The Outpost – S03E12

Épisode 12 – Where Death Lives – 18/20
Ah oui, non mais je n’étais pas préparé à un tel épisode ! On sent bien que la fin de saison approche – enfin, en quelque sorte, parce que la saison 4 sera finalement la 3B – et ça permet à l’épisode d’accélérer son rythme sur la fin, ce qui était tout de même surprenant de la part de la série qui délivrait avant cela un épisode plutôt moyen. En tout cas, une fois de plus, j’ai trouvé que c’était efficace pour moi !

> Saison 3


Spoilers

Maybe there’s a kinj for that?

C’est parti, au tour de Talon, Zed et Wren de mettre un masque comme le reste du monde. Ben oui, ils sont désormais dans le Plan of Ashes et les cendres ce n’est pas très agréable à bouffer. Ils ont donc des masques pour venir voir Corven, le frère de Zed qui est à la hauteur de sa réputation : il saute aussitôt sur son frère pour le tuer, et il ne lui laisse la vie sauve que parce que Wren lui demande.

Voilà qui promet déjà pour la suite ! C’est toutefois assez marrant à voir, surtout quand il éclate de rire… et arrête juste avant le générique.

On ne les retrouve que plus tard, et je peine vraiment à voir en quoi cette autre dimension est si dangereuse que ça. OK, il y a du bruit, des cendres partout et des flammes, mais c’est à peu près tout. Wren interroge pépère le frère de Zed, et avec son accent, chaque fois qu’elle dit son nom, j’entends le mot « covid », sérieusement.

Bref, Corven finit par révéler que le plan que Wren a est dangereux et représente la mort, puis il refuse que Wren se rende dans un trou pour vérifier ce qui s’y trouve vraiment. Malgré ça, nos héros sont rapidement en chemin vers le Kinj noir ce qui est une bonne chose. Corven en profite tout de même pour s’en prendre à son frère, à qui il reproche de l’avoir abandonné.

Il lui reproche ensuite la mort de leurs parents, pourtant morts au combat. Face à un nouvel excès de colère de Corven, Talon est forcée d’intervenir pour l’empêcher de tuer Zed. Wren révèle alors qu’elle est responsable de l’état de son frère.

En effet, il était dans une douleur improbable à cause d’un poison inconnu, alors elle a testé un antidote qui lui a fait perdre le contrôle de lui-même. Bon. On ne va pas se mentir, l’idée est bonne, mais la mise en place de tout ça était sacrément mauvaise. Genre, vraiment, beaucoup. Ca va vite, c’est trop gros et c’est malhabile.

C’est pourtant plutôt bien joué par les acteurs. J’aime la folie de Corven, une nouvelle folie pour la série, j’aime assez la réaction de Zed pleine de gratitude envers Wren qui a sauvé son frère, mais ce n’est pas fou pour autant. Au moins, ça a l’avantage d’être rapide, et l’intrigue avance elle aussi : nos héros finissent par pénétrer dans une grotte où leur guide assure qu’il n’y a que la mort – et qu’ils risquent de mourir aussi.

Il veut y envoyer Zed, mais pas Wren, pourtant, c’est bien eux quatre qui finissent par y aller, le guide révélant au passage qu’il a tué le père de Talon. Puis non. Puis, peut-être, en vrai, mystère. Ca part dans tous les sens, mais Zed a le temps d’avoir un petit temps avec Talon pour tenter de comprendre son besoin de réponse, parce qu’il y a de grandes chances pour qu’il soit mort son père tout de même.

Talon cherche tout de même à savoir pourquoi et comment son père a décidé de laisser sa famille pour aller vivre dans une étrange cave loin de tout. C’est étonnant effectivement.

La cave est peuplée de squelettes et de cadavres un peu partout, ce qui rend nos héros un peu inquiets, mais surtout curieux de ce qu’il peut bien se passer dans cette grotte si particulière. Finalement, la fin d’épisode les voit arriver au cadavre du père Talon. Il est tellement bien conservé malgré les quelques lances qui le transpercent, que c’est sans surprise pour moi que le père s’est finalement réveillé.

Oui, le père de Talon serait encore en vie, mais il refuse qu’on le touche par peur de les tuer. Bien, c’est très clair : le kinj noir est dans la place les amis !

