The Leftovers (S01)

Synopsis : Le 14 octobre, 2% de la population mondiale disparaît mystérieusement, sans préavis, sans explication, sans laisser de traces. Trois ans plus tard, le monde tente de se reconstruire après ce deuil collectif. On suit alors la vie des habitants d’une ville inévitablement pleine de tensions.

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Pour commencer, j’ai un rapport assez particulier à cette série, avec laquelle j’ai un petit historique. J’avais tenté de la regarder lors de sa diffusion, mais je crois que j’en attendais quelque chose qu’elle n’était pas, à savoir un nouveau LOST. Mystère, large casting, Lindelof à la barre… elle semblait en avoir tous les ingrédients. Finalement, j’avais été super déçu par le premier épisode, qui est très long, beaucoup plus sexuel (sort of) que LOST, beaucoup plus intimiste, aussi. Bref, je n’étais pas prêt – peut-être trop jeune aussi ? – et j’ai laissé tomber aussi vite que j’avais commencé, après 1h08 interminable d’épisode.

Il n’empêche que certaines choses marquantes de cette série me restaient en tête, et je l’ai toujours eu dans un coin de ma tête. Quand l’an dernier, mon tuteur n’arrêtait pas de la citer comme sa série préférée chaque fois que la question des séries était abordée, je me suis dit que je ratais peut-être quelque chose. Quelques mois à en entendre parler comme quelque chose de brillant par un tuteur/collègue que j’appréciais et une promotion Amazon plus tard, je craquais et m’achetais l’intégrale de la série, me disant que de toute manière, ça faisait plusieurs années qu’elle me tentait et que je savais à peu près à quoi m’en tenir.

Et il m’a encore fallu quelques mois pour me décider à la lancer – pendant que je mange, principalement. Je n’en ferai pas une critique aussi complète que d’habitude, plutôt quelque chose comme la saison 1 de 3% ou la 17 de NCIS. Après tout, la série a été diffusée il y a un moment, alors ça fera bien l’affaire !

Note moyenne : 17/20

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S01E01 – Pilot – 18/20
Il ne faut jamais dire jamais : si j’avais eu beaucoup de mal à accrocher à cet épisode lors de mon premier visionnage il y a quelques années, je suis sorti de ce second visionnage complètement fan de l’univers, de la musique, du casting et ma foi, même de l’intrigue. Je ne l’avais vraiment pas vu dans les bonnes conditions la première fois, et ça change tout dorénavant.

Concrètement, je savais en faisant play à quoi m’attendre et ça n’a pas manqué : j’ai trouvé que l’épisode avait ses longueurs et prenait trop son temps. C’est autour de la manifestation pendant la cérémonie que j’ai trouvé que ça commençait à traîner en longueur… mais en même temps, à ce stade-là, j’étais à nouveau happé.

Que dire de cet épisode ? La première scène est toujours aussi bouleversante que la première fois, déjà. Ensuite, j’ai beaucoup plus accroché à la manière dont le personnage principal était présenté. Pourtant, je connaissais déjà le « rebondissement » final nous révélant l’identité de sa femme, mais ça m’a quand même bien plu de voir comment tout ça était monté. Les indices sont flagrants, j’ai du mal à comprendre comment j’étais passé à côté la première fois : clairement, je n’étais pas à fond dedans.

J’ai encore un peu de mal avec certains partis pris de la série, notamment le manque d’explications qui nous sont fournis sur certains points (pas les disparitions, ça, je n’attends pas de réponse) et l’hyper-sexualisation des ados, du perso principal, de tout le monde. Je ne vois pas trop ce que ça sert dans l’histoire, pour le moment.

Je l’ai dit plus haut, mais ce qui m’obsède le plus après visionnage de ce pilot, c’est la musique. Et, il faut bien l’avouer, la peur du spoiler. J’espère que je ne me ferai pas trop avoir !

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Épisode 2 – Penguin One, Us Zero – 15/20
Cet épisode a réussi à me dérouter à peu près autant que mon premier visionnage du pilot, et je ne sais toujours pas à quoi m’attendre avec cette série qui semble suivre des pistes bien différentes. Elle sait où elle va, c’est sûr, mais ce n’est pas dit que moi je le sache. J’ai eu un peu plus de mal à accrocher, pour le coup.

Dès le début, cet épisode m’a quelque peu perdu, et j’ai fait pause pour retourner au menu vérifier que j’étais bien sur le bon DVD. Une nouvelle intrigue est donc introduite, et c’est étrange vu le nombre d’intrigues qu’on avait déjà dans le pilot. Dans le même genre, il y a des ramifications surprenantes qui se font entre les personnages dans cet épisode. Généralement, ce genre de révélations se fait dès le départ, ou plus tard. Dans l’épisode 2, c’est à en perdre le fil !

De cet épisode, je retiens quand même des intrigues pour sauver le reste. Pour l’instant, j’accroche bien à Meg, contre toute attente, et au côté psychologique que « l’ami » de Kevin apporte à la série. S’il n’est probablement pas imaginaire, la révélation « qu’ils » ont envoyé quelqu’un pour aider Kevin fait un peu froid dans le dos pour la santé mentale du héros.

En revanche, j’ai énormément de mal avec l’intrigue de la première scène de cet épisode et avec l’intrigue des adolescents. Le problème, c’est que je sais que ça va forcément former un tout et que je ne peux pas me permettre de décrocher de certaines intrigues et pas des autres… Bref, c’est pas bien malin de ma part, quoi.

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Épisode 3 – Two Boats and a Helicopter – 19/20
Cet épisode a absolument tout, mais genre vraiment tout, pour que je ne l’aime pas, et pourtant j’étais scotché à mon écran pendant toute la durée de l’épisode… Vraiment, la série me plaît beaucoup maintenant que j’ai compris qu’il fallait m’attendre à ne pas savoir à quoi m’attendre, en fait. Et puis, cet épisode commence à tisser la toile des réponses, offrant la possibilité aux théories, alors c’était génial.

