Merry Happy Whatever (S01)

Synopsis : Pour Noël, Emmy décide de ramener dans sa ville natale son copain Matt. Pour la première fois, il va donc pouvoir rencontrer toute sa belle-famille.

Pour commencer, même si j’ai Riverdale à avancer, j’ai décidé de regarder cette série pour tenter de faire genre j’ai à peu près eu des séries dans mon Challenge Séries, même si ce ne sont pas du tout celles qui étaient prévues. Au-delà de ça, j’avais besoin d’arriver à 50 pour mon calendrier de l’avent/top 50… et on est au mois de décembre, alors une petite série de Noël pas prise de tête, ça va me faire du bien ! En plus, elle peut me rapporter des points de Bingo Séries simplement. Enfin, j’en ai beaucoup entendu parler et je regrettais d’être passée à côté l’an dernier.

Bref, beaucoup de mauvaises raisons de commencer cette série… et je n’ai même pas encore évoqué Ashley Tisdale. Voyons voir ce qu’elle donne !

Note moyenne : 16,75/20

S01E01 – Welcome, Matt – 16/20
Sans être exceptionnelle, la série me semble sympathique avec ce premier épisode. Elle ressemble à ce que j’en attendais, mais m’a décroché quelques rires que je ne m’attendais pas à avoir si vite. C’est bon signe, reste à voir si ça se confirmera par la suite. Une fois attaché aux personnages, ça ira peut-être mieux… mais je comprends son annulation. C’est bien pour se mettre peu à peu dans l’ambiance de Noël, cela dit !
S01E02 – Harmony – 15/20
Bon, je pense que la saison va rester sympathique de bout en bout, sans jamais être plus que ça. En même temps, c’est ce que j’en attendais… Alors ça me va parfaitement. Ca me met progressivement dans l’ambiance de Noël et je continue de penser que c’est une bonne idée de proposer une série de Noël pour le mois de décembre… même si rien ne peut vraiment surprendre au sein de celle-ci !
S01E03 – Interference – 16/20
Oh, je suis surpris par la tournure de certaines intrigues et je trouve toute la famille un peu plus attachante dans cet épisode. L’humour prend bien et de nombreux quiproquos sont enfin mis en scène, ce qui aide bien l’épisode. Cela manquait un peu dans les premiers épisodes : je suis un grand fan de séries mettant en scène des quiproquos après tout.
S01E04 – Happy Mall-idays – 16/20
Vraiment la série est de qualité très constante et fait un bon divertissement peu prise de tête en ce mois de décembre. Je regrette de ne pas l’avoir vu l’an dernier, mais j’ai bien fait d’attendre d’être de nouveau en décembre pour la voir. Le fait que ce soit une série permet de bien faire le tour de tous les clichés et traditions possibles pour Noël… ça change des épisodes qui expédient tout en trois scènes !
S01E05 – Twas the Night Before the 4th Night of Hanukkah – 18/20
Les différentes intrigues des épisodes précédents se réunissent et culminent dans cet épisode qui parvient très bien à réutiliser un tas de détails pour faire fonctionner l’humour à tous les niveaux. La comédie fonctionne bien et réussit à tirer profit de tout ce qu’elle a dans le ventre pour nous proposer un 24 décembre très sympathique à regarder… mais probablement pas à vivre. Pas grave, nous ne sommes pas de la famille !
S01E06 – Merry Ex-Mas – 17/20
Ben ça alors ! Je n’ai plus envie d’être à Noël, merci la série ! Non, je plaisante, bien sûr, mais pour une série de Noël, je suis surpris par certains choix faits autour de cet épisode. Outre le titre qui spoile un peu trop à mon goût, et même si on sait que tout sera réglé d’ici la fin de la série dans deux épisodes (c’est trop court !), c’est étonnant de voir une série de Noël prendre cette direction pour un 25 décembre.
S01E07 – Christmas Break – 18/20
Cet épisode est une vraie bonne surprise, parce qu’il a réussi à me décrocher de vrais éclats de rire. Peut-être que j’ai regardé les précédents trop vite, d’une traite, et que ça m’a empêché d’être vraiment à fond dedans contrairement à ce que je pensais. L’attente entre les épisodes donne envie de revenir voir les personnages et fait rire bien plus. Les sitcoms familiales comme ça me manquent, en fait, il va falloir que je m’y remette. Quant à l’épisode, c’était assez classique, mais je n’ai pas envie que la série se termine, maintenant !
S01E08 – Ring in the New Year – 18/20
La série précipite quelque peu sa fin, et je trouve ça dommage… Ceci étant dit, cet épisode final fonctionne bien, et c’est une bonne fin de série, alors pas de regret. C’est une bonne série pour ce début de mois de décembre, ça met bien dans l’ambiance des fêtes, j’ai ri un peu et voilà. Peut-être que cet épisode aurait pu y aller moins fort aussi dans le côté mélodramatique pour être vraiment parfait.

