Walker – S01E18 (express)

Épisode 18 – Drive – 13/20
À l’image de la saison, le dernier épisode manque un peu trop d’enjeux. En fait, bien qu’il apporte pas mal de réponses et de nouvelles pistes pour la saison 2, j’ai surtout eu l’impression d’assister à un épisode comme un autre. Il n’avait pas assez de moments où j’ai pu m’investir à fond et stresser pour les personnages. Après, le problème doit venir de mon manque d’investissement dans le fil rouge ou la série en général.

Spoilers

Cordell enlève Morrison pour obtenir enfin toute la vérité sur la mort d’Emily.

Grosse surprise pour cette fin de saison : Geri n’est pas liée à la mort d’Emily. Franchement, j’étais persuadé qu’elle serait coupable, mais l’épisode l’innocente définitivement. Elle n’a fait que retrouver le corps de sa meilleure amie, sans vie, et s’est planquée tout ce temps face à la vérité car elle n’assumait pas de s’être protégée plutôt que de dénoncer les coupables. Et ce n’est pas comme si elle avait vu les coupables ou la mort de sa pote, hein, c’est juste qu’elle a compris qu’il y avait du trafic d’argent dans son bar.

C’est gros. J’ai en revanche bien aimé le flashback nous montrant et expliquant ce qu’il s’était passé pour Emily. Elle a juste été au mauvais endroit au mauvais moment, voyant un échange illégal mené par le bon vieux pote de son mari, Morrison. Il n’en fallait pas plus pour qu’il soit forcé de la tuer. Oh, bien sûr, il espérait la sauver après un premier coup de feu, mais tout ce qu’il a eu comme choix, ce fut de s’assurer de finir le travail. Le pauvre, il nous ferait presque de la peine.

Bien sûr, cette intrigue nous éclipse totalement toutes les autres : Micki essaie bien de passer du temps en famille, mais quand elle apprend que Walker a pris en otage Morrison, elle s’occupe aussitôt de cette affaire. J’ai adoré la scène où elle affirme savoir quel est le problème avant même de voir le SMS de Cordell, c’était un bon petit humour.

Bien sûr, si elle est au courant, c’est parce que Morrison s’est démerdé pour avoir un deuxième téléphone portable et envoyer un SMS aux services d’urgence pour expliquer avoir été enlevé par Cordell. J’ai bien ri de tout ça et du début d’épisode qui m’a semblé légèrement différent de la fin d’épisode précédent : c’est finalement Morrison qui conduit le pick-up.

Au passage, on découvre que le complot est plus large encore que ce qu’on imaginait : Northside Nation a plein de complices et de taupes un peu partout. Geri n’est pas vraiment l’une d’elle, zut. Par contre, il y a d’autres flics avec eux, et ça embête bien Cordell. Cela arrange pourtant les scénaristes d’avoir une scène d’action à lui donner. Dans le même genre, Micki et Tray se retrouvent à devoir exfiltrer un témoin de l’hôpital sans utiliser des moyens tout à fait légaux. Soit.

Du côté de Cordell et Morrison, j’ai trouvé que c’était très lourd avec des scènes de dialogue interminable qui n’apportait pas énormément d’informations, puis une confrontation familiale un brin abusée. Alors que Cordell est recherché par tous les Rangers du Texas, personne ne semble penser à surveiller sa famille ? Étonnant.

Cela permet à toute la famille de confronter Morrison, parce qu’ils croient tous Cordell grâce à des jetons de poker d’Emily retrouvés par August chez celui qu’il pensait être un ami de la famille. C’était plus bavard qu’autre chose et ça mène finalement à Cordell qui livre Morrison à la police. En plein centre-ville. Dans un lieu entouré de buildings et de parking en hauteur, lieux parfaits pour les snipers.

Je n’étais pas assez investi dans la série pour craindre vraiment ce qui allait suivre, malheureusement : il restait trop de temps dans l’épisode pour oser toucher Cordell ou Micki afin d’en faire un cliffhanger, et ni leur capitaine, ni Morrison sont des personnages auxquels je me suis acheté au cours de ces dix-huit épisodes.

