Le retour de Nini et Ricky sur Disney +

Salut les sériephiles,

Le week-end en séries 18 a commencé il y a un quart d’heure quand je prends enfin le temps de me poser sur le canapé, et plutôt que de me lancer tout de suite, je me suis dit qu’il serait peut-être bon d’écrire avant ça l’article du jour, histoire qu’il ne soit pas trop tard pour le publier, et aussi parce que j’en ai besoin pour me remettre en tête la fin de saison 1 de High School Musical The Musical The Series !

High School Musical: The Musical: The Series: Season 1 Review

Ben oui, Disney + s’est enfin décidé à commencer à publier la deuxième saison de cette série, ce qui m’a forcé à faire un petit exercice mental douloureux pour me souvenir que les héros de la série s’appelaient quand même Nini et Ricky. Et EJ. Franchement, ça ne s’invente pas à ce stade.

High School Musical The Musical The Series – Just One More Episode

En coulisses, Nini et Ricky sont en plein drama perpétuel depuis le début de l’année, avec le couple supposé formé par les acteurs – Olivia Rodrigo et Joshua Bassett – en pleine rupture douloureuse pour madame. Rien n’a été confirmé, mais ses deux premières chansons single sont très claires et parlent de rupture. Elle en a sorti une troisième aujourd’hui, Good4u, où elle semble passer de la mélancolie à la rage, avec un style musical très différent, mais cool aussi. Good 4 her.

De son côté, Joshua Bassett martèle que ses chansons récentes ont été écrites il y a quelques années, mais elles parlent aussi toutes de rupture… Et j’ai une petite préférence pour ce qu’il fait. Cette semaine, il a aussi posté un message énigmatique sur Insta, avec toutes les couleurs de l’arc-en-ciel des cœurs et une ambiguïté sur son « I choose love » final. M’enfin, ce n’est pas le sujet.

High School Musical Aesthetic Gif Hunt

Le sujet est ici de parler des héros de la série… Pour Nini et Ricky, tout se terminait sur un joli baiser, révolutionnant la franchise qui n’en avait jamais vraiment eu dans les films, hein, et sur Ricky parvenant à reconquérir sa belle. Malheureusement, le bonheur va être de courte durée : Nini se voyait offrir une place dans la fac de ses rêves, mais loin de chez elle. Il ne lui restait qu’un mois à passer auprès de Ricky.

J’imagine que les scénaristes reviendront probablement là-dessus, surtout que Ricky est en pleine crise d’adolescence après l’abandon de sa mère.

380 idées de 『 high school the musical the serie 』 en 2021 | hight school  musical, high school musical, troy bolton

À l’origine, j’imaginais aussi une intrigue sur l’été de ces personnages, comme dans le second film, mais le clip de la première chanson sentait bon l’ambiance de Noël puisqu’il était diffusé pour leur « épisode spécial » de Noël qui n’en était absolument pas un, mais était une suite de chanson des acteurs.

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Pas exceptionnel. La série, elle, l’est et réussit vraiment à fournir un feelgood gnangnan et stupide, agréable à regarder. Tout se terminait donc bien, avec Big Red qui arrivait lui aussi à conquérir Ashlyn en faisant quelques claquettes pendant le générique de fin ou le premier couple gay de la franchise qui finissait sans drama. Quant à Miss Jenn, toujours pas d’amour pour elle, mais une réplique coupée des films enfin prononcée pendant le spectacle de fin.

High School Musical: The Musical: The Series: Season 1, Episode 5 “Homecoming” – Recap, Review (with Spoilers)

 

Pin by BrenAnn Turner on HSMTMTS | Documentaries, High school musical, Wise  girlEn revanche, Gina, revenue justement pour ce spectacle de fin d’année grâce à EJ lui ayant payé un billet d’avion, devait rentrer auprès de sa mère, mais là aussi, on terminait sur une note d’espoir avec une idée d’Ashlyn pour tout arrêter. Mouais. On verra sur cette saison 2 ce qui est proposé, mais j’imagine une cohabitation pas simple entre elles.

Allez, je mange, et je m’y mets !

