Le TGIT est de retour : récap & news

Salut les sériephiles,

Nous sommes vendredi et qui dit vendredi dit Shondaland ! En effet, l’ensemble du TGIT était de retour la nuit passée aux États-Unis, ce qui veut dire qu’on va enfin avoir les réponses aux cliffhangers du mois de décembre… et que je vous bombarde d’articles pour mettre aux normes de la nouvelle présentation du blog les trois saisons de ces séries. Désolé, c’est pour une plus jolie présentation générale, ne me tuez pas.

Quitte à vous inonder avec le TGIT, je me suis dit que le mieux était d’en profiter pour effectuer un rapide rappel concernant chacune des trois séries – et donner quelques bonnes nouvelles au passage. Les gifs ne dévoilent rien, mais attention aux spoilers dans le texte si vous n’êtes pas à jour !

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Grey’s Anatomy

Souvenez-vous ! Le dernier épisode diffusé était absolument génialissime. On pensait avoir tout vécu dans cet hôpital, mais c’était sans compter sur les scénaristes surfant sur la mode de la cyber-attaque. Ainsi le Grey Sloan Memorial Hospital est victime d’une attaque qui le prive d’électricité, qu’il s’agisse des machines aussi bien que des dossiers des patients. Forcément, cela joue sur la sécurité de chacun et particulièrement des patients ; avec Richard qui remet en place les vieilles méthodes, Bailey qui songe à payer la rançon pour sauver des vies, Meredith en pleine opération risquée et Alex qui décide d’injecter un produit à un de ses jeunes patients sans être sûr à 100% que cela ne le tuera pas.

Le truc, c’est que Jo sait que ça va le tuer le gamin. Oui, mais Jo tombe aussi nez à nez avec son ex-mari, Paul, en sortant de l’ascenseur. Autant dire que je ne donne pas cher de la peau du gamin et que ces retrouvailles vont être tout bonnement atroces. Du grand Grey’s Anatomy, preuve qu’après quatorze saisons, un spin-off de six saisons et un autre sur le feu, la série peut encore surprendre. Ah et sinon, Maggie et Avery se sont avoués leurs sentiments dans un hélicoptère pour mieux avoir la surprise de se retrouver couvert du sang de leur patient à cause d’une turbulence.

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La partie news sans spoiler ci-dessous

Et en parlant de surprise, il a été annoncé hier qu’Ellen Pompeo avait renégocié son contrat pour deux saisons supplémentaires. Sauf grosse surprise du côté d’ABC (qui pourrait se venger du départ de Shonda Rhimes, mais ce serait malvenu vu leurs audiences), Grey’s Anatomy connaîtra donc une quinzième saison… mais aussi une seizième, enterrant définitivement Urgences et me faisant gagner mon pari avec moi-même qu’elle serait plus longue que la série de NBC. Quant à Ellen Pompeo, elle devient l’actrice de série la mieux payée du monde, mais c’est assez justifié ; surtout quand elle avoue s’ennuyer en tant qu’actrice et n’avoir pas eu envie, à l’origine, d’interpréter Meredith. Et ben !

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Le spin-off de Grey’s Anatomy sur les pompiers de Seattle, qui aura pour personnage principal Ben, le mari de Bailey, commencera quant à lui le 23 mars (date en J+1). La saison 1 possèdera 10 épisodes et débutera par un épisode dans la saison 14 de la série-mère où Ben rejoindra probablement la caserne.

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Scandal

Après un épisode tendu, Olivia a décidé de jouer le plus gros coup de poker de sa carrière avec son père Eli. Ce dernier a enlevé Quinn pour faire pression sur Liv, mais loin de se laisser faire, elle le met au défi de tuer Quinn, puisqu’elle sait qu’il ne le fera pas. Hors écran, nous entendons donc Elie allait tuer Quinn, ce qui laisse Olivia sans voix. A-t-elle vraiment fait la plus grosse erreur de sa vie ? J’en doute. Pour moi, Quinn est encore bien en vie et a manipulé avec Eli dans l’espoir de ramener les pieds sur Terre à Olivia-je-dirige-le-monde-entier. Le mystère est encore complet, mais Katie Lowes avait besoin de quitter les plateaux de tournage pour accoucher – parce que comme son personnage, elle était enceinte (mais ça, tout le monde le savait, car ça se voyait). Tant que je n’aurais pas vu son cadavre, je n’y croirais pas. La fin de la série se rapproche désormais à grand pas, mais avant cela, il nous faudra apprécier (ou pas) son crossover avec How to Get Away with Murder. Et justement…

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HTGAWM

La série nous a lâchés sur des événements totalement dingues et douloureux. Ainsi, Asher est accusé de tentative de meurtre suite au coup de feu que s’est infligé par accident Simon, Laurel se réveille à l’hôpital après un accouchement désastreux dans l’hôtel d’Annalise. On sait toutefois que le bébé prématuré a survécu contre toute attente à cet événement à couper le souffle, puisque nous l’avons entendu pleurer en fin d’épisode. Si je m’étais arraché quelques cheveux lors de la diffusion (j’ai de la marge, t’façon), je me rends compte qu’il s’agit peut-être du cliffhanger le plus mignon des trois, même si j’oublie ici de parler du retour de Dominick – le connard qui a tué Wes et écoute désormais une conversation téléphonique de Connor qui en dit beaucoup trop.

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Allez, on ne va pas se mentir, je suis méga impatient de découvrir la suite de ces trois séries et de voir s’il ne fait vraiment pas bon être enceinte dans une série de Shonda, ou si tout est bien qui finit bien !

Image associée

HTGAWM – S04E01-08 (rediff)

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur chaque épisode de la première moitié de la saison 4 d’HTGAWM.

01.jpgÉpisode 1 – I’m Going Away – 14/20
Why does she have to ruin everything?

Annalise demande un rendez-vous avec ses élèves favoris. La série ne reprend donc pas sur un flash (back ou forward, peu importe) et un meurtre, mais sur la réception de son SMS par les gens qu’elle réunit. Laurel est par exemple en train d’avouer à son père qu’elle a avorté. La réaction de son père ? Vouloir une photo avec sa fille. WAIT WHAT ?

De son côté, Connor s’est coupé les cheveux, mais quelle idée franchement ? Je le savais car j’avais eu du mal à reconnaître l’acteur sur une de ses photos Instagram, mais bon. Il n’a pas répondu oui à Oliver qui continue de vouloir se marier avec lui, malgré tout. Comme en plus, ils sont à un enterrement de vie de jeune fille dans un bar gay, la torture semble vraiment odieuse pour Oliver.

Asher et Michaela, eux, achètent un nouveau matelas et c’est super gênant, parce qu’Asher est toujours aussi insupportable avec ses sous-entendus sexuels (qui ne sont pas des sous-entendus, d’ailleurs). Mais que fait-elle avec lui ? Je ne comprendrais jamais ce couple, je crois. Ils vivent assez mal l’idée de retrouver Annalise le lendemain, mais ils sentent bien qu’ils n’ont pas le choix.

Enfin, Bonnie et Frank visitent un local qui pourrait parfaitement servir de bureau à Annalise quand elle retrouvera sa licence… si elle la retrouve, parce qu’elle a bu pendant sa période probatoire. Toutes ces scènes sont drôlement lentes, mais remettent tout le monde en place pour le lancement de sa saison.

Le lendemain soir, Laurel retrouve tout le groupe réuni par Annalise pour un dîner qui se présente comme sur le point d’être détonant.

Une semaine plus tôt, le voilà notre flashback, Annalise a rencontré un homme dans l’avion, homme cherchant à la draguer. Elle lui dit s’appeler Bonnie, alors qu’il s’appelle Desmond. Moi, perso, je rencontre un Desmond dans un avion, je demande à ce que l’avion se pose et je pars en crise de panique : j’ai vu LOST, hein.

Annalise rentre donc à la maison pour s’occuper de sa mère, toujours malade. Je dois dire que ces scènes continuent d’être chiantes. Je n’ai jamais accroché à cet aspect de la série, introduit en fin de saison 2 si je ne me plante pas. La bonne idée d’Annalise est d’annoncer en plein repas de famille qu’elle et sa sœur envisagent d’envoyer leur mère en maison de retraite. Passionnant, mais on est loin du rythme habituel.

On nous balance qu’Hannah Keating refuse qu’Annalise touche l’argent de l’assurance pour la maison. Sympa la belle-famille. Cela pourrait être une piste pour la suite de la saison, mais mystère.

Sinon, Annalise n’a avoué à personne qu’elle était une ancienne alcoolique. Tentée par l’alcool et suite à un enchaînement d’événements fortuits, elle se retrouve à vouloir coucher dans un hôtel avec Desmond. Cela ne lui réussit pas trop, parce qu’il reçoit un coup de fil de CC, qu’il dit après coup être sa fille mais qu’Annalise pense être sa femme. Qu’importe, elle lui révèle son nom avant de se barrer sans avoir couché avec.

De retour chez elle, elle comprend que la situation de sa mère est encore pire que prévu. Elle la retrouve persuadée que la maison est en feu et en train de se pisser dessus. Cela finit par convaincre de sa mère de tenter de visiter la maison de retraite, même si bien sûr Annalise n’a plus l’argent. Tout cela est bien touchant, surtout quand Annalise a peur de perdre sa mère et qu’elle voit son père être alcoolique donc incapable de la surveiller.

Elle finit par rentrer et envoyer son SMS à ses étudiants, rejoignant également Bonnie pour savoir si oui ou non elle pourra continuer d’exercer. Elle fait bien un joli plaidoyer comme quoi c’est tout ce qu’il lui reste, mais franchement, elle ne parvient pas à me convaincre totalement. J’ai l’impression qu’elle s’en tirait mieux avant.

Cependant, elle garde son droit d’exercer, tout comme Laurel garde le bébé. Voilà probablement la meilleure surprise de l’épisode, parce que je trouvais tout à fait crédible son avortement, malgré son amour pour Wes et malgré le fait qu’elle cachait très clairement à son frère. Qu’importe, ils ne sont pas réunis pour faire la fête. Non, Annalise décide en fait de se séparer de l’ensemble de ses étudiants et rompt donc avec eux, y compris Bonnie. Sacrée scène que Michaela résume mieux que moi : « Have a terrible rest of your life ». Mouais, on sait comment ça se passe les ruptures, parfois, elles ne sont pas aussi nettes que l’on aimerait, et c’est probablement ce qui leur arrivera. Il était temps en tout cas d’avoir un peu de rythme de l’épisode.

Après un si charmant non dîner (sympa la réservation qui ne mène nulle part pour le restaurant), Annalise s’installe dans une chambre d’hôtel alors que le montage nous montre où en sont chacun dans leur vie désormais, pendant qu’ils lisent leur lettre.

Asher et Michaela décident de reprendre leur CV alors que Bonnie postule auprès du DA, le grand ennemi de la saison passée. C’est d’une logique fulgurante.

Connor accepte la demande en mariage d’Oliver, lui assurant qu’il veut un futur avec lui. Cependant, avant de dire oui, il veut être sûr qu’Oliver lui demande ça quand ils seront vraiment prêts pour une demande en mariage. Tout finit bien entre eux… pour le moment, en tout cas.

C’était une reprise sacrément lente, se concentrant beaucoup trop sur Annalise et sa mère, qui ne sont pas au cœur d’une intrigue qui me passionne. Je ne sais pas pourquoi j’accroche aussi peu car après tout, ce n’est jamais qu’une histoire de famille touchante, mais c’est qu’en fait, je ne regarde pas HTGAWM pour ce type de drama. Et pourtant, je m’attendais à une saison très familiale… centrée sur celle de Laurel, pas sur celle d’Annalise.

Cependant, c’est tout à fait ce que suggère le cliffhanger : Laurel est sûre que son père a tué Wes, possède toujours son flingue et une volonté de fer. Comme elle est toujours enceinte, les pistes ouvertes en saison 3 sont toujours là, mais elles ont juste été ignoré pendant tout l’épisode, allez savoir pourquoi. Un autre cliffhanger nous montre Annalise entamer une thérapie avec un psy pour aller mieux.

Trois mois plus tard, ce psy rejoint Frank à l’hôpital où Laurel se réveille (décidément, c’est une putain de constante chez elle). Bien sûr, son bébé n’est plus là. Il était largement temps que la série nous dise où elle voulait en venir, même si je m’y attendais dès l’instant où Laurel avouait garder le bébé. En trois mois, Laurel a donc pris le temps de se réconcilier avec Frank et de rencontrer le psy d’Annalise qui a l’air d’en savoir beaucoup.

Voilà une perspective pour la saison beaucoup plus intéressante que les quarante premières minutes, mais en même temps, cette disparition de bébé sera pour la deuxième partie de saison, en janvier. En attendant, il va falloir qu’on se tape la vie séparée d’Annalise de chacun, et je ne suis pas convaincu pour l’instant. Ce retour n’est donc pas si réussi pour moi, et il me laisse pour l’instant mitigé contrairement au premier épisode de l’an dernier qui proposait une question plus passionnante que « Where’s my baby ? ».

02Épisode 2 – I’m Not Her – 15/20
I’m gonna get you out of here

Léger mieux dans cet épisode qui repart sur la bonne fin de la semaine dernière. Le concept de ce second volet est assez simple : nous suivons une séance de psy d’Annalise en « temps réel », si l’on prend en compte les publicités en tout cas. Son psy s’appelle donc Isaac Roa et lui cache des choses puisqu’il indique à quelqu’un au téléphone qu’elle est là. Pourtant, Annalise prend le temps de se renseigner sur lui également.

Bon, elle décide de lui raconter qu’elle a repris le travail pour aider Jasmine, qui était dans la même cellule qu’elle en prison. Comme j’aime beaucoup l’actrice, je suis content de la retrouver, surtout que son rôle est tellement différent de celui que je lui connaissais que ça confirme qu’elle est bonne actrice. Quant au cas, c’est bien sûr un pro-bono, puisque Jasmine n’a pas les moyens de payer Annalise.

Je pense que cette intrigue est un prétexte à ce que nous découvrirons du futur au fur et à mesure, mais j’y reviendrais en fin de critique. Pour l’heure, il faut retenir qu’Annalise parvient à la faire sortir de prison avec une ardoise effacée, le truc totalement improbable.

Pourtant, elle galère un peu. Comme elle a viré Bonnie, elle n’a personne pour remplir la paperasse et ça lui pose problème. C’est l’occasion pour Annalise de découvrir que Bonnie a retrouvé du travail et de se voir refuser son aide. J’aime beaucoup cette séparation des deux inséparables, surtout que ça permet de découvrir un nouveau côté de Bonnie, plus indépendante et alcoolique que d’habitude.

Annalise ne s’est pas fait que des amis en trois saisons et Nate aussi refuse désormais de l’aider, lui demandant même de rester, elle et Bonnie, en-dehors de sa vie. J’aime beaucoup cette évolution de Nate, même s’il retombe dans les niaiseries habituelles, surtout en fin d’épisode où il se fait de nouveau pote avec Bonnie.

Pourtant, cette dernière n’est vraiment pas saine à fréquenter, comme elle est toujours pote avec Frank. Si elle ne s’entend plus avec Annalise, Bonnie raconte tout à Frank qui lui veut aider Annalise par tous les moyens. Bref, on tourne en rond et Annalise finit comme d’habitude par obtenir ce qu’elle veut.

Elle libère Jasmine grâce à un vice de procédure de 1968, qui n’est même pas franchement un vice mais juste un cas de racisme ordinaire : Jasmine aurait dû aller en désintox, mais ça n’a pas été le cas, ce qui explique que derrière elle a eu une vie horrible. Mouais. On va dire que ça fonctionne bien. Et puis, ça ne fait pas de mal de remettre une couche sur le racisme et la justice américaine (ou tout court, d’ailleurs).

Toute cette intrigue n’intéresse que vaguement Isaac cela dit, et il pousse autant que possible Annalise dans ses retranchements. Ce n’est pas franchement du bon travail de psy et même Annalise le remarque. Finalement, Isaac lui confie carrément qu’il était lui-même un drogué auparavant. Comme jamais un psy ne ferait ça, je me méfie encore plus de lui – alors qu’Annalise lui raconte que son ex-mari était aussi un psy lui ayant raconté sa vie lors de leurs séances.

