Scandal – S07E12

Spoilers 

Ci-dessous ma critique du douzième épisode de la dernière saison de Scandal

Comme il s’agit d’un crossover, et qui plus est de la première partie, cet épisode spoile allègrement quelques détails des quatre premières saisons d’How to get away with murder, et forcément, une partie de ma critique le fait aussi. Toutefois, il peut être vu sans problème par les personnes n’ayant jamais regardé cette série, car les introductions de personnages et d’intrigues sont effectuées à la perfection. Là-dessus, ce crossover s’en tire à merveille, malgré toutes les facilités et ficelles scénaristiques employées pour le justifier.

Cette critique ne contient aucun spoiler de HTGAWM, hormis ceux dans l’épisode.

12.jpgÉpisode 12 – Allow Me to Reintroduce Myself (1) – 16/20
You’re not the only one who knows how to Google.

L’heure tant redoutée du crossover a sonné, et malgré tout le mal que j’ai envie d’en penser, je suis impatient de le découvrir. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans ma tête ? De toute manière, on commence par Scandal, et c’est plutôt une bonne chose, car la mélanger avec HTGAWM ne peut que lui faire du bien !

Après sa démission catastrophique, voilà Olivia qui se retrouve prof de fac (pourquoi pas) pour enseigner tout son savoir-faire. Si de manière très claire, elle se fait chier dans ce job, j’ai beaucoup aimé le début de ce cours, mais ça ne dure pas bien longtemps. Rapidement, toutefois, on coupe et on enchaîne sur la raison de la présence d’Annalise, qui se présente et met à jour tous les gens ne regardant pas How to get away with murder : elle veut présenter un cas à la Cour Suprême où elle prouve que les gens de couleur sont mal défendus par la justice, en tout cas bien moins que les blancs. Quant à Olivia, elle a quitté la Maison Blanche… il y a plusieurs mois. Bien sûr. Tant mieux, oublions vite le début de saison raté. Sans trop de surprise, Olivia refuse dans un premier temps de bosser avec Annalise, il ne faudrait pas aller trop vite en besogne.

Olivia se renseigne sur Annalise auprès de Marcus, qui comme par hasard la connaît lui aussi et voulait être son étudiant. C’est beau tous les liens qui se font magiquement pour les besoins du crossover. Il n’empêche qu’Olivia et Marcus sont désormais potes parce qu’ils sont… noirs. Bon, c’est un moyen pour Marcus de convaincre Olivia de s’intéresser au cas d’Annalise, mais franchement, nous ne les avons jamais vus si amis auparavant, alors son petit discours sonne quelque peu faux, ce qui est dommage.

Oliva se renseigne sur Annalise et découvre les quatre premières saisons d’HTGAWM sur Google. À défaut de pouvoir les streamer, il faut bien mettre tout le monde sur un pied d’égalité, donc ça se fait à coup de coupures de journaux, mais mieux valait être à jour dans les deux séries quand même si on veut s’éviter les spoilers. Cela dit, les voir toutes les deux jouer ensemble, c’était excellent, surtout quand Annalise claque la porte au nez d’Olivia.

Olivia recontacte Fitz pour obtenir son aide sur le cas d’Annalise. Aucun suspens : les photos d’Annalise bossant avec Fitz ont largement fait le tour de Twitter il y a deux semaines, on sait donc très bien qu’Olivia va parvenir à le convaincre. De toute manière, il n’y a aucune nouveauté dans le fait qu’Olivia fait ce qu’elle veut de Fitz.

Le lendemain (ou quelques jours plus tard, au choix), il est l’heure de la fameuse réunion vue sur Twitter, où Michaela s’écrase comme jamais devant Olivia et, pire, Fitz. Si elle savait qu’elle vaut cent fois mieux qu’eux ! Il n’empêche qu’elle rencontre ses idoles et ce n’est que le début : Mellie accepte de les rencontrer, malgré la présence d’Olivia.

Bon, il ne faut pas rêver, Michaela n’est pas invitée, mais ça n’empêche que sur son CV, c’est la classe. Le rendez-vous dans le bureau ovale permet d’intégrer David à la rencontre, mais ça permet aussi à Mellie de dire « non » au cas : la Cour Suprême n’est pas prête pour ce cas.

