Je commence à me dire que je vais sérieusement manquer de temps pour le blog si les journées continuent de s’écouler comme elles sont en train de le faire, avec tout juste trente vraies minutes de pause aujourd’hui et beaucoup trop de transport (mais ça, je le veux bien). Allez, c’est le temps que la rentrée passe, après, j’aurais mon rythme de croisière. J’y crois.
En attendant, je sauve les meubles avec mes articles habituels, à commencer par celui-ci, sur mes résultats au dernier Bingo Séries. Voilà donc ce que ça donne :
Météo estivale (3/4)
J’ai probablement vu un personnage qui a besoin de s’hydrater avec The 100, mais je n’ai pas fait tout à fait attention à ses rations d’eau au cours de l’épisode, alors je ne me suis pas validé le point. Pour le reste, Lucifer et The Rain m’ont apporté les points les plus météorologiques, alors que je me valide la vague de chaleur avec Raised by wolves, parce que j’imagine que ce qu’on voit, c’est une forte montée de la température ? Ca y ressemble fort, en tout cas !
Luxe (3/4)
Ce thème n’était pas si dur, pourtant, mais je n’ai pas trouvé de salle de vente aux enchères. Lucifer m’a apporté tout le reste, mais je valide néanmoins la villa avec Plus Belle la Vie, sinon, j’avais deux points dans le même épisode. Et bon, j’aime bien respecter les règles que j’ai fixé à mon propre jeu, tout de même, je me dis que c’est un peu mieux !
Panne (2/4)
C’est très rare pour moi de ne pas réussir à ce point un thème, mais bon, on fait ce qu’on peut… Là encore, je me dis que j’aurais probablement pu faire mieux en étant plus attentif. Si je suis sûr de ne pas avoir eu une panne de voiture, je valide la panne sexuelle avec un épisode de Trinkets qui aurait aussi pu me valider la panne de réveil, en la prenant au sens large du terme. La panne sexuelle, je l’ai eu ailleurs en plus… mais bon ! Quant à la panne d’électricité, c’était facile à trouver avec Agents of S.H.I.E.L.D dès le tout début de cette grille !
Ascenseur (3/4)
Pour un thème que j’attendais depuis des mois, on peut dire qu’il ne m’a pas porté chance autant que je l’espérais. C’est comme ça, ça arrive : je n’ai pas eu de prise de vue en hauteur dans un ascenseur ! Pour tout le reste, j’ai pu compter sur Lucifer (beaucoup), sur The Rain pour les portes maintenues et sur Agents of S.H.I.E.L.D à nouveau pour le bouton d’ascenseur…
Actions(3/4)
Allons bon, je n’ai vraiment rien terminé dans cette grille, avec aucun objet de luxe ne me faisant de l’œil dans les séries que je regardais. Il faut dire que je n’ai pas vu de séries hyper luxueuses… The 100 m’a forcé à fermer les volets, j’ai eu une panne d’envie dès le 8 août avec un WESéries compliqué à commencer et un ascenseur émotionnel assez puissant avec The Other Two passant de la dépression au rire, ou l’inverse, en un quart de seconde… J’aime beaucoup cette série, je vous la conseille.
Bon, donc, tout ça me fait 14/20… C’est déprimant. Heureusement, il y avait les points bonus pour me sauver un peu, avec un chat dans The Other Two le 8 août, un mot appris dans un rattrapage de Plus Belle la vie et une pub pour le Bingo le bon jour. Facile, ça ! Je termine ainsi à 17/20 grâce au bonus. Ni vue, ni connue la catastrophe de cette grille !
Du temps libre, ou juste retourner dans le passé quand j’en avais, mais avec toutes les infos que j’ai maintenant ?
Je n’étais peut-être pas au taquet pour la publication de critiques et le visionnage d’épisodes la semaine, mais vous étiez au rendez-vous à la publication de chacun de mes 14 articles malgré tout et je vous en remercie. C’est une autre belle semaine qui s’achève du côté des stats, même si, vous allez le voir, il n’y a pas trop de changements dans les articles les plus lus par rapport aux semaines précédentes :
Autant le dire tout de suite, je surfe (encore un jeu de mot bien senti, dis-donc) sur la gloire d’articles passés pour le moment… Et comme rien de bien excitant ne semble pointer le bout de son nez dans le calendrier série pour l’instant, ça va durer comme ça encore un petit moment. Ce n’est pas bien grave, mais j’espère juste que du côté des articles 9-1-1, ça va bouger un petit peu et suivre progressivement la diffusion de la saison 3 sur M6. L’épisode 3 a eu pas mal de vues lui aussi, donc c’est encore tout à fait possible, apparemment.
