Station 19 – S01E05

Épisode 5 – Shock To The System – 15/20
La série souffrira toujours de la comparaison avec sa grande sœur, surtout qu’elle passe son temps à l’inviter, et c’est bien dommage. Il y avait définitivement un petit sentiment Grey’s tout au long de l’épisode et rien de bien surprenant dans les différentes intrigues de l’épisode. C’était bien quand même, mais ça aurait probablement pu être mieux et plus surprenant si on ne connaissait pas tant l’univers.

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Spoilers

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Are you 80 ? Banging stuff doesn’t fix it.

Bien. À défaut de vrais crossovers, la série persiste à nous faire de faux crossovers et nous ramener Miranda Bailey dans chaque épisode. Quoiqu’il en soit, dès le début de l’épisode, il est clair que l’on aura droit à quelques chocs électriques par la suite, grâce à la voix-off d’Andy et grâce à la première scène inutile de l’épisode. Oh et on ne l’oubliera pas de l’épisode avec chaque fin d’acte qui nousle rappelle à coups d’extraits de la suite qui sont autant de coups de jus.

Toujours pour nous dire où en est chacun le matin, Miller se rend comme prévu chez JJ et réussit à se faire inviter pour un rencard. Andy et Jack sont quant à eux convoqués par le père de celle-ci très tôt à la caserne, deux jours après les avoir surpris. Cela tombe bien, ça fait deux jours que j’ai vu le dernier épisode, j’ai l’impression d’être dans la série dis donc (non, pas du tout). Il veut les obliger à dire la vérité sur leur relation maintenant qu’elle est terminée, et c’est une idée tellement mauvaise que ça paraît ridicule de sa part, mais bon.

Andy et Maya se retrouvent à bosser avec Ryan dans cet épisode, ce qui est totalement forcé par les scénaristes mais est plutôt amusant : Andy découvre les liens entre Maya et Ryan, les deux femmes sont coincées dans le camion pendant que la police effectue une intervention à risque, et forcément, la tension est électrique, sans vouloir filer la métaphore du choc annoncé dès le départ. Les deux s’engueulent sur les problèmes des deux derniers épisodes. C’est ridicule, mais on sent tout de même une jolie tension entre elles et des réconciliations qui arrivent rapidement, à la Cristina/Meredith, finalement.

Non, la série n’échappera définitivement jamais à la comparaison, mais ici ça se passe bien : la conversation à huis-clos entre les deux amies permet de mieux appréhender le point de vue de chacune, et comme j’aime bien les deux pour le moment, tout va bien.

Elles sont tout de même là pour travailler, donc elles ont le droit à un live feed d’une interpellation policière qui se fait sous couverture et qui tourne plutôt mal. Comme Ryan fait partie des potentiels blessés des coups de feu qu’elles entendent, Andy pète un câble et décide de se rendre sur place. Bien jouée la couverture, bien joué le professionnalisme inexistant. Elle n’en a jamais été un modèle, mais jusque-là, ça passait plutôt bien quand même.

Heureusement, Maya réussit à l’arrêter et elles attendent alors l’appel du central pour se rendre sur place et s’occuper d’un officier à terre. C’est plutôt bien joué de la part de la série qui essaye de nous faire croire que ça peut être Ryan, quand on se doute bien que c’est encore trop tôt dans la série pour ça. Andy en revanche est complétement bouleversée par la possibilité et soulagée de découvrir que ce n’est pas lui.

De retour dans le camion, Maya finit par enfin tout raconter de la situation de son frère à sa meilleure amie, lui reproche d’avoir fichu en l’air ses chances d’être capitaine à cause de sa liaison avec Jack et lui affirme qu’elle ferait mieux d’assumer ses sentiments pour Ryan, parce qu’ils sont clairement visibles. Certes… mais j’aimais bien Maya/Ryan, moi !

