Station 19 – S01E04

Épisode 4 – Reignited – 16/20
S’il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent en termes de romance et soap, Shonda Rhimes sait comment pimenter les dynamiques déjà mises en place et ajouter quelques couches supplémentaires aux portraits rapidement brossés des personnages secondaires. C’est efficace et ça fait s’attacher plus vite à ces personnages. Bref, la formule est efficace à défaut d’être originale ou surprenante, mais c’est déjà pas mal.

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Spoilers

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You want us to avoid using water on a fire?

Voilà que la série reprend les codes de Grey’s avec la voix-off d’Andy Herrera accompagnant les images du début d’épisode présentant toujours un cas qui reviendra plus tard dans l’épisode.

Andy reprend du service en découvrant que son mec a encore pris des décisions pour la caserne sans la consulter. Sans surprise, leur engueulade finit par un baiser et une scène plus ou moins torrides entre eux. Ils finissent par continuer de faire comme s’ils étaient énervés l’un après l’autre.

Cependant, Andy est tellement de bonne humeur qu’Hughes grille tout de suite que quelque chose a changé quand elles font les courses avec Ben et Bishop (qui a donc pour prénom Maya, je vais tenter de le retenir). Ils sont interrompus par un appel d’urgence au B&B du début d’épisode, mais ce cas est rapidement résolu : c’était un simple feu de cuisine alors qu’ils ont déployé les grands moyens et qu’une ligne d’eau a été explosée par une voiture voisine. Comme l’épisode suggère littéralement un retour de flamme et que la voix-off du début d’épisode était autour de la même idée, on se doute que les choses ne seront pas si simples pour Andy, qui rentre à la caserne pour coucher de nouveau avec Jack.

Ils partagent alors une conversation plus ou moins profonde sur le futur ensemble, sur le reste de la caserne qui ne peut rien savoir de leur relation et sur Jack qui aimerait bien passer du temps dans un B&B avec Andy. Celle-ci s’endort dans ses bras, alors même qu’elle voulait rester éveillée.

De son côté, Miller souhaite revoir JJ, la nana de l’appartement des deux derniers épisodes, mais avec le cadavre de Seth entre eux, il ne sait pas trop comment faire et demande de l’aide à Montgomery. C’est l’occasion d’une scène « d’humour » qui n’a pas du tout pris sur moi et qui a trainé en longueur sur plusieurs scènes avec l’ancien capitaine. Finalement, Miller se retrouve avec une bonne excuse pour retourner voir JJ grâce au père d’Andy qui y met du sien, mais franchement, ça ne m’a pas intéressé du tout. C’est con, j’aimais bien Miller jusque-là, mais là, c’était juste tourner en rond pour pas grand-chose.

Montgomery et Bishop font équipe pour retourner à la maison de retraite où ils passent décidément pas mal de temps à soigner plein de petits bobos. Ils ont notamment affaire à une vieille dame souffrant de Parkinson et refusant que son petit-fils soit tenu au courant.

Cela permet à Bishop de prendre conscience que sur un événement si important, il faut toujours que la famille soit au courant… Et la pauvre reçoit un SMS de Ryan qui lui apprend que son frère est en garde à vue. Son frère qu’elle n’a pas vu depuis un an et qui vit désormais dans la rue, mais qui vole… du matériel d’art. Normal.

Bishop souhaite donc demander à Andy la permission de quitter le travail en pleine garde, mais est incapable de la trouver. Quand elle finit par le faire, elle comprend qu’Andy et Jack ont remis le couvert, et elle est complétement vexée d’être tenue en dehors de la vie de sa meilleure amie. Plutôt que d’en parler directement avec, elle contourne la chose et a clairement une dent contre elle qui se développe dans le non-dit, ce qui n’est jamais une bonne idée.

Ben, quant à lui, continue de s’entraîner auprès d’Hughes qui commence à redéfinir les limites de leur relation : ils ne sont pas amis, ce n’est pas une de ses patientes : il s’agit de son bleu et elle est là pour le former. Le problème, c’est qu’elle ne paraît pas tout à fait formée à toutes les éventualités elle-même depuis quatre épisodes… La majorité de leur intrigue tourne autour d’un jeu en réalité virtuelle, ce qui est sympa, mais définitivement pas dingue.

Hughes passe son temps à dire qu’elle va bien, qu’elle maîtrise son job à la perfection et qu’elle peut gérer Ben, ce qui crie à l’erreur de débutant à venir. Cela ne manque pas. Comme prévu, le lendemain, les pompiers sont rappelés au B&B car le feu est reparti. Cette fois, il est bien plus violent et l’une des sœurs le dirigeant est quelque part dans la maison, mais personne ne la trouve.

