Ce que c’est qu’un showrunner

Salut les sériephiles,

En ce moment, j’ai l’inspiration pour reprendre un peu le lexique des sériephiles, comme je vous en avais fait part la semaine dernière. Il y a encore des termes que je n’ai pas eu le temps d’évoquer avec vous alors qu’ils peuvent tout de même être bien pratiques. Et comme je sais que vous aimez ces articles, je n’ai pas de raison de faire l’impasse dessus, ce serait contre-productif, non ? Voici donc un tout nouvel article, sur une figure de l’ombre, le showrunner. Enfin, de l’ombre, ça dépend de qui on parle, c’est clair !

Voir aussi : Le lexique du sériephile

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Certaines sont plus connues que d’autres !

Alors c’est quoi exactement le showrunner ? C’est un terme qui ne s’applique qu’aux séries télévisées (parfois, par extension, aux émissions) et qui désigne la personne chargée du suivi et de la cohérence globale du programme.

Concrètement, c’est une personne qui veille au grain pour que l’univers complet de la série soit cohérent, en suivant l’ensemble des épisodes – là où le réalisateur de l’épisode veille à ce que ce soit le cas au sein de l’épisode, comme il le fait dans les films. Dans les sagas de film, ça arrive parfois également d’avoir une tête pensante chargée de ce rôle (et là, difficile de ne pas penser à Kevin Feige à la tête du Marvel Cinematic Universe).

Le plus souvent, le showrunner est le créateur du programme, mais il peut aussi s’agir d’un réalisateur ou même d’un scénariste. Cela signifie donc qu’il n’y a pas d’obligation : un créateur peut parfois s’éclipser après le premier épisode et laisser son bébé s’envoler sous le regard d’un autre showrunner. C’était le cas d’How to get away with murder, vite abandonné par Shonda Rhimes.

charmed maggie | TumblrParfois aussi, le poste est partagé par plusieurs personnes qui sont habituées à travailler ensemble. C’est notamment le cas face à des univers complexes… Et bien sûr, comme pour tout boulot, on note parfois une succession de showrunners différents selon les saisons d’une série. Généralement, c’est alors visible : par exemple, la saison 2 du reboot de Charmed n’a rien à voir du côté de l’ambiance avec la première. Un autre exemple célèbre est évidemment The Walking Dead.

Voir aussi : Comment Charmed nous fait un reboot dans le reboot

C’est quoi ce nom ? C’est un « mot-valise » comme il en existe des tas en anglais : il est composé de deux autres mots pour donner un nouveau sens. Vous aurez tous repéré les mots en question « show » (pour émission ou série) et « runner » (pour le compétiteur d’une course, ou simplement une personne qui coure). Ici, on a donc un mot qui désigne la personne « running the show », c’est-à-dire dirigeant l’émission, avec une jolie image de coureur pour l’exprimer en anglais.

Quelle origine ? Le showrunner n’a pas toujours été là dans l’industrie des séries télévisées. Au contraire, c’était à l’origine les studios qui endossaient cette responsabilité… mais petit à petit, ce poste s’est avéré nécessaire, d’autant plus face aux programmes sérialisés et feuilletonnant. Ce n’est qu’en 1992 que le magazine Variety, une référence aux États-Unis, a commencé à utiliser et populariser ce terme pour désigner ce poste.

The Walking Dead Is Over. (Season 9 rant and opinions) | Zombie ...
The Walking Dead a connu plusieurs showrunners. Le dernier changement date de la saison 9 et, personnellement, c’était pour le meilleur avec un revirement total du scénario carrément apprécié ! Par contre, mon opinion n’est pas forcément partagée, je le sais bien…

Et aujourd’hui ? Depuis 1992, autant dire que le showrunner est devenu hyper populaire. On l’utilise aux États-Unis, mais aussi au Canada et même en France, ce terme (Plus Belle la Vie a un showrunner, par exemple). C’est un boulot qui semble parfois épuisant tant la tâche semble complexe, et parfois simplement honorifique tant le showrunner s’éclipse de la série en laissant les manettes à d’autres (JJ Abrams, c’est de toi que je parle, toi qui créé des séries à tour de bras avant de disparaître plus vite que les disparus de LOST).

maurissa tancharoen jed whedon | Tumblr
Il faut que j’écrive un article sur ces deux-là, franchement !

