Comic Con 2015

Bon, à défaut de vous partager cette semaine un article retraçant la saison d’une série comme je le fais habituellement le mardi, voici plutôt un résumé de mon détour au Comic Con Paris 2015. Quoi ? Mieux vaut tard que jamais, non ? En plus, c’est tout à fait dans l’air du temps, car l’édition 2016 arrive ce week-end et, évidemment, j’ai bien l’intention d’y retourner et de vous en parler (la semaine prochaine, donc).

Il y a 366 jours, je me lançais dans une entreprise totalement cinglée en me bouffant les cinq premières saisons d’Haven (enfin, quatre et demi officiellement) histoire d’être à jour pour rencontrer Eric Balfour. Défi réussi, j’étais prêt pour le Comic Con !

Je m’excuse d’avance pour la qualité des photos, snapchat, que voulez-vous.

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L’arrivée

 La journée n’a pas super bien commencé. Déjà parce qu’il était tôt, ensuite parce que mon rer A de banlieue que j’aime tant (non) était en retard (oh original). J’ai donc débarqué à 8h35 pour une entrée à 9h. Il faisait froid. Il y avait beaucoup de gens devant moi… Et déjà, une ambiance cool se dégageait de nombreux cosplays ! Je ne peux pas franchement trouver grand-chose à redire, malgré cette arrivée assez tardive, les portes ont bien ouvert à 9h pile et je dirais, à vue de nez, qu’à 9h15, j’étais dans le hall, avec déjà un premier sac de goodies et un comic Jessica Jones/Daredevil.

Là, c’était un peu le bordel, je reconnais. On est propulsé dans un monde parallèle avec tout un tas de cosplays, de stands de produits dérivés, d’artist alley, de stand pour prendre des photos, etc. Or, ma priorité du matin, c’était : obtenir un ticket pour l’autographe d’Eric Balfour, dont j’étais fan juste parce que Buffy… mais que j’avais vu plus de 42h dans la semaine avec Haven quand même (!), et, si possible, avant le panel sur la série à 9h45. Autant vous dire, c’était peine perdue ! Et oui, l’an dernier, pas besoin de payer pour les autographes (ça, c’était carrément très cool et c’est dommage que ce ne soit pas le cas cette année !), par contre une seule et même file d’attente pour tous les guests… et un seul autographe à la fois. Les fausses rumeurs de rupture de stock se sont très vite répandues sur les plus grandes stars (Franck Miller) et côtoient les vraies rumeurs sur l’annulation d’une très charmante actrice de Game of Thrones. À 8h30 le samedi matin, les portes ouvrant à 9h. Trop sympa…

Je n’étais pas là pour elle de toute manière et je n’ai jamais rien entendu sur Eric Balfour, alors je suis resté patient et j’ai fini par avoir mon St Graal vers 9h55. Hop, j’ai couru au panel Haven.

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Panel Haven (9h45-10h15)

Dix minutes de retard, certes, mais pas de problème ! En effet, beaucoup n’étaient pas encore rentrés à cette heure-là, faute d’être arrivé suffisamment tôt ou tout simplement parce que le programme du matin ne les intéressait pas. Tant mieux pour moi : le panel était hyper confidentiel, j’étais donc quand même très bien placé malgré mon retard. Vue parfaite donc (voir la photo), aidée par les écrans géants bien sûr. Ce panel était traduit et présenté par la très douée Yaelka, qui, je crois, est tout autant fan de son travail que nous ne le sommes. En gros : elle est tout aussi excitée et heureuse d’être là que nous, c’est avec grand plaisir que j’ai appris qu’elle serait là en 2016 pour le panel Eliza Dushku. Sa traduction est impeccable et vivante, ce qui n’est pas si simple. Surtout que, puisque je comprends l’anglais, c’est un peu irritant d’avoir à « subir » une traduction (même si évidemment, c’est nécessaire). Voilà, les choses se sont déroulées super vite, les fans ont pu poser des questions, Balfour est apparu comme un type super sympa. Il nous a dit être heureux du sort de son personnage dans la saison finale d’Haven, qu’il ne voyait pas la fin autrement… Et mon dieu, maintenant que j’en ai vu la fin (diffusée quelques mois après), je comprends ce qu’il voulait dire, mais (pas de spoiler, je me tais). Bref, en un mot, ce panel était sympa. À 10h15, j’avais déjà l’impression d’avoir rentabilisé mon billet.

 panel-metal-hurlantPanel Metal Hurlant (10h30-11h15)

Le planning de l’an dernier était bien plus cool avec moi que celui de cette année (où tout ce qui m’intéresse est en même temps 😦 ), du coup, je n’ai pas eu à bouger de ma chaise pour assister à l’excellent panel Metal Hurlant. Entre les deux ? Twitter, les amis. C’était fou sur Twitter, les gens suivaient les panels, c’était super classe d’y être du coup. Je n’ai jamais regardé et je ne connaissais pas, mais il y avait James Marsters, alors il était hors de question que je rate ça. Si vous ne le savez pas encore, je suis un énorme fan de Buffy, donc… Et autant le dire, je n’étais pas le seul à être là pour ça, assez vite, le sujet a fini par émerger. James Marsters lui-même sait comment entretenir la passion dans la salle et il a provoqué une salve d’applaudissements avec un merveilleux : « I did not direct it, I did not write it, I did not produce it, so I can say this without bragging: Buffy was awesome ! ».

Que répondre à ça ?

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Signature Eric Balfour (11h-12h15)

Ni vu, ni connu, je m’éclipse discrètement avant la fin du panel pour me rendre réclamer mon autographe. La vraie interminable attente commence alors, mais après tout, je l’ai bien mérité : certains, tout devant, sont là depuis l’ouverture du salon… Donc clairement, je prends mon mal en patience. De toute manière, les attentes au Comic Con sont loin d’être chiantes ou atroces. J’étais certes seul et sans amis… mais entouré de fans de la même série que moi. Sans oublier Twitter et les SMS avec les amis présents ailleurs dans la Villette et me commentant ce qu’il se passe.

L’attente finit quand même par être longue quand je m’approche d’Eric Balfour et que l’heure passe. Il faut dire qu’il prend le temps de parler un peu avec tout le monde et surtout de prendre des photos. Certes, ce ne sont pas les photos de qualité professionnelle (35€ en même temps, faut les vouloir…), mais ce sont des photos quand même, prises par son garde du corps lui-même très sympas.

Bon, j’avoue, mon anglais a un peu bugué en cours de route, parce que ça faisait bizarre de le voir autrement qu’à travers mon écran, mais j’ai eu mon autographe et mes quinze photos du garde du corps (qui pourtant pressait un peu le mouvement, puisqu’il était un peu tard). Bref, Eric Balfour s’est avéré à la hauteur de mes attentes, prenant le temps de parler une minute et de supporter mon accent à couper au couteau, m’aidant à surmonter le petit bug (le trac, dirons-nous). 12h25, je repars avec cette fois la certitude que mon billet est rentabilisé… et encore 6h30 à bien utiliser.