L’épisode ne se concentre pas que sur les aventures dans une autre dimension : il revient également à l’intrigue en cours à l’Outpost. Munt y revient pour réclamer la présence de Janzo, afin de le supplier de le faire entrer. Les portes lui restent bien sûr fermés, mais ça fait de la peine parce que Munt est plutôt bon acteur sur ce coup-là. Janzo est heureusement conseillé par un garde qui lui dit bien de faire attention à ne pas ouvrir.

Janzo est dépité, mais il parvient à s’y tenir. Malheureusement, c’est déjà trop tard puisque l’invasion a commencé : le soldat de l’épisode précédent et sa femme continuent d’infecter discrètement l’Outpost… et tout le monde se laisse faire. Pire encore, personne ne voit l’armée de Yavalla à quelques mètres de l’entrée et quand des gardes possédés laissent les portes ouvertes sans surveillance, personne ne semble se rendre compte de quoique ce soit.

Pendant ce temps, Garrett et Gwynn sont toujours aussi proches, et Tobin s’en rend bien compte. Cela ne l’empêche pas de demander à sa reine une audition pour lui annoncer qu’il est libéré des engagements de son mariage. Il est enfin libre d’être amoureux de Gwynn… mais il choisit de rester avec Falista. HEIN ?

Après l’avoir vue emprisonnée et avoir craint pour sa vie, il est retombé amoureux d’elle. Je. Pardon ? J’ai tellement éclaté de rire ! Pauvre Gwynn. Elle a certes un lord très fidèle et loyal mais elle perd définitivement son mec, et ça la blesse. Elle lui rappelle ainsi qu’elle l’aime et qu’elle n’est pas encore prête à faire ce qu’il lui demande. L’échange se conclue ainsi sur Gwynn approuvant Falista et Tobin… approuvant Garrett. D’accord, mais il est avec Talon, lui, putain. Ils me font criser, je n’en peux plus de rire à repenser à cette scène tellement improbable.

Gwynn s’en confie malgré tout à… Garrett. Elle sait bien qu’il est avec sa meilleure amie, mais elle lui annonce qu’elle a les mêmes sentiments pour lui que Tobin a pour Falista. C’est n’importe quoi, à ce stade… et ils feraient mieux de s’occuper de l’invasion en cours, parce qu’évidemment que Yavalla envoie des gens dans l’Outpost. Ils sont tellement occupés à vivre les dramas romantiques – Tobin étant très heureux de coucher avec Falista finalement.

Les retrouvailles sont de courte durée : l’Outpost est envahi le lendemain matin, et Janzo est le premier à s’en rendre compte. Il peut donner l’alerte et est sauvé in extremis par Garrett. La panique est toutefois palpable dans l’Outpost : les infectés sont à peu près partout au milieu de personnes qui n’ont rien demandé.

Les non infectés parviennent à se réfugier dans la cour devant chez la reine, à son tour barricadée avec un barrage de fortune, mais on sent bien que c’est la guerre. Les soldats et Garrett sont même forcés de tuer des habitants de l’Outpost, franchement. Tobin leur vient en aide et les rejoint, avant d’apprendre que sa femme n’est pas parmi ces gens sains et saufs.

Par chance, Falista est immunisée grâce à son Kinj. Elle peut s’en servir contre ceux qui veulent lui refiler un kinj jaune mais ce n’est pas exactement suffisant. Tobin veut repartir la sauver, et personne n’arrive à le convaincre de le rester, ni Gwynn, ni Janzo. Janzo, en même temps, l’aide à aller sauver sa femme. Au moins, le choix de Tobin est très clair cette fois. Il revient pile à temps pour sauver sa femme en égorgeant un infecté qui n’avait rien demandé à l’origine.

Un de moins, écoutez. Tobin et Falista ont l’occasion de s’embrasser, puis ils se débrouillent comme ils peuvent pour retourner vers la reine. C’est très frustrant : on sent bien qu’ils sont tous les deux en danger juste parce qu’il fallait sauver Falista, mais ça sent mauvais pour Tobin, rapidement entouré de gens voulant le tuer. Le tuer ? Je ne comprends pas ?