Jack casse l’ambiance matinale de la caserne en forçant tout le monde à faire les corvées qu’il voulait qu’ils fassent quand ils veulent. C’est du beau. Il semble clairement être affecté par l’ancien chef qui continue de vouloir le voir dire tout de sa relation avec Andy quand Jack voit de toute évidence les choses différemment. Très vite, toute la caserne s’imagine que leur ex-boss a fait le choix de soutenir Andy plutôt que Jack, ce qui permet à Travis Montgomery (oui, j’apprends les prénoms, je progresse) de découvrir sur un quiproquo la relation avec Andy.

C’est plutôt une situation classique, mais ça passait bien. Il apprend tout cela en chemin vers la première grosse situation de crise de l’épisode avec une ligne électrique qui s’est effondrée sur la voiture de Marshall, coincé dedans. Grâce aux conseils de Jack et Ben, celui-ci parvient à en sortir sans mourir, ce qui est déjà un bon début. Pourquoi sortir de la voiture ? Oh, parce que celle-ci laissait évidemment s’échapper de l’essence et risquait donc d’exploser à la moindre étincelle.

Il s’en sort bien pendant quelques sauts, mais malheureusement il perd l’équilibre et tombe sur un sol hautement électrique. Bon, le courant est coupé quelques secondes après donc il aurait peut-être mieux fait d’attendre. S’ils arrivent à le ranimer, Ben comprend qu’il est cuit de l’intérieur et que la décharge est loin d’avoir suffi à en assurer la sécurité. Ils essayent encore et encore de le sauver, mais finissent par abandonner et lui laisse téléphoner à sa femme…

Autrement, Ben ramène Bailey à la caserne, sans vraie raison apparente et parce qu’elle n’a que ça à faire de sa journée, mais ça permet des scènes sympas entre elle et le chef, dont l’état de santé s’est dégradé sans qu’on ne nous le dise. Elle nous fait donc du Bailey et l’engueule, avant de s’occuper d’une femme enceinte de triplés. Elle voit rapidement tous les pompiers, mais ça ne nous avance pas plus que ça surtout qu’elle ne fait que les croiser. Si c’était vraiment juste pour mettre un nom sur un visage, elle aurait pu utiliser Facebook et puis c’est tout.

Lynn, la femme enceinte de triplés, finit par recevoir un appel de son mari, qui est évidemment Marshall, l’homme en train de mourir dans les mains de Ben. Cela se sentait venir à des kilomètres, surtout dans le Shondaland, mais ça n’empêchait en rien la scène d’être super touchante. C’était du Shonda, du déjà vu 150 fois dans Grey’s, mais de l’efficace. Il était temps d’avoir quelques pertes dans la série, en plus.

La fin d’épisode s’éloigne de tout ça avec Travis qui se sent forcé d’avouer que Jack et Andy couchaient ensemble à Hughes et Miller. Il le fait quelques minuttes avant qu’ils l’annoncent à tout le monde. Il n’y a que Ben pour être encore surpris : Miller prétend que ça ne lui fait rien quand il est dégoûté de voir sa confiance brisée, Hughes est complétement énervée par la situation, Travis demande si l’un d’eux va démissionner, mais Andy leur assure qu’ils ont rompu et voilà.

Drôle de fin d’épisode. Ce n’est pas tout à fait terminé, puisque Miller se rend chez JJ à qui il avoue qu’il aime bien parler (celle-ci l’embrasse donc et pour un épisode centré sur les chocs électriques, j’ai trouvé que ça manquait cruellement d’étincelles entre eux), que Ben fait le choix de mentir sur sa journée à Miranda (juste pourquoi ?) et qu’Andy se rend chez Ryan… pour mieux se barrer après avoir frappé faute d’assumer ses sentiments. Et tout ça, ce sont de bien mauvais cliffhangers relouds après un épisode qui était plutôt bon dans l’ensemble.

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Station 19 – S01E04

Épisode 4 – Reignited – 16/20
S’il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent en termes de romance et soap, Shonda Rhimes sait comment pimenter les dynamiques déjà mises en place et ajouter quelques couches supplémentaires aux portraits rapidement brossés des personnages secondaires. C’est efficace et ça fait s’attacher plus vite à ces personnages. Bref, la formule est efficace à défaut d’être originale ou surprenante, mais c’est déjà pas mal.