Comme pour le deuxième épisode, j’ai compris que l’introduction allait encore nous envoyer assez loin des préoccupations premières de la série… avant de voir que nous n’étions pas si loin. De toute manière, la préoccupation première de la série n’est en fait pas les personnages mais bien la société qui est parti en vrille lors du « 14 ». Les 50 minutes de l’épisode sont là pour nous montrer la crise de foi que traversent les gens, et c’est assez efficace.

Finalement, la disparition de 2% de la population a précipité la chute de popularité de l’Eglise et cet épisode nous présente un prêtre qui a quasiment tout perdu. J’ai aimé la construction de l’épisode qui nous fait comprendre peu à peu les éléments mis en place dès le départ, que ce soit les affiches accusant les disparus de crimes ou le retour à la première scène du pilot dans un rêve/souvenir du prêtre. C’est efficace.

Tout est déconstruit, et ça oblige à s’accrocher à l’épisode pour bien tout comprendre, pour remettre en place les pièces du puzzle et, finalement, pour avancer un peu dans les théories. Il y a clairement quelque chose qui est en train de se tisser autour des animaux, et dans cet épisode-ci, c’était avec les pigeons. J’ai bien ri, étant moi-même à me battre avec un pigeon pour le faire sortir de mon immeuble la veille de l’épisode. C’était un signe !

Bon, en tout cas, j’ai adoré l’épisode, auquel je ne reproche qu’une chose : l’absence des personnages qu’on connaît le mieux. En même temps, ceux qu’on connaît déjà prennent cher dans cet épisode et le prêtre finit par être un personnage vraiment attachant lui aussi, alors qu’il est généralement le type de personnage que je déteste. Si on comprend assez vite qu’il va tout perdre malgré les signes divins et sa victoire improbable au casino, j’étais trop à réfléchir à la série dans son ensemble pour voir la claque finale arriver. Et ce fut une claque efficace de voir tous ces gens en blanc, qu’il a aidé malgré tout, lui racheter l’Eglise et en virer ses affaires. Bref, j’accroche vraiment beaucoup à la série.

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Épisode 4 – B.J. and the A.C. – 15/20
Voilà, c’est le moment où je comprends que comme dans beaucoup de séries, je n’accroche pas tellement au personnage principal finalement. Heureusement que j’aime bien la thématique de la série, qui est tout aussi principale, si ce n’est davantage, parce qu’autrement, je pense que j’aurais du mal à tenir la vingtaine d’épisodes qu’il me reste encore.

Décidément, les scènes d’introduction de cette série sont faites pour être marquantes… et ça fonctionne plutôt pas mal à vrai dire. Ainsi, on débute cet épisode avec un montage sur la fabrication des poupées de bébé et on enchaîne jusqu’à ce que ce poupon devienne Jésus et ne soit volé de la crèche de Mapleton. Cela nous lance une intrigue à laquelle j’ai eu beaucoup plus de mal à accrocher que sur les premiers épisodes. Je sais bien que c’est la majorité de l’épisode qui est porté par celle-ci, mais heureusement, il y avait aussi de meilleures intrigues – j’ai eu espoir d’en apprendre plus sur la situation de Matt en fin d’épisode, mais finalement non, et c’est frustrant.

J’accroche de plus en plus à l’histoire des Guilty Remnants qui est finalement la meilleure trouvaille de la série : si on ne comprend pas grand-chose à leurs motivations, ils exercent une certaine fascination qui fait revenir auprès d’eux tout en faisant en sorte qu’on les déteste. La scène finale où ils volent les photos en plein Noël, j’étais scandalisé franchement (alors qu’au départ, j’ai pensé qu’ils allaient voler les cadeaux, ce qui aurait été probablement pire pour les gens qui peuvent toujours réimprimer certaines photos j’imagine…). L’angoisse n’empêche, vu le contexte !

Autrement, on suit les personnages de Tom et Christine, mais je ne comprends toujours pas bien qui ils sont ou leur intérêt dans la série, donc j’ai eu du mal à être concentré, je le reconnais. À l’inverse, j’ai adoré la scène où Laurie débarque pour les papiers du divorce. C’est l’angoisse, tout comme sa réaction vis-à-vis du cadeau de sa fille.

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Épisode 5 – Gladys – 16/20
Je pense que j’ai eu trop d’espoir en voyant le titre de cet épisode. Je me suis douté que ça allait insister sur la partie de l’intrigue que je préfère, malheureusement, ça n’a pas été l’unique chose traitée et ça me laisse avec plus de questions que de réponses. Je pense de toute manière que la série n’est pas spécialement là pour apporter des réponses, alors il faudra m’en contenter.

Comme d’habitude, la scène d’introduction est particulièrement marquante avec le kidnapping de Gladys, l’une des Guilty Remnants que l’on connaît le mieux. Alors que le premier montage fait en sorte qu’on déteste vraiment cette secte, la suite nous force à reconsidérer un peu les choses, avec Gladys qui se fait attacher à un arbre et est tuée par ses agresseurs lui lançant des pierres en plein visage. Quelle horreur ! Même parler (ce qu’elle finit par faire !) ne permet pas de la sauver…

Je m’attendais à ce que le reste de l’épisode suive l’enquête de Kevin, mais ce n’est pas tellement le cas puisque personne n’a vraiment envie qu’il mène l’enquête, qu’un couvre-feu soit instauré ou qu’il se passe quoique ce soit en fait. C’est assez logique, mais ça me laisse perplexe quand le corps de Gladys est finalement brûlé sans enquête en fin d’épisode… Je ne trouve pas ça beaucoup mieux de savoir qu’un agent propose à Kevin de nettoyer la ville de sa secte, c’est louche.