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Pause repas (12h30-14h15)

Il est enfin temps pour moi de rejoindre l’amie avec laquelle j’étais censé passer la journée. Elle est arrivée tard sur les lieux et le programme du matin nous a inévitablement tenu à l’écart l’un de l’autre. Bref, le temps de se trouver, de papoter un peu, de faire un tour, le temps est passé super vite. Je n’ai pas craqué – mais elle si, notamment sur une coque de téléphone. Elle me dit qu’elle est un peu déçue des stands très commerciaux, moi, je n’attendais pas grand-chose pas des stands, alors ça me va. En revanche, ma déception vient (comme prévu) des tarifs des restaurants. Je suis bien heureux d’avoir prévu le coup et d’avoir ma propre bouffe. On se pose dans un coin, totalement à l’arrache, pour manger et regarder les cosplays qui nous passent inévitablement sous le nez, mais nous ne sommes pas les seuls. Je commence à reconnaître les gens que j’ai déjà croisé à plusieurs reprises, c’est rigolo.

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Panel Marvel : les Agents du S.H.I.E.L.D (14h15-15h)

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre pour ce panel, je trouvais ça un peu bizarre d’en faire un malgré l’absence du casting. Finalement, c’était plutôt cool : des interviews des acteurs pré-saison 3 pendant 20 minutes et les 20 premières minutes du 3×01. Bon, bien sûr, rien de bien nouveau ou d’hyper actuel, parce qu’ils se sont collés à la diffusion française, pas à la diffusion américaine. Pas très grave, c’était aussi l’occasion d’être assis et de se reposer un peu. En revanche, portables interdits parce qu’il s’agit d’une projection et ça c’était un peu frustrant franchement. Je comprends bien pourquoi (techniquement, c’est inédit en France en plus, heureusement la diffusion était bien en VOSTFR), mais après une matinée sur twitter, j’aurais bien crié ma joie d’être là aussi. Ah lala, cette génération hyper connectée…

Projection Marvel Univers (15h-16h)

Légère crainte de devoir laisser ma place entre les panels, j’apprends que nous pouvons rester assis tranquillement pendant que la salle se remplit. Bon, là, il faut reconnaître qu’en terme d’organisation, il y avait un léger problème : il y en a qui ont attendu patiemment dans la file d’attente pendant le panel AoS et qui n’ont pas pu avoir de places assises, voire de place tout court. Franchement pas idéal, mais bon, c’est le problème d’une première édition, je pense… Il s’agissait d’un documentaire sympa sur Marvel et les coulisses de la boîte de comics, dont les 20 premières minutes étaient diffusées. C’était suivi d’un panel avec les réalisateurs qui répondaient aux questions du public. Pour le coup, c’était une vraie entrée dans l’univers des comics et la fan-attitude sur le sujet, et il était un peu temps : s’il y a bien un reproche que j’ai lu à plusieurs reprises et que je trouve justifié, c’est que ça manquait de comics pour cette première édition. Vu le programme, je pense que ce sera pareil ce WE, mais bon, il y a heureusement d’autres intérêts ! À la fin de ce panel, pas le choix cette fois, il faut bouger, et ça m’embête bien car je veux assister au panel suivant !

panel-ashmorePanel Shawn Ashmore (16h30-17h15)

Je sors donc de la salle et déprime un peu face à la taille de la file d’attente. Je suis à peu près certain que jamais je n’accéderai à la salle, mais bon, je ne me démonte pas et j’attends. Et je fais bien car le personnel du comic con s’aperçoit que les gens n’attendent pas tous la même chose : beaucoup sont déjà là dans l’attente du concours de Cosplay. 1h30 avant, oui. Je comprends qu’il faut faire un choix, c’est l’un ou l’autre. Mon choix est vite fait, des cosplays, j’en ai vu toute la journée…

Peu de temps d’attente finalement avant de retrouver un siège dans la Grande salle Melty (qui se fait plaisir niveau pub) pour le panel Shawn Ashmore. À son tour, c’est une image très cool que dégage l’acteur. Je n’avais pas les sous pour me payer ma photo avec lui, mais tant pis, c’était un panel très intéressant, dans lequel je me suis fait abondamment spoiler The Following. C’est donc pour ça que j’ai décidé ensuite de l’intégrer à mon challenge séries 2016, car j’ai découvert que ce n’était pas du tout le procedural que j’imaginais ! Pour les extraits diffusés, spoilers : c’était la scène où son père meurt suivi de la scène où il prend sa revanche. Autant dire qu’une telle violence psychologique quand on s’attend à une série policière toute bête, ça fascine. Bref, je ressors de ce panel avec beaucoup d’envie de bingewatching et une image encore plus positive de Shawn Ashmore, autre acteur que j’ai toujours trouvé cool (allez, regardez Conviction aussi, c’est pas si mal).

setLes stands (17h15-18h)

Comme je l’ai dit plus haut, impossible d’accéder au concours de cosplay, puisque la scène est pleine à craquer. Tant pis, ça a un avantage énorme : le reste du salon est beaucoup plus vide ! Il est alors temps d’en profiter pour découvrir un peu plus profondément les différents stands… et craquer.

Donc voilà, je me suis fait embobiner par un vendeur Wootbox qui faisait parfaitement son travail et j’ai acheté un abonnement (que j’ai résilié finalement au bout de quatre mois, car c’était un luxe que je ne pouvais me payer). Pour ceux qui ont un vrai salaire et un esprit geek, je recommande cependant la Wootbox qui est toujours complète et qui possède toujours au moins un truc cool dedans. En plus, pas besoin d’aller s’acheter des t-shirts.

Parmi les autres stands qui m’ont plu : les quelques-uns sur les bande-dessinées, dans lesquels il est facile de perdre du temps ; le stand comixology, parce que je connais un peu le site et un stand plein de jeux de société. L’air de rien, en s’arrêtant et en posant des questions à droite et à gauche, le temps est passé assez vite.

Je décide de me laisser tenter par un des nombreux stands vendant des Funko Pop. J’achète donc la figurine Alison Hendrix et là, surprise improbable : je suis le 1000è client de la semaine, j’ai donc 10€ de réduction. Voilà. Donc j’ai acheté ma première Funko Pop à 2€ au Comic Con Paris. Je trouve que ça le fait grave.

alisonArtist Alley (18h-18h30)

Après un rapide détour par les toilettes (hyper propres malgré l’heure tardive, ça me semble important à souligner), je me décide à enfin prendre le temps de m’enfoncer dans les allées. J’y rencontre l’équipe du site Slayer Revival, aussi géniale que ce que je pensais, et autant d’artistes concentrés dans leur commande que d’artistes prêts à parler un peu de ce qu’ils font. Ce n’est pas forcément, il faut bien le dire, ce qui m’intéresse le plus dans la journée, mais c’est très agréable de découvrir leur mode de fonctionnement, de poser des questions, tout ça, tout ça. Je finis même, contre toute attente, par m’acheter une carte postale Buffy dessinée par Teena Stone. C’est un peu cher pour ce que c’est (2€ il me semble), mais je suis tellement heureux de mes économies précédentes, que je me l’autorise.

set-2Fin de journée (18h30-19h)

À court de batterie après tant de péripéties, je tombe sur LE St Graal que je n’attendais tellement pas que je suis passé plein de fois devant sans le voir : une borne de rechargement pour portable. Le principe est méga cool : tu y laisses ton portable dans un petit casier qui ferme à clé et tu viens le récupérer quand il est chargé. Autant vous dire que j’en profite immédiatement, cette initiative me paraissant presque trop belle pour être vraie. Il me reste alors une bonne demi-heure à tuer, je me dirige donc vers les stands les plus bruyants… J’assiste à la fin d’un concours pour gagner deux places pour NYC. Je ne vois pas bien comment on peut décider de passer une journée comme ça à tenter de gagner un concours, mais bon, félicitations à la gagnante qui ne connaissait pourtant pas trop les réponses des questions (comme tout le monde en fait). Les questions portaient sur les séries de la chaîne française qui diffuse Haven et dont le nom m’échappe là tout de suite. C’était peut-être bien SyFy, tout simplement ? Oups, opération com ratée ?

