Resident Alien – S02E03

Épisode 3 – Girls Night – 14/20
J’ai toujours un peu de mal avec ce début de saison, malgré les quelques mois depuis mon dernier visionnage. Mon problème ? Il vient principalement de l’excès dans le jeu des acteurs et dans les répliques. Cela me faisait rire en saison 1, mais je trouve que le dosage est moins bon. Et en même temps, en fin d’épisode, ça passait déjà mieux, alors peut-être que le problème vient de moi. Je n’ai qu’à me réhabituer. En attendant, l’épisode reste sympa et le message féministe est toujours bienvenu.

Spoilers

Les femmes de Patience organisent une soirée entre filles.


Him ? That’s a goddamn it.

Pourquoi pas reprendre cette saison 2 après tout ? D’accord le début m’a moins plu, mais bon, la deuxième partie de la saison revient dans moins de dix jours, alors ça pourrait être bien de commencer à me mettre à jour pour la suite. Par contre, je ne vous explique pas comment j’ai galéré à me décider sur la série que j’allais regarder. Trop de choix, trop de séries à regarder.

Je suis content en tout cas de tomber sur une série qui a la bonne idée de faire des résumés des épisodes précédents, hein. Cela me remet en tête les intrigues de la saison en cours et surtout le cliffhanger précédent qui était génial. Pourquoi ne pas avoir continué cette saison « en direct » du coup ? Vraiment, le manque de temps, c’est énervant.

La série reprend dans cet épisode avec un flashback qui n’a pas trop d’intérêt a priori, mais j’imagine que ça introduit un élément important pour la suite. 24 ans plus tôt, donc, les adultes de la série étaient des enfants autour d’un feu de camp, et Olivia était déjà rabaissée en permanence. Ben, lui, avait le droit de dire tout ce qu’il voulait et d’emmener tous les gamins observer une étrange lumière dans les bois, laissant la jeune Olivia apercevoir un vaisseau spatial dans le ciel. Mais ça aussi, on lui a dit de ne pas le dire.

J’imagine que la série a voulu faire de l’humour avec ce flashback, mais c’est juste triste pour Olivia, franchement. On en revient ensuite au présent, et autant vous dire que le rythme est tel que j’ai eu du mal à suivre pour la critique. Rapidement, donc, le shérif et son adjointe décident d’arrêter Harry pour le meurtre de Sam, comme on s’y attendait.

Il faut toutefois réussir à attraper Harry, ce qui n’est pas évident. Asta finit par leur révéler qu’il est un extraterrestre… Mais ça n’a aucune espèce d’importance puisqu’apparemment, Harry peut en fait modifier les souvenirs des gens sans trop de mal. Il leur fait donc croire qu’un agent du FBI l’a innocenté, dans une scène pas bien crédible, mais apparemment suffisante pour eux. Ce ne sont pas les deux personnages les plus intelligents qui existent après tout.

Je ne sais pas, je trouve cette solution bien trop simple. Il n’en a jamais été question quand Asta a su qu’il était un extraterrestre, et la justification d’Harry ne me convainc pas particulièrement. Il faut pourtant s’y faire, car c’est tout ce qu’on aura : il est content de ne plus être tout seul. Pour un alien qui n’aime pas l’empathie, c’est bizarre.

La série parvient en revanche à garder un bon rythme dans l’humour quand Harry essaie de se débarrasser d’une preuve dans une poubelle publique ou quand il affirme qu’ET est sexy. Cela a bien marché pour moi aussi de voir Ben et sa femme avoir des photos de jeux BDSM sur le cloud et se demander le pire qui pourrait leur arriver… Sérieusement ?

Le but de la scène était d’introduire la cousine de Kate : Carlyn. C’est un nouveau personnage qu’on introduit de manière bien schématique avec une petite blessure au genou qui lui fait rencontrer Harry et tomber amoureuse de lui en deux temps trois mouvements. Il faut dire qu’il est en train de réparer son vaisseau et qu’elle a les capacités intellectuelles de comprendre à peu près ce qu’il fait.