De toute manière, il y a une part de frustration avec ce succès des diffusions françaises, parce que ça s’accompagne généralement d’une absence de commentaires, alors que, tant qu’à faire, c’est ça que j’aime moi !
Nooooon, restez, je ne réclame pas, c’est bon !
Je ne suis pas à la ramasse du tout avec 66 commentaires la semaine dernière (et une dizaine que j’ai mis trois jours à valider hum), c’est un simple constat, comme ça. Un autre constat tant qu’on est à parler de diffusion française, c’est qu’un certain nombre de recherches menant au blog concernait cette semaine… Station 19 ! Pourtant, la saison 3 n’est toujours pas diffusée sur TF1 (les premiers épisodes l’avaient été en avril dernier, mais le coronavirus avait tout stoppé du côté des doublages).
En attendant que TF1 se décide à reprendre la diffusion (dans l’ordre, espérons, parce que ce n’était pas gagné à l’origine puisque les personnes en charge de la programmation ne regarde apparemment pas les séries programmées), il est temps pour moi de faire le point sur les séries qui ont le plus attiré de lecteurs cette semaine :
On est sur un top qui respecte plutôt bien l’actualité séries du moment, et pourtant, Dieu sait que l’actu série du moment est à jeun. J’ai eu la surprise de voir mes trois articles sur Strike fonctionner assez bien pour dépasser Lucifer dès mercredi dernier, avec une publication tardive le mardi soir. C’est dingue, parce que je n’avais pas souvenir qu’il y avait autant de monde s’intéressant aux aventures policières de nos deux détectives privés. Cela fait plaisir, alors que la suite et fin de cette saison est diffusée ce soir sur BBC One. Je vais essayer de trouver le temps pour me mettre à jour avant la fin de semaine, mais ma semaine est pas mal chargée déjà !
Lucifer n’a en tout cas pas à rougir, avec toujours un paquet de vues à chaque épisode, comme quoi, tout le monde ne s’est pas enfilé les huit épisodes d’un coup… De son côté, Trinkets se défend également plutôt bien alors que cela fait une semaine que je n’ai plus vu d’épisodes. Le temps passe trop vite, mais j’ai envie de savourer les épisodes de cette série, moi !
Enfin, Raised by Wolves attire, et c’est ironique quand on voit tout le mal que j’en pense. C’est la seule série inédite (ou presque) du moment, c’est donc logique que les sériephiles soient curieux de voir ce qu’elle donne, mais de mon côté, ça n’a pas donné grand-chose justement.
Bref, je n’ai rien en stock dans les diffusions hebdo, à part la BBC One. Plus qu’à me replonger dans mes rattrapages pour tenter de valider des points du nouveau Bingo Séries – grand absent de cet article, comme chaque fois que la grille est publiée un dimanche à 20h, il n’y a pas pire moment aha !
Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1…
Lundi
Strike – Lethal White – S04E01 – 18/20 Même si c’est long et beaucoup trop complexe pour ce que ça pourrait être, force est de constater que l’adaptation se débrouille très bien pour rendre plus intéressante une intrigue qui n’a pas réussi à m’accrocher sur le papier. Le casting est plein de très bonnes surprises avec des acteurs que j’aime beaucoup – même s’ils ne sont pas du tout ce que j’imaginais pour ces personnages – et ça passe finalement mieux à l’écran, la série est magnifique et fait de bons choix.
Strike – Lethal White – S04E02 – 18/20 Un an de lecture par-ci par-là en deux épisodes d’une heure. Si j’avais su… J’aurais fait la même chose, puisque je savais. Je me délecte de cette saison qui est construite différemment du roman mais raconte l’histoire avec beaucoup de justesse, rendant justice aux personnages avant tout. Et ça tombe bien, je suis là pour eux. Tout de même, c’est plus simple de suivre tout ça quand tout s’enchaîne. Dommage donc que les quatre épisodes ne soient pas diffusés à la suite – même si ça aurait été indigeste, je sais.
