Riverdale – S05E16

Épisode 16 – Band of Brothers – 11/20
Non, la série ne me manquait pas plus que ça, mais je me dis que ce sont des minutes faciles pour le #WESéries. Et aussi, c’est une série du Challenge Séries 2021. Bon, que dire de cet épisode ? Je ne comprends toujours pas l’intérêt d’avoir fait un saut dans le temps si c’est pour en faire ça. Tout va trop vite, avec l’équivalent de deux ou trois épisodes concentré en un seul pour quatre intrigues différentes, intrigues qui n’arrivent même plus à se croiser. Et c’est médiocre, genre, ça n’arrive même pas à me faire rire.

Spoilers

Archie veut venger ses hommes morts au combat, en gros.


No more singing.

Non, vous ne rêvez pas : je profite bien du #WESéries pour me remettre à jour dans cette série. Oh boy. Elle ne m’a pas manqué tant que ça et la première réplique de cet épisode me rappelle déjà pourquoi je m’en étais éloigné. Archie, jeune adulte théoriquement et ex-soldat, mange donc son bol de cornflakes pendant qu’on nous rappelle que Josie est repartie de la ville, en route vers son propre spin-off qui, espérons-le, ne verra pas le jour.

Archie est en tout cas hantée par les soldats décédés sous ses ordres, jusque dans les cours qu’il donne. Il a de quoi être énervé Archie, en plus, parce que son mentor gros connard, là, vient de prendre sa retraite avec plein de médailles. Comme le titre le sous-entendait largement, Archie raconte ensuite à son oncle sa mission suicide en tant que soldats, et ça se fait à grand renfort de flashbacks, encore. Il n’est tellement pas crédible en soldat dans les tranchées le Archie. Et putain, qu’est-ce qu’il fout dans des tranchées en 2021, sept ans après 2020 ?

Cette série, vraiment, elle envoie du rêve. En tout cas, Archie veut venger la mort de Bingo en faisant tomber le haut gradé qui avait organisé cette mission – Taylor. Voilà donc Archie qui débarque avec son pull de sa salle de sport pour parler à ce haut gradé pour demander de « soldat à soldat » que le vieillard prenne sa retraite discrètement. Il ne l’entend pas comme ça Taylor, inévitablement : il préfère faire passer Archie pour un traître. Comme je le comprends.

Archie se retrouve donc au pied du mur et se retrouve à interroger les familles des soldats décédés lors de la mission. Certaines le soutiennent, certaines lui disent de faire ce qu’il veut et peu à peu Archie fait la paix avec les soldats morts qu’il continue d’apercevoir par-ci par-là. C’est ridicule et bien trop rapide tout ça. On ajoute donc quelques doutes et craintes d’Eric, mais il change d’avis rapidement et aide finalement Archie.

Cet arc peut donc prendre fin, ouf, avec Eric reconnu non coupable des crimes commis sous ordre de Taylor, alors que Taylor est radié de l’armée sans honneur. Les hommes de la vie d’Archie peuvent donc prendre un verre ensemble, et les fantômes en oublient même leurs uniformes et blessures. YAY.

En parallèle, Jug a abandonné son bonnet pour bien nous faire comprendre qu’il est en pleine dépression. Les extraterrestres ne sont toujours pas là, mais eh, Jug va à peu près mieux apparemment. Il enchaîne la tournée des excuses pour confirmer sa sobriété, en commençant par Betty – sauf que Betty fait la prostituée sur l’autoroute bien sûr – puis en passant voir Tabitha. Cela lui permet de savoir aussi que le manuscrit dont il a inévitablement besoin est dans les mains de Jess.

Il en a besoin pour rester auteur, puisqu’il doit absolument envoyer des pages manuscrites à son éditeur. Ne voulant pas appeler Jess pour autant, il décide logiquement de voler le manuscrit de Cora à la place. Et pour faire bonne mesure, il sort aussi une bouteille de whisky. Elle est belle sa sobriété. Il ne boit bas, mais il vole donc ce roman, l’envoyant très exactement comme ça à son éditeur. Mais. Mais ? C’est tellement DEBILE.