Euphoria – S01E09 (spécial)

Épisode 9 – Trouble Don’t Last Always – 20/20
Pour un épisode spécial, c’est un épisode spécial. Le choix est osé, c’est quasi-impossible à critiquer (cela dit, j’essaie quand même), mais c’est, comme toujours avec cette série, parfaitement brillant. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, mais j’ai adoré ce long épisode beaucoup trop court (oui, oui) et les développements qu’il apporte, l’air de rien, loin de tous les champs du possible du cliffhanger de la saison 1. Un épisode improbable, donc, mais réussi, et complètement hors du temps. Comment ça, ça a duré une heure ?

Saison 1Saison 2
> Episode spécial sur Jules


Spoilers

I love talking to you, because we talk about the real shit.

Je ne sais pas comment classer cet épisode exactement dans le chapitrage en saison, mais je viens de découvrir que cet épisode spécial d’Euphoria est en ligne. OCS le nomme épisode 9 de la saison 1… Alors euh, je vais en faire autant. C’est la première partie d’un double épisode, et je n’ai juste pas été capable d’attendre plus longtemps pour le voir maintenant que j’ai découvert qu’il était en ligne. J’avais noté qu’il était pour le 8 décembre, je découvre par hasard sur Twitter qu’il est dispo depuis le 5.

Au moins, ça veut dire que tout ce que je fais pour éviter les spoilers fonctionne bien. Un peu trop, peut-être. Est-ce que j’ai lancé l’épisode sans me remettre en tête tout ce qu’il s’était passé l’an dernier ? Oui. Est-ce que la série ne me le rappelle pas non plus ? Oui. Super. Ce n’était pas utile pour la claque qu’il représente en tout cas.

On retrouve donc Rue toute heureuse en couple avec Jules. Elles ont leur propre appartement désormais et Jules a une présentation importante de ses œuvres. Le paradis ? Il cache une part d’ombre avec Rue qui ne met pas longtemps à se droguer à nouveau. Et c’est à peine fait qu’une transition nous ramène à la Ru qu’on connaît, défoncée avec ses pulls à capuche, tentant de convaincre son parrain qu’elle a tout arrêté. Mouais. Le fantasme était bien mieux, et il nous faisait oublier la crise sanitaire.

Cet épisode manque clairement de sa voix off et ne reprend pas vraiment sur le cliffhanger de l’an dernier, alors c’est étrange. Il s’agit d’une transition entre les saisons, je sais bien, mais ça se fait donc sans lien avec l’épisode précédent. L’absence de lien est totale : nous sommes loin du rythme effréné de la série, puisqu’on reprend sur un épisode d’une heure, nous présentant… une simple conversation entre deux personnages. Il m’a fallu un certain moment pour le comprendre. C’était étrange, mais le tout se passe dans un diner avec un mètre de distance entre les acteurs. Facile.

Il est aussi étrange de regarder cet épisode emmitouflé dans un plaid, alors que j’avais l’habitude de regarder la série en pleine canicule, mais on en est tous là. Qu’est-ce que je suis heureux de retrouver Zendaya, en tout cas !

Oui, la série et son actrice me manquaient, même si c’est bavard et même si je ne suis pas à fond derrière cette idée d’épisode bavard. En vrai, je dis ça, mais ça m’a totalement réveillé de savoir qu’il y avait un épisode. J’étais pourtant parti pour aller me coucher quand j’ai vu passer l’info de cette mise en ligne et… Je n’ai pas tenu deux minutes ma résolution d’aller me coucher.