De mon côté, j’ai quelques showrunners fétiches, à commencer par Jed Whedon et Maurissa Tancharoen à la tête d’Agents of S.H.I.E.L.D depuis 7 ans (après avoir exercé sur Dollhouse et Spartacus) ou Shonda Rhimes, qui n’est plus à présenter puisqu’elle est à la tête d’un véritable empire avec Grey’s Anatomy, qui fait d’ailleurs d’elle la showrunner la mieux payée de la télévision américaine. Rien que ça !

 

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E03

Épisode 3 – Alien Commies from the Future! – 18/20
Ce début de saison continue de se dérouler sans la moindre fausse note avec tout ce qu’il faut pour nous donner un sentiment de conclusion qui approche. Les clins d’œil se multiplient de la meilleure des manières, avec beaucoup d’humour et de retours sur des événements passés pour lesquels je pense que nous n’attendions même plus de conclusion. Cela ouvre des perspectives pour l’épisode 4 en revanche, et je suis impatient de découvrir tout ce qui est en stock pour cette saison.

Saison 7


Spoilers

703

You’re enjoying this way too much, Peggy.

Franchement, j’ai failli ne pas le regarder aujourd’hui, parce que ce n’était pas raisonnable de le lancer ce soir, mais je ne peux décemment pas prendre du retard sur cette saison finale tellement j’ai envie de savoir ce qu’elle réserve. En plus, j’étais déjà spoilé de certains retours avant cet épisode, alors il était impensable d’attendre plus longtemps et de lire des informations plus précises sur ces retours.

La série reprend comme avec son premier épisode sur une scène qui se déroule loin de nos héros, mais qui voit à la place deux adolescents en train de se draguer de nuit. Ils assistent alors à l’arrivée du vaisseau de nos agents préférés. C’est digne d’une arrivée d’aliens, et pour cause : ils sont en plein dans la zone 51, au beau milieu des années 50, malgré le look des années 30 qu’ils ont encore.

Qu’est-ce que j’adore l’idée ! Bon, en revanche, Yoyo, Mack et les autres beaucoup moins. Il n’y a que Deke qui doit être ravi, alors que Daisy s’inquiète surtout de savoir que leur vaisseau est arrivé en pleine vue de tous au milieu de ce désert. C’est très sympathique, en tout cas : ils pensaient avoir finalisé la mission, mais ils découvrent qu’ils ne sont pas toujours chez eux, ni à leur époque.

Et pour cause, une fois que Daisy et Deke se sont fait engueuler un coup par Mack qui leur en veut encore de leur petit délire de l’épisode précédent, Jemma explique alors à tous qu’ils suivent les Chronicons et n’ont pas trop le choix de les suivre comme ça. Ils ne sauront jamais à quel moment ils se rendent. Bon, ça semble être une réintroduction lourde de ce qui avait déjà été expliqué auparavant, par contre.

Bien sûr, il y a une station du S.H.I.E.L.D à proximité de la zone 51, et c’est plutôt drôle à voir. La série m’a envoyé des bonnes vibes d’Angel ensuite en suivant Yoyo et Mack dans un diner. Les looks de nos héros sont parfaits encore dans cet épisode – le pull jaune de Daisy est tellement génial ! – et je me demande vraiment où ils ont pu faire du shopping à cette période. Ah, quant à Enoch, il a bien vite disparu des préoccupations de tous, franchement.

Bon, dans tout ça, s’ils sont dans un diner, ce n’est pas que pour qu’on suive Yoyo et Mack parler des nouvelles mains de cette dernière ou pour suivre Daisy et Coulson nous faire un petit tour de ce qui va et ne va pas en 1955 (principalement, la division blanc/noir est catastrophique). Non, s’ils sont là, c’est parce qu’un agent du S.H.I.E.L.D y est attendu.

Cela ne manque pas, et Daisy n’a aucun mal à lui glisser un somnifère. Grâce à ça, Coulson peut s’infiltrer dans la base de la zone 51 en compagnie de Jemma, qui se fait passer pour… Peggy Carter. Ah ! La ressemblance est frappante, c’est vrai, et c’est génialissime à voir. L’actrice s’éclate à peu près autant que le personnage dans ce rôle, et purée, l’agent Carter manque, mais bon.