Je n’arrive même pas à en rire, surtout qu’il enchaîne en donnant RDV dans le bunker à Betty. Mais putain, t’es plus au lycée du con. Non, vraiment, ils ne sont plus au lycée, préférant parler de tueurs en série et de leur dépression respective. Ah, attendez : c’est EXACTEMENT ce qu’ils faisaient au lycée. Gros intérêt ce saut temporel de sept ans.

Allez, on voit Betty dévorée par quelques regrets et surtout par la peur de savoir qu’elle préfère les tueurs en série aux gens et à la sociabilité normale. Du coup, elle se casse quand Jug reçoit un coup de fil de son éditeur. Ils lisent sacrément vite dans cette série. En tout cas, Jug n’assume pas vraiment son plagiat jusqu’au bout : il se fait virer par son éditeur, mais eh, Cora sera ravie d’être publiée. Probablement.

En attendant, Jug se remet à boire et ça déprime Tabitha de s’en rendre compte. Cela ne l’empêche pas de le garder comme employé et comme ami, mais aussi de prendre la décision totalement rationnelle d’accompagner Betty au bord de l’autoroute, parce que ce qu’elle fait est trop dangereux. Donc oui, elle le fait aussi. LOGIQUE. Super cliffhanger, aussi.

De son côté, Veronica est hantée une fois de plus par Chad. Bordel, j’avais oublié son existence et les intrigues financières. Chad prévient donc l’administration budgétaire pour qu’ils vérifient les comptes de Veronica, et ça fout la merde parce que les comptes sont loin d’être clean. La solution de Veronica pour réparer tout ça ? Faire encore plus de montages financiers douteux et voler de l’argent à son père, en lui prenant son palladium.

C’est insupportable, mais on s’amuse toujours autant, avec Reggie qui révèle qu’Hermosa sait probablement où est le palladium et qui est capable de lui soutirer l’information… parce qu’il a eu une aventure avec elle. Bien évidemment. La réaction de Veronica était à peu près la mienne, mais passons, parce que les scénaristes ne s’attardent pas dessus, préférant nous montrer Reggie et Veronica volant sans aucun mal les biens d’Hiram avant de les revendre, et si possible à Cheryl.

D’ailleurs, sachez que je n’ai jamais autant aimé Pénélope que dans cet épisode où elle interrompt Cheryl au moment où elle allait se mettre à chanter avec Kevin. Putain, cette secte, mais au secours. Encore une intrigue qui ne va nulle part, en sortant de nulle part. Dans cet épisode, on se retrouve ainsi avec Cheryl qui transforme l’eau en sirop d’érable grâce à Jason. Bien sûr, oui. Je vois tout à fait l’intérêt de nous raconter cette histoire.

On enchaîne avec Cheryl se prenant pour Jésus, des mains ensanglantées du sang des douleurs collectives de son église… Mais putain, mais au secours. Et qu’est-ce que Kevin fout dans cette intrigue ? Eh bien, il est là pour chanter, et il fait tout pour dégager Penny du manoir Blossom transformé en Eglise. Voilà donc Kevin qui descend comme jamais Penelope et Cheryl qui la vire définitivement en se proclamant reine des abeilles parce que les abeilles ne la piquent pas. Mais what ? Je. Pfiou. C’est merveilleux cette série.

Pour en revenir à Veronica et Reggie, ils vendent donc le palladium lors d’une vente aux enchères où Hiram se pointe pour racheter ses biens. Bien sûr, Veronica l’ignore, ne voulant pas redonner tout ça à son père. C’est bien drôle à voir, parce que tout ce qui fait chier Hiram est toujours une bonne nouvelle. Non ? Pas forcément.

Veronica reçoit ensuite une invitation de Chad sur Skype pour faire la fête ensemble. Veronica accepte pour une seule raison : passer à l’offensive. Elle semble vraiment y croire, mais bon, avec cette série, c’est impossible. Pourtant, tout semble bien se passer pour elle quand elle débarque à la soirée d’Hiram et Chad avec un groupe de nanas, les mains pleines de champagne et drogue. Il s’agit là d’une distraction pendant qu’elle fait couler le projet de Chad, ce qui lui permet une revanche plutôt drôle.

Hiram découvre aussi au passage que son palladium a été volé, et Veronica n’a aucun mal à le reconnaître devant lui et à lui annoncer devant témoins. C’est tellement logique de prévenir des crimes que l’on commet.

Compteur d’Archie à poil : niet, à croire que c’est une époque révolue.