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Spoilers

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You want us to avoid using water on a fire?

Voilà que la série reprend les codes de Grey’s avec la voix-off d’Andy Herrera accompagnant les images du début d’épisode présentant toujours un cas qui reviendra plus tard dans l’épisode.

Andy reprend du service en découvrant que son mec a encore pris des décisions pour la caserne sans la consulter. Sans surprise, leur engueulade finit par un baiser et une scène plus ou moins torrides entre eux. Ils finissent par continuer de faire comme s’ils étaient énervés l’un après l’autre.

Cependant, Andy est tellement de bonne humeur qu’Hughes grille tout de suite que quelque chose a changé quand elles font les courses avec Ben et Bishop (qui a donc pour prénom Maya, je vais tenter de le retenir). Ils sont interrompus par un appel d’urgence au B&B du début d’épisode, mais ce cas est rapidement résolu : c’était un simple feu de cuisine alors qu’ils ont déployé les grands moyens et qu’une ligne d’eau a été explosée par une voiture voisine. Comme l’épisode suggère littéralement un retour de flamme et que la voix-off du début d’épisode était autour de la même idée, on se doute que les choses ne seront pas si simples pour Andy, qui rentre à la caserne pour coucher de nouveau avec Jack.

Ils partagent alors une conversation plus ou moins profonde sur le futur ensemble, sur le reste de la caserne qui ne peut rien savoir de leur relation et sur Jack qui aimerait bien passer du temps dans un B&B avec Andy. Celle-ci s’endort dans ses bras, alors même qu’elle voulait rester éveillée.

De son côté, Miller souhaite revoir JJ, la nana de l’appartement des deux derniers épisodes, mais avec le cadavre de Seth entre eux, il ne sait pas trop comment faire et demande de l’aide à Montgomery. C’est l’occasion d’une scène « d’humour » qui n’a pas du tout pris sur moi et qui a trainé en longueur sur plusieurs scènes avec l’ancien capitaine. Finalement, Miller se retrouve avec une bonne excuse pour retourner voir JJ grâce au père d’Andy qui y met du sien, mais franchement, ça ne m’a pas intéressé du tout. C’est con, j’aimais bien Miller jusque-là, mais là, c’était juste tourner en rond pour pas grand-chose.

Montgomery et Bishop font équipe pour retourner à la maison de retraite où ils passent décidément pas mal de temps à soigner plein de petits bobos. Ils ont notamment affaire à une vieille dame souffrant de Parkinson et refusant que son petit-fils soit tenu au courant.

Cela permet à Bishop de prendre conscience que sur un événement si important, il faut toujours que la famille soit au courant… Et la pauvre reçoit un SMS de Ryan qui lui apprend que son frère est en garde à vue. Son frère qu’elle n’a pas vu depuis un an et qui vit désormais dans la rue, mais qui vole… du matériel d’art. Normal.

Bishop souhaite donc demander à Andy la permission de quitter le travail en pleine garde, mais est incapable de la trouver. Quand elle finit par le faire, elle comprend qu’Andy et Jack ont remis le couvert, et elle est complétement vexée d’être tenue en dehors de la vie de sa meilleure amie. Plutôt que d’en parler directement avec, elle contourne la chose et a clairement une dent contre elle qui se développe dans le non-dit, ce qui n’est jamais une bonne idée.

Ben, quant à lui, continue de s’entraîner auprès d’Hughes qui commence à redéfinir les limites de leur relation : ils ne sont pas amis, ce n’est pas une de ses patientes : il s’agit de son bleu et elle est là pour le former. Le problème, c’est qu’elle ne paraît pas tout à fait formée à toutes les éventualités elle-même depuis quatre épisodes… La majorité de leur intrigue tourne autour d’un jeu en réalité virtuelle, ce qui est sympa, mais définitivement pas dingue.