Loin du crossover, Quinn continue de gérer QPA comme une pro… obsédée par Olivia, et tant pis, si sa simple présence spoile l’univers tout entier sur le début de saison. Jake contacte Quinn pour la prévenir qu’Olivia travaille sur un cas qui pourrait lui rendre du pouvoir. Il n’en faut pas plus pour lancer un montage où QPA se retrouve à lutter contre Olivia, dans l’ombre. Et peu importe si son cas est bien, personne là-bas ne veut la voir retrouver du pouvoir.

Olivia ment totalement à Annalise qui veut des infos sur son tête à tête à Mellie, faisant d’Annalise la grande méchante. Il faut donc convaincre la Cour Suprême de voter pour l’examen du cas d’Annalise, ce qui se fera si quatre juges acceptent de le faire. On est sur du classique de Scandal où il faut convaincre tout le monde, et comme toujours, on repart sur un vote décisif et indécis. Toute la justice américaine paraît se jouer sur ce type de votes dans Scandal quand même.

Il reste une interview pour convaincre ce juge de changer d’avis, et si Olivia veut la faire, Annalise n’est pas spécialement d’accord et voudrait être celle qui répond aux questions pour une fois. Les deux se disputent comme des gamines, jusqu’à une brillante idée de Michaela qui consiste à les mettre toutes les deux face caméra. Comme elles se détestent, ça promet d’être la meilleure ou la pire idée du monde, c’est selon.

Dans son coin, Jake continue de travailler pour Mellie, qui flippe de voir Olivia recommencer à gagner du pouvoir. Elle flippe assez pour demander à Jake d’utiliser la vérité derrière la démission d’Olivia pour l’abattre une bonne fois pour toute. Il était temps, c’est excellent à voir, surtout que la vérité éclate quand Olivia et Annalise commencent enfin à sympathiser. Cela remet de l’huile sur le feu et il est génial de voir Olivia remettre Annalise à sa place.

Bien sûr qu’Annalise est insupportable, bien sûr qu’elle harcèle tout le monde, mais il n’empêche que… j’aurais bien aimé voir Annalise répondre à Olivia aussi. Parce que franchement, il faut la redescendre de son piédestal la Olivia, et je pensais que c’était tout le but de sa « démission ».

Pendant ce temps,  Abby se rend compte qu’Olivia lui manque et, puisqu’elle est de nouveau avec David (oh, OK) qui lui est du côté d’Annalise, on sent bien que son allégeance à QPA est testée à mort. Quinn a quant à elle droit à une visite d’Olivia qui la menace.

Inutilement. Voilà donc une Olivia qui déprime de comprendre que son cas est perdu d’avance, et qui le remet sur le dos d’Annalise, forcément. Heureusement, Fitz est toujours là pour la réconforter.

Nous en arrivons à la fameuse interview d’Olivia & Annalise, qui commence bien sûr sur le fait qu’Olivia s’est fait dégager de la Maison Blanche. Cela fonctionne plutôt bien, car elle s’en défend en mettant en avant le cas et Annalise, ce qui permet une réconciliation entre les deux femmes et une interview parfaitement convaincante qui peut sauver leurs fesses.

Voilà donc les deux têtes d’affiche de ces séries qui se retrouvent à sympathiser de nouveau autour d’une bouteille de vin rouge et de popcorn. Franchement, ça ne me donne toujours pas envie. Malheureusement pour elles, c’est inutile : Quinn a fait du bon travail et a trouvé une histoire sordide sur le dernier juge de la Cour Suprême à convaincre, Spivey. Oui, mais Quinn culpabilise également de voir que la justice est compromise par sa vendetta contre Olivia, grâce à Abby principalement. Il n’en faut pas plus pour que Quinn file la même info sur le juge suprême à Olivia, afin qu’elle se débrouille pour la faire disparaître.

Pendant ce temps, Michaela et Marcus passent du bon temps dans un bar, et franchement, c’est un couple bien plus convaincant que celui de Michaela actuellement dans sa série. Si le crossover est l’occasion pour sauver un personnage, comme je le soupçonne depuis un moment, j’espère que c’est Marcus, parce qu’il y aurait de quoi faire pour ce personnage. Alors que Michaela est sur le point d’embrasser Marcus, elle est interrompue par un appel d’Asher. C’est bien dommage. Elle se barre donc sans même toucher à son verre (enfin, ça dépend du plan, il a tendance à se remplir et se vider tout seul), parce qu’il faut toujours que les gens ne touchent pas à leur verre dans les séries. Purée, c’est pas gratuit les gars !

