Grey’s Anatomy – S19E01

Épisode 1 – Everything Has Changed – 19/20
Tout n’a pas vraiment changé, mais j’imagine que cet épisode ne plaira pas à tout le monde pour autant. Cette reprise donne presque l’impression d’être devant un nouveau pilot pour la série et, quelque part, j’aurais bien envie que la série se renouvelle vraiment en suivant les internes comme à ses débuts. Ce n’est pas la première fois qu’on nous fait le coup, cependant, et je me doute bien que les épisodes reprendront vite la routine de l’an dernier, mais en attendant, c’était un excellent retour.

Spoilers

Six mois plus tard, de nouveaux internes débarquent.


If you want to succeed here, learn to expect the unexpected.

Je ne suis pas sûr que ce titre soit tout à fait vrai, mais espérons que ce soit le cas quand même. En vrai, j’ai trouvé que la première scène était déjà très prometteuse. On ne nous dit rien de la tornade qui vient de secouer Seattle, mais on nous fait comprendre qu’elle a eu lieu avec des branches au sol devant l’hôpital. Si vous ne regardez pas Station 19, ça fait un drôle de début, mais pas le temps de le comprendre qu’on est déjà plongé dans de nouveaux changements.

En moins d’une minute, nous suivons ainsi une femme qui rejoint l’hôpital (probablement une nouvelle interne), puis une certaine Jules (Millin) qui se heurte à Linc dans le couloir, avant d’annoncer à sa nouvelle collègue, Mika (Yasuda) qu’elle a déjà couché vec un médecin de l’hôpital. Et oui, elle lui dit ça en guise de phrase d’accroche pour la rencontrer ? Tout ça en 55 secondes. Bon, j’aime déjà ces nouvelles internes.

On peut alors passer aux hommes recrutés pour cette nouvelle salve d’internes qui vont tous mourir dans d’affreuses circonstances après avoir couché entre eux – et s’être refilés bébés et/ou MST. Ah, Grey’s Anatomy. On aperçoit donc Mike-Magnus-quel-sera-son-nom-ici en train d’enfiler une blouse alors qu’un autre nouveau débarque. Le type est déjà en retard, mais avant d’enlever son t-shirt, il attire bien l’attention pour donner son nom à tout le monde. Il s’appelle donc Lucas (Adams). Jules, Millin, Lucas. Enfin, Lucas, il a déjà son surnom ce débile : il dit qu’on peut le surnommer Luke, mais surtout pas Skywalker. Evidemment que Mika l’appelle déjà Skywalker, avant de balancer à tout le monde que Jules a couché avec un supérieur – parce qu’elle n’a pas précisé que c’était secret.

La série parvient déjà à me faire rire alors que sa nouvelle Meredith 5.0 (après Lexie, Jo et Levi) arrive en retard et sans café à l’hôpital. Elle s’appelle Dr Grifith et est déjà bien trop en retard, au point de se faire remarquer par Richard qui lui indique que la tornade était la veille et que ça ne fait pas une super excuse, malgré sa nouvelle situation familiale.

Elle interrompt même le discours de présentation de Meredith tellement elle est en retard. Eh oui, c’est Meredith qui prend la place de Richard dans cet épisode, expliquant aux petits nouveaux tout ce qu’ils ont à savoir pour survivre à l’hôpital et leur souhaitant la bienvenue en leur expliquant qu’ils tueront probablement des patients. Yay. Cette fois, ils sont accueillis dans le bloc devenu hyper moderne, alors que dans la galerie, il y a à peu près tout le reste du casting qui les observe, y compris Miranda qui, bien qu’en congés (depuis six mois ? Station 19 a repris six mois plus tard !), passe à l’hôpital voir les nouveaux. C’est l’occasion pour elle d’apprendre qu’ils n’ont plus aucun résident.

Pourtant, Levi est encore dans l’hôpital… Il bosse désormais avec Jo, mais apparemment, ça ne semble pas être son choix et ça ne durera pas. Il se rend donc auprès de Richard et Miranda pour leur dire qu’il est prêt à devenir le vagin du programme de résidents si nécessaire. Ah, Grey’s. C’est simple et efficace : il veut prendre la place de chef des résidents, et ça me paraît facile puisqu’il est le seul. Il avait promis à Jo de rester en médecine obstétrique ; mais il change d’avis, peu ravi de ce qu’il y fait.

Tout l’épisode tourne en tout cas autour des nouveaux postes et de la nouvelle classe qui ouvre : elle rouvre six mois plus tôt que prévu, après des investissements monstrueux de la part de Catherine et avec des internes qui n’ont pas obtenu les meilleures notes. Clairement, l’hôpital a perdu de son prestige, alors Richard a dû faire avec des candidatures moins impressionnantes.

Espérons que ça donne des intrigues plus naturelles ? Ce n’est pas gagné avec la reprise de cette idée d’un bus passé par-dessus un ravin à cause de la tornade. La première journée pour les nouveaux internes se fait donc sous la direction d’Amelia. Elle nous apprend le temps de famille de Mike-Magnus : Kwan. Encore un nom à retenir pour écrire les critiques, ma foi.