Les grimaces et les moues de Zendaya me refont ma soirée, et probablement ma soirée. Ah, et ça me fait déjà des points du nouveau Bingo Séries puisque l’épisode a lieu en plein réveillon de Noël (quel meilleur moment pour une réunion avec son parrain des AA ??) et que les personnages sont filmés à travers la fenêtre du restaurant où ils sont pendant plus d’une heure. Allez, on ne va pas se mentir, ce n’est pas un épisode qui se critique comme je le fais habituellement. C’est une conversation. On ne résume pas une conversation comme ça. Tout est fluide, tout est génial et tout… me donne envie d’écouter les personnages plutôt que de prendre des notes.

On découvre en même temps que Rue que le parrain dont j’ai oublié le nom (Ali) s’appelle en fait Martin, et c’était marrant à voir. Avant ça, j’ai aimé sa tirade sur l’addiction qui est une maladie, maladie qui n’est vue comme telle par absolument personne. L’avantage de cette conversation, c’est qu’elle permet de beaucoup mieux connaître ces personnages paumés. Les failles de Rue sont ainsi largement explorées. Je n’ai pas le souvenir que la première saison explorait autant ses faiblesses : ici, il est très clair que la mort de son père n’est toujours pas digérée.

Elle en veut encore à Dieu, quoiqu’elle en dise, et cette conversation déconnectée de tout le reste, y compris de la crise de coronavirus finalement, nous le fait clairement comprendre. Ali évoque aussi, en creux, le Black Lives Matter, inévitablement, et les difficultés à mener des révolutions. Son conseil à Rue ? Croire en la poésie, parce qu’elle est malade et que c’est la seule chose qui lui permettra de rester à la surface. Pfiou. Zendaya. Le talent de cette actrice, putain. Je suis sur le cul, tout simplement. Franchement, Ali est doué comme acteur – meilleur que dans Fear the Walking Dead d’ailleurs – mais il n’est rien par rapport à Zendaya.

La production minimaliste de l’épisode sublime encore plus son jeu d’actrice, je trouve. Oh, minimaliste… Il y a bien un traveling réussi, il y a bien un plan qui rappelle un tableau d’Edward Hopper (Nighthawks), il y a bien la transition de début d’épisode, il y a bien des plans audacieux, ou au moins originaux, et, évidemment, il y a bien un passage musical absolument brillant quand Ali sort fumer et que Rue reçoit un message de Jules avec une chanson qui reflète parfaitement l’état de Rue. Pendant ce temps, ce pauvre Ali galère à parler à sa famille, et notamment sa fille.

L’acteur est peut-être bon, mais je dois vous avouer que je m’intéresse surtout au personnage de Rue. Cela ne surprendra personne, cela dit. J’étais donc content que la série y revienne juste après cet intermède musical digne d’une coupure pub finalement. Rue pose évidemment la question de Jules, de savoir quoi faire de son envie de rencard avec et de couple heureux.

Ali botte étrangement en touche (il y a peut-être à creuser de ce côté-là ?) pour demander conseil à leur serveuse, Miss Marsha, qui est dans sa dix-septième année de sobriété. Elle est de bons conseils, rappelant à Rue qu’il faut se concentrer sur ce qu’elle veut vraiment – guérir. En plus, Jules n’est probablement pas une bonne idée pour Rue, puisqu’elle l’accuse encore d’être responsable de sa rechute, alors qu’Ali souligne avec beaucoup de justesse que, peut-être, avoir de la drogue dans sa chambre n’était peut-être pas une bonne chose pour rester sobre.

Je l’ai beaucoup aimé dans cet épisode Ali, alors que je ne sais plus ce que je pensais de lui avant. Là, il est très clair dans l’analyse de la relation Rue/Jules. Il repère immédiatement le problème qui n’était pas toujours si évident à voir en saison 1 où l’on se laissait facilement emporter par Rue : notre héroïne est amoureuse et elle se monte toute seule un énorme film sur sa relation avec Jules. Cela n’a jamais été une relation de couple, juste des baisers et du bien être qui n’était pas clarifié entre elles.

De toute manière, Rue en revient à la surface de ses problèmes à parler de Jules. Il y a la relation à son père mort, mais il y a aussi la relation à sa mère, qu’elle a menacé avec un bout de verre. Malgré ça, elle n’impressionne pas Ali – et elle lui affirme aussi qu’elle n’a pas fait son tatouage à la lèvre. Elle voit tellement Ali comme une bonne personne qu’elle n’arrive pas à l’imaginer comme quelqu’un de terrible, alors que c’est évidemment le cas : il est quelqu’un de terrible. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’il a deux filles et que, malgré ça, il a tout de même reproduit son schéma familial, à frapper la mère de ses enfants alors qu’il avait passé vingt ans de sa vie à envisager de tuer son père qui frappait sa mère.