L’épisode se termine par une jolie résolution du problème par Olivia qui fait un chantage efficace – même si elle dit en avoir fini avec le chantage – auprès du juge suprême Spivey pour lui faire comprendre qu’il faut qu’il soit de leur côté et qu’elle pourra l’aider à enterrer le cas sur lequel on tente de lui faire du chantage (son fils a tué quelqu’un en voiture et a pris la fuite, le témoin a été payé… mais le témoin est mort, alors tout va bien).

Forcément, le juge suprême accepte d’examiner le dossier, au désespoir de la présidente, au contentement d’Abby et Quinn et au plaisir d’Olivia & Annalise qui décident de continuer à travailler ensemble (mais du coup, ça donne l’impression d’une intrigue qui pourrait durer plusieurs épisodes, pas juste deux épisodes).

Bref, comme prévu, ce crossover fait énormément de bien à Scandal et peut être suivi par tout le monde. Franchement, à une scène (ou deux, allez) près, j’ai passé un vrai bon moment sans trop de yeux levés au ciel et de soupir devant la médiocrité atteinte par la série. Oh, bien sûr, on n’est toujours pas sur de l’excellent, mais l’arrivée d’Annalise Keating fait énormément de bien à la série qui avait besoin de ce nouveau souffle. Je me demande à quoi ressemblera l’épisode de la semaine prochaine et la conclusion de la saison maintenant, mais en attendant, je savoure cet épisode et j’enchaîne sur sa deuxième partie, surtout que je suis bien plus pressé de retrouver le casting de la deuxième série.

> Critique complète de la 2e partie du crossover

Pour ceux qui ne comptent pas regarder la suite, absolument pas nécessaire pour la suite de Scandal, il faut juste savoir (attention, spoilers sur la 2e partie, dont je résume ce qui peut avoir un impact pour la suite de la série) que Marcus finit par convaincre Michaela de coucher avec lui et finit sous son charme, mais il n’y a aucune scène de conclusion proposée, donc allez savoir si une suite sera proposée ou non…

Quant au cas d’Annalise, il passe bien devant la Cour Suprême, avec l’aide d’Olivia qui la gère comme il faut. Olivia a aussi droit de rencontrer les parents d’Annalise, ce qui lui fait prendre conscience que l’amour maternel existe dans ce monde. Rien de bien crucial, donc.

> Retour à la liste des épisodes de la saison 7

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C’est quoi le Bechdel Test ?

Salut les sériephiles,

Comme chaque semaine, je reviens cette semaine sur un terme ou un concept en rapport avec le monde des séries (mais pas que). Et vous aurez donc compris que je vais parler du Bechdel Test, car je sais qu’il n’est pas assez connu du tout. J’en ai déjà parlé sur le blog même si j’ai tendance à souvent l’éclipser dans mes critiques, parce que je ne m’en sortirais plus si je devais le faire en permanence. J’avoue le faire en général sur les pilots que je regarde et peu nombreux sont les pilots à le passer avec succès, ce qui est toujours bluffant – et pas dans le bon sens du terme.

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Bon, en revanche, si j’arrêtais de blablater pour vous expliquer un peu mieux les choses, ce que je dis serait peut-être plus clair !

Alors c’est quoi exactement le Bechdel Test ? C’est un test qui consiste à vérifier les trois points suivants à propos d’une œuvre : 1) l’œuvre présente au moins deux femmes qui 2) ont une conversation entre elles qui 3) ne soit pas à propos d’un personnage masculin. Et si ça paraît totalement absurde, c’est volontaire : le but est de montrer à quel point les œuvres de fiction sont souvent centrées sur le genre masculin et en oublient de développer les femmes (qui en plus, ne s’entendent pas une fois sur deux).