Ainsi, Morrison se prend une balle, mais je n’en avais pas grand-chose à faire. Par contre, il était plutôt intéressant de le voir murmurer quelque chose à Walker (très étonnant regard jeté à Micki ensuite ?) et d’avoir confirmation que Cordell était probablement visé par le sniper. Du coup, ça offre la possibilité à Micki d’avoir l’évolution professionnelle qu’elle souhaitait : le capitaine lui propose ainsi d’entrer sous couverture. Yay.

 

Micki peut même finir l’épisode avec ses deux mamans et sa belle-mère ! Cela dit, la perspective familiale va forcément être compliquée pour elle : elle veut un bébé, mais elle s’apprête aussi à partir sous couverture. On voit bien que ça la travaille en fin d’épisode de devoir faire un choix entre son travail et sa famille. Et je sens qu’elle va faire le mauvais choix.

Si tout est plutôt positif pour elle, je trouve ça difficile d’y croire pour les Walker. Liam a techniquement perdu les élections, mais il passe encore du temps avec son ex à qui il peut balancer qu’il regrette d’avoir oublié qu’il faisait partie de sa famille. Et même si l’ex est supposé avoir refait sa vie, il est prêt à envisager un rencard. Lol. Bim, il n’en fallait pas plus pour qu’il soit heureux, le Liam.

Les parents de Cordell ? Ils sont en pleine réconciliation aussi. Tout va bien pour eux. C’est moins simple pour August et Stella qui nous font encore une crise d’ados compliquée à espérer pouvoir retourner dans le passé ou à demander à Cordell comment il a pu faire le choix de grandir et rester dans le Texas pour faire sa vie. Je les comprends, ça ne doit pas être évident d’avoir envie de rester !

Pourtant, Cordell arrive à les convaincre que le Texas est leur maison, et on termine la saison sur un plan familial où ils sont heureux d’être ensemble, sous l’œil du fantôme d’Emily. Il fallait toutefois un cliffhanger – si Cordell, August et Stella sont heureux de se faire un câlin, ils sont loin de se douter qu’ils sont filmés.

Eh oui, quelqu’un surveille toute la ferme Walker via des caméras de surveillance bien placée. Preuve s’il en fallait encore une que oui, c’est bien Cordell qui était visé par le sniper…

 

EN BREF – J’ai tenu toute la saison et je trouve ça presqu’impressionnant. La série s’inscrit dans ma volonté de me remettre aux procédurals après The Rookie (qui n’en est pas un, zut), NCIS ou New-York Unité Spéciale, et je reconnais qu’au rythme de diffusion où cette saison allait, ce n’était pas si compliquée d’avoir le temps de la regarder finalement. Il faut que je me méfie tout de même de mes critiques qui sont de plus en plus longues alors que mon but d’origine était d’avoir quelque chose à regarder en mangeant, dans le train ou, en tout cas, sans avoir à écrire une critique trop longue.

La qualité est vraiment fluctuante et changeante d’un épisode à l’autre, avec certaines catastrophes industrielles en cours de route. L’ensemble forme une série familiale policière typique de ce que les américains savent faire. Le casting sauve beaucoup de choses, surtout bien sûr Micki qui est devenue de manière prévisible mon personnage favori. J’adore cette actrice, je n’ai commencé que pour elle.

Je serai probablement au rendez-vous pour la saison, qui débutera dès le mois d’octobre !, parce qu’en vrai, ça passe bien ces épisodes… Il faut bien quelques séries d’un peu moins bonne qualité de temps en temps. On verra donc ce que sera cette histoire de surveillance de la ferme Walker, de mission sous couverture pour Micki (sera-t-elle enceinte en même temps ?), de Cordell visé par des meurtriers (Northside Nation, toujours ?).

Moins pressé de retrouver les intrigues romantiques de la famille Walker en revanche – que ce soit du côté d’August, Stella, Liam ou des parents, j’ai trouvé ça lourd et souvent peu à-propos durant toute la saison. Vraiment, il y a des scènes dont on se passerait.