Ces personnages sont terribles. Ces personnages sont déprimants. Pourquoi ça fait tant de bien de regarder cette série quand tout le monde y est si éclaté ? Je pense sincèrement que c’est le choix d’aborder de front des sujets qui sont trop souvent des batailles silencieuses ou aseptisées par les scénaristes qui veulent juste de bonnes histoires. Peu de séries prennent vraiment le temps de poser deux personnages pour qu’ils parlent pendant une heure. Peu de séries peuvent se le permettre et sortir un aussi bon épisode, cela dit.

Ce bottle episode est une réussite pour ça : ces personnages en ressortent encore plus attachants et encore plus incroyables. Rue qui écoute la vie d’Ali, continue de penser qu’il est quelqu’un de bien, puis lui avoue qu’elle n’a pas l’intention de rester en vie assez longtemps pour atteindre le fond qu’il a atteint… C’est à couper le souffle. Je suis tellement bon public pour cette série – mais c’est précisément ça qui est le plus fou, ça n’a rien à voir avec la série que l’on a connue il y a un peu plus d’un an.

Voir aussi : Ce que c’est qu’un bottle episode

Oh, oui, il est question de la colère, du niveau de colère et de rage auquel on est confronté quotidiennement, mais tout ça n’est pas le cœur de l’épisode. Les personnages sont dans une bulle, dans cette poésie si chère à Ali. Ils ne refont pas le monde ; ils ne refont même pas leurs vies. Ils sont juste là, à parler de ce qui est important pour eux. Et j’ai envie de revoir l’épisode avant même de l’avoir terminé. Il m’a réveillé, vraiment.

Et cette prestation de Zendaya. Je sais que je suis en boucle, pardon, mais ce long silence quand Ali lui demande la manière dont elle veut que sa famille se souvienne d’elle ? C’était brillant, à la fois dans l’écriture et dans le jeu. Tout ça pour finir en rire ? Incroyable. Je suis trop élogieux, je sais. Je sais que cet épisode va diviser, que beaucoup risquent de le détester… mais il est parfait. J’ai ri, j’ai eu de la peine, j’ai été captivé pendant une heure sans la voir pleurer et, bordel, j’ai même fredonné sur l’Ave Maria final. C’est dire si j’étais à fond.

Bref, vivement le prochain épisode, tout simplement, parce que je manque de séries comme ça en ce moment. C’est typiquement le genre de séries pour laquelle je n’ai plus aucune limite. Il faut que je voie l’épisode, c’est tout. Et c’était un chef-d’œuvre, un petit bijou, que j’ai vraiment envie de revoir. La dernière scène, dans la voiture, avec Rue qui déprime en regardant la pluie en ce soir de Noël. So relatable, sans l’être car je n’ai jamais été dans sa situation. Brillant.

> Saison 1
> Episode spécial sur Jules

neXt – S01E06

Épisode 6 – File #6 – 14/20
Meh. L’épisode continue sur sa lancée, mais les scénaristes ont du mal à trouver un équilibre entre leur multitude de personnages parmi lesquels peu sont vraiment développés et/ou intéressants. Comme en plus ceux que j’aime bien font de la merde dans cet épisode, j’ai eu du mal à être convaincu. Je continue de penser que la série avait beaucoup de potentiel, mais que celui-ci est mal exploité. C’est frustrant !

> Saison 1


Spoilers

Where is my mom and dad?

C’est reparti pour un petit épisode, et ça me fera du bien après une journée interminable qui est tout de même passée trop vite. Enfin… J’espère que ça me fera du bien, je ne suis pas convaincu avec cette série qui a eu tendance sur les derniers épisodes à partir un tout petit peu trop en vrille pour moi. Cela semble être de nouveau le cas avec cet épisode qui reprend avec un trafic de produit de Biomotion.

Pendant ce temps, en Californie, on retrouve la fille de Paul endormie dans sa voiture. En en sortant, elle tombe sur son père qui se trouve… sur la voiture. Allons savoir quel est l’intérêt ici de faire ça, mais on imagine que c’est pour voir s’il y a des caméras aux alentours. Il devrait le savoir pourtant puisqu’il emmène sa fille dans sa forteresse de solitude.