Elle apprend aussi et surtout que les nouveaux internes sont très peu disciplinés : Lucas prend la parole sans lever la main, Mika fait une blague d’humour noir qui passe très peu auprès d’Amelia. Ils attendent de recevoir quatorze patients qui risquent d’être en mort cérébrale. Neuf sont donneurs d’organes. Et j’aime déjà ces nouveaux internes qu’on embauche pour vérifier les morts cérébrales et annoncer les décès aux proches. Amelia est horrible avec eux ? Il n’y a finalement que la patiente de Mika qui est encore en vie.

Elle se retrouve donc à devoir annoncer la nouvelle à la pauvre maman qui a vu tous les autres parents désespérés par la mort de leur enfant. C’est effectivement horrible comme situation, mais Mika s’en sort bien pour annoncer la bonne nouvelle. Elle se rapproche un peu trop de la mère de la patiente par contre, en parlant de ses sept frères et sœurs.

De son côté, Jules se retrouve à devoir annoncer une triste nouvelle à la famille, mais une excellente nouvelle à Maggie. En effet, son patient est donneur d’organe et a un cœur pour un des patients de Maggie, Howard. L’intrigue était sympathique sans être exceptionnelle.

En parallèle, nous continuons de suivre la journée de Kwan et Lucas. Le premier demande à Winston de l’assister sur une greffe, et Lucas en profite aussitôt pour faire de même. Cela leur permet de rester silencieusement aux côtés de Winston alors qu’il papote avec Nick. À la couleur de la blouse de Nick, j’en déduis qu’il bosse toujours dans le Minnesota mais qu’il est là pour récupérer un organe. Avec huit donneurs d’organes, Nick fait le calcul qu’on peut sauver jusqu’à quarante vies, ce qui permet d’éprouver un peu de réconfort.

Cependant, ce sont clairement les potins qui doivent le plus marquer Kwan et Lucas : ils apprennent pêle-mêle que leurs boss ont eu à faire le travail ingrat des résidents en l’absence de programme, que Winston est amoureux de Maggie et que Meredith est une bonne cheffe par interim – même après six mois. Meredith et Nick ne sont donc plus ensemble. Heureusement que Maggie le voit pour avertir Meredith, au moins.

De son côté, Lincoln croise donc Jules le matin et raconte donc aussitôt qu’il le peut à Jo son échange avec elle. Il a un peu honte d’avoir couché avec une nouvelle interne, mais elle lui conseille d’en parler le plus vite possible à Meredith, parce que c’est la bonne chose à faire. Au passage, nous apprenons que désormais Jo s’habillera en noir et non plus en rose. Bien, c’est une décision politique à laquelle on va s’ajuster.

En attendant, on s’ajuste à voir Meredith en cheffe, et c’est hilarant. Elle se débarrasse de Lincoln bien vite en lui disant de passer par les ressources humaines et d’éviter les ascenseurs avant de proposer d’elle-même à Levi le rôle de chef des résidents. Au moins, c’est réglé. Elle retrouve ensuite Nick, parce que Maggie insiste fortement pour qu’elle retrouve celui qu’elle aime toujours et qui l’a rendue triste pendant six mois. AH.

Les retrouvailles sont toutefois plutôt professionnelles, bien qu’interrompues par Lucas qui ne sait vraiment pas les règles et les moments où il peut parler. Eh, ce petit côté fun manquait à la série, ça fait plaisir de retrouver des internes. Cela fait moins plaisir de retrouver les gaffeurs, par contre.

Ainsi, le Dr Griffith dont je n’ai toujours pas le prénom débarque pour prévenir Lucas qu’il n’a pas annoncé le décès du patient à la bonne famille. C’est gênant, parce que la mère se retrouve à engueuler Amelia devant toute la salle d’attente de l’hôpital. C’est également gênant parce que le patient est donneur d’organes pour un patient de Meredith qui a besoin de trois organes. Et pour un patient que Meredith confie à Nick, parce qu’elle ne peut pas se permettre 25h d’opération pour le premier jour des internes.

Amelia garde son calme autant que possible et s’assure que Griffith chapote Lucas lorsqu’il annonce la nouvelle à Meredith. Il débarque juste après l’annonce de la bonne nouvelle d’un triple don d’organe à la famille qui attendait ce miracle, donc il prend bien cher de la part de Meredith. C’est finalement auprès d’Amelia qu’il explique ce qu’il s’est passé : il a annoncé le décès d’un fils à une certaine Jane, sans vérifier le nom de famille, pour être moins brutal dans la manière d’annoncer la mort. Moi, je trouve que c’est un peu la faute d’Amelia tout ça, parce qu’elle aurait pu vérifier la manière de l’annoncer.

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est qu’il a annoncé la vérité malgré lui, parce qu’il a parlé à une maman dont le fils était en mort cérébral également. La mauvaise nouvelle, c’est que la mère du patient qui pourrait être le donneur de trois organes n’a plus aucune confiance en l’hôpital. Elle demande donc à son médecin de famille de confirmer le diagnostic d’Amelia, sauf que le médecin a beau savoir que le temps est essentiel, il est trop âgé pour courir aussi vite que Griffith.

Elle le fout ainsi sur un fauteuil roulant, nous rappelant un peu la panique des internes en saison 1. C’est toujours aussi efficace, même si les notes d’humour pourraient être malvenues vu la gravité de l’intrigue. Le fils est bel et bien mort, et Griffith doit retrouver son chemin dans l’hôpital pour l’annoncer à la mère.