Il est pourtant un allié important de Gwynn, ce serait important pour Yavalla de le récupérer une nouvelle fois. Ce n’est pas l’option choisie bizarrement. Tobin sauve Falista de justesse, mais il prend très cher dans cette fin d’épisode : le kinj rouge l’affaiblit bien malgré Falista, puis, il se prend un bon coup de sabre dans le dos, puis il est sauvé… pour mieux se prendre des flèches dans le dos.

PARDON ? Depuis quand la série n’est-elle pas expéditive avec ses morts ? Et depuis quand au juste un personnage aussi important que Tobin peut-il se faire tuer comme ça ? Je dois bien vous l’avouer, je suis dégoûté, je ne m’attendais vraiment pas à ce qu’il meurt dans cet épisode. Ce n’est pas encore la fin de saison, mince !

Il meurt pourtant, douloureusement, lentement. Janzo ne peut rien pour lui, alors il arrête de respirer en présence de sa femme, de Gwynn, de Janzo et de Garrett. Restera à voir si la série le laissera mort ou si Deux repassera dans le coin. A moins qu’il ne se retrouve avec le Kinj noir ? La saison n’est pas terminée, et ça me soulerait un peu qu’il soit mort maintenant que je l’aime bien. Au moins, c’est une mort héroïque.

> Saison 3

Vus cette semaine #52

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Outpost – S03E11 – The Hardest Part of Being Queen – 16/20
La saison aurait pu se terminer plus tôt, mais les scénaristes continuent de prendre des détours pour la mener à son terme. Pourquoi pas ? C’est un épisode sympathique à suivre et à la qualité toujours constante. Le temps est pris pour construire les personnages et nous les faire apprécier à leur juste valeur, quelque chose qui n’était pas toujours évident dans les premières saisons. Bref, ça continue de me plaire, sans être aussi efficace que lors des twists du début de saison.

Mercredi

neXt – S01E07 – FILE #7 – 14/20
C’est très classique. Sans être mauvaise, la série enchaîne comme elle peut ses rebondissements, et disons qu’elle peine à convaincre. Quand je pense qu’elle commençait bien ! Il y a toujours assez d’action pour que ça reste divertissant, mais disons que je ne suis pas mécontent de voir la fin de série approcher. Après, j’aurais préféré ne pas avoir quatre épisodes à rattraper d’un coup, mais bon, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a.
neXt – S01E08 – FILE #8 – 12/20
Difficile de revenir après de mauvais choix, et cet épisode nous le confirme. La série avait un bon potentiel, mais elle est difficile à supporter dans sa manière d’énoncer des informations et de monter des plans tous plus improbables les uns que les autres. S’il n’y avait que ça, ça passerait encore… mais le problème, c’est aussi qu’il y a des trous béants dans la logique de la série et qu’on nous demande d’ignorer des éléments qui seraient suffisants pour faire perdre les héros. Dommage, donc.
neXt – S01E09 – FILE #9 – 13/20
L’avantage de cet épisode est que l’on sent bien qu’il mène progressivement vers la fin de saison. Il devrait rester assez peu de pistes ouvertes dans le dernier de la série, et c’est une bonne chose, parce que ça m’aurait énervé de me retrouver avec quinze mille questions supplémentaires. Pour le reste, c’est un épisode plutôt sympathique, sans plus, mais assez fluide dans l’ensemble.
neXt – S01E10 – FILE #10 – 11/20
L’épisode final manque assez clairement de tensions et de vrais rebondissements. Tout est prévisible, jusqu’au cliffhanger tout à fait dispensable qui fait d’une fin en demi-teinte agréable une fin inutilement ouverte, puisque la série est annulée. Parfois, ça donne envie d’être dans la boucle de post-prod de l’épisode tout ça, franchement. Je suis déçu par cette série – elle commençait bien, mais elle n’a fait que sombrer ensuite et c’est bien dommage.