J’y passe un bon quart d’heure, puis c’est la fin et là je découvre un aspect très très cool du Comic Con : la fin de journée pendant laquelle tout le monde ferme son stand et se débarrasse des goodies qu’il a en trop. J’ai jamais reçu autant de trucs gratuits de ma vie, c’était super marrant. La majorité sont des gadgets qui trônent encore quelque part dans ma chambre… mais bon, peu importe, c’est super fun ! Alors quand même, pour info, je suis revenu avec deux sacs en coton, une inscription Wootbox, un t-shirt, deux posters Teen Wolf (dont je ne me sers pas, je regarde même pas lol), un de South Park, une cannette de Caca Cola (ça ne s’invente pas), des stickers, un œuf de dinosaure à plonger dans l’eau, 6€ de streaming légal (hum), une carte postale Buffy, un autographe d’Eric Balfour, le comic distribué à tous les participants, une funko pop, des badges et des prospectus à n’en savoir que faire !

goodiesEn conclusion

Si j’y retourne cette année et si j’en rédige trois pages word un an plus tard, c’est évidemment parce que j’ai passé un excellent moment là-bas. C’était tout simplement une journée géniale et très rentable malgré les tarifs qui paraissent effectivement élevés avant d’y mettre les pieds. Je dirais que l’essentiel est de chercher le positif partout, de parler un peu avec des inconnus qui ont l’air cool et de ne pas oublier que tout le monde est là parce qu’il a une au moins une infime partie de geek en lui/elle. Ne succombez pas à la critique facile qui a gâché la journée de pas mal de visiteurs l’an dernier – prenez tout ce que Comic Con Paris a à vous offrir !

De manière plus pragmatique, je vous conseille pour cette année de vous armer de patience pour les files d’attente, de prévoir votre planning avant d’y aller, de l’argent pour les goodies, des vêtements chauds pour le matin, de la bouffe qui se mange rapidement et de la prudence car à la sortie, il y a pas mal de gens prêts à vous arnaquer ou vous forcer à acheter des trucs dont vous ne voulez pas en jouant sur la corde sensible (genre « c’est pour cotiser pour construire une école au Rwanda », mouais, tu m’as l’air crédible, toi). Je suis pas un expert, simples conseils.

Containment : une expérience réussie

Commande de 13 épisodes de la CW, la saison 1 a été annoncée comme un tout dès le mois de juin, sans lui laisser le temps de s’installer pour autre chose. C’est donc un one-shot dans lequel s’est lancé le network et je l’ai assez vite considéré comme une expérience d’écriture. J’aurais bien aimé la voir se prolonger sur une saison 2, mais puisqu’elle est terminée, parlons-en un peu et sans spoiler ! Si vous ne l’avez pas encore vue, j’espère que cet article saura vous convaincre d’y jeter un œil 🙂

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Bon, déjà, ça raconte quoi ? Containment raconte les débuts d’une épidémie éclatant au beau milieu d’Atlanta et imposant très rapidement la mise en place d’une zone de quarantaine importante. La ville est alors divisée par un « cordon » : le centre est en quarantaine avec une maladie mortelle qui se propage rapidement et le reste du monde, en-dehors, a les yeux braqués sur eux avec l’espoir de trouver un vaccin. Évidemment cette affaire de cordon sépare la population, les couples, les familles…

C’est fait pour qui ? Contrairement aux apparences (et surtout à la chaîne, CW), la série n’est pas uniquement faite pour les adolescents, même si ça leur plaira sûrement. C’est fait pour tous les amateurs de chaos, d’ambiance apocalyptique, de virus, mais aussi de politique. Si, si. La série reproduit assez justement plusieurs atmosphères différentes qui lui offre une forme hybride, comme la grippe qui frappe ses personnages.

Et en détails ? La critique de chaque épisode est disponible par ici.

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Cette commande de treize épisodes semble être un peu une expérience pour la chaîne qui se lance ainsi dans la mini-série d’été et semble vouloir dépasser le simple cadre adolescent qui la caractérisait depuis un moment. En effet, Containment semble vouloir jouer un peu plus dans la cour des grands que ce à quoi nous a habitué la chaîne avec des séries comme Smallville. Il s’agit bien sûr d’une évolution logique après une décennie, mais il est tout de même agréable de la découvrir !

Une intrigue vue et revue ?

Oui, définitivement. Il est impossible de mentir là-dessus, le début n’a rien d’original et joue sur des peurs assez vielles, remises en avant par la grippe aviaire d’il y a quelques années. Côté série, ce n’est pas non plus une grande innovation… Je pense bien sûr à Helix, qui était certes plus du côté de la science-fiction, mais ça remonte loin ; un épisode de la saison 1 d’X-Files partait quand même de ce postulat de base, hein !

La différence avec une série aussi vieille qu’X-Files est bien sûr que la série va jouer sur des peurs contemporaines, à commencer par celle du terrorisme. Nous ne sommes toutefois devant un nouveau Quantico et le but n’est pas d’aller créer une ambiance anxiogène grâce au terrorisme, bien au contraire même. Assez vite, le complot semble plus vicieux que ce qui nous est présenté au départ et il est facile de se prendre au jeu en tant que téléspectateur.

Quant aux dramas, ils sont classiques : on a le couple qui se retrouve séparé, l’ado enceinte qui ne sait pas quoi faire, le flic au grand cœur qui est débordé par les événements, la maîtresse d’école coincée en quarantaine avec sa classe, la nana d’apparence froide et calculatrice qui doit gérer la crise… Vraiment, le pilot nous présente une galerie de personnages assez clichés avec des acteurs tous beaux et apparemment lisses.

Et pourtant, assez vite, les acteurs se dévoilent, les rôles se découvrent comme plus complexes que d’habitude, l’intrigue s’écarte des chemins habituels et des téléfilms de seconde partie d’après-midi sur M6. Vraiment. Quelques surprises se cachent tout au long de la saison, transformant une histoire que l’on pensait connaître en quelque chose d’un peu différent.