Dollface – S01E07

Épisode 7 – F*** Body – 15/20
J’ai moins ri que ce que je pensais devant cet épisode, et c’est dommage, c’était une bonne occasion de le faire en théorie. En tout cas, ça me fait plaisir de reprendre la série après quelques mois et je continue de penser qu’elle est très bien. M’enfin, c’est mon problème avec les comédies, une fois de temps à temps, ça me suffit bien apparemment. Reste à voir si je vais finir la saison ce week-end ou pas, donc.

Spoilers

Jules a besoin d’oublier Jérémy, et d’après ses amies, ça ne peut se faire qu’avec un sex-friend dans sa vie.

Burn your phone and then kill yourself.

La voix de Jules me manquait, je crois. Et puis, je suis en plein #WESéries, le repas est en train de cuire, c’était le moment parfait pour lancer cet épisode. Après des mois sans épisode, oui. J’avais dit dans mon planning que je l’envisageais, alors c’est bien normal, non ?

L’épisode commence par un petit gag comme toujours : Jules remonte l’instagram de la nouvelle copine de son ex, et ça termine par un accident prévisible où elle like la photo. Elle est complétement bourrée de toute manière, elle a aussi appelé la sœur de Jérémy pour savoir s’il venait seul ou non à son mariage. Jules a la réaction la plus censée : elle balance son portable, avant d’appeler le 9-1-1 de la série, à savoir la fameuse femme-chat. On s’amuse bien de la situation, avec une bonne métaphore qui est filée jusqu’à l’arrivée d’urgentistes constatant le décès.

Il est bien trop tard pour qu’elle puisse fasse marche arrière, donc, et elle est ainsi forcée d’en parler à son groupe d’amies. On s’amuse bien de sa situation pourrie autour de la télévision du salon, on fait quelques blagues sur le féminisme à géométrie variable de ses amies et hop, toutes les filles la poussent à faire quelques dates supplémentaires, mais certainement pas avec son vétérinaire. Les filles pensent en effet que Jules a besoin de se changer les idées de Jeremy, mais pas de se retrouver un petit-ami trop vite.

J’ai toujours du mal avec ce genre de théories fumeuses, mais admettons, puisque c’est là qu’on en est. Jules ne sait pas trop où trouver un type qui pourra lui servir de plan cul. Par chance, Madison a de bonnes idées pour ça, et surtout, la série lui sert ça sur un plateau d’argent avec un concessionnaire pour hommes, plutôt qu’un concessionnaire de voitures. C’était bien drôle à suivre, avec plein de types qui sont présentées à Jules. Au moins, cela permet à Jules de faire son tri, on va dire.

Elle rencontre ainsi un type fan de lego, et c’est apparemment son seul gros défaut. Euh, ça va, y a pire dans la vie. Pff, je crois que je suis trop un geek, même pour cette série. Au restaurant, elle se trouve coincée entre ses instincts et le type. C’est plutôt drôle à suivre, jusqu’à ce qu’il devienne évident que Jules était en train de tomber amoureuse du type. Je veux dire, on les voit coucher ensemble et faire comme s’ils n’étaient que plan cul… Mais aussi s’échanger plein de SMS. Et l’avantage, c’est qu’on se retrouve avec plein de bulles de BD à l’écran parce que c’est comme ça que la série nous les montre à l’écran, ces SMS. D’ailleurs, avec ces échanges, j’ai même eu une dinde dans l’épisode, et ça c’est dingue.

Bref, Jules finit par parler aux filles de sa relation avec ce type qui la pousse à ne sortir qu’au milieu de la nuit. Inquiète pour sa sécurité sanitaire, elle se rend chez la gynécologue pour un check-up et apprend qu’elle a bien chopé quelque chose : des sentiments. Et ce n’était pas le but. Le pauvre type au logo va donc se faire dégager bien vite de sa vie, puisque la gynéco lui conseille de ne pas le recontacter tout de suite et d’apprendre à faire tourner les différents hommes de sa vie avec un bon planning.

Le problème, c’est que Jules recontacte alors Wes, persuadée que ça l’aidera à y voir plus clair sur la manière de ne pas s’engager trop vite. C’est une catastrophe de ce point de vue-là, parce qu’il passe un excellent rencard à manger de la pizza et regarder des films allongés sur le canapé. Voilà qui est fait, hein.

