de commerce ne vous font pas que du bien.

Miles et Cara débarquent à temps à l’aéroport pour l’empêcher de partir, mais encore faut-il parvenir à le convaincre. Ben oui, il a tout prévu, y compris laisser de l’argent pour Susan et Liv. Il savait très bien ce qu’il faisait… Et il espère que Susan et Liv se remettront de son départ et feront confiance à ses avocats. Cara parvient à convaincre son beau-père de ne pas partir, craignant de voir se répéter le schéma familial instauré par sa mère.

C’est super violent, mais efficace : Paul revient et se rend au FBI, acceptant de témoigner contre Jonathan pour réduire sa peine. N’empêche qu’il aura une peine quand même… Susan en veut à Miles, forcément, ne comprenant pas comment il est possible que leur histoire n’obtienne pas une fin heureuse comme toute celles sur lesquelles Miles a bossé depuis le début. C’est compliqué tout ça et ça laisse Miles déprimer avec Rakesh au bar.

Alie les réconforte… Et Rakesh décide d’inventer une application de rencontres, grosso modo. Euh… On a connu mieux comme idée honnêtement. Son but est juste de prouver à Jaya qu’il est son âme sœur et ça pue tellement le syndrome du nice guy que j’ai eu peur de voir des boutons d’urticaire pousser sur mon visage. De son côté, Miles recontacte Cara pour se faire pardonner et espérer que le compte de Dieu ne se mette pas entre eux comme Gideon l’avait prévu…

Cara ne voit pas tout à fait ça comme ça : elle se rend compte que Miles a privilégié le compte de Dieu à elle et qu’il a fait ce choix tout seul (sans savoir qu’il a en fait demandé à sa famille hein). Ils vont devoir continuer leur vie en sachant qu’il a fait ce choix et, pour le moment, Cara préfère rentrer auprès de sa mère plutôt que de rester avec Miles. Aïe. En même temps, désolé Cara, mais Miles a fait le bon choix et probablement le choix que tu aurais fait à sa place. C’est un peu hypocrite de lui en vouloir alors que les vraies conséquences sont finalement uniquement de la responsabilité de Paul. Par contre, drôle de non happy ending cet épisode !

En parallèle, Arthur a donc pris ses fonctions à la tête de l’Eglise de New-York, mais il se rend compte que ce n’est pas si évident comme métier, quand l’un des membres de l’Eglise se montre très empêcheur de tourner en rond avec lui. Il en parle à Trish lors d’un déjeuner qui nous montre que le couple a traversé la crise sans grande difficulté, avec Trish se trouvant un nouveau projet comme je lui avais suggéré dans la critique précédente. Ainsi, elle décide de reprendre le piano.

Pour en revenir à Arthur et sa carrière religieuse, le problème du révérend Elias est en fait sa vie personnelle qui ne correspond pas aux traditions classiques de l’Eglise. C’est vrai qu’il y a beaucoup de choses à gérer : Miles qui est clairement athée dans son podcast, Alie qui a quitté l’Eglise de son père pour une autre et Trish qui n’est pas mariée avec lui… Alie est inquiète pour son père et elle s’en confie à Trish, qui décide d’aller voir Arthur pour lui donner à son cours, comme Alie, le conseil de virer Elias de sa position.

Elle le fait de manière bien maligne : elle lui répète simplement le conseil qu’il a donné à son fils pour qu’il vire bel et bien Elias. C’est vite fait, et parfaitement inutile comme intrigue… mais c’est souvent le cas des intrigues secondaires, malheureusement. Si seulement j’accrochais à ces personnages un peu plus !

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