Jeudi
Raised by wolves – S01E01 – Raised by Wolves – 06/20 C’est rare que ça m’arrive, mais j’ai failli ne même pas finir ce premier épisode. Là, j’ai fini pour le principe, parce qu’il y avait quelques petits aspects pour m’intéresser ou me faire croire que ça pouvait s’améliorer. C’est mal joué, les images ne sont pas si belles, le scénario n’a pas trop de sens et on nous fait miroiter une histoire complexe qui est pourtant simple et déjà vue, revue et usée jusqu’à la moelle. Même les effets spéciaux ne sauvent pas l’ensemble, loin de là. La suite se fera sans moi, tant pis. Une soirée de perdue devant ce qui sera pour moi un simple téléfilm médiocre ! Chronique d’une déception dans la critique…
Synopsis : Père et Mère sont envoyés sur une nouvelle planète afin de la coloniser en faisant naître des enfants ex-vitro. Ben oui, ce sont des robots.
Pour commencer, nous sommes en disette de séries, il est donc bien normal de commencer une nouvelle série même si je ne suis pas encore à jour ailleurs. HBO Max a eu la bonne idée de diffuser d’un coup trois épisodes, comme si je n’avais que ça à faire en ce moment… Malgré tout, j’ai eu envie de la tester parce que son synopsis m’intrigue, qu’il y a un gros nom à la production et que c’est de la science-fiction.
Le fait que ce soit de la science-fiction, c’est suffisant, en fait, je ne sais pas pourquoi je prétends qu’il y a plusieurs raisons, tout le monde sait que je mens, moi le premier. Et sinon, cette série ? C’est quelque peu cheap dès la bande-annonce, mais je suis tout de même déçu violemment par le pilot. La critique commence bien avec plein d’espoir… mais plus j’avançais dans l’épisode, plus je comprenais que non. Et finalement, je me suis décidé à considérer ce premier épisode comme un film n’appelant pas de suite. Une vraie perte de temps.
S01E01 – Raised by Wolves – 06/20 C’est rare que ça m’arrive, mais j’ai failli ne même pas finir ce premier épisode. Là, j’ai fini pour le principe, parce qu’il y avait quelques petits aspects pour m’intéresser ou me faire croire que ça pouvait s’améliorer. C’est mal joué, les images ne sont pas si belles, le scénario n’a pas trop de sens et on nous fait miroiter une histoire complexe qui est pourtant simple et déjà vue, revue et usée jusqu’à la moelle. Même les effets spéciaux ne sauvent pas l’ensemble, loin de là. La suite se fera sans moi, tant pis. Une soirée de perdue devant ce qui sera pour moi un simple téléfilm médiocre ! Chronique d’une déception dans la critique…
Spoilers
Don’t let mother catch you praying.
C’est original comme titre d’épisode ça, dis donc. Et la série commence de manière bien surprenante par des plans dans l’espace, puis l’atterrissage d’un vaisseau sur une planète déserte qui avait le mauvais goût de me rappeler The Mandalorian (qui revient en octobre !), en beaucoup plus cheap. C’était donc mal barré dès les premières secondes, mais ça empire avec l’introduction de Père et Mère, tout de latex vêtu. Déjà que je disais que HBO Max, ça faisait nom et logo de marque de préservatifs…
Tout ça est un étonnant point de départ pour la série avec l’atterrissage frôlant le crash de Père et Mère, les Adam et Eve des temps modernes, si je résume. Ils sont rapidement mis en danger, mais un peu trop rapidement pour qu’on s’attache à eux, surtout avec le ton détaché qu’ils prennent pour nous faire comprendre qu’ils sont des robots. Au moins, les lentilles les font être jolis, on va dire, surtout Père.
Ils s’installent rapidement dans un coin de désert où Père peut nous inséminer la Mère, parce qu’ils sont là pour peupler la planète après tout. OK, à ce stade, où on fait un bond dans neuf mois dans le futur mais qu’ils sont toujours des préservatifs géants, j’avoue que l’envie d’arrêter m’a effleuré. J’ai envie d’une nouvelle série, pas trop envie de me lancer dans autre chose ce soir, ils ont de la chance, on va dire.