Sans trop de surprise, ils maîtrisent assez rapidement le feu, mais alors que Hughes et Ben retirent leur masque pour chercher la sœur manquante, le feu reprend et manque de très peu de tuer Hughes, qui ne se brûle que l’oreille. Certes, ce n’est qu’une oreille, mais entre ça et le feu bleu, elle commence fort la saison, quoi.

Elle développe clairement une peur du feu et ce n’est pas génial pour un pompier. Quand Ben la confronte à ce propos plus tard dans l’épisode, elle nie tout, évidemment, mais sa colère en dit long sur le fait qu’elle développe un problème vis-à-vis de son job. Pourquoi pas, ça peut être intéressant.

La sœur manquante est finalement dans l’arrière-cuisine, derrière le feu qui n’arrête pas de reprendre de lui-même et derrière la salle des bouteilles de vin rouge qui explosent les unes après les autres à cause de la chaleur. La tristesse ! Le gâchis de vin ! En plus, évidemment, elle a une bouteille coincée dans la jambe.

Andy parvient à la sauver, sauf que contre toute attente, la rescapée inhale un bout de verre. Certes, ça explosait dans tous les sens, m’enfin quand même, il faut le faire ; c’est bien du Shonda un truc pareil ! Alors que tout le monde la pense déjà morte, Maya Bishop s’obstine et parvient à la sauver. Quand Andy la complimente, elle l’ignore tout simplement.

Bien évidemment, Andy demande des explications, mais elle ne les obtient pas. Nope, Bishop préfère… aller se confier à Ryan, le flic et ex d’Andy. Elle lui raconte toute sa vie de famille et comment son père l’a toujours privilégiée dans la famille au détriment de Mason, son frère. Celui-ci a toujours mal vécu d’être dans l’ombre de sa sœur, au point de se droguer et au point de finir SDF donc. Elle demande à voir son frère, mais celui-ci refuse tout simplement. Bim, le coup dur.

Montgomery retourne à la maison de retraite pour convaincre la vieille dame de parler de sa maladie à son petit-fils, et il fait la gaffe d’en parler devant lui. Comme le petit-fils n’est pas moche, je m’attends à voir cette intrigue revenir plus tard dans la saison, car ça pourrait tout à fait lancer une romance pour Montgomery : la série manque cruellement de romance pour du Shonda Rhimes ! À part le triangle Ryan/Andy/Jack, en train de se transformer en quadrilatère avec Maya/Ryan, on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent, et c’est surprenant.

Bon, je suis mauvaise langue, il y a quand même de quoi faire avec Jack et Andy qui parlent enfin sérieusement en fin d’épisode. Jack lui dit enfin qu’il veut plus, sérieusement, et elle tente désespérément de le convaincre qu’un petit coup de temps en temps, c’est déjà parfait. C’est énervant de la voir parvenir à ses fins parce que Ryan était quand même clair sur ses intentions de rompre, mais les scénaristes réservent un petit cliffhanger sympa où ils sont surpris par le père d’Andy. Ça casse l’ambiance, on va dire.

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Station 19 – S01E03

Épisode 3 – Contain the Flame – 14/20
Je ne sais pas si l’écriture des personnages semblant parfois venir d’un soap et les références à Grey’s Anatomy font vraiment justice à une histoire qui est autrement assez sympathique. J’aime assez la manière dont le tout est sérialisé pour éviter au maximum la forme procédurale malgré une structure qui ne peut se faire autrement, puisque c’est le principe même de la vie des pompiers. Dans l’ensemble, on est toujours sur du divertissement solide, avec des pistes que j’espère voir explorer par la suite.

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Spoilers

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I like how personal it feels

L’épisode commence par un frère et une soeur faisant de la chimie, et vu la série, ils feraient mieux de ne pas en faire. La série nous présente un cas qui ne reviendra en fait qu’en milieu d’épisode, et je ne suis pas bien sûr de trouver cette structure d’épisode franchement pertinente, mais bon.

Miller et Ben sont toujours sur l’appel du cliffhanger précédent, avec une rescapée qui pense plus à sa dédicace de Prince qu’au reste. Quoique, elle aime tout de même voir Miller courir vers le danger, on sent que ça lui plaît bien. Malheureusement, elle est abandonnée à son triste sort pour qu’il puisse aller sauver son appartement. Finalement, il est chargé de l’évacuation du bâtiment, ce qui lui permet de revenir régulièrement auprès de la jolie rescapée, le chanceux.

Il est néanmoins envoyé sauver son plan cul, il y a tout de même mieux comme plan drague, mais bon. La pauvre est complétement perdue quand elle les voit tous les deux, elle ne sait plus où donner de la tête, et c’était marrant.