Au matin, Jules est forcée de le virer avant le lever total du soleil pour sauver les apparences, mais elle n’y arrive pas face à Madison, Izzy et Stella. Ces dernières décident donc de l’emmener à une fête d’anniversaire terriblement angoissante : celle de Paul, un pote de fac qui fait chaque année la même fête d’anniversaire. Sauf que bon, entre la fac et l’âge adulte, les mêmes idées deviennent craignos. J’ai utilisé le mot craignos, bordel, je le suis moi-même.

En tout cas, le but des filles est de s’assurer de ne pas avoir trop vite envie de retomber dans une relation sérieuse. Pas si simple : Wes est présent lui aussi, et Jules est forcée d’avoir une conversation honnête avec lui, lui expliquant qu’elle a terriblement envie qu’ils s’embrassent, mais qu’elle ne le souhaite pas non plus car ce serait le début de quelque chose pour lequel elle n’est pas prête. C’est honnête, au moins.

L’épisode se termine là pour elle. Pour Madison, on termine sur Colin qui lui avoue qu’il l’aime après avoir été pressé de définir leur relation. Oui, Madison passe peut-être son épisode à demander à Jules de ne pas prendre les choses trop au sérieux, mais elle le fait elle-même, hein.

Pour Stella, c’est encore plus compliqué : alors qu’elle est employée pour garder la maison d’un type avec qui elle couche quand il est de passage en ville, elle finit par se rendre compte qu’il est plus que probable que le type la considère comme sa petite amie. Pire que ça, même : il la décrit comme « the one » sur Instagram et elle l’a donc trompé un sacré paquet de fois. Du pur Stella, j’ai bien ri.

Pour rompre avec lui, comme elle ne peut le faire par SMS, elle lui présente donc Izzy. C’est l’occasion d’un quiproquo gênant où le type comprend que Stella et Izzy veulent un plan à trois, avant que ça ne se termine bien pour Stella : « the one », c’était l’objectif Nikon utilisé pour la photo, pas elle. Pour le reste, il ne la considère que comme une sex-friend et ils peuvent coucher ensemble, sans Izzy. Par contre, les chaussures sur le canapé, c’est trop. Oui, c’est tout ce que j’ai retenu de la scène, et alors ?

Izzy finit désespérée de n’avoir jamais rien vécu dans sa vie, mais comme Stella l’embrasse à la fête de Paul, elle commence au moins à expérimenter comme le veut la vingtaine. Mouais, pas terrible ce développement pour Izzy, franchement.

Grey’s Anatomy – S18E06

Épisode 6 – Everyday is a Holiday (with you) – 15/20
Un épisode de Thanksgiving tout posé et tranquille pour la série, ça fait du bien. Bien sûr, c’est un peu tôt pour Thanksgiving, mais ce n’est pas comme si ABC allait diffuser des épisodes jeudi prochain, non plus. La série se remet donc à son rythme de croisière et propose d’avancer sur plusieurs intrigues et dynamiques de personnages. C’est mignonnet comme tout, avec ses moments de dramas et ses moments normaux. J’ai bien aimé, mais je sais qu’il sera vite oublié cet épisode.

Spoilers

Meredith est coincée dans le Minnesota pour Thanksgiving.



Priorities can change.

Je crois que cet épisode se fout de moi : je cherche des points du Bingo Séries et donc un paysage automnal… et Meredith se retrouve sous la neige comme elle ne l’a jamais été – et sans que de la buée ne sorte de sa bouche, c’est physiquement impossible ça. Vive Thanksgiving et vive le Minnesota, où Kai bosse toute la nuit pour envoyer des sextos bien particuliers à Amelia. Ouais, leurs échanges de sexto concernent le boulot pendant qu’Amelia prépare le repas comme elle peut. Elle fait bien, parce que ce n’est pas Meredith qui va l’aider : son vol est retardé à cause de la neige, et ça, juste après le départ de son mec. C’est con.