Coulson et « Carter » découvrent donc la base et tout ce qu’il se déroule, à commencer par un test qui est exactement ce qu’ils cherchent. Ils sont dans cette base à la recherche d’un Chronicon infiltré et ça permet de jolies scènes humoristiques bien trouvés. Bien sûr, l’infiltration ne se déroule pas si bien que ça pour eux quand l’agent Sousa débarque à la base à son tour. AAAH. Je suis tellement heureux de ce retour d’Enver Gjokaj ! Avec un peu de chance, à la fin du prochain épisode, il sera même envoyé dans le futur pour assurer son rôle de policier dans la bataille de New-York d’Avengers si les scénaristes s’éclatent à fond. Mais ça, ce n’est pas sûr du tout.

En tout cas, le retour de Daniel est un vrai plaisir : il est tout heureux de savoir que Carter est là car ça fait un moment qu’il ne l’a plus vu… et le pauvre est vite déçu quand il se rend compte qu’elle ne l’est pas. La scène où il rencontre Jemma est vraiment jouissive pour les fans de longue date, parce qu’on adore les deux personnages, tout simplement. Quant à ceux qui n’ont aucune idée de qui est ce Daniel Sousa, c’est l’ancien coéquipier de l’agent Carter, qu’on a eu l’occasion de découvrir dans la série consacrée à celle-ci, évidemment.

Bien évidemment, Jemma est assez maligne pour comprendre assez vite à qui elle a affaire même s’il se présente uniquement sous le nom de Daniel à elle, et c’était plutôt bien écrit pour faire rire et pour raccrocher tout le monde à ce personnage de Sousa qui devient un empêcheur de tourner en rond. Pourtant, Coulson en est fan, parce qu’il sait tout le bien qu’il a fait.

À ce sujet, vous pouvez aussi vous fier au bon résumé des titres de gloire de Sousa effectué par Daisy quand elle le rencontre. Oui, elle se rend vite compte que Jemma et Coulson sont arrêtés par Sousa, alors elle décide à son tour d’entrer en action, sous couverture, en tant qu’agent de la CIA qui conforte Daniel dans sa théorie du complot.

De retour au vaisseau, May débarque, toujours aussi froide, et cherche à avoir toutes les informations. Elle est tellement moins appréciable qu’avant que je l’adore à nouveau. Ca lui fait vraiment un retour en saison 1 appréciable. Yoyo et Mack sont quant à eux chargés d’interroger l’agent qu’ils ont capturé et qui est absolument insupportable. En bon américain des années 50, il est un chouilla raciste envers un noir et une latino, étrangement. Bref, il arrive vite à la limite de leur patience ce Gerald Sharp. Et clairement, lui envoyer ensuite May n’est pas la meilleure des idées.

L’épisode prend aussi le temps de s’intéresser à nouveau à l’évolution de Deke. C’est une chouette idée : il est désormais un agent du S.H.I.E.L.D, mais il a aussi son passé qui n’en fait pas vraiment le meilleur des agents. Il a tout de même son privilège de blanc qui peut bien lui servir pour interroger à son tour notre petit américain raciste.

Il découvre donc de nouvelles informations sur le projet Helius qui obsède nos agents dans cet épisode (et dans le prochain probablement) et ça lui fait peur : il comprend que l’arrivée des Chronicons pourrait donner l’impulsion nécessaire au projet pour créer une bombe dévastatrice. Ah les Chronicons ne changent pas de plan, au moins, c’est toujours plaisant.

Face à cette information, l’équipe ne peut plus attendre pour intervenir, et ce sont donc May et Yoyo qui se lancent dans l’action avec quelques fumigènes, alors que de son côté Daisy parvient à libérer Jemma et Coulson, qui n’ont plus aucun mal à maîtriser Daniel.

De manière totalement inattendue, les choses tournent toutefois bien mal : May fait une crise d’angoisse au milieu des fumigènes, n’arrivant plus à respirer, et Yoyo s’avère toujours incapable d’utiliser son pouvoir quand elle repère la Chronicon. Une vraie équipe de choc ces deux-là, surtout qu’elles n’ont pas du tout envie de se confier sur leurs petits problèmes.

Elles retrouvent vite le trio déjà sur place, mais pas pour longtemps : elles repèrent la Chronicon qui est toujours en pleine action pour lancer la bombe. La course poursuite peut donc continuer pendant que Coulson fait évacuer la base, personne n’ayant pris la peine de prévenir les scientifiques de l’infiltration de la base, apparemment.