Le flashforward dans quelques semaines nous laisse supposer que leur relation va évoluer, peut-être pour devenir au moins plus amicale, car à l’hôpital, lorsque Laurel découvre que son bébé n’est plus dans son ventre, Isaac appelle Annalise. On notera que Laurel sera à un stade suffisamment avancé de sa grossesse pour que le bébé survive en cas d’accouchement prématuré, toutefois.

Quant à Annalise, sa chambre d’hôtel sera sans dessus dessous et l’ascenseur plein de traces de sang. Bien sûr, c’est Bonnie qui découvre tout ça maintenant qu’elle bosse pour le DA. C’est une pièce du puzzle intéressante et compliquant encore l’intrigue, avec un blessé dont nous ne savons rien. Moi, je verrais bien Jasmine avoir un rôle à jouer dans tout ça.

Comme Annalise n’est pas le centre du monde, les scénaristes pensent également à nous parler de ses anciens étudiants, mais sans trop justifier leur place dans la séance de psy. Qu’à cela ne tienne, nous les voyons tout de même se mettre à chercher du travail. Enfin, ça, c’est la théorie parce que Laurel mène sa propre enquête dans son coin et Connor est en pleine crise existentielle.

J’ai beaucoup aimé l’intrigue au forum pour l’emploi (ouais, non, j’ai pas trouvé meilleure appellation) et les différents entretiens que chacun passe. Connor galère, Michaela est brillante, Laurel moyenne, Asher paraît à l’ouest, mais finit par décrocher des réponses positives malgré tout. Ce n’est pas le cas de Connor, Laurel dit ne pas en avoir et Michaela cartonne.

Laurel dit ne pas en avoir car elle n’est pas embauchée là où elle souhaite vraiment être embauchée, une grosse boîte qui a pour client… son père. C’est finalement Simon, l’empêcheur de tourner en rond du groupe, et Michaela qui décrochent un poste pour cette boîte. Pas de bol pour Michaela, cela signifie que Laurel lui raconte tout sur son père ; une scène bien drôle vu la réaction de la meilleure des étudiantes qui se pensait débarrassée de tout ce chaos.

Du côté de Connor, l’épisode met l’accent sur son mal-être qui continue, avec un échec aux entretiens qu’il analyse comme sa non-envie de devenir avocat. Oliver remarque qu’il fait une crise d’homme blanc que personne d’autres ne se permettrait et la manière dont il essaye de récupérer un entretien derrière est aussi une manière de rappeler que c’est typiquement une attitude d’homme blanc que d’essayer de s’attirer les privilèges de tout le monde.

Bon, Connor a toujours été l’archétype du White male priviledge, de toute façon. C’était peut-être un trop mis en avant dans l’épisode, mais la critique du système est sympathique quoiqu’assez peu représentative finalement, puisqu’il n’obtient pas ce qu’il veut. Oliver s’en tire mieux en montant sa propre boîte, c’est dire, surtout que celle-ci s’appelle « Ctrl Oli Del » en référence au CTRL ALT SUPPR, la combinaison informatique pour déboguer un ordinateur (enfin, je schématise, c’est l’étape 1 ça).

Connor apprend toutefois que Laurel leur a menti sur ses résultats d’entretien et mène l’enquête, en se rendant auprès d’elle. Elle finit par lui pardonner le meurtre de Wes qui n’est pas de sa faute et tente de lui redonner goût à la vie, ce qui était une scène très bien écrite et très sympathique.

J’ai eu tendance à adorer Laurel dans cet épisode de toute manière, même si rien ne vaut Michaela cartonnant en entretien ou menaçant Simon pour protéger Asher. Ce dernier en revanche, je ne peux toujours pas me le voir en peinture.

La mort de Wes continue ainsi de faire des remous dans cette saison 4 et les perspectives sont plus intéressantes cette semaine que la semaine dernière. Je reprends espoir, ouf.

03Épisode 3 – It’s for the Greater Good – 16/20
Oh and we still don’t know who killed Wes, so yeah, everything’s OK.

Grosse inspiration du côté des titres cette semaine, après The Brave, c’est à HTGAWM de nous parler du bien plus grand. Et pourtant, ça ne commence pas si bien avec une dispute entre Michaela et Laurel. En effet, l’épisode reprend exactement là où le précédent s’est arrêté. Michaela est totalement flippée par la situation, ne pouvant s’empêcher de la comparer avec Wes. Ben oui, c’est vrai qu’elle paraît aussi cinglée maintenant que Michaela le remarque.

De son côté, Annalise supplie la bonne personne, Virginia Cross, pour récupérer une nouvelle affaire et cela fonctionne puisqu’elle obtient le cas de Ben Carter, accusé d’avoir tué sa fiancée il y a quelques années puisqu’elle celle-ci lui a révélé que sa fille n’était… pas sa fille. Pourtant, lui assure que sa fiancée s’est simplement suicidée.

Le problème ? C’est Nate qui remplace l’enquêtrice malade de cette affaire et il est donc appelé à la barre, ce qui remue le couteau dans la plaie des exs. Le reste de l’épisode va donc les voir s’affronter jusqu’à ce qu’Annalise l’emporte, facilement.

Oliver cherche à se faire embaucher au commissariat auprès de Nate, ce qui lui permet de découvrir que Bonnie y bosse déjà. Laurel souhaite devenir son assistante, probablement pour continuer d’obtenir des informations. Bien sûr, Bonnie refuse, surtout quand Nate découvre que Laurel est là.

Qu’à cela ne tienne, elle se rend auprès d’Annalise pour la narguer, lui rappeler qu’elle déteste et lui apprendre qu’elle est enceinte d’un petit garçon.

Oliver est rappelé par Nate afin qu’il enquête sur… Annalise. Forcément, il n’aime pas l’idée, mais il a besoin d’argent et d’un travail, donc il le fait sans trop d’hésitation. Cela permet à Nate de découvrir que Ben Carter n’est pas le père de sa fille, au cœur de l’enquête. C’est toujours un problème.

Annalise n’apprécie pas trop d’être battue par Nate et encore moins quand elle découvre que Bonnie travaille avec lui.

Annalise est ensuite appelée pour reconnaître un corps à la morgue. On peut difficilement espérer pire coup de fil : Jasmine a fait une overdose et est donc morte. Je suis dégouté, je la voyais déjà jouer un rôle pour plus tard. Cela fait beaucoup d’un coup.

Sans grande surprise, elle se précipite donc chez son psy pour tout lui raconter. Quand elle rentre chez elle, elle découvre un DVD avec une vidéo du suicide. Grâce à Frank, elle apprend que la vidéo vient de Virginia elle-même. Le lendemain, elle n’hésite pas une seule seconde à la sacrifier pour obtenir ce qu’elle veut : ses aveux. Virginia admet ne pas pouvoir son job correctement, ce qui permet à Annalise de lancer un procès de large ampleur.

Après un tel jugement et tant de rebondissements, Annalise retourne chez son psy et s’engueule avec. La tension entre eux augmente tellement qu’il est difficile de se dire qu’elle ne finira pas en couple avec…

Pendant ce temps, Laurel continue ses visites de courtoisie à l’ensemble du casting de la série en passant cette fois par Frank, qui vit chez Bonnie le temps de passer ses LSAT. Nous savons désormais qu’Asher l’aide à réviser.

C’est ironique, parce qu’en parallèle, Connor abandonne ses études, ce qui lui permet d’obtenir un chèque de 32 000€. Tout le groupe flippe totalement de cette décision, mais ce n’est pas grand-chose par rapport à ce qu’il décide de faire de son argent, à savoir en dépenser beaucoup trop dans un strip-club où il se bourre la gueule en compagnie d’un Asher pas du tout à sa place. Cette amitié est marrante, même si ça ne vaut pas Michaela.

L’ensemble des étudiants, ainsi que Frank, organise un « diner-vention » pour Connor afin qu’il reprenne ses études. Il n’apprécie pas trop de se faire sermonner, surtout quand Laurel s’en même après avoir raté ses entretiens. Il ne sait pas que Frank compte bien aider Laurel à avoir un job auprès de Bonnie, qui craque rapidement.

Du coup, Laurel trouve l’information dont elle avait besoin pour accuser son père avec preuve auprès de Michaela, et elle le fait juste à temps. En effet, Michaela passe son épisode à tenter de remporter le prix de la meilleure miss je sais tout à son nouveau boulot. Sans trop de surprise, elle devient effectivement Hell Bown Champion, ce qui lui permet de travailler avec qui elle veut, et surtout pour la personne qui lui permettra possiblement d’identifier de quoi accuser les vrais coupables de la mort de Wes.

Malheureusement pour elle, cette victoire ne sera que temporaire : deux mois plus tard, c’est avec du sang sur ses vêtements et en larmes qu’elle s’effondrera dans les bras du psy d’Annalise, répétant en boucle qu’il est mort car tout le monde meurt autour d’eux. Comme toujours, l’actrice déchire tout dans cette scène, mais ce n’est pas vraiment un cliffhanger suffisant pour donner envie de revenir la semaine prochaine. Pour cela, mieux vaut compter sur Connor et Asher qui voient les deux pères de Connor débarquer dans le strip-club, inquiet pour leur fils et ramener là par Oliver, clairement incapable de faire face à la situation.

De là à ramener tes beaux-parents voir leur fils dans un strip-club… Sympa le petit ami ! En tout cas, c’est un cliffhanger qui m’a fait marrer et que je suis curieux de voir développé. Comme d’habitude, la série met du temps à redémarrer, mais elle s’améliore d’épisode en épisode alors j’ai bon espoir pour la suite.

04.jpgÉpisode 4 – Was She Ever Good at Her Job? – 15/20
I think you need to get out of my elevator.

Bam, avec la critique de cet épisode, je me mets à jour sur le ratio vu/critiqué du blog… il ne me reste qu’à rattraper une bonne dizaine d’épisodes encore après ça. Hum. C’est dans l’avion du retour de vacances que j’ai vu cet épisode et ça s’est bien passé car il était plutôt intéressant sans être révolutionnaire, même si j’anticipais son inévitable révélation finale.

Il y a deux intrigues principales dans cet épisode et ça fonctionne plutôt bien. Tout d’abord, une première intrigue se concentre sur Connor et ses deux pères qui ont débarqué la semaine dernière. On apprend donc que Connor ne parle plus à son père depuis qu’il a fait son coming-out. Ce n’est pas franchement une intrigue qui m’a passionné, surtout qu’Oliver, censé être totalement amoureux de Connor prend toutes les mauvaises décisions et rétabli le contact avec ceux qui sont ses beaux-pères contre l’avis de son mec.

C’est un peu n’importe quoi, même si j’ai aimé les vraies raisons derrière la dispute familiale. Après, tout le reste… Ce n’est jamais qu’une excuse pour nous ramener une nouvelle fois Connor à poil, mais cette fois devant ses pères. Bonjour la gêne.

En toute logique (non), Connor appelle ensuite ses amis pour qu’ils viennent prendre l’apéro chez lui et rencontrer ses pères. Qui fait ça ? Surtout juste après s’être retrouvé nu devant eux, mais bon. Je me demande s’ils auront un rôle à jouer dans tout ça – on ne sait toujours pas ce que devient Connor dans le futur (un mois et demi désormais) – ou si, comme la famille de Michaela l’an dernier, ils ne servent qu’à combler du temps d’épisode.

En tout cas, ils apportent de futurs conflits, le père de Connor affirmant qu’Oliver n’est pas fait pour lui. Les parents n’ont pas la science infuse, mais les scénaristes semblent vouloir lui donner raison en fin d’épisode, ce qui n’est pas spécialement rassurant pour ce couple phare de la série (peut-être bien le seul d’ailleurs).

De son côté, Bonnie continue de s’intégrer plus ou moins facilement dans son nouveau job, pas aidé par la présence de Laurel à ses côtés. Si je suis parfaitement honnête, je n’en ai pas grand-chose à carrer de Bonnie, alors je n’ai pas tout suivi, mais il faut en retenir qu’elle finit l’épisode en s’inscrivant sous un faux nom pour une thérapie avec Isaac, le psy d’Analise.

Quant à Laurel, elle est en manque, ce qui était drôle au départ jusqu’à ce qu’elle viole Frank dans une scène qu’on nous présente comme sexy. OK. On peut certes le considérer consentant, mais quand même quoi, c’était du grand n’importe quoi et c’était gênant (et ça n’a rien à voir avec le fait que j’étais dans un avion, la scène de Connor retirant son caleçon était bien plus gênante, en comparaison). Toute scène avec un mec faisant ça serait immédiatement conspuée alors que là, c’est traité comme si de rien n’était… Je n’ai pas trop compris, on va dire.

Enfin, le vrai fil conducteur de cet épisode repose une fois de plus sur les épaules de Michaela et son nouveau job, donnant à la série une véritable allure de Suits. Le parallèle entre l’étudiante et Analise n’arrête pas d’être dressé cette saison, et il était encore plus évident dans l’introduction de cet épisode qui voit même les étudiants être en cours (miracle).

Analise a besoin d’argent pour son nouveau procès visant à renverser le système. Par conséquent, elle recontacte sa grande amie gérant l’université pour la représenter dans le procès pour la garde de ses enfants. Le problème, c’est que ce job est assuré par la nouvelle boss de Michaela : hop, les voilà forcées de travailler ensemble, même si cette dernière est très clairement anti-Analise.

Cela apporte une dynamique intéressante entre les deux et apporte naturellement un rythme fluide à l’épisode, avec Michaela forcée d’annoncer à sa nouvelle patronne qu’elle déteste Analise ou Analise qui se plante royalement en envoyant un mail compromettant à la mauvaise personne.

Tout cela fait qu’Analise a beaucoup de choses à raconter à Isaac cette semaine, ce qui est plutôt la preuve d’une bonne écriture générale de la série, qui revient une fois de plus sur la mort de Wes. Ironiquement, je trouve que cette année, il ne manque pas autant que ce que j’aurais pensé.

En tout cas, Michaela monte rapidement en gallon dans sa nouvelle boîte, puisqu’elle en est carrément à diriger des internes dans cet épisode, afin qu’ils exploitent les notes du psy de leur adversaire. C’est donc le psy qui devient la faiblesse du mari de la dirigeante de l’université dans une affaire de garde d’enfants, c’est super rassurant les lois américaines. Cela permet à Michaela et Analise de gagner leur affaire, sans pour autant se réconcilier, au contraire.

Analise n’hésite pas d’ailleurs à mettre Michaela plus bas que terre en lui faisant prendre conscience qu’elle recherche une approbation maternelle dans tous ses boulots, à défaut d’avoir une mère à la hauteur, sympa. Cela laisse Michaela sur le cul et sans allié alors qu’Analise n’a que ça à revendre, des alliées. Entre Frank qui lui apporte l’argent obtenu pour l’accident de voiture qui lui a coûté son bébé et Nate qui lui propose son aide en fin d’épisode, Analise est plutôt bien.

La fin d’épisode révèle qu’Oliver est mêlé à toute l’affaire fil rouge de la saison. En effet, Laurel découvre qu’un mort paye pour la campagne électorale du DA, elle soupçonne donc son père d’être derrière tout ça. Pour en avoir le cœur net, elle a besoin d’un accès informatique que Michaela ne peut avoir dans la boîte. Elle se tourne logiquement vers Oliver…

Oliver qui, un mois et demi plus tard, sera témoin d’un bain de sang (le deuxième donc, après l’hôtel d’Analise) dans la firme de Michaela. Rassurant, putain. Il y a fort à parier que le trio Michaela/Oliver/Laurel était donc en train de mener l’enquête quand les choses ont tourné vinaigre. Reste à voir l’implication exacte d’Analise et Isaac dans tout ça, et le pourquoi du comment Bonnie se retrouve dans ces deux affaires apparemment sans lien pour l’instant.

C’est comme d’habitude un excellent cliffhanger alors que la série semble avoir un rythme plus calme cette année. Plus calme, certes, mais toujours aussi intéressant et intrigant.

05Épisode 5 – I Love Her – 16/20
Are you sure the baby’s not mine?

Je n’arrive pas à croire que j’ai une semaine de retard dans cette série, le Comic Con, ça me fait faire vraiment n’importe quoi, je vous le dis !