Jeudi

The Stand – S01E01 – The End – 08/20
Je vais finir par croire que Stephen King est vraiment un mauvais auteur. Comment des romans sympas comme les siens peuvent-ils tous finir aussi mal adaptés à l’écran ? Je pense que la version série (ou film) permet de voir davantage de défauts que la version écrite – avec les pensées des personnages en plus – n’en offre. En tout cas, pour en revenir à cet épisode, les acteurs sont mal dirigés, les figurants sont mauvais et l’ensemble est plutôt mauvais, avec une construction pas bien linéaire. On verra si je reviens pour l’épisode 2, mais ce n’est pas gagné, même si j’aime bien deux acteurs.
The Stand – S01E02 – Pocket Savior – 13/20
Ah, c’était beaucoup mieux pour ce second épisode, qui ressemble davantage à ce que j’attendais de la série – comme quoi, ça vaut parfois la peine de persister. Ce n’est toujours pas exceptionnel avec une chronologie sans dessus dessous, des pistes ouvertes dans le premier épisode pour mieux être oubliées ici, un rythme trop lent et des personnages inégalement intéressants vivant des situations… romanesques ? Vraiment, ce qui passe bien en roman passe moins à l’écran que sur le papier, et ça donne des moments quelque peu perchés ou manquant sérieusement de crédibilité.

Challenge Séries 2020

Le challenge sera un échec, c’est désormais certain, mais ce n’est pas grave, je me suis donné quand même :’)

Home for Christmas – S02E02 – Sweet Revenge – 18/20
La série revient avec exactement l’épisode que j’attendais. Sans perdre de temps, on découvre donc pas mal de changement et on retrouve tous les éléments qui me plaisaient tant avec la saison 1. Ce devrait donc être une nouvelle réussite pour cette saison 2, c’est chouette. Hâte de découvrir la suite de cette saison, mais vraiment, je vais tenter de résister et de ne pas trop me précipiter.
Home for Christmas – S02E03 – Stuck in the Past – 18/20
Égale à elle-même, la série développe le personnage de Johanne sans oublier la galerie de personnages autour d’elle. Tout se fait de manière fluide, avec de l’humour et des surprises à chaque fois. À ce stade, la série est exactement ce que j’attends d’elle à chaque épisode, alors je suis heureux d’y revenir. Voir un épisode par jour est aussi un bon choix pour rester dans l’ambiance de Noël (un peu) et pour savourer vraiment chaque épisode.
Home for Christmas – S02E04 – Christmas Speed Dating – 17/20
J’ai trouvé l’épisode un peu plus lent que les précédents, mais on est loin du coup de mou qu’il y avait eu en saison 1. Au contraire, tout continue de se développer avec quelques surprises en chemin, et j’aime beaucoup la fluidité de l’ensemble, malgré quelques coïncidences. Johanne habite clairement la ville la plus petite de son pays, mais ça fait le charme de cette série de Noël, en même temps.
Home for Christmas – S02E05 – The Perfect Date – 20/20
C’est Noël ou c’est pas Noël ? Bon, on n’y est pas encore, mais je passe tellement un bon moment devant cette série à chaque fois que je lance un épisode que je me sens presque forcé de la surnoter un chouilla. Cet épisode est très chouette pour tout un tas de raison, et j’aime l’équilibre fragile mais quasi-constant de la série qui réussit à faire osciller son héroïne entre tout un tas de sentiments positifs et négatifs. C’est un voyage agréable à faire avec elle !
Home for Christmas – S02E06 – Christmas Chaos – 20/20
Pfiou. En s’inspirant de sentiments universels et de l’amplification des émotions permise par les fêtes de fin d’année, la série parvient à proposer un épisode très juste, une fois de plus. Je ne peux pas trop en dire sans spoiler, mais j’aime les conclusions apportées dans cet épisode. Si j’espère que Netflix nous fera le plaisir de nous régaler avec une saison 3, j’ai conscience également qu’elle n’est pas forcément nécessaire… On verra bien. En attendant, joyeux Noël – ou plutôt, god Jul.