Après avoir rencontré Harry, elle rencontre D’Arcy, et ça termine en invitation à faire la fête pour qu’on découvre le double maléfique de Kate, Kendra l’alcoolique, et pour que D’Arcy me fasse rire bien vite.

D’Arcy, Kate, Carlyn, Asta et Kayla se retrouvent donc pour une soirée entre filles, soirée qui donne son titre à l’épisode, et tout son centre d’intérêt également. En effet, Harry décide de s’y incruster pour draguer Carlyn, ce qui est bien facile puisqu’elle est attirée par lui. S’il le fait, c’est parce qu’il a besoin de son aide pour réparer le réacteur du vaisseau. La scène de drague est hilarante à la manière dont seule la série sait le faire, mais j’ai eu du mal à rerentrer totalement dans leur humour, bizarrement.

J’ai l’impression que la saison 2 en fait beaucoup trop – beaucoup plus. L’excès permanent des blagues et des répliques fait qu’il est un peu difficile d’accrocher, surtout que les personnages sont tous super sérieux dans leur jeu – le décalage est ce qui était drôle en saison 1 mais qui me dérange sur la saison 2. C’est étrange.

Bon, bref, l’épisode continue pendant que je monologue : Harry n’est absolument pas subtil quand il demande à Carlyn de voler pour lui un objet de son laboratoire, mais elle prend ça pour une blague ? Allons bon. Le couple se force à rire, et ça ne plaît finalement pas à Asta de voir Harry se servir de Carlyn comme ça. Elle les interrompt donc, pour mieux se rendre compte que le plan d’Harry est parfaitement débile. Elle le lui fait savoir, lui reproche de ne pas savoir ce que c’est d’être une femme, et bim, il se casse en laissant de côté Carlyn.

Elle peut donc reprendre sa soirée fille, qui s’est élargie avec l’arrivée d’Olivia et de la pote insupportable de D’Arcy, Judy.  Les filles décident rapidement de s’en aller, pour se rendre sur un yacht. En parallèle, Ben doit donc passer la soirée tout seul puisque Kate est occupée. Max ? On ne sait pas où il est ce soir-là, mais ce n’est pas grave (bon, d’accord, il a une baby-sitter). Il invite le shérif à une soirée avec lui et se retrouve en soirée entre mecs avec lui et le père du shérif. Pas glorieux comme soirée, surtout qu’ils la passent dans le même bar que Kate et D’Arcy.

Ben est clairement mal à l’aise de savoir sa femme en train de papoter avec D’Arcy vu leur récent passif, mais bon, il finit par s’y faire. De toute manière, il n’a pas trop le choix puisque les femmes se rendent donc sur leur yacht. Enfin, ça c’est ce qu’elles disent. Finalement, on les voit surtout autour d’un feu dans les bois – mais pas Carlyn, elle, elle décide de s’éclipser.

L’épisode profite en tout cas de cette soirée entre filles pour qu’Olivia papote avec Asta, puis pour que toutes les femmes soient choquées d’apprendre qu’Olivia n’a jamais eu d’augmentation de salaire. La série s’amuse vraiment beaucoup : les femmes se rendent en effet à la mairie pour comparer les salaires de tout le monde. C’est parfaitement illégal, mais bon, elles ont les clés, il y a une flic avec elle, tout va bien. Ou tout va mal, au choix : l’écart salarial est immense, et ça ne leur plaît pas. Elles débarquent donc en pleine nuit chez Ben, pour se plaindre.

C’était plutôt marrant, et j’ai bien aimé les plans en mode girl power, mais bon, c’est vite mis de côté quand Kate se met à vomir et être soutenue par sa nouvelle meilleure amie, D’Arcy.