Voir aussi : Les critiques de la saison 1

High School Musical, La série - Saison 1 - By Kimysmile

J’ai testé une série ramadanesque (El Foundou)

Salut les sériephiles,

Étrange titre, n’est-ce pas ? Tout d’abord, eid mubarak à tous vu le sujet, bon jeudi de l’Ascension également, parce qu’il y a des hasards qui font bien les choses. Tellement d’ailleurs que c’est aussi le jour où je me suis fait vacciner, yeah. Cela n’a rien à voir avec la choucroute, par contre. Ou plutôt le couscous.

Les séries ramadanesques, donc. J’ai découvert leur existence seulement l’an dernier, c’est bien la peine de se dire sériephile accompli ! Concrètement, comme leur nom l’indique, il s’agit de séries diffusées pendant tout ou une partie du ramadan. Il s’agit de production maghrébines pour les pays du Maghreb uniquement et c’est bien dommage !

En effet, à l’origine, il s’agissait de produits religieux principalement, alors je vois pourquoi ça n’a pas passé les frontières européennes comme phénomène. Seulement, aujourd’hui, on trouve aussi des histoires qui sont le reflet d’une société en pleine évolution à l’écran, et c’est dommage que ce ne soit pas plus exporté. Je compte sur Netflix pour le faire un jour, ce serait un bon créneau pour eux qui se tournent beaucoup vers la production internationale.

En plus, la production maghrébine n’a rien à envier aux américains du côté du rythme de tournage : les saisons font entre 20 et 31 épisodes, produits en un peu moins d’un an ! La diffusion est concentrée sur un seul mois, mais dans le fond, certaines séries produisent autant, si ce n’est plus, que les networks.

D’accord, mais est-ce que ça vaut vraiment le coup de s’y intéresser ? On ne va pas se mentir, le rythme et les intrigues sont inhabituelles pour nous européens, mais ça rejoint dans l’ensemble ce qu’on attendrait de certains soap opéra très dramatiques. J’ai eu la chance cette année d’avoir un traducteur avec moi pour regarder El Foundou, dont la première saison fait 21 épisodes.

Plainte contre la chaîne El Hiwar et El Foundou pour atteinte aux LGBTQ

21 soirs de suite, je me suis donc pris à cette histoire dont le synopsis ne spoilait rien : “un reflet de la société tunisienne”, débrouille toi avec ça pour faire ton article. La série raconte plus concrètement l’histoire d’un meurtre qui envoie son coupable idéal en prison. Vingt ans plus tard, le désigne coupable qui a toujours clamé son innocence sort de prison et doit se réinsérer dans la société, et surtout dans sa famille et auprès de ses amis. Évidemment, la recherche du vrai coupable est aussi dans ses préoccupations.

J’ai beaucoup aimé de nombreux aspects de la série, à commencer par cette intrigue, souvent perdue de vue, et ses personnages attachants (Joseph et Dorra en tête). Je suis comme beaucoup déçu de la fin, parce que j’avais bien deviné l’identité du coupable, mais il faudra attendre une éventuelle saison 2 pour savoir la suite. Et puis, on nous a résolu le meurtre sur un flash-back quelque peu précipité et peu convaincant en ce qui me concerne. Tant pis, ça aura été sympa de se prendre la tête pour le résoudre, tout en s’attachant aux personnages et en étant tristes de certains twists (la scène à la plage, par exemple) !

Les principaux acteurs de la série ramadanesque «El Foundou»

Si les personnages sont attachants, d’autres points sont plus difficiles à avaler. Je le disais, cette production tunisienne se veut reflet d’une société en pleine évolution, et elle est même clairement progressiste (avec des plaintes de certains organismes officiels par exemple, considérant la représentation faite comme dégradante). Malgré tout, un certain nombre d’intrigues et encore plus de répliques m’ont mis mal à l’aise, parce que le décalage de pensées sur un certain nombre de sujets est important (à commencer, bien sûr, par la place de la femme).

C’est bien normal, en tout cas, et je savais à quoi m’attendre, mais c’est aussi pour ça que c’est intéressant à regarder, surtout que les scénaristes militent assez clairement pour une évolution dans le même sens que la notre. C’est intéressant à regarder, donc !