Hughes passe son temps à dire qu’elle va bien, qu’elle maîtrise son job à la perfection et qu’elle peut gérer Ben, ce qui crie à l’erreur de débutant à venir. Cela ne manque pas. Comme prévu, le lendemain, les pompiers sont rappelés au B&B car le feu est reparti. Cette fois, il est bien plus violent et l’une des sœurs le dirigeant est quelque part dans la maison, mais personne ne la trouve.

Sans trop de surprise, ils maîtrisent assez rapidement le feu, mais alors que Hughes et Ben retirent leur masque pour chercher la sœur manquante, le feu reprend et manque de très peu de tuer Hughes, qui ne se brûle que l’oreille. Certes, ce n’est qu’une oreille, mais entre ça et le feu bleu, elle commence fort la saison, quoi.

Elle développe clairement une peur du feu et ce n’est pas génial pour un pompier. Quand Ben la confronte à ce propos plus tard dans l’épisode, elle nie tout, évidemment, mais sa colère en dit long sur le fait qu’elle développe un problème vis-à-vis de son job. Pourquoi pas, ça peut être intéressant.

La sœur manquante est finalement dans l’arrière-cuisine, derrière le feu qui n’arrête pas de reprendre de lui-même et derrière la salle des bouteilles de vin rouge qui explosent les unes après les autres à cause de la chaleur. La tristesse ! Le gâchis de vin ! En plus, évidemment, elle a une bouteille coincée dans la jambe.

Andy parvient à la sauver, sauf que contre toute attente, la rescapée inhale un bout de verre. Certes, ça explosait dans tous les sens, m’enfin quand même, il faut le faire ; c’est bien du Shonda un truc pareil ! Alors que tout le monde la pense déjà morte, Maya Bishop s’obstine et parvient à la sauver. Quand Andy la complimente, elle l’ignore tout simplement.

Bien évidemment, Andy demande des explications, mais elle ne les obtient pas. Nope, Bishop préfère… aller se confier à Ryan, le flic et ex d’Andy. Elle lui raconte toute sa vie de famille et comment son père l’a toujours privilégiée dans la famille au détriment de Mason, son frère. Celui-ci a toujours mal vécu d’être dans l’ombre de sa sœur, au point de se droguer et au point de finir SDF donc. Elle demande à voir son frère, mais celui-ci refuse tout simplement. Bim, le coup dur.

Montgomery retourne à la maison de retraite pour convaincre la vieille dame de parler de sa maladie à son petit-fils, et il fait la gaffe d’en parler devant lui. Comme le petit-fils n’est pas moche, je m’attends à voir cette intrigue revenir plus tard dans la saison, car ça pourrait tout à fait lancer une romance pour Montgomery : la série manque cruellement de romance pour du Shonda Rhimes ! À part le triangle Ryan/Andy/Jack, en train de se transformer en quadrilatère avec Maya/Ryan, on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent, et c’est surprenant.

Bon, je suis mauvaise langue, il y a quand même de quoi faire avec Jack et Andy qui parlent enfin sérieusement en fin d’épisode. Jack lui dit enfin qu’il veut plus, sérieusement, et elle tente désespérément de le convaincre qu’un petit coup de temps en temps, c’est déjà parfait. C’est énervant de la voir parvenir à ses fins parce que Ryan était quand même clair sur ses intentions de rompre, mais les scénaristes réservent un petit cliffhanger sympa où ils sont surpris par le père d’Andy. Ça casse l’ambiance, on va dire.

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Station 19 – S01E03

Épisode 3 – Contain the Flame – 14/20
Je ne sais pas si l’écriture des personnages semblant parfois venir d’un soap et les références à Grey’s Anatomy font vraiment justice à une histoire qui est autrement assez sympathique. J’aime assez la manière dont le tout est sérialisé pour éviter au maximum la forme procédurale malgré une structure qui ne peut se faire autrement, puisque c’est le principe même de la vie des pompiers. Dans l’ensemble, on est toujours sur du divertissement solide, avec des pistes que j’espère voir explorer par la suite.