Le lendemain, Asta se rend chez Harry pour reparler avec lui de son comportement avec Carlyn… et elle tombe nez à nez avec Carlyn. C’est du moins ce qu’elle pense sur le moment, avant de se rendre compte que ce n’est pas le cas : elle est face à Harry, qui a pris l’apparence de Carlyn. Grâce à son vaisseau, il est capable de le faire autant de fois qu’il le veut.

Malgré les indications d’Asta qui n’arrête pas de lui souligner que c’est une mauvaise idée, voilà donc le duo qui se rend au Mexique pour voler la pièce dont Harry a besoin dans le laboratoire. Au passage, la série se permet de bonnes scènes sur le consentement, sur le harcèlement sexuel et un humour de dingue avec l’alien portant les fringues de Carlyn. Franchement, cette fois-ci, on n’est pas trop dans l’excès et on s’amuse bien… jusqu’à ce qu’Harry s’attaque à un employé du laboratoire aux mains trop baladeuses.

Je me demande si ça reviendra le hanter plus tard dans la série, mais ça ne me surprendrait pas. En attendant, il obtient donc ce qu’il veut, et une petite leçon d’Asta sur le féminisme et sur ce qu’il faut dire aux femmes – maintenant qu’il sait ce que ça fait d’être dans la peau de l’une d’entre elles. Grosso modo ? « Oui, madame ».

Pendant ce temps, Max a un problème de taille : il ne sait pas ce qu’est le BDSM dont ses parents parlent. Pardon, c’était trop tentant de faire la blague. La série est pourtant drôle toute seule quand Max demande l’aide de Sahar pour se raser le dos, parce que des poils y poussent. Elle décide de le faire en l’épilant, ce qui était bien drôle à voir – par contre, la réflexion de Max comme quoi il était difficile d’être un mec ? Ca aurait pu être drôle s’il avait pris un exemple à peu près valable, mais débile quand même.

Finalement, elle finit par prendre conscience que la testostérone de Max n’arrête plus d’augmenter. Elle en vient à la conclusion logique que cela est provoqué par la boule d’argent d’Harry. Jeu de mots à part, l’idée est sympa : Sahar peut cacher la boule et menacer Harry qui lui répond simplement… « Oui, madame ». Evidemment.

L’épisode peut ainsi se terminer sur Olivia qui s’achète une nouvelle voiture et D’Arcy qui finit par jeter depuis un hélicoptère des prospectus pour l’égalité salariale – parce que le shérif lui interdit de les afficher en ville. C’était plutôt drôle, et ça permet à Ben de faire le mauvais choix de ne toujours pas révéler à Kate que D’Arcy l’a embrassé. Ou qu’il l’a embrassée. Bref, peu importe : idée débile de sa part, surtout maintenant qu’elles sont potes. Et bonne idée de l’épisode de nous parler des besoins des humains, persuadés d’avoir tous les droits.

Vus cette semaine #30

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Westworld – S04E05 – Zhuangzi – 18/20
Après les révélations de l’épisode précédent, les scénaristes peuvent passer à la vitesse supérieure, ou au moins à l’étape suivante du plan qu’ils suivent, et ça se sent dans cet épisode. S’il est moins bouleversant ou renversant, il n’en reste pas moins une histoire palpitante apportant bien des pièces du puzzle de cette saison. Tout se met en place un peu plus clairement désormais, mais il reste encore à comprendre où les scénaristes veulent vraiment aller avec tout ça. En tout cas, c’est un plaisir d’être encore du voyage.

Mercredi

High School Musical The Musical The Series – S03E01 – Happy Campers – 18/20
La transition vers la nouvelle saison est très visible, donnant même l’impression de changer complètement de série… Et je suis 100% pour. J’ai passé un excellent moment devant cet épisode qui me donne envie de partir en vacances et qui promet un bel été. J’aime beaucoup ce début de saison qui pose beaucoup de questions pour la suite, tout en étant toujours au niveau musicalement parlant. Que demander de plus à ce stade ?