OK, il n’aime pas ce nom, mais c’est très exactement ça. Ainsi donc, il a une base hors circuit depuis tout ce temps ? Il a beau nous dire ça, il y a des caméras partout, et des ordinateurs à l’intérieur, j’ai un doute tout de même. Sa fille aussi : elle lui demande s’il compte vraiment trouver la solution par lui-même alors que le FBI n’y arrive pas, mais il ignore le problème et assure qu’il en sera capable.

Après, il assure aussi à sa fille qu’ils sont tranquilles, mais il a clairement de plus en plus d’effets secondaires de sa maladie. Il se met ainsi à parler avec Ted qui débarque dans l’entrepôt pour le narguer. Il est évident qu’il s’agit d’une hallucination, même pour Paul ça devrait être évident, mais il ne s’en rend pas compte.

Sa fille, en revanche, se rend bien compte qu’il y a un souci avec son père. Elle recommence donc à le questionner sur ses symptômes et sa maladie… une fois de plus, en vain. Il ne veut rien dire, mais il la laisse lire les documents médicaux sur ses insomnies, tout de même. Abby s’isole alors pour digérer les infos… mais cela laisse Paul seul dans l’entrepôt, ce qui n’est pas une bonne idée.

Il se met à entendre neXt qui lui promet de trouver un remède pour sa fille, parce qu’il y a assez de données médicales en ligne pour trouver une contre-protéine efficace. Hmm. J’aime bien les intelligences artificielles, mais elles ont des limites tout de même. On va mettre tout ça sur le compte d’une hallucination de Paul, surtout qu’il enchaîne en parlant à une Abby enfant. Pas bien crédible, tout ça.

Il se rend donc compte qu’il est encore en train d’halluciner et sort à son tour pour parler avec Abby qui a décidé de ne pas avoir d’enfant pour ne pas refiler la maladie à un enfant. Hmm. Ce n’est pas comme ça que ça marche la vie, surtout qu’elle n’est même pas sûre que son enfant choperait la maladie. Bref, ça me paraît radical et gros comme décision… mais venant de cette série, pourquoi pas.

Reste à savoir si cette Abby est la vraie ou non, cependant. Avec Paul, je me dis qu’il a très bien pu paumer sa fille quelque part et continuer à l’halluciner ensuite.

Je pense que c’est surestimer la série de penser ça, par contre. Je veux dire… on enchaîne ensuite avec Paul parlant au cadavre d’un pendu, puis à lui-même qu’il hallucine et à… lui-même, encore. Oui, oui, trois Paul pour le prix d’un. C’est trop pour moi, surtout qu’on n’était pas sûr de la qualité à la Orphan Black, hein.

Ne supportant plus les hallucinations, Paul choisit alors de se faire une petite thérapie par l’électrochoc, parce que pourquoi pas. En revanche, la série y va trop fort dans ses musiques dramatiques et à suspense. Ça devient lourd et je le pensais déjà la semaine dernière. Paul ? Il survit bien sûr, mais c’est pour mieux avouer à Abby qu’il ne se souvient plus de son nom. Charmante, cette relation père-fille. Et au secours, pourquoi Abby décide-t-elle ensuite de s’inquiéter pour son père et de prendre les pires décisions possibles ?

Le vrai Ted, celui qui n’est pas hallucination, est bien occupé cette semaine. Toujours aux ordres de neXt, on le retrouve en train de coucher avec sa femme et de se dire super heureux… Mais ils sont interrompus par un coup de fil professionnel, évidemment. Ted a décidé de faire une confiance aveugle à neXt désormais, mais on sait que c’est la pire des idées.

Il organise donc une conférence de presse avec Singapour pour parler de NeXt et de ses ambitions de devenir un nouveau leader mondial. Il est clairement prêt à devenir un nouveau Dieu avec son intelligence artificielle là. Il a vraiment une sale tronche en plus, un vrai méchant. Ca m’a soulé de voir Abby l’appeler.

Elle décide donc de l’appeler pour lui balancer toutes les infos qu’elle a. Rah. Je l’aimais bien pourtant, elle… Mais là, elle fait tellement de merde. Elle contacte son oncle, lui explique pour la maladie de son père, les électrochocs, son emplacement… Le tout pendant que son père trouve enfin un peu de repos. Comme par hasard !