Cela fait donc un mois que Bonnie consulte Isaac, le psy d’Annalise, et elle lui avoue enfin, après avoir couru sous la pluie, que c’est pour se venger d’elle, même si elle l’appelle Mae auprès du psy. Le début de chaque acte de l’épisode s’attarde donc sur Bonnie et sa thérapie, ce qui est incroyablement bien géré par l’actrice qui déchire dans son jeu de la faiblesse psychologique où elle doit être. J’ai adoré cette partie de l’épisode, même si chronologiquement, l’épisode était un casse-tête fou.

L’idée était de montrer que Bonnie est amoureuse d’Annalise depuis le début, et c’est joliment mis en perspective dans cet épisode où elle préfère la détester que l’aimer. Le problème, c’est qu’Isaac finit logiquement par comprendre l’identité de Bonnie…

Je parlais d’une chronologie chaotique, c’est parce que nous avons également droit à des flashbacks pour mieux comprendre le personnage de Bonnie, et il serait temps. En 2002, le procès qui oppose Bonnie à son père nous est enfin révélé : Annalise était donc l’avocate d’un des violeurs de Bonnie. Nous apprenons aussi qu’elle a accouché à 15 ans d’un bébé dont elle ne sait rien. De mémoire, nous n’étions pas au courant.

C’est plutôt intéressant de voir Annalise dans le doute face à ce cas difficile où elle doit détruire une victime de viol en défendant le violeur. Nous sommes loin des cas habituels d’Annalise et bien plus proche du travail difficile de l’avocat.

Elle réussit toutefois à gagner, mais elle démissionne finalement ; buvant ensuite et se fichant des injections qu’elle fait pour avoir un enfant. Déprimée d’avoir brisée Bonnie, elle demande à Sam d’aider Bonnie.

Ainsi, c’est comme ça que Bonnie s’est retrouvée dans les bottes d’Annalise : cette dernière lui a présenté des excuses et lui a promis un avenir brillant.

Côté fil rouge, et dans le présent, Annalise mène l’enquête et réussit à convaincre des prisonniers de témoigner contre le système et contre Virginia Cross et d’être leur avocate. C’est pourtant risqué. Bonnie se rend compte de la stratégie d’Annalise et demande à Nate d’aller vérifier ses soupçons à la prison.

Même s’il voit Annalise à la prison, il décide allons savoir pourquoi de se mettre de son côté et de ne pas informer Bonnie. Au contraire, même, il aide Annalise dans sa quête et la met en contact avec son ancienne co-détenue, celle qui l’a tabassé.

Peu à peu, Annalise réussit à avoir les 40 cas dont elle a besoin, mais Bonnie se dresse finalement contre elle et réussit à lui briser son beau plan. Voilà donc Bonnie et Annalise qui se confrontent sous la pluie, ce qui nous ramène au début de l’épisode sous la pluie et à la révélation chez Isaac que Bonnie est amoureuse d’Annalise. C’est mignon tout plein et c’est accompagné d’un flashback où Bonnie rencontre Sam chez elle. Vraiment, cet épisode partait dans tous les sens, mais ça restait étrangement clair, peut-être grâce aux coupes de cheveux.

De son côté, Laurel continue de coucher avec Frank et de s’inquiéter pour la mission de Michaela et Oliver et de coucher avec Frank grâce à un sexto beaucoup trop drôle. Finalement, cela permet d’apprendre que Laurel a bien couché avec Frank quand elle était avec Wes, donc que le bébé peut tout à fait être de Frank. C’est tellement abusé.

Michaela se voit offrir de nouvelles chaussures bien trop chères pour elle par sa boss, Tegan, car elle fait du bon boulot. Elle ne culpabilise pas trop malgré tout de demander à Oliver de presser le rythme dans les recherches sur Antares.

Pendant ce temps, Connor se laisse aller totalement et laisse aussi aller l’appartement, n’en déplaise à Oliver. Comme ce dernier travaille jusqu’à pas d’heure, Connor se permet d’errer sur les sites de rencontre ; à l’origine pour prouver que leur voisin est gay, mais rapidement par dépit de se retrouver tout seul à l’appartement. C’est qu’il frôle la dépression à jouer la ménagère…

Alcoolisé, il sort de l’appartement pour coucher avec un mec, mais finalement, il se rend à l’hôtel d’Annalise. J’ai bien aimé la scène, même si c’était forcé par les scénaristes. Il lui révèle qu’il veut mourir, mais le simple fait qu’il s’en confie rassure Annalise sur sa force.

Comme Bonnie lui met des bâtons dans les roues, Annalise demande ainsi l’aide de Connor, ce que je trouve très cool car ça lui redonne un rôle dans la saison. En revanche, Asher reste en-dehors de tout, même s’il finit par le comprendre de lui-même en fin d’épisode quand Michaela lui ment. Il faut dire que celle-ci, Oliver et Laurel ont enfin la preuve qu’ils cherchaient, ce qui les met en danger si jamais le meurtrier s’en rend compte. Enfin, Frank passe les LSAT pour avoir un diplôme et un début de carrière quelque part.

Deux semaines plus tard (oh mon dieu, ça veut dire que, avec mon retard, la révélation est la semaine prochaine ??), Asher se retrouve en prison, suspecté de ce qu’il s’est passé au travail de Michaela. Oh oh. Les pièces du puzzle sont tellement compliquées à toutes remettre en place, j’ai peur de mal comprendre certaines choses, alors je vais me contenter de ne rien dire pour le moment.

06Épisode 6 – Stay Strong, Mama – 16/20
As a mother, I wanted to die with my son.

J’ai adoré le début de cet épisode où Isaac se rend lui-même chez sa psy pour savoir quoi faire de Bonnie/Annalise, surtout qu’Annalise déclenche en lui quelque chose. Il conseille ainsi à Annalise d’écrire une lettre pour Sam afin de parler du bébé qu’elle a perdu.

Elle n’arrive pas à l’écrire malgré un nombre improbable de brouillon, puis comprend par elle-même ce qu’Isaac veut. Elle finit donc par parler de la mort de son bébé et de l’enfer qu’était sa vie de jeune mère sans bébé : elle a tenté de se suicider et c’est Bonnie qui lui a sauvé la vie.

La psy d’Isaac continue de lui conseiller d’arrêter de suivre le cas d’Annalise. C’est intéressant et j’ai fini par douter qu’elle est juste sa psy et pas autre chose, comme son ex-femme. Du coup, la surprise finale de l’épisode nous révélant qu’Isaac avait une fille avec ne m’a pas vraiment surpris…

Connor travaille désormais totalement pour Annalise. C’est rapide, mais ça fonctionne drôlement bien de le revoir avec un job. En plus, contrairement à ce que je pensais, il ne ment pas à Oliver pour autant et lui avoue travailler pour Annalise et être confus dans ses sentiments envers elle, entre haine et amour du personnage qu’elle est. J’adore cela.

Frank attend déjà les résultats de son test, c’est cool les USA, ça va vite ! Il est dérangé dans sa séance de musculation antistress par un Asher terrifié que Michaela le trompe avec Laurel. Mais oui, bien sûr. Il confronte Michaela qui est exceptionnelle dans son habitude de mentir et trouve tout de suite l’excuse parfaite : elle lui dit aider Laurel pour l’accouchement.

Il est tout mignon Asher, il s’inquiète ensuite de Laurel et se rend la voir pour lui offrir un cadeau – alors même que Laurel a déjà beaucoup à faire, s’inquiétant de savoir qui est le père de son bébé autant que de son propre paternel. En effet, Oliver stresse à mort de se faire griller pour le piratage de l’épisode précédent, mais il n’a pas encore idée du pire qui va leur tomber dessus avec Michaela : le père de Laurel est en ville. Ce dernier finit par lui demander de dîner avec elle, ce qui commence à se compliquer pour Laurel qui lui cache sa grossesse ; surtout quand son père lui propose du champagne car elle est prête à être beaucoup trop riche.

Pendant ce temps, Michaela séduit sa boss avec du gin pour savoir de quoi il en retourne avec le père de Laurel. C’est excellent, car ça lui permet de se rapprocher de Tegan, de parier avec justesse sur son homosexualité et d’apprendre qu’Antares est prêt à devenir public. Au même moment, Laurel se voit proposer par son père de signer pour obtenir l’argent d’Antares.

Et c’est là que le bât blesse, je ne suis pas sûr de bien comprendre de quoi il retourne avec Antares. Mais bon : c’est la raison pour laquelle Wes s’est fait tuer, car il allait jeter l’opprobre sur les noms importants des dossiers d’Antares en jetant en pâture Annalise. Du coup, Laurel veut que les dossiers fuitent avant d’être rendus publics pour se venger. C’est chiant, car ça me fait de la peine pour Tegan dont ils vont clairement détruire la carrière.

Oliver finit par obtenir les informations dont il a besoin pour pirater Antares : il lui faut le badge de Tegan, que Michaela doit donc voler, ce qu’elle refuse de faire devant l’ours en peluche offert par Asher à Laurel. Je n’avais pas vu venir le twist qui suit : l’ours a en fait une caméra en guise d’œil.

Voilà donc Asher qui découvre toute la vérité et fait ses valises. Michaela a beau lui dire toute la vérité, ça ne marche pas du tout et il se casse pour prévenir Frank, mais tombe à la place sur Bonnie qui a bien besoin de réconfort…

En effet, en parallèle, Isaac n’est pas des plus éthiques et se rend directement au bureau de Bonnie pour lui proposer d’autres spécialistes. Bien évidemment, Nate le voit, ce qui fait qu’il comprendra bientôt le jeu de Bonnie. En attendant, celle-ci se fait complimenter par son chef pour le bon boulot qu’elle a fourni en empêchant Annalise de boucler son affaire.

Finalement, elle finit par perdre l’affaire car elle la prend trop à cœur. Elle le prend bien sûr super mal, surtout que Connor et Annalise gèrent à fond de leur côté, et que leur côté, c’est celui opposé à Bonnie. En faisant parler les enfants de son ancienne co-détenue, Annalise obtient les faveurs du public sans trop de mal. Frank était bien content de voir tout ça à la télé, mais comme il vit chez Bonnie, il est vite ramené à son ordinateur car elle ne veut pas attendre la victoire d’Annalise. Sur son ordinateur, il découvre que les résultats de son test sont tombés.

Il l’a réussi avec brio et il se rend chez Laurel pour lui annoncer la bonne nouvelle et lui dire qu’il le fait pour elle. Frank étant absent, Bonnie peut déprimer en paix et accueillir chez elle un Asher tout aussi dépressif après la trahison de Michaela lui ayant menti durant des semaines.

L’épisode révèle également qu’Annalise reçoit à l’hôtel la visite de l’ex-femme d’Isaac qui se présente comme tel, probablement pour lui dire de changer de psy. Voilà qui est intéressant, ce nouveau personnage connaît l’adresse de l’hôtel et s’ajoute à la liste des suspects pouvant finir ensanglanté. C’est un peu rassurant pour Connor, parce que je n’aime pas voir Connor là-bas aussi régulièrement que dans cet épisode.

La semaine suivante, Isaac appelle Annalise pour lui dire de ramener ses fesses à l’hôpital, mais Annalise est trop occupée à… s’ouvrir les veines. Et ben putain, l’épisode de la semaine prochaine, qui devrait logiquement déboucher sur tout ça va être passionnant à suivre. La saison ne partait pourtant pas si bien, mais maintenant que toutes les intrigues s’entrecroisent comme ça, ça fonctionne à merveille et c’est passionnant. Je suis impatient d’être vendredi prochain !

07Épisode 7 – Nobody Roots for Goliath – 17/20
If I kill him, you’re my alibi.

C’est parti pour un épisode promettant d’apporter quelques réponses avant la mi-saison, déjà, la semaine prochaine.

L’épisode commence sous les draps de Connor et Oliver avant que le réveil ne sonne et il est mignon de retrouver le couple si heureux. Mignon, mais douloureux vu ce qui les attend et vu comment Connor est loin de s’imaginer les activités d’Oliver.

Autrement, la femme d’Isaac vient donc prévenir Annalise que son ex-mari est beaucoup trop affecté par ses sessions avec elle et qu’il faut qu’elle se barre au plus vite, ce qu’Annalise accepte de faire presque sans rechigner. C’est n’importe quoi.

Annalise peut enfin commencer le procès qu’elle prépare depuis quelques temps, mais elle se rend compte que ce ne sera pas si simple que ça, malgré l’aide de Connor : ses ennemis s’en prennent à elle, quitte à utiliser la diffamation. Qu’à cela ne tienne, Annalise décide carrément d’aller voir le DA Denver pour faire équipe avec lui, afin de l’aider à gagner son élection, quitte à ce qu’il redevienne son pire ennemi ensuite.

Ainsi, elle utilise une femme travaillant pour le DA pour un parjure qui lui permet de se sortir de cette situation de diffamation. C’était plutôt sympathique comme retournement de situation. Il n’empêche que quelqu’un veut la faire retomber dans son alcoolisme, ce qui arrange bien les affaires de mon Bingo je dois dire. Annalise retrouve ainsi face à une bouteille de vodka chez elle et finit chez Nate.

Le lendemain, c’est finalement Isaac qui est appelé par les ennemis d’Annalise et bien qu’il pense qu’elle est sur le point de craquer, il ment à la barre. On remercie bien sûr Bonnie pour cette idée alors que Nate comprend toute son implication en voyant Isaac déjà aperçu dans le bureau de Bonie. C’est parfait, car ça permet finalement à Annalise (et donc Connor) de gagner.

De son côté, Michaela s’inquiète de ce qu’Asher pourrait raconter et se met à faire des blagues de mauvais goût à propos d’un meurtre de son copain. Après tout ce qu’ils ont vécu, c’est moyen quand même. Laurel n’aime pas bien l’idée d’Asher ayant mis une caméra chez elle, mais il est en situation de force et il les oblige à dire toute la vérité à Frank.

Ce dernier n’est pas trop heureux de ce qui est en train de se passer et il leur demande de tout arrêter au plus vite, parce que c’est bien trop dangereux. J’ai vraiment aimé cette scène qui en profite pour offrir quelques bons échanges entre Michaela et Asher sur leur relation qui bat de l’aile.

Michaela balance tout à un Oliver déjà stressé par ce qu’il fait : il comprend qu’il doit prévenir Connor, mais Michaela lui interdit. Elle doit aussi conserver son job, quitte à organiser une improbable fête le vendredi même. Cette même fête devient le parfait prétexte pour tout balancer sur Antares en avance et ruiner le plan de base du père de Laurel une fois que celle-ci a réussi à convaincre Frank de faire ce qu’elle voulait. Très franchement, ce n’était pas compliqué d’ailleurs.

Asher le prend beaucoup plus mal qu’il ne le devrait, continuant d’être un gamin insupportable comme dans tout le reste de la série d’ailleurs. Il remet en question tout son couple et suggère qu’il devrait prévenir Connor, ce qui fait flipper Oliver. Finalement, tout cela remet en doute l’ensemble du couple Asher/Michaela, Asher se sentant en permanence second choix par rapport à l’ex de Michaela. Le couple est cette fois-ci en pleine rupture, mais ce n’est pas plus mal. Je suis triste de voir Michaela triste, mais il était temps qu’ils ouvrent les yeux sur ce bien mauvais couple.

Asher finit malgré tout par accepter de bosser pour tout révéler d’Antares, ce qui est stupide. Il le sait, c’est ce qu’ils pensent tous, mais ils le font quand même, prévoyant de voler la carte de Teagan en faisant accuser Simon. Ce dernier est devenu subitement pote avec Oliver en deux épisodes, au point de lui révéler tout son passé, ce qui les aide beaucoup trop.

La fin d’épisode approche à grands pas et voit Connor et Oliver continuer de filer le parfait amour, Laurel proposer un test de paternité à Frank et Michaela se réconcilier avec Asher en ruinant sa robe de mariage à 20 000 dollars avec du ketchup. Mais oui, mais bien sûr, pourquoi se faire rembourser quand on peut juste s’éclater comme ça. Et en parlant de s’éclater, Annalise vient confronter Isaac sur ses mensonges à la barre et être clairement amoureuse de lui.

Elle se plaint auprès de lui de tout le mal qu’elle fait aux autres et il lui en révèle un peu trop sur Bonnie avant d’apprendre que son ex-femme a parlé à Annalise. La grosse éclate quoi.