Jeudi

The Orville – S03E08 – Midnight Blue – 15/20
Je suis un peu déçu par l’épisode qui tombe à plusieurs reprises dans un certain nombre de facilités, alors qu’ils auraient pu se les éviter, assez facilement, je pense. Il n’empêche que ce mini-film reste un excellent divertissement et que j’ai passé un bon moment devant ce qui finira par être un moment charnière dans la géopolitique de la série. Curieux de voir ce que donnera la suite de la saison désormais.
The Orville – S03E09 – Domino – 18/20
Pour un épisode durant plus d’une heure dans une saison où tous les épisodes durent plus d’une heure, je trouve presque que l’intrigue proposée ici va trop vite en besogne et prend des raccourcis qui étaient désagréables au départ. Ils mènent toutefois à un épisode très réussi, à nouveau, et donnent une bonne compréhension de la structure de la saison, qui a mené assez logiquement à ce point, en prenant le temps de faire évoluer ses personnages aussi. Bref, c’est un épisode sacrément réussi, surtout après le précédent.

Vendredi

Uncoupled – S01E01 – Chapter 1 – 14/20
Comme trop souvent avec Netflix, la comédie n’a rien de bien comique – ce n’est pas la série qui me fera rire aux éclats. Cependant, Neil Patrick Harris reste une valeur sûre et tout le casting est vraiment sympathique. On sent passer les 30 minutes, mais ça reste divertissant ; c’est exactement ce que j’en attendais, sans grande surprise pour le moment. Pas désagréable, pas incontournable. J’aurais aimé que ce soit le cas.

Dimanche

Evil – S03E07 – The Demon of Cults – 17/20
La saison continue sur sa très bonne lancée cette semaine, avec un autre épisode qui nous laisse entrevoir des réponses… tout en posant plein de nouvelles questions au passage. Je sors du visionnage avec une chanson en tête dont je me serais bien passé et avec l’impression que l’épisode n’apporte pas vraiment de conclusion à ce qui était proposé cette semaine. Pas grave, la série est renouvelée pour une saison 4 de toute manière.
Evil – S03E08 – The Devil of Parenthood – 18/20
Les scénaristes n’ont vraiment pas oublié la saison 2, et ils ont clairement gardé certaines intrigues de côté pour que la fin de cette saison 3 soit impressionnante. C’est une bonne chose, et j’aime bien la tournure de cet épisode. D’un côté, on nous donne des réponses, de l’autre, cela nous fait surtout nous poser d’autres questions, mais de manière plus guidée qu’avant. J’aime beaucoup le rendu et l’ensemble est réussi.

