Semaine 40 : du 2 au 9 octobre

Bonsoir tout le monde !

Semaine très chargée du côté du blog, je n’ai pas vraiment chômé. Oui, j’ai enfin pris le temps de commencer la dernière production Netflix et d’en faire un article, mais j’en reparle plus bas (même si en revanche, toujours pas de Stranger Things ou de The Get Down pour moi… mais un jour, un jour). Comme d’habitude, commençons par…

00Les inédits de la semaine

Je n’ai toujours pas pris le temps de rattraper Atlanta et Better Things. Promis, il ne s’agit pas d’abandon, mais je les reprendrais dans un moment, quand il y aura moins de choses à voir chaque jour. ABC semble compatir : pas d’Agents of S.H.I.E.L.D, pas de This is us et pas de Quantico demain. J’ai du mal à comprendre tout à fait la diffusion, j’avoue que je ne cherche pas spécialement non plus les raisons du pourquoi. TVshow time est tellement pratique dans ces cas-là !

Côté nouveauté, il faut noter les débuts de Westworld et Conviction ; côté départ, j’ai dit au revoir à Fear the Walking Dead lors de leur double épisode final. C’était grosso modo une semaine un peu molle je trouve : maintenant que les saisons sont reparties, les épisodes se font plus tranquilles et moins dramatiques.

Tant pis, ça reste passionnant dans la majorité des cas :

Fear the Walking Dead (2×14), 18/20
Fear the Walking Dead (2×15), 17/20
The Last Man On Earth (3×02), 14/20
Westworld (1×01), 18/20
Quantico (2×02), 15/20
Once Upon A Time (6×01), 11/20
Conviction (1×01), 15/20
You’re the Worst (3×05), 18/20
Blindspot (2×04), 13/20
Younger (3×02), 14/20
American Horror Story (6×04), 13/20
The Good Place (1×05), 15/20
Grey’s Anatomy (13×02), 13/20
How To Get Away With Murder (3×03), 14/20
Notorious (1×03), 12/20
Superstore (2×03), 15/20

Travis.pngLa performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Pour une fois, je choisis de me concentrer sur un acteur que je déteste, mais qui mérite largement de recevoir mon attention après sa performance dans l’épisode 14 de Fear the Walking Dead : j’ai nommé bien sûr Cliff Curtis, alias Travis, le gentil prof découvert en saison 1 et totalement insupportable depuis.

L’acteur a une longue carrière de films plus ou moins réussis à son actif et quelques rôles secondaires dans des séries, mais grosso modo, je l’ai vu pour la première fois dans cette série et avec ce rôle.

Travis donc, c’est un peu le personnage insupportable par essence (spoiler saison 1) : il n’y a rien à en sauver. Quand on nous le présente, il est en couple avec Madison, mais il a encore un crush pour son ex (bon, je le comprends quand on compare les deux personnages féminins…) avec qui il élève (ou pas) leur fils. OK, on passe aux spoilers saisons 2. Le personnage est forcé d’évoluer lorsqu’il se retrouve père célibataire (façon de parler, il y a toujours Madison). Problème : son fils est le stéréotype du petit con. C’est donc plutôt soulagé que j’ai appris (attention, là, spoiler sur l’épisode final, je peux plus rien pour vous) que Chris était mort.

Le problème, c’est que bien sûr, sa mort ne pouvait pas rester non-vengée. Travis pète un boulon total lorsqu’il apprend que son fils s’est fait froidement assassiné. Pour la première fois en deux ans, l’acteur semble se réveiller, en même temps que le personnage donc, et ça fait du bien de voir un très bon jeu de sa part : la rage et le désespoir sont lisibles sur son visage, de même que la fatigue extrême dans l’épisode 15.

Cette scène de pétage de câble est de très loin l’une des meilleures de la série, l’une des plus violentes aussi. Psychologiquement autant que physiquement, le personnage ne va pas pouvoir s’en remettre si vite et il donne un exemple qu’Alicia suit immédiatement. C’est excellent de les voir sombrer du côté des « méchants », ça m’a plus convaincu que quand The Walking Dead l’a fait, et Cliff Curtis avait la carrure pour ce rôle… Il est juste dommage que les scénaristes ne lui aient pas donné de quoi jouer ça auparavant, même si au moins, ça nous a préservé le choc !

Le Coup de Cœur Musical

Chaque fois qu’une chanson me plaira dans ma semaine série, je prendrais le temps de vous la partager. Attention aux spoilers dans le paragraphe qui accompagne. Cette semaine, il y a de quoi faire avec mon visionnage de Luke Cage, dont l’ensemble de la soundtrack est excellente pour mettre dans l’ambiance de la série. Bref, sélection musicale !

Fear the Walking Dead (2×15) – Goodnight, Mirel Wagner

Pas du tout le type de musique que j’écoute habituellement et très franchement pas quelque chose que je me suis empressé d’aller télécharger aussitôt après l’épisode… mais c’est quand même un moment très marquant de la série qui se déroule sur cette petite musique toute douce. En effet, le montage final sous la forme d’un cliffhanger pas sympathique nous propose l’intégralité de cette chanson qui nous souhaite une bonne nuit de quelques mois avant de retrouver nos héros qui sont dans de sales draps (surtout Nick et Luciana, OK). Efficace. Les autres chansons de Mirel Wagner sont dans le même style, ça fait une jolie playlist pour s’endormir.

How To Get Away With Murder (3×03) – Better, Soto Voce

Plus perchée mais déjà bien plus dans mon style, cette chanson aurait pu passer inaperçue au milieu d’un épisode d’HTGAWM. Pourtant, elle a rapidement accroché mon oreille pendant que Connor repoussait les avances d’un gros lourd qui, en plus, critique Oliver. Il est où le respect ? Il s’en passe des choses sur cette chanson, mais ça ne m’a pas divertit assez pour ne pas me dire qu’il fallait que je cherche ce que c’était ! Un peu trop longue sur ces débuts, cette chanson n’en reste pas moins très cool.

Luke Cage (1×01) – Dap Walk, Ernie and the Top Notes, Inc.

Tadaa, l’ambiance de Luke Cage ne peut être mieux résumée que par cette chanson excellente qui a toutes les bonnes vibes bien comme il faut pour donner envie de bouger devant son écran. Dès le pilot, elle met la barre bien haute en ce qui concerne la soundtrack et, heureusement, c’est un exemple du brio des pistes choisis pour la série, pas une exception !

Luke Cage (1×11) – Son of a Preacher Man, Dusty Springsfield

C’est difficile de n’en choisir que quelques-unes, mais celle-ci j’ai tout de suite que j’allais la réécouter après la série. Elle a tout, le côté jazzy, le rythme, le refrain entêtant… et elle est liée en plus à un très bon épisode de prise d’otages, forcément marquant. Que demander de plus ?

Luke Cage (1×13) – 100 Days, 100 Nights, Sharon Jones & The Dap Kings

Et voilà, la série nous fait terminer avec cette excellente chanson en tête. Montage final parfaitement réussi, avec ce qu’il faut de suspens et d’amertume pour savoir qu’on reviendra dès la sortie de la saison 2. Je suis très content de cette fin en demi-teinte, qui a l’avantage de ne pas donner envie de dévorer la suite immédiatement. Je vis très bien l’attente entre maintenant et les prochains épisodes, même si je suis pressé de découvrir un peu plus l’univers que l’on retrouvera dans Iron Fist.

Luke Cage – Opening Credits

Je ne pouvais pas terminer sans le générique. Si je l’ai trouvé fade au premier abord, j’ai appris à l’apprécier au fil des treize épisodes et il reste drôlement en tête. Du coup, je l’apprécie vraiment beaucoup maintenant. Je me dis qu’il est sacrément bien trouvé car il colle à merveille au personnage de Luke… que je trouvais sacrément fade au premier abord !

01Les autres actus du blog

Alors je l’ai longuement dit plus haut du coup, j’ai donc publié en début de soirée un article sur la première saison de Luke Cage. J’ai une bonne semaine de retard dans le visionnage de cette série, mais ça va, je m’en suis tiré sans spoiler et j’ai pu apprécier à juste titre un retour dans l’univers Netflix/Marvel. J’en parle plus longuement dans l’article concerné, je vous laisse aller découvrir ça !