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Et ce qui est super dérangeant, c’est qu’un TAS de films, livres ou séries ne passent pas le test, même si ces dernières années, on a généralement au moins un point sur trois. Si c’est un test souvent associé au féminisme, il ne peut toutefois suffire à déceler une œuvre sexiste ou non, car certaines le passent sans problème alors qu’elles sont hyper sexistes. Il n’empêche que ça permet de se faire une idée quand même. Personnellement, quand j’ai découvert son existence (en 2014 seulement dans l’éphémère A to Z, et non, je ne m’étais jamais fait la réflexion avant), je me suis empressé de le tester sur quelques séries (ou épisodes en particulier) et j’étais traumatisé par le nombre de séries n’atteignant même pas 2/3 à ce test.

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Et puis, il y a Shonda Rhimes et son TGIT dont tous les épisodes ou presque passent le test.

Bon, après, c’est à nuancer, car je regarde aussi plein de séries qui obtiennent le score maximal dans la majorité de leurs épisodes ; donc ça contraste un peu… mais quand même, ce n’est pas parce que le petit écran s’en sort parfois bien qu’il n’y a pas des progrès à faire dans ce qui devrait être en fait normal.

C’est quoi ce nom ? C’est en fait Alison Bechdel qui a rendu populaire ce test en 1985, en s’inspirant d’une idée de son amie Liz Wallace (c’est pourquoi le test est parfois appelé Bechdel-Wallace) et en l’utilisant dans un comics où deux femmes veulent aller au cinéma, mais rentrent en fait chez elle faute de trouver un film répondant aux trois critères (image ci-contre, donc).

Quelle origine ? L’idée serait venue d’un essai de Virginia Woolf intitulé A Room of One’s Own où elle évoquait le nombre très faible de femmes amies dans tous les livres qu’elle avait lu avant Jane Austen. Et c’est pas faux, quoi.

Et aujourd’hui ? Un peu plus de la moitié des films sortant en salle réussissent le Bechdel Test… Ce qui veut dire qu’un peu moins de la moitié n’est pas fichu de montrer deux femmes parlant d’autres choses que d’un homme. C’est tout à fait fou, et pourtant, c’est le cas !

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Du côté des séries que j’ai commencées récemment, Here and Now ou Skam le passent sans problème dès le premier épisode (mais pas dans la scène de ce gif, du coup), Les Bracelets rouges aussi (parce que bon même si Sarah et Nathalie parlent de Côme, ce n’est pas par rapport à une éventuelle relation amoureuse avec… et puis techniquement, on voit Sarah et ses copines). En revanche, Stargate Origins qui se veut féministe avec son héroïne ne marque pas plus d’un point dans son pilot et ne parvient à passer le test que lors de son cinquième épisode (et encore, avec des personnages non nommés). Bon, ce n’est pas comme si SG-1 le passait bien souvent en même temps…

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On est donc plutôt sur du 75% avec ces séries, mais c’est biaisé parce que je suis du genre à souvent laisser tomber ou avoir beaucoup de mal avec des séries qui ne le passent pas (coucou The Brave). Enfin, bon, j’ai bien regardé et adoré Altered Carbon qui met pourtant longtemps aussi à le passer, donc ce n’est pas forcément représentatif de la qualité d’une série. C’est une indication, et c’est à prendre comme tel.

Forcément, le test étant de plus en plus populaire depuis une dizaine d’années, les choses tendent à s’améliorer chaque année, mais dans les faits, il y a une vraie inégalité de représentation hommes/femmes dans les œuvres de fiction, et quand on s’en rend enfin compte, c’est juste inexplicable.

Grey’s Anatomy – S14E12

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le douzième épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

12.jpgÉpisode 12 – Harder, Better, Faster, Stronger – 17/20
You could think of this vagina as a gift to me

Oh mais non, y a pas idée d’appeler un épisode comme ça. On reprend avec le début de journée de chaque personnage attendant désespérément les règles du concours qui va tous les opposer, mais aussi avec April couchant avec Vic de manière régulière. Bien. Pourquoi pas après tout, c’est une nouvelle romance à venir, clairement, et ça peut être drôle à suivre. Quant à l’épisode, il était passionnant car ce concours est finalement le moyen d’introduire de nouveaux fils rouges dans la série qui commençait à en manquer à force de tout résoudre ces derniers temps.

L’épisode était donc construit autour d’une multitude de sous-intrigues permettant de découvrir les idées des personnages, avant de finir sur les résultats de la première sélection du concours, avec des gagnants et des perdants, là où on voulait voir à peu près tout le monde gagner.