High School Musical: The Musical: The Series – S02E03

Épisode 3 – Valentine’s Day – 17/20
Mieux vaut tard que jamais pour continuer cette saison 2 qui se révèle encore une fois totalement à la hauteur de ce que j’en attends. Je ne pense pas pouvoir tout bingewatcher comme j’en avais envie ce matin, mais ça me fait plaisir de retrouver à nouveau les personnages après plusieurs semaines. L’épisode est très mignon, même s’il a fallu un peu trop de temps à mon goût pour en arriver aux bonnes chansons. En tout cas, chacun a son intrigue et évolue, c’est une réussite.

Spoilers

C’est la St Valentin et ça réveille quelques angoisses chez les lycéens.

I think you should play the princess in everything.

Je n’y arrive pas ! Je ne sais pas pourquoi, je meurs d’envie de voir cette saison, je sais qu’un binge-watching n’est pas la bonne solution, mais ça fait désormais trois mois que je la procrastine. Pourtant, ça a été compliqué avec Spotify qui voulait me refourguer (à raison !) toutes les chansons d’Olivia Rodrigo et Joshua Bassett. Je ne peux pas lui en vouloir : je n’arrêtais pas moi-même de les écouter avant ce mois de mai. C’est un cas typique : il faut faire attention à ce que l’on souhaite, c’est tout.

Ashlyn fait le résumé des épisodes précédents, et j’en avais bien besoin, mais elle est vite éclipsée par la mignonnerie d’Olivia Rodrigo qui se met ensuite à chanter une chanson originale à la fenêtre de Ricky. Le seul problème, c’est que sa jolie balade n’est pas entendue par Ricky, mais par la nouvelle propriétaire des lieux. J’ai éclaté de rire : comment ne peut-elle pas savoir que son copain a déménagé, sérieusement ?

Inévitablement, Ricky a eu la même idée que sa copine : il s’est rendu à Denver dans la fac de Nini pour la retrouver pour la St Valentin. Le pauvre ! Il apprend vite le départ de sa copine, avant de se faire foutre de lui parce qu’il a eu l’idée romantique de la sérénade… que tout le monde fait en fac de théâtre apparemment.

Bref, ils se ratent et se retrouvent à nouveau à devoir se contenter d’une relation à distance au téléphone. Les pauvres. Inévitablement, Ricky est à moitié endormi pour la répétition du spectacle le lendemain – jour de St Valentin. Allez comprendre pourquoi tout le monde est habillé en rouge, sauf EJ en deuil car célibataire et Ashlyn… parce qu’elle commence à stresser de devoir jouer Belle.

Elle était mignonne comme tout à se mettre à stresser de ne pas être assez iconique pour jouer ce rôle iconique. Elle n’a pas le bon physique pour ça – et le pire, c’est que Big Red aussi stressé parce qu’il n’est pas supposé être le genre de type qui sort avec le premier rôle. Il a donc peur de ne pas être à la hauteur et veut ainsi lui faire le meilleur des cadeaux de St Valentin en s’enfermant dans son casier. L’idée est mignonne, mais dérape vite : il reste coincé dans le casier.

Alors certes, Ricky est censé l’aider à s’échapper, mais il est détourné par Nini qui l’appelle pour décaler encore leur rendez-vous. Oh, je n’aime pas cette idée qui les sépare trop à mon goût. On est là pour leur couple aussi, hein. C’est quelque peu dommage, mais bon, admettons. En tout cas, une chose est sûre, Ashlyn est surprise quand elle voit Big Red lui tomber dessus. J’ai pas mal ri – surtout avec Gina qui assiste à tout ça après avoir tenté de la réconforter sur ses angoisses.

En parlant d’angoisse, on note aussi que Sebastien est une nouvelle fois stressé de fou par son mec. Carlos lui offre une luge pour la St Valentin. Ce n’est pas un petit cadeau de rien du tout, honnêtement, et ça le fait prendre conscience que sa carte de vœux ne sera pas suffisante. Il s’en confie à Courtney, bizarrement, parce qu’elle aussi a ses propres angoisses, par rapport à sa voix. Le problème, c’est que ça fait que les chansons ne sont pas trop à la hauteur dans cet épisode : Courtney stresse sur Tale as old as time, Nini est interrompue par la nouvelle proprio de la maison de Ricky et Ricky lui-même se contente de s’entraîner dans son petit chez lui.