Au rang des décalages culturels, il y avait aussi la tendance incroyable aux monologues de personnages développant des sentiments si possible dramatiques et la longueur des scènes sur les personnages pleurant. C’est déstabilisant, mais raccord avec les quelques tunisiens que je connais.

Enfin, pour conclure sur les aventures de Yahia, Slim, Rim et Mariem, il faut que je souligne que j’adore le générique (ci-dessus donc). En Tunisie, les génériques durent le temps de la chanson, ils sont hyper stylés et comme on les entend chaque jour ils vous rentrent en tête super vite. Surtout que bien sûr, on l’entend aussi dans la pub ou dans des émissions de divertissement ensuite. Vous saviez qu’en Tunisie, c’était Dimanche tout est permis ?

Maintenant, oui. Tout est dispo sur YouTube si vous maîtrisez l’arabe (et le tunisien surtout) ou si vous avez quelqu’un d’assez patient pour vous le traduire. Sinon, ça vaut le coup d’œil curieux pour vous faire un avis sur la belle qualité des images et sur la musique entêtante. Enfin, difficile de ne pas terminer cet article sur l’exceptionnelle pub Orange qui m’est restée tout autant en tête (même pas besoin de parler la langue pour la comprendre) :

PS : demandez à Netflix d’ajouter des séries ramadanesque, c’est hyper prenant, ça vaut le coup et eux, ils nous mettront des sous-titres ! Y a un créneau de diffusion internationale à prendre…

Films vus en 2021 #11 : Breaking Fast (2020) 🏳️‍🌈

Salut les cinéphiles,

Mon ordinateur fait complètement des siennes et j’ai bien eu peur de ne pouvoir sortir cet article dans les temps. D’ailleurs, il ne l’est pas tout à fait, parce que dans l’idée, j’aurais aimé le sortir cet après-midi. Espérons que ça ne me fasse pas le coup la semaine prochaine pour la réouverture des cinémas (même si je ne pense pas y aller dès le 19).

Breaking Fast - Film (2021) - SensCritique
« Who’s got you ? »

En tout cas, en cette soirée de l’aïd, j’ai voulu parler d’un film qui l’évoque lui aussi, même si pas du tout de la manière habituelle : il s’agit en effet d’un film LGBT, Breaking Fast. Et c’est un vrai coup de cœur.

Le film nous raconte le ramadan de Mo, un gay musulman pratiquant vivant à West Hollywood (connu pour son ouverture d’esprit et sa tolérance). Franchement, le synopsis m’a rendu curieux, parce que c’est un personnage qu’on ne voit pas souvent tout de même.

C’est largement suffisant pour rendre le film hyper intéressant à mes yeux, parce que j’aime ce genre de personnages complexes… Et ça fonctionne notamment parce qu’il vit la plus simple des histoires : une romance. Malgré la simplicité de la romance à laquelle on assiste, Mo nous donne une vraie leçon sur la tolérance et sur les fondements de l’Islam, sans pour autant que le film ne ferme les yeux sur certaines réalités difficiles.

J’adore précisément ce point-là du film : les scénaristes ne sont pas timides sur le sujet de fond de leur film et ils savent très bien comment aborder les questions religieuses en rapport avec l’acceptation de soi. La galerie de personnages du film est hyper attachante – le meilleur ami de Mo est génial (Cary de Good Trouble), tout simplement – et évolue tout au long du film. Des personnages bien écrits, ça fait toujours la différence. J’ai eu le sentiment que je pourrais parfaitement les croiser dans ma vie, eux, et que les problèmes qu’ils rencontraient étaient des problématiques à la fois singulières et très communes. Bref, ça donne l’impression de pouvoir avancer nous-mêmes dans nos réflexions sur des sujets qui nous touchent plus ou moins.