Are you afraid of the Dark ? – S01E01 – Submitted for Approval – 17/20
Si elle n’invente pas forcément grand-chose, la série est un reboot efficace qui sait tirer profit de la nouvelle époque à laquelle elle se déroule, sans pour autant en faire des caisses. Les personnages sont stéréotypés, inévitablement, mais pas ridicules pour autant, donc c’est plutôt chouette à suivre. Et pour une série Nickelodeon, ma foi, il y a ce qu’il faut d’horreur. C’était très chouette !
Are you afraid of the dark ? – S01E02 – Opening Night – 19/20
Je m’attendais à continuer de suivre les aventures toutes sympathiques de la Midnight Society comme dans le premier épisode, mais cet épisode passe un cap. Forcément. Il n’y a que trois épisodes pour cette saison 1, alors il n’y a pas de temps à perdre. Tant mieux : ça fonctionne totalement et ça me prend un peu par surprise. J’ai sursauté à deux reprises quand même. Je suis un public facile, c’est officiel.
Are you afraid of the dark ? – S01E03 – Destroy All Tophats – 18/20
Un peu plus prévisible, cet épisode parvient bien à conclure la saison agréablement en apportant des réponses à tous les éléments introduits au cours de la saison. J’aime particulièrement la manière dont les détails de l’histoire rythment l’ensemble, malgré quelques petits soucis de cohérence et un peu de bons sentiments par moment. C’est une série pour enfants, je ne peux pas lui reprocher ça. Par contre, elle est trop courte !

> Vus en 2020 

Ida Elise Broch (#119)

Salut les sériephiles,

La performance de la semaine ne surprendra absolument personne cette semaine, parce qu’elle aurait déjà pu être celle de la semaine dernière. Avec douze épisodes de Home for Christmas vus ces derniers jours, ça ne pouvait qu’être mon choix de ce dernier dimanche de l’année, non ? Voilà ainsi que pour cette ultime performance de l’année, je vais parler de…

Live The Life You Want GIF - LiveTheLife YouWant Smile - Discover & Share GIFs

La performance de la semaine :
Ida Elise Broch

La série concernée : Home for Christmas
L’épisode : S02E06 – Christmas Chaos – 20/20


Thursday Movie Picks Television Edition: Non-English « Mettel Ray %Pourquoi Une fois de plus, je pense que la question n’appelle pas vraiment de réponse tant c’est évident : sans avoir un rôle très compliqué à jouer, Ida Elise Broch maîtrise parfaitement les nuances nécessaires pour nous présenter une Johanne convaincante. Elle est convaincante dans son amour de Noël comme dans ses peines, particulièrement nombreuses en saison 2, et sa solitude. Elle maîtrise les changements d’émotions, comme ça se voit bien dans le gif ci-contre, d’ailleurs. Tout se lit toujours dans son regard, c’est dingue !

L’actrice s’en tire à merveille pour transmettre toutes les émotions du scénario et pour rendre son personnage attachant. C’est d’ailleurs le point le plus important ici à mes yeux : Ida Elise Broch porte la série sur ses épaules et c’est loin d’être évident. Trop souvent, je déteste les personnages principaux pour leur préférer des personnages secondaires s’imposant peu à peu… Pourtant, avec Johanne, c’est loin d’être le cas : j’adore le personnage, tout simplement.

lies.com » ida elise brochCertaines scènes furent plus marquantes que d’autres en deux saisons – je pense notamment à ce moment où elle apprend la trahison de son père en saison 1 ou sa colère dans le dernier épisode de la saison 2 – mais très franchement, c’est l’ensemble de sa prestation sur les deux saisons qui me décide à la choisir comme performance de cette semaine, parce que Johanne… Pfiou. Elle donne envie d’être de ses amis, et c’est ce qui explique le succès de la série !

Bon, ça, et la diffusion pour Noël avec un message universel concernant la solitude qui peut parfois être ressentie pendant cette période.


Vue aussi dans : Plusieurs séries norvégiennes, et un ou deux films aussi… Bon, par contre, vous comprendrez bien que moi, je n’ai rien vu de tout ça. Cela dit, j’aime vraiment beaucoup cette actrice, alors pourquoi pas tenter un jour ou l’autre ? En attendant, je peux difficilement vous en dire quelque chose. J’espère que sa popularité après cette série de Noël lui permettra de viser quelques autres grands rôles ensuite – si c’est ce qu’elle souhaite aussi, évidemment. Elle a démontré en tout cas qu’elle était excellente en tant que nana bourrée :’)

Awkward Dance Johanne GIF - AwkwardDance Johanne HomeForChristmas - Discover & Share GIFs


L’info en + : Difficile de trouver quelque chose à vous donner en plus ici, parce que ce qui nous intéresse tous, c’est de savoir si Netflix donnera le feu vert pour une éventuelle saison 3 de sa série-phare de Noël… Le problème, c’est que celle-ci est loin d’être essentielle, puisque la saison 2 concluait assez bien la série dans son ensemble.