Il est interrompu lui aussi, par Gina en plus, parce que Gina est triste d’être seule pour la St Valentin. Sa mère a oublié de lui faire un cadeau et… elle se rend chez Ricky pour être réconfortée ? C’est déconnant de fou, surtout un jour de St Valentin, mais au moins elle lui donne un bon conseil concernant sa relation avec Nini. C’est déjà ça de pris ! Malgré tout, Gina reçoit finalement un joli cadeau de St Valentin, probablement de la part de Ricky. Elle a un admirateur, c’est certain, mais je ne suis pas sûr que ce soit Ricky, même si son SMS arrive au bon moment.

Pendant ce temps, Kourtney obtient un rôle de manager dans le restaurant des parents de Big Red. Cela m’a juste fait mourir de rire. Elle était sûre de pouvoir arranger la situation, mais ce n’est pas gagner : elle rencontre rapidement un des serveurs du restaurant (ou cuisto ?) et ça se passe super mal. Bon, par super mal, il faut entendre que ça sent le futur ship entre eux deux, hein. C’est un épisode de St Valentin, après tout. C’est donc sans trop de surprise qu’Howie, le serveur/livreur, finit par la remercier de ses bonnes idées.

Cela lui a offert la possibilité d’un meilleur pourboire. Et la journée de Kourtney peut donc très bien se terminer, surtout que Sebastian lui envoie un MMS avec un nouvel arrangement de la chanson Tale as old as time pour la motiver. Elle peut ainsi poser sa voix à nouveau sur cette piste – et ça marche beaucoup mieux qu’en début d’épisode.

Quand Ashlyn arrive au restaurant, elle se rend compte que Big Red lui a préparé encore une surprise dont lui seul a le secret, et ça lui fait encore plus peur d’être en relation avec lui. Comme lui a peur d’être en relation avec elle, ils finissent par trouver un point commun solide pour leur couple. Et tout ça se termine à merveille avec Kourtney qui chante sa chanson également. Mignon.

De son côté, Miss Jen a ses propres dramas de St Valentin. Contre toute attente, Lily débarque et semble menaçante quand elle annonce son déménagement – qu’est-ce qu’elle fout là si c’est pour déjà déménager ? Cela fait que Miss Jen finit par passer la St Valentin avec le coach sportif ne voulant pas corriger ses copies… Sauf qu’une fois à la pizzeria, elle se rend compte que son « biggest crush » est là aussi et elle nous plante le prof qui ne semble pas si ravi que ça. Le pauvre.

Sebastian, lui, s’en sort beaucoup mieux : il offre à Carlos un pot de terre dans lequel il a planté des graines pour avoir quelque chose qui grandira en même temps que leur amour. C’est meugnon. Joliment trouvé – mais ne faites jamais si comme moi, vous n’avez pas la main verte, parce que votre amour, il va vite paraître fané sinon ! Ce serait problématique.

Dernier point très mignon de l’épisode ? Nini et Ricky s’appellent en même temps pour la St Valentin et tombent ainsi sur le répondeur de l’autre à dix minutes de minuit. Ils ont donc la même idée : celle de jouer pour l’autre la chanson écrite comme cadeau. Décidément, ils s’écrivent une chanson à chaque occasion, faut pas s’étonner ensuite que les interprètes se déchirent par chansons interposées (peut-être).

En tout cas, le montage final des deux chansons qui se superposent était cutie as hell. J’ai adoré cette chanson, mais en même temps, un duo avec deux de mes chanteurs préférés, ça aurait été étonnant qu’il en soit autrement. Quel plaisir de pouvoir ajouter à une playlist Spotify cette nouvelle chanson et d’arrêter de me faire harceler par l’application (peut-être).

Il fallait tout de même terminer par un moment gênant : quand Ricky raccroche, il reçoit un message de Gina le remerciant de lui avoir envoyé des chocolats… sauf que Gina reçoit juste après un SMS de sa mère pour l’informer qu’ils viennent d’elle. J’ai ri. Je m’attendais à EJ, honnêtement, mais c’est encore mieux comme ça !