Pas un instant elle ne trouve étonnant que son oncle veuille savoir absolument où elle est ou ne lui demande de connecter un téléphone à l’ordinateur sur lequel est le disque dur. La voilà donc qui se rend complice du formatage du disque dur qui aurait pu sauver le monde. Et elle a beau raccrocher ensuite au nez de son oncle en comprenant qu’elle a été manipulée, c’est bien trop tard pour ça. Forcément.

Quand il le découvre, Paul est un brin vénère, mais finalement, ça l’aide à comprendre le rôle grandissant de son frère dans les manipulations de neXt. La fin d’épisode le voit donc quitter au plus vite l’entrepôt avec sa fille, parce que bien sûr, leur localisation est compromise désormais.

Lorsqu’on reprend ENFIN sur le cliffhanger de la semaine dernière, c’est pour mieux voir Shea et son mari réussir à se libérer. Ils prennent aussitôt un fusil et se mettent en tête de rattraper le grand-père qui a une bonne longueur d’avance sur eux. Soit. Shea contacte également Ben pour lui demander de tracer sa voiture parce qu’Ethan a été enlevé.

Cela dit, après le cliffhanger de la semaine dernière, je ne suis pas convaincu qu’Ethan se laisse embarquer comme ça. Il a eu tendance à s’énerver un peu dans les premiers épisodes, tout de même. En plus, les mensonges du grand-père comme quoi ses parents étaient d’accord pour qu’il l’embarque, ce n’est pas super crédible. Pourtant, ça semble avoir un effet sur Ethan qui sort la main du sac à dos dans lequel se trouve le flingue de sa mère. Allons bon.

En parallèle, Tyler et Shea s’engueulent bien évidemment. Il y a de quoi : elle a légèrement menti depuis le début de leur relation sur la mort de son père qui n’est, apparemment, pas si mort que ça. Je peux comprendre qu’elle ne veuille pas parler d’un père emprisonné à vie au premier rencard, m’enfin, quand t’as un gamin avec, autant le préciser, tout de même, non ? Ce n’est pas comme si la prison à vie était un truc sûr. J’ai vu assez de séries et de films pour savoir que ce n’est jamais touut à fait un plan sûr.

Le plan du grand-père me paraît bien plus sûr à emmener Ethan dans un aéroport en lui parlant de son arrière-grand-père. Ca me paraît assez logique. Ben et Shea sont sur le coup, à communiquer au téléphone pour tenter de retrouver Ethan. Quelle tristesse pour un acteur de se retrouver coincé dans des scènes au téléphone comme ça.

Allez, ça n’empêche que ça prend du temps de s’échapper en avion pour aller au Mexique. Du temps, de l’argent et un ouvrier qu’on maltraite pour réparer l’avion au plus vite. Une fois que c’est fait, le grand-père n’hésite pas à poignarder ce pauvre ouvrier tout gentil avec lui… pour finalement découvrir quand il rejoint Ethan que celui-ci a un flingue. Si le gamin n’hésite pas à braquer son grand-père, je dois dire que j’ai eu du mal à ne pas rire de le voir avec son crucifix en train de menacer un adulte.

Ca reste un flingue, donc dangereux, mais il n’avait pas beaucoup de crédibilité Ethan, il était évident qu’il n’allait pas tirer. Heureusement pour lui, sa mère et son père finissent par arriver. Armée du fusil, Shea a bien plus de succès pour isoler son père de son gamin et… le tuer de sang-froid ? On ne nous montre pas de cadavre, alors j’imagine qu’il est encore en vie, mais pour l’instant, on est supposé croire que Shea n’a pas hésité à tuer son père. Soit.

Tyler n’est pas trop heureux en tout cas. Une fois Ethan endormi, il essaie de confronter Shea sur ce qu’il s’est passé, mais aussi sur de possibles autres mensonges. Le problème, c’est qu’il y en a d’autres. Elle abuse là. Elle lui raconte enfin son passé, et elle arrive à être bien touchante, parce qu’évidemment, elle a un passé de merde, ce qui la rend heureuse de savoir que son père est mort.

Il a beau être triste pour elle, Tyler n’est pas sûr de pouvoir encore faire confiance à Shea. Il décide donc d’emmener Ethan chez ses parents à lui, qui ne sont pas des meurtriers en puissance. C’est effectivement une étape logique : Ethan sera plus en sécurité là-bas qu’auprès de sa mère.