Hes Generous Johanne GIF - HesGenerous Johanne HomeForChristmas - Discover & Share GIFsL’avenir nous le dira… Je pense toutefois que oui : la série rencontre un bon succès international et permet à Netflix de s’installer plus confortablement en Europe, où la plateforme doit continuer de produire, normalement. S’ils gèrent bien la chose, ils peuvent tout à fait proposer un nouveau personnage principal en saison 3, si possible en gardant Johanne pour dire bonjour de temps à autres. Ce n’est jamais que mon point de vue – et un peu mon envie aussi, donc ce n’est pas à prendre pour argent comptant, hein !

Allez, bonne fin de week-end.


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

The Stand – S01E02

Épisode 2 – Pocket Savior – 13/20
Ah, c’était beaucoup mieux pour ce second épisode, qui ressemble davantage à ce que j’attendais de la série – comme quoi, ça vaut parfois la peine de persister. Ce n’est toujours pas exceptionnel avec une chronologie sans dessus dessous, des pistes ouvertes dans le premier épisode pour mieux être oubliées ici, un rythme trop lent et des personnages inégalement intéressants vivant des situations… romanesques ? Vraiment, ce qui passe bien en roman passe moins à l’écran que sur le papier, et ça donne des moments quelque peu perchés ou manquant sérieusement de crédibilité.

> Saison 1


Spoilers

Hey, listen, just pretend we’re Ninja Turtles

Une heure d’épisode, vraiment ? Je ne sais pas si je vais pouvoir tenir ça, même si j’aime le casting. On reprend avec un nouveau trio de personnage installé dans une toile de tente au milieu d’un magasin. Je les aime davantage, ne serait-ce que pour ce sens de la survie. Après, on nous introduit un couple sympathique et leur gamin que j’envisage directement comme insupportable.

Larry – c’est le nom de ce nouveau héros – emmène finalement sa copine, le gamin et toute une communauté du magasin jusqu’au refuge que l’on a découvert en fin d’épisode précédent, où ils rencontrent le héros de l’épisode précédent. Chouette, on va pouvoir avancer dans l’intrigue !

Ou pas. La série reprend en effet avec sa chronologie décousue, malheureusement. On suit donc le personnage de Larry cinq mois plus tôt. Il est une rockstar qui sombre peu à peu dans l’alcool, fait des caprices et déçoit beaucoup sa mère. Inévitablement. Il boit même sur scène le verre d’une des personnes du public, ça promet.

Le concert est interrompu par Wayne, son ancien colocataire, qui décide de lui sauter dessus pour se battre avec, parce qu’il y a d’anciennes querelles entre eux. Soit. Le lendemain, Larry se réveille dans le lit de la serveuse du bar, bien déçue de voir qu’elle ne peut pas faire confiance en Larry. Il faut bien dire qu’elle ne vend pas du rêve à avoir de la morve plein le nez.

Il s’agit évidemment des symptômes du virus qui va ravager les États-Unis, à commencer par la mère de Larry. Bon, la scène où il se rend la voir à l’hôpital passe assez mal en cette fin d’année 2020, parce qu’elle rappelle des scènes que l’on a tous vu, au moins aux infos. L’avantage, c’est qu’on voit qu’ils ne se sont pas trop planqués sur la panique et les surcharges des urgences… En revanche, voir Larry se déplacer sans masque et sans geste barrière, c’est énervant. En plus, faut arrêter, on connaissait les bases avant 2020, donc il pourrait faire attention.

Bref, la mère de Larry meurt rapidement et il se retrouve une fois de plus confronté à Wayne, qui lui reproche en fait d’avoir volé sa chanson. OK. Il le laisse tout de même mourir devant chez lui et sous la pluie, parce que c’est bien plus drôle comme ça. Bien sûr, on apprend assez vite dans l’épisode que Larry fait des rêves d’Abagail depuis un moment. Abagail ? Whoopie Goldberg. Le problème, c’est qu’il est tellement drogué qu’il doit mettre ça sur le compte de ses bad trips.