Toute la caserne débarque sur les lieux suite à l’alarme lancée par Miller et Ben, et j’ai comme un soupçon qu’une simple fumée blanche fasse débarquer trois camions de pompier alors que personne ne sait encore ce qu’il se passe et que le feu dure depuis une bonne journée au moins.

Sur place, Andy retombe sur sa supérieure chargée de l’évaluer, et celle-ci est déjà impressionnée par cette première garde et le feu bleu. Si elle savait qu’Andy gère en plus Jack et sa non-demande en mariage, comme Bishop le devine, elle changerait probablement d’avis, mais bon. Quant à Ben, il est juste beaucoup trop excité par la tournure des événements après le feu bleu de la veille. Du coup, il est surveillé par Bishop et Hughes qui sont inquiètes de le voir si excité…

Et elles ont bien raison : très rapidement, il fait une première connerie, qui permet toutefois de découvrir l’emplacement du feu, et sa violence. Andy le fait alors surveiller des tuyaux pendant que les autres tentent de comprendre la violence du feu.

Bon, franchement, ça permet de comprendre un peu comment ils gèrent ce genre de situation de crise, mais il faut surtout en retenir qu’Andy prend une mauvaise décision en sous-estimant le feu, là où Jack avait tout de suite compris que le feu était beaucoup plus important que ce qu’ils ne pensaient. Ils arrivent tout de même à créer une évacuation suffisante des flammes, puis à redescendre à temps avant que le plafond ne s’effondre.

Avant de terminer cette première crise, on retiendra qu’Andy prend soin d’engueuler aussi sa chef qui n’a pas évacué assez rapidement ses hommes, et notamment Miller, qui jouait les héros avec Seth, le plan cul, donc.

Finalement, Andy et Jack se font tous les deux enguirlander par leur chef : Andy parce qu’elle n’a pas écouté son lieutenant plus expérimenté, Jack parce qu’il n’a pas écouté sa capitaine. C’est marrant, même si on se retrouve avec des histoires de maternelle. Pendant ce temps, Ben est ravi de voir le côté personnel de son boulot, même si Hughes et Miller tentent de le calmer. Ce dernier est bien placé pour lui dire de rester à distance du côté perso : il est totalement en train de chercher l’autographe de Prince de sa belle rescapée.

En parallèle, Ryan propose de ramener le père d’Herrera chez lui, et il le regrette rapidement quand son futur beau-père se met à lui reprocher son passé et lui dire qu’il ne veut pas le voir coucher avec sa fille. Allons bon.

Andy rentre chez elle pour faire à manger à son père, se plaindre de sa journée et refuser qu’il envisage de reprendre un travail si tôt après sa chirurgie. C’est n’importe quoi cette série, personne ne récupère si vite d’une opération. Désespérée par son père, Andy appelle Bishop et Hughes pour boire des shots. L’idée est bonne, mais elles sont surprises par Ryan, voulant parler seul à seul à Herrera. C’est amusant de voir les filles de la caserne apprendre la relation Andy/Ryan (enfin, Hughes quoi).

L’acte suivant enchaîne sur la première garde de Jack, qui commence à merveille puisqu’il arrive en avance et fait tout le boulot tout seul. Bon, il part ensuite sur des décisions populaires pour s’assurer le soutien de l’équipe, même si supprimer toutes les tâches ingrates est loin d’être une bonne idée : elles sont là pour une raison.

Andy les continue par habitude, mais est interrompue par la présence de son père, travaillant comme secrétaire pour la caserne car Jack l’y a embauché. Andy s’énerve et passe ses nerfs… en faisant le travail pour les autres. Cela arrange bien Jack, mais ça obtient immédiatement la désapprobation des filles de l’équipe.

Ils sont ensuite appelés chez les chimistes qui ont reproduit l’expérience sur leur piscine. Cela finit en asphyxie générale, heureusement, ils arrivent à tous les sauver. Jack parvient même à venir en aide à une dernière fille encore dans la piscine, depuis plusieurs minutes. Et contre toute attente, celle-ci est encore en vie, malgré les produits chimiques et l’eau dans ses poumons. Personne ne comprend comment il a su qu’elle était là, mais il a simplement compté les claquettes au bord de la piscine. OK, normal.

Par conséquent, Montgomery est très clair avec Andy : il lui explique que Jack mérite bien plus le poste qu’elle, car Jack a plus de capacités qu’elle, et il vient de le prouver avec ce sens de l’observation. Elle s’en plaint à Bishop et Hughes, qui donc la soutiennent comme elles peuvent… avant de mieux se faire moucher par Andy voulant leur faire comprendre qu’elle n’a pas besoin de ça pour savoir qu’elle est la meilleure. Et bah !