Ainsi, Amelia se retrouve seule avec les enfants pour Thanksgiving puisque Maggie et Winston sont aussi coincés à Boston. Par chance pour elle, Lincoln est seul aussi… Et là, les scénaristes vont jouer avec mes nerfs car je veux toujours qu’ils se remettent ensemble, mais ça ne va pas se passer comme ça, je le sais. Pourtant, les voir en cuisine prouve qu’ils ont toujours tout ce qu’il faut d’alchimie entre eux. Ils sont mignons à foirer leur dinde ensemble, et ils sont mignons à faire un repas de famille avec les enfants de Meredith. J’ai bien aimé le passage où le gamin finit par demander ce qu’est le sexe et en bouche un coin à Amelia alors qu’elle répondait à toutes les questions de vocabulaire bien plus complexes de Zola. C’était marrant.

La scène de danse de Lincoln et des enfants aussi. Sérieusement. Amelia, remets-toi en couple avec putain, il est trop cool. Evidemment qu’il finit la soirée en l’embrassant, évidemment qu’ils vont trop bien ensemble, évidemment qu’ils sont à deux doigts de coucher ensemble à nouveau, mais évidemment que ça ne peut pas se passer comme ça. Amelia préfère donc lui préciser que rien n’a changé pour elle, mais ça ne calme pas les ardeurs de Lincoln. Forcément.

Levi veut devenir chef des résidents, alors il est tout content de bosser à Thanksgiving… jusqu’à ce que sa mère débarque à la cafétaria de l’hôpital pour partager un dîner avec lui. C’est mignon et gênant à la fois, surtout que Levi envisageait plutôt une fin de service en compagnie de Nico apparemment.

Bizarrement, les urgences restent désertes en plus. C’est le deuxième épisode de suite que les médecins se retrouvent à attendre des patients imaginaires, et la première patiente de cet épisode est terrifiant parce qu’il me fait me rendre compte que le covid a laissé des marques pour un moment : la patiente est à ça de vomir sur Richard, personne n’a de masque et… ce n’est pas possible. Je ne sais pas ce qui est pire entre ça et la fausse neige tombant pendant l’épisode.

Bon, la patiente permet d’avoir une intrigue nous réunissant Richard, Levi et Jo, alors je ne vais pas lui en vouloir de ne respecter aucun geste barrière alors que personne ne sait encore ce qu’elle a, hein. Ashley, c’est son nom, est enceinte et très malade, clairement. Finalement, ce n’est jamais qu’une appendicite (péritonite ?), tout va bien. Bon, après, en étant enceinte, voilà quoi. Ashley doit quand même envisager de voir son utérus être retiré. Ce n’est pas rien.

Et une fois qu’elle est sur la table d’opération, Jo n’a pas trop d’autres choix que de la faire accoucher. Le bébé survit, la mère perd son utérus, mais tout le monde finira bien. Et mieux encore, Jo peut donner le conseil au mari de ne pas attendre que sa femme lui demande de l’aide pour l’aider. Effectivement.

Dans tout ça, on en oublierait presque que la mère de Levi est dans l’hôpital. Nico ne l’oublie pas et vient manger avec sa belle-mère… juste pour se rendre compte qu’elle est cinglée et envisage déjà le futur de son fils avec des enfants et tout. L’enfer, quoi. Il reste pourtant avec elle jusqu’à ce que Levi les rejoigne enfin. Pourtant, quand il arrive, il n’a pas l’air d’avoir trop envie de manger et… sa mère s’en va aussitôt. C’est un peu bizarre de ne pas rester plus longtemps avec son fils, mais bon.

On a de nouveau droit à l’intrigue de Megan et de son fils dans cet épisode. Cela fait donc trois semaines que le gamin est hospitalisé, ce qui nous donne une idée plus précise du temps passé depuis la mort de Dean. Par contre, son intrigue, je passe toujours à côté. Promis, j’essaie de faire des efforts, mais elle va rapidement finir par me taper sur les nerfs autant que son frère. Et ce n’est pas la voir jouer au Monopoly avec Teddy et Cormac (qui bosse ce jour-là mais a eu le temps de se faire des hôtels sur le plateau ??????) qui m’aide. Après, c’est chouette de voir Cormac et Megan flirter, hein.