L’épisode se termine ainsi sur la réaction de Gina et j’étais mort de rire. Et contre toute attente, le générique de fin est la sérénade de Big Red pour Ashlyn. La chanson est super cool aussi, elle aurait mérité d’être dans l’épisode pour de vrai !

Top Persos TVtime #18

Salut les sériephiles,

Déjà trois mois depuis mon dernier article sur mes personnages préférés d’après TVtime… Mais finalement très, très peu de changements ! J’en suis surpris, car il me semblait que sur les quatre derniers mois, j’avais voté de manière moins homogène pour les personnages… Et pourtant, ce sont toujours les séries que je rattrape pour le Challenge Séries qui ont le vent en poupe. Il va peut-être falloir que je refasse un point sur celui-ci à l’occasion d’ailleurs.

En attendant, voici en tout cas les personnages qui ont reçu le plus de votes de ma part… et vraiment, j’ai des surprises !

Lire la suite de « Top Persos TVtime #18 » →

The Outpost – S04E05

Épisode 5 – They Bleed Black Blood – 15/20
Si l’épisode est encore efficace, j’ai trouvé son rythme assez déséquilibré avec une intrigue se voulant plus légère qui finissait par alourdir l’épisode en nous faisant perdre de vue le plus intéressant – et en nous faisant perdre du temps pour quelque chose que l’on sait déjà sur le point de se produire. Par contre, vraiment, cette intrigue est vraiment bien trouvée et je suis impatient de découvrir où elle nous mènera.

Spoilers

Zed, Talon et Luna ne sont pas discrets quand ils assistent à la résurrection d’une déesse, Wren et Janzo forment toujours une bonne équipe et Munt… a bien du mal à séduire sa belle.

That’s not true : I’ve seen uglier rock.

Vous savez ce que j’aime particulièrement avec Luna et dont je n’ai pas parlé dans mon article sur elle ? Son accent, bien sûr ! Je suis content de voir que la série reprend sur la même scène que la dernière fois et oui, j’ai vu cet épisode à minuit à peu près tellement j’étais impatient. J’aurais pu me coucher tôt et le voir de bonne heure, hein, mais à quoi bon ?

The Outpost est devenue une série que j’attends particulièrement, même si ça aide bien évidemment d’avoir peu de séries diffusées en ce moment parmi ce que je regarde. En tout cas, Luna, Zed et Talon sont rapidement repérés par la déesse qui n’hésite pas à lancer les Lu-Qiri à leur poursuite. C’est malheureusement bien efficace, car nos héros sont débordés par le nombre de Lu-Qiri qui leur tombe dessus : le Kinj de Zed ne peut les sauver que temporairement. Ainsi, Zed finit par être assommé par son propre Lu-Qiri. Tristesse.

Plus surprenant encore, la déesse finit par utiliser ce que je pensais être un Kinj et qui ne l’est pas : le kinj blanc, c’était l’épidémie de Yavalla, le joyau blanc de la déesse, il provoque plutôt un effondrement de la grotte où sont Talon et Luna pour se mettre à l’abri des Lu-Qiri. C’est plutôt une crevasse, d’ailleurs.

Pas de quoi s’inquiéter : elles survivent évidemment. Elles mettent juste un peu de temps à se réveiller et s’échapper, mais elles ne sont même pas blessées gravement. Et du coup, Luna veut aussitôt devenir super riche en récupérant des diamants sur l’ancien tombeau de la déesse. Elle m’a fait délirer, mais je me demande pourquoi les scénaristes les séparent alors – Talon préférant partir sauver Zed. Luna pourra toujours servir plus tard en les sauvant de justesse.

Talon n’a en tout cas aucun mal à retrouver la trace de Deux et de la Déesse. Elles embarquent Zed et les Lu-Qiri auprès de l’autre Dieu que nous avons vu depuis le début de saison… mais la suite des événements m’a un peu laissé bouche bée. J’aurais dû la voir venir, pourtant : Deux nous tue les Lu-Qiri en absorbant leur force vitale, afin de donner ensuite le tout au Dieu.