Jack reconnaît son erreur de la garde précédente devant sa supérieure, qui descend Andy, trop privilégiée par son père. Bien sûr, elle les entend et s’en va avant que Jack ne prenne sa défense, sinon ce n’est pas drôle.

Ben et Hughes continuent d’approfondir leur relation : Ben déprime un peu de ne pas avoir le suivi des patients dans ce nouveau job. En effet, l’une des enfants de la piscine a fini à l’hôpital en toutes urgences, après avoir eu une réaction plus tardive (et prévisible) que les autres. J’imagine que la scène est là pour qu’on apprenne nous aussi à lâcher prise. Même s’il est question de Kepner et Bailey, nous ne suivrons peut-être pas la survie ou non de la patiente (à moins qu’elle ne débarque dans Grey’s la semaine prochaine, ce qui serait une bonne idée, je trouve).

À ce sujet du suivi des rescapés/patients, la fin d’épisode voit Miller retrouver la fille à la signature de Prince qui lui annonce que Seth, son plan cul, est mort. Elle est complétement dépitée, mais il est génial de les voir approfondir leur relation. Plus génial en tout cas que de voir Ryan tenter de convaincre Andy qu’il n’est plus un gamin : ce n’est pas parce que son père le voit comme ça qu’il n’a pas grandi. Comme Andy traverse la même crise maintenant qu’elle a entendu l’avis de sa supérieure, elle lui dit qu’il n’y a pas de problème, mais cette pseudo déclaration de Ryan, déclaration digne de Meredith, suffit à lui faire reconsidérer les choses entre eux. Ah lala.

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Ce que c’est qu’un spin-off

Salut les sériephiles !

Un peu plus d’une semaine que je n’arrête pas de parler de spin-off avec le TFSA de vendredi dernier sur les spin-off dont on rêve, puis le débarquement de Station 19 sur le blog. Il est donc largement temps que je prenne le temps de me poser et d’en faire un vrai article explicatif comme j’ai l’habitude de faire pour tout un tas de termes plus ou moins techniques. Ce n’est pas spécialement une surprise, je pense alors sans plus de blabla introductif, lançons-nous dans le feu de l’action !

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Avouez que c’était un joli jeu de mots introductif !

Qu’est-ce que c’est qu’un spin-off ? Comme son nom ne nous le dit pas forcément si on ne parle pas anglais, le spin-off consiste à développer de manière indépendante une partie d’un univers fictif. On le retrouve surtout dans les séries, en toute logique : il s’agit alors de développer la série, souvent en se concentrant sur un personnage qui vole de ses propres ailes, ou sur un bout de la mythologie de la série qui a le potentiel de proposer une nouvelle histoire.

Le spin-off peut être une suite d’une série à succès (c’est le cas de la très ratée Joey), s’amuser au contraire à explorer son passé (Young Sheldon) ou tout simplement se dérouler en même temps, pour la compléter en offrant un nouveau point de vue ou en élargissant l’univers avec un nouvel angle de vue (les puristes parlant même de sidequel, mais bon, ce n’est pas le terme le plus populaire du monde).

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Et très souvent quand c’est le cas, le spin-off a la bonne idée de proposer des crossovers plus ou moins régulièrement ; dans le cas des séries, c’est souvent une fois par an. Le but ? Faire encore plus de profits avec des soirées spéciales attirant les fans, bien évidemment !

Bien sûr, ce n’est pas une pratique limitée à la télévision, ça se retrouve dans les comics (beaucoup), les bandes dessinées (un peu), les animés (parfois), les jeux vidéo (souvent), les films (de temps en temps) et la littérature (régulièrement). Oh et la radio aussi, parce que cette liste n’était pas assez longue.

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La rédaction de cet article m’a rappelé que ces deux-là s’étaient rencontrées 😥

Quelle origine ? Et bien, justement, la radio (à croire que c’était fait exprès pour la transition dis donc !). C’est en tout cas ce qu’affirment les anglophones avec l’exemple d’une série radiophonique dont un personnage est devenu le héros de sa propre série en 1941… Ce à quoi les français répondront que La Comédie Humaine et Les Rougon-Macquart l’avaient fait bien avant, merci Balzac et Zola. Et c’est là que n’importe quel 6e un peu attentif dans la salle lève la main pour remarquer que, dis-donc, l’Odyssée, c’est un peu un spin-off de l’Iliade quand même. Bien vu.