Plus tôt cette semaine, j’ai aussi diffusé un article sur la seconde saison de One Tree Hill. Mardi, je publierai donc mon avis sur la trois (pas de faux espoirs concernant la quatre la semaine suivante en revanche, je n’ai pas encore commencé à la voir, alors c’est peu probable).

Mercredi, j’ai publié un rapide bilan de la rentrée des séries, n’hésitez pas à aller y jeter un coup d’œil si ce n’est pas déjà fait. C’était l’un des articles les plus consultés de la semaine, juste devant celui sur Westworld et derrière mon résumé de mon mois de septembre concernant le challenge séries.

Et pour la semaine à venir, je parlerai bien sûr du retour de Supergirl et je ferai un rapide retour analytique sur l’unique saison de Containment.

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

ON N’VA PAS S’MENTIR – Septembre 2016 : c’est la rentrée !

Bienvenue dans cette nouvelle rubrique du blog : j’y reviens sur une série ou un événement sans langue de bois. Pour cette première moulure, je m’intéresse bien sûr à la rentrée des networks ! Cet article évoquera donc de nombreuses séries, dont les titres sont en gras. Pas d’inquiétude, c’est fait majoritairement sans spoiler (ou c’est précisé quand j’évoque des spoilers mineurs). Non, je n’évoque pas Luke Cage, que je n’ai pas encore pris le temps de commencer 😉

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À une époque, septembre était synonyme de nouveautés, de reprises époustouflantes, de sang neuf… Cette année, je n’ai peut-être pas donné leur chance aux bonnes séries, mais franchement, je n’ai rien vu de tout ça et ça me gave un peu ! Tour d’horizon…

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Promis, il n’y a aucun jeu de mots entre l’actrice et le titre ci-dessous (Notorious)

Faire du neuf avec du vieux

C’est un peu le moto de la plupart des séries que j’ai tenté cette année ! Il n’y a rien de neuf dans les pilots que j’ai vu. Du côté d’ABC, on se contente d’imiter le Shondaland un peu partout, parce que c’est ce qui fonctionne sur la chaîne. Notorious est totalement touchée par ce symptôme : franchement, on y retrouve les ingrédients chers à Scandal ou How to get away with murder. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose et c’est sûr que ce n’est du coup pas mauvais, mais le problème c’est que ça commence à devenir lassant de se voir ressortir les mêmes histoires. Il serait grand temps de tenter de faire un peu de neuf. Toujours sur ABC, Conviction est déjà victime du même symptôme et seul le casting permet de sauver la série. Autant dire que même si je les aime bien, je ne donne pas cher de la peau de ces deux nouveautés, aux audiences déjà décevantes… Pas surprenant ! Et sinon, la mode en 2016 semble être de débuter sa série par une scène de sexe, une recette vieille comme le monde qui en arrive à être presque gênante tellement elle est devenue un détour obligatoire dans le pilot, expédié le plus vite possible lors de la première minute (Notorious en est peut-être l’exemple le plus frappant).

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Du côté de FX, c’était encore pire en ce qui me concerne ! Je suis totalement déçu par les lancements de Better Things et d’Atlanta. Je m’attendais à voir un nouveau You’re the worst… mais à la place, j’ai vu débarquer un ersatz de cette série avec Better Things. J’avoue avoir abandonné pour le moment cette nouveauté qui n’avait rien de vraiment nouveau : certes, c’est féministe et ça fait du bien, mais ça n’apporte rien de neuf, ça ne construit rien et c’est tout juste si ça dénonce des phénomènes de société. On a par exemple un épisode qui traite (attention légers spoils jusqu’à la fin du paragraphe) le tabou des règles des femmes, ce qui est une très bonne chose sur le papier… sauf que ça se termine sur un statu quo. On a juste eu vingt minutes sur le sujet et un très beau discours de l’héroïne fait uniquement à des femmes sur le fait qu’il faut assumer son corps. Passionnant, mais… « et ? ». Et rien du tout, justement, pas de conclusion, pas de vrai message, même pas de critique finalement. C’est très décevant.

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Même chose du côté d’Atlanta dont j’attendais peut-être trop parce qu’on m’annonçait le retour de Donald Glover. Oui, mais finalement, ce retour, je le trouve décevant. J’ai vu beaucoup de tweets ravis de la série, mais je n’ai absolument pas accroché : on nous plonge dans une série qui n’a pas de fil rouge, à l’humour pas vraiment au point (c’est inégal : c’est parfois drôle, parfois douloureux de les voir essayer de faire rire). Il y a une critique sociétale forte, sur le racisme, sur l’exclusion, sur tout un tas de choses d’actualités sur lesquelles il y a beaucoup à dire. Le problème ? Et bien, ça s’arrête à ça. C’est une sorte de reflet des problèmes, mais ça ne propose pas de solution (bon ok, ça à la rigueur, ce n’est pas forcément leur rôle), juste un statu quo que personne ne cherche à modifier. En gros, c’est un état de fait, ce qui est après tout le cas (malheureusement) dans la réalité, je ne dis pas. Je cherche simplement où est la comédie là-dedans ?

Dans le cas de Better Things comme d’Atlanta, mon plus gros malaise vient du voyeurisme malsain qui nous est proposé sur des tranches de populations exclues, sur des problèmes de société vécus, sous couvert d’une comédie qui peine à faire rire. Bref, un pseudo-documentaire fictif très dérangeant. C’est un peu ce que proposait You’re the Worst et Catastrophe en s’attardant sur des couples non-conventionnels et des personnages un peu détruits. La différence ? La visée humoristique est au cœur de l’écriture de ces deux-là, là où les nouvelles ont tendance à éclipser cette tendance, tout en restant présentées comme des comédies. Dans le même genre, Master of None de Netflix était bien plus réussie, en dénonçant des problèmes sociétaux tout en parvenant à proposer des vraies situations comiques. Peut-être que l’une et l’autre gagneront à être vues en binge-watching, mais pour le moment, je me permets une pause. Je les trouve plus lourdes que drôles.

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On prend les mêmes et on recommence

Le problème ne vient pas que des nouveautés, loin de là ! Je trouve que de manière générale, les séries qui reprennent cette saison ont du mal à proposer quelque chose de nouveau. Pêle-mêle : Quantico reprend très exactement son schéma de base, en faisant limite fi de ce qu’il s’est passé en saison 1 (même pas un petit résumé tant ce n’est pas important), Agents of S.H.I.E.L.D repart sur une saison qui divise les intrigues en plusieurs sous-catégories et en isolant les personnages, Once Upon a Time repart sur un méchant vu et revu avec des twists tout aussi peu inédits (franchement, l’écriture est de plus en plus décevante de saison en saison), Younger ignore les problématiques de son final en les enterrant et les coulant (littéralement) dans ses deux premiers épisodes, Blindspot expédie en un épisode les ¾ des mystères pour repartir en procedural, How To Get Away With Murder est enfermée dans sa forme et repart sur une troisième intrigue identique ; bref, la liste ne finit plus !

HTGAWM n’est pas la seule coincée par son schéma scénaristique. Pour certaines, comme Blindspot ou Quantico, le problème vient peut-être du genre même de la série, qui enferme immanquablement le show dans un carcan resserré. Pour autant, je trouve ça parfois écrit trop lourdement pour être pleinement appréciable. Ou peut-être que c’est simplement que je suis blasé à force de trop regarder de séries ?

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Et sinon, il y a de bonnes à voir quelque part ? (The Last Man On Earth)

Des recyclages réussis ?

Même problématique du recyclage côté de Superstore qui, après s’être égaré un épisode, revient finalement à ses fondamentaux en s’enfermant dans le Cloud 9. J’ai hésité à en parler, parce que pour le coup, c’est une bonne chose : l’ADN de la série vient du magasin et le changement de formule avec le premier épisode était un échec humoristique assez dommage en ce qui me concerne.