Du côté de Yoyo et May, on arrive rapidement à de bonnes scènes d’action bien aidées par le fait que May est géniale dans son rôle de Cavalerie. Eh oui, elle peut le redevenir pour cette dernière saison, froide comme elle est. Elle se bat donc contre le Chronicon, alors que Coulson fait de même pour protéger Daisy dans le laboratoire de la base où le trio découvre un deuxième Chronicon. C’est quelque chose tout de même.

Coulson prend rapidement le dessus sur son adversaire, mais c’est de courte durée : il est interrompu par Daniel et finit par perdre le combat, alors que Daniel est sur le point d’être étranglé par le Chronicon qui n’a aucun mal à prendre le dessus sur lui. Heureusement, Daisy et Jemma finissent par mettre un terme au plan des Chronicons, envoyant une onde de choc qui désactive la bombe, mais aussi tous les robots des alentours.

C’est là le cliffhanger de l’épisode, du coup : Coulson s’effondre à proximité de Sousa qui peut donc le récupérer, alors que les Chronicons s’autodétruisent. Pendant ce temps, les Chronicons découvrent donc que les agents du S.H.I.E.L.D les suivent. Ils sont désormais dirigés par une actrice que j’aime beaucoup et dont j’avais oublié l’existence. C’est chouette.

Pas autant que la scène post-générique : on y voit Mack et Deke se faire passer pour des aliens auprès de l’agent du S.H.I.E.L.D qu’ils avaient enlevé pour obtenir plus d’informations sur le projet Helius. D’un coup, tous les mystères de la zone 51 s’expliquent, dans une dernière scène d’épisode qui est tout simplement hilarante.

Sinon, on note que le duo Yoyo/May fonctionne bien, avec d’ailleurs Yoyo qui passe à deux doigts de mourir mais gagne juste assez de temps pour empêcher la Chronicon de détruire le futur. Reste à noter que je suis curieux de la situation de ces deux-là qui ont des problèmes médicaux qu’elles fuient et que j’applaudis vraiment les scénaristes d’avoir trouvé un moyen de rendre plus intéressante et complexe cette saison de ce point de vue-là. En plus, c’est sans compter Daisy qui ne fait plus tout à fait le poids face aux Chronicons et le robot-Coulson qui est carrément plus fort qu’avant.

Non, vraiment, j’adore cette mouture de la série et l’équipe au grand complet fonctionne à merveille. J’en viens à oublier que ça fait trois épisodes que nous n’avons pas vu Fitz – sans la critique, l’idée ne me serait même pas venue. J’ai hâte qu’on sache enfin ce qui lui est arrivé, mais en attendant, la série parvient à trouver son équilibre à merveille… et c’est tant mieux, cette dernière saison ne contient pas de fausses notes pour l’instant !

Saison 7

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E02

Épisode 2 – Know Your Onions – 17/20
Ma machine à théories a eu le temps de se remettre à route face à cet épisode qui est génial, mais laisse moins de place à la surprise et plus de places à quelques longueurs et scènes superficielles. L’ensemble reste très solide et permet de discerner la future construction de la saison, un peu à la 12 monkeys ou Future Man d’ailleurs. C’est très plaisant et j’ai toujours aussi hâte d’être au prochain épisode pour voir où les scénaristes vont décider de nous amener.

> Saison 7


Spoilers

702

I’m a biochemist, not a bird.

Ce qui est bien, c’est que le résumé nous refait super bien le point sur les infos essentielles de l’épisode de la semaine dernière. Si j’avais su ça, je me serais contenté de l’attendre pour faire ma critique, parce que ça paraît tellement mieux construit d’un coup. En tout cas, la longueur du résumé prouve aussi que l’épisode était bel et bien compact la semaine dernière.

On reprend cette semaine avec une bonne scène de course poursuite pour Mack et Deke qui sont donc chargés de la protection de Freddy et ne comprennent pas trop pourquoi ce type qui n’est qu’un serveur trempant dans un trafic illégal de vente d’alcool est d’intérêt pour les Chronicons. S’ils faisaient un peu plus attention, ils auraient peut-être pu voir qu’il avait un message secret d’Hydra sur lui.

Il parvient en tout cas à en faire la livraison, grâce à l’aide d’agents du SHIELD, alors même qu’il est recherché par la police, c’est beau. En plus, ils ne savent pas qui ils aident car il n’y a aucun moyen de communication efficace à cette époque, apparemment. C’est bien de priver nos agents de leur technologie, mais c’est terrible de voir que Freddy en profite pour découvrir ce que c’est qu’une radio.