Cormac, Jo, Richard et Levi ne sont pas les seuls à bosser ce jour-là : Miranda se rend à l’hôpital après son Thanksgiving foireux à la caserne et elle se retrouve à avoir pour patient Noah. Décidément, ce militaire est dans tous les épisodes, ils veulent vraiment parler de lui et de sa situation. Owen reste ainsi coincé à l’hôpital pendant que sa sœur et Teddy parlent pépère de la famille, de Léo qui met des robes et de la mère d’Owen qui est insupportable. Tout ça est fun et tout, mais ça finit par le gosse de Megan qui nous fait un arrêt cardiaque alors que tout devait aller bien désormais.

Il était juste en observation, mais bon, dans cette série, même les médecins qui ne sont qu’au travail risquent de mourir à n’importe quel instant. Hayes prend des décisions radicales quand il arrive et comprend que le gamin est en arrêt cardiaque depuis un moment, mais le pire, ça reste encore qu’Owen est juste en train de jouer aux jeux vidéo avec le fils de Noah en parallèle. C’est ridicule. Et ça l’est d’autant plus que l’on nous fait croire qu’il y a une pièce avec une télé, une console et des jeux dans l’hôpital, et que cette salle n’est pas occupée quand Owen en a besoin. Sérieusement.

Après, c’est bien pour lui de passer du temps avec le gamin, parce qu’il va avoir une sale journée aussi le petit : son père est en train de mourir, forçant Miranda à prendre en charge aussi la mère pour qu’elle puisse gérer ses émotions dans une chambre de l’hôpital. Et elle a raison de pleurer avant de retourner auprès de Noah, parce que Noah n’a même pas envie de vivre un mois de plus. Il sait que ça va coûter cher à sa famille et qu’il est en train de mourir de toute manière, et il veut que sa fin soit le plus rapide possible. C’est atroce, pour Thanksgiving, ça. Noah fait ainsi le choix de rentrer chez lui pour mourir en paix. Triste. Un peu comme Megan qui est forcée de mettre son fils sur une liste d’attente pour une greffe de cœur.

Tout cela affecte Miranda, mais Miranda est surtout submergée par les émotions quand il est question de Pru. Elle est horrifiée de se rendre compte que ce bébé de deux ans a déjà perdu un parent et vit un deuil qu’elle n’a connu qu’adulte. Richard peut l’aider à faire face, heureusement, même si ce n’est qu’avec une part de tarte et un repas de Thanksgiving avec Nico, Levi, Jo et Luna. Par contre, ce repas de Thanksgiving pose quelques questions sur la chronologie quand même. On est dans un monde post-covid, donc 2022 ? Je sais que c’est supposé être fictionnel, mais Richard heureux d’avoir eu moins de pertes vitales cette année-là, c’était bizarre.

Pendant ce temps, au Minnesota, Meredith est coincée sous la neige et s’enferme dans sa chambre d’hôtel pour appeler Amelia et Zola, puis Nick. Celui-ci est supposé être en route pour une cabane où il passera son Thanksgiving seul, mais évidemment, il fait demi-tour quand il apprend que Meredith est coincée et va passer la soirée seule. Je sais que plein de fans n’aiment pas le couple Meredith/Nick, mais je trouve au contraire que pour l’instant, les scénaristes font un bon boulot pour que ça marche bien entre eux. Et ça marche sur moi aussi.

C’est simple, pas prise de tête, c’est sans moment gênant où ils se rendent compte qu’ils ont couché avec la même personne ou sont de la même famille, bref, c’est une relation à peu près normale et plutôt saine. Et ça fait du bien pour la série d’avoir un personnage complètement en-dehors de l’hôpital pour une fois, mais médecin quand même. C’est une belle relation, et c’est chouette aussi de voir une scène d’amour à peu près normale pour Meredith et Nick.

 

Station 19 – S05E06


Épisode 6 – Little Girl Blue – 15/20
Je ne suis pas vraiment satisfait de la manière dont certaines choses sont gérées, mais c’est peut-être aussi parce que j’enchaîne les épisodes aujourd’hui et que je n’ai pas le recul nécessaire pour digérer ce qu’il s’est passé juste avant. C’est un bon épisode de la série, j’accroche toujours autant aux personnages, mais certaines décisions des scénaristes semblent aller à l’encontre du bon sens pour nous amener où ils le souhaitent. Bizarre.

Spoilers

Thanksgiving est un peu un désastre juste après la mort de Dean.


Where’s daddy ?