Rattrapage

Walker – S02E16 – Champagne Problems – 12/20
C’est vraiment une bonne chose que ce reboot se soit donné la peine de retirer « Texas Ranger » de son titre, parce qu’une fois de plus, la série raconte la vie d’une famille dont l’un des fils s’avère être un ranger, mais sans que ce ne soit de grand intérêt pour ce qui est raconté. Et ça reste sans ça un soap plutôt moyen, alors voilà, c’est un épisode moyen et pas si intéressant, qui réussit toutefois à proposer quelques intrigues nouvelles pour boucler prochainement la saison.
HSMTMTS – S02E07 – The Field Trip – 16/20
Je ne sais pas pourquoi je mets tant de temps à voir cette saison. J’aime vraiment beaucoup la série, son humour passe bien même dans les moments les plus gênants et c’est un délire bon enfant en permanence. Puis, bon, le casting est vraiment talentueux en chant et danse (à défaut de l’être, parfois, dans l’acting) donc ça aide bien à accrocher tout de même.
HSMTMTS – S02E08 – Most Likely To – 13/20
C’est bien mignon les dramas entre lycéens et l’humour habituel de la série, mais je trouve qu’on perd beaucoup trop de vue le côté musical de la série cette saison. Ce n’est pas que je n’aime pas leur choix de musique, en plus, c’est juste que les épisodes sont plus longs avec des chansons plus courtes, alors bon, ça finit par se sentir. C’est un peu dommage. Heureusement qu’Olivia Rodrigo et Joshua Bassett portent une grosse partie de la saison.
HSMTMTS – S02E09 – Spring Break – 15/20
C’est déjà mieux, même si l’épisode gagne encore du temps par rapport aux préparatifs du spectacle qui est supposé être au cœur de la saison. De toute manière, à partir du moment où on fait chanter mes personnages préférés, ça va toujours mieux ; mais là, en plus, je trouve que les quelques intrigues de l’épisode sont bien menées pour faire évoluer chacun. Et c’est chouette.
HSMTMTS – S02E10 – The Transformation – 15/20
L’épisode parvient assez bien à faire le tour des relations qui devaient encore évoluer à ce stade de la saison, malgré une idée de départ qui m’inquiétait un peu du côté des clichés qui risquaient d’en sortir. La musique reste bien sympathique, avec une scène qui fait surtout date pour son originalité dans l’univers Disney – même si elle n’est pas la meilleure scène ou la meilleure chanson de la saison. Un bon moment, donc.
HSMTMTS –  S02E11 – Showtime – 16/20
On sent que c’est un double épisode de fin de saison dès les premières minutes, mais je ne m’y attendais tellement pas que je me suis senti pris au piège par le début d’épisode. Une fois la surprise passée, on retombe sur la série que l’on connaît déjà bien. La demi-heure est hyper divertissante et j’aime bien le spectacle qui est proposé par les Wildcats. Je pense que ça aide d’avoir revu le film la semaine dernière, parce que j’ai encore les chansons en tête de toute manière.
HSMTMTS – S02E12 – Second Chances – 16/20
C’est une note généreuse parce que c’est la fin de saison, mais on sent vraiment que les scénaristes n’avaient pas de quoi faire un épisode complet : il est beaucoup plus court et ne fait que traiter la fin des intrigues entamées dans le précédent. J’ai limite l’impression de voir simplement la fin de l’épisode précédent, qui faisait donc un peu plus de 45 minutes, plutôt que de voir un épisode indépendant. Après, on s’en fiche : on a une bonne chanson et une belle conclusion pour cette saison, c’est un peu tout ce qui compte.

J’aime les vacances et je me suis remis du Covid, yay.

> Vus en 2022 

 

Westworld – S04E06

Épisode 6 – Fidelity – 17/20
Je suis un peu moins passionné par cet épisode, à vrai dire, même si je ne saurais trop expliquer pourquoi. Peut-être qu’il était un brin plus prévisible, peut-être que je n’ai pas été assez attentif à certains détails sur le moment, mais en tout cas, ça fonctionnait un peu moins. C’était tout de même hyper qualitatif, ça ne changera jamais ; c’est juste que je m’attendais à avoir le cerveau retourné une fois de plus, et ce ne fut pas le cas.

Spoilers

Frankie et Bernard essaient de réactiver Maeve, Caleb de fuir Charlotte.

They’re coming. Don’t move.

J’étais apparemment trop occupé hier à me balader dans une fête foraine et à filmer des biches dans les bois pour voir cet épisode, mais eh, mieux vaut tard que jamais. Bon, ça, c’est facile à dire pour moi, mais ce n’est pas vraiment l’expression préférée des personnages de ce début d’épisode. On y suit en effet des résistants qui viennent secourir un homme en ville.

L’homme se souvient de l’existence de son frère, mais pour lui, c’est trop tard : il a déjà été embarqué par les robots, et la résistance ne peut plus rien faire pour lui. La résistance ? Dans cet épisode, elle est représentée par une Frankie toute jeune, par sa mère et par un homme qui ne parvient pas à rester assez discret en ville.