Les avancées technologiques d’Hydra viennent donc du S.H.I.E.L.D ? C’est con, ça tout de même.

En tout cas, en cours de route, Mack et Deke réussissent tout de même à se faire prendre en otage par Freddy. Cela ne dure pas pour autant : un arrêt de train suffit à ce que la situation se renverse, alors que les scénaristes ont réussi à nous rendre Freddy attachant.

Autrement, Yoyo et Jemma sont enfin en tenue d’années 20, et ça leur va super bien aussi, surtout Jemma. Yoyo, elle, se plaint et ça ne m’étonne pas. En tout cas, elle débarque dans la planque de Koening Sr pour que Jemma puisse soigner la femme blessée par balle et rattraper ce qu’elle a manqué dans l’épisode précédent. J’ai crié de joie en la voyant mettre un masque, parce que c’était parfaitement inattendu ce geste devenu notre quotidien à tous que je cherchais justement pour mon Bingo Séries ! Cela me fait un point de plus à quelques jours de la fin de cette grille !

Bref, comme toujours, nos agents n’ont pas trop le temps de se remettre de leurs émotions – ils comprennent tout de même qu’ils sont forcés de sauver Hydra, même s’ils discutent encore de solutions alternatives vaines – que la police débarque dans ce speakeasy bien sûr clandestin, à la recherche de Freddy.

Ils ne le trouvent pas et ne trouvent en fait que Koening, qui les endort comme il peu. La scène était un peu longuette, mais c’est toujours un plaisir de voir cet acteur blablater tout seul dans ce genre de scène. Oh, il y a bien un faux suspense sur le réveil de la femme blessée qui se débrouille pour casser une bouteille de vin, mais il n’y a jamais de quoi avoir peur pour nos héros, qui enchaînent ensuite par une découverte – par Jemma bien sûr – d’une étrange substance verte sur les chaussures de la femme.

Pendant qu’elle l’analyse et surprend Koening par son efficacité, Daisy interroge Yoyo sur son état, parce qu’elle s’est bien rendue compte qu’elle aurait pu empêcher la bouteille de vin de se casser très facilement en utilisant ses pouvoirs. Seulement voilà, Yoyo n’utilise plus ses pouvoirs, se figeant… peut-être à cause des Skrills. Décidément.

La saison fait en tout cas du bon travail pour nous rappeler tous les détails de son passé, et c’est quelque chose que j’aime beaucoup, avec un épisode qui reprend tout de suite sa place dans le MCU. La saison 6 en est sortie bizarrement, la saison 7 y revient : voilà donc nos agents qui aident Hydra à obtenir la formule de super soldat qui permettra la création de Red Skull.

Pour se faire, ils n’ont pas le choix d’embarquer Koening avec eux, ce qui explique probablement pourquoi le S.H.I.E.L.D avait lui aussi une longueur d’avance sur l’Histoire, par moments. Après tout, dans cet épisode, Koening a un joli cours d’Histoire avec des références à la 2nde Guerre Mondiale et un aperçu de la technologie des décennies à venir.

L’épisode revient également comme promis par le cliffhanger précédent sur le cas de May, qui se réveille finalement d’un cauchemar sur Izel pour mieux se rendre compte qu’elle est dans un caisson de soin. Elle ne supporte pas spécialement la situation et refuse d’écouter Enoch qui lui conseille de rester dans le caisson plutôt que faire son sport pépère, sur les bons conseils de Jemma.

Il n’est pas évident de faire en sorte que May l’écoute, toutefois, même en parlant de « Docteur Simmons ». Il faut dire qu’elle n’a jamais rencontré Enoch officiellement… Ainsi, quand elle entend ses amis à la radio, elle décide de se changer et de partir à l’attaque, voulant absolument aller les aider, alors même qu’elle reconnaît ne rien sentir. C’est très étrange, mais ça a l’avantage de nous rendre la May de la saison 1, plutôt froide et sans sentiment.

Oh, ça n’a pas que des avantages, notamment lorsqu’on se retrouve avec une May qui veut absolument sortir du vaisseau et un Enoch qui a pour mission de l’en empêcher. Les alliés peuvent ainsi entamer un petit combat. Autant je n’arrête pas de dire que les chorégraphies de combat me manquaient en ce moment, autant je trouve les enjeux de cette scène un peu pétés.