Connor file tellement le parfait amour dans cet épisode qu’il en arrive à demander Oliver en mariage. Ce dernier ne peut dire oui sans dire toute la vérité, ce qu’il fait et qui enclenche aussitôt les flashforwards.

J’espérais quelques réponses et je me suis fait totalement avoir car nous n’aurons rien avant la semaine prochaine. Comme l’an dernier, les scénaristes nous baladent totalement et suggèrent dans leur montage final que Connor finira en arrêt cardiaque. Franchement, j’envisage comme l’an dernier Nate, étrangement absent des flashforwards lui aussi. Je refuse que ce soit Connor, de toute manière. Finalement, la liste des victimes potentielles est la même que l’an dernier, Wes en moins. Non, franchement, Wes, c’était déjà assez dur comme ça, ils ne vont pas recommencer avec Connor, surtout après cet épisode ?

Ceci, les amis, c’est de l’inquiétude à l’état pur, mais comme ils n’ont pas révélé le visage de Connor, je me dis qu’il est probable que ce ne soit pas lui, mais quelqu’un d’autre. Pourquoi pas Simon, par exemple ? C’est clairement sur lui que je mise le plus pour cet arrêt cardiaque…

08-2.jpgÉpisode 8 – Live. Live. Live. – 20/20
They’re always mad so it’ll we be fine.

Quand l’épisode s’appelle comme ça, c’est à peine stressant déjà ! C’est parti pour une mi-saison et j’ai commencé mes séries du vendredi par là pour une fois, alors que d’habitude, je respecte l’ordre de diffusion. Seulement, là, je ne peux pas faire autrement que dévorer cet épisode dès que je le peux.

Le vendredi soir fatal, Oliver reçoit un appel qui le fait bien trop stresser et le laisse à peu près dans le même état que moi au début de cet épisode. Bien sûr, les scénaristes se jouent rapidement de nous puisqu’Oliver rejoint Laurel, Michaela et Asher, tous en état de choc et ensanglantés. Il découvre un corps dont on e voit que les jambes (un pantalon) et hop, on repart 24h en arrière.

Connor demande à récupérer sa « bague » de fiançailles avant de se rendre chez Laurel où tout le monde l’attend déjà, car quitte à le trahir, Oliver l’a fait dans les grandes largeurs. Connor est complétement hors de lui, forcément, et il s’en prend à Frank, qui réplique avec ses muscles. C’est finalement Laurel qui réussit à le convaincre de ne pas tout dévoiler à Annalise, mais il décide de se rendre à la soirée. Tout ce qu’il faut pour nous faire criser.

Pendant ce temps, Annalise rentre à l’hôtel pour tomber sur Bonnie, venue tout lui expliquer, à commencer par ses sentiments amoureux. Cela terrifie Annalise qui refuse de l’entendre. De son côté, Isaac se plaint à sa femme, la critiquant des choix qu’elle fait de révéler la vérité à Annalise.

Tout est donc en place pour la soirée. Franck se rend chez Simon pour lui faire porter la culpabilité des actions à venir du groupe, Oliver et Connor se prennent la tête à la soirée, Laurel commence à stresser, Annalise est perdue dans ses sentiments. Cela fait beaucoup et ressemble fortement à une mi-saison : Annalise décide de demander conseil à Isaac – car elle veut le garder comme thérapeute, Bonnie se rend en larmes chez Nate pour boire et Laurel reçoit un coup de téléphone qui la perturbe.

Annalise espère bien pouvoir aider Isaac au cours de sa thérapie, car elle comprend qu’elle a besoin d’aide et qu’il a besoin de l’aider. C’est une relation totalement toxique, comme prévue depuis le début, mais ça fonctionne bien.

Bonnie cherche surtout à tester Nate sur sa fidélité amicale et à trouver des réponses à LA question qui l’angoisse : comment réussir à oublier Annalise ? Elle est donc bien alcoolisée avant tout ce qui s’apprête à se dérouler.

À la soirée, Simon fait son coming-out à Oliver, lui révélant qu’il est amoureux de lui. Voilà Oliver qui se met à douter et veut convaincre tout le monde d’arrêter, confortant une Laurel sortant de nulle part dans sa décision d’être venue voir ce qu’il se passait.

Comme du coup tout le monde continue, Connor se décide de dévoiler la vérité à Annalise sur la ruine que tentent de provoquer ses anciens étudiants.

Ceux-ci ne traînent pas et se lancent dans leur plan, ayant 5 minutes du discours de Teagan pour agir. Bien sûr, il y a des complications imprévues : Laurel aide Oliver avec celles-ci, avant qu’Asher ne décide que le meilleur plan est de mettre la carte de Teagan dans la poche de Simon. Oliver ne parvient pas à le trouver et reçoit un appel de Connor, celui du début de l’épisode : il est dès lors évident pour moi que j’avais vu juste vis-à-vis de Simon.

bonus SimonJe sais, je devrais être triste et je le suis un tout petit peu, mais c’est une issue bien préférable que celle qu’il voulait qu’on envisage vis-à-vis de Connor. Si j’y vais fort, j’ai même éclaté de rire quand j’ai découvert la vérité : Simon est tombé sur le groupe, a trouvé le pistolet de Laurel et suite à un combat ridicule s’est éclaté la face avec. À quoi bon utiliser le cran de sûreté, hein ?

Connor tombe sur le groupe et flippe totalement, obligeant Michaela à prendre le contrôle de la situation, une fois de plus. Le problème, c’est qu’Asher a eu l’idée stupide de se saisir de l’arme sans trop de raison, donc elle a beau nettoyer ses empreintes, je ne le sens pas trop. Si je me la joue Expert, les traces de poudre seront de toute manière sur la main de Simon.

Michaela se rend alors à l’étage supérieur où se déroule la fête après avoir maquillé la scène du crime, pour annoncer que Simon s’est suicidé.

Reste à traiter l’appartement d’Annalise : elle rentre chez elle et entend une femme hurler dans l’ascenseur. Oui, si vous êtes comme moi, ça vous suffit à comprendre que Laurel se rend chez Annalise après avoir quitté la fête et se retrouve coincée dans l’ascenseur avec des contractions et du sang qui coule. Oui, après tout, une fausse couche après tant de stress, ça sonne logique – mais le pire, c’est que non : ça vient d’un coup qu’elle s’est pris en écartant Frank de Connor en début d’épisode. Vicieux à souhait.

Le fait qu’elle soit coincée dans l’ascenseur aurait pu être mieux amené si cela faisait plusieurs épisodes qu’on le voyait se coincer, mais c’est assez atroce pour être… atroce. Elle tente d’appeler les secours, mais elle n’a bien sûr pas de réseau. J’en ai vu des choses horribles dans une série, mais cette scène où elle perd le bébé est tout bonnement trop. Cela me rappelle les traumatismes d’une fin de saison Private Practice. Non mais franchement, là, ils ont frappé beaucoup trop fort.

Annalise trouve donc Laurel et découvre que le bébé est à moitié sorti de son corps. Là voilà donc qui se débrouille pour aider à sauver la vie du bébé en coupant le cordon ombilical avec un chargeur de téléphone. Ils y vont beaucoup trop fort. Oui, je me répète, mais c’est à peu près l’état dans lequel j’étais devant l’épisode, à répéter en boucle que c’était trop, mais rester devant quand même.

Pendant ce temps, parce que ce n’est pas encore assez traumatisant apparemment, Connor arrive chez Laurel pour découvrir qu’elle n’y est pas, contrairement à ce que Michaela lui avait annoncé. Il appelle donc celle-ci et en dit beaucoup trop, ignorant qu’il est écouté par un putain de Dominick de nouveau sorti de nulle part. Cela permet de garder un cliffhanger dont on ne savait rien, alors qu’Asher se fait arrêter devant Michaela et qu’Annalise lutte à faire un massage cardiaque à un bébé qui, contre toute attente, va fonctionner. Je ne sais pas si c’est bien crédible un tel accouchement, mais les cris de bébé qu’on entend suggèrent qu’il survit, de même que Laurel dont on sait qu’elle se réveillera à l’hôpital sans bébé dans le ventre.

Bref, toutes les pièces du puzzle se sont mises en place et ont mené à une scène beaucoup trop forte pour mes émotions. Et moi qui pensais qu’ils ne pouvaient pas faire pire que Wes. Et moi qui pensais que cette saison allait être naze quand j’ai vu le premier épisode. Je suis soufflé, et clairement mon TFSA serait bien différent si je devais l’écrire aujourd’hui.

08

Scandal – S07E01-07 (rediff)

Spoilers 

Ci-dessous mes critiques des sept premiers épisodes de la dernière saison de Scandal.

01.jpgÉpisode 1 – Watch Me – 17/20
I know you cannot have it all, Olivia.

Ce début de saison nous rappelle brièvement le bourbier politique de l’an dernier et nous laisse rapidement sur la question que tout le monde se pose : comment Mellie va-t-elle faire tout ce qu’elle dit ? La réponse est évidente : Olivia Pope.

Kerry Washington continue de tout déchirer, rien qu’en marchant, mais aussi à coup de chantage odieux. C’est une jolie manière de relancer la série sur une nouvelle base de nous la montrer enfin en plein contrôle. Cela rappelle la saison 1 et c’est une excellente chose. La série ramène rapidement Cyrus en vice-président de Mellie. Pourquoi pas, ça fonctionne bien.

Olivia continue également ses dîners avec son père, mais c’est cette fois-ci encore elle qui a tout le pouvoir, goûtant le vin et dirigeant la conversation. C’en est presque trop caricatural, mais ça rend Elie intéressant car il lui rappelle que les pleins pouvoirs, ça ne peut pas durer. Attendons donc le premier problème qui va lancer la saison, parce que à ce stade de la saison, elle flirte juste avec un journaliste et couche avec Jake.

Enfin, c’est juste l’occasion de voir Jake à moitié à poil pour l’audience, cela dit, car elle le traite comme de la merde. Il s’en fout pas mal, parce que comment dire non à Olivia ? Quant à Fitz ? Toujours dans le Vermont. Qu’il y reste, parce que je m’en fiche pas mal qu’il manque à Olivia.

Pendant ce temps, OPA galère à se trouver des clients maintenant que c’est plus OPA, mais QPA. Ils martyrisent David pour enfin avoir un client, mais la première d’entre eux se pointe avec l’envie de retrouver son père, un professeur habitué aux voyages à risque. Huck parvient à rapidement retrouver la trace de l’homme, mais celui-ci ressemble fort à un agent B613 pris au piège.

Quinn file donc le dossier à Olivia pour avoir des informations, dossier qui atterrit dans les mains de Jake qui suggère à Olivia de tuer l’homme recherché par QPA, car il met en danger la CIA. Et c’est là le premier dilemme d’Olivia qui n’est pas trop motivée à l’idée de tuer un patriote.

Huck comprend rapidement ce qu’il en est et lui demande de ramener au moins le corps de l’espion pour que ce soit un succès pour QPA. Olivia décide donc de sauver l’espion plutôt que de le tuer, s’opposant au conseil direct de Jake qu’elle force à faire le travail. La tension est sympathique et ne l’empêche pas de réussir à continuer de bosser pour Mellie en parallèle.

Le problème, c’est que Mellie va finir par se dresser contre elle en écoutant l’avis de Jake plutôt que le sien. Qu’à cela ne tienne, elle utilise Huck comme moyen de pression pour être sûre de récupérer le professeur qui était otage. C’est plutôt bien écrit et c’est du Olivia Pope des bons vieux temps. Ce début de saison s’avère donc plutôt convaincant.

C’est un happy ending pour QPA et pour Olivia qui réussit parfaitement son coup, tout en continuant d’être draguée par le journaliste. Du coup, ça lui permet de larguer Jake sans problème car elle comprend bien qu’elle a été trop faible de le laisser coucher avec elle, ruinant ainsi son autorité.

Un autre problème qui se dessine au loin pour Olivia est Cyrus, que l’on tente à l’idée de devenir président. Forcément. Quand en plus Olivia le maltraite et le force à faire des choses qu’il n’a pas envie, la tentation est encore plus forte. Et quand Mellie le ridiculise en étant heureuse de le voir bosser pour lui, c’est pire.

Pourtant, il refuse finalement de mordre à l’appât, car c’était bien un appât lancée par Olivia pour tester sa loyauté. Elle est donc plutôt heureuse d’elle jusqu’à ce que Mellie la remette à sa place de sous-fifre du Président. Cela est loin d’être inquiétant pour Olivia qui a déjà ses remontrances personnelles toutes prêtes. Hop, elle gère à son tour Mellie qui accepte de bosser pour Olivia et non l’inverse afin de rester une présidente forte et marquante pour l’Histoire.

Quant à Olivia, elle finit par accepter les avances du journaliste, mais à sa manière et en contrôlant tout. Autrement dit, ce premier épisode est conforme à ce que l’on nous avait annoncé l’an dernier. Olivia Pope a enfin repris le contrôle de la situation et gère absolument tout d’une main de maître. Rien ne semble pouvoir la déstabiliser pour l’instant et c’est une excellente chose. Je me répète, mais j’ai aimé le feeling saison 1 de cet épisode, et j’espère que ça va continuer !

02Épisode 2 – Pressing the Flesh – 16/20
You know… I prefer being a Gladiator.

L’introduction nous apprend qu’Olivia continue ses rencards (bingo !) avec Curtis, le journaliste. Il y en a eu plusieurs depuis la semaine dernière, au point d’épuiser tous les étoiles cinq étoiles de Washington. C’’st une info intéressante.

Olivia débarque à la Maison Blanche au beau milieu d’une visite de touristes, ce qui est drôle bien qu’elle soit clairement débordée. Elle doit en effet gérer un dîner présidentiel et les demandes de tout le monde, à commencer par Cyrus qui veut changer de place. Pire qu’un mariage.

Il est intéressant de voir Mellie enfin être présidente et galérer à obtenir ce qu’elle veut des autres, comprenant que ce boulot n’est pas le plus reposant du monde. Ainsi, elle est en plein cul-de-sac avec le président du Bashran (j’ai galéré tout l’épisode à me demander ce que c’était que son pays avant de comprendre qu’il n’existait pas).

Cela la force à se reposer sur Olivia et donne un rôle à notre héroïne, mais aussi le premier fou rire de la série depuis bien longtemps. Mellie n’en peut plus de son célibat et de la pression sur ses épaules, alors forcément, il faut que ça se relâche à un moment et qu’elles en rient avec Olivia. C’est une scène qui fonctionne bien, avec du féminisme forcément et une amitié Olivia/Mellie dont je ne me lasse pas.

Une fois de plus, Abby se débrouille pour obtenir de David ce qu’elle veut : quatre places pour le dîner afin de faire la promo de QPA. Cela fonctionne sans problème et hop, les quatre employés de QPA se retrouvent bons pour la Maison Blanche. C’est plutôt intéressant de voir Huck se rendre à ce genre de soirée.

À la Maison Blanche, il y a un bureau en travaux depuis un moment, bureau bien sûr vu lors de la visite des touristes en début d’épisode. Celui-ci cache… le nouveau QG du B613. C’est tordu, mais à vrai dire ça fonctionne à peu près.

La soirée débute et apporte son lot d’humour et de rythme à l’épisode, avec un Huck clairement pas à sa place, une Quinn qui ment pour se faire des clients en parlant beaucoup trop et une Olivia découvrant que Curtis a trouvé le moyen de s’incruster. Mellie profite du repas pour continuer de travailler le président du Bashran qui lui refuse son accord de désarmement nucléaire.

C’est sans compter sur le B613 : Jake découvre que la nièce de ce président est aux États-Unis à l’université pour des Gender studies. C’est clairement un moyen de chantage pour Olivia n’hésitant pas à s’en servir. Le problème ? Le président est au courant de ses méthodes de la semaine dernière et il ne l’aime pas beaucoup.

Cyrus, lui, a pour job de garder de bons liens amicaux avec un riche magnat qu’Olivia lui conseille même de draguer s’il le faut. C’est marrant car il a tout du type insupportable et est à l’opposé de Cyrus. Il n’empêche qu’il compte bien sur Cyrus pour l’aider à devenir gouverneur. Cela pourrait bien se passer, mais le monsieur a la bonne idée de s’asseoir dans le bureau ovale. C’est la goutte d’eau pour Cyrus refusant de participer à ça et faisant la morale à ce riche qui n’apprécie pas l’idée, bien sûr.