Une intrigue tout aussi louche est celle des chemises blanches de Kevin, que je ne suis pas sûr d’avoir bien comprise. Dans le même genre, je n’ai pas tout compris au personnage de Patti qui isole Laurie pour lui parler. C’était tellement étrange comme sorte de test (j’imagine que c’est un test ?). C’est en tout cas efficace, et la scène du sifflet à la fin est prenante. Pauvre Matt, il pensait pourtant bien faire. Finalement, cette série est compliquée à suivre parce que tout n’est pas bien explicité ou clair, mais franchement, elle a des moments super prenants…

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Épisode 6 – Guest – 20/20
Oh lala, cette musique, comment voulez-vous résister ? Cet épisode se concentre enfin sur l’un des personnages que je trouvais le plus énigmatique et que j’avais le plus envie de connaître davantage. Et comme on passe tout l’épisode avec, ça fonctionne extrêmement bien. Je suis bien content d’avoir vu cet épisode : il donne des réponses et fait avancer les choses de manière sympathique, sans oublier les émotions nécessaires pour que ça soit poignant.

Cet épisode se concentre donc sur Nora, avec une introduction un peu moins marquante que d’habitude. Il est évident qu’elle est encore en plein deuil de sa famille. Elle refuse de changer de routine, alors même qu’elle a changé de boulot. Ce dernier m’avait beaucoup intrigué dans les épisodes précédents, alors je trouve ça bien d’enfin avoir quelques informations supplémentaires sur les tests qu’elle fait passer aux gens et qui sont un moyen d’obtenir de l’argent des assurances – et un moyen pour les assurances de ne pas en donner en décourageant les gens, surtout.

L’approfondissement du personnage de Nora était nécessaire, parce qu’elle était cette sorte de personnage de l’ombre, toujours frustrée, jamais satisfaite, qui planait sur la série tout en flirtant avec le personnage principal. J’ai aimé ses deux scènes avec Kevin, d’ailleurs. Le double divorce des personnages fonctionne très bien et je trouve qu’on comprend bien pourquoi ces deux-là se rapprochent, par la force des choses en quelque sorte. Cela ne fait pas de mal d’avoir de quoi shipper un peu dans une série aussi lourde.

Voir aussi : Performance de la semaine – Carrie Coon (#61)

Oui, lourde, c’est un bon qualificatif pour la série – et pour cet épisode. Il y est très clairement question du deuil, de la difficulté de tourner la page, de l’improbabilité de ce qui arrive à Nora, de la manière de dépasser ses émotions. Franchement, j’ai trouvé le tout très solide et la performance de l’actrice est tout bonnement incroyable, surtout lorsqu’elle craque en fin d’épisode. Et ce passage dans les couloirs d’une convention où on lui vole son identité ? Tellement crédible.

Les scénaristes font du bon boulot pour que l’on comprenne que Nora ne va pas bien et n’a pas été bien depuis le 14 : ça se voit avec la nana qu’elle retrouve aux toilettes, ça se voit avec le baiser qu’elle donne au type en cire. Franchement, j’ai aimé cette manière de la confronter à ce qu’elle renvoyait aux autres et qui expliquait pourquoi on lui mentait à la question 121 en répondant toujours oui.

Forcément, la conclusion, je m’y attendais : elle repose la question 121 après être rentrée chez elle, et la question 121 n’est pas celle que je pensais. Elle obtient son premier non. Non, les partis ne sont pas dans un meilleur endroit. Ouille. Tout allait tellement mieux dans sa vie, et voilà qu’elle se retrouve confrontée à un nouveau choc, finalement.

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Épisode 7 – Solace for Tired Feet – 15/20
C’est un épisode sur deux cette série, en fait. J’ai trouvé l’épisode beaucoup moins prenant, et pas seulement parce que j’aime moins le personnage mis en avant : c’est un tout, je trouve les scènes moins marquantes et elles me resteront moins longtemps en tête. C’est comme ça, que voulez-vous, il faut de moins bons épisodes pour en avoir des excellents, j’imagine.

Le problème, c’est que pour faire une critique de ce genre d’épisode, ce n’est pas simple. Je n’aime pas le personnage de Kevin plus que ça, même si je reconnais que l’acteur est très bon. Dans l’ensemble, l’épisode est bien, je ne dis pas, mais dans le détail, ça manque de moments où l’on se sent vraiment impliqué en tant que spectateurs. Les moments les plus importants semblent même ne pas être là finalement : la soirée où Kevin recueille le chien, le moment où son père quitte l’hôpital ou encore l’accouchement en fin d’épisode, tout se fait sans nous.

Pour le reste, il se passe des choses quand même, avec cette fille que je trouve de plus en plus stupide à chacune de ses scènes, avec une tension qui augmente entre les Guilty Remnants (excellente première scène) et le reste du monde, avec des personnages aux intentions légèrement plus évidentes désormais qu’on les connaît mieux.

Il n’empêche que j’ai eu l’impression que cet épisode avançait vite d’un coup sur plein d’intrigues, notamment la maire ou la relation entre Kevin et Nora. Les six premiers épisodes avançaient tout doucement, et là, tout d’un coup, bim bam boum il se passe plein de choses. C’est étonnant comme rythme, mais il fallait bien mettre en place le cadre complexe de la série aussi avant d’en arriver là, j’imagine.

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Épisode 8 – Cairo – 18/20
Marrant comme chaque fois que j’ai l’impression de progresser et d’avancer vraiment dans la compréhension de cette série, les scénaristes trouvent toujours un moyen de me prouver que je suis passé à côté de quelque chose dans leur plan général. Cela est excellent pour cet épisode qui réussit à surprendre grâce à ça, et grâce aux mystères précédemment introduits.