Breaking Fast
Attention, c’est un film qui donne faim ! Il porte bien son titre pour le coup…

Je ne veux pas spoiler le film, parce qu’il vaut vraiment le détour. Une fois de plus, son principal défaut est… de ne pas être une série. Je me suis retrouvé hyper investi dans chacun des personnages et j’ai passé un vrai bon moment devant ce film, parce qu’il parvient à être drôle et touchant à la fois. J’aurais bien eu envie de retrouver ces personnages chaque semaine, surtout qu’il y a énormément à raconter sur ce sujet que j’ai rarement vu abordé – religion et homosexualité, c’est compliqué.

Et comme c’est bien traité, ça donne vraiment envie d’en voir plus, surtout que le script est truffé de répliques hyper pertinentes. Tant pis, je vais me contenter de le revoir, tout simplement. Du côté du casting, c’est impeccable aussi, avec une tendance au recyclage d’acteurs de séries qui n’est pas pour me déplaire. A première vue, le seul que je connaissais d’avance est Michael Cassidy (vu tout récemment dans Resident Alien – je n’aimais pas du tout son rôle par contre – ou The Rookie, et avant ça dans Newport Beach par contre).

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Après, l’acteur principal, Haaz Sleiman, est dans deux séries que j’ai envie de regarder (Nikita et Covert affairs, pas Jack Ryan, hein), un autre a participé à toutes les saisons de Flash (Captain David Singh) et un des personnages féminins qui m’a fait le plus rire avait évidement un rôle dans Unreal (Shia, que j’adorais). C’est un signe, ce film est fait pour les sériephiles, je ne pouvais pas ne pas en parler sur le blog !

Breaking Fast

Je pense que peu de gens l’ont vu, alors je ne vais certainement pas en dire plus ici… Je vous conseille de le regarder, vraiment, et on pourra en parler avec plaisir dans les commentaires. Vraiment, c’est un film qui vaut le détour, parce qu’il fait passer de beaux messages et a des personnages aussi attachants que réalistes.

Un peu de douceur pour casser une dernière fois le jeune du ramadan, donc, en comprenant aussi ce que c’est exactement que le ramadan. Malheureusement, le film a été descendu sur tous les sites proposant aux gens de le noter, parce que ça n’a pas plu à une partie de la communauté musulmane de voir la représentation d’un musulman homosexuel. Ils existent pourtant… Alors ne vous fiez pas à la note, regardez et passez un bon moment 🙂

Breaking fast film review

Fear the Walking Dead – S06E12

Épisode 12 – In Dreams – 16/20
J’y ai vraiment mis de la mauvaise foi au début et ça se sent dans la critique, mais encore une fois, la série parvient à me faire tomber dans son piège cette semaine. Je n’aime pas spécialement la construction de cet épisode, mais le message que ça fait passer et les intentions des scénaristes sont parfaitement clairs et efficaces pour mener à une fin d’épisode que je n’oublierai pas.

Spoilers

Grace se réveille, apparemment amnésique, au milieu d’une jolie forêt rose.

She was in labor when we left.

Bon, j’ai parié dans mon article du jour sur un article de qualité très inférieure après une excellente reprise et je dois dire que la première scène de l’épisode ne me rassure pas tellement avec un filtre et des arbres roses absolument partout autour d’une Grace endormie. Evidemment.

Elle manque de se faire tuer par un zombie, mais est sauvée in extremis par une jeune femme qui dit se nommer Athena, comme la déesse grecque. On note rapidement que Grace n’est plus enceinte, même si elle continue de marcher comme une femme enceinte et que la série est partie dans un délire de filtre et d’abus de rose un peu partout, exactement comme sur mon blog en ce moment, hein.

Bien sûr, il est évident que Grace n’est pas vraiment en danger dans cet épisode : elle est simplement en train de rêver, comme le révèle le titre de l’épisode qui n’est pas qu’une simple référence à une chanson, cassant tout ce que nous sommes en train de regarder. Bon, en revanche, vraiment, il est évident que ma prophétie auto-réalisatrice va bien se concrétiser : cet épisode va être chiant à regarder.

Grace est débile à ne pas comprendre qu’elle est la mère d’Athena, quand c’est évident très rapidement que c’est le cas : la petite lui dit qu’elle vit depuis seize ans à la communauté établie par Morgan quelques mois plus tôt. Nous voilà donc seize ans plus tard, et la série en profite pour nous établir un très joli futur pour tous les personnages.