Comme l’an dernier, Grey’s Anatomy étonne par sa constance. Depuis qu’ils se sont rappelés (en fin de saison 11) ce qui faisait le succès de la série, le show est reparti sur d’excellents rails qui donnent envie de croire qu’il parviendra à détrôner ER en nombre de saisons (Grey’s jusqu’en 2019 ? Allez, soyons fous). Le succès de la série ? La constitution d’une famille hétéroclite, qui se retrouve en fin de journée pour partager une bière/un cocktail/un dîner. Tous les dramas sont très sympas et font partie de l’ADN de la série, mais rien ne vaut les quiproquos familiaux et les scènes d’humour/de danse de la série. C’est revenu l’an dernier et ce n’est pour le moment pas oublié par les scénaristes. Ouf.

Il me faut évoquer l’improbable cas de The Last Man on Earth : la série ne m’a pas encore tout à fait convaincu par son retour, mais elle semble avoir décidé de suivre cette saison un vrai fil rouge. C’est difficile d’en être certain après deux épisodes, mais c’est pour l’instant le cas et ça m’intrigue autant que ça me fait plaisir. Peut-être que ça aura moins l’air décousu grâce à ça et la série en a besoin, car l’humour lui manque en ce moment.

Enfin, comment ne pas terminer ce paragraphe sans évoquer le cas d’American Horror Story ? Cinq saisons redondantes et lourdes plus tard, la série se réinvente… en allant piocher dans ce qui était le plus intéressant en saison 1 ! Les acteurs changent enfin de rôles, le côté « Horror » est enfin (re)mis en avant avec des tentatives de jumpscare et le style même de la série est totalement redéfini avec le documentaire (qui plaît ou pas, certes, mais qui change au moins). Certes, je me méfie encore de la suite, mais pour l’instant, cette saison semble ne pas se disperser dans tous les sens et c’est une bonne chose.

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La première scène de Westworld

Les bonnes surprises

 Tout n’est donc pas noir en cette rentrée des séries, et franchement heureusement ! Le recyclage réussi se voit aussi parmi les nouveautés des chaînes.

The Good Place s’est démarquée en premier. Certes, le synopsis de base surfe sur une tendance mystico-religieuse très à la mode (il n’y a qu’à voir Angel from Hell l’an dernier, malgré son échec cuisant et mérité), mais l’humour y est totalement décalé par rapport à ce qu’on voit habituellement sur la chaîne. Il n’y a pas à dire, ça fait du bien ; et l’ironie de Kristen Bell est une franche réussite, comme toujours.

This is us est elle aussi tout à fait réussie. Il n’y a rien de nouveau avec cette série, mais alors vraiment rien. C’est un soap dramatique qui s’attarde sur la vie de personnages qui s’avèrent (SPOILER) être en fait tous liés par le sang. Deux timelines (comme dans Lost, HTGAWM, …) traités en même temps et une vraie motivation d’être un feel good font qu’en deux épisodes la série s’est imposée déjà comme une réussite. Pour être honnête, mon épisode de la semaine m’a même déjà manqué hier où la série n’était pas diffusée. C’est assez dingue cet effet d’habitude après seulement deux épisodes. Bien joué de la part d’ABC, ce recyclage est un succès au casting impeccable.

Westworld qui vient tout juste de commencer est une bonne surprise également, mais elle est déjà un peu trop survendue pour moi. J’ai du coup tendance à avoir envie de la critiquer, notamment en faisant un parallèle pour moi tout à fait évident avec Dollhouse de Whedon. Le côté western détourné par la SF n’est pas sans rappeler non plus Firefly de Whedon également. Et que dire de cette répétition autour de variations qui fait clairement penser à Person of Interest ? Au moins, pour cette dernière, il s’agit des mêmes créateurs, ça se comprend. C’est une bonne série, que je conseille malgré ces quelques critiques pour nuancer toutes celles qui hurlent à l’originalité pure et à la nouveauté. Une bonne surprise, oui, une nouveauté, pas vraiment…

Ces nouveautés sont donc inspirées fortement de thématiques déjà traitées, mais elles parviennent à s’en démarquer de manière agréable.

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Blasée, Hayley ? (Conviction)

EN CONCLUSION – La saison 2016-2017 est bien entamée désormais, même si j’attends encore quelques retours (comme Supergirl). Le mois de septembre n’a pas été transcendant, j’ai l’impression d’être enfermé dans une routine au milieu de laquelle il est difficile de trouver quelques bouffées d’oxygène de nouveauté. Je n’aime pas terminer mon article par une question, mais quand même, cette fois ça s’impose : suis-je le seul ?

Semaine 39 : du 26 septembre au 1er octobre

Bonsoir tout le monde !

Comme annoncé dimanche dernier, j’ai un peu de retard pour la publication de cet article. J’étais parti en week-end pour l’anniversaire d’une amie, c’était un peu compliqué de capter Twitter, alors je vous laisse imaginer ce que WordPress donnait !

Pour les mêmes raisons, pas l’ombre d’un Luke Cage sur le blog pour le moment, j’ai des semaines chargées, ça attendra un peu. Désolé… mais je vous laisse pas sans lecture non plus, ne vous inquiétez pas !

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Les inédits de la semaine

Les retours de The Last Man On Earth, Once Upon a Time, Quantico et Younger viennent s’ajouter à la longue liste des inédits que je vois chaque semaine. Rien que ça ! Méfiez-vous, comme je suis un peu retard dans la publication, j’ai mis à jour certains de ces articles avec l’épisode suivant (vu aujourd’hui) en entête ! Ils sont indiqués par un astérisque, attention aux spoilers.

À l’inverse, pas de commentaire sur Atlanta et Better things cette semaine, pas eu le temps (aka l’envie) de les voir cette semaine. Je me les garde de côté pour plus tard, soit cette semaine, soit indéfiniment plus tard. Je n’ai pas accroché outre mesure, ça peut attendre une période plus calme ou un jour moins occupé.

C’est parti !

Fear the Walking Dead (2×13), 10/20 *
The Last Man On Earth (3×01), 14/20 *
Quantico (2×01), 15/20
Once Upon A Time (6×01), 13/20
This is us (1×02), 15/20
Agents of S.H.I.E.L.D (4×02), 15/20
You’re the Worst (3×05), 19/20
Blindspot (2×03), 12/20
Younger (3×01), 17/20
American Horror Story (6×01), 15/20
The Good Place (1×04), 15/20
Grey’s Anatomy (13×02), 15/20
How To Get Away With Murder (3×02), 13/20
Notorious (1×02), 15/20
Superstore (2×02), 18/20

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La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Je suis plutôt content de pouvoir dire que j’ai trouvé une vraie performance remarquable cette semaine et c’est à croire que tout le casting de You’re the Worst va défiler ici, semaine après semaine. Cette fois, c’est au tour de Desmin Borges, alias Edgar d’être mis en avant. Inutile de dire qu’il va y avoir des spoilers sur la série donc si vous n’avez pas vu, foncez la commencer dès que possible, mais passez ces quelques lignes 😉

Après avoir cumulé principalement des petits rôles, Desmin Borges a débarqué dans You’re the Worst en tant que meilleur ami du personnage principal, une place pas toujours évidente pour un acteur, car il est toujours mis dans l’ombre du couple phare. Dans l’ombre oui, ça a été le cas pendant deux saisons où il a évolué en circonférence de Gretchen et Jimmy.

Pourtant, bien que mis de côté, il apparaît assez vite que ce personnage a beaucoup à révéler à l’audience : ancien combattant, il est clairement affecté par un choc post-traumatique que tout le monde autour de lui ignore, surtout en saison 1. En saison 2, les choses s’améliorent avec une intrigue d’impros théâtrale et un love interest plus sérieux et crédible que son attraction pour la meilleure amie de son meilleur ami, qui fermait un quadrilatère bancal la première année de diffusion.

Il faut attendre la saison 3 pour qu’enfin le rôle d’Edgar soit approfondi avec un brio d’écriture rarement atteint dans une comédie, mais que l’on connaît bien aux auteurs de You’re the Worst après son exploration de la dépression en saison 2. Les scénaristes proposaient donc cette semaine vingt minutes des plus étranges, où j’étais partagé entre le rire habituel et l’angoisse. L’angoisse, ce sentiment difficile à communiquer dans une série, et surtout une comédie.