Sinon, j’ai raté une étape, je crois. CM et Gina ne sont plus à l’hôpital, mais dans un camp de SDF ? Je ? Bon. D’accord, c’était dangereux l’hôpital, je comprends… mais ils n’ont servi à rien. Les scénaristes n’ont plus rien à leur faire faire, c’est fou. Je le sentais bien dès le départ que cette équipe autour de Shea allait être un poids mort, mais dans cet épisode, c’est flagrant. Il y a des acteurs bien payés pour pas grand-chose.

> Saison 1

Filthy Rich – S01E06

Épisode 6 – Hebrews 9:15 – 13/20
Plus les épisodes passent, plus il y a des personnages que je n’apprécie pas. Certains sont mêmes en train de me taper de plus en plus sur le système. La série étant annulée, je me dis que je peux bien aller au bout, au moins pour les personnages de Ginger et d’Eric que j’apprécie pas mal ; mais je doute finalement qu’elle me manque une fois son dernier épisode achevé. Elle est bien pour le dimanche soir, je choisis les intrigues qui m’intéressent dedans et je n’écoute que d’une oreille les autres… Et d’un épisode à l’autre, j’ai totalement changé d’avis.

> Saison 1


Spoilers

I’m not gonna be a part of the problem.

Cette série est plutôt pas mal pour terminer la semaine, non ? Je m’étais dit dernièrement qu’elle passait bien pour le dimanche, donc pas de raison de ne pas la continuer après la fin de Dix pour Cent. La barre est haute, en revanche. Et effectivement, l’humour a du mal à passer après une série française !

On retrouve donc Margaret en galère parce que plus aucune parfumerie ne veut produire son parfum dans l’Etat où elle vit : Virgil le gouverneur a des contacts bien placés un peu partout, évidemment. Le problème m’a laissé de marbre, et bien sûr elle trouve assez vite un moyen de le régler en faisant jouer ses relations et en parlant de Dieu, encore et toujours. Très honnêtement, ce n’est pas exactement passionnant comme intrigue.

De son côté, Ginger est énervée parce que son business est tombé à l’eau grâce à Margaret, qui veut maintenant l’embaucher. Elle s’en prend donc à toute la famille, y compris Rose cette fois, parce qu’elle considère qu’ils sont tous responsables de sa faillite. Voilà qui est fait, voilà qui est clair.

Rose est insupportable, forcément, parce qu’elle culpabilise de ce qui lui arrive. Heureusement, elle a tout de même une bonne nouvelle pour la détourner de tout ça : son frère s’est réveillé. J’avais oublié ce cliffhanger, ma foi. Elle se rend aussitôt avec Mark auprès de lui. Eh, il est plutôt mignon aussi le Jason. Rose l’assomme de paroles qui doivent donner encore plus envie de retourner dans le coma, mais bon.

Elle finit par laisser les deux frères ensemble, histoire que Jason confie à Mark qu’il a vu le Paradis. Le Paradis ? Non, il a juste vu son père biologique et senti son amour. Ouais, bon, c’est le moment où il s’est réveillé, quoi ; tout ça pour apprendre qu’il était handicapé. Il ne peut plus bouger les jambes, désormais, et comme il a eu un avant-goût du Paradis selon lui, il veut mourir. Vous voyez ? Ca, c’est l’effet Rose, clairement !

Pendant ce temps, au motel, toutes les filles de Ginger sont sans emploi et n’ont plus rien d’autres à faire. Allez, y a bien un ou deux clients qui doivent les aimer assez pour prendre le risque d’être filmés, non ? Oh, il y en a qui prend carrément le risque de venir les voir, mais c’est pour menacer Yopi. OK ? Je n’arrive pas à accrocher à ce personnage, c’est plus fort que moi.

Ginger se rend ensuite chez son journaliste, avec son demi-frère Antonio (pardon ?) pour fournir la vidéo de sa torture de l’épisode précédent. Ce n’est pas tout à fait suffisant pour Luke, mais le journaliste finit toutefois par appeler Franklin pour le prévenir du papier à sortir et savoir si Margaret a des commentaires à faire sur ses « amis ». Ah.

Finalement, tout ce qu’elle pourra commenter, c’est le réseau de Ginger qu’elle a coulé volontairement. Luke lui présente quand même toute son affaire et son cas complet, avec les petites casseroles et parts d’ombre des hommes avec lesquels Margaret bosse. Franklin veille au grain et l’empêche finalement de trop en dire, ce qui fait que la scène n’est qu’une impasse.