L’épisode en fait beaucoup autour de Kimmie, la patiente d’Amelia et Alex. C’est une enfant de 12 ans (qui en paraît tout de même plus) avec une voix en or et une obsession pour « Maybe this time » qui va me rester en tête tout le week-end.

J’ai beaucoup aimé cette partie de l’épisode qui voit cette patiente, encore une enfant, se battre contre un cancer qui envahit son cerveau. Plus que la patiente, ce sont bien sûr les docteurs que j’aime dans cette intrigue. Le duo Alex/Amelia est intéressant : je n’ai pas souvenir d’une exploitation particulière de ces deux-là par le passé, mais ils fonctionnent plutôt bien avec le même caractère de ne jamais rien lâcher, quitte à devenir violent au passage. Et puis, ça permet de nous faire oublier la tumeur d’Amelia un peu plus encore – elle a repris sa vie comme si de rien n’était finalement, alors que le bouleversement promis était bien plus horrible.

Tous les deux sont assistés de Sam et de DeLuca, qui passent l’épisode à se draguer l’un l’autre, plus ou moins intentionnellement. Ces deux-là m’ont beaucoup fait rire et il est vrai que l’alchimie entre eux fonctionnent à merveille. Du coup, j’aime bien les voir travailler ensemble et je tombe comme un bleu sous le charme de ce nouveau couple de la série.

Bien sûr, l’opération de Kimmie se déroule mal : retirer la tumeur signifie l’empêcher de parler. À eux quatre, mais principalement grâce à Amelia, les médecins trouvent une solution qui pourrait permettre de retirer la tumeur sans couper cette fonction de langage particulièrement importante.

Meredith, elle, est à court d’idée après son Harper Avery. Comme l’épisode nous la montre en train de de traiter un patient qui n’a pas de rein fonctionnel et ne peut avoir de don d’organe car c’est un ancien alcoolique, on sait bien que l’intrigue va la mener à trouver un remède pour soigner le rein des alcooliques. Clairement, c’est fait pour inspirer sa technique et il est sympa de voir les scénaristes amener un personnage qui connaît Richard, ça permet de l’humaniser encore un peu plus.

La solution pour Meredith ? Elle se pointe grâce à l’arrivée surprise de Judie, une patiente à qui Meredith a retiré la rate il y a quelques épisodes seulement. Pas de bol, celle-ci a développé plein de mini rates dans son corps, une réaction naturelle extrêmement rare qui lui vaut le droit d’être opéré à nouveau et donnant l’idée à Jo de dire que c’est dommage que son corps n’a pas produit quelque chose d’utile pour d’autres patients.

Il n’en faut pas plus pour donner l’idée à Meredith, devenue méga pote avec Jo, de créer des mini-reins pour sauver des vies. L’idée est bien amenée, même si c’est tiré par les cheveux, et j’ai adoré voir Meredith et Jo être si potes désormais.

Du côté de Jackson, l’épisode commence par son idée de créer de la peau avec un spray. Ce n’est tout de même pas rien et son interne, Dahlia, est folle amoureuse de lui. Sur-caféinée pendant tout l’épisode, elle m’aura beaucoup fait rire à draguer sans vraiment draguer Jackson. Il y a un bon potentiel comique dans cette relation, et il est marrant d’imaginer Jackson et April couchant tous les deux avec des internes. Cela boucle un peu la boucle des premières saisons aussi, mais bon.

Le problème pour Jackson, c’est que si son idée est géniale, elle prend du temps et que sa mère en a une autre pour lui. Elle lui présente Michelle Velez, une chirurgienne plastique qui veut créer un vagin plus performant que ce que les vaginoplasties actuelles fournissent ; court-circuitant au passage l’idée de Jackson et les règles qu’il a avec sa mère de ne pas travailler ensemble sur des vagins. C’est surtout l’occasion de mettre quelques blagues dans le script et d’inclure une nouvelle transexuelle dans la série, avec le personnage de Michelle Velez qui se propose d’être le patient-témoin.

Jackson passe l’épisode à hésiter mais finit par écouter les très bons arguments de sa mère (instaurant encore du féminisme dans l’épisode, cette fois, sans l’aide de Bailey) et de Dahlia.