C’est cool à regarder, mais ça n’a pas grand intérêt puisqu’on sait qu’Enoch est plus fort qu’elle, même si elle fait vraiment plaisir à lui casser la gueule. On le voit venir à des kilomètres, mais elle ne le tue pas, puisque Coulson l’interrompt en plein milieu de son petit cassage de tronche. Dommage : on savait déjà que l’équipe débarquait avec Koening au vaisseau. Bon, d’ailleurs, c’est très drôle de voir Koening découvrir le futur pour de vrai, avec un vaisseau et des hommes-robots (Enoch). J’ai bien ri, et c’était un très bon mix pour nous dédramatiser la situation pourtant hyper dramatique de May plus robotique que Coulson qui en est un : non seulement, elle n’est pas surprise de le voir en vie, mais en plus, elle lui dit qu’il ne l’est toujours pas. Outch.

Ce n’est pas le plus gênant pourtant avec ce retour au vaisseau. Le plus gênant, c’est que Jemma nous balance soudainement qu’ils ont moins de vingt minutes pour tous se réunir parce que c’est le temps qu’il leur reste à passer dans les années 30. Après ce temps-là, la fenêtre se refermera et ils resteront coincés à cette époque. Je sens que la saison va être compliquée avec ces fenêtres qui peuvent annoncer leur fermeture à n’importe quel moment, dans 20 minutes comme plusieurs mois. C’est une bonne idée, je trouve, mais ça promet des sacrifices douloureux en cours de route (à la Endgame ?).

En attendant d’en arriver là, le Zéphyr se rapproche bien vite de la location de Mack et Deke. Cela permet à Daisy d’entrer en contact avec Deke et de lui raconter tout ce qu’elle sait sur Freddy Malick, espérant pouvoir pousser Deke à le tuer. C’est effectivement ce qu’il avait l’intention de faire, mais il respecte malgré tout l’autorité de Mack. Il aura toujours du mal ce Directeur, le pauvre.

De toute manière, au moment où Deke décide de préférer l’ordre de Daisy à celui de Mack, il est trop tard : les Chronicons, toujours déguisés en policiers, débarquent pour tuer eux aussi Freddy sans y parvenir. Le S.H.I.E.L.D et les Chronicons s’affrontent tellement que Freddy peut finalement faire sa livraison, sans que Koening ne parvienne à l’en empêcher. Tout ce qu’il récolte, c’est une blessure par balle superficielle et un nouvel allié nommé Enoch, pour un bon et long moment.

En effet, la série se débarrasse d’Enoch pour le moment : tous nos agents réussissent à rejoindre le Zéphyr à temps, mais Enoch ne court pas assez vite pour voyager avec eux vers une autre période de l’Histoire que nous ne connaîtrons pas encore. C’est le genre de conclusion qui donne envie d’être Koening : il finit avec Enoch qui accepte de lui raconter le futur et ce qu’il sait sur le S.H.I.E.L.D ou les Chronicons. Lui, au moins, il a plus d’infos que nous, qui restons en suspense total sur ce que réservera la série la prochaine fois qu’on la retrouvera.

Autrement, du côté des théories pour la suite – arrêtez-vous de lire si vous ne voulez pas savoir ce que j’imagine, donc, parce que qui sait ? ce sera peut-être un spoiler – l’insistance autour du temps suffisant passé par Jemma en fin de saison précédente pour mettre au point toute la mission de cette saison finit par me poser vraiment question. On ne nous dit pas tout, Fitz n’est toujours pas là et on a tout de même une intrigue qui nous prouve que les métamorphes existent… Je commence à vraiment sentir super mal les choses pour Jemma. Si elle n’était pas ce qu’elle prétend être ?

Plus logiquement, j’imagine bien un épisode nous révélant que Jemma et Leo ont vécu toute leur vie à créer tout ça, qu’ils sont morts de vieillesse et que Jemma est juste une LMD elle aussi, qui combinerait les souvenirs de Fitzsimmons. Moins kiffant, mais plausible aussi : elle pourrait être la fille de Jemma et Fitz, donc la mère de Deke, mais ce serait gros qu’elle lui ressemble trait pour trait. En tout cas, je ne le sens pas, ça semble être leur nouveau « it’s a magical place » de dire qu’elle a eu assez de temps pour tout faire… On verra bien, je vais éviter de me faire spoiler si possible !