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Un divertissement efficace

 Pourtant, assez vite, la série s’avère jouer avec les attentes de ses spectateurs. Il y a d’abord une chronologie un peu éclatée : la série (et le générique) commence par une scène d’émeute qu’il faudra attendre pendant encore plusieurs épisodes. Cela nous permet de se poser pas mal de questions dès le départ sur le sort des personnages et ce qui les conduit à la situation dans laquelle nous les avons vus pour la première fois. Ce jeu de chronologie est devenu très habituel depuis LOST et a été maîtrisé à merveille par How to get away with murder, mais il n’empêche que ce premier jeu suffit à intriguer le téléspectateur.

L’efficacité vient aussi de quelques épisodes spéciaux : des huis-clos ou des émeutes, la série sait proposer des épisodes qui bouleversent la structure habituelle des quarante minutes. Bien qu’un fil rouge évident de recherche de vaccin se dégage de l’ensemble des épisodes, chaque personnage se voit confier ses propres attentes et intrigues qui avancent (ou non) dans des épisodes fermés. Containment n’est évidemment pas un procedural, mais chaque volet de cette saison se propose de résoudre un problème en 40 minutes. C’est ce qui permet d’être assez vite accrocher.

L’article reste sans spoiler, mais il me faut bien en parler un peu : la fin de la série est ouverte. Attention, il ne s’agit toutefois pas d’une ouverture insupportable, bien au contraire. Si une saison 2 serait la bienvenue pour examiner les conséquences de ce qui est du coup la fin de la série, les treize épisodes forment un tout assez cohérent et complet. Il faut considérer le voyage plutôt que la destination, ne pas s’attendre à voir tous les problèmes résolus. Le parti pris est de conclure les intrigues concernant les personnages : chacun suit un chemin et évolue. La trame de fin ne sera pas résolu après ces treize épisodes, mais tout sera satisfaisant du point de vue des personnages. La série étant de plus composée de scènes marquantes, c’est largement suffisant.

En conclusion, la CW semble s’être offert avec Containment une sorte d’expérience de ce qu’elle peut désormais proposer à ses téléspectateurs. Je l’ai déjà dit souvent de The 100, mais il semble de plus en plus évident que la chaîne souhaite s’écarter de son étiquette adolescente pour proposer des divertissements plus adultes qui ne tombent pas pour autant dans l’excès de sérieux et de nudité des productions à la mode. Un bon compromis qui permet à Containment d’être un divertissement qui ne révolutionne rien, mais qui est sacrément agréable à dévorer !

ON N’VA PAS S’MENTIR – Septembre 2016 : c’est la rentrée !

Bienvenue dans cette nouvelle rubrique du blog : j’y reviens sur une série ou un événement sans langue de bois. Pour cette première moulure, je m’intéresse bien sûr à la rentrée des networks ! Cet article évoquera donc de nombreuses séries, dont les titres sont en gras. Pas d’inquiétude, c’est fait majoritairement sans spoiler (ou c’est précisé quand j’évoque des spoilers mineurs). Non, je n’évoque pas Luke Cage, que je n’ai pas encore pris le temps de commencer 😉

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À une époque, septembre était synonyme de nouveautés, de reprises époustouflantes, de sang neuf… Cette année, je n’ai peut-être pas donné leur chance aux bonnes séries, mais franchement, je n’ai rien vu de tout ça et ça me gave un peu ! Tour d’horizon…

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Promis, il n’y a aucun jeu de mots entre l’actrice et le titre ci-dessous (Notorious)

Faire du neuf avec du vieux

C’est un peu le moto de la plupart des séries que j’ai tenté cette année ! Il n’y a rien de neuf dans les pilots que j’ai vu. Du côté d’ABC, on se contente d’imiter le Shondaland un peu partout, parce que c’est ce qui fonctionne sur la chaîne. Notorious est totalement touchée par ce symptôme : franchement, on y retrouve les ingrédients chers à Scandal ou How to get away with murder. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose et c’est sûr que ce n’est du coup pas mauvais, mais le problème c’est que ça commence à devenir lassant de se voir ressortir les mêmes histoires. Il serait grand temps de tenter de faire un peu de neuf. Toujours sur ABC, Conviction est déjà victime du même symptôme et seul le casting permet de sauver la série. Autant dire que même si je les aime bien, je ne donne pas cher de la peau de ces deux nouveautés, aux audiences déjà décevantes… Pas surprenant ! Et sinon, la mode en 2016 semble être de débuter sa série par une scène de sexe, une recette vieille comme le monde qui en arrive à être presque gênante tellement elle est devenue un détour obligatoire dans le pilot, expédié le plus vite possible lors de la première minute (Notorious en est peut-être l’exemple le plus frappant).

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Du côté de FX, c’était encore pire en ce qui me concerne ! Je suis totalement déçu par les lancements de Better Things et d’Atlanta. Je m’attendais à voir un nouveau You’re the worst… mais à la place, j’ai vu débarquer un ersatz de cette série avec Better Things. J’avoue avoir abandonné pour le moment cette nouveauté qui n’avait rien de vraiment nouveau : certes, c’est féministe et ça fait du bien, mais ça n’apporte rien de neuf, ça ne construit rien et c’est tout juste si ça dénonce des phénomènes de société. On a par exemple un épisode qui traite (attention légers spoils jusqu’à la fin du paragraphe) le tabou des règles des femmes, ce qui est une très bonne chose sur le papier… sauf que ça se termine sur un statu quo. On a juste eu vingt minutes sur le sujet et un très beau discours de l’héroïne fait uniquement à des femmes sur le fait qu’il faut assumer son corps. Passionnant, mais… « et ? ». Et rien du tout, justement, pas de conclusion, pas de vrai message, même pas de critique finalement. C’est très décevant.

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Même chose du côté d’Atlanta dont j’attendais peut-être trop parce qu’on m’annonçait le retour de Donald Glover. Oui, mais finalement, ce retour, je le trouve décevant. J’ai vu beaucoup de tweets ravis de la série, mais je n’ai absolument pas accroché : on nous plonge dans une série qui n’a pas de fil rouge, à l’humour pas vraiment au point (c’est inégal : c’est parfois drôle, parfois douloureux de les voir essayer de faire rire). Il y a une critique sociétale forte, sur le racisme, sur l’exclusion, sur tout un tas de choses d’actualités sur lesquelles il y a beaucoup à dire. Le problème ? Et bien, ça s’arrête à ça. C’est une sorte de reflet des problèmes, mais ça ne propose pas de solution (bon ok, ça à la rigueur, ce n’est pas forcément leur rôle), juste un statu quo que personne ne cherche à modifier. En gros, c’est un état de fait, ce qui est après tout le cas (malheureusement) dans la réalité, je ne dis pas. Je cherche simplement où est la comédie là-dedans ?

Dans le cas de Better Things comme d’Atlanta, mon plus gros malaise vient du voyeurisme malsain qui nous est proposé sur des tranches de populations exclues, sur des problèmes de société vécus, sous couvert d’une comédie qui peine à faire rire. Bref, un pseudo-documentaire fictif très dérangeant. C’est un peu ce que proposait You’re the Worst et Catastrophe en s’attardant sur des couples non-conventionnels et des personnages un peu détruits. La différence ? La visée humoristique est au cœur de l’écriture de ces deux-là, là où les nouvelles ont tendance à éclipser cette tendance, tout en restant présentées comme des comédies. Dans le même genre, Master of None de Netflix était bien plus réussie, en dénonçant des problèmes sociétaux tout en parvenant à proposer des vraies situations comiques. Peut-être que l’une et l’autre gagneront à être vues en binge-watching, mais pour le moment, je me permets une pause. Je les trouve plus lourdes que drôles.