Disons ce qui est, ses cauchemars sont hyper bizarres, donc on peut le comprendre. S’il se trimballe avec plein de drogue dans un sac et dort au beau milieu de Central Park, c’est parce que l’épidémie a éclaté et que tout le monde peut désormais faire ce qu’il veut. C’est chouette ça, les petits vieux peuvent aller se branler dans leur stade préféré tout en se trimballant à poil toute la journée. Vraiment, ça donne envie de vivre une pandémie… Hum, pardon.

Dans le parc, il tombe finalement sur une certaine Rita Blakemoor, une femme remarquable en tout point : elle est belle, toute de blanc vêtue et… un peu dingue ? Elle a pour but de tirer au flingue dans des maisons pour oiseaux, tout en soulignant qu’elle est heureuse de ne pas tomber sur un fou. Et juste comme ça, les deux se comportent comme un vrai petit couple. C’est expéditif, ma foi. Il semble s’en rendre compte lui-même quand il voit un corbeau manger un œil de cheval dans les rues de New-York, mais il aime bien le fait d’être embarqué chez elle par Rita qui lui sert un joli petit dîner.

Tout ça dérape vite vers une scène de sexe, avec du Sigur Ros en fond sonore. Bon choix musical, c’est à souligner. Si tout semble se dérouler à merveille pour leur couple, on apprend tout de même que la ville pue de plus en plus. C’est inévitable : il y a des cadavres partout, mais aussi des incendies dans les immeubles et, très clairement, la ville est en train de se transformer en ville fantôme.

Fantôme ? Oh non, le crime s’organise vite à New-York. Le lendemain, ils tombent donc sur un homme qui veut louer pour 15 minutes Rita en échange d’un bon paquet de fric. Comme si le fric pouvait faire quoique ce soit dans le monde d’après, hein ! L’homme a évidemment des acolytes pour faire peur à Larry et Rita, obligés de fuir la ville par les égouts. Rita n’apprécie pas l’idée par contre, parce que les égouts sont plein de rats qui lui font peur. Je peux la comprendre, hein, mais c’est triste de voir comment tout ça termine.

Elle ne se raisonne pas et s’enfuit par la ville, au risque de se faire violer. Larry refuse de la suivre, préférant survivre dans les égouts… et regrettant de ne pas avoir pris l’argent ?? C’est tellement abusé. Il s’enfuit donc dans les égouts où il a quelques hallucinations de sa mère en train de cracher des rats, notamment. La série est douée pour les effets spéciaux, c’est déjà ça.

En sortant des égouts, paniqué, il retombe de manière improbable sur Rita, qui assure avoir suivi la direction indiquée par Larry dans les égouts, expliquant pourquoi et comment elle se retrouve au même endroit que lui. Dans une ville comme New-York, surtout New-York en flammes, j’ai du mal à y croire. De toute manière, pendant la nuit, on la voit regretter d’avoir fait le choix de rester avec lui et pleurer longuement. Bien trop longuement. Est-ce que j’ai accéléré certaines scènes pour mieux supporter l’épisode ? Bien sûr que oui.

La série nous emmène alors… Ailleurs ? Dans une prison, le virus commence à se faire sentir à l’incarcération d’un certain Lloyd Henry qui jure qu’il n’a rien fait, alors qu’un autre flashback confirme que si, il a fait un braquage où son coéquipier a eu la bonne idée d’éternuer et tuer une pauvre victime qui n’avait rien demandé.

J’ai ri, j’avoue. L’excellente bande-son de la série continue, ce qui n’est pas négligeable, et ça permet une bonne scène avec quelques coups de feu et une arrestation amusante. On va être honnête, ça me plait déjà plus que le premier épisode, tout ça. Le truc, c’est qu’on enchaîne trop rapidement sur autre chose, avec une prison pleine de malades et un Lloyd qui essaie de survivre comme il peut en demandant à être relocalisé.