Elle le fait et c’est finalement Kwan – dont le prénom est Benson – qui parvient à convaincre la maman de donner son consentement en lui mentant. Je l’ai vu venir à des kilomètres son mensonge sur le frère de 16 ans qui est mort mais a sauvé des vies en donnant ses organes. Il le fait pour obtenir une place dans le bloc opératoire et, évidemment, il l’obtient, parce que ni Meredith, ni Nick n’y voient quoique ce soit à redire.

J’ai bien aimé la scène qui voyait avant cela Nick et Meredith parler de la difficulté des six mois qui venaient de passer. Cela donnait un peu de contexte aux personnages et précédait une scène encore plus incroyable : Nick propose ainsi à Lucas d’assister à l’opération du triple don d’organes. J’ai beaucoup aimé la petite morale qu’il fait, indiquant qu’il faut terminer la journée d’une meilleure manière qu’elle a commencé.

C’était beau, mais le vrai shot d’émotions arrive après, lorsque Lucas indique que c’est une belle journée pour sauver des vies et qu’Amelia révèle, depuis la galerie, qu’il est le neveu de Derek. Et donc le sien. Oh bordel, encore un Shepard ! J’ai aimé voir Meredith souligner qu’il lui faisait penser à Amelia plutôt qu’à Derek, et j’aime déjà la manière dont ce Lucas va être un personnage important de la saison.

Je dois bien dire que pendant le montage sur l’opération et les familles prévenues de l’avancée des greffes, j’ai aussi apprécié de me rendre compte qu’il n’y avait ni Owen, ni Teddy dans cet épisode. Cela peut continuer sans que ça me dérange. Autrement, il y avait de bons moments pendant l’opération, notamment lorsque les trois sœurs observaient tout ça depuis la galerie.

La patiente de Meredith et Nick survit finalement et un autre happy end a lieu lorsque la patiente de Mika finit par se réveiller. Tout est bien qui finit bien, donc, sauf pour Howard, le patient de Maggie qui ne récupère pas son cœur car celui-ci était trop endommagé. Griffith aussi a une journée compliquée, parce qu’elle révèle finalement la raison de son retard : sa mère est morte le jour de sa naissance, dans cet hôpital. Elle a donc fait une crise de panique avant d’arriver. La scène était sympathique et suffisante pour qu’on accroche à son personnage pour plus tard.

Et avec ça, on arrivait petit à petit à la fin de l’épisode. Il me reste à souligner que les ressources humaines ne sont pas si humaines que ça : elles offrent à Linc un formulaire pour déclarer une relation préexistante avec Jules quand, évidemment, il n’y a pas de relation entre lui et l’interne. Celle-ci l’envoie donc balader et lui fout un méga râteau, ce qui était bien drôle à voir.

Le problème reste entier : il a couché avec une élève, c’est un peu bizarre quoi. Cela fait bien rire Jo, en tout cas – et Jo est vraiment horrible avec Linc qu’elle envoie bouler alors qu’il continue petit à petit d’avoir un meilleur job ? Allez, tout est bien que se termine bien avec Meredith qui propose même à Nick un poste plus régulier de directeur du programme des résidents, parce que les nouveaux résidents lui ressemblent à avoir un passé compliqué et de mauvaises notes.

Non, vraiment, tout était bien, et puis j’ai crié un bon gros : « Nooooon ». L’épisode se termine par le retour d’Owen et Teddy. Je suis dégoûté. C’était si bien un épisode sans eux ! En trente secondes, les deux personnages ont réussi à me souler, surtout que le retour s’effectue de manière pas du tout crédible. Soi-disant, ils ont donc eu assez de thune pour payer un avocat qui prend plus cher que mon salaire à l’heure (je crois, j’avoue, je n’avais pas les sous-titres et je n’ai pas eu envie de revenir en arrière pour entendre ça), pour faire du surf et pour ne plus avoir aucune poursuite judiciaire ?

Exit donc l’idée d’un passage en prison pour Owen. Sa sanction est d’avoir une licence médicale partiellement révoquée : il a besoin d’être surveillé pendant six mois seulement. Teddy est atroce avec lui, se foutant de sa gueule et lui coupant la parole en permanence. Typiquement, la scène aurait pu me plaire en début d’épisode, mais là, en fin d’épisode quand j’étais content qu’on ne les voit plus… Ce fut un coup dur.

Heureusement, la fin de l’épisode fonctionne beaucoup mieux : elle était pleine de nostalgie et en revenait aux cinq nouveaux internes. Jules Millin, Mika Yasuda, Lucas Adams, Benson Kwan et… Simone Griffith. Oui, Simone a un nom, on nous case le mot « MAGIC » dans le scénario parce Meredith Alex George Izzie et Cristina, on ne peut pas faire d’anagramme avec leurs noms, mais on peut être nostalgique en les voyant dans le même couloir qu’il y a dix-neuf saisons. Eh, c’était un bon début de saison quand même !