Pourtant, Desmin Borges s’en tire apparemment sans le moindre effort dans cet épisode. Il est absolument brillant dans son jeu où l’on sent très bien la panique du personnage, le PTSD parfaitement retranscrit. Voir cet épisode donne quasiment l’impression de vivre une crise d’angoisse, c’est extrêmement bien fichu et c’est confié à un acteur qui a largement les épaules pour le faire, et pour faire beaucoup plus et mieux.

Bref, c’est une place largement gagnée par Desmin Borges cette semaine, car cet épisode était époustouflant uniquement grâce à sa présence.

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Les autres actus du blog

Pas de coup de cœur musical cette semaine, on passe donc directement aux actualités de ce blog !

Déjà, j’en ai terminé de mes publications sur That ‘70s show ! Mardi dernier voyait la publication du dernier article sur la série, s’attardant sur la saison 8 de la sitcom. Ce fut des adieux difficiles, mais largement consommés, puisqu’ils datent de fin août. Théoriquement, je devrais continuer les publications du mardi avec One Tree Hill, mais ça prend toujours autant de temps de préparer la publication de ces articles (et surtout, je n’en suis qu’à la saison 3).

That ‘70s show, One Tree Hill… Vous l’aurez compris, je vous parle en fait à demi-mot de mon Challenge Séries 2016. C’est marrant comme le hasard (c’est-à-dire moi) fait bien les choses : j’ai justement publié un résumé de mon mois de septembre concernant ce challenge aujourd’hui. Le suspense demeure sur ma réussite de ce défi annuel.

De manière assez étrange (de mon point de vue), l’article le plus consulté la semaine dernière fut celui sur la saison 2 de Quantico que j’ai pourtant longuement hésité à regarder. Comme quoi, il ne faut jurer de rien ! Ou alors, je ne suis pas le seul à avoir hésité et j’ai aidé certains d’entre vous à faire leur choix (coucou Yodabor !).

À vue de nez (de TVshow time, en fait), il n’y aura pas d’autre retour de série cette semaine (ouf ?), en revanche, je pense tester les pilotes de Westworld, Conviction et peut-être même de No Tomorrow (moins probable). Comme pour m’aider à voir tout ça, Agents of S.H.I.E.L.D disparaît de la grille pour une semaine, une pause sacrément désagréable si tôt dans la saison !

Que voulez-vous, c’est la vie ! À la semaine prochaine, pour faire le point sur tout ça.

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

The Last Man On Earth (S03)

Ci-dessous, mon avis sur la saison 3 de la série, écrit au fur et à mesure de la diffusion. Il y a donc des spoilers sur les épisodes critiqués et ceux qui précèdent, jamais sur ceux qui suivent.

Avis : J’ai commencé The Last Man On Earth durant l’été 2015 et j’ai du mal à capter que c’est déjà le début de la saison 3. Et pourtant. Cette série raconte la vie post-apocalyptique de Phil alors qu’il est sûr d’être le dernier homme vivant sur Terre (d’où le titre). Inutile de dire que ça ne pouvait pas être le cas si on voulait une comédie qui soit fonctionnelle.

Très vite donc, Phil s’est trouvé entouré d’une fine équipe et est devenu peu à peu insupportable. Le problème, c’est que c’est devenu insupportable aussi pour les gens qui regardent et qu’il a eu tendance à rendre insupportable les personnages secondaires (Melissa en tête, bordel). Je la commentais à la semaine sur sa fin l’an dernier, mais j’ai donc un gros problème avec la saison 2 qui a eu tendance à partir dans un humour potache très lourd avec Mike et dans des histoires de couple à gogo sans une once de crédibilité. En même temps, c’est aussi la série qui avait le meilleur cliff de mi-saison (l’opération de Phil), c’est la série qui a le don de me faire rire à chaque réplique de Carol, c’est la série qui propose un univers vraiment décalé, une musique qui lui est propre…

Oui, je suis parfaitement mitigé : j’aime la série et l’idée de base, beaucoup moins ses personnages, hormis Carol, et parfois, son humour. Du coup, je n’arrive pas à savoir si je suis pressé de voir la saison 3, parce que je suis en conflit permanent quand je regarde. Parfois ça me fait rire, parfois il dépasse une limite qui fait que ça en devient douloureusement ennuyeux. Rien de plus horrible que de voir une série essayer de provoquer le rire quand elle n’y arrive pas. Dis autrement, ce n’est plus du second ou du troisième degré, on passe bien au-delà du millième degré et c’est parfois juste trop pour moi. Voilà, je ne peux pas mieux résumer mon sentiment vis-à-vis de la série. Je ne sais pas bien si je fais bien, mais en tout cas je la commence et on verra !

Note moyenne de la saison : 15,5/20.

01.pngÉpisode 1 – General Breast Theme with Cobras – 14/20
We weren’t gonna shoot you, we come in peace.

Je n’aime toujours pas Phil. Cet épisode reprend là où la saison 2 avait laissé les choses, avec l’arrivée d’inconnus armés en bateau. Les choses avancent très vite comme toujours et l’épisode rattrape assez vite un début ennuyeux en faisant monter la pression vis-à-vis de Pat.

L’air de rien, en 20 minutes, Melissa tue un type et Todd écrase Pat. On ne peut pas dire que rien ne se passe ni que l’humour n’est pas là (l’enterrement est génial et tout à fait dans le ton de la série), seulement Phil est tout bonnement insupportable pendant une bonne partie de l’épisode.

Comme à chaque fois, je me retrouve à ne pas savoir s’il faut rire de certaines situations ou en pleurer tellement ça paraît forcé. Ce n’est pas le jeu des acteurs le problème, non, c’est l’écriture. Cette dernière est aussi à remettre en cause quand on voit la rapidité avec laquelle tout le monde se remet du meurtre commis par Melissa…

C’est donc un plaisir de retrouver certains d’entre eux et la villa, mais ça a toujours tendance à partir un cran au-dessus de mon humour au moment où j’arrivais à accrocher et à me poser des problèmes de crédibilité dans l’écriture.

Le suspens de la fin d’épisode avec Pat qui vire dingue est bien fichu et relance un peu la dynamique de la série, possiblement vers quelque chose de sympa.

02.pngÉpisode 2 – The Wild Guess Express – 14/20
Oh my god. No way. I think we might be in Cher’s house.

L’épisode reprend à nouveau exactement là où le précédent nous avait laissé. Il poursuit avec le même type d’humour et une nouvelle villa, celle de Cher rien que ça.

Todd est donc bouleversé de devenir un meurtrier et Phil/Randy lui ment donc en improvisant la survie de Pat, ce qui mène au classique quiproquo plus tard avec le groupe. La situation est banale, surtout pour cette série où Phil foire toujours tout en permanence.

L’épisode est sauvé comme bien souvent par la prestation offerte par Carole, surtout lors du faux combat contre le mannequin, qui est long, mais drôle quand même.

Les larmes de Todd à la fin sont presque violentes niveau émotion. Ironiquement, j’ai surtout aimé la fin de cet épisode, dont le flashback confirme que nous avons une intrigue à la semaine.

En revanche, pas de vrais éclats de rire comme aux débuts de la série, il est dur de faire monter la note quand tout ce que je fais est sourire face à une comédie. Cependant, je garde espoir.

03.pngÉpisode 3 – You’re all going to diet – 15/20
And somehow against all odds, we became a family.

Bon, plutôt que de déménager N’IMPORTE Où ailleurs dans le monde, le groupe décide de rester un temps.

Heureusement, le nouveau finit par pointer du doigt le côté cauchemardesque qu’a pris la villa. Clairement, il y a de bonnes blagues dans cet épisode et la psychose générale aide beaucoup l’humour à prendre, d’autant qu’ils cohabitent tous avec Melissa qui est une cinglée de la gâchette.

Autant c’est drôle, autant ça reste tout de même gentil mais pas hilarant. Tout le monde passe son temps à hurler et stresser, ce qui fait que la série est rapidement difficile à supporter. Plus d’une fois, j’en suis ressorti avec la migraine.