J’ai eu beaucoup de mal, une fois de plus, avec la fille de Kevin, même si j’aime bien le rebondissement final la concernant. Je pensais que ce serait le cliffhanger de fin de saison ce regard échangé avec sa mère, parce qu’on le voit venir depuis quelques épisodes tout de même. Je suis curieux de découvrir ce que la série va proposer comme suite à cette intrigue, maintenant, et j’aimerai en comprendre plus concernant le personnage d’Aimee aussi, mais c’est peut-être beaucoup en demander.

Du côté de Kevin, on continue sur ses mystérieuses amnésies et nuits bizarres, mais on progresse véritablement avec la révélation qu’il en est arrivé à enlever une des Guilty Remnants. Admettons. On voit que son ami parle lui aussi à des gens qu’on ne voit pas, comme le grand-père, et il se dit ange gardien. Je suis tellement intrigué par tous ces mystères. Je sais pourtant que c’est le genre de mystère qui n’appellera probablement pas une réponse claire et précise – le but de la série est de nous faire réfléchir, pas de nous fournir des réponses ; je l’ai compris dès le pilot.

D’ailleurs, c’est probablement ce qui m’avait fait un peu peur, j’imagine. En attendant, on se retrouve donc avec des réponses sur les motivations de cette secte, raisons qui restent floues mais qui justifient au moins les habits blancs et leur volonté d’être un souvenir constant de ce que tout le monde a perdu. J’aime l’idée de cette secte depuis le départ, de toute manière. En revanche, je n’ai pas réussi à cerner le personnage interrogé dans cet épisode.

Elle nous révèle quand même que Gladys était d’accord pour mourir, alors que franchement, quand on a vu la scène, ça ne semblait pas être le cas du tout : elle était assez inquiète au départ quand même, et elle a supplié pour que ça s’arrête. C’est étrange comme révélation, mais plus que le suicide final qui laisse Kevin dans une marre de sang… Quant à Nora, je me demande pourquoi elle ne s’est pas précipitée chez Kevin en trouvant le flingue sur le lit de la chambre d’enfants, mais bon.

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Épisode 9 – The Garveys at Their Best – 18/20
Surprenant, mais prévisible ; inattendu, mais attendu, cet épisode était nécessaire pour le bien de la série et permet de mieux cerner l’ensemble des personnages. S’il apporte de nouveaux mystères et des questions, il répond aussi à certaines interrogations posées depuis le pilot, et c’en est presque dommage que les scénaristes aient pris tant de temps à le proposer.

Bien sûr, je me suis laissé avoir par la scène d’introduction, comme à peu près tout le monde j’imagine. Le retour au mois d’octobre où tout est arrivé, c’est une idée bienvenue car elle permet de redécouvrir les personnages sous de nouveaux aspects – il n’y a bien que Jill pour rester chiante quoiqu’il arrive. J’aurais aimé que l’épisode soit construit différemment en revanche, parce qu’on attend la scène finale tout l’épisode. J’aurais aimé l’avoir en milieu d’épisode pour savoir comment les personnages réagissaient juste après l’évènement traumatique… je ne vois pas comment on peut s’en tirer sans séquelle psychologique, effectivement, et je n’imagine pas l’angoisse de devoir appeler aussi les proches.

Le plus surprenant dans cet épisode, c’est définitivement le dernier plan qui n’annonce pas explicitement (mais est tout de même clair) la disparition du bébé sur l’échographie. Perdre une partie de soi comme ça, je pense que ça doit être encore plus perturbant que la disparition subie par Nora. Concernant cette dernière, j’ai adoré la voir finir son rouleau de sopalin, un très joli clin d’œil à l’épisode 6 où elle changeait le rouleau une fois qu’elle allait mieux. Maintenant, on sait pourquoi.

En fait, c’est un clin d’œil parmi beaucoup d’autres et c’est ce que j’ai le plus apprécié dans cet épisode : les intrigues proposées sont banales à souhait – voire même un peu trop si on enlève l’évènement SF qui donne tout son sel à la série – sauf qu’elles sont pleine de petits détails sans importance qui font écho à ce que l’on a vu avant, et qui se passera après.

C’est une pièce manquante du puzzle assez importante qui est donc donnée dans cet épisode, et ça permet de beaucoup mieux cerner tout le monde, tout en enrichissant certains dialogues passés aussi (notamment celui où Kevin avouait à Nora avoir trompé sa femme une fois, par exemple). Et maintenant qu’on connaît mieux les personnages, on peut aborder plus sereinement l’épisode final.

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Épisode 10 – The Return of the Prodigal Son – 19/20
J’ai conscience que c’est totalement paradoxal, mais cet épisode n’est pas leur meilleur alors qu’il possède le meilleur rebondissement de la saison. Le problème, c’est qu’on nous le vend dès le début de l’épisode pour n’y revenir que beaucoup, beaucoup plus tard et ça créé un certain problème de rythme. Enfin bon, c’était excellent quand même.

Le twist en question ? Les Guilty Remnants prennent le temps de faire revenir chacun des disparus, ce dont on se doutait depuis qu’on avait vu l’Eglise être remplie de corps et après l’épisode 6 où Nora avait découvert ces statues de cire. Là encore, c’est la performance de l’actrice interprétant Nora qui est à souligner, mais je l’ai déjà mise en performance de la semaine dans l’article d’hier. J’ai vu dans les commentaires qu’elle faisait l’unanimité, et je comprends bien pourquoi.