 

Précédemment dans Grey’s Anatomy (S18) et Station 19 (S05)

Salut les sériephiles,

Ca faisait un petit moment que je n’avais plus proposé d’articles pour résumer une saison, mais avec les retours de ce vendredi aux USA, il fallait bien que je m’y remette un peu. C’est avec retard que je vous propose malgré tout un point sur les saisons 5 et 18 de Station 19 et Grey’s Anatomy. Indissociables, ces deux-là.

Station 19

Après une saison en demi-teinte, avec un déséquilibre constant entre excellents épisodes (la mort de Miller, aussi énervante qu’inutile a laissé ses traces) et moments de creux incroyables, la saison 5 se terminait avec un arc surprenant pour Andy. Agressée sexuellement par un collègue pompier, Andy se retrouvait accusée de meurtre après s’être défendue. La série n’a pas osé pour autant aller jusqu’au procès : Andy s’est débrouillée pour trouver d’autres victimes du même mec, ce qui fait que la justice n’a pas souhaité la faire condamner.

Lavée de tous soupçons, Andy peut ainsi récupérer son poste de lieutenant à la caserne 19. Le seul problème, c’est que ça se fait au détriment de Jack : celui-ci annonce à la cheffe Ross qu’il démissionne et le dernier épisode se terminait sur son départ un peu incompréhensible. Il faut dire que le personnage avait été pas mal malmené, entre la mort de Miller ou les retrouvailles avec son demi-frère lui faisant prendre conscience qu’il avait toute une famille prête à le rencontrer – et ayant eu une vie plutôt luxueuse loin de la sienne.

Dans les autres intrigues qui nous attendent au tournant pour cette saison 6, Travis a décidé de se présenter à l’élection pour être maire, afin de ne pas laisser tout le terrain à Dixon. J’ai comme un doute sur sa capacité à être élu, tout de même ; mais nous verrons bien ce qu’il en est et si ça ramène Emmett ou non.

De son côté, Sullivan est toujours aussi imblairable et couche avec la cheffe Ross, tandis que Maya tente de redevenir capitaine de la caserne en faisant du chantage à cette même Ross – parce qu’elle connaît sa relation avec Sullivan. C’est du grand n’importe quoi de sa part. J’ai beau aimer Maya en général, j’espère qu’elle va se prendre un retour de flamme dans la gueule pour ce chantage stupide.

Le reste du casting était plutôt sur un happy ending cependant, avec Ben qui se retrouve véritablement papa de Pru (au point de désobéir à son chef pour rester en vie), Vic et Theo qui filent de nouveau le parfait amour, Beckett qui souhaite redevenir sobre (ma foi) ou Carina officiellement résidente des États-Unis qui essaie de devenir maman. Bon, le père serait Jack, qui vient de se barrer, alors c’est peut-être pas si happy que ça… Nous verrons bien !

Grey’s Anatomy

C’est toujours plus compliqué de faire un résumé des intrigues de cette série, car il y a bien trop de personnages et 400 épisodes à gérer désormais. Pour marquer le coup, le 400e épisode voyait le programme de résidence du Grey Sloan Memorial Hospital être définitivement fermé. Helm, Levi et les autres étaient donc forcés de plier bagage, de manière soi-disant définitive… Nous verrons donc ce qu’il en est probablement dès la reprise de cette saison, avec l’arrivée également de nouveaux internes, un refrain que l’on connaît bien pour la série et qui devrait apporter un peu de fraîcheur dans le casting.

De la fraicheur, il y en a besoin : Miranda a décidé de démissionner de son poste de cheffe, laissant la place à Meredith. Celle-ci doit donc éconduire Nick qui voulait la voir revenir avec lui dans le Minnesota, mais elle semble le regretter aussitôt, terminant la saison en le rappelant dans le couloir. Depuis, nous savons qu’Ellen Pompeo a demandé à n’apparaître que dans huit épisodes de la saison… Après la saison covid, celle où Meredith ne sera plus là sera-t-elle la saison de trop pour la série ?

Je ne l’espère pas, car il y a plein d’autres personnages que j’adore. Par exemple, il y a Amelia qui se faisait larguer par Kai à cause de son rôle de maman… Sans que ce ne soit tout à fait définitif : le doute subsistait avec Kai revenant se dire bien trop in love pour casser son couple comme ça. Mouais. Côté couple amoureux, le 400e épisode voyait le retour de Jackson et April plus amoureux que jamais ou la réconciliation entre Maggie et Winston. Jo et Lincoln semblaient également se retrouver, pour le meilleur et surtout le pire ? Ca me soule que les deux amis finissent en couple, j’espère que ce ne sera pas le cas.

Du côté médical, ma foi, il n’y a pas grand-chose, comme toujours. Outre les aléas administratifs de l’hôpital, l’épisode final nous prenait un peu par surprise avec le retour du cancer de Catherine. Il faudra voir ce que ça donne, mais ça risque de donner envie à Richard de prendre ses distances… Comme tous les autres, donc. Si on est en droit d’espérer un énième retour d’Addison, il faut bien souligner que tous les médecins de l’hôpital semblent vouloir le quitter. Parfois, ils n’ont juste pas le choix : Owen et Teddy ont enfreint la loi et ont été dénoncés pour l’euthanasie prodiguée à un ex-soldat. Ils ont donc fui Seattle à la va-vite…

Bref, il est temps de remettre un peu d’ordre dans la famille dysfonctionnelle de cet hôpital, ne serait-ce que pour la réouverture du programme des résidents. C’est la mission que s’est fixée Meredith, j’imagine donc qu’elle y parviendra en huit épisodes ? Réponse mi-décembre !