Oh, ce début d’épisode ! C’est atroce de voir Victoria dans sa chambre d’hôpital comme ça. Elle est clairement en pleine déprime à cause de son deuil, et malgré la présence de toute sa famille de collègues auprès d’elle. On ne voit pas ses parents, il me semble, c’est abusé. Maya et Carina semblent mettre du temps à passer, c’est bizarre aussi. Et le plus abusé ?

PAS UN PUTAIN DE MOT SUR LA MORT DE DEAN ????

OK, on voit les pompiers en uniforme, on comprend que son enterrement a eu lieu… mais… mais… Et les gens qui ne regardent pas Grey’s ? Ils apprennent sa mort au détour d’une conversation entre Andy et Ben, qui débarque avec Pru à la caserne. C’est l’occasion d’une scène bien triste où la petite voit une photo de son père et où Andy doit lui expliquer que bon, il est mort, sans utiliser ce mot-là. C’était efficace. On apprend aussi dans la scène que les parents de Dean souhaitent récupérer la petite. Et attendez, on n’est pas à l’abri d’un retour de JJ à un moment, aussi.

Autrement, dans cette caserne, Jack est déprimé lui aussi. J’avais oublié son existence dans Grey’s, encore. C’est Vic qui s’occupe de lui dire qu’il faut qu’il arrête de se morfondre et qu’il se bouge, et je trouve ça dingue que ce soit encore à elle de s’occuper de Jack. On aurait pu perdre Jack, ça aurait été moins douloureux, sérieusement.

Bon, Vic est en galère quand même. Elle sort enfin de chez elle pour se rendre à la fête de Thanksgiving de la caserne 19, où tout le monde s’inquiète pour elle et pour son cœur. Ce n’est pas évident pour elle, parce qu’elle a une montre qui indique son rythme cardiaque, et elle a plein de collègues pour l’énerver. Elle a aussi Pru pour lui rappeler que Dean est mort, quoi, parce que la gamine passe son épisode à réclamer son père, forcément.

La bonne nouvelle pour compenser cet arc catastrophique qui nous force à dire adieu à Dean ? C’est un épisode de Thanksgiving, une semaine en avance, donc il y a une dinde et j’ai enfin un point de Bingo Séries. Je vais finir par avoir tous les points improbables et difficiles. J’ai même vu plusieurs dindes dans l’épisode, eh !

Ben oui, Andy prépare la sienne pour sa caserne. Son capitaine a survécu à l’épisode précédent, mais il est en arrêt, alors c’est elle qui le remplace temporairement, et tant pis si ça ne plaît pas à Duval. J’aime bien le fait qu’on nous développe toute une autre caserne l’air de rien. C’est souvent artificiel de les voir gérer les mêmes cas que la 19, mais ça fait de nouveaux personnages et dynamiques. Et puis, j’adore la relation entre Theo et Andy.

Theo l’aime peut-être un peu moins dans cet épisode, par contre. Andy est en effet insupportable quand elle l’entend dire que Vic s’inquiète de voir JJ débarquer. Je ne suis donc pas le seul ! Andy se projette aussitôt en Pru et ça l’énerve, et elle passe ses nerfs sur Theo… jusqu’à ce qu’elle rende compte qu’elle est à nouveau dans un cas typique de « hystérique/historique ». C’est un concept qui résume vraiment bien Andy, espérons que ça puisse la faire grandir. Et en attendant, ça fait grandir aussi Theo qui peut enfin évacuer son malaise de savoir que Dean était amoureux de Vic.

Comme c’est Thanksgiving, on a aussi droit à une avancée sur l’intrigue concernant la famille de Travis. Je n’en peux plus d’en bouffer à chaque épisode, alors j’étais plutôt content que ça explose enfin : Paul, le père de Travis, finit par s’énerver contre son fils et révéler qu’il est gay et amoureux d’un homme. Au beau milieu de la caserne. Devant sa femme, et devant Vic qui, comme toujours, a les meilleures réactions. Voilà donc Vic qui explose de rire.

Pas de bol pour Travis, il doit à présent gérer sa mère, et elle lui en veut d’avoir poussé son père à tout balancer. Oui, elle savait bien qu’il y avait des soucis dans leur couple, mais elle ne voulait pas savoir quoi exactement. Certes. Shoot the messenger. C’est un classique. C’est finalement une occasion pour Vic d’évacuer un peu ses propres tensions : en feignant de comprendre la mère de Travis, elle peut ainsi faire entendre à Jack qu’elle n’est pas ravie du fait que tout le monde savait pour Jack et elle.