Alicia est donc retournée au stade brûlé par sa mère pour créer sa propre communauté avec Luciana et Wes, Al est partie à la recherche d’Isabelle sans donner la moindre nouvelle, et les autres sont encore là. Dwight a deux enfants de sa Sherry (jeu de mots ô combien original), Daniel et Victor sont devenus amis et il n’y a que Morgan qui paraît ridicule avec sa barbe de père Noël.

Tout ça est bien gentil, mais le docteur Dorie, aka June, ne voit pas de concussion quand elle examine Grace, alors c’est très étrange comme épisode. Finalement, il est rapidement révélé qu’il y a quelque chose à deviner sur le présent au milieu de tout ça, parce qu’on a quelques flashs de l’hôpital où Grace était censée se rendre – à moins que ce soit autre chose ?

Cela sent vraiment mauvais, en tout cas, car il y a des zombies dans le tas, et rapidement, on en arrive à une voiture « The end is the beginning » dont Morgan se souvient. Il n’en faut pas plus pour que la voiture explose et qu’on comprenne qu’elle a probablement subi un traumatisme, ou une explosion, ou allons savoir.

Grace est en train de rêver de toute manière, et elle se retrouve prise dans une sorte de boucle temporelle pas exceptionnelle où Athena tue toujours le même zombie en essayant d’attirer sa mère vers le mur. Celle-ci comprend alors qu’elle est inconsciente après un attentat à la voiture piégée – et bien sûr, la série ne met pas longtemps à nous révéler que c’est le cas. Dans notre présent, Morgan essaie de réveiller Grace, parce qu’ils sont entourés par les zombies et parce qu’il faut bien qu’elle accouche. C’est plus simple si elle est réveillée tout de même.

Evidemment. L’épisode est long à nous montrer Grace comprendre tout ce qui arrive, mais je dois dire que j’ai fini par accrocher à tout ce qui arrivait. C’est chiant d’avoir tout un épisode se centrant uniquement sur ce personnage, évidemment, surtout dans un rêve, mais ça marche bien parce que la grossesse de Grace a été un point de suspense très important de tout ce début de saison.

Voilà donc qu’elle est en plein travail et inconsciente dans une écurie entourée de zombies et où Riley, le méchant de l’épisode précédent, ne met pas longtemps à débarquer aussi. Morgan communique avec June par radio avant leur arrivée, et ce n’était peut-être pas très malin de le faire. Il se retrouve forcé de déplacer Grace dans une brouette pour échapper à quelques balles tirées par Riley et ses hommes.

Cette partie de l’épisode fonctionnait étrangement bien, alors que dans son rêve, Grace entend en partie ce qui arrive dans la réalité. Elle peut notamment le faire grâce au lecteur et aux écouteurs de sa fille, qui est encore plus conne qu’elle à ne pas savoir ou comprendre que c’est sa mère. Franchement, ce n’est pas bien compliqué à comprendre, non ?

Bon, il faut toutefois que l’épisode avance, alors quand Morgan retire les écouteurs de Grace, Grace n’entend plus trop la réalité dans son rêve. Elle se présente toutefois à sa fille et s’arrange pour qu’elle la conduise à une intersection où elle pourra à nouveau appeler Morgan et peut-être lui parler. Soit. Le chemin à faire est long et semé d’embûches.

Elle parvient toutefois à le faire, tuant un Riley imaginaire au passage avant de monter sur un cheval blanc arrivant comme par magie quand elle en a besoin. C’est pratique les rêves. Cela permet aussi de rendre plus intéressant les monologues habituels des personnages : Grace raconte à Athena son passé et l’identité de son père, Matthew, de manière plus cool que ce qu’on a d’habitude.

Dans ce rêve, Grace finit par arriver dans les mêmes écuries que celles où elle est censée être dans le présent, et on a toujours ces jolies feuilles roses oniriques. Je trouve ça cool car l’esthétique de l’épisode est vraiment sublime. Par contre, ça sent mauvais pour Grace – on sent la mort qui se pointe encore pour elle. Je veux dire, on a vu sa tombe dans ce futur et, après tout, elle a aussi eu droit à sa dose de radiation avant qu’on ne la rencontre.