Comme c’est l’épisode de tous les refus, David tente de nouveau sa chance avec Abby, mais c’est un beau rateau, plus énorme que celui de Curtis draguant Olivia. Cela m’énerve car je l’aime bien Curtis, mais je sens qu’il va s’avérer être un méchant.

En parlant de méchant, il en fallait bien un qui ne soit pas Olivia dans l’épisode : Huck repère un faux militaire qui effectivement a pour plan de tuer le président du Bashran, ce qui est un problème. Les hommes de Jake débarquent à temps grâce aux informations de ce cher Huck ayant un portable au beau milieu de la Maison Blanche, bien sûr.

Suite à cette tentative de meurtre, le président révèle un côté beaucoup plus tendre de sa personnalité à une Mellie sous le charme. Sous le charme, c’est aussi ce qui se produit pour à peu près tout le monde : David et Abby ont du mal à gérer la tension sexuelle entre eux, Quinn et son futur mari la gèrent au contraire très bien. Enfin, Olivia se jette enfin dans les bras de Curtis pour le ramener chez elle où l’attend en fait… Fitz.

Difficile de ne pas exploser de rire, même si je l’ai senti arriver le Fitz. Je m’en passerais bien, comme j’aime beaucoup Curtis, mais c’était un cliffhanger réussi pour un épisode lui aussi réussi, bien qu’il soit routinier. J’ai beaucoup aimé et Scandal semble reparti sur de bonnes bases. Ce n’est pas la série aussi pleine de rebondissements qu’elle était il y a quelques années, mais cette dernière saison semble la mener paisiblement à une fin de vie réussie, où Olivia parvient à rester à peu près en contrôle de tout tout le temps – même quand elle perd face au président car elle peut compter sur l’aide de son fidèle Huck.

03.jpgÉpisode 3 – Day 101 – 06/20
Olivia didn’t define my presidency.

Cet épisode a été d’un tel ennui que je me suis arrêté en plein milieu à l’atterissage de mon avion et n’y suis revenu que plusieurs jours plus tard dans le métro vers le Comic Con. C’est dire. C’est bien simple, je me suis ennuyé comme jamais et rien ne m’a plu. Cela m’a aussi freiné dans mon visionnage de la série, et des séries en général, parce que j’avais envie d’en écrire la critique avant de voir la suite, mais que je n’avais en même temps aucune envie d’en écrire la critique.

Je vais probablement moins détailler que d’habitude car je ne souhaite pas me replonger dans les moindres détails de cet épisode, qui se concentre sur un personnage que je déteste, Fitz, et un que j’aimais bien… avant cet épisode, Marcus.

Concernant Fitz, on nous le montre redécouvrir la vie quotidienne d’un citoyen « normal ». Déjà, rien que là, le bât blesse déjà : non, un ancien président ne récupère pas une vie normale, même s’il le souhaite. Alors OK quand il vire tout son staff, pourquoi pas, mais quand il se met à conduire tout seul ou se débarrasser des services de sécurité, laissez-moi rire : c’est un ancien président qui connaît tous les codes et accès de la Maison Blanche, ainsi qu’un nombre incalculable de secrets défense. Jamais il n’ira faire son jogging tout seul, avec tout juste un garde quelques mètres plus loin ; même si le dit jogging se fait sur un fond vert dégueulasse tentant de nous faire croire qu’il est dans le Vermont. On parle d’un ancien président des USA…

De son côté, Marcus vit une vie de rêve en vacances, avant de revenir auprès de Fitz après s’être fait traité de riche… Marcus se lance alors dans une vendetta perso, à mi-chemin entre ras-de-bol du racisme et soif de pouvoir. Très franchement, il y avait terrain à rendre tout cela intéressant et pertinent, mais les scénaristes passent à côté. J’ai surtout eu l’impression de voir un adolescent en crise quand il se remet à bosser pour Fitz.

Les jours passent vite dans cet épisode, contrairement au temps pour nous. Il est beaucoup question de l’influence d’Olivia dans la présidence de Fitz, de l’impact qu’elle laisse inévitablement dans l’histoire après leur baiser, mais aussi de Mellie, avec un Fitz qui hésite à revenir bosser pour elle. En même temps, il passe son épisode à hésiter sur tout, même sur le flingue, ou à boire de l’alcool. Il traîne ainsi Marcus dans un bar, dans une scène encore plus soporifiques où les deux parlent d’amour.

Marcus sauve une partie de l’épisode, mais sa crise d’adolescence finit par me laisser un goût amer de gâchis et heureusement qu’il y a Mellie pour rattraper cet épisode vraiment mauvais qui va jusqu’à nous montrer Fitz et Marcus en venir aux mains. J’ai tellement ri dans le métro…

Oh, Mellie rattrape l’épisode, oui, mais elle décrit aussi trois étapes vis-à-vis de Fitz que tout le monde traverse. Le truc, c’est que je n’ai jamais eu droit à l’étape 1 (l’admiration), ni à l’étape 3 (la compréhension et l’acceptation du pouvoir et du charisme naturel qu’il a) pour rester éternellement bloqué à l’étape 2 : ce personnage est insupportable, énervant et n’a pas énormément de charisme.

Et juste quand je pensais que l’épisode ne pouvait pas être plus mauvais, Elie est sorti de nulle part chez Fitz pour le mettre en garde contre Olivia et son nouveau B613. Le tout en affirmant qu’il a peur d’être surveillé par sa fille, bien sûr. Mais mon dieu.

On arrive finalement au jour 101 de la présidence de Mellie, jour durant lequel Fitz vient voir Olivia. Tout ça pour ça, l’épisode a beau s’appeler jour 101 nous n’en verrons rien de plus que le cliffhanger de la semaine dernière qui est aussi celui d’aujourd’hui, parce que les scénaristes devaient être paresseux. À peu de choses près, c’était le pire épisode de la série je crois, et pourtant cette saison commençait bien.

04.jpgÉpisode 4 – Lost Girls – 13/20
Cold. White.

Fitz débarque donc chez Olivia pour lui demander de l’aide sur son nouveau projet avec Marcus. Elle refuse de l’aider, prétextant qu’elle ne peut, contrairement à ce que Fitz pense. Fitz n’a plus qu’à aller demander l’aide de Quinn, sur le conseil d’Olivia.

C’est Marcus qui contacte ses anciens collègues pour obtenir de l’aide. Afin de venir en aide à toutes les filles disparues qu’ils recherchent, ils se mettent en quête d’un visage en particulier, la fille parfaite dont la disparition révoltera le pays. Hop, nouveau tacle sur le racisme ordinaire, mais ils finissent par avoir ce qu’ils veulent : Zoe Adams.

Olivia n’est pas très heureuse de voir Fitz de retour et demande carrément l’aide de Jake, c’est un peu abusé. En même temps, elle n’a pas tort puisque l’ex-président continue d’être en relation avec Elie.

Marcus entre en contact avec Olivia, espérant avoir de l’aide de sa part pour obtenir une entrevue avec Mellie, mais tout ce qu’il fait finalement, c’est parler de Fitz et aider Olivia. Cela motive donc Olivia à aider leurs affaires et comme toujours, ça ne prend que quelques secondes pour qu’elle apporte la solution : faire parler la mère de Zoe pour que l’histoire prenne vraiment.

Cela aide bien la situation de Fitz qui peut ainsi obtenir une interview avec Curtis – qui tente de le déstabiliser en s’attaquant à lui. Malheureusement, Fitz est plus malin que ça et réussit à contourner les questions de Curtis, allant jusqu’à dire qu’il entend bien rester à Washington s’il y a du travail. C’est bien dommage, la série se portait bien sans lui.

Olivia se prend à rêver une vie de couple avec Fitz et demande conseil à son père qui la sermonne sur la solitude nécessaire qu’elle doit avoir pour bien gérer le B613 et tout le pouvoir qu’elle a.

De son côté, Mellie continue de travailler avec le président du Bashran pour les accords nucléaires. A priori, rien de bien intéressant, mais c’est de la géopolitique de base. Le problème, c’est que Mellie flirte beaucoup trop avec le président et que ça sabote les accords autant que son autorité.

Bien sûr, Mellie est clairement sous le charme de Rashad, le président du Bashran, et elle s’en confie à Cyrus, lui aussi au cœur de son intrigue amoureuse très pourrie.

En effet, Cyrus continue d’enquêter sur le Cézanne qu’il a reçu en cadeau. Il se sent forcé de le rendre, ce qui l’oblige à reprendre contact avec le connard de l’épisode 2 qui tente très clairement de le séduire. Les voilà donc tous les deux en train de tester la réalité virtuelle. Il est assez clair que les deux flirtent et sont partis pour une relation. C’est encore une partie qui va me saouler cette saison. Après une telle introduction du personnage, on ne veut pas voir Cyrus tomber amoureux de lui, merci bien.

Ces intrigues amoureuses n’aident pas à l’épisode à s’améliorer, surtout qu’Olivia est elle aussi beaucoup trop préoccupée par sa vie amoureuse pour prévoir le coup d’état qui s’abat sur le Bashran et fout la merde pour tout le monde : QPA perd la une des news, Bashran doit retourner dans son pays où il sera tué, Mellie veut lancer une guerre, Fitz se pointe une fois de plus chez Olivia pour la convaincre qu’ils sont meilleurs ensemble que séparément. Euh, on a regardé la même série ? Parce que non.

L’épisode se conclue sur une réaffirmation du couple Mellie/Olivia comme gérantes du monde, Cyrus qui se met à draguer son admirateur, Quinn qui retrouve Zoe allons savoir comment et Jake qui découvre d’énièmes manipulations d’Elie… C’est ce qui s’appelle tourner en rond. Je crois bien qu’on a perdu la saison, et c’est frustrant tant j’avais de l’espoir pour ces derniers épisodes !

05.jpgÉpisode 5 – Adventures in Babysitting – 14/20
Speaking to me is a priviledge, you do not have priviledges.

Olivia engueule son père comme un gamin et lui ordonne de dire à Fitz de se barrer dans le Vermont. Merci Olivia pour cette merveilleuse idée maintenant que tu t’es tapée ton mec. Le problème, c’est que Fitz n’est pas d’accord avec ça et balance tout à Mellie, y compris le meurtre de Luna par Scandal. Il n’en faut pas plus pour que Mellie s’énerve après sa conseillère et lui ordonne de mettre fin aux activités de B616.

Yep, c’est comme une petite fille se faisant engueuler par sa maman, exactement. Du coup, elle retourne vers son papa pour l’engueuler une nouvelle fois alors qu’elle l’a privé de son petit dinosaure. Non mais sérieux… l’épisode porte bien son titre à ce stade, et Elie demande simplement à récupérer ses dinosaures si précieux pour lui. Bien.

Pendant ce temps, Jake conseille à Fitz de retourner dans le Vermont, lui aussi, ouais ; c’est une obsession générale.

Curtis rejette totalement l’idée d’une guerre pour récupérer le contrôle politique de Bashran, ce qui énerve Mellie voulant garder Rashad auprès d’elle. Rashad entend rester, mais il espère que Yasmine, sa nièce soit en sécurité. C’est QPA qui s’occupe de sa sécurité, même si la jeune fille n’en a pas trop envie.

Sans grande surprise, elle parvient à s’échapper, même si c’est un assassin sur entraîné qui est censé  la surveiller. Cela ne ridiculise pas du tout QPA là. Huck la retrouve rapidement, en compagnie de sa petite amie qu’il ramène elle aussi dans les bureaux, compromettant au passage la planque de Yasmine. Bizarrement, tout le monde s’en prend à la gamine plutôt qu’à lui, allez comprendre.

Cyrus accepte quant à lui d’enseigner la politique à son futur mec futur gouverneur, mais ça ne se passe pas si bien que ça évidemment, puisque le mec n’en a rien à faire des réunions de Cyrus, préférant passer du temps sur son portable. Enfin, en théorie, parce que bien sûr en pratique, il bosse pour Cyrus.

Cela motive ce dernier à confronter Olivia qui doit aussi gérer Fitz en parallèle. Elle veut s’en débarrasser, mais lui attend de reconnaître Olivia pour se décider à se barrer. Ils sont encore plus insupportables que d’habitude. Olivia, on l’avait dans les deux premiers épisodes de la saison, sérieusement.

L’avantage que conserve Olivia dans l’épisode est qu’elle touche avec Curtis, ce qui lui permet de manipuler les médias sans problème sur le sujet de la guerre et l’image du président de Bashran. Ce dernier décide de retourner dans son pays, contre l’avis de Mellie qui lui sous-entend très clairement ses sentiments et le laisse l’embrasser. Exactement comme Cyrus avec son vieux connard qui est désormais un excellent politique en devenir, évidemment.

De son côté, Olivia récupère sa confiance en parlant à une Quinn légèrement dépassée par les événements. Elle retourne auprès de Mellie qui a désormais pris conscience de la nécessité d’un B613 parce qu’elle est amoureuse. Elle autorise donc Olivia à faire le nécessaire pour que Rashad récupère son pays.

Du coup, cela permet à Olivia de récupérer le pouvoir sur Fitz à travers Mellie qui lui sert le discours de début d’épisode sur le privilège que c’est de lui parler et blablabla. Tu parles d’une autorité. Voilà qui met fin à une bonne partie de l’intrigue de Fitz, j’espère qu’il repassera derrière la caméra la semaine prochaine.

Il sera intéressant de voir Olivia gérer le fait qu’elle se fait larguer par Curtis en fin d’épisode, ce dernier comprenant qu’il ne l’aime pas malgré son attirance pour elle. C’est osé de sa part, on ne largue pas Olivia Pope comme ça, voyons.

Quant à Yasmine, elle accepte de retourner dans son pays pour sa sécurité. Cela bon l’énorme arnaque et je m’attendais à la voir se faire buter comme une merde au moment de monter dans l’avion la ramenant dans son pays, surtout avec Quinn s’étant attachée à elle. Comme ça n’est pas arrivé, je me suis dit « bon allez, ils vont nous exploser l’avion ». Je ne pensais pas avoir raison quand même, ou en tout cas pas si vite. C’est violent : on perd à la fois Rashad et Yasmine, ce qui devrait remuer beaucoup de choses dans la série pour la suite.

Bon, cela fait donc trois épisodes durant lesquels Huck, Abby et David n’ont servi à rien. Comme d’habitude.

06.jpgÉpisode 6 – Vampires and Bloodsuckers – 16/20
You just gave me a life that suited you.

En toute logique, l’épisode débute par Mellie apprenant la mort de son nouvel amant dans l’explosion de l’avion. Assez clairement, c’est quelque chose qu’elle n’a pas vu venir, surtout que ça vient… d’Olivia et Jake. Ma réaction ? « Oh putain… »

C’est donc reparti pour un épisode on ne peut plus frustrant où l’on perd l’Olivia que l’on aime et que j’étais content d’avoir retrouvé. Bon elle gère tout comme toujours, mais c’est un peu n’importe quoi ce meurtre de sang-froid.

Pendant ce temps, Quinn se prépare à se marier et Olivia est sûre de lui faire plaisir en lui prêtant un bijou, mais il est évident que Quinn a d’autres reproches en tête. Bien évidemment que Quinn a enquêté pour savoir qui avait tué Yasmine. Bon, la scène est une confrontation au sommet entre Quinn et Olivia, Quinn étant apparemment la seule encore capable d’affronter Olivia de front.

Cette dernière est toutefois persuadée que Quinn ne fera rien contre elle, ce qui, à ce stade de la série et de l’inconscience pure.

Alors que Quinn se prépare à se marier enceinte jusqu’au cou dans une belle robe d’un blanc ironique, Mellie se rend à l’expatriation des corps des décédés dans l’explosion, puis doit gérer les problèmes politiques qui s’ensuivent, avec un nouveau régime dans le pays demandant à la présidente des États-Unis. La décision est simple : Mellie veut faire la guerre à ce nouveau régime, même sans preuve de sa responsabilité dans le meurtre de Rashad.