Par conséquent, le trio de résistants et leur nouvelle recrue se font rapidement repérés par les robots de la ville, qui figent tout le monde avec la Tour Blanche. Les résistants parviennent à rester figés un long moment, pour éviter d’être pris, mais l’homme qui était pressé se fait finalement avoir… à cause d’une mouche. C’est horrible, j’ai de la peine pour lui : une mouche se pose sur son visage et vient marcher sur son œil. Il n’y a que dans cette série que ça arrive, à chaque fois, et ça le force à battre des paupières.

Un robot le repère et s’attaque immédiatement à lui. Les autres s’enfuient bien vite (et je n’ai pas trop compris la logique de bouger d’un coup ?) et réussissent à s’en sortir. Les deux femmes embarquent le nouveau dans un QG de la Résistance qui n’est jamais qu’une petite maison abandonnée en plein désert, et l’on y découvre que Frankie s’obstine à envoyer des messages à son père, chaque jour.

Des années plus tard, Frankie embarque Bernard vers une ville de la Résistance en plein désert afin d’y réparer Maeve. Je n’ai pas trouvé la conversation entre ces deux-là vraiment passionnante, mais on va dire qu’ils apprennent à se connaître, alors c’est plutôt cool. Après tout, nous on connaît par cœur le personnage de Bernard, mais Frankie ne sait rien de lui.

Elle découvre ainsi au cours de l’épisode qu’il a travaillé à Westworld, puisqu’elle l’emmène au sein d’un parc fermé depuis tellement longtemps qu’il est recouvert de poussière. Ce n’est pas un souci pour Bernard : il se retrouve les yeux fermés dans le parc de toute manière. Il peut donc conduire Frankie directement dans les sous-sols/laboratoires du parc afin d’y trouver de quoi réparer Maeve.

Il a en effet besoin de matériel spécifique, et il le trouve là, avec de quoi donner à Maeve un bain régénérant et un cerveau.

Pendant que ça se fait, il explique à Frankie que les données étaient à l’origine collectées via les chapeaux à Westworld. C’était toutefois trop lent pour Charlotte lorsqu’elle a voulu mener à bien son plan grâce à quelques simulations. Par conséquent, elle a décidé d’utiliser des miroirs pour que l’analyse soit plus rapide. Si Bernard raconte tout ça, c’est surtout pour récupérer derrière un miroir de quoi accélérer le processus de transfert des données dans le nouveau cerveau/carte-mère de Maeve.

Pourquoi l’accélérer ? Il sait, grâce à un algorithme et une simulation, que les amis de Frankie sont sur le point d’arriver. Et il sait aussi, pour les mêmes raisons, que Maeve ne sera disposée à les aider qu’environ 60% du temps. Il prend tout de même le temps de la remaquiller et de soigner toutes les craquelures sur son visage et sur son corps.

Pendant qu’il le fait, Frankie révèle toute sa haine des robots et particulièrement de Maeve. Après tout, c’est logique : la dernière fois qu’elle a vu son père, il était justement avec Maeve, et on sait comment ça s’est terminé pour elle – et pour Caleb. Frankie n’a jamais revu son père, alors les robots, elle n’aime pas trop.

Elle a ainsi tendance à être capable de les reconnaître, et elle n’hésite pas à tirer sur Bernard quand les autres résistants arrivent. Elle révèle du même coup que Lindsay est probablement un robot aussi, mais qu’elle refuse de détruire Maeve ou les deux hommes-robots pour l’instant. Elle a encore besoin d’eux pour avoir des informations sur son père. Ma foi, elle est un véritable disque rayé à parler tout le temps de Caleb comme ça.

Malgré son manque de confiance dans les robots, elle prend quand même le temps d’écouter quelques-unes des prédictions de Bernard. C’est loin d’être rassurant pourtant : il lui annonce qu’il y a bien une taupe parmi les résistants, expliquant pourquoi l’autre groupe a été si vite repéré en ville. Toutefois, il ne sait pas qui est la taupe dans cette réalité : dans les simulations, la taupe n’était jamais la même. Allons bon, les simulations ont finalement des limites ?