Pas cette semaine, c’est vrai, car les adieux faits à la villa sont géniaux, avec des moments qui réussissent à toucher la corde sensible. Il est donc temps dans ce troisième épisode d’aller vraiment de l’avant, ce que j’attendais plutôt du second après leur fuite de la villa.

Ce retour n’aura pas servi à grand-chose si ce n’est à proposer de vrais adieux. Je retiens donc surtout la fin de l’épisode et une ambiance de psychose qui a su prendre contre toute attente.

04.pngÉpisode 4 – Five Hoda Kotbs – 17/20
Number one place to commit suicide because it’s so beautiful.

La fine équipe devenue famille continue sa route vers San Francisco… pas de bol, la ville est complétement cramée par un idiot de Tandy qui s’était fait plaisir avec des feux d’artifice. Fabuleux.

Il y avait de bonnes trouvailles dans cet épisode : la voiture automatique de Gail, les différents groupes de covoiturage (Erica et Carole !), la panne du bus et même le sort de San Francisco.

Lewis révèle son homosexualité, Tandy en fait évidemment toute une affaire.

Les déambulations de chacun les mène à se promener dans le désert tous ensemble, ce qui n’est pas une partie de plaisir. Gail annonce son départ après avoir passé un épisode à s’engueuler avec Todd et, juste quand je commençais à me dire qu’ils allaient effectivement oser les séparer tous, l’électricité d’un magnifique bâtiment les fait s’entendre à nouveau.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant apprécié un épisode de The Last Man On Earth : chacun avait son rôle à jouer, son caractère le menant dans des situations plutôt drôles, et le groupe en tant que tel évoluait. La recherche d’une place où s’installer a bien sûr mené à de nouvelles disputes, mais dans l’ensemble, c’était moins hurlant que d’habitude et la série avançait à un bon rythme.

Peut-être que la série souffrait plus que je ne le pensais de son immobilisme à la villa, mais là, ce nouveau départ apporte un second souffle plutôt génial.

05.pngÉpisode 5 – The Power of Power – 13/20
We’re home.

J’étais vraiment impatient de retrouver le groupe après une semaine de pause car l’épisode 4 m’avait clairement plus plu que la majorité de la série… et malheureusement, pas mal de défauts ressurgissent bien vite dans le paradis que les personnages se sont trouvés.

La coupure de courant m’a fait rire, mais malheureusement, c’est à partir de là qu’on est retombé dans des délires un peu trop WTF pour moi.

Tandy continue d’être 100% insupportable avec sa parano envers Lewis, ce qui était forcément un problème pour moi, car je ne me fais toujours pas au caractère de ce personnage.

Carol n’est pas beaucoup mieux dans cet épisode, car elle révèle que c’est elle qui essaye de ruiner l’image parfaite du bâtiment. J’aime bien son explication sur la maison de ses rêves, mais c’est bof quand même d’imaginer qu’elle puisse faire ça alors qu’elle est enceinte.

Côté positif : j’ai aimé le développement des personnages du triangle amoureux de la série, car il était temps que Gail se prennent en main… et que l’on s’inquiète un peu plus de la folie de Melissa, dans ce cliffhanger parfait.

06.pngÉpisode 6 – The Open Ended Nature of Unwitnessed Death – 15/20
Closure, closure, closure, closure…

Cet épisode se concentre sur une double intrigue qui a priori promet d’être vraiment chiante : Tandy se focalise sur la création d’une amitié longue durée avec Lewis alors que Carol cherche une grand-mère pour son bébé (et c’est évidemment sur Gail que ça tombe).

Étonnamment pourtant, cet épisode tire son épingle du jeu. En séparant un peu les groupes, de nouvelles dynamiques se lient et ça fait un grand bien à la série.

Si l’intrigue sur l’adoption de Carol est un peu lourde, elle est plutôt bien trouvée considérant les personnages, alors que Tandy/Lewis se voient offrir l’une des relations les plus drôles et sympas de la série et cet épisode aura réussi à être drôle autant que touchant, avec l’ouverture effectivement laissée sur la mort véritable de Mark et Mike.

J’ai adoré la profondeur que la série prenait dans cet épisode, y compris dans la relation Carol/Gail qui est incroyablement touchante, ça manquait clairement dans la seconde partie de la saison 2, donc ça fait plaisir et ça n’empêche pas pour autant le WTF de continuer à s’imposer… Notamment avec Melissa.

07.pngÉpisode 7 – Mama’s Hideaway – 17/20
Are you ready for family photo time?

J’étais dans le train, donc a priori pas enclin à rire, pourtant cet épisode a une fois de plus très bien fait son job et j’en arrive à devoir changer d’avis sur la série : certes son humour est souvent trop poussif et clairement trop hurlant pour être pleinement appréciable, mais les intrigues proposées sont vraiment au top cette année.

Melissa continue de péter son câble avec cette fois un bébé alors qu’Erica fait face à ses hormones de manière extrême.

Le plus drôle vient toutefois de la relation entre Carol et Gail, qui fonctionne pleinement maintenant qu’elles sont officiellement de la même famille. Le coup de la photo de famille ou de l’engueulade mère/fille, c’est juste parfait.

C’était donc un bon épisode qui gagne ses points grâce à son double cliffhanger très réussi : d’une part, Melissa s’est donc barrée sans prévenir, de l’autre, Gail est coincée dans l’ascenseur du bâtiment d’à-côté, où elle s’est rendue faute de trouver meilleur refuge pour éviter sa fille nouvellement adoptée.

Je suis pressé de voir ce que ça va donner pour la suite !

08.pngÉpisode 8 – Whitney Houston, We Have a Problem – 14/20
He literally hits the wall

Cette saison ne me fait pas regretter d’avoir continué la série.

Certes, ses lourdeurs perpétuelles sont toujours là, notamment avec Tandy en T-Rex, mais l’humour continue de faire son chemin de temps à autre, ce qui est une excellente chose pour une série qui se veut comique.

Ce même déguisement de dinosaure a ainsi réussi à me faire rire par moment. Évidemment, il vaut mieux ne pas avoir la migraine lorsqu’on commence un épisode comme celui-ci, car une fois de plus, la moitié du temps est passée à hurler à la recherche de Melissa (surtout) et de Gail (très peu).

Il était très savoureux de voir les personnages se lancer à la poursuite de Melissa et réussir à retrouver Gail… La fin me fait de la peine pour un peu tous les personnages, entre Melissa qui a totalement vrillé dans sa tête et l’autre encore coincée dans son ascenseur.

Il est triste aussi de voir Erica autant négligée par les scénaristes, mais j’ai bon espoir pour la suite de la série. Il y avait de bons parallèles dans cet épisode et il était cool de revenir à une double intrigue vraiment passionnante, ça change !

Capture d'écran 2016-12-12 23.45.34.pngÉpisode 9 – If you’re happy and you know it – 14/20
What? No, I was just singing Melissa

Alors non. Tout simplement non. Exactement comme l’an dernier, The Last Man On Earth propose un putain de cliffhanger laissant la vie d’un de ses personnages principaux en suspens, sous-entendant clairement sa mort.

Et autant j’en avais dans le fond rien à taper de Phil – mais entendons-nous bien, je le considère comme le pire cliffhanger de décembre 2015 -, autant là, je refuse que Gail soit sacrifiée comme ça. Ce qui m’inquiète le plus, c’est que ça colle à la fois au personnage et à la série de faire ça, mais moi, Gail est devenue mon personnage préféré, surtout cette saison, alors c’est vraiment juste nul que cette bonne intrigue se termine comme ça.

Pour le reste, rien qui n’attire vraiment mon attention comme ça, d’où la note moyenne de l’épisode. C’est n’importe quoi du côté de Carol et Tandy, comme toujours en même temps. J’accroche bien à l’idée de l’avion à piloter, même si le but final derrière ça n’a pas franchement d’intérêt narratif passionnant.

Et Melissa… Bon, ben Melissa est complétement cinglée et j’ai du mal à comprendre comment son personnage a évolué comme ça, mais en même temps, ce n’est pas non plus le genre de série que j’ai envie de revoir quoi. Il y a donc du bon comme du moins bon dans cet épisode, des blagues/parallèles qui fonctionnent (la pêche) et d’autres qui sont nazes (le poisson nommé Gail…) ; et puis il y a la crise Melissa qui avance sans être non plus en plein marathon.