Mellie part dans le côté sombre et tente d’embaucher Jake pour arranger ses affaires, mais Jake refuse de devenir son pantin, alertant aussitôt ses soupçons. Elle se confie ensuite à Marcus, lui demandant des conseils sur la situation géopolitique qu’elle doit gérer, puisqu’Olivia est aux abonnées absentes pour la présidente durant tout l’épisode.

Cela permet à Mellie de décider de ne finalement pas se venger et de reconnaître le nouveau régime s’ils acceptent les traités nucléaires.

Comme il faut bien s’occuper d’Abby aussi, celle-ci est une fois de plus remise face à sa relation avec David, mais ce n’est pas très intéressant donc rapidement négligé. Il y a plus important, car de son côté, Quinn décide de se barrer avant le mariage, laissant sa bague derrière elle. C’est suffisamment louche pour que Huck parte en vrille et se lance dans une grande enquête durant laquelle il découvre que Quinn voulait la vérité sur la mort de Yasmine.

Bien sûr, il y a du sang sur la bague, laissant penser qu’elle s’est fait enlever, alors que Jake affirme à Olivia qu’il s’agit d’une ruse. Quant au marié, il est dépité de voir qu’il ne connait pas tant sa femme que ça car il n’a rien vu venir. Évidemment. On lui refile Abby dans les pattes, parce qu’il faut bien s’occuper d’elle, comme je le disais plus haut.

Bon, Olivia s’évertue à compliquer l’enquête pour QPA – d’ailleurs, ça tombe bien c’est là que le mariage devait avoir lieu – en les empêchant de suivre une bonne piste. Curtis débarque également pour les informer que Quinn lui a assuré qu’un américain avait tué Rashad.

En parallèle, Cyrus est toujours en couple avec son connard, Fenton Glackland qui essaye d’avoir des informations confidentielles. Totalement inutile, cette intrigue finit par exploser à la face de Cyrus quand Abby vient lui demander des informations sur Fenton qu’elle accuse d’être responsable de l’enlèvement de Quinn.

En effet, Quinn et Jake ont fait leur boulot bien comme il faut pour accuser cet innocent qui se retrouve torturer par Charlie beaucoup plus doué que QPA sur ce coup-là. Le problème, c’est que QPA découvre assez rapidement que Fenton est innocent, mais tout va bien car Huck débarque à temps pour empêcher Charlie de le tuer.

Du coup, c’est un retour à la case départ pour QPA travaillant à obtenir les caméras de sécurité du parc où Quinn a rencontré Olivia la veille. Cette dernière parvient malgré tout à faire disparaître la vidéo en question, mais cela laisse nos enquêteurs face à une impasse peu bienvenue qui les fait tous pleurer.

Oh, bien sûr, cela permet aussi une réconciliation entre Abby et David, parce que la déprime et l’envie d’amour sont plus fortes que ça. Le cliffhanger est plutôt réussi : Olivia et Jake découvrent que Quinn s’est bien fait enlever, directement dans l’ascenseur de QPA. C’est problématique.

Si l’épisode commençait sur pas mal de défauts, il s’en tire finalement plutôt bien avec tous les mystères autour de Quinn. Comme nous n’avons vu ni Elie, ni Fitz de tout l’épisode, je suis plutôt content, mais j’imagine qu’il faudra regarder de leur côté pour avoir quelques infos supplémentaires sur Quinn… C’est un mystère que j’aime bien néanmoins et qui fait le job : j’ai envie d’en savoir plus et de revenir la semaine prochaine. On notera tout de même que celui qui l’a enlevé s’est fait plaisir à l’enlever à QPA pour retourner ensuite la bague à l’immeuble. Il y aura bien de quoi trouver des infos dans ce laps de temps.

En tout cas, c’est une jolie manière de libérer du temps pour l’actrice qui est, tout comme son personnage, enceinte jusqu’au cou… et n’aurait pas vraiment pu le cacher si elle l’avait voulu.

07.jpgÉpisode 7 – Something Borrowed – 15/20
I’m very sorry Olivia, but you do not get to have it all.

Je termine mon rattrapage des pauses de saisons du TGIT avec Scandal : la série me fait la surprise de commencer directement par l’enlèvement de Quinn, une scène qui ne nous apprend finalement pas grand-chose à part que même une badass comme elle peut vite être mise K.O. Bon, elle est enceinte jusqu’au cou, cela dit.

À QPA, Huck, Charlie et Abby s’occupent de vérifier que Quinn ne se trouvent pas dans les corps non-identifiés. C’est tout bonnement une situation bien atroce, surtout pour Charlie qui est au bout du rouleau comme on ne l’avait jamais vu auparavant, craignant qu’elle soit morte mais ne trouvant plus le courage d’aller dans les morgues, parce qu’apparemment ça court les rues les femmes enceintes dans les morgues. Je pensais pourtant que ça limiterait les possibilités, mais bon.

Les personnes mortes finissent par tuer la libido de David qui rejette Abby, avant de revenir plus tard dans l’épisode pour lui annoncer qu’il a simplement peur pour elle et peur de s’attacher trop à elle. Si c’est pas mignon tout plein…

Olivia cherche désespérément Quinn avec les ressources du B613 et de Jake, mais ça ne donne aucun résultat. Elle s’assure donc de vérifier que Mellie fait son travail et doit consoler Charlie entre deux, parce que quand il déprime, il va voir Olivia. Nous apprenons aussi que Quinn était supposée accoucher durant cet épisode. C’est merveilleux.

La série prend le temps de passer voir Fitz et Marcus dans leurs bureaux, mais c’est inintéressant au possible. Ils souhaitent travailler aussi avec Mellie, mais elle refuse par principe, espérant que Marcus est là pour elle. Mais non.

Elle se rend tout de même compte que le projet est intéressant et est un but politique commun, donc elle finit par bosser avec Fitz, avant de remotiver une Olivia qui a encore le temps de bosser pour la présidente alors qu’on passe l’épisode à la voir s’inquiéter pour Quinn plus que pour tout autre chose.

De son côté, Cyrus se met sur la piste d’Olivia sans le savoir. Il ne comprend pas comment ils ont pu accuser si vite son mec, et il comprend d’Abby que l’info de trop pour l’accuser venait de Jake. Il s’en va le titiller, ce qui est toujours une mauvaise idée.

La secrétaire d’Olivia s’en prend finalement à ce pauvre journaliste, Curtis Pryce, sous ordre de Jake, probablement pour compliquer l’enquête de Cyrus et pour s’assurer qu’il arrête de s’en prendre à Olivia. Jake fait en tout cas bien comprendre à Cyrus qu’il sait ce qui est arrivé.

Elie débarque au milieu de tout ça et déclare posséder Quinn : il la rendra en échange de son dinosaure. J’ai tout simplement explosé de rire. Les enjeux devraient être énormes pour une dernière saison, mais non, on se contente du vieux Papa Pope gaga de ses joujoux et voulant les récupérer. Sérieusement ? Franchement, ça tombe complétement à plat s’il dit la vérité et qu’il est responsable de l’enlèvement de Quinn.

Bref, c’est une longue partie de poker qui perd son intérêt et épuise Olivia autant que moi. Cette dernière décide ainsi de rendre visite à sa mère pour obtenir des conseils. Totalement logique bien évidemment. Au moins, celle-ci a la même réaction que moi quand elle entend le dilemme d’Olivia : il faut dire que ça c’est logique ; ça fait au moins quelque chose. On a beau m’expliquer que c’est à propos du pouvoir et tout, cette affaire de dinosaure, c’est honteux après sept saisons et pour leur dernière mi-saison. La mère arrive à la conclusion, après une scène un peu longue, qu’Olivia ne veut pas sauver Quinn de toute manière.

Olivia demande donc à son père de la tuer, et comme il ne peut pas, elle récupère tout le pouvoir et annonce à Elie qu’elle ordonne sa mise à mort. La scène finale est longue mais assez bien écrite en terme de pouvoir, avec un bluff total d’Olivia qui pense avoir gagné en expliquant à son père qu’elle n’en a rien faire qu’il tue Quinn si cela lui permet de conserver son pouvoir politique. Rien à faire… Ou pas. Elie décide de tuer Quinn et Olivia entend toute la scène, avec deux coups de feu.

Elie revient tranquillement et demande à Olivia si elle veut voir le corps, ayant pris le soin de s’asperger de sang avant. Oui, parce que leur cliffhanger cache-misère, je n’y crois pas spécialement. Le bluff est clairement celui d’Elie. Bien sûr, la dernière saison risque de voir quelques morts en chemin, mais Quinn mériterait mieux qu’une mort hors écran. Et puis, faire un suspens pour savoir si elle est morte ou pas, c’est déjà indiquer qu’elle ne l’est pas. En plus, tuer le personnage d’une actrice enceinte, c’est s’assurer de se faire lyncher, et Shonda est plus maline que ça (après, il est vrai que l’actrice a pu demander un départ prématuré de la série pour s’occuper de son bébé, mais je n’y crois pas – Quinn est simplement de mèche avec Ellie pour faire tomber Olivia et venger Yasmine, en récupérant au passage sa pote moins assoiffée de pouvoir).

Ah, je note également qu’avec toutes les ressources du B613, Olivia et Jake n’ont pas eu la présence d’esprit de simplement lancé une équipe d’assaut sur la maison d’Ellie où se reposait tranquillement Quinn. Grosse crédibilité.

Je reviendrais en janvier pour voir ce qu’il en est, mais je ne crois donc pas à sa mort à l’issue de cet épisode aux scènes souvent trop bavardes et aux enjeux auxquels je n’ai pas accroché. Nous verrons bien dans deux mois !

Grey’s Anatomy – S14E01-08 (Rediff)

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur les huit premiers épisodes de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

01.jpgÉpisode 1 – Break Down the House – 20/20
Who – who are you ? Sorry. I had to do it.

Cet épisode reprend très exactement là où la saison précédente s’était arrêtée, ce qui est une excellente chose. Ils jouent avec nos attentes en nous faisant croire à l’amnésie de Megan (j’ai même pu dire la réplique avant elle), avant de nous rassurer sur son état de santé, pour mieux nous informer que Megan sera malgré tout le cas médical de l’épisode. Forcément. Elle a donc une hernie impressionnante qui lui permet un voyage au Grey Sloan Memorial Hospital.

J’ai aimé le fait qu’Amelia soit présentée comme la femme d’Owen dans cette introduction, mais que très vite les problèmes de couple entre eux soient de nouveaux au centre de l’inattention des scénaristes : ils passent l’épisode à s’éviter, comme l’an dernier. Nathan retrouve aussi Megan et tout se passe bien.

Le lendemain de l’incendie, tout le monde reprend ses marques à l’hôpital, même si celui-ci tombe en ruine sur les médecins et infirmières. Malgré tout, les évolutions côté technologique dans l’équipement médical ne s’arrêtent plus, alors la situation ne doit pas être si catastrophique. Miranda passe l’épisode à surveiller les réparations, ce qui n’était pas bien passionnant je dois dire.

Bien que ce ne soit que le lendemain, Stéphanie n’est déjà plus à l’hôpital puisque l’actrice a quitté la série. Le personnage est ainsi envoyé se soigner au Texas et Joe se retrouve seule, à s’inquiéter de ce qu’elle va devenir sans sa rivale et amie. On retrouve là l’égoïsme de Jo, mais en même temps, j’ai pensé la même chose en pensant aux conséquences du départ de Stéphanie. Je trouve que ces deux-là auraient mérité une scène de départ plus marquante, mais bon, je ne vais pas être bien difficile car on a enfin les scènes avec Alex qu’on attendait tous l’an dernier.

L’arrivée de Megan à l’hôpital provoque bien des remous, mais j’en retiens qu’elle est aussi fun que ce que l’épisode avec les flashbacks nous laissait penser l’an dernier. Elle est tellement drôle que j’ai du mal à comprendre ce que Riggs trouve en Meredith, d’ailleurs, qui est tout sauf fun.

Megan annonce assez vite au cours de l’épisode qu’elle veut retourner en Irak où elle a… Un enfant. Plus exactement, cela fait six ans qu’elle s’y occupe d’un enfant orphelin, mais elle ne l’a pas adoptée légalement, ce qui pose problème pour son immigration aux États-Unis.

Tout aussi rapidement, on comprend que les scénaristes vont pousser Meredith à s’occuper de Megan, forcément. Moi, je veux bien qu’elle reste plus longtemps, donc je me suis retrouvé dans la position à espérer que Meredith foire sa chirurgie sans la tuer pour autant. En tout cas, il était très cool de la voir rattraper toutes les informations qu’elle a raté dans sa vie. Franchement, difficile de ne pas adorer Megan.

Comme annoncé pendant l’été, l’épisode voit aussi le retour de Teddy. Je ne sais même pas comment j’ai pu oublier ça car j’adore ce personnage et c’était un véritable plaisir de la retrouver. J’ai adoré cette manière de la réintroduire dans la série où elle reprend ses marques non en tant que médecin, mais en tant que membre de la famille de Megan et Owen.

Il faut dire qu’elle est toujours parfaite pour s’occuper d’Owen, gérant sa crise de panique mieux que Cristina ou Amelia n’auraient pu le faire. D’ailleurs, Amelia les surprend et se met à la détester ; surtout quand elle assiste ensuite à une mise en garde de Meredith par Teddy. Cette dernière ne supporte pas que Megan ne soit pas au courant de la relation entre Nathan et Meredith. C’est tellement compliqué les relations de famille dans cette série, aussi.

Compliqué, mais amusant, parce que Maggie, que l’on voit peut dans l’épisode, se retrouve ensuite à se dire du côté de Meredith auprès de Teddy, tout en soutenant que Nathan devrait dire toute la vérité à Megan avant l’opération. Finalement, il n’aura pas besoin de le faire car Meredith prend les devants. Une fois de plus, elle se la joue perso et limite égoïste ; elle aurait pu au moins prévenir Nathan qu’elle allait révéler toute la vérité.

Pour en revenir à Amélia, à peine rentrée de l’hôpital militaire, elle reprend le travail sans dormir, inquiétant ses sœurs et progressivement le reste des chirurgiens quand elle se remet à jouer les superhéros. Elle ne semble même pas se préoccuper du départ de Stéphanie, ce qui est tout de même énorme. Qu’importe, la voilà qui s’occupe d’un patient, il ne peut y avoir qu’un seul cas médical, après tout, c’est une reprise de Grey’s Anatomy. Elle fait équipe avec DeLucas mais les autres chirurgiens qu’elle contacte ne sont pas pour la procédure hyper risquée qu’elle propose.

Histoire de proposer quelques bonnes intrigues d’apprentissage comme seule Grey’s sait le faire, de nouveaux futurs internes débarquent à l’hôpital pour Richard. Ils ont en fait été réunis par Minnick avant qu’elle ne soit virée. Ils sont évidemment déjà relous dès leur introduction, étant même plus idiots que d’habitude. Ils apportent beaucoup d’humour à cette reprise, ce qui fait plaisir.

Ils sont aussi accros à leurs téléphones et entre celui qui s’évanouit, celle qui ne supporte pas le sang et celui qui fait tomber ses lunettes dans un patient, on est bien partis. C’était énorme comme blagues, mais ça fonctionnait bien.

En parallèle, Arizona découvre aussi qu’elle est ghostée, et découvre ce que ça veut dire, par Eliza Minnick. Elle ne met pas longtemps à retomber sur ses pieds et se fait draguer dans un bar par une belle italienne… qui semble bien connaître DeLucas quand elle tombe sur lui.

Bref, Grey’s Anatomy soigne son retour en proposant une bonne dose de comédie dans ce premier épisode. Maggie se retrouve ainsi gênée en présence de Jackson avant de lui avouer tout ce qu’April lui a dit sur leur relation, Jo, elle, se rend au Joe’s, le bar habituel de l’équipe médicale. Toujours amoureuse d’Alex et n’ayant plus de Stéphanie à qui se confier (elle essaye avec Ben), elle envoie paître DeLucas qui ne voulait pas lui parler d’amour avant de se retrouver à coucher avec l’élève qui a fait tomber les lunettes dans son patient pendant la chirurgie qu’Alex lui avait offerte. Difficile de faire plus tordu et marrant, mais c’était du grand Grey’s.

Du coup, je n’hésite pas un instant à surnoter légèrement ce retour que j’ai trouvé parfaitement jouissif, ne serait-ce que pour Teddy ou pour toutes les scènes légères où l’on voyait les médecins avoir une vie perso en extérieur. Quant au cliffhanger, il est excellent et voit Meredith rater son opération qaund tout le monde pensait que c’était un succès.