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C’est quoi ce nom ? « to spin », c’est l’idée de faire tourner, pivoter, assez rapidement (genre le jeu de la bouteille est appelé « spin the bottle » par exemple) et « off » c’est une préposition qui permet d’exprimer l’idée d’extérieur en général. Du coup, « spin-off », c’est quelque chose qui tourne en dehors. Si on ajoute que « to spin » peut parfois être synonyme de « raconter », on comprend que c’est donc une histoire racontée en-dehors de son cadre d’origine, qui tourne en-dehors de celui-ci, etc. Sinon, comme on est français, on pourrait très bien se contenter du terme « série dérivée » (en plus, ça me rappelle la dérive d’Ulysse maintenant).

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Et aujourd’hui ? Le spin-off ne s’est jamais aussi bien porté que ces dernières années avec le développement de véritables franchises depuis que les CSI sont passés par là. On a donc une triple franchise NCIS, on a les séries Chicago, on a tout l’Arrowverse (ou presque : Supergirl s’y est greffée après et n’est pas un spin-off !), on a (Fear) The Walking Dead, on a The Punisher spin-off de Daredevil, on a Grey’s qui s’y remet après Private Practice… et il est temps que je m’y mette également. Enfin, techniquement, dans une moindre mesure, Stargate Origins n’était pas autre chose qu’un énième spin-off de Stargate SG-1. Bref, Hollywood n’hésite pas à développer des projets à partir de n’importe quelle série à succès, histoire de récupérer encore plus de succès. C’est rare, mais ça arrive : NCIS est elle-même un spin-off de JAG, ce que tout le monde a tendance à oublier.

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Station 19 – S01E01-02

Épisode 1 – Stuck – 16/20
Dans l’ensemble, c’est plutôt un bon pilot, même si je me serais bien passé des scènes de crossovers à l’hôpital pour un premier épisode. Le rythme se cherche encore, les personnages souffrent clairement d’un traitement inégalitaire, mais du coup, ça me permet d’aimer l’héroïne qui a finalement ce qu’il faut pour porter la série, contre toute attente. C’est assez rare pour être souligné, parce que j’ai tendance à ne pas aimer les premiers rôles d’habitude, alors que là, l’histoire d’Andy Herrera est sympathique. Malheureusement, elle éclipse les autres personnages, donc j’attends de voir la suite pour donner un avis définitif sur cette série.

> Saison 1


Spoilers

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I don’t speak fire nerd yet, but I want to.

Tout commence par une femme stalkant son ex sur Facebook et laissant son ordinateur à charger sur son lit. Là, son chargeur s’enflamme sans raison apparente, et hop, c’est toute sa chambre qui prend feu. Les pompiers débarquent et ça nous permet de découvrir tout le monde dans le feu de l’action si je puis dire (vous n’avez pas idée à quel point j’ai des jeux de mots en stock – autant qu’eux semblent avoir des chansons avec le mot « fire » dedans). C’est un premier sauvetage qui permet de nous mettre dans l’ambiance de la série, et ça vaut ce que ça vaut : une bonne scène d’action, beaucoup de clichés qui ne font pas tant de bien à la série.

De retour à la caserne, les pompiers cherchent à obtenir du capitaine la décision de faire de ce jour un jour parfait pour utiliser le pôle de la caserne, comme personne ne l’utilise sur son ordre. Il veut les récompenser avec, et pour cela, il faut donc le mériter.

Herrera fille s’occupe de son père, capitaine de la caserne, en lui donnant de la nourriture healthy alors que Ben galère à s’intégrer parce qu’il est trop nouveau pour ça et tente trop de se la jouer. Bien évidemment, les Herrera père et fille ne s’entendent pas si bien que ça : ils s’aiment, mais le père est blasé d’avoir sa fille sur son dos ; la fille est blasée de connaître par cœur son père. Classique.

Du coup, Andrea Herrera décide d’aller s’enfermer dans une pièce où elle est rejointe par son copain, Jack Gibson, qui a une bague dans sa poche pour la demander en mariage. Elle n’a pas l’air trop motivée, mais pas le temps d’en parler que voilà une urgence. Bon, on n’est pas perdu au moins, on est à fond dans l’ambiance Grey’s Anatomy avec cette presque-coucherie-demande-en-mariage-interrompue-par-une-alerte-incendie.

On en arrive donc à la première vraie alerte de la série qui permet d’établir quelques personnages, notamment celui de Bishop, la meilleure amie d’Andrea/Andy. Les deux commentent la demande en mariage, mais sont interrompues par Ben. Arrivés sur le lieu de l’urgence, les trois pompiers découvrent qu’un policier s’est garé devant l’arrivée d’eau.

Un policier ? Oh, ce n’est pas n’importe qui : c’est l’ex d’Andy, Ryan, avec qui elle a fait son bal de promo. Et hop, un petit triangle amoureux de base pour lancer les ships et plaire aux audiences. On est sur du classique, vraiment, mais ça passe !