Grey’s Anatomy (S19)

Synopsis : En fin de saison dernière, Miranda décidait de démissionner de son poste de cheffe de l’hôpital après avoir perdu le programme de résidence de l’hôpital. C’est à Meredith de lui succéder et de trouver une solution pour le rouvrir.

Saison 13 | Saison 14 Saison 15 | Saison 16 | Saison 17 | Saison 18 | Saison 19
Station 19 : S01 | S02 | S03 S04 | S05 | S06

Pour commencer, j’ai envie de dire à quel point j’ai hâte de découvrir ce que les scénaristes réservent pour cette saison. Bien sûr, j’ai attendu deux jours de trop pour voir l’épisode, mais vu mes vendredis (et mes week-ends), ça risque d’être souvent le cas. Que cela ne soit pas pris comme un signe que je me lasse de la série : c’est tout le contraire !

Les rebondissements de la fin de saison précédente annonçaient vraiment un renouveau pour la série ou, du moins, un recyclage d’anciennes intrigues, en faisant probablement du neuf avec de l’ancien, car je me doute que tout le casting n’a pas été viré. Comme il a toutefois été annoncé qu’Ellen Pompeo ne participerait pas à toute la saison, je suis curieux de voir ce que la série va proposer pour que son absence soit compensée naturellement.

Je ne pense pas que cela sera un problème, en vrai… Mais l’avenir nous le dira ! En attendant, il faut commencer par le commencement, et vu l’épisode que je viens de voir dans Station 19, j’imagine que la reprise va décoiffer un peu. Il va y avoir du vent, en tout cas.

Note moyenne de la saison : 17/20

S19E01 – Everything Has Changed – 19/20
Tout n’a pas vraiment changé, mais j’imagine que cet épisode ne plaira pas à tout le monde pour autant. Cette reprise donne presque l’impression d’être devant un nouveau pilot pour la série et, quelque part, j’aurais bien envie que la série se renouvelle vraiment en suivant les internes comme à ses débuts. Ce n’est pas la première fois qu’on nous fait le coup, cependant, et je me doute bien que les épisodes reprendront vite la routine de l’an dernier, mais en attendant, c’était un excellent retour.
S19E02 – Wasn’t Expected That – 17/20
La saison va vraiment bien fonctionner si elle continue comme ça : elle surfe sur la nostalgie des débuts tout en se servant des nouveaux personnages pour introduire les commentaires et critiques que les spectateurs pourraient faire eux-mêmes. C’est efficace, surtout que le casting large est plutôt bien géré pour l’instant, avec des dynamiques anciennes perturbées par l’arrivée de sang frais. Non, vraiment, ça fait du bien à la série.
S19E03 – Let’s Talk About Sex – 17/20
Les quelques surprises de l’épisode sont un peu gâchées par Twitter qui spoile toujours tout, mais ça n’empêche pas l’épisode d’être réussi. Le côté reboot continue en étant toujours aussi efficace, apportant la fraîcheur des débuts et les mélangeant avec les problèmes de 2022. Et c’est très bien comme ça, parce que ça fonctionne très bien cette recette !
S19E04 – Haunted – 16/20
La saison se poursuit en remettant peut-être un peu trop l’accent sur les intrigues des saisons précédentes. Il fallait bien que les couples reprennent leur droit sur la série, même si on est épuisé par une bonne partie d’entre eux. Heureusement, on continue d’avoir un soft reboot en parallèle, avec des intrigues plus légères – mais peut-être un peu trop cheesy. Et à Halloween, on veut des sucreries, pas du fromage !
S19E05 – When I Get to the Border – 17/20
Il est compliqué de donner une note à cet épisode car les trois intrigues qui le composent sont vraiment trop différentes les unes des autres. Il y en a une qui est parfaitement horrible et nécessaire, et que j’imaginais bien voir dans la série depuis plusieurs mois sans me douter que ce serait traiter avec le retour de ce personnage emblématique ; une qui paraissait soporifique, mais nécessaire pour le développement de Meredith et enfin une qui permettait d’apporter de la légèreté à l’ensemble. Bref, c’était super hétérogène, et c’est difficile de savoir quoi en penser.
Crossover : S06E06 – Everybody Says Don’t – 16/20
S19E06 – Thunderstruck – 17/20
L’épisode parvient à frapper par surprise sur une de ses intrigues que je n’avais pas forcément envisagée, mais qui permet un joli symbole de passation pour préparer le départ de Meredith, parce qu’il devient difficile d’ignorer qu’Ellen Pompeo va s’absenter du reste de cette saison. Pour le reste, la saison poursuit son cours avec son soft reboot toujours bien efficace et des personnages que l’on apprend à connaître de plus en plus.
Crossover : S06E07 – We Build Then We Break – 17/20
S19E07 – I’ll Follow the Sun – 17/20
Il n’est vraiment pas évident de dire au revoir à un personnage aussi emblématique, surtout après dix-neuf saisons, et les scénaristes font donc un choix plutôt sympathique dans cet épisode. J’ai aimé les voir mettre en place les jalons et les rouages pour continuer la série le plus longtemps possible, tout en rendant aussi fluide que possible ce qu’il se passait dans les coulisses. Il faudra voir ce que donne la suite de la série à présent.
S19E08 – All Star – 15/20
Le problème quand ça fait vingt ans qu’on regarde une série, c’est qu’elle n’arrive plus à surprendre autant qu’avant, à force d’employer les mêmes recettes jusqu’à la nausée. Cela dit, il faut bien reconnaître que dans l’ensemble, ça fonctionne. L’absence de Meredith ne se fait absolument pas sentir, comme je m’y attendais, et la série va clairement compenser avec quelques fils rouges pour les épisodes à venir. C’est une bonne idée, et ça fonctionne.