Pendant ce temps, Bailey travaille depuis son lit pour simplifier les coloscopies. Elle le fait avec l’aide de Glasses, l’interne toujours aussi marrant et enchaînant les énormes quiproquos. Si c’était marrant, c’est l’un des rares projets qui ne donne pas forcément envie de passer le reste de la saison dessus, car ça manquait d’un patient pour nous attendrir.

Arizona n’a pas d’idée non plus, et elle n’en aura pas jusqu’à la date limite de participation au concours, mais il n’empêche qu’elle cherche. La solution lui vient de Carina surprise de savoir qu’Arizona a déjà perdu d’autres mères enceintes. C’est plutôt excellent comme intrigue, car ça permet à Arizona de prendre conscience du taux de mortalité énorme chez les femmes enceintes.

April, dont il faut bien qu’on connaisse les états d’âme après l’épisode d’il y a deux semaines, continue de se torturer sur la mort de la femme de son ex, mais Arizona n’en a rien à faire. Sa recherche concernera les femmes enceintes et la mortalité terrifiante aux USA, persuadée qu’elle peut faire quelque chose pour l’aider.

Elle demande également l’aide de Carina, qu’elle finit par ré-embrasser. Alors moi, franchement, je n’ai rien compris à l’intrigue de Carina draguant Owen. Finalement, tout ça ne servait à rien d’autre que remettre Arizona & Carina ensemble, sans vraie intrigue ou complications ou quoi. Espérons que Carina fera plus long feu que Minnick (oui, moi aussi je l’avais oubliée, mais je sais pas, elle m’est revenue comme ça) !

Owen travaille avec Casey, l’interne capable de virer les hackers de l’hôpital donc (j’apprends encore les noms, je pense que vous aussi), à sa propre idée… mais finalement, il décide de ne pas participer au concours, car il est un homme d’action, pas de recherche. Rien de nouveau sous le soleil, donc, mais ça fait une sous-intrigue intéressante.

Enfin, Maggie & Richard ont chacun leur propre idée (un chargeur pour pacemaker passant par la peau et un stylo magique détectant les cellules cancéreuses), mais ce n’est pas l’intérêt de leur intrigue. Bon, OK, je cherche encore le vrai intérêt de l’intrigue : Richard prend des cours de salsa pour l’anniversaire de Katherine. Si c’est long, ça me rappelle en plus certaines scènes gênantes de Scandal. C’est amusant tout de même, et ça permet de développer encore plus le personnage de Maggie, à la fois dans son deuil compliqué de sa mère (un an plus tôt ou presque) et dans sa relation avec Clive, qu’on ne connaît pas beaucoup plus, mais qu’elle aime assez pour se laisser embrasser. Tout ça dans le but de plaire à sa défunte mère qui la voulait plus allumeuse, donc.

L’épisode termine par April découvrant les différents projets que l’on veut tous (ou presque) voir avancer plus loin ; et c’était amusant de noter ses petites mimiques et réactions à la découverte des projets. April continue d’être un personnage que j’aime énormément et qui est revenue dans mes bonnes grâces, donc, car elle m’aura beaucoup fait rire.

La dernière scène réunit tout le casting au bar à côté de l’hôpital, ce qui n’était pas arrivé depuis tellement longtemps que ça fait carrément plaisir à voir. Les résultats du concours tombent : Arizona, Maggie, Meredith et Jackson voient tous leurs projets sélectionnés. J’imagine que Weber aussi, puisqu’il s’amuse à danser avec Katherine devant tout le bar hilare.

Tout le bar ? Pas franchement. Amelia & Alex ne sont pas sélectionnés pour être financé par le concours – alors que c’étaient peut-être ceux que je voulais le plus voir avancer, ce qui est volontaire de la part des scénaristes, j’imagine. C’est excellent aussi car cela va les forcer à trouver un nouveau financement… ou prendre la place de Meredith et Jo (aïe pour Alex).

En effet, si elles ont eu une magnifique idée ensemble, Meredith ignorait qu’une grosse partie de sa théorie était déjà brevetée, ce qu’Owen lui apprend comme si de rien n’était. Autrement dit, Meredith n’a pas fait son travail de recherches comme il faut – et au passage, bienvenue dans le capitalisme où sauver des vies, ça a un prix qu’il faut payer.

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HTGAWM – S04E12

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 12 de la saison 4 d’HTGAWM.