Une fois dans l’immeuble en feu, Jack Gibson, le pas-vraiment-fiancé d’Andy se sépare du capitaine, contre son ordre, pour vérifier si un enfant se cache dans une chambre. S’il n’y a personne à secourir dans la chambre, ce n’est pas de bol pour lui, car ensuite le capitaine ne lui répond plus et est perdu dans la fumée de l’appartement.

Andy et Bishop débarquent pour aider Jack à retrouver le capitaine, ce qui se fait rapidement. Le problème, c’est qu’il ne respire plus et la situation est catastrophique, avec une pièce qui explose juste après qu’ils en sortent, et donc le feu qui prend sur une porte les séparant du reste de l’incendie. Hop, hop, hop, tout le monde saute par la fenêtre du troisième étage et atterrit dans des gros matelas.

Si elle rejette à peu près aussitôt son mec, son ex est là pour s’occuper d’elle et lui permettre de reprendre sa respiration, alors que Ben veut s’occuper de son nouveau chef en tant que chirurgien, ce qui n’est bien évidemment pas possible. Pire, c’est même dangereux d’après son nouveau collègue recyclé de The Catch (et tant mieux, il paraît meilleur acteur dans cette série), Montgomery.

La série prend alors le choix de débuter directement par un crossover, ce qui n’a aucun sens pour son bien-être je trouve. Ils feraient mieux de lui laisser le temps de trouver sa respiration et son rythme. C’est donc Miranda Bailey qui va s’occuper du chef Herrera, alors qu’Andy s’en prend à Jack dans un couloir de l’hôpital parce qu’elle lui reproche d’avoir failli tuer son père, et puis elle et Bishop aussi d’ailleurs. Par chance, Meredith passe par là et lui offre l’opportunité d’aller pleurer dans une pièce de l’hôpital. OK OK. L’amitié entre ces deux-là est plutôt sympathique, même si elle est un tout petit peu trop précipitée à mon goût. En plus, un truc que je n’ai vraiment pas aimé est que les scénaristes ne prennent pas la peine d’introduire Bailey & Meredith comme il se doit. Ainsi, dans leur tête, les gens qui regardent Station 19 sont forcément ceux regardant Grey’s Anatomy.

C’est un peu dommage, car la série a par conséquent une identité beaucoup trop hybride à mon goût : elle peine à avoir son indépendance en se raccrochant trop à la série-mère. Dans le même genre, si je trouvais jusque-là que c’était une bonne idée d’avoir Ben dans la caserne, je me rends compte que j’aurais très bien pu m’en passer. Il était bien dans Grey’s, alors que là, il est limité niveau intrigue romantique. Et puis, je ne comprends toujours pas pourquoi ils ont foutu le feu à l’hôpital l’an dernier en fin de saison 13 car ça aurait été un très bon crossover cette année.

BREF. Le père Herrera s’en tire bien… il survit, mais il a un cancer en phase 2, donc il est obligé de démissionner. Cela laisse Jack en charge de la caserne et démerde-toi avec ça Andy. C’est là à peu près que je me suis rendu compte que… J’aime beaucoup Andy, et heureusement, parce que sinon la série serait chiante. Cela me change de Meredith que je trouve chiante, d’Olivia que je ne supporte plus trop et d’Annalise à laquelle je n’ai jamais accroché. J’ai un problème avec les personnages principaux.

Ryan vient s’occuper d’Andy qui est chez elle, à trois pas de chez lui (enfin de chez ses parents à lui, mais il vient de s’y réinstaller). Il est tout sympathique à prendre des nouvelles de son père et à lui conseiller de se débrouiller pour prendre le commandement de la caserne. Ces deux-là font un couple beaucoup plus mignon que celui qu’elle a avec Jack, mais c’est clairement voulu par les scénaristes qui jettent ensuite littéralement Andy dans les bras de Ryan. Eeeeet là voilà la traditionnelle scène un peu plus sexy du pilot ; encore que ça pourrait être pire, car c’est vite coupé.

Tout ça pour enchaîner sur Bailey rendant visite à Ben, qui flippe totalement, à la caserne. Jack aussi est en panique totale de perdre Andy à cause de sa non-demande en mariage précipitée parce qu’Andy a trouvé la bague. Bishop sert de confidente à Jack, alors qu’elle est celle d’Andy habituellement. L’amitié entre ces deux-là est excellente : Bishop fait parler Jack alors qu’elle sait qu’Andy écoute, puis apprend qu’Andy a couché avec Ryan. Difficile de ne pas immédiatement comparer à Cristina/Meredith ces deux-là, et ça fait du bien ce genre de scènes à l’écriture connue par cœur d’avance.