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Spoilers

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I like how personal it feels

L’épisode commence par un frère et une soeur faisant de la chimie, et vu la série, ils feraient mieux de ne pas en faire. La série nous présente un cas qui ne reviendra en fait qu’en milieu d’épisode, et je ne suis pas bien sûr de trouver cette structure d’épisode franchement pertinente, mais bon.

Miller et Ben sont toujours sur l’appel du cliffhanger précédent, avec une rescapée qui pense plus à sa dédicace de Prince qu’au reste. Quoique, elle aime tout de même voir Miller courir vers le danger, on sent que ça lui plaît bien. Malheureusement, elle est abandonnée à son triste sort pour qu’il puisse aller sauver son appartement. Finalement, il est chargé de l’évacuation du bâtiment, ce qui lui permet de revenir régulièrement auprès de la jolie rescapée, le chanceux.

Il est néanmoins envoyé sauver son plan cul, il y a tout de même mieux comme plan drague, mais bon. La pauvre est complétement perdue quand elle les voit tous les deux, elle ne sait plus où donner de la tête, et c’était marrant.

Toute la caserne débarque sur les lieux suite à l’alarme lancée par Miller et Ben, et j’ai comme un soupçon qu’une simple fumée blanche fasse débarquer trois camions de pompier alors que personne ne sait encore ce qu’il se passe et que le feu dure depuis une bonne journée au moins.

Sur place, Andy retombe sur sa supérieure chargée de l’évaluer, et celle-ci est déjà impressionnée par cette première garde et le feu bleu. Si elle savait qu’Andy gère en plus Jack et sa non-demande en mariage, comme Bishop le devine, elle changerait probablement d’avis, mais bon. Quant à Ben, il est juste beaucoup trop excité par la tournure des événements après le feu bleu de la veille. Du coup, il est surveillé par Bishop et Hughes qui sont inquiètes de le voir si excité…

Et elles ont bien raison : très rapidement, il fait une première connerie, qui permet toutefois de découvrir l’emplacement du feu, et sa violence. Andy le fait alors surveiller des tuyaux pendant que les autres tentent de comprendre la violence du feu.

Bon, franchement, ça permet de comprendre un peu comment ils gèrent ce genre de situation de crise, mais il faut surtout en retenir qu’Andy prend une mauvaise décision en sous-estimant le feu, là où Jack avait tout de suite compris que le feu était beaucoup plus important que ce qu’ils ne pensaient. Ils arrivent tout de même à créer une évacuation suffisante des flammes, puis à redescendre à temps avant que le plafond ne s’effondre.

Avant de terminer cette première crise, on retiendra qu’Andy prend soin d’engueuler aussi sa chef qui n’a pas évacué assez rapidement ses hommes, et notamment Miller, qui jouait les héros avec Seth, le plan cul, donc.

Finalement, Andy et Jack se font tous les deux enguirlander par leur chef : Andy parce qu’elle n’a pas écouté son lieutenant plus expérimenté, Jack parce qu’il n’a pas écouté sa capitaine. C’est marrant, même si on se retrouve avec des histoires de maternelle. Pendant ce temps, Ben est ravi de voir le côté personnel de son boulot, même si Hughes et Miller tentent de le calmer. Ce dernier est bien placé pour lui dire de rester à distance du côté perso : il est totalement en train de chercher l’autographe de Prince de sa belle rescapée.

En parallèle, Ryan propose de ramener le père d’Herrera chez lui, et il le regrette rapidement quand son futur beau-père se met à lui reprocher son passé et lui dire qu’il ne veut pas le voir coucher avec sa fille. Allons bon.