Voir aussi : Cette saison, Grey’s Anatomy se renouvelle bien

S19E09 – Love Don’t Cost Anything – 18/20
OK, les nouveaux internes sont arrivés à un stade où les intrigues commencent vraiment à bourgeonner et montrer tout l’intérêt qu’elles apportent à la série… Et ça me plaît énormément de voir ça. Plus on avance dans cette saison, plus je me retrouve à me dire que ça irait mieux si on virait définitivement tous les anciens. L’avantage, c’est une fois de plus de savoir que la série s’est renouvelée vers le meilleur. J’aime beaucoup cette saison, malgré quelques schémas répétitifs et recyclés.
S19E10 – Sisters Are Doing It for Themselves – 17/20
C’est toujours un plaisir de retrouver la série aussi en forme après dix neuf saisons. Très clairement, ce qui a été mis en place en septembre dernier fonctionne très bien et donne envie de suivre beaucoup plus les nouveaux personnages que les anciens. Bon, c’est peut-être aussi parce qu’ils ne restent presque plus que des personnages que je ne supporte pas chez les anciens…
S19E11 – Training Day – 18/20
Une fois de plus, la série excelle par sa capacité à utiliser l’actualité pour nourrir son récit. Bien sûr, cette fois encore, c’est extrêmement dérangeant et terrible à suivre : toute une partie de l’épisode nous montre à quel point les États-Unis sont partis en vrille. C’est une intrigue extrêmement captivante, qui donne ensuite envie de se jeter sur l’épisode suivant… mais eh, malgré ma semaine de retard, je ne peux pas le regarder tout de suite.
S19E12 – Pick Yourself Up – 18/20
La fin d’épisode précédent lance très facilement les scénaristes dans un autre excellent épisode. Il y a des facilités dans l’écriture parfois, mais ce n’est absolument pas dérangeant : chaque personnage parvient à avoir son moment de gloire dans cet épisode qui est aussi, discrètement, un crossover. Je ne sais pas trop comment ils parviennent à une telle prouesse, mais toutes les scènes attendues y sont, les intrigues secondaires aussi et les développements de personnages sont réussis.
Léger crossover : S06E13 – It’s All Gonna Break – 18/20
S19E13 – Cowgirls Don’t Cry – 17/20
Je ne comprends pas comment il est possible d’avoir encore lu cette semaine des tweets se plaignant de la longévité de la série quand je la trouve autant en forme cette année. Autant l’an dernier, j’étais déçu de la voir s’encroûter, autant la franchise me paraît plus solide que jamais narrativement parlant ces derniers temps. Toute cette saison semble vouloir être une réussite, et même des épisodes plus routiniers comme celui-ci sont excellents, du début à la fin.
S19E14 – Shadow of your Love – 15/20
Quand on ne m’annonce pas un double épisode, mais qu’on me le sert, je m’attends toujours au pire ou au moins à un crossover. Finalement, l’épisode est plutôt sympathique, mais il n’en est pas moins très routinier. C’est loin d’être un défaut, surtout que toutes les intrigues avancent… Seulement, je m’attendais à autre chose !
S19E15 – Mama Who Bore Me – 16/20
Si la série est toujours aussi forte et semble inébranlable pour proposer de bonnes histoires quoiqu’il arrive en coulisses, j’ai l’impression que ce double épisode s’est beaucoup intéressé à des intrigues qui ne me plaisaient pas tellement. Le vrai point positif, toutefois, c’est que les graines plantées pour la suite sont géniales et que j’ai bien l’impression que des pages qui m’ennuyaient se tournent avec cet épisode.
Petit crossover : S06E15 – What Are You Willing To Lose? – 15/20
S19E16 – Gunpowder and Leads – 17/20
Quelques retrouvailles émouvantes, des dynamiques encourageantes pour certains, des intrigues qui fonctionnent, mais l’atmosphère finit par devenir pesante… Bon, c’est entièrement volontaire au moins. J’ai presque hâte d’être à la fin de saison – et à la saison prochaine – pour voir ce que ça donnera par la suite maintenant, car on commence à avoir fait le tour de ce qu’il y avait à dire cette saison. Non ?
S19E17 – Come Fly With Me – 17/20
Sans jamais critiquer d’où elle vient de manière insultante, la série continue de se remettre en question cette saison et de parvenir à le faire bien, avec une jolie évolution véritablement observable quand on s’attarde sur les nombreux parallèles possibles cette année avec les débuts. Bref, une fois de plus, voilà un épisode que j’ai beaucoup aimé et qui prouve à mon sens que la série a toutes les raisons de continuer encore et encore.
S19E18 – Ready to Run – 18/20
Bien, ça se confirme : toute la saison aura réussi à retrouver la fraîcheur des débuts de la série et à la conserver, même en l’absence de certaines figures historiques de la série. Surtout en leur absence ? Une fois de plus, je trouve que Grey’s Anatomy paraît inarrêtable et intouchable. Je suis à peu près sûr que la série finira par m’enterrer : oui, elle recycle ses intrigues et ses dynamiques, mais oui, elle réussit aussi à se renouveler malgré tout et à être géniale. Cet épisode est encore une franche réussite.
S19E19 – Wedding Bell Blues – 17/20
Je vais écrire un truc qu’il est rare que j’écrive : il n’y avait pas besoin de faire un double épisode pour la fin de cette saison. Franchement, cet épisode possède déjà tout ce qu’il faut pour boucler une excellente fin de saison, et à quoi bon prendre tant de notre temps avec un épisode de plus ? Je ne vais pas le bouder, mais je trouve que celui-ci était déjà bien. Le problème qui se pose alors est qu’il n’est pas à la hauteur de ce que j’attendrais d’une première partie : on devrait avoir envie de se jeter immédiatement sur la suite, pas de faire autre chose. Et pourtant ! Jamais satisfait.
S19E20 – Happily Ever After ? – 16/20
Drôle d’épisode de fin de saison, honnêtement. Je trouve que les scénaristes ont grillé beaucoup de cartouches plus tôt dans la saison, et notamment dans l’avant-dernier épisode, ce qui fait qu’on a plutôt l’impression d’être devant un épisode classique de la série qui se souvient à la dernière minute des enjeux qu’il est supposé mettre en scène pour nous rendre dingue en attendant la saison prochaine. Ce n’est pas à la hauteur de ce qu’on pouvait en attendre, et certainement pas à la hauteur du reste de la saison. Tant pis… Vivement l’année prochaine, maintenant !