Une nouvelle alerte interrompt une scène de tension entre Andy et Jack qui se rendent en ville pour découvrir une nana coincée entre deux murs. C’est tordu comme idée et plutôt mal amenée, mais Andy parvient à la sauver et elle peut ensuite prendre le temps de parler avec Jack. Cela lui permet de comprendre qu’elle n’en veut pas comme boss, elle veut être son propre boss, forcément.

Son père accepte de la laisser être promue lieutenant, et la voilà en compétition avec Jack pour devenir capitaine. C’est elle qui a le droit au premier discours en tant que capitaine. Sa première décision ? Laisser tout le monde utiliser le pôle, y compris elle.

Si la série prend la drôle décision de nous faire quelques flashs de l’acte suivant à la fin de chacun d’eux, c’est assez chiant comme concept, jusqu’à cette fin où revoir quelques images de l’épisode fait plutôt plaisir. Cependant, autant cela fonctionne bien dans NCIS, autant là, ça a eu tendance à nous en annoncer trop. Je ne suis pas fan de cette technique. En revanche, je suis assez fan des uniformes de chacun : ce qui est bien avec les pompiers, c’est qu’ils ont leurs noms dessus, ça m’aide pour la critique.


Épisode 2 – Invisible to Me – 18/20
Si je ne voyais pas l’intérêt d’un deuxième épisode dès le premier soir de diffusion, j’ai rapidement changé d’avis quand j’ai compris que la série prenait enfin le temps de développer les autres personnages de la caserne, ceux n’étant pas Andy. Je voulais y mettre toute ma mauvaise foi, mais je suis forcé de reconnaître que j’aime beaucoup ces personnages et que ça fait un divertissement sympa, à défaut d’être crédible. À voir comment la série va évoluer sur le long terme, parce que je pense qu’on va vite tourner en rond, mais bon… Pour l’instant, ça m’a bien plu, c’est une jolie extension de Grey’s Anatomy.

> Saison 1


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Nothing wrong with a little friendly competition.

Je suis surpris d’avoir droit à deux épisodes dès le premier soir de diffusion parce que ce n’est pas trop nécessaire : le premier épisode était top et se suffisait pour une saison et la première scène nous montre un couple d’inconnu en ayant marre d’entendre son détecteur de fumée sonner. Passionnant.

Ben dépose son beau-fils à l’école et celui-ci le déteste sans que ne sache bien pourquoi, comme tout bon ado qui se respecte. Andy s’occupe de son père et le pompier qui a sauvé le chien en début d’épisode précédent (je sais, je sais, je n’en ai pas trop parlé, c’est pas bien), Miller, se retrouve en retard parce que Charlie, le chien donc, a mangé son réveil. Mais oui, bien sûr.

Jack et Andy se retrouvent en compétition auprès de Frankel, une femme-pompier en charge de décider qui sera capitaine et qui est très claire dès le départ : elle les déteste tous les deux ; lui parce qu’il lui montre ses muscles, elle parce qu’elle la soupçonne d’avoir été aidée par son père. Bien. Ils alterneront le commandement à chaque garde, histoire d’être évaluées l’une et l’autre pour savoir qui est le mieux placé pour être capitaine. Franchement, ça promet, et ça commence par Andy.

Celle-ci veut instaurer du changement dans la caserne : Hughes est forcée par Andy de travailler avec Warren plutôt qu’avec son coéquipier habituel, Bishop est heureuse de conduire le camion à la place d’Andy alors que techniquement parlant, il n’y a qu’une rue à remonter si on en croit ce qui nous est dit plus tôt et Miller… est obligé de rester à l’accueil de la caserne parce qu’il est arrivé en retard.

Tout l’épisode nous montre en fait Andy galérer à obtenir son autorité et commence avec une première vraie alerte à l’école de Thuck, le fis de Ben. Sans la moindre surprise, c’est donc Thuck qui a appelé les pompiers pour voir son père… La surprise vient du fait que ce n’est pas un acte de rébellion : il le mène à une élève de son école, la fille de la principale, qui est en train d’accoucher. Bien les pré-ados ! Ce n’est pas Thuck le père, heureusement (j’imagine d’ici la tête de Bailey), et au contraire le gamin a plutôt bien géré le début de l’accouchement. Il faut croire que ça aide d’avoir deux parents chirurgien (et pompier, désormais).

Hughes prend l’accouchement en charge ; alors que pourtant Warren à l’habitude des accouchements surprises ; mais bon. Elle fait chanter une comptine à l’adolescente pour la distraire pendant le travail et désespère d’obtenir de l’aide d’une ambulance. Cela nous présente la première erreur d’Andy ayant renvoyé l’ambulance trop tôt quand elle a appris qu’il s’agissait d’une fausse alerte… Il faut dire que galérant à se faire reconnaître comme capitaine quand tout le monde préfère s’adresser à Jack, elle était en train d’apprécier d’avoir Ryan de son côté.