En tout cas, ça fonctionne, j’ai vraiment envie de connaître la suite, mais j’ai bien peur que Gail soit définitivement éclipsée, et si c’est le cas, c’est naze, parce que j’ai cru qu’ils finiraient par la retrouver quand même.

La suite à la reprise, en espérant que Gail soit comme le poisson nommé Gail et survive à cette fin pourrie.

Capture d'écran 2017-03-08 21.25.56.pngÉpisode 10 – Got Milk? – 17/20
But I’m making you that soup… in my heart.

Il est possible que j’arrête dès à présent la règle du un épisode par jour même si mon concours n’est pas terminé, OUPS. Non, mais, je mange tout seul ce soir alors c’est bien de s’occuper, et puis c’est que 20 minutes, et puis je veux savoir si Gail est en vie surtout !

Donc oui, je prends le risque de reprendre The Last Man on Earth et d’empirer l’état de ma tête pleine de conjugaisons latines. Bref, ma vie vous passionne, mais je lance cet épisode qui a un titre qui me fait un peu peur, parce que pour moi, c’est juste l’une des meilleures répliques de LOST. Je fais des fixettes, que voulez-vous ?

Ah, oui, que je parle de l’épisode, peut-être.

Bien évidemment, nous ne sommes pas fixés sur le sort de Gail cette semaine, et ça ne me surprend même pas. Je m’y attendais un peu qu’ils gardent le suspens, mais je ne m’attendais pas à un épisode aussi intéressant pour autant.

Oui, on a ENFIN des infos sur le virus qui a décimé la population et cet épisode suit la vie de Pamela, une riche aristo bien trop confiante dans le pouvoir de l’argent et du gouvernement. On la voit se planter à un gala de charité, découvrir le virus, vivre dans l’insouciance et comprendre peu à peu la terreur dans laquelle le virus plonge le monde… ou au moins les États-Unis, car on ne sait pas trop ce qu’il en est du reste de la planète dans cet épisode, mais bon.

C’est tout simplement excellent comme épisode, car il apporte de nombreuses réponses sans prendre le temps de s’attarder dessus comme s’il s’agissait d’un événement, parce que le personnage est à mille lieues de s’en préoccuper au départ.

Ensuite, elle apprend à son chien à parler, mais bizarrement, ça ne fonctionne pas. On la voit évoluer dans son bunker pendant trois ans (qui a dit LOST ?) et l’on apprend que c’est donc elle qui dirigeait le drone de son ancienne amie Catherine, morte au tout début de l’épidémie. Intéressant, donc, puisque l’épisode s’ouvre sur son départ du bunker.

Elle a d’ailleurs enfin compris qu’elle était immunisée, et j’ai aimé la manière dont c’était amené qu’elle reste enfermée tout ce temps sans voir personne, de sa peur d’utiliser le drone à la peur d’être contaminée.

Le comique fonctionnait plutôt bien et il n’y avait personne pour hurler, alors je dirais que c’est une excellente reprise, même si nous n’avons malheureusement pas eu le droit de revoir notre fine équipe de bras cassés.

Un bémol tout de même : je trouve que le caractère de Pamela est un peu similaire à celui de Gail dans le type de comique qu’elle apporte, avec une franchise à toute épreuve. Et du coup, ça ne sent pas bon pour Gail.

Quant à Pamela, elle n’est pas prête de retrouver le groupe puisqu’elle se rend à la villa, merci Melissa d’avoir flinguée son drone. Pas sûr que le « You’re all going to diet » lui donne envie de rester…

11.pngÉpisode 11 – The Spirit of St.Lewis – 17/20
But I’m making you that soup… in my heart.

Vais-je enfin en savoir plus sur Gail ? Ce n’est pas certain.

En tout cas, Melissa continue de traverser une crise psychotique énorme, et c’est juste excellent comment elle déglingue tout le monde en quelques phrases. L’épisode retrouve donc un excellent humour sans abuser des hurlements pour une fois (bon, ils chantent quand même, mais sinon, ça va).

Todd passe l’épisode à s’inquiéter pour Melissa, de même que le reste du groupe qui, pour une fois, fait des recherches médicales sur son cas. Todd soulève d’excellents points sur les femmes enceintes, et ça apporte pas mal d’humour.

C’est moins intéressant (et surtout moins marrant) du côté de Lewis, qui pourtant est au cœur de cet épisode également. Il continue de s’entraîner à voler dans son simulateur, jusqu’à ce que Tandy lui apporte un avion sur un plateau d’argent, de même que des discours trop longs. Et alors que je m’attendais à une panne d’essence ou autres blagues de ce genre, les scénaristes décident de le tuer comme si de rien n’était en le faisant se crasher comme une merde.

Sont-ils seulement sérieux ?
Je commençais à m’attacher à lui, sérieux ! Et Gail ! Et bordel, mais c’est quoi cette série ?

Elle arrive beaucoup trop rapidement à passer du rire au drame, tout en continuant à se la jouer comique, avec la journal de Carol, l’enterrement (le discours d’Erica outch) ou la révélation divine de Tandy.

La fin est hyper frustrante : l’immeuble dans lequel est Gail (ou son corps seulement ?) est illuminé par Tandy et l’on s’arrête là. Pamela verra sûrement la lumière et viendra leur rendre visite pour compléter à nouveau les rangs du groupe.

Et moi, je continue d’être surpris par la série, qui décidément réserve énormément de surprises dans cette troisième saison. Clairement, je n’étais pas prêt non plus !

The Last Man on Earth Season 3 Episode 12_0000234516.jpgÉpisode 12 – Hair of the Dog – 15/20
Wine, she needs wine!

Je ne suis pas du tout frustré de découvrir dans le résumé de l’épisode précédent que je n’ai pas eu la dernière scène de l’épisode de la semaine dernière ! Gail est en vie ! Et elle marque un excellent retour cette semaine, avec tout le monde qui la croit encore bourrée alors qu’elle est simplement hyper faible.

J’ai eu un peur qu’il ne la tue après ces retrouvailles, mais non, elle se remet plutôt bien et vite de ce traumatisme, avec comme seule vraie conséquence qu’elle refuse de monter dans un ascenseur ou qu’elle ne peut plus marcher sans utiliser la mini mobylette de Tandy. Sympathique et efficace, l’épisode se permet quelques bonnes blagues sur cette convalescence pas comme les autres.

Carol stresse de voir sa « maman » s’enfuir de nouveau, ce qui la lance dans des longs monologues impeccablement maîtrisés par l’actrice, comme toujours. C’est ce qui fait partie des choses qui m’avaient énervé en saison 2, mais finalement, c’est efficace quand l’intrigue s’y prête bien.

Carol finit par se réconcilier avec Gail, qui passe aussi un peu de temps avec Erica, et à faire une « photo de famille » comme il se doit. Hilarant et avec une piste ouverte pour la semaine prochaine (Pam ?).

En parallèle, Todd décide d’emmener Melissa chez elle pour tenter de comprendre ce qui peut bien lui arriver. On découvre ainsi que la jeune femme ne perd pas la boule sans raison : elle a de toute évidence besoin d’un médicament pour retrouver sa santé mentale. Le problème, c’est qu’on ne sait pas lequel et qu’il ne lui reste qu’une pilule. C’est déjà ça, on va dire.

L’intrigue avait quelques longueurs à ses débuts (le voyage en voiture, Melissa qui se barre à nouveau et surtout le monologue de Tandy) mais puisque cette intrigue avance enfin, je ne vais pas bouder mon plaisir.

Légèrement moins drôle que d’habitude, cet épisode reste une belle réussite pour une saison qui décidément a la bougeotte. Tant mieux : ça lui réussit !

13.pngÉpisode 13 – Find This Thing We Need To – 14/20
Looks like we have company and this company is a Yoda.

Carol organise une conférence pour présenter sa trouvaille de la semaine dernière sur sa photo de famille : un alien se balade autour d’eux. Cela lance un débat politique intéressant sur les étrangers et leur intrusion dans le groupe. Il est finalement décidé d’essayer d’en savoir plus sur Yoda. C’est un surnom sympa.