Andy rentre chez elle pour faire à manger à son père, se plaindre de sa journée et refuser qu’il envisage de reprendre un travail si tôt après sa chirurgie. C’est n’importe quoi cette série, personne ne récupère si vite d’une opération. Désespérée par son père, Andy appelle Bishop et Hughes pour boire des shots. L’idée est bonne, mais elles sont surprises par Ryan, voulant parler seul à seul à Herrera. C’est amusant de voir les filles de la caserne apprendre la relation Andy/Ryan (enfin, Hughes quoi).

L’acte suivant enchaîne sur la première garde de Jack, qui commence à merveille puisqu’il arrive en avance et fait tout le boulot tout seul. Bon, il part ensuite sur des décisions populaires pour s’assurer le soutien de l’équipe, même si supprimer toutes les tâches ingrates est loin d’être une bonne idée : elles sont là pour une raison.

Andy les continue par habitude, mais est interrompue par la présence de son père, travaillant comme secrétaire pour la caserne car Jack l’y a embauché. Andy s’énerve et passe ses nerfs… en faisant le travail pour les autres. Cela arrange bien Jack, mais ça obtient immédiatement la désapprobation des filles de l’équipe.

Ils sont ensuite appelés chez les chimistes qui ont reproduit l’expérience sur leur piscine. Cela finit en asphyxie générale, heureusement, ils arrivent à tous les sauver. Jack parvient même à venir en aide à une dernière fille encore dans la piscine, depuis plusieurs minutes. Et contre toute attente, celle-ci est encore en vie, malgré les produits chimiques et l’eau dans ses poumons. Personne ne comprend comment il a su qu’elle était là, mais il a simplement compté les claquettes au bord de la piscine. OK, normal.

Par conséquent, Montgomery est très clair avec Andy : il lui explique que Jack mérite bien plus le poste qu’elle, car Jack a plus de capacités qu’elle, et il vient de le prouver avec ce sens de l’observation. Elle s’en plaint à Bishop et Hughes, qui donc la soutiennent comme elles peuvent… avant de mieux se faire moucher par Andy voulant leur faire comprendre qu’elle n’a pas besoin de ça pour savoir qu’elle est la meilleure. Et bah !

Jack reconnaît son erreur de la garde précédente devant sa supérieure, qui descend Andy, trop privilégiée par son père. Bien sûr, elle les entend et s’en va avant que Jack ne prenne sa défense, sinon ce n’est pas drôle.

Ben et Hughes continuent d’approfondir leur relation : Ben déprime un peu de ne pas avoir le suivi des patients dans ce nouveau job. En effet, l’une des enfants de la piscine a fini à l’hôpital en toutes urgences, après avoir eu une réaction plus tardive (et prévisible) que les autres. J’imagine que la scène est là pour qu’on apprenne nous aussi à lâcher prise. Même s’il est question de Kepner et Bailey, nous ne suivrons peut-être pas la survie ou non de la patiente (à moins qu’elle ne débarque dans Grey’s la semaine prochaine, ce qui serait une bonne idée, je trouve).

À ce sujet du suivi des rescapés/patients, la fin d’épisode voit Miller retrouver la fille à la signature de Prince qui lui annonce que Seth, son plan cul, est mort. Elle est complétement dépitée, mais il est génial de les voir approfondir leur relation. Plus génial en tout cas que de voir Ryan tenter de convaincre Andy qu’il n’est plus un gamin : ce n’est pas parce que son père le voit comme ça qu’il n’a pas grandi. Comme Andy traverse la même crise maintenant qu’elle a entendu l’avis de sa supérieure, elle lui dit qu’il n’y a pas de problème, mais cette pseudo déclaration de Ryan, déclaration digne de Meredith, suffit à lui faire reconsidérer les choses entre eux. Ah lala.

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Ce que c’est qu’un spin-off

Salut les sériephiles !

Un peu plus d’une semaine que je n’arrête pas de parler de spin-off avec le TFSA de vendredi dernier sur les spin-off dont on rêve, puis le débarquement de Station 19 sur le blog. Il est donc largement temps que je prenne le temps de me poser et d’en faire un vrai article explicatif comme j’ai l’habitude de faire pour tout un tas de termes plus ou moins techniques. Ce n’est pas spécialement une surprise, je pense alors sans plus de blabla introductif, lançons-nous dans le feu de l’action !