Seulement, avant d’y revenir en fin d’épisode, on doit en passer par les états d’âmes et les rêves confus de Kevin qui cassent le rythme de l’épisode. J’aime voir qu’il se tourne vers le prêtre que j’apprécie pour se débarrasser du corps de Patty, mais je n’ai pas bien aimé la longueur que ça prenait sur le reste de l’intrigue. Son rêve rajoute vraiment à la confusion ambiante sur la série et la raison de la disparition de ces 2% de la population mondiale.

En plus, il est mêlé à l’autre intrigue de la saison à laquelle je n’ai pas accrochée, celle de Tom et Christine. Cette dernière disparaît en abandonnant son bébé qui se retrouve en toute fin d’épisode sur le porche de Kevin, mais avant ce cliffhanger, on assiste à une conclusion d’intrigue quelque peu bâclée. Kevin et Matt finissent par rentrer en ville pour mieux y découvrir le chaos qui y règne. J’ai aimé voir cette scène où évidemment les gens normaux s’en prennent aux Guilty Remnants qui les replongent dans le cauchemar du 14. Et la maire est bien désemparée cette fois. Pas faute de l’avoir prévenue maintes fois !

Les scénaristes jouent la carte de l’émotion dans cette fin de saison en mettant en danger Jill. Je déteste son personnage, mais j’étais triste de voir ses parents fous d’inquiétude, et le cri étranglé de la mère était magistral aussi. Les acteurs sont excellents de toute manière, ils l’ont tous prouvés. Comme souvent avec ce genre de séries, il est difficile de savoir si ce sont eux qui sont brillants ou si c’est l’écriture qui fait tout.

En tout cas, la fin de saison est claire : la mère et le fils sont réunis d’une part, Kevin et Jill de l’autre. Ils retrouvent leur chien, parce que maintenant c’est leur chien, et Nora, qui a elle-même trouvé un bébé alors qu’elle s’apprêtait à partir. Bon, évidemment, je savais déjà qu’elle serait en saison 2 alors je n’ai pas eu très peur de sa lettre qui commence comme une lettre de suicide avant d’annoncer son départ de la ville. Finalement, on finit la saison sur une famille complètement dysfonctionnelle – et sans savoir plus d’Aimée, tiens.

Bizarrement, j’ai trouvé que ça fonctionnait bien comme fin de saison… mais aussi comme fin de série. Cela dit, ne vous inquiétez pas, je continue la série dès que possible, parce que son écriture est solide et cette saison est une sacrée démonstration de la puissance des ramifications possibles dans une même intrigue !

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EN BREF – Je suis passé à côté de cette pépite pendant des années, et je ne comprends pas pourquoi. J’ai enchaîné la saison 1 en moins d’une semaine, forcément, et sa musique m’obsède à peu près autant que les prestations d’acteurs brillantes que l’on y trouve. Certes, la série n’est pas à mettre dans les mains de tout le monde et certes, il faut éviter d’être en dépression quand on la commence (encore que, peut-être qu’on y puise une certaine forme de force quand on se pense au fond du gouffre ?), mais c’est un véritable bijou.

Le niveau est inégal d’un épisode à l’autre, tous les personnages ne se valent pas, mais les messages, les réflexions et l’impact que proposent cette série sont magnifiques… Je suis content de pouvoir enchaîner les épisodes, je ne sais pas si j’aurais tenu l’attente trop longue (et pourtant, chaque épisode a besoin d’être digéré pour être apprécié à sa juste valeur – et pas uniquement parce que je mange devant, promis).

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Les meilleures nouveautés printemps/été 2019

Salut les sériephiles,

Je vous jure que ce n’est pas fait exprès, mais je crois que le dimanche va devenir mon nouveau jour de prédilection pour publier les TFSA. En fait, j’aurais dû l’écrire vendredi soir en rentrant du travail cet article, mais j’ai eu une soudaine envie d’aller au cinéma, comme je le disais dans un article hier sur La Vie scolaire. Bref, c’est avec un peu de retard que je me penche sur le thème proposé par Tequi cette semaine, qui est assez classique : les nouveautés Printemps/Été 2019 ! La tâche était facile car j’ai eu pas mal de coups de cœur depuis le mois de mars…

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  1. In the dark (CW)

Eh oui, elle est considérée comme une série de printemps, alors elle a sa place ici, même si ça fait déjà quelques mois qu’elle est terminée. Si la série n’invente rien et ne révolutionne pas grand-chose, j’ai adoré découvrir le personnage de Murphy, une jeune aveugle témoin d’un meurtre. Pas évident d’être témoin quand on ne voit rien et que le cadavre disparaît. La saison 1 était très sympa, j’ai beaucoup accroché à certains personnages (Jess et Felix notamment) et l’intrigue fonctionne bien. Hâte de découvrir la saison 2 !

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  1. Grand Hotel (ABC)

Le guilty pleasure que j’ai attendu pendant plus d’un an est totalement à la hauteur de ce que j’en espérais. C’est une série estivale très réussie et que j’ai suivi avec beaucoup de plaisir depuis le mois de juin, même si le soleil n’était pas toujours au rendez-vous pour mon visionnage. C’est un soap avec ses dramas familiaux et ses secrets plus ou moins bien gardés, couverts par tout un tas de mensonges. Par conséquent, c’est addictif et avec pas mal d’humour. Une réussite, quoi !

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  1. Trinkets (Netflix)

Cette série, je l’ai découverte par hasard la veille de sa diffusion et je me la suis engloutie en une seule soirée tellement j’ai accroché à l’histoire proposée. C’est une série pour ados, avec plein d’humour, d’excellentes répliques et des actrices vraiment douées. En plus, son histoire à la Bling Ring a attisé rapidement ma curiosité, alors elle a eu tout bon et pourrait presque être première ici. Il aurait fallu pour ça plus d’épisodes… ou que ce soit mieux réparti dans le temps, je ne sais pas trop.