Erica, Tandy et Carol se lancent à sa recherche et trouvent la cabane d’un petit garçon qui les espionne de toute évidence depuis un moment, vu les dessins qu’il fait. Il aurait pu les aider à trouver Gail et faire tout un tas de trucs cools. Mais non, les scénaristes ont préféré cette version des choses qui permet à Tandy de hurler dans la forêt. Oh joie. C’est juste insupportable cette certitude qu’ils ont de faire rire avec des personnages qui hurlent. Non, ce n’est pas drôle. Et c’est super long dans cet épisode. Dommage, il y avait de bonnes trouvailles, mais ça fait perdre pas mal de points à l’épisode.

Melissa, de son côté, continue de partir en cacahuète avec une obsession sur le pénis du père Noël lorsque Todd essaye de l’aider. Le pauvre se retrouve infirmier de service et gère également la convalescence de Gail, qui propose de lui apporter son soutien pour trouver le médicament de Melissa. Alors elle a beau y mettre toute sa bonne volonté, elle parvient surtout à perdre la dernière pilule de la plaquette de Melissa. C’est con. Et elle passe ensuite son épisode sous Xanax.

Todd et Gail finissent par se réconcilier quand ce premier comprend l’enfer qu’elle a traversé en découvrant l’état de l’ascenseur. C’était sympa de voir leur relation se développer vers une vraie amitié vu leur passif. Du coup, ils reprennent leurs recherches et sans surprise trouvent le médicament grâce à l’indice du « pénis du père Noël ». Je l’avais senti venir dès le début, mais je suis content qu’on voit enfin la fin de cette intrigue. J’espère que Melissa redeviendra le personnage badass qu’elle était – mais les recherches constantes de Clozapine à venir vont être sympathiques.

Enfin, l’épisode se termine sur un excellent cliffhanger : Yoda est dans la voiture avec Tandy, Erica et Carol, qui mettent longtemps à s’en apercevoir. Son identité ? Un mystère, jusqu’à la semaine prochaine.

Bref, c’était un épisode sympa, mais entre une intrigue cassant les oreilles et une prévisible, il est difficile de totalement accrocher.

Capture d'écran 2017-04-03 14.54.12.pngÉpisode 14 – Point Person Knows Best – 14/20
Can’t believe this kid’s alive.

Une fois de plus, la série prend une bonne idée et la transforme en truc bizarre qui marche un peu moins que prévu mais en même temps pas si mal. La bonne idée, c’est l’introduction d’un enfant. Le truc bizarre, c’est qu’il refuse de parler, alors qu’il les comprend très bien quand on lui parle.

Du coup, ce mutisme permet d’apporter un peu d’humour bienvenue dans la série, mais aussi des situations un peu trop poussives. Comme toujours.

Du côté des bonnes choses, je mets le masque de Yoda ou la recherche d’un nom pour ce petit. Il finit par être nommé Jasper. J’aime bien ce prénom, mais j’espère quand même qu’il ne me gavera pas autant que celui de The 100. Ce n’est pas gagné puisque les enfants ont tendance à me taper sur le système.

Seulement, dans cette série, c’est Tandy qui me tape sur le système en général. Cet épisode ne déroge pas à la règle : il en fait trop et est juste insupportable à vouloir s’occuper de Jasper. Ses idées sont rarement aussi drôles qu’elles devraient l’être, le coup des piscines, c’est juste trop pour moi, et comme en plus, je mangeais devant cet épisode, j’ai surtout eu envie d’aller vomir un coup. Merci bien. (c’est une façon de parler, je vous rassure).

Jasper prend quand même le temps de tuer Gary, et ce n’est peut-être pas si mal.

Avec le temps, Tandy finit par trouver un moyen de faire coopérer Jasper : il lui promet des cigarettes. La scène est marrante, mais il ne faut pas longtemps pour qu’il soit grillé (comme une cigarette, oui, j’ai de l’humour, moi, messieurs-dames) par Erica et les autres.

Cet épisode remet d’ailleurs bien en avant Erica, et c’est comme ça qu’il gagne des points car j’en ai marre de la voir sous-exploiter en permanence. Cette semaine, elle tire son épingle du jeu en étant désigné par Jasper comme tutrice (la point person du titre). J’espère que cela nous donnera l’occasion de la voir, car ça va faire une maman marrante.

J’ai beaucoup apprécié aussi, d’ailleurs, la manière dont Tandy justifie cette semaine ses actions : il a peur de ne pas être aimé de son futur gamin. Là, je dis OK.

Bon, il y a tout de même un gros défaut dans l’intrigue Jasper : c’est qu’ajouter un enfant va complexifier la série. Et oui, ça veut dire qu’il va vieillir et sûrement plus vite que le temps dans la série. Donc soit on nous pond des accélérations temporelles et des ellipses (pourquoi pas), soit il va falloir faire quelque chose pour le tuer (et je ne vois pas la série aller si loin, c’est une comédie quand même). On verra.

Sinon, le reste du casting est mis de côté : Melissa est mise de côté avec des effets secondaires de son médicament, l’amitié Gail/Todd continue et rend parano Carol. C’est une bonne occasion pour que Gail se rebelle un peu contre sa fille. J’approuve.

Bref, de bonnes choses parmi les défauts habituels de la série. Dommage, je sais qu’ils peuvent faire mieux désormais. Et j’attends toujours Pam !

Capture d'écran 2017-04-24 14.52.59.pngÉpisode 15 – Name 20 Picnics… Now – 15/20
Whenever I have the urge to not talk, I talk about it.

Cet épisode ne faisait de nouveau pas dans la subtilité pour rapprocher Jasper et Melissa. C’est la suite logique : Jasper ne parle toujours pas (et il est bien expliqué qu’il avait environ 4 ans au moment du virus, donc c’est assez impressionnant qu’il ait réussi à survivre si longtemps seul) et le traitement de Melissa n’est toujours pas hyper efficace. Ce rapprochement est long à se faire, mais quand il arrive finalement, c’est une scène très cool.

Entre temps, il aura fallu supporter une nouvelle engueulade entre Todd (qui voulait que Jasper parle avec Melissa) et Tandy (qui ne voulait pas). C’était on ne peut plus casse-pied, avec l’un comme l’autre trouvant tous les moyens d’être insupportables. C’est vraiment dommage ! En tout cas, ça finit bien pour tout le monde, alors je ne vais retenir que le coup du pistolet à eau utilisé sur une Melissa impassible. C’est tout con, mais ça me fait toujours rire ce genre d’humour. Il en faut peu, je sais.

Autrement, cet épisode revient également sur les grossesses de Carol et Erika. Une fois de plus, ce n’est pas écrit avec subtilité puisque Carol s’avère jalouse du ventre de son amie. En fait, il est révélé qu’elle s’inquiète surtout de savoir si elle est ou non enceinte. J’aime bien ce type de développement qui raccroche ces personnages à la réalité et à des inquiétudes métaphysiques bien plus profondes que le reste de la série, toujours trop perchée.

Trop perchée, sans subtilité, ce sont vraiment les mots décrivant le mieux encore cet épisode avec le condensé de toutes les fêtes effectué pour proposer à Jasper de découvrir la joie d’être en vie. Pourquoi pas. La fin nous propose une étoile filante qui s’avère ne pas en être une (forcément), mais qui est en fait un satellite venant s’écraser sur Terre. Reste à savoir si ça aura son importance (ça provoque une explosion et un incendie quand même) ou si c’était juste pour la blague par rapport aux étoiles filantes.

J’aurais tendance à privilégier ce premier point… et je continue d’attendre Pam.

16Épisode 16 – The Big Day – 16/20
Release the crickets

« What the hell ? » est la première pensée qui me traverse l’esprit devant cet épisode qui reprend six mois plus tard, rien que ça. Oh bordel. Je hais la période des upfronts quand ils nous font ça…

Six mois plus tard, donc : Jasper parle (et Tandy qui en fait tout un plat), Erica sort avec Gail, Todd se marie avec Melissa (enfin saine d’esprit !), Erica et Carol sont enceinte jusqu’au cou, Tandy se débarrasse enfin de ses sourcils. Je suis très mitigé : il est excellent de voir certaines intrigues qui commençaient à traîner en longueur enfin résolues, mais c’est frustrant de ne pas savoir exactement comment Melissa a retrouvé ses esprits ou Jasper a commencé à parler.