Même Diane, d’ailleurs. C’est plutôt intéressant de la voir passer dans l’épisode juste pour partager une scène avec Vic. Bien sûr, ça fonctionne à fond de les voir échanger sur Dean, et j’aime particulièrement que les scénaristes se souviennent aussi de Ripley. Bien sûr que Vic a le droit de gérer ses deuils très différemment, bien sûr que la mort de Ripley est plus importante que celle de Dean dans sa vie. La douleur est là quand même. Diane est vraiment un chouette personnage.

C’est dommage qu’elle reparte si vite, parce qu’elle aurait pu faire du bon boulot avec Travis aussi. Lui est dépité de savoir que son père a été un connard à son mariage en ne venant pas alors qu’il est gay, dépité de voir qu’Emmett comprend son père et dépité d’avoir à faire face aux excuses de son père. Les excuses ont lieu devant Miranda, présente pour Thanksgiving, et c’était sympa de les voir ensemble.

Miranda et Ben étant là tous les deux, on a aussi une scène vraiment sympa de babysitting pour Maya. Inutile de préciser que Maya est une catastrophe quand il s’agit de s’occuper de Pru, mais eh, Carina est génialissime en babysitting. Y a-t-il un truc dans lequel elle n’est pas géniale ? La scène était top, même si c’est un peu frustrant de n’avoir qu’une vraie scène entre elles. Quand on les retrouve, Carina essaie de consoler Jack qui n’est vraiment pas doué en cuisine.

Il passe son épisode à tenter de se changer les idées de la mort de Dean, et ça donne des scènes où il foire ses plats… Au point de laisser la dinde cramer dans le four. Cela nous lance une alerte incendie au beau milieu de la caserne, et c’est marrant de voir des pompiers être si dépassés par la situation et se prendre l’eau de l’alarme anti-incendie dans la gueule, pour rien.

Cela mène à une vraie bonne scène où tout le monde peut passer à l’étape suivante dans son deuil, et particulièrement Jack. Il passe ainsi d’un fou rire de voir Beckett glisser et pourrir encore un peu plus le repas déjà gâché en le foutant au sol à une crise de larmes, parce que bon, Dean est mort. Quand même. Pour Thanksgiving, le repas n’est pas gâché, avec Andy et Theo qui débarquent finalement juste à temps avec plein de bouffe.

De son côté, Ben a eu le temps de faire son deuil de Dean apparemment. Pourtant, les deux personnages étaient sacrément proches. Dans cet épisode, il a tout à fait autre chose à gérer avec Ingrid, la folle qui est amoureuse de lui, qui fait appel aux pompiers une fois de plus car elle pense sentir de la fumée. Comprenant bien qu’elle a besoin d’aide et de ne pas rester seule, Ben fait tout ce qu’il peut pour lui venir en aide, et il l’invite au repas de Thanksgiving.

Si ça semble faire marrer Bailey plus qu’autre chose, ça n’empêche pas qu’Ingrid a vraiment besoin d’aide. Quand elle comprend que Ben est marié, elle se sent mal, au point d’envisager de se suicider. Ben nous prouve que le protocole Crisis One a de beaux jours devant lui, puisqu’il parvient à la récupérer et l’empêcher de sauter du toit de la caserne, quand même. Elle est ensuite emmenée à l’hôpital et hop, on peut passer à autre chose.

Il ne reste plus que le repas de Thanksgiving, avec le père de Travis qui reste, d’ailleurs. Si la journée a été un désastre complet, Maya se rend compte que finalement, elle veut un enfant, parce que quand elle avait un enfant dans les bras, tout allait bien. C’est mignon. Moins mignon est le désastre suivant : le père de Dean passe à la caserne pour récupérer Pru, et il refuse de l’appeler ainsi, n’en déplaise à Andy. Les scènes sont particulièrement dures, avec Bailey qui voit ce qu’elle craignait se concrétiser bien vite et Vic qui parvient enfin à prendre Pru dans ses bras juste pour finalement la voir partir.

Cette enfant qui fait un signe de la main en guise d’au revoir à tout le monde en partant ? J’avoue, déchirant. Ils sont forts.