Ce n’est pas si évident en revanche : il est là parce qu’il a tué un flic, et on lui fait payer : un gardien essaie même de le contaminer, rien que ça. Quelques jours plus tard, il n’y a plus de gardien et Lloyd, immunisé, se retrouve à devoir envisager de manger son co-détenu mort du virus. Et il le fait, bouffant ensuite des rats quand il le peut. Contre toute attente, il est finalement sauvé par « Flagg », aka Skarsgaard. Celui-ci a enfin quelques lignes de dialogue, mais ça ne clarifie pas son rôle dans tout ça.

Il a un smiley sur sa veste et un scorpion sur sa ceinture, et c’est important à savoir vu l’insistance de la série sur ces éléments. Il est très mystérieux en tout cas : il s’amuse de la situation de Lloyd, puis réussit à transformer une pièce en clé, avant que la clé ne devienne une étrange pierre comme déjà vu dans le premier épisode.

L’épisode se termine ainsi sur un Lloyd libéré par Flagg qui envisage d’en faire son bras droit. C’est… mystérieux, mais pas forcément dans le bon sens du terme !

Dans le présent, on reprend donc avec l’arrivée de Larry et Nadine à la communauté. Larry se retrouve dans la voiture de Redman pour parler des rêves qu’ils font. Toute la communauté est donc remplie de gens rêvant d’Abagail. Commencer par là, ça aurait déjà bien mieux fonctionné pour le premier épisode. On comprend assez vite qu’Abagail a un rôle-clé dans la construction de cette communauté, mais ça, on s’en doutait déjà. Redman et Larry aussi : ils font partie d’une liste de cinq noms écrite par Abagail, qui leur donne un rôle de commandement dans sa communauté.

Finalement, Redman emmène Larry voir Ray qui lui affirme qu’il est dangereux d’être prophète. Si elle fait ça, c’est pour justifier la présence d’un flingue à sa ceinture. En fait, le but est ici pour Larry de rencontrer enfin Abagail. Avant de la rencontrer, il doit d’abord tomber sur Nick Andros (ça c’est fort de fruit), qui ne lui parle pas, mais signe son plaisir de la rencontrer. Il a aussi un œil de moins, apparemment… C’est finalement lui qui le mène finalement à Abagail, mais on ne verra rien de cette scène.

Du côté de Nadine, l’intégration à la communauté se fait par l’intermédiaire de Frannie qui nous apprend que certaines familles vivent dans des maisons d’un quartier résidentiel sans électricité, là où d’autres choisissent de vivre dans l’université, avec du courant. D’autres villes ont pourtant le courant, mais Abagail leur dit de venir à cet endroit dans leurs rêves, alors à quoi bon faire autrement.

On sent que ça vire à la secte, tout de même, avec Frannie insistant pour savoir si Nadine et l’enfant ont des rêves eux aussi. Hmm. Je ne suis pas convaincu par la réponse de Nadine affirmant que oui. Quant à l’enfant, il est sur le spectre de l’autisme apparemment : il ne parle pas, ne signe pas, alors impossible de savoir. En tout cas, Frannie demande à Nadine de devenir la mère de l’enfant, au moins temporairement, et d’accepter d’être maîtresse pour la communauté, puisque c’est son ancien boulot. Pff. Si on ne peut même pas compter sur la fin du monde pour changer de boulot ! Obligée de rester prof, Nadine, bim, dans les dents.

Elle se retrouve embarquée à vivre dans une maison sans électricité, mais avec Joe, le gamin, et Larry qui refuse de lui révéler ce qu’Abagail lui a dit. Bon, ben on ne saura pas non plus, et c’est frustrant de voir ensuite Larry se rendre auprès d’Harold quand on sait qu’Harold est cinglé. Celui-ci explique à Larry que, non, Fran ne vit pas avec lui. En effet, Larry a suivi les signes laissés par Harold à travers le pays pour trouver la communauté, et il s’imaginait forcément des choses entre Harold et Fran. Ce n’était pas le seul, puisque c’est exactement ce que Larry faisait aussi.

En tout cas, il est à souligner que Joe ne semble pas beaucoup aimer Harold, puisqu’il refuse même de lui adresser un regard… Et ça embête Harold, non ?

> Saison 1