NCIS S19E21 (express)

Épisode 21 – Birds of a Feather – 17/20
Voilà une fin de saison qui sait parler au fan que je suis, parce qu’on s’éloigne beaucoup du procédural en entrant bien plus en immersion dans la vie privée de certains agents, alors que l’enquête elle-même finit par apporter de bons éléments et être surprenante. Une fin plutôt calme, mais réussie.

Spoilers

Pour cette fin de saison, l’ex-femme de Parker se fait enlever.

Le début de l’épisode est déjà une surprise en lui-même, puisqu’il est rapidement révélé qu’un homme qu’on imaginait parfaitement innocent ne l’est pas du tout, avec un simple échange de SMS. Ce n’était que la première surprise de l’épisode : il est tout aussi rapidement révélé que la femme qu’on voit se faire enlever dès la première scène n’est autre que l’ex-femme de Parker.

C’est qu’il s’agit d’une fin de saison et qu’il faut bien nous le faire comprendre, avec un Parker qui nous dévoile peu à peu toute sa vie. Concrètement, j’ai beaucoup aimé : le recours à une ex-femme, c’était un peu du déjà vu avec la vie trépidante de Gibbs, mais cet épisode met aussi un point d’honneur à nous rappeler que Parker n’est pas Gibbs, au point même de le lui faire dire mot à mot. Cela fonctionne : les scénaristes font du neuf avec du vieux, la relation entre Parker et son ex-femme est loin d’être celle que Gibbs entretenait avec ses ex.

Bien au contraire, même. L’ex-femme est retrouvée en cours d’épisode, parce qu’elle parvient à s’échapper du lieu où elle était retenue prisonnière, mais à ce stade, on a déjà appris qu’elle était une agent du FBI et que Parker avait un ancien coéquipier qui ne l’aimait pas beaucoup. Il faut dire que Parker a eu la bonne idée de l’accuser de détournement d’argent, ça n’aide pas.

Quand le co-équipier en question, qui était complice du kidnapping de l’ex-femme, est retrouvé mort, l’intrigue prend une tournure plus problématique. Durant tout l’épisode, on comprend que Parker est le centre d’intérêt du FBI qui veut toujours le faire tomber autant que le centre d’intérêt d’une machination qui dépasse totalement nos agents : et pour cause ! Très rapidement, Jessica et Nick découvrent que le cerveau derrière le kidnapping de l’ex-femme et le meurtre de l’ex-coéquipier de Parker n’est autre que… Le Corbeau.

C’est une fin de saison, alors je m’attendais vraiment à le voir revenir… en revanche, je ne suis pas fan de la manière dont il revient. Je préférais largement l’intrigue de l’agent toxique il y a quelques épisodes. Le flashback en cours d’épisode est d’ailleurs plutôt long pour nous rappeler ce dont il est question, mais le résumé des épisodes précédents ne s’était concentré que sur la vie perso ou intime des agents, alors c’est bien normal. Bordel, ce récapitulatif m’a pris par surprise, lui, c’est vraiment étonnant pour du NCIS.