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  1. Why Women Kill (CBS All Access)

Zéro promo pour cette série qui est un pur boulet de canon. C’est bien simple, Marc Cherry réinvente Desperate Housewives en lui ajoutant un petit twist avec trois histoires se déroulant sur trois décennies différentes, ce qui n’empêche en rien les parallèles et la création d’une histoire cohérente formant un tout. L’humour est mordant, les répliques bien senties, le casting impeccable. En fait, comme pour les précédentes, j’ai l’impression d’avoir misé sur des séries funs qui ne sont pourtant pas officiellement des comédies depuis le mois de mars. En même temps, puisque ça fonctionne, j’aurais tort de m’en priver !

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  1. Euphoria (HBO)

Et je termine par mettre en numéro 1 cette série qui a pourtant mis du temps à me convaincre. C’est qu’il fallait rentrer dans le concept pour vraiment l’apprécier. Une fois que c’est fait cependant, il est dur de ne pas avoir envie de la qualifier de série de l’année. Dès les premières secondes, on est plongés dedans et j’ai trouvé dur de décrocher ; à chaque fois, j’étais à fond dans les épisodes – même quand j’avais encore du mal avec ce que la série proposait. Finalement, son commentaire acide de la jeunesse de nos jours, avec malgré tout un côté prévention/éducation inattendu, est une pure réussite. J’attendais impatiemment les lundis soirs pour découvrir les nouveaux épisodes, et j’ai fini par adorer (détester) tous les personnages !

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Voilà donc pour moi, même si je ne peux pas non plus faire l’impasse sur la mini-série Chernobyl que je me suis également dévorée en une nuit. J’ai adoré, mais avec seulement cinq épisodes et un ton/rythme radicalement différent des autres, je n’ose pas trop la classer au même rang que les précédentes. En tout cas, une fois de plus, la mi-saison s’est avérée pleine de séries que j’adorais !

Euphoria – S01E08

Épisode 8 – And Salt the Earth Behind You – 17/20
De semaine en semaine, on s’est dirigé vers une fin bien triste, avec une violence psychologique toujours bien prenante et plus écrasante. Cet épisode ne trahit pas la saison, même si son écriture est très certainement différente des sept premiers volets de cette histoire. Qu’importe de toute manière, les personnages sont attachants alors on veut savoir la suite quoiqu’il arrive. C’est une fin de saison réussie, avec des images qui marqueront pour un moment… Maintenant, RDV en saison 2 pour le fin mot de l’histoire – et la suite.

> Saison 1


Spoilers

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If you ever fuck with them again, I’ll destroy your life.

C’est déjà la fin de saison ? C’est fou comme c’est passé vite huit épisodes. Bon, il faut dire aussi qu’il y a eu des épisodes où je n’aimais pas encore la série, mais quand même. Cet épisode laisse de côté les débuts que j’aime tant pour se concentrer sur le séjour de Rue à l’hôpital. On essaie de lui donner du Vicodin, qu’elle refuse heureusement, et la voix off finit par nous informer que l’hôpital est un endroit qu’elle adore, parce qu’elle peut y vivre sans avoir la moindre responsabilité et avec des gens aux petits soins avec elle. Alors, certes, mais c’est pourtant horrible les hôpitaux. C’est parce qu’elle est adolescente qu’elle dit. C’est aussi parce qu’elle reçoit la visite de Jules, évidemment.

La série reprend ensuite dans la chambre de Jules où elle s’amuse à relooker Rue et à la maquiller à sa manière, c’est-à-dire de manière exubérante mais bien trop jolie malgré tout. Elle en profite pour lui raconter sa nuit en boîte et au lit avec l’amie de son amie, et même si elle ne dit rien, Rue est un peu jalouse, ça se voit sur son visage. Et pour en arriver au générique, on a le droit à un bon fantasme de Rue différent de ce qu’on attendait : elle s’imagine brûler et tuer Nate.

Après ça, on retrouve la mère de Rue en réunion dans un centre de détox, à lire une lettre écrite pour Rue sur les ravages de la drogue. La chronologie n’est pas bien claire dans cet épisode, mais l’idée est d’avoir une voix off différente pour le montage qui voit tous les personnages se préparer pour le bal de promo.

Celui-ci sort clairement de nulle part, mais admettons : c’est sympa de voir les préparatifs de chacun, comme dans toutes les séries américaines. Et la voix de la mère de Rue sur les difficultés d’être parents fonctionne bien dessus, surtout quand tous les adolescents se mettent à boire. Tous, à l’exception de Fez, encore chez lui bizarrement, mais à prier et préparer son flingue. Oula.

Au bal de promo, l’ambiance ne fait pas vraiment rêver, avec toutes les adolescentes principales réunies autour d’une table pour jouer la carte de la nostalgie et du « on s’en souviendra quand on aura 40 ans ». Soit. Elles étaient bien drôles aussi à commenter toutes les soirées ensuite, quitte à bitcher un peu.

Il est à noter surtout que Jules reçoit des messages photos de sa nouvelle copine, ce qui rend Rue complètement jalouse, particulièrement quand Jules s’enferme dans les toilettes. On a droit à un super plan sur les toilettes des filles, aussi, nous expliquant pourquoi ça prend de temps pour elle d’y aller, avec à peine une personne sur cinq qui pisse dans les cabines, hein.

Jules est rejointe par Rue dans les toilettes en tout cas, et elle lui demande de l’embrasser… mais Rue n’ose pas malgré tout. Il faut dire qu’elle n’a pas exactement le consentement de Jules qui s’amuse à ne pas lui donner. Et du coup, elles quittent les toilettes pour aller danser à la place.