02.jpgÉpisode 2 – Get Off On The Pain – 20/20
Whose brain is that?

Oui, un deuxième 20, je n’y vais pas de main morte pour cette saison qui repart vraiment de la meilleure des manières selon moi. Si le premier épisode était super drôle, celui-ci n’hésite pas à le surpasser du côté de l’humour, pour mieux nous rappeler à sa fin que, eh oh, c’est Grey’s Anatomy, pas une comédie. Et ça marche grave bien.

L’épisode reprend sur l’échec de Meredith super énervée. Elle passe une partie de l’épisode à ruminer son opération mais trouve finalement, grâce à Alex parlant de totalement autre chose, la solution. C’est peu probable et crédible, mais allez, venant de cette série, ça passe plutôt bien.

C’est con, parce qu’Owen était plutôt heureux de l’échec de Meredith, signifiant que Megan pouvait rester plus longtemps. Sa joie est de courte durée, de même que son envie de voir sa sœur rester, je pense. Très vite, il se retrouve piégé par elle, sa mère et Teddy qui toutes lui disent que son mariage déconne sérieusement. Owen essaye d’en parler avec Amelia, mais celle-ci refuse totalement d’écouter son avis – qui est qu’elle a besoin d’aide.

Ses arguments se tiennent bien qu’ils soient mauvais : elle ridiculise la famille d’Owen en montrant point par point comment eux aussi ont besoin d’aide. Elle envoie même Owen dans les bras de Teddy, et il n’hésite pas à l’embrasser. Heureusement, Teddy le recadre rapidement. Pourtant, je veux bien les voir en couple ces deux-là, depuis le temps !

Teddy, Owen et Nathan trouvent aussi le temps de tenter de rapatrier le fils de Megan, mais comme elle ne l’a pas adopté ; tous les avocats leur expliquent que c’est impossible. Ainsi, il y a de fortes chances que Megan ne passe pas la saison à l’hôpital mais retourne bien en Irak. C’est dommage, mais en même temps, il se passe tellement de choses à l’hôpital que ces retrouvailles familiales ne peuvent pas tout occuper non plus.

Meredith réussit donc à trouver un moyen de sauver Megan et de lui redonner un ventre normal : une greffe, tout simplement. Elle envoie donc les sub-internes à la recherche de l’abdomen parfait pour Megan, ce qui est plutôt sympa comme intrigue. Ces sub-internes apportent un humour inattendu, qui n’est pas sans rappeler celui de la saison 5 et des premiers internes de nos internes de base.

L’épisode s’intéresse d’ailleurs aussi au cas de Jo et de son sub-interne. Regrettant aussitôt d’avoir couché avec, elle quitte sa chambre, non sans casser ses lunettes. Le lendemain, elle se confie à Ben, ignorant totalement qu’Alex les entend. C’était une scène super drôle, même si je ne m’attendais pas à voir Alex éclater de rire. Le comique de situation est parfaitement géré dans cet épisode, avec un rythme vif réussit.

Jo finit par aider « Lunettes », car non, il n’a pas de nom, forcément, à trouver l’abdomen parfait pour Megan. Elle ne le fait pas par charité, mais bien parce que cela lui permet d’avoir une place pendant l’opération de Megan. Après un an à l’arrière-plan, Jo revient enfin sur le devant de la scène et sa carrière décolle donc. On sent que les scénaristes sont libérés maintenant que l’actrice n’est plus enceinte, et je me dis qu’ils ont peut-être mal géré sa grossesse (totalement invisible à l’écran, ça m’impressionne toujours).

Maintenant que l’actrice a plus de temps libre, les scénaristes débloquent enfin son couple avec Alex : celui-ci lui avoue qu’il a retrouvé son mari mais ne l’a pas tué. Rassurée de voir qu’il peut contenir sa force physique et n’a aucune intention de s’en prendre physiquement à elle, Jo retombe enfin dans ses bras. Très franchement, il était temps. En deux épisodes, ils ont débloqué tout ce qui finissait par être super irritant l’an dernier.

En parallèle, Amelia travaille toujours sur son opération de l’impossible contre l’avis médical de Jackson. Il est intéressant de voir ces deux-là s’embrouiller, surtout qu’Amelia semble vraiment être dans une mauvaise passe et faire n’importe quoi. Elle finit par effectuer sa démarche médicale comme elle le voulait, mais a bien besoin de l’aide de Jackson car, dis donc, c’est dingue, il y a un bout de mâchoire dont elle ne sait pas quoi faire. C’est con, mais ça m’a fait rire.

C’est décidément une grosse journée pour Avery qui est sur tous les plans : il a également aidé à l’opération de Megan – un succès cette fois – et rentre chez lui pour se reposer… Enfin, c’est ce qu’il pense : en fait, il parle enfin à April qui lui avoue souffrir de leur coucherie dans le Montana. Il était vraiment temps que ces deux-là se parlent et je retrouve enfin April comme je l’aimais il y a quelques saisons. J’espère que ça va durer !

April est aussi un peu jalouse de Maggie je pense et il est marrant de voir que c’est désormais Jackson qui évite Maggie. Celle-ci est de toute manière occupée à prendre soin de Meredith et être jalouse du fait que son père passe son temps à comparer Meredith et Ellis. Cela comblait un peu l’épisode sans grand intérêt pour l’intrigue générale, mais ça correspond bien au caractère de Maggie cette jalousie idiote, alors pourquoi pas.

Enfin, la dernière grosse intrigue de l’épisode – qui va même nous lancer le fil rouge de la saison – débute comme quelque chose de léger et fun, quasiment anecdotique pour mieux nous prendre par surprise. Il s’agit de… la sœur de DeLucas qui, une fois son frère parti, couche malgré tout avec Arizona. Le lendemain, cette sœur sortie de nulle part décide… de demander un job à Bailey !

Et pas n’importe quel job, non, un job de recherche sur l’orgasme féminin. J’ai adoré l’idée qui apporte beaucoup d’humour et j’adore bien sûr le personnage de la sœur d’Andrew, même si je me demande encore quel sera son nom.

Son poste ? Proposer aux femmes de se masturber tout en passant un IRM pour pouvoir étudier le cerveau pendant l’orgasme ; dans le but de produire un Viagra féminin notamment. Je trouve que ça se tient parfaitement comme intrigue et ça apporte une bonne dose de féminisme à la série qui en manque par moment comparé à ses débuts (Izzie !).

Elle parvient à convaincre Bailey de lui donner ce poste parce que Bailey elle-même se lance dans une croisade féministe : elle en a marre de porter des chaussures à talons depuis qu’elle est chef. Effectivement, c’est un changement que j’avais remarqué (parce que les chaussures dans Grey’s, c’est rarement des talons quoi).

L’intégration de ce nouveau personnage se fait sans trop de mal : elle flirte avec Arizona, s’amuse du fait que Maggie soit l’ex de son frère et accepte toutes les femmes qui se présentent pour se masturber ; ce qui inclut Amelia, après sa journée bien chargée. Et là, je me demande comment je ne l’ai pas vu venir avant car ça fait quelques épisodes déjà qu’Amelia partait en vrille, mais il est révélé, par DeLucas frère qu’Amelia a une tumeur. Je l’ai immédiatement compris et, si vous m’avez suivi l’an dernier, vous savez qu’Amelia est l’un de mes personnages préférés, alors Grey’s m’a une nouvelle fois brisé le cœur. Ils ne laisseront donc jamais cette pauvre Amelia respirer ! Après tout ce qu’elle a vécu dans Private Practice, c’est tout de même super violent.

Ce cliffhanger est bien plus prenant que les autres, et j’en oublie même de parler de Nathan qui demande Megan en mariage, demande interrompue accidentellement par Meredith, et du refus de celle-ci car elle le pense encore amoureux de Meredith. Bien sûr, Meredith fuit ses responsabilités quand Nathan lui en parle… Et avec Amelia, elle va trouver l’excuse parfaite pour continuer à fuir. Qu’elle est chiante.

Voilà pour ce retour extrêmement réussi de Grey’s Anatomy. Peut-être que c’est juste qu’ils me manquaient, mais j’ai eu un grand sourire benêt pendant une grande partie de ces deux épisodes. Au départ, je ne voyais pas l’intérêt de diffuser le deuxième épisode le même soir ; mais maintenant je comprends qu’ils voulaient juste nous rappeler ce qu’était Grey’s. Oui, c’est une grande histoire de famille avec beaucoup d’humour, mais il y a aussi énormément de drames qui se jouent dans les couloirs de l’hôpital.

Clairement, la révélation finale sur l’état de santé d’Amelia, je n’étais pas prêt. Ce deuxième épisode, je ne le surnote pas, il m’a vraiment énormément plu, jusque dans la réalisation qui n’hésitait pas à abuser de travellings et de scènes intercalées les unes dans les autres. Si toute la saison est à ce niveau, Grey’s sera une franche réussite pour sa saison 14. Allez, qu’elle aille jusqu’à sa saison 20 maintenant, qu’elle ridiculise un peu le TFSA du jour !

03Épisode 3 – Go Big or Go Home – 17/20
You are not a sound mind now, and you haven’t been for years.

C’est reparti pour un épisode sur la normalité des docteurs et le fait qu’ils ne sont que de simples humains avec leurs erreurs. Le thème est un grand classique de Grey’s Anatomy, mais il a toujours merveilleusement bien fonctionné.

Une première partie de l’épisode se concentre sur Meredith et ses nombreux dramas à gérer. Ce n’est pas hyper subtil : elle est de mauvaise humeur contre tout le monde à cause de sa relation avec Riggs. Tout le monde sait qu’il y a un problème, mais personne ne sait quoi exactement. J’en retiens surtout que Zola a tellement grandi qu’elle a même de vraies répliques désormais. Elle est trop mignonne ! Alex ne fait pas sa part des travaux ménagers et ça énerve Meredith qui est déjà énervée de toute manière, parce que Riggs. Cela tombe bien, son psy est à l’hôpital. Elle en profite pour une consultation gratuite où elle confie en avoir marre des triangles amoureux. Bienvenue au club, Meredith.

Elle s’inquiète surtout sur son psy, qui lui propose une séance gratuite dans sa chambre d’hôpital. Tout s’y passe bien et il est vrai que Meredith a grandi l’air de rien depuis la mort de Derek. Elle a grandi, oui, mais ça ne fait pas encore tout. Elle finit par aller confronter Riggs à qui elle reproche de ne pas se battre pour Megan et de ne pas lui faire comprendre qu’elle est son choix numéro 1. Comme c’est du Meredith, le message est clair : elle souhaite être le choix numéro 1, même si elle ne se l’avoue pas. Pick me, choose me, love me.

Sinon, l’opération de son psy se passe bien sans encombre et elle n’a pas conscience que le problème Alex est sur le point de se résoudre de lui-même. Celui-ci s’est en effet réconcilié avec Jo et tout se passe à merveille dans l’ascenseur pour le couple, qui aide ensuite Kepner à opérer un ado sur le point de faire sa demande en mariage. Oh, cela permet de réaffirmer le romantisme de Kepner, mais surtout donne l’idée à Jo de réinviter Alex à s’installer chez elle. Il était temps, là encore. Décidément, c’est la catchprase de la saison.

Meredith n’est pas pour autant au bout de ses dramas, loin de là. Après tout, sa belle-sœur vient d’être diagnostiquée d’une tumeur au cerveau et elle ne le sait pas encore. Comme prévu, Amelia refuse en effet d’avouer à ses proches qu’elle est malade, mais elle finit par ne pas avoir le choix d’en parler à Bailey quand elle contacte un de ses anciens professeurs et désormais collègue pour la soigner. Je suis bien content de voir Greg Germann débarquer dans Grey’s. Ce rôle lui va mieux que celui qu’il avait dans Once Upon a Time et j’adore l’acteur depuis Ally McBeal.

Le problème, c’est que Bailey a justement ses propres problèmes à gérer et ne l’écoute pas. Le grand-père de Jackson débarque effectivement à l’hôpital maintenant que les travaux sont enfin terminés. Il est là pour redresser les finances de l’hôpital avec l’argent de la fondation, à moins qu’il juge l’hôpital désuet pour celle-ci. C’est bien sûr le cas et il décide de retirer les subventions, mais Bailey s’oppose à lui, réussissant à garder les subventions.

En revanche, elle est virée, mais comme il meurt quasiment juste après, tout va bien. Cette partie de l’intrigue était aussi bâclée que prévisible et ne fait pas vraiment justice à la série je trouve, rendant même une mort comique. Je suppose que c’est pour alléger un début de saison qui commence déjà à être lourd avec Amelia et Megan.

Cela dit, cette semaine, Megan est en post-op avec Avery. Elle veut repartir de son côté, mais Owen ne veut pas. Megan est elle aussi en boucle sur le triangle amoureux qu’elle forme avec Meredith et Riggs. Tout cela est surtout un prétexte pour éloigner Owen d’Amelia pendant tout l’épisode.

Cette dernière se retrouve à parler à Richard de ce qui lui arrive. Pour la rassurer, Richard se confie sur sa propre tumeur dont j’avais tout oublié, mais Amelia se moque de lui car sa tumeur est minuscule. C’est peu rassurant sur l’état d’Amelia, mais il ne se vexe pas, loin de là, et l’aide à ne pas remettre en cause toute sa vie. En effet, la tumeur se développe depuis plusieurs années et c’est tout son travail qui est remis en cause, dans Grey’s comme dans Private Practice, avec comme pierre angulaire le cas Hermann qui a fini aveugle.

De toute manière, les scénaristes en font tellement voir de toutes les couleurs à Amelia depuis qu’ils ont créé le personnage. Comme elle refuse de parler à ses proches dans un premier temps, DeLuca tente de faire comprendre à Maggie ce qui arrive à sa sœur. Cela ne fonctionne pas du tout et le quiproquo entre eux est à mourir de rire.

DeLuca apporte de toute manière beaucoup d’humour cette saison, rien que parce que sa sœur n’est là que pour l’excellent potentiel comique. Allez savoir pourquoi, elle se balade encore dans les couloirs de l’hôpital cette semaine et elle aide Arizona et Ben sur leur cas, un accouchement beaucoup trop difficile. Sa solution ? Donner un orgasme à la patiente pour l’aider, ce qui fonctionne bien sûr.

Ce ton un peu plus humoristique et léger est bienvenu pour compenser la lourdeur de l’intrigue Amelia. Cette dernière finit par avouer à Maggie sa maladie, dans une très bonne scène entre les deux. Cela permet à Amelia d’enfin craquer, et moi, je craque toujours pour elle.

Maggie devient la messagère des mauvaises nouvelles, mais il est tout de même drôle de la voir comprendre ce qu’a tenté de faire DeLuca plus tôt. Owen finit par apprendre d’Amelia, en présence de Maggie, qu’elle est malade. La scène est touchante, mais trop vite expédiée. C’est encore pire pour Meredith qu’on ne voit pas apprendre la nouvelle. C’est Maggie qui lui transmet.

L’épisode se termine sur l’hospitalisation d’Amelia et l’arrivée de Meredith pour lui faire un câlin. C’était une avancée plus rapide que ce que je pensais – Amelia n’a mis qu’une semaine à en parler – et qui permet de ne pas trop traîner sur cette intrigue. J’espère qu’ils ne feront pas n’importe quoi d’Amelia et surtout qu’ils n’iront pas jusqu’à la tuer. Après tout, ça fait un moment que personne d’important n’est mort.

On a toutefois perdu Stephanie en cours de route, et celle-ci est remplacée de manière peu délicate par une nouvelle collègue pour Jo et Ben, Brody. Pas convaincu par ce personnage pour l’instant, je dois dire… Cela reste du grand Grey’s Anatomy cette semaine !

04.jpgÉpisode 4 – Ain’t That a Kick in the Head – 16/20
With brain surgery you worry you will wake up… but you won’t be there when you do.