Ce dernier, pour la remercier de sa liberté nouvelle, décide que sa première action de Dieu sera de… liquider Deux. WHAT THE FUCK. C’est bien logique : ces dieux-là ont pu se réveiller quand Yavalla et Gwynn ont disparu en s’éliminant l’une et l’autre avec leur Kinj complémentaire… Il faut donc réduire à néant les porteurs de Kinj pour libérer les esprits des autres Dieux. Et c’est bien sûr le plan des Dieux. Oups.

Cela nous confirme que Falista fait bien de la merde à l’Outpost. Cela nous fait perdre aussi à la fois Deux et Vikka. Si je ne m’étais trop attaché à la deuxième, j’ai trouvé ça triste de voir Zed désespéré de la mort de sa fidèle compagne. La première, donc Deux (je me suis compliqué la vie là), j’aurais aimé la voir rester encore plus longtemps. C’était un personnage qui avait pris pas mal d’importance au cours de la série, l’air de rien. Après, quitte à perdre quelqu’un avec un Kinj, je préfère que ce soit elle, c’est sûr.

Le problème, c’est que ça nous laisse les deux Dieux s’embrasser pour profiter des retrouvailles, avant de se tourner vers Zed pour le tuer. On comprend bien que si la Déesse n’a pas voulu s’en prendre à lui toute seule, c’est parce qu’il faut les pouvoirs du Dieu pour le tuer, mais c’est précisé ensuite par une réplique un peu lourde qui le confirme. C’est logique : il représente le Kinj noir, celui du père de Talon et de Gwynn.

Par chance, Talon est capable d’empêcher les Dieux de tuer Zed… mais à quoi bon mentir, le titre de l’épisode m’a fait me dire que les Dieux allaient constater que nos héros étaient des Blackbloods. Je me suis donc retrouvé bien surpris quand il s’est avéré que c’était l’inverse qui se produisait : Luna débarque pile à temps pour sauver Talon et Zed (j’ai bien ri quand il s’est pris sa buche, pardon) en décochant des flèches bien placées permettant de constater que les Dieux saignaient eux aussi du sang noir.

C’est plutôt intéressant, même si pas forcément surprenant. Cela surprend Talon en tout cas – elle ne pouvait pas ouvrir un portail pour s’enfuir, elle ? – autant que les Dieux sont surpris des flèches de Luna. L’avantage, c’est donc qu’ils ne sont pas invincibles. Ils ont toutefois de sacrés pouvoirs : lui peut désintégrer les gens qu’il touche, elle maîtrise la télékinésie – et balance une flèche à Luna, ça m’a fait flipper. En revanche, pour se soigner, ils ont besoin de Janya, l’âme représentée par le Kinj de Deux.

Comprenant qu’ils ne sont plus poursuivis par les Dieux, Zed, Talon et Luna décident de s’arrêter pour reprendre un peu leur souffle et avoir la nécessaire scène de remerciement à Luna qui leur a sauvé la vie. Cela fonctionne bien, avec Zed qui se demande s’ils n’ont pas vraiment affaire à des Dieux et la bonne réplique de Talon sur des Dieux qui ne saignent pas noir, probablement.

Malheureusement, Luna est dégagée par Talon à l’arrivée à l’Outpost, parce que ce serait trop risqué pour elle d’y entrer. Bon après, si on la voit partir, Talon confirme ce qu’on savait déjà : elle reviendra vite, c’est sûr.

Pendant ce temps, à l’Outpost, Janzo et Wren continuent les recherches sur l’Apocalypse en expliquant à Garrett le peu qu’ils ont trouvé jusque-là. Après, s’ils trouvent assez peu d’infos, c’est parce que Wren ne lit pas toutes les langues anciennes que Janzo lit et qu’elle est la seule à pouvoir lire un des livres. Ils mettent un peu de temps à comprendre que son statut de Grande Prêtresse lui permet en fait de voir des pages qui aux yeux des autres sont vierges, mais quand c’est enfin le cas, ça confirme l’héritage que Wren ne peut éviter. Pas mal comme idée, surtout pour une femme enceinte. En plus, l’humour Wren/Janzo, j’adhère désormais.