Pendant ce temps, Nate se pointe au bal avec un rencard encore plus vulgaire que Madi, il faut le faire, mais il a littéralement la main sur le cul de celle-ci. Un flashback nous montre que la relation Nate/Madi est toujours aussi tordue : il a été incapable de garder une érection assez longtemps pour coucher avec Madi, à qui il a préféré reprocher de trop parler, avant de s’énerver contre elle quand elle l’a dit gay. Forcément. En repartant, elle vole dans un livre de Nate le DVD montrant son père ayant une relation avec un mineur, et elle tombe au passage sur le père. Quant à Nate, il finit sous la douche, à se masturber.

Et au bal, il est donc avec une autre cheerleader, pour faire chier Madi, qui décide de se venger avec un autre type. La scène de danse qui suit est excellente, surtout quand Jules et Rue rejoignent aussi la piste de danse. C’est un épisode qui se regarde et qui est drôle à voir pour tous les mouvements de danse, vraiment.

Cette fin de saison doit aussi gérer la relation Kat/Ethan, avec Kat qui prend la décision de s’excuser auprès d’Ethan. Elle a voulu le faire souffrir à la hauteur de ce qu’il aurait pu la souffrir. C’est top, parce que ça finit bien pour ce couple, avec un Ethan très patient et une Kat qui n’a pas fini de se culpabiliser de ce qu’elle a fait. Et alors qu’eux s’embrassent, Lexi finit en gueule de bois à demander à Cass comment elle choisit les personnes qu’elle veut embrasser. Rien que ça.

Puisqu’on parle de Cassie, l’épisode s’éloigne aussi du bal de promo pour nous montrer les conséquences de son intrigue de grossesse ; à savoir la gestion de l’avortement, en famille avec sa mère et sa sœur. Malgré leur présence, Cass doit quand même faire face seule au questionnaire sur les antécédents familiaux, et c’est violent psychologiquement. Artistiquement, c’est une vraie réussite, avec une reprise de « My body is a cage » toute lente et des images de Cass faisant du patinage pendant la procédure.

La série aborde directement le sujet, mais pas visuellement : les quelques plans sont choisis sont toutefois très marquants eux aussi. Et tout ça se fait en parallèle de l’intrigue de Fez qui enfile une cagoule et s’introduit dans une baraque pour voler de l’argent, histoire de pouvoir rembourser ses dettes j’imagine. Seulement, l’homme qu’il braque ne se laisse pas faire, même si son fils les regarde : il sort un flingue lui aussi pour s’attaquer à Fez qui garde le dessus malgré tout et tabasse le père, devant le fils.

Il s’enfuit ensuite, quand même marqué parce qu’il vient de faire, puisqu’il doit rentrer chez lui pour payer Mouse, qui souligne son retard évidemment. Restera à voir l’an prochain si le paiement aura été accepté sans conséquence par Mouse… J’espère quand même.

Bon, il faut quand même revenir sur le fil rouge de la saison : l’intrigue Jules/Nate. Quand elle voit Nate s’isoler, énervé par Madi, Rue prend la décision de le suivre pour le menacer. Oui, oui, le menacer. Elle lui demande de laisser en paix Jules et Fez, s’il ne veut pas qu’elle aille dénoncer son père à la police. Il lui fait donc comprendre qu’elle n’a pas toutes les cartes en main et lui annonce gentiment que Jules ne se souviendra même pas d’elle dix ans plus tard. Sympa le Nate, toujours. En réponse, Rue passe un peu plus de temps en extérieur avec Jules. Elle lui annonce son envie de se barrer de la ville, avant d’enfin l’embrasser ; un vrai baiser de cinéma.

Comme c’est le bordel dans la chronologie, on assiste aussi au dernier match de lycée de Nate, et on y revient deux fois dans l’épisode, pour le voir d’abord quasiment perdant et ensuite tout fier de lui… pourtant, son père n’est pas ravi, et il a raison : il a gagné, certes, mais en solo, sans se préoccuper de l’équipe. Le problème, c’est que son père lui fait la morale alors que Nate est simplement en caleçon, alors Nate en profite pour aller au conflit avec son père.

Il s’approche de lui, comme pour l’embrasser, puis le frappe, mais ça finit mal pour lui avec son père ayant le dessus sans mal, à deux reprises. La scène est une fois de plus bien violente et un rien traumatisante, avec Nate qui finit par hurler et s’éclater la tête contre le sol, à plusieurs reprises, alors que les images font vraiment penser à un viol, même si son père n’est pas incestueux. Par contre, la série n’oublie pas de nous rappeler de quoi il est question, avec un gros plan sur le tiroir des DVDs, puis avec Madi qui a visionné la vidéo du père de Nate.

Malgré tout, au bal, celle-ci accepte de danser avec Nate, en larmes. Elle sait qu’elle ne devrait pas être avec lui, mais elle ne parvient pas à lui résister. On en a connu des couples dysfonctionnels dans les séries, mais celui-ci se place là quand même. En plus, l’autre cheerleader finit en larmes, forcément. Ce n’est pas la seule à pleurer en fin d’épisode : Jules est convaincue par le plan de Rue de quitter la ville, alors toutes les deux font leur sac et s’apprêtent à prendre le train… jusqu’à ce que Rue se sente finalement incapable d’aller au bout de son idée.

Les larmes coulent, le train s’en va avec Jules et Rue reste sur le quai, même si Jules lui a dit être amoureuse, même si elles étaient un bon couple, même si c’était l’idée de Rue. Elle finit dans un très sale état, forcément, et la série n’est pas des plus sympas avec nous, avec des flashbacks bien sentis sur l’historique de son addiction, de ses relations familiales (avec le deuil de son père et les disputes avec sa mère), de sa vie. Pour le dire à l’américaine, c’est bien fucked up tout ça !