Saison 7

Agents of S.H.I.E.L.D (S07)

Synopsis : La fin de saison 6 promettait une toute nouvelle intrigue pour la dernière saison de la série qui commence avec un petit voyage de notre équipe préférée dans… les années 30, en pleine prohibition. Normal.

Saison 4 | Saison 5 | Saison 6 | Saison 7

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Pour commencer, faut-il vraiment que je présente encore la série et les raisons pour laquelle j’aime la retrouver chaque année ? Il s’agit là assez clairement d’une de mes séries préférées et son départ en 2020 signifie juste pour moi qu’il s’agissait d’une des séries à voir dans la décennie 2010-2020, et puis voilà. D’ailleurs, une page de la télévision semble vraiment se tourner en ce qui me concerne en 2020 avec l’arrêt de la majorité de mes séries préférées, mais bon.

Avant d’être triste, je suis bien content de pouvoir savourer ce retour – quitte à mettre de côté tout le reste et les incertitudes de la vie en plein déconfinement. Je n’ai pas trouvé meilleur remède au stress et à la migraine ophtalmique qu’aller m’installer sur le premier canapé que je trouvais pour regarder cet épisode – bon, OK, pour la migraine, j’ai plutôt fait une énorme sieste, mais vous voyez le délire, je pense.

Quant à la série, eh bien, c’est sans surprise : je sais directement que je vais adorer cette saison, je le disais d’ailleurs dans l’article de ce matin, qui avait vocation à résumer les pistes ouvertes pour cette septième saison…

Voir aussi : Au tour d’Agents of S.H.I.E.L.D de revenir une dernière fois !

Bref, il est temps de me plonger dans cette nouvelle intrigue !

Note moyenne de la saison : 18,5/20

S07E01 – The New Deal – 20/20
Retour plus que gagnant pour l’équipe du S.H.I.E.L.D qui propose un épisode d’abord lourd et chargé en informations, pour rapidement retrouver sa fluidité habituelle, ses bonnes interactions, ses personnages creusés et ses chorégraphies qui me manquaient tant. Vraiment, cette nouvelle saison est peut-être la dernière, mais elle promet déjà d’être passionnante à suivre ! En plus, on retrouve vite nos petites habitudes des dernières saisons avec cet épisode, donc je sais déjà que ça va mener à d’autres excellents épisodes : sans cela, certains éléments seraient trop manquants pour aller décrocher le 20… mais bon, c’est cette série, c’est sa dernière saison et c’était génial, je ne vais pas faire ma fine bouche tout de suite !
S07E02 – Know Your Onions – 17/20
Ma machine à théories a eu le temps de se remettre à route face à cet épisode qui est génial, mais laisse moins de place à la surprise et plus de places à quelques longueurs et scènes superficielles. L’ensemble reste très solide et permet de discerner la future construction de la saison, un peu à la 12 monkeys ou Future Man d’ailleurs. C’est très plaisant et j’ai toujours aussi hâte d’être au prochain épisode pour voir où les scénaristes vont décider de nous amener.
S07E03 – Alien Commies from the Future! – 18/20
Ce début de saison continue de se dérouler sans la moindre fausse note avec tout ce qu’il faut pour nous donner un sentiment de conclusion qui approche. Les clins d’œil se multiplient de la meilleure des manières, avec beaucoup d’humour et de retours sur des événements passés pour lesquels je pense que nous n’attendions même plus de conclusion. Cela ouvre des perspectives pour l’épisode 4 en revanche, et je suis impatient de découvrir tout ce qui est en stock pour cette saison.
S07E04 – Out of the Past – 18/20
L’épisode est vraiment très bien construit, avec un hommage qui fonctionne, des révélations qui font avancer l’intrigue et mes théories qui se confirment peu à peu. C’est parfait. Je ne dis pas ça simplement parce que je suis content d’avoir vu certaines choses arriver, mais aussi parce que le rythme est bon et que tout est super fluide dans l’intrigue. Vraiment, chacun est à sa place, tout le monde s’éclate en coulisses, ça se voit, ça fait plaisir et on est sur du très bon.
S07E05 – A Trout in the Milk – 19/20
J’aimerais que la série prenne la peine de changer un peu plus la structure de sa saison, mais c’est vraiment histoire de trouver un défaut à celle-ci qui continue de nous embarquer chaque semaine dans un tourbillon de rebondissements et ramifications qui sont palpitantes et réussies. Bonne série d’action, d’espionnage et désormais de réflexion, cette saison a tout pour elle et me fait m’arracher quelques cheveux tant elle est si parfaite à mettre des bâtons logiques dans les roues de nos héros.
S07E06 – Adapt or Die – 17/20
Malgré des révélations attendues et des situations que j’espérais voir arriver depuis six épisodes, je dois bien avouer que j’ai eu plus de mal à entrer dans cet épisode qui patine un peu sur certaines intrigues et n’a pas le temps de tenir toutes ses promesses. Pour cela, il aurait fallu étendre sur un autre épisode son histoire, ce que les scénaristes n’ont pas souhaité faire, peut-être par manque de temps. L’ensemble reste très solide, évidemment, mais ça donne aussi l’impression que le tout est bâclé par moments.
S07E07 – The Totally Excellent Adventures of Mack and the D – 18/20
La série continue de tirer profit de son intrigue pour partir dans tout un tas de délires qui lui vont à ravir, avec un bon lot de parodies et de développement de ses personnages. C’est surprenant comme choix de duo et d’épisodes, mais force est d’avouer que cela fonctionne à merveille et qu’on s’éclate énormément avec cet épisode qui ne se prend pas au sérieux. J’approuve totalement ce que je viens de voir là !
S07E08 – After, Before – 19/20
La saison continue de me surprendre en ayant de très bonnes idées à explorer des pans de la série que je ne m’attendais pas à voir ou revoir. Vraiment, c’est une réussite, avec un épisode qui prend le temps de développer ces personnages, d’avancer son fil rouge et ses arcs narratifs en parallèle, tout en gérant une structure un brin casse-gueule à expliquer… mais à laquelle j’accroche parfaitement. Je sens que la critique va servir au moins !