Ils avancent assez vite dans l’épisode, même si les percées se font aussi quand Wren essaie juste de dormir. C’est vraiment marrant à voir, mais ça pose pourtant quelques problèmes : ils comprennent que Falista risque de détruire le monde à cause d’eux. Ils trouvent en effet une nouvelle quête à mener sans savoir si elle mènera à la fin du monde ou à la solution pour le sauver. M’enfin, avec ces dieux, on penche plutôt pour la première option.

Le couple décide donc d’enquêter d’abord à deux avant d’en parler à la reine. Pour cela, il retourne dans la caverne en-dessous de chez Talon. Cela ne plaît pas tellement à Janzo de mettre en danger la mère de son futur enfant, mais elle marque un point en lui rappelant qu’ils ont besoin d’être deux pour résoudre les énigmes. J’ai plutôt bien aimé le retour dans cette caverne, parce que l’épisode m’avait bien plu la saison dernière.

C’est encore le cas cette saison, quand quelques clés suffisent à nous casser le nez de Janzo (j’ai tellement ri) et à déplacer le tombeau pour les mener encore plus bas. Il s’en passe des choses sous l’Outpost, c’est quand même fou comme il est bien placé ! Et il doit avoir de sacrées fondations, en plus, parce que nos héros découvrent encore plus vite qu’ils sont au-dessus d’un abysse immense.

La mythologie de la série se précise de plus en plus avec encore des références aux sept dieux. Janzo et Wren trouvent un nouvel autel pour les sept dieux, avec clairement des serrures dans lesquelles enfoncer quelques clés permettant de débloquer un événement – ou un objet. Provoquera-t-il la fin du monde ?

Difficile à dire pour le moment. Et si Janzo et Wren souhaitaient garder leur découverte secrète pour gagner du temps auprès de Falista, inutile de préciser que c’est rapidement un énorme échec : un espion de Falista suffit à ce que la reine se pointe, avec Tobin.

En effet, en parallèle, Tobin s’inquiète de plus en plus pour Falista et s’en confie à Garrett. Il n’a plus vraiment de rôle ce dernier, à part être celui à qui on se confie. Il n’en reste pas moins que c’est intéressant de le voir conseiller à Tobin de convaincre Falista d’abandonner le Kinj rouge avant que ce ne soit trop tard. On sait malheureusement ce que fait le Kinj rouge à son hôte.

Après, Tobin n’est pas malin sur ce coup-là : pour convaincre Falista, il lui propose de s’échapper et d’abandonner le trône pour aller vivre dans une ferme loin de la géopolitique. Ce n’est pas exceptionnel comme plan, évidemment qu’elle préfère rester au pouvoir. J’ai aimé les jolis mots de Tobin sur Falista ayant changé.

Elle n’est plus celle qu’il a aimé un jour, et ça lui pose problème. Malheureusement, ça ne plaît pas à Falista d’entendre Tobin lui expliquer qu’il aimerait qu’ils abandonnent leur kinj à quelqu’un d’autre… et ça semble choquer notre roi de voir que son charme n’est pas si irrésistible. J’ai pas mal ri, une fois de plus, et je trouve fou qu’il s’en confie ensuite à Munt… mais bien sûr, ça fonctionne pour Tobin. Il interprète les paroles de son valet comme il le souhaite et pense que celui-ci lui donne de bons conseils.

Tobin est alors prêt à donner à son tour des conseils romantiques à Munt, parce que non, il n’est toujours pas en couple avec la femme de chambre de Falista. J’ai apparemment vendu la peau de l’ours trop vite l’an dernier avec ce couple.

Cela faisait au moins une scène plus légère pour Tobin dans cet épisode, parce que le pauvre, il prend cher depuis sa résurrection. Dans cet épisode, Garrett lui reproche ainsi de laisser Falista détruire tout l’héritage politique laissé par Gwynn et de rester à jouer les plantes vertes. Difficile de ne pas être d’accord avec Garrett, même si ça énerve Tobin : lorsqu’il descend dans la caverne de Janzo et Wren avec Falista, Tobin ne sert pas à grand-chose.