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Avouez que c’était un joli jeu de mots introductif !

Qu’est-ce que c’est qu’un spin-off ? Comme son nom ne nous le dit pas forcément si on ne parle pas anglais, le spin-off consiste à développer de manière indépendante une partie d’un univers fictif. On le retrouve surtout dans les séries, en toute logique : il s’agit alors de développer la série, souvent en se concentrant sur un personnage qui vole de ses propres ailes, ou sur un bout de la mythologie de la série qui a le potentiel de proposer une nouvelle histoire.

Le spin-off peut être une suite d’une série à succès (c’est le cas de la très ratée Joey), s’amuser au contraire à explorer son passé (Young Sheldon) ou tout simplement se dérouler en même temps, pour la compléter en offrant un nouveau point de vue ou en élargissant l’univers avec un nouvel angle de vue (les puristes parlant même de sidequel, mais bon, ce n’est pas le terme le plus populaire du monde).

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Et très souvent quand c’est le cas, le spin-off a la bonne idée de proposer des crossovers plus ou moins régulièrement ; dans le cas des séries, c’est souvent une fois par an. Le but ? Faire encore plus de profits avec des soirées spéciales attirant les fans, bien évidemment !

Bien sûr, ce n’est pas une pratique limitée à la télévision, ça se retrouve dans les comics (beaucoup), les bandes dessinées (un peu), les animés (parfois), les jeux vidéo (souvent), les films (de temps en temps) et la littérature (régulièrement). Oh et la radio aussi, parce que cette liste n’était pas assez longue.

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La rédaction de cet article m’a rappelé que ces deux-là s’étaient rencontrées 😥

Quelle origine ? Et bien, justement, la radio (à croire que c’était fait exprès pour la transition dis donc !). C’est en tout cas ce qu’affirment les anglophones avec l’exemple d’une série radiophonique dont un personnage est devenu le héros de sa propre série en 1941… Ce à quoi les français répondront que La Comédie Humaine et Les Rougon-Macquart l’avaient fait bien avant, merci Balzac et Zola. Et c’est là que n’importe quel 6e un peu attentif dans la salle lève la main pour remarquer que, dis-donc, l’Odyssée, c’est un peu un spin-off de l’Iliade quand même. Bien vu.

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C’est quoi ce nom ? « to spin », c’est l’idée de faire tourner, pivoter, assez rapidement (genre le jeu de la bouteille est appelé « spin the bottle » par exemple) et « off » c’est une préposition qui permet d’exprimer l’idée d’extérieur en général. Du coup, « spin-off », c’est quelque chose qui tourne en dehors. Si on ajoute que « to spin » peut parfois être synonyme de « raconter », on comprend que c’est donc une histoire racontée en-dehors de son cadre d’origine, qui tourne en-dehors de celui-ci, etc. Sinon, comme on est français, on pourrait très bien se contenter du terme « série dérivée » (en plus, ça me rappelle la dérive d’Ulysse maintenant).

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Et aujourd’hui ? Le spin-off ne s’est jamais aussi bien porté que ces dernières années avec le développement de véritables franchises depuis que les CSI sont passés par là. On a donc une triple franchise NCIS, on a les séries Chicago, on a tout l’Arrowverse (ou presque : Supergirl s’y est greffée après et n’est pas un spin-off !), on a (Fear) The Walking Dead, on a The Punisher spin-off de Daredevil, on a Grey’s qui s’y remet après Private Practice… et il est temps que je m’y mette également. Enfin, techniquement, dans une moindre mesure, Stargate Origins n’était pas autre chose qu’un énième spin-off de Stargate SG-1. Bref, Hollywood n’hésite pas à développer des projets à partir de n’importe quelle série à succès, histoire de récupérer encore plus de succès. C’est rare, mais ça arrive : NCIS est elle-même un spin-off de JAG, ce que tout le monde a tendance à oublier.

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