Dans le même genre, le couple Erica/Gail, je me demande vraiment comment il s’est formé, après tant de temps. Je veux dire, au départ, je l’imaginais un peu comme une possibilité, mais depuis tant d’épisodes, ça paraissait de plus en plus improbable. Du coup, ce baiser semble jeter là juste pour garder le suspens du couple qui s’apprête à se marier.

Au départ, j’ai pensé à un rêve de Tandy ou quelque chose du genre, mais vu le cliffhanger qui voit Erica sur le point d’accoucher, je pense qu’on peut parier de manière sûre sur ce saut dans le temps.

L’ensemble de l’épisode tourne donc autour du mariage de Melissa et Todd, avec Todd redevenu vierge pour l’occasion, et autour de Tandy qui souhaite faire venir au monde le bébé de Carol quand le reste du monde sait parfaitement qu’il faut que ce soit Gail qui le fasse.

C’était drôle, assurément, mais ce saut dans le temps au trois quarts de la saison est inattendu. En plus il tombe bizarrement dans la diffusion de la saison (généralement, ils font en sorte que ça arrive après une pause), mais comme c’est le début des upfronts, il faut des scènes marquantes et des avancées de dingue dans l’intrigue. C’est bien le cas cette semaine. Maintenant, il reste à m’inquiéter une semaine pour Erica !

17.pngÉpisode 17 – When the Going Gets Tough – 17/20
Oh look at that… Todd’s water broke!

Erica s’apprête à accoucher, en avance, et Tandy veut absolument se rendre utile au point d’en être absolument insupportable, forcément. Cela fonctionne extrêmement bien au niveau des blagues, et surtout quand il se ramène avec un masque de Phil. C’est abusé, mais ça ramène malgré tout quelques souvenirs. Les blagues sont toutes superbes, ce qui est suffisamment rare dans cette série pour que je prenne le temps de le noter. J’ai ri, et plus d’une fois.

Tandy finit par devoir s’occuper de Jasper et fait bien sûr n’importe quoi avec, comme les autres. Ils continuent tous de lui dire de la merde sur la vie. Ils finissent par repérer un énorme problème : un brasier gigantesque… qui s’avère être une usine nucléaire. Cela sent bon la fin de saison, mais aussi peut-être la fin de série. Ce n’est pas très rassurant, je veux tout, sauf une fin pessimiste. Pourtant, si je me rends à l’évidence, la meilleure fin possible pour cette série est une fin négative. Le fait que les centrales soient ce qui mette fin à la série pourrait être une bonne idée (même si le virus a mis un certain temps à tuer les hommes, donc ils auraient pu prévoir le coup, merde).

Carol de son côté stresse et part en vrille quand elle entend Erica souffrir. Elle se met à écouter le CD le plus angoissant du monde, un enregistrement de rires absolument pas naturels. Il s’avère qu’elle a finalement raison de stresser pour Erica car le bébé se présente en siège, ce qui est tout, sauf une bonne nouvelle.

Avec l’aide de Todd, comme prévu, mais aussi de Melissa et Carol, Gail parvient pourtant à retourner le bébé puis à faire naître la petite fille d’Erica. Oh mon dieu, Erica accouche d’une petite fille qu’elle prénomme Dawn, c’est trop mignon. Oui, j’assume cette phrase totalement niaise, la scène m’a fait me sentir tout niais. J’adore Erica, alors je suis ravi (et j’ai eu un peu peur pour sa survie vu le taux de mortalité dans la série).

18.pngÉpisode 18 – Nature’s Horchata – 19/20
What’s more important than a baby being born?

Oh crap. Erica a bien accouché et tout s’est merveilleusement passé vu la circonstance… mais malheureusement, Tandy débarque avec sa mauvaise nouvelle. Il montre à tout le monde le brasier, sauf à Carol qui dort encore. Cette intrigue inattendue pour la série débarque à temps pour citer également les prévisions de Lewis. C’est une bonne chose qu’il soit fait mention de l’inquiétude préalable d’un personnage, parce que ça manque de crédibilité que personne n’y ait pensé lorsque le virus tuait peu à peu le reste du monde.

Du coup, cela peut justifier que ça mette tant de temps à arriver cependant, car je doute que nos centrales mettent plusieurs années à brûler comme c’est pourtant le cas ici. Et si Gail a eu le temps de se renseigner sur les accouchements (une sous-intrigue que j’ai adoré dans l’épisode précédent), elle n’a pas pu le faire sur les centrales nucléaires.

Tout le monde se met donc à stresser et ramasse ses affaires en toute hâte avant de quitter l’hôtel, à qui la série consacre de trop courts adieux, en comparaison avec la villa. Comme en début de saison, le voyage permet de relancer la dynamique de groupe d’un peu tout le monde, et surtout du couple Todd/Melissa.

C’est donc une excellente chose que le groupe voyage de nouveau. Cela suit de peu l’accouchement d’Erica, qui galère donc à allaiter Dawn. La pauvre. C’est une intrigue plus nécessaire pour la cohérence globale qu’intéressante, mais c’est bien mené, avec un Tandy lourd et une Erica qui dose son jeu comme il faut. En revanche, j’aurais aimé qu’on en sache plus sur la relation entre Gail et Erica !

En plus de tout ça, Melissa est en pleine forme mentale, mais l’actrice a la voix cassée, et je suis juste trop fan du ton que ça lui donne (j’ai lu une interview où il était révélé que sa voix avait été reconstituée partiellement par ordinateur… chaud !).

Le groupe comprend qu’il faut se rendre au plus vite à Mexico car les USA sont parsemés de centrales… mais découvre que là-bas aussi, c’est contaminé. Forcés de faire demi-tour, ils retournent à Los Angeles. Mon dieu, que c’est excellent comme épisode et comme storyline. C’est une excellente idée de prendre en compte les centrales nucléaires et ces recherches en bibliothèque. Il y a vraiment de bonnes pistes à exploiter sur le côté survie et ça permet de sortir un peu du côté sans but que le groupe avait en saison 2. En fait, c’était tout le problème de la série : trouver un but pour ces personnages.

Bon… ils arrivent quand même à détruire la maison de Carol au cours du voyage, ce qui permet à Pat de retrouver le groupe. Celui-ci menace de tuer Tandy… mais se fait tuer aussitôt par Pamela, débarquée de nulle part. Oh putain, ces américains !!!

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EN BREF – Si j’avais eu un mal fou avec la saison 2, son humour potache et ses couples à gogo, la saison 3 a su me réconcilier avec le ton totalement décalé de la série. Cette saison 3 est, je crois, la meilleure de la série. Elle réussit à donner le sentiment que les choses avancent enfin, en donnant un but à chacun des personnages. Le fait qu’elle fasse enfin quitter la villa au casting est une excellente chose qui permet de relancer les intrigues et toute la dynamique de groupe.

Les derniers épisodes de la saison ne font pas dans la subtilité, avec un bond dans le temps, un mariage, un accouchement et une mort, mais je ne suis vraiment pas certain que cela soit suffisant pour permettre le renouvellement de la série. J’en veux un peu aux scénaristes de proposer une fin aussi géniale, car le cliffhanger est parfait, mais n’aura peut-être jamais de suite. J’espère que Fox décidera de continuer la série malgré tout. C’est con, en fin de saison 2, ça ne m’aurait pas dérangé plus que ça qu’elle soit annulée, mais, si elle devait l’être désormais, ça me ferait vraiment chier.

On peut donc dire de cette saison 3 qu’elle est un pari réussi, puisqu’elle m’a réconcilié avec la série. Certes, elle a toujours ses défauts, son exubérance et sa capacité incroyable à filer des maux de tête tellement ils hurlent dans tous les sens… mais je me suis attaché à la majorité des personnages et à l’histoire. J’en veux plus.

Je croise les doigts.