Bizarrement, Bernard révèle que la taupe peut même être Stubbs, mais pas un instant il ne semble envisager que ça puisse être Frankie. Je trouve ça étrange, surtout quand il lui explique qu’elle va devoir tuer l’un de ses amis avant qu’ils ne la tuent. Cela la rend un brin paranoïaque, mais il y a de quoi dans cette série. Ainsi, quand sa copine se met à lui poser trop de questions gênantes, Frankie n’hésite pas à se débarrasser d’elle en l’enfermant dans une pièce. Sympa pour la survie de son couple, ça.

Elle se rend ensuite auprès de Maeve, qu’elle veut définitivement réparer car elle est l’arme dont elle a besoin pour avoir des informations sur son père. Elle se confie même que au leader des résistants qu’elle déteste pour lui révéler, on ne s’en doutait pas du tout, qu’elle continue d’envoyer des messages quotidiens à son père sur les vieilles fréquences radio. Oh putain, je vous assure que Frankie est en train de me souler grave à parler en permanence de son père.

C’est pourtant une bonne chose finalement : elle parle au leader, Jay, qui est l’homme du tout début d’épisode, avec vingt ans de plus. Je n’avais pas fait le lien jusqu’au moment où Jay lui affirme qu’elle est comme une sœur pour lui. Là, j’ai compris que c’était censé être le même personnage et, partant de là, que Jay était la taupe.

Cela ne manque pas, et Frankie s’en rend heureusement compte : Jay s’est fait remplacer lorsqu’ils étaient en ville. Elle s’attaque donc à lui, permettant tout de même à Jay de lui dire ses quatre vérités.

Pendant ce temps, Caleb continue de rêver de sa fille et de demander des nouvelles de Frankie. Il est un vrai disque rayé et je peux comprendre que cela énerve Charlotte. En même temps, elle le contrôle suffisamment pour le forcer à penser à autre chose, en théorie… En pratique, il renverse la situation : Caleb est capable de résister au parasite de Charlotte, c’était le premier des outliers après tout.

C’est précisément ce qui l’intéresse et qui explique qu’elle passe autant de temps à le torturer, en le ramenant à la vie à travers de nombreux robots. Cette fois, par contre, on voit que Caleb épuise la patience de Charlotte à refuser de lui donner l’information qu’elle souhaite. En conséquence, elle décide de l’informer qu’elle a envoyé quelqu’un chercher Frankie. Oui, elle est encore en vie et a la réponse que Charlotte souhaite avoir, alors pourquoi se faire tant chier avec Caleb ?

On se le demande, un peu, mais bon, elle aime clairement le torturer de toute évidence : elle n’hésite pas à lui révéler de manière plus concrète à quel point elle s’amuse avec lui, en lui montrant qu’il est dans une cage de laboratoire de Westworld à côté d’autres cages qui contiennent toutes… une autre version de Caleb.

C’est de la torture post-moderne, on va dire. L’un des Caleb, le plus mal en point, explique à celui que l’on suit depuis le début de saison qu’il a besoin de plus de temps pour tenter de s’enfuir. Il se débrouille ainsi pour le faire se piquer franchement à la manière de la Belle au bois dormant. Le but ? Accélérer le processus qui le tue pour lui donner une chance de s’échapper ensuite.

C’est efficace : dès qu’un robot le déclare hors service, Caleb est censé être détruit, par le feu. Il parvient toutefois à s’enfuir par une grille souterraine – et les effets spéciaux n’étaient pas dingues. Dans le souterrain, Caleb trouve tout un tas de cendres qui viennent d’anciennes versions de lui, mais aussi d’autres Caleb qui avaient réussi comme lui à descendre là, sans aller beaucoup plus loin. Je ne suis pas sûr d’y voir un grand intérêt, mais bon.