12.jpgÉpisode 12 – Ask Him About Stella – 16/20
So I want to name him Christopher.

L’épisode reprend logiquement sur Roa complétement perturbé par les accusations dont il a été victime. Il hésite à appeler sa femme, mais ne le fait pas et préfère aller s’acheter de quoi se droguer. C’est donc un homme brisé que l’on retrouve en ce début d’épisode, et ça le rend drôlement attachant. Tristement attachant.

Annalise vient ensuite lui rendre visite, comme on l’a vu la semaine dernière. Il ne répond pas, perdu dans sa drogue et le souvenir de sa fille.

Bonnie et Frank se retrouvent dans un entrepôt, afin qu’elle obtienne ce qu’il faut pour savoir si elle est surveillée ou non. Au boulot, Bonnie déchire bien et réussit à récupérer l’affaire Roa à Matt McNamara. Hum, pardon, je me trompe de série, mais c’est tellement bizarre de revoir John Hensley dans une série.

Bien sûr, elle le drague pour ça et dans le seul but de gagner du temps, mais son collègue est loin de se laisser avoir.

Le lendemain midi, la mère de Laurel repart à Mexico, histoire de ne pas payer l’actrice tous les épisodes et de faire traîner le suspense, ce qui libère sa fille pour bosser avec le reste du groupe, à l’œil, sur l’affaire d’Annalise.

Cette dernière s’inquiète pour Issac et découvre qu’il a recommencé à se droguer. Son visage de la déception est génialissime, de même que le masochisme d’Isaac qui s’en veut d’avoir repris. C’est un bon épisode rien que pour cette scène avec d’excellentes interprétations. Malheureusement, ça traîne ensuite en longueur avec un approfondissement du passé des personnages et de leurs premières prises de drogue, autour d’un fastfood. C’est intéressant d’apprendre à les connaître, je sais bien, mais je ne suis pas fan de ces personnages, alors forcément ça limite mon intérêt.

Bon, toutefois, il est question de la rencontre entre Isaac et Jacqueline, sa femme. C’est cette dernière qui est parvenue à le sortir de la drogue. Un passé forcément important dans la suite de la saison, puisque clairement la mort de Stella, leur fille, va être un point charnière de celle-ci.

Pendant ce temps, Frank veut continuer son enquête sur la relation entre Wes et la mère de Laurel, mais ça ne fonctionne pas du tout : il a besoin d’Oliver, et celui-ci est dans un appartement avec quatre étudiants déterminés à ne pas lui laisser de vie privée et à bosser gratuitement toute une journée – tout en parvenant à conserver de superbes appartements, le syndrome Friends.

Et s’ils font de l’excellent boulot, Annalise ne chôme pas non plus en parallèle en parlant avec le père de Nate et en arrivant à d’excellents arguments elle-même. Le seul problème, c’est que les arguments qu’elle a ne servent à rien puisque le procès est reporté par un twist.

C’est triste pour le père de Nate qui déprime d’apprendre que le procès risque de ne pas avoir lieu du tout. Ce vieux monsieur en prison fait plus de peine que dans le dernier épisode.

De son côté, Michaela se lance à fond dans le cas d’Annalise, et si elle le fait, c’est uniquement par intérêt, espérant bien avoir de quoi voir son nom cité dans le rapport qu’Annalise fera à la Cour Suprême du pays si le dossier va jusque-là. Bien. C’est l’occasion pour Connor et Michaela de retrouver leur saine (ou pas) compétition d’étudiants et pour Oliver de rappeler à Connor qu’il ferait bien de reprendre ses études à la fac tant qu’il y est. Quant à nous, ça nous permet de voir se dessiner le futur crossover avec Scandal : plus l’affaire montera haut, plus Annalise a de chances de se retrouver face aux personnages de la série se déroulant en grande partie à la Maison Blanche.

Laurel apprend qu’elle peut voir son bébé le lendemain et rappelle ainsi sa mère, alors que Frank tente de s’incruster à la visite. En effet, il a appris que la mère de Laurel était en contact avec Jorge Castillo. Définitivement pas une gentille, donc. Ou pas. La série paye finalement l’actrice dont le personnage apprend à sa fille qu’elle a appelé son père chaque jour pour le convaincre de la laisser rencontrer son fils.