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On prend les mêmes et on recommence

Le problème ne vient pas que des nouveautés, loin de là ! Je trouve que de manière générale, les séries qui reprennent cette saison ont du mal à proposer quelque chose de nouveau. Pêle-mêle : Quantico reprend très exactement son schéma de base, en faisant limite fi de ce qu’il s’est passé en saison 1 (même pas un petit résumé tant ce n’est pas important), Agents of S.H.I.E.L.D repart sur une saison qui divise les intrigues en plusieurs sous-catégories et en isolant les personnages, Once Upon a Time repart sur un méchant vu et revu avec des twists tout aussi peu inédits (franchement, l’écriture est de plus en plus décevante de saison en saison), Younger ignore les problématiques de son final en les enterrant et les coulant (littéralement) dans ses deux premiers épisodes, Blindspot expédie en un épisode les ¾ des mystères pour repartir en procedural, How To Get Away With Murder est enfermée dans sa forme et repart sur une troisième intrigue identique ; bref, la liste ne finit plus !

HTGAWM n’est pas la seule coincée par son schéma scénaristique. Pour certaines, comme Blindspot ou Quantico, le problème vient peut-être du genre même de la série, qui enferme immanquablement le show dans un carcan resserré. Pour autant, je trouve ça parfois écrit trop lourdement pour être pleinement appréciable. Ou peut-être que c’est simplement que je suis blasé à force de trop regarder de séries ?

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Et sinon, il y a de bonnes à voir quelque part ? (The Last Man On Earth)

Des recyclages réussis ?

Même problématique du recyclage côté de Superstore qui, après s’être égaré un épisode, revient finalement à ses fondamentaux en s’enfermant dans le Cloud 9. J’ai hésité à en parler, parce que pour le coup, c’est une bonne chose : l’ADN de la série vient du magasin et le changement de formule avec le premier épisode était un échec humoristique assez dommage en ce qui me concerne.

Comme l’an dernier, Grey’s Anatomy étonne par sa constance. Depuis qu’ils se sont rappelés (en fin de saison 11) ce qui faisait le succès de la série, le show est reparti sur d’excellents rails qui donnent envie de croire qu’il parviendra à détrôner ER en nombre de saisons (Grey’s jusqu’en 2019 ? Allez, soyons fous). Le succès de la série ? La constitution d’une famille hétéroclite, qui se retrouve en fin de journée pour partager une bière/un cocktail/un dîner. Tous les dramas sont très sympas et font partie de l’ADN de la série, mais rien ne vaut les quiproquos familiaux et les scènes d’humour/de danse de la série. C’est revenu l’an dernier et ce n’est pour le moment pas oublié par les scénaristes. Ouf.

Il me faut évoquer l’improbable cas de The Last Man on Earth : la série ne m’a pas encore tout à fait convaincu par son retour, mais elle semble avoir décidé de suivre cette saison un vrai fil rouge. C’est difficile d’en être certain après deux épisodes, mais c’est pour l’instant le cas et ça m’intrigue autant que ça me fait plaisir. Peut-être que ça aura moins l’air décousu grâce à ça et la série en a besoin, car l’humour lui manque en ce moment.

Enfin, comment ne pas terminer ce paragraphe sans évoquer le cas d’American Horror Story ? Cinq saisons redondantes et lourdes plus tard, la série se réinvente… en allant piocher dans ce qui était le plus intéressant en saison 1 ! Les acteurs changent enfin de rôles, le côté « Horror » est enfin (re)mis en avant avec des tentatives de jumpscare et le style même de la série est totalement redéfini avec le documentaire (qui plaît ou pas, certes, mais qui change au moins). Certes, je me méfie encore de la suite, mais pour l’instant, cette saison semble ne pas se disperser dans tous les sens et c’est une bonne chose.

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La première scène de Westworld

Les bonnes surprises

 Tout n’est donc pas noir en cette rentrée des séries, et franchement heureusement ! Le recyclage réussi se voit aussi parmi les nouveautés des chaînes.

The Good Place s’est démarquée en premier. Certes, le synopsis de base surfe sur une tendance mystico-religieuse très à la mode (il n’y a qu’à voir Angel from Hell l’an dernier, malgré son échec cuisant et mérité), mais l’humour y est totalement décalé par rapport à ce qu’on voit habituellement sur la chaîne. Il n’y a pas à dire, ça fait du bien ; et l’ironie de Kristen Bell est une franche réussite, comme toujours.

This is us est elle aussi tout à fait réussie. Il n’y a rien de nouveau avec cette série, mais alors vraiment rien. C’est un soap dramatique qui s’attarde sur la vie de personnages qui s’avèrent (SPOILER) être en fait tous liés par le sang. Deux timelines (comme dans Lost, HTGAWM, …) traités en même temps et une vraie motivation d’être un feel good font qu’en deux épisodes la série s’est imposée déjà comme une réussite. Pour être honnête, mon épisode de la semaine m’a même déjà manqué hier où la série n’était pas diffusée. C’est assez dingue cet effet d’habitude après seulement deux épisodes. Bien joué de la part d’ABC, ce recyclage est un succès au casting impeccable.

Westworld qui vient tout juste de commencer est une bonne surprise également, mais elle est déjà un peu trop survendue pour moi. J’ai du coup tendance à avoir envie de la critiquer, notamment en faisant un parallèle pour moi tout à fait évident avec Dollhouse de Whedon. Le côté western détourné par la SF n’est pas sans rappeler non plus Firefly de Whedon également. Et que dire de cette répétition autour de variations qui fait clairement penser à Person of Interest ? Au moins, pour cette dernière, il s’agit des mêmes créateurs, ça se comprend. C’est une bonne série, que je conseille malgré ces quelques critiques pour nuancer toutes celles qui hurlent à l’originalité pure et à la nouveauté. Une bonne surprise, oui, une nouveauté, pas vraiment…

Ces nouveautés sont donc inspirées fortement de thématiques déjà traitées, mais elles parviennent à s’en démarquer de manière agréable.

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Blasée, Hayley ? (Conviction)

EN CONCLUSION – La saison 2016-2017 est bien entamée désormais, même si j’attends encore quelques retours (comme Supergirl). Le mois de septembre n’a pas été transcendant, j’ai l’impression d’être enfermé dans une routine au milieu de laquelle il est difficile de trouver quelques bouffées d’oxygène de nouveauté. Je n’aime pas terminer mon article par une question, mais quand même, cette fois ça s’impose : suis-je le seul ?

Person of Interest : du Bad Code au God Mode

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C’est triste, mais il faut bien s’y résoudre : Person of Interest est désormais terminée, nous n’aurons plus jamais un seul inédit à nous mettre sous la dent. Il est donc (déjà) l’heure de faire un grand bilan/analyse sur la série et de se demander ce que l’on retiendra de POI.