Neuf mois plus tard, l’accouchement peut donc avoir lieu, mais l’accouchement n’en est pas un, puisque les bébés sont formés ex-vitro dans des cubes de plastique qui ont tout à envier au Tesseract si vous voulez vraiment mon avis. Cinq bébés naissent ainsi, alors qu’un sixième ne respire pas. Mère veut le prendre dans ses bras, Père suivre son programme qui consiste à le tuer et à donner à manger aux autres bébés. Charmant.
C’est intrigant de commencer une série de ce genre par son origine qui est généralement le point de mystère gardé secrètement pendant plusieurs épisodes. Peut-être que l’origine de Père et Mère sera évoquée plus tard, cela dit. En tout cas, cette scène est intéressante – enfin – avec un bébé qui ressuscite contre le sein de sa mère et qui est appelé Campion, comme le créateur de ses parents. Soit.
Le temps continue de passer dans notre désert avec des enfants qui grandissent et Père et Mère qui vieillissent. Campion devient alors la voix off de la série, et je sens qu’il va me souler rapidement.
En attendant, il nous promet des problèmes à venir, problèmes que ses parents ne peuvent deviner même s’ils sont des androids… Et avant que les problèmes n’arrivent, Père et Mère trouvent une tête gigantesque d’animal qui m’a envoyé à la fois des vibes de dinosaure, du Roi Lion et d’Osselait. C’est un concept, un peu comme le fait que les différents enfants de Père et Mère soient tous d’origines ethniques différentes.
Ils ne vont pas faire dans la subtilité, je sens. Du point de vue de l’intrigue, Tally, la petite asiatique, échappe à la surveillance de ses parents et se balade en chantant, se dirigeant droit vers un cratère, parce que pourquoi pas ? Et pour rajouter au ridicule de tout ça, la petite laisse une poupée derrière elle pour que sa Mère puisse se prendre pour une louve et hurler (???), alors que la musique oppressante continue de nous accabler. Ouais, la musique est très désagréable, non ? On se croirait dans Tenet, limite. Et OK, c’était le titre le côté loup, mais… c’est mauvais ? Genre, juste mauvais.
Une fois Tally morte, c’est ensuite à Devon, un caucasien, de tomber malade et de faire comprendre à Campion que le monde s’en fiche de le savoir bien ou non, heureux ou non. Heureux, il ne doit pas l’être beaucoup, avec la mort de tous ses frères ou sœurs. Au bout de quinze minutes, nous en sommes donc à quatre enfants morts, avec seulement la survie de Campion et sa sœur Spiria. Soit. Cette dernière tombe malade à son tour, et elle commence à donner une véritable crise de foi (sans e) à Campion.
En effet, sa mère nous apprend que son origine est une guerre entre croyants et athées. Si les croyants ont gagné la guerre, les athées ont finalement été plus malins qu’eux et ont envoyé des robots s’occuper de créer la vie sur une nouvelle planète, ce que les croyants jugeaient impossibles. Difficile de ne pas se dire que c’est impossible à la mort de Spiria, pour le coup. Campion se retrouve donc le seul survivant, et il est bien déprimé. Quant à l’étrange guerre qui s’est déroulée avec les croyants… on verra plus tard, mais a-t-on vraiment besoin d’en savoir plus ?
Pas sûr. On assiste à l’enterrement de la dernière fille de la portée (oups, pardon) et Mère y fait une petite surcharge d’émotions. Parce que oui, l’intérêt de ces robots, c’est qu’ils ont l’air capable de découvrir des émotions avec le temps. C’est particulièrement visible chez Mère, triste, mais aussi capable de colère quand il est question de s’assurer que son fils ne soit surtout pas croyant pour la civilisation qu’il doit créer sur cette planète.
En même temps, c’est mal barré cette affaire : je ne sais pas comment les robots comptent lui faire faire des enfants – enfin, j’ai bien une théorie sur Mère capable d’enfanter les rejetons de son fils, mais bon – mais c’est mal barré tout seul.