Caleb essaie donc de s’enfuir du laboratoire comme il peut, mais il tombe bien vite sur un robot sans visage qui s’attaque à lui. Ce n’est qu’un petit contretemps pour Caleb : il parvient à nous détruire le crane du robot sans trop de mal, finalement. Ce n’est toutefois pas la première fois qu’il y parvient : des empreintes ensanglantées au plafond de la pièce où il cache le robot le confirment. C’est énervant : il suit les mêmes traces que d’autres versions que lui, espérant une conclusion différente.

Il arrive finalement au bout des tunnels de ventilation par lesquels il s’enfuyait, pour mieux tomber sur un de ses cadavres coincé. La seule issue ? Il y a deux Caleb morts qui l’attendent en bas. La solution ? Utiliser le cadavre pas si mort du Caleb coincé dans la ventilation pour réussir à atterrir en douceur au sol.

C’est un coup de bol d’en avoir un coincé comme ça, dis-donc. Une autre partie de l’épisode nous offre aussi quelques flashbacks sur le passé de Caleb, lorsque son infirmière et future femme s’occupait bien de lui à l’hôpital. On y découvre une obsession de Caleb pour Maeve, mais celle-ci n’est jamais revenue prendre de ses nouvelles. Un autre flashback nous montre comment Caleb était un super papa pour Frankie, lui apprenant à ne jamais abandonner, même quand elle se blessait.

Apprendre à Frankie à se relever, c’est le souvenir qui nous motive finalement assez Caleb pour qu’il réussisse à se relever lui aussi et à s’échapper – alors que Clémentine affirmait à Charlotte qu’il n’irait pas loin.

Il ne va pas vraiment loin remarque, il s’arrête sur le toit du laboratoire pour envoyer un message radio à sa fille, lui rappelant qu’elle va gagner et que ce qu’elle a est réel quand le reste du monde est un mensonge. Il lui passe aussi le relai de sa mission, s’excusant de ne pas avoir réussi à faire mieux pour elle. J’ai hâte que Frankie-la-reloue-qui-parle-tout-le-temps-de-Caleb entende ce message dis-donc.

Elle ne peut pas tout entendre malheureusement, parce que Jay détruit la radio de la voiture où elle pouvait l’écouter. Cela mène à un combat sympathique entre eux, mais sacrément expéditif : Frankie finit par révéler ce à quoi je m’attendais depuis un moment, à savoir qu’elle a planqué la perle de Maeve… dans Maeve, tout simplement.

Maeve peut donc nous détruire sans trop de mal ce faux Jay et faire la connaissance de Frankie pour la première fois Elles ont toutes les deux entendu que Caleb étaient encore en vie – les pauvres – ce qui leur permet de partir sur des bases bien différentes de ce à quoi on aurait pu s’attendre en début d’épisode. Malheureusement, Frankie avait aussi pour espoir que son père soit encore en vie grâce à Maeve, et la savoir ici semble indiquer que ce ne sera pas le cas, malgré le message radio.

Les deux ont quand même bien l’intention de partir en quête de Caleb. Celui que nous avons suivi pendant tout l’épisode est finalement rattrapé sur le toit par Charlotte. Sans trop de surprise, elle lui révèle qu’elle est celle qui avait organisé sa petite évasion, pour comprendre enfin ce qui pouvait expliquer les outliers.

Elle n’aime pas bien la réponse que Caleb lui fournit : personne ne veut vivre dans le monde de Charlotte, tout simplement, et c’est pourquoi les robots s’autodétruisent au contact des outliers. En fait, Charlotte n’aime tellement pas cette réponse qu’elle se débarrasse de lui, puis nous brûle tout un tas de Caleb, pour retourner ensuite en interroger un autre. Eh, on ne sait jamais, peut-être qu’elle obtiendra une réponse différente en recommençant à zéro avec un autre.

J’ai presque eu de la peine pour Charlotte à ce stade, mais finalement, je me suis contenté d’écouter la nouvelle version du générique, un brin plus électro, qui accompagnait cette fin.