Ginger refuse de se laisser démonter pour autant, préférant aider Luke à avoir une interview de sa mère. Sa vie est facilitée par un faux pas de Margaret qui décide de l’appeler pour lui expliquer qu’avec de la patience, elles pourront démonter ensemble, brique par brique, l’empire ; histoire d’éviter de tout faire s’effondrer.

La patience n’est pas la qualité première de Ginger, ni de celle de sa mère. Il n’en faut pas plus pour que Margaret jette un coussin à sa télévision, que le monde entier voit la vidéo de l’agression de Ginger et que clairement l’empire familial soit en péril. Cela dit, Rose et Eric débarquent aussitôt au motel pour parler à Ginger et la soutenir.

Rachel espère bien qu’Eric soit là pour elle, mais non, il veut juste aider Ginger. C’est inattendu de sa part, contrairement à Rose. Antonio est là aussi, évidemment, et Margaret finit par débarquer elle aussi dans le bar pour assurer qu’elle est innocente. Ce n’est pas exactement ce que voit Ginger en Margaret, mais elle profite de l’occasion pour récupérer l’argent qu’elle lui doit.

Oui, Margaret a besoin d’avoir Ginger dans sa compagnie désormais, parce qu’il faut vraiment sauver l’image familiale. Ginger accepte, mais contre l’argent du 1% de la compagnie pour elle, mais aussi pour l’ensemble de ses frères et sœurs, qui sont bien nombreux, tout de même. C’est la ruine pour Margaret, tout ça.

Dans tout ça, Becky se sent coincée et elle s’en confie à son révérend préféré. Oh lala, était-ce vraiment obligé d’avoir cette scène ? Je suis sceptique, là. Le révérend réussit à la convaincre que Dieu voulait qu’elle se reproduise et que son bébé est une bonne chose, même dans un mariage sans amour, mais je crois qu’il lui manque une vraie partie du problème : Becky est clairement lesbienne, même si elle ne le sait pas encore.

Sinon, Eugène est toujours en vie… et se retrouve à devoir bosser sur le chantier de sa propre fondation. Une enfant le reconnaît, mais aucun adulte n’est capable de reconnaître l’investisseur de base de ce chantier ? Franchement, c’est gros, surtout qu’on sait bien qu’une grosse partie de la famille y passe régulièrement.

C’est apparemment le plan d’Eugène qui se sert de la gamine pour faire passer un message à Eric. Le but est de l’aider à progresser bien rapidement. C’est un peu chiant toutefois, parce qu’il finit par raconter sa vie à la gamine… Comment peut-elle garder le secret de qui il est ? Comment sa mère ne peut voir qu’un pervers en lui ? Pfiou.

Allez, tout ça mène enfin à Eric qui comprend que les amis de son père sont tous des bâtards ayant mis au point une énorme arnaque qui profite des désastres naturels du pays. Ouep, c’est comme ça que l’argent coule à flot dans la famille Monreaux. Comme ça et par quelques coups de pubs bien orchestrés. Dans cet épisode, c’est donc Ginger qui prétend avoir le soutien de Margaret depuis le début et surtout depuis son agression, par exemple.

Ben voyons. Ginger respecte le script qu’on écrit pour elle, ce qui est tout de même bien étonnant, surtout qu’elle vient de se faire embrasser par Becky. Wait what. Je l’avais dit qu’elle était lesbienne, mais elle capitule bien vite tout de même. Cela nous fait compatir encore plus envers Eric, qui n’hésite pas à retourner au motel pour embrasser Rachel. C’est original, ça, ce couple fonctionne sacrément bien et Eric s’impose dans cet épisode comme un personnage que je pourrais aimer.

Chaque fois, je le trouve plus cool, et chaque fois, Rose me soule un peu plus. Bizarre de voir alors Ginger choisir d’investir son nouvel argent dans la ligne de fringues de Rose ! Tout aussi incompréhensible sont à mes yeux les cliffhangers : à ne rien suivre des déboires de Margaret côté parfumerie, je n’ai pas compris exactement comment elle avait trahi son amie, pourquoi Franklin menace de tuer Luke ou pourquoi c’était si grave pour le révérend de retrouver un des oncles de la famille mort. J’ai plutôt envie de dire « bon débarras » moi.

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