Il est alors révélé que la série nous a caché une mythologie plus complexe : le cratère récurrent dans cet épisode semble pouvoir mener Père vers quelque chose capable de contacter le vaisseau des Mithraic dans l’espace (à moins que ce ne soit son propre vaisseau crashé ?). Les Mithraic ? Les croyants qui ont gagné la guerre mais pas empêché nos préservatifs géants de débarquer sur cette planète des années avant eux.
Campion essaie bien d’empêcher son père de partir, puis de lui montrer qu’il n’a pas trop envie de suivre les enseignements de sa Mère, mais cela n’a aucun effet sur le Père qui s’inquiète juste que Mère apprenne trop tôt ce qu’il s’apprête à faire. Soit, encore. Finalement, la mission de Père échoue car il est trop lourd pour la corde qu’il souhaite utiliser, et parce qu’il ne veut pas envoyer son fils accomplir sa tâce. Et c’est bien logique pour lui : il fait partie d’une espèce en danger. Ah, pauvres humains.
La série s’embarque alors dans une mythologie encore plus complexe, avec Mère capable de changer d’apparence pour ressembler à ses enfants ou pour voler et observer une ville humaine futuriste être détruite. OK ? Le grand problème, pour l’instant, c’est vraiment les looks en latex qui n’ont aucune classe et qui ont du mal à rendre attachants les personnages. En plus, Campion, qui était le seul en qui je pouvais à peu près accrocher, finit par révéler bien trop tôt à sa Mère la vérité sur sa journée.
Son Père se retrouve à devoir justifier ses actions à la Mère : même si les Mithraics sont les ennemis des robots, il veut les contacter pour que Campion soit retrouvé et soit avec des humains. Il a enfin compris que son fils ne pourrait repeupler la planète à lui tout seul. Malheureusement, Mère ne le voit pas comme ça et refuse que son fils puisse être retrouvé par d’autres humains. Là voilà donc qui se remet à criser (désolé, mais je trouve ça mal joué en plus) et à tuer le Père (dans une scène digne de Marion Cotillard, pardon). C’est con qu’il se fasse avoir comme ça, surtout que j’aimais bien son analyse assez logique qui était que plus son fils souffrait, plus il se tournait vers la foi et les prières.
Le problème de ce meurtre de Mère, c’est qu’il est insuffisant : Campion est triste pour son père, croit les mensonges de sa mère sur une mort naturelle du robot… mais il refuse d’abandonner le plan de son père qui était d’utiliser le vaisseau pour contacter l’espace. Très rapidement, le voilà donc dans le vaisseau de ses parents à appeler à l’aide de parfaits inconnus. Pas une bonne idée, ça. Il échoue misérablement en plus, réactivant le moteur du vaisseau qui part s’exploser plus bas dans le cratère.
Pendant ce temps, Mme Latex refait une surchage avec du liquide blanc coulant sur son visage… Sans commentaire. Campion la retrouve et la musique m’a vraiment fait croire qu’elle était morte, mais non, elle est toujours bien en vie le lendemain pour accueillir un groupe d’hommes.
Oui, finalement, l’appel de Campion a été utile et fait débarquer sur la planète plusieurs hommes et un robot, venu inspecter les lieux pour comprendre d’où venait le message. Ils ne sont pas déçus en trouvant le campement de nos héros et on arrive aux premiers moments vraiment intéressants. Malheureusement, c’est trop tard pour moi, je doute vraiment qu’ils arrivent assez pour me motiver à regarder la série. Je termine l’épisode par principe, quoi.
Bref, Mère rencontre les hommes, s’inquiète que Campion leur dise sa vraie nature, mais prétend être une humaine… tout en refusant de faire croire qu’elle est religieuse. C’est con, quand elle s’adresse à un prêtre. Oui, évidemment, les Mithrac sont clairement là en mission d’évangélisation, rien d’autre. Ils cherchent autrement à s’installer sur la planète, se rapprochant de l’équateur et considérant qu’il n’y a pas vraiment de lois sur la planète pour le moment.