Et Rue est en larmes, complétement déprimée, seule… prête à rentrer chez elle pour se droguer à nouveau. Pff. Je suis vraiment triste pour elle – déçu d’en arriver là après tout ça… Là ? Une ligne de cocaïne, et une souffrance imagée superbement interprété dans une chanson perchée et une chorégraphie nous montrant les malaises du personnage, son envie de se rattacher à sa mère et sa sœur, son slow avec son père, une foule de choristes qui nous montre l’overdose et le suicide du personnage… Sauf qu’il y a une saison 2, et j’espère vraiment qu’elle se fera avec Zendaya.

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EN BREF – C’est une série bien particulière, Euphoria, mais elle est très addictive quand on se lance dedans et qu’on s’attache aux personnages qui ont tous des failles assez importantes. Les épisodes ont une construction vraiment intéressante et un approfondissement psychologique des personnages bien foutu.

La saison en elle-même est assez réussie aussi : l’esthétique y est géniale – c’est peut-être le plus marquant de la série, la voix-off de Zendaya vraiment entraînante, les choix musicaux ambitieux et géniaux. Et puis, l’intrigue globale, malgré ses nombreux détours, fonctionne aussi. Les épisodes sont indépendants les uns des autres, se concentrant sur les personnages tour à tour, mais ils forment un tout cohérent.

La chronologie de la série, surtout dans les derniers épisodes, est vraiment perchée, mais ça n’empêche pas de suivre ce qu’il se passe heureusement. En tout cas, cette saison 1 aura réussi à me convaincre, puis à me fasciner, avec tous ses zooms et ses délires, ses flashbacks et ses apartés, ses montages et ses analyses brutes d’une réalité bien souvent crue. Ce n’est peut-être pas ma vie ni mon genre habituel, mais j’accroche beaucoup, surtout que les acteurs sont tous géniaux. Vivement la saison 2.

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> Saison 1

Stats de la semaine #31

Salut les sériephiles,

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J’ai vu pas mal d’épisodes de séries différentes la semaine dernière et ça m’a permis de publier beaucoup plus d’articles que d’habitude. Et oui, il y en a eu 29 au cours des sept derniers jours, rien que ça ; alors il est temps pour moi de faire le point sur les statistiques du blog, comme chaque lundi. Et comme chaque lundi, vous allez voir que ce ne sont pas forcément les publications les plus récentes qui ont le plus fonctionné, comme quoi, il faut parfois attendre un peu pour qu’un article cartonne. Bref, les articles les plus lus furent :

  1. Station 19 – S02E17 : 86 vues
  2. Station 19 – S02E16 : 59 vues
  3. 365 000 mots plus tard : 55 vues
  4. The 100 – S06E12 : 51 vues
  5. Agents of S.H.I.E.L.D – S06E12-13 : 51 vues

Beaucoup de séries mises en avant cette semaine… C’est dingue, on croirait presque le blog est un blog de critiques d’épisodes dis donc 😉 Bon, s’il faut que je commente tout ça, je pense que tous les fans de la série médicale comprennent ce que Station 19 fiche ici, parce que les épisodes diffusés sur TF1 cette semaine étaient les derniers, mais aussi les plus forts de la série, et accessoirement les meilleurs.

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J’ai presque envie d’en dire autant de The 100 et Agents of S.H.I.E.L.D, normal, puisqu’il s’agit des fins de saison (enfin, il reste encore un épisode de la première). C’est fou, n’empêche, on voit bien que les fins cartonnent toujours plus que le reste : ça fait quelques semaines que la série Marvel me déprimait à être loin derrière et là, paf, fin de saison, ça cartonne et ça détrône même l’article sur les séries les plus hot !

Enfin, cela dit, à ce sujet, je vous rassure, du côté des recherches menant au blog, ça y va : « fanfic lena alex sex », « séries les plus sexe 2018 », « Trinkets couple au lit » (dis donc, il s’agit de mineurs !) « et « série hot » sont les recherches que WordPress m’affiche. Y a pas à dire, l’été fait exploser la libido des internautes apparemment… Pourtant, je n’ai pas particulièrement une ligne éditoriale qui incite à la débauche, moi !

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Bon, après les séries que je regarde, OK…

Du côté des saisons les plus consultées, peu de surprises cette semaine :

  1. Station 19 (S02)
  2. The 100 (S06)
  3. Dear White People (S03)
  4. Euphoria (S01)
  5. Grand Hotel (S01)

Bon, alors, évidemment, Agents of S.H.I.E.L.D ne cumule pas assez de vues pour finir ici, mais The 100, elle en récupère assez pour flirter avec les scores de Station 19. Résultat de recherche d'images pour "dear white people lionel"Ces deux séries-là sont loin devant les autres : Dear White People s’en tire bien elle aussi, mais c’est surtout parce qu’il y a eu un paquet d’articles sur la série ces deux derniers jours avec le Week-end en séries.

Pour le reste, Grand Hotel entre pour la première fois dans le top, mais uniquement parce que j’ai rattrapé et posté les critiques de trois épisodes. La série n’est toujours pas parmi les plus regardées du blog, apparemment. En revanche, Euphoria a de son côté attiré pas mal de lecteurs tout au long de la saison, qui s’achèvera pour moi ce soir (le dernier épisode a été diffusé hier aux États-Unis). HBO a tout compris en la diffusant l’été en tout cas, parce qu’elle est parfaitement dans l’ambiance de débauche évoquée plus haut. La série étant renouvelée, l’été sera chaud aussi l’an prochain !

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Et en attendant, le mois d’août continue cette semaine avec aussi la reprise de Preacher. Promis, je la regarde assez vite pour en faire une critique 🙂

Bonne soirée à tous !