Cet article est un peu dans la même veine que celui que j’avais écrit sur The Following, il s’adresse avant tout aux grands nostalgiques (de maintenant… ou qui passeront dans un an). En ce qui me concerne, je n’ai commencé la série qu’en mars et autant dit qu’avoir englouti autant d’épisodes en si peu de temps, ça marque. Il fallait bien que j’en parle.

Dans cet article, je reviens donc sur les cinq saisons de cette série et j’essaye de montrer pourquoi la série m’ennuyait tant à ses débuts (Bad Code) et comment elle est devenue aussi parfaite sur sa fin (God Mode). C’est donc une méga-synthèse des différents articles que j’ai déjà pu rédiger sur la série (vous trouverez les liens dans l’article, n’hésitez pas à y jeter un œil si vous êtes vraiment en deuil de la série), à l’exception bien sûr de l’article marathon, qui n’est jamais qu’un jeu (d’alcool).

 Oui, l’article va évoquer les cinq saisons et les ultimes minutes de la série, mais j’indiquerai au fur et à mesure des paragraphes les saisons dont il est question, pour éviter les spoilers 😉

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Une lente mise en place

Person of Interest a débuté en septembre 2011, dix années tout juste après les terribles attentats du 11 septembre et l’obsession sécuritaire qui s’est emparée des États-Unis, marquant profondément le pays. Il n’est pas donc si étonnant de voir cette série sur une machine surpuissante débarquer à la télévision américaine, dans un contexte qui en fait une Machine (avec la majuscule s’il vous plaît) capable de protéger les citoyens. Bon, on ne va pas se mentir, si vous n’avez jamais regardé la série, il est temps d’arrêter votre lecture. Pour les autres, on va pour l’instant longuement parler de la saison 1, parce que c’est un peu la base, accrochez vos ceintures !

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Numbers of the week : un procedural post-attentat

Il faut dire les choses comme elles sont : la saison 1 (dont j’ai commenté les épisodes dans cet article) n’est pas franchement des plus réussies, ni des plus abouties. Les idées sont là, mais la partie science-fiction n’est pas traitée, mise de côté la majorité du temps au profit d’une enquête de la semaine. Il y a bien sûr le suspens interminable et répétitif de savoir si le « client » de la semaine est du côté des gentils (victim) ou des méchants (perpetrator) et il y a quelques trames de fond (Elias, le passé de John) dont les graines sont plantées ici et là au hasard des épisodes. Cependant, aucun doute possible : l’idée n’est pas de prendre la tête du spectateur avec des problématiques complexes, juste de lui permettre de voir une intrigue complétée en quarante minutes, à la manière des Experts ou de NCIS (cette dernière s’étant, elle aussi, complexifiée avec le temps dans des intrigues par saison).

À nouveau, cette obsession de l’intrigue bouclée est assez facilement rattachable à l’obsession sécuritaire post-attentat. Il est cool de se dire que notre destin est surveillé par une Machine et une équipe (un duo, aidé d’un flic corrompu) qui ne perd jamais (ou si peu). Et la série s’enferme là-dedans sur l’ensemble de sa première saison, sans particulièrement chercher à sortir du schéma du procedural, qu’elle maîtrise parfaitement. Oui, mais voilà, elle a le potentiel d’être beaucoup plus que cela, ça se sent, et ça donne une impression de gâchis par moment – et encore plus quand on voit ce qu’elle devient ensuite (mais eh ! j’ai dit que je préviendrais en cas de spoilers, donc hop, passons au paragraphe suivant !).

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Des personnages sous-exploités ?

Cela pourrait suffire à servir une série un peu moyenne, mais le problème ce que bien souvent les personnages sont sous-exploités dans la série. Ils sont là, c’est vrai, mais leur personnalité est assez « plate ». Ce n’est probablement pas le bon mot, je devrais peut-être en resté à « convenue ». Ces personnages ne surprennent pas, n’échangent pas vraiment sur leur vie (combien d’épisodes avant qu’Harold et Reese n’entretiennent une relation amicale ?). Carter les traque sans qu’on en découvre beaucoup plus sur elle (jusqu’à cet épisode où l’on découvre qu’elle a un fils qui sera ensuite toujours éclipsé et laissé de côté, un peu comme pour Fusco), Fusco justement n’est qu’un flic corrompu pris dans un engrenage qui le dépasse totalement, John est le super-héros américain que rien n’arrête et qui réussit toujours tout ce qu’il entreprend (y compris la drague, sinon c’est pas drôle) et Harold est le plus mystérieux, mais est souvent réduit au personnage du geek. Le vrai problème dans tout ça, c’est que les personnages n’ont que peu l’occasion de se rencontrer et le sentiment d’équipe n’est du coup pas du tout créé au cours de cette saison : nous avons des loups solitaires avec une mission commune, mais ça s’arrête là.

Lors de rares occasions, les personnages se voient un peu plus développés, le plus souvent par des cliffhangers ou le retour de « réguliers », comme Zoe Morgan. Seulement, ça ne dure jamais plus d’un épisode, la série fait souvent marche arrière. Ce qu’il manque surtout, c’est un enjeu un peu plus grand que le numéro de la semaine et des dialogues bien travaillés… Ce qui arrive ! Attention, nous allons maintenant passer à la fin de saison 1… et début de la 2.

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La mise en place de la sérialité : comment Root a sauvé la série

Le premier épisode qui introduit Root dans Person of Interest est très mystérieux : il ne s’agit alors que d’une hackeuse particulièrement douée qui connaît l’identité d’Harold… et qui est oubliée pendant un peu moins d’une dizaine d’épisodes après son introduction. Elle revient enfin pour le dernier épisode de la saison et en constitue le twist final, qui laisse John perdu dans la rue à décrocher le téléphone à la place de la Machine. Je ne sais pas bien si c’est conscient de la part des scénaristes, mais dès lors le personnage de Root devient iconique : sans être méchante, elle parvient à mettre nos héros si parfaits en échec. Et c’est tout ce dont avait besoin la série : un antagoniste à la hauteur, mais vraiment à la hauteur.

Avec elle, Root introduit surtout une grosse part de la mythologie de la série. Elle prend la Machine pour une déesse, la considérant comme une entité à laquelle on peut parler et dont on peut se servir – ou plutôt dont elle peut être le corps. Les premiers épisodes de la saison 2 (commentés par-là) sont plein de concepts autour de la Machine et du fameux « bad code », qui permettent de totalement changer la dynamique de la série… et surtout d’en faire une série, avec des épisodes qui se suivent (les deux premiers de cette saison notamment). Cette sérialité nouvelle permet aussi de développer au mieux les personnages, notamment Finch qui se voit attribuer un passé romantique.

Malheureusement, les producteurs ont vendu un procedural et c’est donc à cette forme qu’ils se tiennent. Attention, il n’y a théoriquement pas de mal à faire un procedural, c’est juste pas du tout mon type de série et, du coup, pas du tout les meilleurs moments de la série. Oui, sauf que les scénaristes semblent être un peu de mon avis et chaque fois que Root revient c’est en amenant avec elle un humour que la série n’a pas habituellement et tellement, tellement de bons moments qui transcendent les intrigues de la semaine qu’on nous sert habituellement. Dit autrement : elle sauve littéralement la série de l’ennui et de la routine dans lequel elle s’était installée malgré elle, au même titre que Zoe Morgan et Leon Tao… mais seulement elle le fait mieux, parce qu’elle parle à la Machine, parce qu’elle a son God Mode et que la Machine semble la comprendre et lui répondre…

Dans la suite de l’article, je vais traiter des saisons 2 et 3, vous êtes prévenus, arrêtez-vous si vous n’êtes pas à jour.