Bizarrement, tout ça fait que Lamia, Mère, me paraît presque convaincante dans son jeu d’actrice alors que tout le début n’était franchement pas fameux. Très rapidement, nos missionnaires décident de s’installer pour la nuit, pour le plus grand plaisir de Campion qui n’attendait que ça et qui les voit déjà en héros. Tout est présenté de manière tellement lourde, en mode « évidemment que c’est comme ça, faites pas chier ». Genre, d’où le gamin est heureux ? On ne sait pas trop.
Bien sûr, les missionnaires comprennent très vite que Lamia est un robot, et ils décident de s’en débarrasser… en utilisant Jinn, leur robot. Des religieux utilisant des robots à l’accent anglais, il ne manquait plus que ça. S’ils veulent tuer Lamia, c’est en épargnant Campion, évidemment, parce que cet humain pourrait être un prophète. Le seul problème, c’est qu’ils en parlent à Campion, qui est toujours incapable de garder un secret.
Ce gamin est tellement mal écrit, c’est fou. Qu’il se laisse convaincre par la suite par le missionnaire qui veut lui présenter des animaux et l’emmener dans son arc, je comprends. Qu’il balance aussi vite le secret de sa mère juste parce que quelqu’un lui demande si elle est un robot, ça n’a pas de sens. La Mère écoute toute la conversation et finit par débarquer, mais c’est déjà trop tard.
Jinn a en effet prévu de l’attaquer par surprise, persuadé de pouvoir la tuer facilement. Malheureusement pour lui, ce n’est pas le cas. La scène d’action est sympa, mais toujours pas exceptionnel, jusqu’à ce que la Mère révèle des pouvoirs insoupçonnés jusque-là pour tuer les humains. Telle Meduse, elle est capable d’utiliser ses yeux pour tuer ses ennemis. D’un regard, oui. Ah. C’était badass, mais toujours pas dingue.
Elle s’arrange ensuite pour usurper l’identité d’un missionnaire et s’infiltrer dans l’arche de ses ennemis, qui sont techniquement nos alliés. Cela tombe bien qu’elle soit métamorphe, tout de même. Une fois dans l’arche, ça devient assez cool à regarder. Telle une sirène, elle est soudainement capable d’hurler et faire exploser des gens, juste comme ça, en envoyant des ondes. Quand aux balles, elles lui arrachent la peau sur les plans larges, mais jamais sur les gros plans. Evidemment.
Que c’est raté comme série. Elle se débrouille alors pour faire en sorte que l’arche aille s’écraser au sol, mais elle profite d’un dernier quart d’heure pour aller rencontrer les enfants de l’arche. Ces derniers s’amusent dans une salle à… choper des flocons de neige ? Cela n’a aucun sens. Vraiment aucun sens.
Mère réussit en tout cas à détruire le vaisseau, sous les yeux de Campion, médusé, et du missionnaire qu’elle n’a pas tué sur Terre. C’est con. Contre toute attente, Mère décide finalement de sauver quelques enfants du crash, enfants qui se retrouvent à avoir froid sous la neige de la planète alors que ça allait bien dans le vaisseau ???
Ridley Scott, mais t’as chié dans la colle quelque chose de sévère là. La déception est totale. Ma seule joie dans cette affaire, c’est que ce premier épisode se suffit à lui-même. OK, Campion a peur de sa mère désormais et a de nouveaux frères et sœurs croyants, OK il y a toujours un missionnaire sur la planète et OK on a deux autres arches dans l’espace… mais bon. Vu la puissance de feu de la Mère, je ne vois pas trop l’intérêt de nous faire croire qu’elle pourra être battue plus tard.
J’aimais bien Campion à la base, mais c’est un gamin et comme tous les gamins de série, il est insupportable. Sa petite conclusion comme quoi il n’a jamais été en sécurité avec sa Mère et comme quoi elle a toujours été dangereuse… putain, mais c’est écrit avec les pieds ? Je suis vraiment déçu, parce que je m’attendais à une bonne épopée de SF. Là, on a des clichés à la pelle, un jeu d’acteur qui laisse à désirer, de la musique oppressante et omniprésente… J’ai vraiment perdu une heure – et même plus parce que j’ai eu un bug d’ordinateur en cours de route.
Je ne suis que déception. Je veux bien être en disette de séries, mais faudrait voir à pas abuser quand même !