Oui, la série nous ramène Ryan dans le rôle du bon policier comme par hasard dépêché pour vérifier ce qu’il se passe à l’école. Alors qu’Andy comprend son erreur en présence de Bishop, Ryan et Jack sympathisent, mais ce premier lui explique que de toute manière, il a perdu d’avance car Andy ne le laissera jamais gagner. C’est un bon suspens tout ça.

L’accouchement se termine avec quelques complications, mais tout est bien qui finit bien sans ambulance. Thuck doit cacher la vérité à sa mère, ce qui est drôle, mais bonjour la crédibilité de l’école qui ne vérifie pas les enfants manquants – et la crédibilité de la mère de la gamine qui dirige l’école et ne remarque ni l’absence de sa fille, ni sa grossesse !

De retour à la caserne, Hughes reproche à Andy d’avoir renvoyée l’ambulance trop tôt, même si elle respectait son protocole. De son côté, Miller se retrouve à draguer la détentrice du fameux appareil anti-incendie. OK, donc Miller, c’est le pompier qui drague tout ce qui bouge. C’est un peu cliché, mais allez, pourquoi pas.

Il est toutefois interrompu dans sa drague par Montgomery et répare donc plus rapidement le détecteur de fumée. Miller et Montgomery se retrouvent ensuite à prendre un appel les amenant à la maison de retraite où un vieil homme est coincé dans sa douche. Montgomery compatit à sa solitude et au silence, parce que lui aussi se sent seul depuis la perte de son mari, un autre pompier. OK, c’est noté, Montgomery est persuadé d’avoir perdu le seul grand amour de sa vie – et aussi, il est gay. Toute cette parenthèse ne servait franchement à rien, à part nous faire connaître un peu mieux les personnages.

Pendant la nuit de garde, nos pompiers font trop de bruit et empêchent Ben de dormir, mais ce n’est pas plus mal puisque l’alarme sonne aussitôt et les amène auprès d’un accident de voiture que j’ai l’impression d’avoir déjà vu quinze fois dans Grey’s. Tout se passe bien pour le sauvetage, jusqu’à ce qu’Andy comprennent qu’ils ont affaire à un feu bleu : un feu invisible à l’œil nu tant qu’il y a de la lumière.

Dès les lumières des camions éteintes, les pompiers flippent, surtout que Hughes et Ben sont coincés et encerclés par les flammes. Ce qu’il y a de bien c’est que la série me rappelle que je ne serai jamais pompier. Je voulais quand j’étais petit, mais je suis bien trop terrifié par le feu pour ça. Mais bon. Nous avons une très jolie scène entre Hughes et Ben, une scène de confiance qui les font devenir plus amis autour d’une comptine silencieuse alors qu’Andy ne sait pas comment les sauver et écoute ses collègues s’engueuler sur la décision à prendre. J’ai vraiment beaucoup aimé la relation Hughes/Ben, où finalement Hughes perd sa confiance quand elle se sent prête de mourir. Heureusement pour elle, Ben garde son sang-froid et sait comment la distraire.

On nous offre une fin d’acte plutôt dramatique, mais les flashs, marque de fabrique foireuse de la série, nous spoilent le sauvetage express pas hyper crédible qui arrive : Andy utilise le camion pour les sauver du feu bleu. Alors je ne suis pas spécialiste de feu bleu du tout, mais d’où un camion peut rouler dans du feu ? Je n’ai pas accroché et c’est dommage, car ça suit une jolie scène…

La fin est drôlement précipitée et les pompiers se la pètent auprès de leur ancien chef quand Ryan le ramène à la caserne après l’avoir sorti de l’hôpital où Andy l’avait oublié.

En fin d’épisode, Thuck vient voir son père pour visiter la caserne, mais l’alarme retentit. Ben décide de l’ignorer, mais finalement, Thuck l’oblige à y aller en lui disant qu’après tout, c’est son travail. C’est sympathique.

Andy retrouve Jack dans un coin de la caserne, Hughes déprime d’avoir failli à mourir et Miller retrouve la charmante jeune femme à l’alarme anti-incendie qui continue de se déclencher encore et encore après changement de batterie et réparation. Miller comprend que quelque chose cloche, détruit un bout du plafond et, aussitôt, de la fumée envahit la pièce. Il aurait été bon et logique d’évacuer avant la jeune femme, mais c’est plus dramatique comme ça et ça fait un bon cliffhanger.

> Saison 1