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Faire de la Machine un personnage

Ce sont au cours des saisons 2 et 3 que la série parvient à accomplir ce qu’elle avait toujours tenté de faire sans jamais y parvenir : devenir une série suivie, tout en gardant assez le format du procedural pour continuer de convaincre la chaîne. Tout cela se fait parce que la Machine n’est plus simplement une entité neutre qui nous permet d’accéder au passé, mais parce qu’elle devient peu à peu un personnage central d’un show qui se réinvente.

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Tirer un trait sur le passé

Cependant, pour parvenir à se réinventer de la sorte, la série a dû faire quelque chose de bien difficile : tirer un trait sur le passé. Cela a commencé par les disparitions de Zoe et Leon, ou plutôt par leur absence de plus en plus prolongée. Puis, toute une intrigue s’est terminée autour du passé de John, sans crier gare. La série s’est peu à peu développée pour devenir autre chose, grâce à Root et au développement qu’elle a apportée concernant la Machine. La Machine est en effet devenue un personnage à part entière, avec ses caprices et bugs. La série était donc prête pour l’introduction d’un nouveau personnage, de la manière la plus étrange qui soit : un épisode spécial.

Le 2×16 nous présente donc le personnage de Sameen Shaw, qui s’apprête à devenir l’un des éléments-clé de la composition de la série. Cet épisode se centre uniquement sur son personnage, introduisant relativement tard en son sein les personnages principaux. Et surtout, c’est un épisode qui fait en sorte que Shaw rencontre toutes les cartes importantes, y compris Root, dans une scène de torture au fer à repasser absolument magique (je ne pense pas qu’on puisse me contredire là-dessus). Ce nouveau personnage n’est pas immédiatement présenté comme une partie de l’équipe, elle va, elle vient, mais elle est toujours là quand on a besoin d’elle. Elle a son caractère bien trempé et bien à elle, mais aussi et surtout ses répliques cinglantes. Au même titre que Root, elle ajoute une bonne dose d’humour à la série qui en a bien besoin.

Tout cela n’est pas encore tout à fait suffisant pour faire peau neuve. Les scénaristes le savent bien… et ils décident alors de sacrifier le personnage de Carter, tout en marquant la fin de l’intrigue HR. Et ça fonctionne, d’autant plus que tout cela se fait en début de saison (épisodes 8 et 9, commentés dans l’article sur cette déjà bien meilleure saison 3), dans des épisodes généralement totalement banal et pas marquants à ce point. Ces deux épisodes sont absolument dingues et plein de surprises, jusqu’au couple Carter/Reese, qui aurait pu être attendu à une autre époque, mais que je ne voyais même pas ensemble quand il finit par arriver. Bref, avec cette mort violente, la série tourne définitivement la page du passé et se lance à la poursuite d’autre chose… ses racines (pun intended) « mythologiques » et totalement bercées par la SF !

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Shoot : un fil rouge efficace

Le reste de la saison 3 et le début de la 4 (attention spoilers et commentaires sur la saison 4) a alors été marqué par un relatif retour à la normal. Les enquêtes reprennent assez vite leur banalité une fois le meurtre de Carter élucidé. Oui, mais dès l’épisode qui suit cette fusillade imprévue en pleine rue, Shaw et Root reprennent leur flirt de manière plus flagrante encore que lors de leur rencontre autour d’un fer à repasser. Cela fait déjà une dizaine d’épisodes que ça dure, mais ça s’accélère quand il s’agit de venger Carter. La scène est marquante, Root avec ses deux pistolets, aidée de la Machine et encadrée par Fusco et Shaw… La série possède là une nouvelle base hautement sexy et beaucoup plus scénarisée à long terme.

Oui, Person of Interest décide de nous montrer deux personnages de femmes fortes qui, en plus, en pincent l’une pour l’autre, dans une relation toujours esquissée de manière subtile dans des dialogues de drague un peu lourde aux moments les plus inopportuns. À partir de là, l’attache aux personnages est totalement différente de ce qu’elle avait pu être auparavant : les interactions et dynamiques prennent le dessus sur les missions à de nombreuses reprises. Dorénavant, on assiste aussi à une évolution des relations entre les protagonistes de la série, qui ne se contentent plus de sauver simplement leur numéro du jour… Surtout en début de saison 4 où chacun est séparé et vit sous couverture.

En d’autres termes, le couple Shaw/Root devient un fil rouge que l’on retrouve dans une majorité d’épisodes et qui a une importance toute particulière, aux côtés des développements qui voient le jour avec Samaritan. Parce que, oui, avoir des personnages forts qui interagissent enfin ne suffisait pas et les scénaristes ont su renouveler la série avec un nouvel ennemi qui allait aider à définitivement renverser les bases de la série et la faire rentrer dans sa maturité la plus totale et la plus cool. Le renouvellement se fait aussi par ce principe des couvertures que doivent assurer les personnages et qui fait que seule la Machine reste un personnage inchangé en début de saison 4. Elle permet la transition vers une série très différente, avec une nouvelle base et un nouveau QG.

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La première simulation 

Cette intrigue et ce fil rouge nous amènent en effet à l’écriture du meilleur épisode de la série – ou en tout cas d’un des meilleurs, le 4×11. En effet, au cours de celui-ci, l’équipe Machine se retrouve dans une situation intenable lors de laquelle tout espoir semble perdu d’avance. Root demande alors l’aide de la machine qui va calculer tout un tas de simulations pour tenter de sauver ses alliés. Cet épisode démontre toute l’évolution de la série de la meilleure des manières possibles : la Machine est notre point d’entrée dans l’épisode. C’est le personnage principal de l’épisode, celui dont nous suivons le point de vue, de scènes en scènes, découvrant son désespoir de ne pouvoir gagner comme lors de cette partie d’échec contre Harold et son humour particulier (le baiser entre Root et Fusco).

Mieux encore, la simulation permet l’étude des relations humaines développées comme jamais avant dans les quatre saisons : la relation père/fille entre Harold et sa Machine, le couple Shoot, la relation de Reese avec ses co-équipiers, la place particulière de Fusco, tout est étudié minutieusement dans les simulations de la Machine.

Le calcul des probabilités nous fait trembler en tant que spectateurs car l’on sent bien que cet épisode n’est pas comme les autres : c’est la première fois qu’on découvre autant le fonctionnement de la Machine et la menace plane tout au long de l’épisode. Cela nous mène inévitablement à l’une des scènes les plus atroces (aux côtés de celle de la mort de Carter) où Shaw se sacrifie pour sauver l’équipe, après avoir finalement cédé aux avances de Root. Inattendu baiser attendu pendant des heures, cette scène nous retire tout le plaisir de voir ces deux personnages enfin ensemble et commence une ère bien sombre pour la série.