Bref, toujours est-il que le Corbeau s’acharne à présent sur Parker, parce qu’il est l’agent responsable de son échec précédent. Et il s’acharne comme ça parce qu’il est plaisant de voir sa proie souffrir, apparemment. D’ailleurs, il aime tellement ça qu’il fait tout pour le faire passer pour un ripou : il fait en sorte que Parker soit accusé du meurtre, mais aussi du détournement de fonds. Cela fait beaucoup pour un seul homme, et surtout pour un agent du NCIS.

Toute l’équipe se réunit donc chez Parker pour lui montrer son soutien. C’est le moment de souligner que Parker a un appartement de dingue, mais aussi le moment de rappeler que Parker est sur écoute quand ils sont tous dans l’appartement à évoquer le fait que le directeur Vance aurait dû remettre Parker aux autorités bien avant. J’ai un peu de mal avec la fin d’épisode suite à cette révélation, parce qu’il est évident que Léon devrait être démis de ses fonctions à partir de ce moment-là, avec McGee qui dit clairement qu’ils ont obtenu un délai avant que Léon ne dénonce Parker.

Seulement, personne ne semble s’en soucier. Au contraire, voir que le FBI s’acharne sur Parker – probablement grâce à son ex-femme en plus – ne fait que leur donner envie de soutenir leur nouveau patron. Même Léon entre finalement dans la combine qui permet à Parker de s’échapper… avec son ex-femme. Il s’enfuit aussi avec une liste remise par Kasie et qui lui permet d’avoir une piste pour trouver le Corbeau, car il s’agit de la liste des comptes par-lequel l’argent du détournement de fond est passé avant d’atterrir sur un compte au nom de Parker.

Jessica, Nick et Tim se mettent en danger en aidant Parker à s’enfuir, mais c’est aussi le cas de Léon, Kasie ou même Jimmy. En effet, ce dernier, accompagné de Ducky pendant tout l’épisode, est celui qui débarque dans le labo de Kasie pour tous les motiver à se battre pour innocenter Parker. C’était une fin d’épisode pleine de bons sentiments grâce à ça, et ça fonctionnait bien de nous montrer une équipe qui a su se souder à nouveau sans avoir besoin de Gibbs pour autant. L’aura de ce dernier plane toujours autant avec les fameuses règles qui sont évoquées, mais il n’est vraiment plus la seule star de cette série. J’aime comment les scénaristes ont su trouver une place pour Parker.

Ils en trouvent aussi une pour Jessica, et c’est très chouette. Celle-ci continue de flirter avec Jimmy pendant une bonne partie de l’épisode. Ce doit être le printemps au NCIS, parce qu’on voit donc Parker flirter avec son ex-femme, on apprend que Ducky a une relation avec une ancienne collègue du FBI et Jimmy ose plus ou moins se déclarer à nouveau auprès de Jessica. Il faut dire qu’ils y sont forcés par les ressources humaines qui leur demandent de faire le point sur tous les sujets problématiques qu’ils rencontrent en-dehors de l’agence.

Le problème, c’est que sortir avec une collègue, ça se signale aussi aux ressources humaines du NCIS. Après quelques rencards hors écran autour d’un café, Jessica ose enfin s’ouvrir davantage à Jimmy, et inversement. Les deux s’embrassent donc au cours de l’épisode. Ils n’auront mis qu’une saison à se tourner autour ?

2022 fait du bien à NCIS apparemment ! J’aime que ce soit davantage sérialisé… et j’ai hâte de voir la prochaine saison. Pas que pour ce couple d’ailleurs. Le cliffhanger m’a intrigué : on y découvre que l’ex-femme de Parker est loin d’être innocente ! Elle reçoit un SMS (du Corbeau ?) qui lui demande où elle en est et auquel elle répond « Je l’ai », en parlant de Parker. C’est intrigant, parce que l’ex-coéquipier avait eu le même échange en début d’épisode quand il la faisait enlever elle.

On est loin de l’intrigue pandémique que j’espérais voir se déclencher au retour du Corbeau, mais ça m’intrigue !

 

EN BREF – Cette saison marque un véritable tournant pour la série qui dit adieu à Bishop, puis à Gibbs, coup sur coup. Le départ de Gibbs est une vraie surprise, d’ailleurs, car il s’effectue extrêmement rapidement. Personne ne s’attendait à ce que son fil rouge soit bouclé en quatre épisodes, mais ça s’est plutôt bien déroulé. Le remplacement par Parker était un peu dommage car j’avais peur de voir se répéter les mêmes dynamiques en boucle, mais la saison a su faire preuve d’innovation.

Que l’on passe d’un Gibbs à un Parker, c’était finalement une bonne idée, parce que Parker est un personnage qui sait finalement se distinguer de son prédécesseur par de petites touches bienvenues. Que l’on passe d’un flirt entre agents à un flirt entre agent et légiste, c’était suffisamment surprenant tout en restant dans l’ADN de la série pour que ça donne envie de rester et de découvrir ce qui allait se jouer, d’abord discrètement, puis finalement plus rapidement que n’importe quel autre couple de la série.

Je suis curieux de voir ce que donnera la saison 22. Je sais qu’il y a eu érosion des audiences, mais pour moi, nous avons eu la preuve que NCIS pouvait tout à fait survivre sans Gibbs… et c’est tant mieux !