Laurel peut donc enfin passer du temps avec son bébé et elle choisit de l’appeler Christopher, en hommage à Wes dont le prénom était Christophe. Sympa, mais Frank n’est pas convaincu par ce choix. Il faut dire que Wes cachait des choses, ça n’inspire pas la confiance du tout.

Grâce aux informations de Bonnie sur la mort de Stella, Annalise comprend qu’Isaac lui a menti : Stella s’est droguée avec la même drogue que son père, qui n’était pas si sobre depuis 23 ans puisque trois ans plus tôt, il avait ce qu’il fallait pour se droguer. Et le problème, c’est qu’il a maquillé l’overdose de sa fille en suicide, avec un SMS.

Bonnie fait en sorte d’étouffer tout ça, mais ça ne fonctionne pas car elle est bien trop étrange avec son collègue. Le draguer était la pire des idées et maintenant, celui-ci a compris qu’elle bossait pour Annalise. Pauvre Bonnie, pauvre Isaac. Ou pas : Bonnie entame son dernier gros bluff, faisant du chantage au procureur pour qu’il lâche l’affaire sur Roa. Au passage, elle lui révèle qu’elle enregistre leurs conversations et grille sa couverture…

Après tout un suspense trop long, Annalise apprend que son cas ne mène nulle part car la justice le bloque. Avec tout ce que j’ai dit plus haut sur le crossover, vous comprendrez que je ne me suis pas du tout laissé convaincre par cette perte. En revanche, une perte bien plus crédible, c’est celle du flirt d’Annalise et Issac. Après tout un épisode à jouer les couples mignons et à deux doigts du baiser de la victoire puisqu’Isaac n’est pas accusé par le procureur, Annalise découvre qu’il a recommencé à se droguer.

Les choses tournent donc très mal, avec une énorme dispute entre eux, forcément, qui se termine par Annalise appelant Jacqueline pour lui avouer qu’Isaac se drogue de nouveau et lui conseiller d’aborder le sujet Stella avec lui. Et elle passe le coup de fil devant Isaac. C’est ce qu’on appelle se faire rapidement un ennemi, ça.

La conclusion voit Nate affirmer à son père qu’il veut garder ce contact qu’ils ont retrouvé entre eux. C’est mignon tout plein, un peu comme Asher passant son épisode à cuisiner ou Connor qui réannonce son mariage avec Oliver, qui revient comme un cheveu sur la soupe en même temps que sa décision de reprendre les études. Ben voui.

Terrifiée d’avoir grillée sa couverture, Bonnie cache un flingue chez elle (le fait qu’on connaisse la cachette ne peut être une coïncidence) et demande à Frank de revenir chez elle. Il accepte, mais il a autre chose à faire avant : demander à la mère de Laurel comment elle a connu Wes.

Et si ça aurait fait un très bon cliffhanger largement suffisant, les scénaristes ne s’arrêtent pas là : Michaela refuse de laisser tomber l’affaire d’Annalise et propose à celle-ci de contacter quelqu’un capable de régler des problèmes et qui a beaucoup d’influence et bla et bla et bla. La surprise aurait pu vraiment fonctionné, mais a été spoilée il y a un bon mois (donc j’ai passé mon épisode à le voir venir) : Annalise décide de rendre une petite visite à… Olivia Pope, qui a accepté de donner un cours à la fac. Bonjour la déchéance (et le spoil de Scandal ?). Cette arrivée dans la série est plutôt réussie, mais clairement, on part sur un crossover qui reprend beaucoup les codes de HTGAWM pour l’instant. Il faudra voir ce que ça donne… en mars.

En tout cas, pour l’instant, ce crossover revitalise Scandal qui en avait bien besoin, mais ne fait pas vraiment du bien à HTGAWM qui aurait pu s’en passer. Dans celle-ci, il tombe comme un cheveu sur la soupe et on ne voit pas bien pourquoi Michaela sort Olivia Pope de son chapeau magique. Et puis, après les innombrables scandales qu’il y a eu dans la série du même titre, ça n’a aucun sens de nous faire croire que tout se déroule dans le même univers, pas plus que ça n’a de sens d’avoir Annalise qui écoute le conseil de Michaela, sorti de nulle part. Et pourtant, j’aime Michaela.

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