L’avantage de cet épisode est alors d’avoir une vraie scène émotionnelle entre elle et Athena, qui aurait été moins facile à écrire si elle avait dû interagir avec un bébé. Cela passe bien, avant d’en arriver à une scène d’action peu utile dans un monde rêvé contre un Riley zombifié. Je me dis juste, face à cette scène, qu’Athena me manquera quand elle ne sera plus dans la série.

Dans la réalité, on en arrive aussi à une confrontation entre Morgan et Riley. Le but de ce dernier est de récupérer la clé que possède Morgan. Allons bon. Je ne vois pas pourquoi Morgan s’obstine tant que ça pour une clé qui n’ouvre rien de concret à ses yeux. C’est le symbole de la paix aux yeux de Morgan, m’enfin, quand même.

Morgan parvient à planter Riley, laisser inconscient ou mort ses hommes, et tout semble bien finir pendant un instant… mais Grace s’écroule morte dans son rêve alors qu’elle arrête de respirer dans la réalité. Dans le rêve, c’est un vieux Morgan qui réapparaît et sauve Athena, avant d’emmener Grace vers une jolie porte blanche. Dans la réalité, Morgan fait ce qu’il peut pour que Grace survive… mais son massage cardiaque ne marche du tout.

Oh. L’épisode est bien triste sur ce coup-là, mais ce n’est pas évident de survivre à un accouchement en pleine apocalypse zombie. Grace y arrive pourtant, se réveillant brutalement et sans la moindre crédibilité dans la réalité lorsqu’elle passe les portes blanches des écuries, l’amenant vers la réalité. C’est à une Grace totalement désillusionnée que Morgan peut ainsi parler.

Mourante, toujours, et en plein travail, toujours, elle explique à Morgan qu’elle aura une petite fille, Athena, et que le futur sera beau, comme dans son rêve. Moui. Elle se réveille assez pour avoir le temps de parler et d’enregistrer une cassette pour son gosse, mais aussi de se faire jeter dans du foin par Morgan qui cherche à la protéger d’une nouvelle attaque de Riley.

Celui-ci débarque en voiture dans l’écurie et manque de les percuter, mais ils s’en sortent en vie tous les deux. Morgan est tout de même forcé de lui donner la fameuse clé qu’il convoitait tant que ça et Grace comprend soudainement qu’Athena (pff encore un A majuscule dans la série, c’est abusé après Alicia et Althea) lui a indiqué, dans son rêve, que la clé était une manière d’avoir la paix. Elle supplie Morgan de donner la clé et d’avoir la foi, parce qu’elle sait que tout ira bien.

Sa fille lui a dit, par conséquent, Riley ne peut que perdre. Eh, c’est bien, elle est convaincue par ce qu’elle dit. Elle peut ensuite accoucher en musique dans une scène jolie comme tout, nous réduisant les douleurs de l’accouchement. J’aurais aimé rire un coup en apprenant qu’elle accouchait d’un petit garçon, mais la vérité, c’est que les scénaristes sont bien plus tordus que ça. Ils lui font accoucher d’une petite fille morte-née.

Et on ne peut que se retrouver en plein deuil d’un personnage qui avait l’air très cool. Pauvre Grace. Elle a une vie terrible, quand même, entre Matthew, les radiations et cet accouchement super triste. Elle arrive malgré tout à rire de tout ça, parce que ce n’était qu’un rêve… Oui, d’accord, mais bon. Cette fin d’épisode sera marquante, parce qu’il n’y a pas pire que cette situation pour une maman. Je veux dire, cette grossesse a duré plus de neuf mois pour nous, en plus, alors on a vraiment eu l’occasion de la sentir.

On s’est imaginé un bébé, on s’est imaginé un joli futur… et on n’aura rien de ça. La série a toutefois juste raté un truc, qui nous aurait tous détruit encore plus : le bébé ne s’est pas zombifié tout de suite. M’enfin, à part ça… Quelle horreur cette fin d’épisode. Il n’y a pas de mots face à la mort d’un bébé, de toute manière.