Voir aussi : Natalia Cordova-Buckley (#97)

S07E09 – As I Have Always Been – 20/20
Non mais alors là, je ne sais juste plus comment crier tout mon amour de la série et de cette saison finale qui est définitivement la meilleure de la série. Cet épisode à lui seul concentre tout ce qui fait que j’adore la série et nous prouve à quel point nous sommes attachés aux personnages, tout en nous préparant à la fin. Je n’étais pas prêt pour cet épisode, mais je ne le suis jamais pour ce type d’épisode de toute manière. C’était excellent.

Voir aussi : Joel Stoffer (#98)

S07E10 – Stolen – 20/20
Sont-ils seulement sérieux à gérer leur saison comme ça ? C’est tellement satisfaisant comme intrigue. Je n’étais pas 100% convaincu avant de lancer l’épisode par les choix opérés autour de la mi-saison, malgré les notes précédentes, mais là, tout est impeccablement justifié et fonctionne très bien. Le niveau de maîtrise de la saison est tout bonnement impressionnant, tant du côté de l’écriture que du jeu d’acteur, en passant par la production. C’est merveilleux, tout simplement.
S07E11 – Brand New Day – 19/20
Ils me saoulent avec leur saison parfaite du début à la fin. Enfin, la fin est la semaine prochaine, alors j’ai encore un peu peur que ça finisse sur un truc que je n’aime pas, mais vraiment, nous n’en sommes pas là avec cette avant-dernière semaine qui prépare à merveille le terrain pour la fin, que ce soit du côté de l’intrigue ou des personnages, avec déjà tant d’émotions en chemin. J’ai envie d’être la semaine prochaine. J’ai aussi envie de ne pas l’être.

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S07E12 – The End is at Hand – 18/20
L’épisode n’a pas pris la direction que j’en attendais, mais il fonctionne très bien pour mettre en place le tout dernier épisode de la série. Seulement voilà, il faut justement préparer le terrain et ça se sent : l’équipe derrière la série se permet un peu moins de liberté et de fun que d’habitude de manière à s’assurer que tout soit fait à temps. C’est heureusement le cas et c’est heureusement génial à suivre !
S07E13 – What We’re Fighting For – 19/20
Aaah. Pas 20 ? Il me manque un tout petit élément dans cet épisode pour atteindre le 20, mais en ce qui concerne les personnages ou les émotions, c’était tout simplement parfait. Il faut en revanche boucler sa ceinture avant de lancer l’épisode parce qu’il est extrêmement compact à encaisser et digérer, à la fois dans son intrigue et dans les émotions. Il ne pouvait en être autrement après sept ans de bons et loyaux services.

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