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« We might as well be a symphony »

Alors que la série a pris un temps monstre à se développer pour devenir autre chose, les audiences n’ont cessé de chuter. C’est peut-être pour ça que les scénaristes décident étrangement de faire ce qui s’apparente à une marche arrière dans la deuxième partie de la saison 4…

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L’interminable recherche de Shaw

Interminable est un euphémisme à ce stade ! Root passe deux ou trois épisodes à ne chercher que Shaw, révélant un côté vengeur qu’on ne lui connaissait pas encore si développé et gagnant définitivement le cœur des fans quand ce n’était pas encore fait. Oui, mais voilà, l’actrice est enceinte et ne peut pas revenir de sitôt. Samaritan la garde donc en otage et nous n’en saurons pas plus. Quant à Root, il est évident qu’elle continue à la chercher et à servir la Machine jusqu’à ce qu’elle ait ses réponses. Normal.

La recherche de Shaw devient un fil secondaire de la saison 4, qui devient même par moment tertiaire. Nous revenons aux épisodes lambdas sur des numéros sauvés par un John et un Harold qui n’interagissent plus vraiment après la perte de leur(s) alliée(s). C’est extrêmement dur à supporter et regarder quand on sait ce que la série est capable de faire quand elle est en forme. Oui, mais voilà, c’est peut-être aussi un effet voulu de la part des scénaristes, de montrer que les bases de la série ne sont pas oubliées. Surtout, les scénaristes nous sèment des indices, exactement comme au cours des deux premières saisons, indices qui sont destinés à nous mettre sur la piste de ce que sera la dernière saison, qui a elle aussi son article consacré, évidemment.

Alors oui, la deuxième partie de la saison 4 est longue, mais elle permet aussi de se rendre compte des progrès de la série et du caractère essentiel de Shaw et Root dans l’équipe. John & Harold semblent galérer à tous les deux et le conflit avec Samaritan se profilent, étant toujours plus menaçant à l’horizon, horizon qui se rapproche bien vite sur la fin de saison.

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Une série qui exploite pleinement son potentiel

Tout cela nous fait arriver au début de la saison 5 dans laquelle la Machine est finalement cassée, non fonctionnelle. La situation se renverse totalement, c’est l’équipe qui s’occupe désormais de la Machine et non la Machine qui s’occupe de les envoyer en mission. Cela fonctionne très bien, malgré l’absence de Shaw toujours. Avoir ce but commun rapproche notre équipe qui sait mener un combat qui ne peut que mal finir pour eux.

C’est dans cette saison 5 que les scénaristes dévoilent tout le potentiel de ce qu’ils ont entre les mains avec l’affrontement de ces deux machines que sont Samaritan et la Machine. L’une et l’autre sont capables de calculs que le cerveau humain ne peut accomplir et permettent donc des simulations qui remettent tout en question et permettent toujours une exploration plus en profondeur des personnages. Le retour tant attendu de Shaw se fait selon ce principe de simulation, nous permettant de découvrir mieux que jamais la vision du personnage et ses sentiments, mais aussi de comprendre la torture qu’elle subit. De simulation en simulation, c’est son réel qui est détruit peu à peu, puisqu’elle se sent perdue dans une suite de simulation. Inception ? Un peu, oui.

Le spectateur est peu à peu perdu lui aussi dans les simulations que subit Shaw. Chacune de ses scènes est surplombée d’un énorme « ET SI ? » aussi désagréable qu’il est brillant. Les scénaristes jouent avec les possibilités, avec les scénarios, avec les personnages et tout cela est purement le « God Mode » qu’on nous vendait en saison 2. Oui, les scénaristes ont atteint le God Mode, ils peuvent nous amener où ils veulent, dans une direction que l’on veut voir (Shoot) pour mieux nous la retirer aussitôt. Tous les personnages se complètent à merveille dans cette saison, les sacrifices s’enchaînent et ne se ressemblent pas. L’ajout des simulations, découvertes en saison 4, à l’écriture de la série fait exploser son potentiel au grand jour.

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Le dernier arc : un renouvellement assuré.

La série se lance alors, lorsque Shaw retrouve enfin l’équipe dans un épisode qui paraît presque bâclé après tant d’attente et de simulations, dans son ultime arc. Évidemment, cet arc commence presque immédiatement par la mort de Root, que l’on sentait venir depuis le début de saison, une fin heureuse ne semblant pas trop crédible à la fois pour le personnage et la série. Cette mort permet de donner une voix à la Machine qui devient, encore plus qu’avant, un personnage à part entière du casting, avec ses motivations et ses secrets.

Les derniers épisodes nous révèlent alors que la Machine a mise en place une autre équipe (au moins) constituée des anciens numéros qui furent secourus par Reese et Finch tout au long des cinq saisons. Le renouvellement de la série est assuré : même en cas de défaite, le spectateur sait que la protection et le combat continuent. C’est une trouvaille parfaite, qui permet d’imaginer Zoe et Leon continuer à faire le même boulot de leur côté et de donner un peu d’espoir dans une fin très sombre.

Tout cela se fait sans perdre pour autant de vue les simulations qui ont permis de créer tant de suspens et de grands moments tout au long de la saison 5. Finch envisage d’arrêter définitivement sa machine et de dernières simulations nous permettent de découvrir ce que chacun aurait fait sans l’existence de la Machine, et ce n’est pas bien consolant de savoir qu’ils auraient tous mal fini. Harold désactive finalement son bébé et cela nous permet d’atteindre les adieux ultimes…

Sans grande surprise, le dernier épisode voit la Machine agoniser et l’équipe mener le dernier combat contre Samaritan, avec son lot d’adieux et de rebondissements. John finit par mourir, se sacrifiant pour la Machine, ce qui est la seule issue vraiment possible pour le personnage. Tous les autres terminent sur une note d’espoir : Fusco reprend sa vie et Harold retrouve enfin Grace, une scène que nous ne voyons pas vraiment mais qui est suffisante pour imaginer le bonheur à venir du personnage, dans une vie tranquille, au moins pour un temps. L’ultime combat contre Samaritan est remporté par la Machine et, contre toute attente, celle-ci est parvenue à survivre à sa destruction : le dernier épisode se termine donc sur la résurrection inattendue de la Machine qui contacte aussitôt Shaw. Root voulait être une symphonie avec elle dans l’univers des possibilités, c’est désormais chose faite : la Machine a conservé la voix de Root et contacte Shaw en priorité pour reprendre le travail. C’est la plus belle des fins ouvertes possibles, qui laisse place à la possibilité de spin-offs, remakes et de films, sans pour autant nous laisser frustrés ou dégoûtés.

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Ce sourire de Sarah Shahi est une conclusion merveilleuse aux cinq années de la série, il représente bien ma réaction à ce final, tout en montrant bien l’évolution de Person of Interest et de ses personnages. Certes, les débuts étaient clairement du Bad Code pour moi, mais il est tout aussi évident que tout cela se termine en God Mode. Ce n’est pas un adieu, c’est un au revoir en attendant la prochaine simulation ou la prochaine fois que je me replongerais dans les meilleurs moments.