Pire, Falista le menace devant Janzo et Wren, avant de donner à nos scientifiques la tache de comprendre à quoi sert l’autel et où sont les clés. Bon courage les amis, ce sont clairement les Dieux qui sauront quoi faire.

Oh, et autrement, la légèreté de l’intrigue Munt continue et fonctionne bien lorsqu’il organise un rencard pour sa belle, avec un sacré repas à la clé. L’humour est toujours là, évidemment, notamment quand il rapproche délicatement sa chaise pour le dîner aux chandelles – sans électricité, il ne risquait pas d’être à autre chose cela dit. Le dîner romantique est donc principalement marrant, même si je ne comprends pas trop d’où sort le chef cuisinier cet épisode.

Le tout vire à la catastrophe quand Munt décide de croquer une sorte d’oursin qui le fait aussitôt saigner de la bouche et ruiner la robe de sa belle, mais on finit par un bon petit humour où Munt veut enfoncer un oursin dans le derrière du chef cuisto, alors c’était marrant. C’était moins marrant de découvrir Munt croire Tobin quand celui-ci lui balance qu’il est une bête et que la femme qu’il convoite est une fleur.

Cela mène à une petite scène Belle et la Bête entre eux qui voit la Belle s’engloutir une chope de bière, histoire de nous confirmer qu’elle ne l’est pas vraiment. J’ai plutôt ri, ça passait bien à nouveau. C’est pourtant le genre d’intrigue et d’humour auxquels je n’adhérais pas dans les premières saisons. Et puis, c’était un peu too much aussi, ça a alourdit l’épisode par moment, malgré la légèreté, parce qu’on voulait quand même arriver plus vite à l’intrigue de la saison.

Celle-ci avance pas mal : alors qu’ils arrivent à l’Outpost, Zed et Talon ont une nouvelle vision des Dieux, en même temps que Falista et Tobin. Il est ainsi révélé que les Dieux espèrent que les porteurs de Kinj viendront à eux pour se soumettre. Si Falista a évidemment l’intention de le faire, ce n’est pas le cas de Talon et Zed. En arriver à une confrontation de ces quatre-là était donc bien cool !

Falista est bien embêtée d’entendre Talon et Zed affirmer que ses dieux sont maléfiques. Elle veut aussitôt partir pour la capitale où les Dieux l’appellent. À ses yeux, il est clair au résumé bien plus rapide que le mien que font Zed et Talon que les Kinj appartiennent aux Dieux et qu’il faut leur rendre. Elle parvient même à convaincre Tobin d’en faire autant : après tout, il voulait se débarrasser du Kinj, ça leur fait désormais un but commun. Humph.

La dernière scène est loin de la chambre du couple royal qui décide de partir pour la capitale afin d’être libres à nouveau en cédant le kinj aux Dieux (bordel, ils vont le regretter) : elle se déroule sous l’Outpost où Janzo et Wren font un résumé de leur partie de l’épisode à Zed et Talon. Et inversement : Janzo en arrive à la conclusion que les dieux ont des oreilles pointues, viennent du Plan of Ashes et ont du sang noir. Là, ça pose un problème à Zed de comprendre que Janzo suggère qu’ils viennent peut-être tous du Plan of Ashes et non de la Terre comme ils le pensaient. Humph. De quelle couleur sera le sang du bébé de Wren ?

La toute fin d’épisode est encore plus problématique : Falista décide de forcer Talon et Zed à venir avec eux à la capitale, quitte à leur foutre des chaînes. Pour faire bonne mesure, Tobin fait aussi enfermer Garrett, ce qui laisse tout le monde bien perplexe sur la marche à suivre ensuite. Bordel, Talon, ouvre un portail ! Ce n’est pas ce qu’elle fait, finissant l’épisode dans une cage en direction de la capitale.

Allez, Luna s’en rendra bien compte, j’imagine ! Sinon, Garrett est toujours censé être en couple avec Talon, mais en cinq épisodes, ils n’ont pas échangé un baiser, ont dû avoir à tout casser trois scènes à deux et à peine dix répliques… Je me demande vraiment ce qu’il s’est passé pour que les scénaristes les éloignent autant.