Trop occupé à planifier ma semaine rock’n’roll à venir et à assurer mes obligations aujourd’hui, j’en ai oublié de prendre le temps de regarder le TGIT cette semaine (non), donc je suis à la bourre dans cette critique et dans toutes les autres. Grey’s revient en forme cette semaine avec de nouveau un très bon épisode qui gère plusieurs intrigues en parallèle et sur quatre jours, quatre jours qui suffisent apparemment à sauver la vie et le cerveau d’Amelia. C’est expéditif comme intrigue, je m’attendais à quelque chose de bien plus long comme fil rouge. La surprise réussit toutefois à l’épisode. Commençons donc par ces quatre jours d’Amelia.

L’avantage d’être hospitalisé sur ton lieu de travail, c’est qu’il y a la masse de gens pour te surveiller. L’ensemble des proches sont aussi médecins, donc toutes les décisions qu’Amelia prend sont rationnelles et le paraissent, malgré la tumeur qui fait rire l’ensemble des chirurgiens dans le dos d’Amelia, surtout une fois qu’elle sera réveillée. Après tout, la tumeur explique le caractère imprévisible d’Amelia et sa décision de quitter Los Angeles pour Seattle. Pourquoi pas.

Owen s’épargne la douleur de l’opération et reste avec Megan, alors qu’April découvre qu’elle est celle qui doit la débrancher… ou pas. C’est effectivement la meilleure des décisions, j’ai bien aimé ça. L’opération d’Amelia est forcément le spectacle du jour à l’hôpital, mais son médecin fait une coupure qui inquiète tout le monde et surtout le téléspectateur.

Amelia étant en charge de la narration de cet épisode, il n’est pas étonnant de retrouver sa voix off le lendemain pour son réveil où elle est muette. J’aime beaucoup le procédé, même si très vite, il m’a dérangé. Il est étonnant d’avoir des pensées si cohérentes et si peu flippée/douloureuse alors qu’elle est en pleine douleur à l’écran. Il faut dire qu’elle ne peut pas prendre d’anti-douleur, car elle a trop peur de retomber dans son addiction.

C’est un truc de plus qui fait qu’Amelia a vraiment la poisse, même si cet épisode se passe bien pour elle. Le deuxième jour post-op, Amelia retrouve la parole… mais parle français. C’était inattendu et parfaitement géré par les actrices qui ont un super accent et un dialogue certes simple mais sans faute de français. C’est tellement rare dans les séries. Il s’agit d’une difficulté post-op tout à fait normale.

Le soir, Amelia repasse à l’anglais mais demande à ce que Meredith appelle Derek, une amnésie qui fait stresser tout le monde. Pourtant, le lendemain et dans son stress, Amelia se rend compte que là encore c’est un symptôme normal d’avoir une amnésie temporaire. Cela la fait flipper, mais j’ai beaucoup aimé qu’elle soit celle qui comprenne que ce n’est pas si grave ; de même que j’ai aimé la voir faire la super-héroïne avant l’épisode. Ce sont des bons rappels des saisons précédentes et de son caractère ; tout n’est pas perdu du personnage d’Amelia, même si on nous annonce une sacrée différence de sa part dans la saison à venir.

Le quatrième jour, elle est donc en pleine santé d’après tous les médecins, mais elle cherche encore quelque chose, sentant que quelque chose ne va. Amelia serait-elle encore aussi chiante qu’avant ? Oui et non, DeLuca comprend qu’elle est simplement en train de chercher… sa tumeur. Evidemment que quelque chose lui manque, et c’est ce poids en plus. Le soulagement d’Amelia est beau à voir.

Comprenant qu’elle n’est plus la même, elle laisse une porte de sortie à Owen, mais celui-ci la refuse, voulant enfin s’occuper de son mariage maintenant que Megan va mieux. C’est beau à voir, mais je ne suis pas fan de ce couple alors…

Et oui, Megan va mieux car Riggs s’est bien occupée d’elle… mais indirectement. Il a harcelé Meredith pendant tout l’épisode alors qu’elle avait mieux à faire, travaillant à récupérer le prix Avery et à soutenir Amelia. Du côté de la fondation, tout se passe bien pour elle : Jackson accepte de se retirer de la paperasse du cas pour lui laisser une chance de gagner, Jo est heureuse d’avoir son nom cité, mais demande finalement à ce qu’il soit retiré puisqu’il y a besoin d’utiliser sa photo.

Meredith fait du bon boulot à ignorer Nathan pendant deux jours, mais elle décroche le troisième jour pour comprendre qu’il est en fait en train d’essayer de rapatrier le fils de Megan. Du coup, elle joue bien le jeu et hop, tout se passe bien. Le lendemain, elle attend désespérément de ses nouvelles pour aller les chercher à l’aéroport.

Là-bas tout se passe bien et Megan peut ainsi enfin retrouver son fils, arrêtant de stresser pour lui et de vouloir quitter l’hôpital sans être en état.

Une autre sous-intrigue voit Ben se mettre à faire du sport. On ne sait pas ce qu’il en est exactement à la fin de l’épisode, mais il affirme à Jo que c’est pour une surprise à Bailey. Je ne suis pas spécialement convaincu par cette partie de l’épisode, même si ça fonctionne très bien du côté de la dynamique Ben/Jo.

Quant à Bailey, elle semble s’en carrer pas mal de ce qui arrive à sa chef de neurochirurgie. Elle passe ainsi l’épisode avec Weber à interviewer les petits nouveaux. La série a annoncé cette semaine que six nouveaux acteurs allaient rejoindre le casting, mais j’aime bien la manière dont ils ont proposé cette introduction avec des recrutements par entretien. Par contre, j’avoue que je n’ai pas compté pour voir s’ils reviendraient tous. Une chose est sûre, ils ont tous l’air d’être de parfaits boulets. Plus la série avance, plus les nouveaux paraissent stupides, comme si nous étions nous-mêmes dans la position de Meredith qui les voit débarquer à chaque fois. J’aime en tout cas que la série continue dans cette direction de l’hôpital universitaire.

On notera qu’avec Ellen Pompeo dirigeant une nouvelle série pour ABC (grosso modo un Grey’s Anatomy pour avocat) et Shonda Rhimes quittant le navire pour Netflix, l’avenir de Grey’s n’est pas forcément si rose, alors il est intéressant d’avoir toujours cette note d’espoir pour l’avenir.

De son côté, April passe l’épisode à stresser de devoir prendre la décision de débrancher Amelia, ce qui lui permet de compenser un peu l’absence de sa fille quand elle rentre chez elle. Ce stress est une jolie manière de nous rappeler qu’Arizona a du s’y faire elle aussi, pour mieux nous surprendre lorsque Sofia demande à sa deuxième mère de revenir à Seattle. J’aime beaucoup l’idée, même si je me demande ce que ça va impliquer pour le futur de la relation entre Arizona et DeLuca (oui, autant la sœur avec qui elle couche toujours que le frère avec qui elle est en colocation).

Enfin, Maggie et Jackson ont droit à un dîner de famille pour continuer d’approfondir ce ship des plus étranges. Jackson récupère toute la fondation en héritage de son grand-père et c’est une responsabilité dont il aurait préféré se passer. Malheureusement pour lui, il va falloir qu’il se fasse à sa richesse et Maggie comprend parfaitement l’enjeu. Cela plaît à la mère de Jackson, qui est heureuse de voir qu’il écoute sa… sœur. Bien, voilà qui est merveilleux pour la suite de ce couple, mais on s’en doutait.

Niveau perspective d’avenir, l’épisode se termine sur une Jo déprimée que son ex-mari continue d’avoir de l’influence sur elle, il ne faudra donc pas s’étonner que cette intrigue resurgisse dans les semaines à venir. J’ai beaucoup aimé cet épisode qui s’est en plus permis un tacle anti-Trump, ce qui n’est pas si courant dans Grey’s, tout en évacuant au plus vite le suspense sur la tumeur d’Amelia. Je suis impatient de redécouvrir ce personnage dans les semaines à venir, j’espère qu’ils ne supprimeront pas trop vite cette intrigue pour nous montrer vraiment comment son caractère change maintenant qu’elle n’a plus de tumeur.

05Épisode 5 – Danger Zone – 16/20
Together, the three of us, we can figure this out.

Quasi 3 semaines que je n’ai pas regardé Grey’s, le temps passe beaucoup trop vite, mais je me mets à jour avant d’être piégé demain par la diffusion d’encore un autre épisode. Et puis un épisode un jeudi soir, c’est assez logique.

L’épisode revient loin en arrière avec un flashback géant à l’époque où Owen, Riggs, Teddy et Megan travaillaient ensemble pour l’armée américaine. C’est sympathique et j’aime beaucoup le passage des flashbacks au présent, dignes de Grey’s.

Bon, donc l’armée n’est pas spécialement qui m’intéresse le plus quand je regarde Grey’s, mais c’est la mode de cette année et assez clairement, l’idée est de nous montrer comment Megan s’est retrouvée à disparaître en plein service, mais on commence par la demande en mariage, sans bague de fiançailles (c’est malin pour le bingo, ça). Le problème, c’est que ce collier de fiançailles appartient à une autre femme, et Teddy le sait très bien, surtout que le collier est gravé des initiales d’une autre. Bien sûr, les deux travaillent ensemble, sinon, ce n’est pas drôle.

Teddy finit par être parfaite et conseiller à Nathan d’avouer toute la vérité. Le truc, c’est que Megan aussi a trompé Nathan de toute façon, alors elle est un peu prédestinée à le pardonner. Il n’empêche qu’elle en est super triste et décide de ne pas rentrer en hélico avec lui.

C’est très con : elle est seule dans l’hélico avec une ennemie qu’elle pense être une patiente bien gentille. Ce qui est bien c’est que sa disparition est ainsi liée à une dispute avec Nathan et une avec Owen, qui datait d’un peu plus tôt. Cela explique un peu mieux les deux personnages de Nathan et Owen, leur complexe de culpabilité, leurs relations entre eux et avec les autres. C’est donc plutôt sympathique comme épisode, même si j’aurais bien aimé voir le reste du casting également.

Dans le présent, Megan déménage à Los Angeles alors qu’Amelia se force clairement à être heureuse et a récupéré ses cheveux, déjà. Pas de bol pour elle, Owen décide d’accompagner sa sœur à Los Angeles et de conduire la voiture. Il ne la prévient même pas, mais de toute manière, il a d’autres disputes à mener maintenant qu’il est en plein roadtrip avec Megan.

En effet, cela rouvre de vieilles blessures entre eux puisqu’Owen souhaite une nouvelle fois diriger la vie de sa sœur, exactement comme dans les flashbacks où il s’arrange pour qu’elle ait une promotion en oubliant son talent et étant surpris par ses réussites. Megan est un peu une bitch avec son frère, mais il le mérite assez clairement.

Elle lui propose donc de sortir de la voiture, ce qui est juste le bon moment pour lui faire une vraie crise et marquer tous les points dans leur dispute. Ils ont donc l’occasion de se réconcilier et Owen rentre finalement en avion après avoir amené Megan jusqu’à Los Angel.

À Los Angeles, Nathan prépare l’arrivée de Megan en faisant comme il peut les travaux pour la maison. C’est intéressant de voir que les scénaristes nous préparent donc son départ possible de la série, parce que Los Angeles, ce n’est pas vraiment la porte à côté. En revanche, s’ils veulent nous ramener Addison, c’est une belle occasion.

En vrai, Nathan galère pas mal avec le fils de Megan, Farouk, et lui provoque des angoisses sans même s’en rendre compte. Le petit se décide à installer tout seul son ventilateur, et comme nous sommes dans Grey’s, c’est mauvais signe. Finalement, Farouk fugue pour aller acheter à manger car Nathan est trop occupé avec tout un tas de travaux dans la maison. Il est perturbé par toute la bouffe qu’il peut acheter néanmoins.

Cela permet aux deux de créer une jolie relation avant l’arrivée de Megan. La toute fin d’épisode voit Nathan, Megan et Farouk parfaitement heureux, Meredith remercier Nathan (et inversement), Owen rentrer chez lui… pour mieux en arriver à la conclusion qu’Amelia et lui doivent divorcer car ils ne sont pas heureux. Oh… La scène est jetée comme ça, mais elle fait sens à vrai dire. Cela ne m’empêche pas d’en être triste quand même. En revanche, le départ de Nathan, il me passe un peu au-dessus. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont réserver à Meredith maintenant.

06.jpgÉpisode 6 – Come on Down to my Boat, Baby – 15/20
Gun-gina? It’s a gun in a vagina!

C’est agréable de ne pas avoir à attendre une semaine pour enchaîner les épisodes de Grey’s Anatomy l’air de rien, et je suis bien content de voir cet épisode si tôt après le précédent, même si j’ai été incapable de le trouver en bonne qualité, allons savoir pourquoi.

Amelia reprend donc déjà le travail et il est intéressant de la voir reprendre sa vie après cette intrigue trop vite expédiée. Si elle ne regrette pas le divorce, elle demande à Owen qu’ils restent amis… Pourquoi pas, mais la gêne est clairement là, de même qu’il est difficile de gérer son boulot sur les tumeurs cérébrales. Elle réclame l’aide de Tom car elle a peur de ne pas pouvoir y arriver. Cela permet à ce dernier de rester plus longtemps dans la série, mais je me doutais qu’il n’était pas de retour dans l’épisode juste pour une scène.

J’ai adoré voir Amelia se sentir faible face à tout ça et demander à Richard une réunion d’AA car elle ressentait le manque de sa tumeur. C’est une évolution logique et appropriée pour le personnage. Bon, pas trop de surprises néanmoins : on en arrive très vite à la situation où Amelia reprend le contrôle de sa chirurgie par elle-même et n’a pas besoin de Tom. Même lui trouve qu’elle est meilleure que lui, ce qui l’énerve au plus haut point. Forcément, ils finissent ainsi par coucher ensemble alors qu’ils se détestent. C’est du Grey’s, ça se fait tout seul et ça fonctionne, même si tout est traité super rapidement dans cet épisode qui jongle entre ses intrigues pour tout faire avancer d’un coup.

Pendant ce temps, Meredith est en couverture de JSA, un magazine médical, ce qui lui rend son sourire. C’est agréable à voir. Alex lui demande d’être sympa avec Jo qui prend forcément mal, quoiqu’elle en dise, d’être en-dehors de la lumière de ce succès auquel elle a participé. Meredith se comporte gentiment avec Jo, mais comme c’est Meredith, c’est juste terrifiant à voir et elle ressemble plus à une psychopathe qu’autre chose ; ce que les scénaristes savent au point de l’inclure dans le scénario.

Jo passe une beaucoup trop bonne journée du coup, avec une Meredith qui la complimente et un Richard qui lui annonce qu’elle est en bonne position pour une promotion comme chef des résidents. C’est vrai que ça fait un moment qu’on ne nous avait pas parlé de tout ça et d’évolution, et comme de nouveaux internes arrivent, ce n’est pas trop surprenant.

Quant à Meredith, elle se met à flirter avec son patient, un juge, que je pensais d’abord gay par rapport à son assistant. Le juge était de toute manière dans l’épisode pour permettre à Jo de recevoir des conseils légaux sur sa situation et lui donner le courage de demander le divorce. Malheureusement, le juge servait aussi à mourir pour inspirer Meredith à bosser sur de nouvelles recherches, alors que les précédentes lui permettent d’être nommée pour le prix Harper Avery.

Justement, en parlant d’Avery, Jackson achète un bateau sur un coup de tête pour partir en congés avec Alex, par pure jalousie de la couverture de Meredith : lui aussi s’est retiré du papier pour lui permettre de pouvoir être nommée. Au moins, l’intrigue est vraiment suivie d’un épisode à l’autre, ça marche bien.

Ils invitent aussi DeLuca, Ben et Owen, juste parce qu’ils partaient par-là. Tu parles d’un jour d’arrêt maladie ! Je ne connais pas beaucoup de chirurgiens, mais ça me paraît peu crédible ce congé maladie au dernier moment pour partir en vacances. La série n’a jamais été au top de la crédibilité, je sais bien, mais là quand même, ils ne travaillent vraiment pas les finitions.

En soi, les scènes n’étaient pas passionnantes, même s’il était amusant de les voir… s’amuser. L’intérêt de ces scènes était en fait de découvrir un peu plus les sentiments d’Avery vis-à-vis de Maggie, même si ça reste marginal dans l’épisode. C’était aussi l’occasion d’introduire le futur spin-off sur les pompiers à travers le personnage de Ben. Ma réaction ? « Oh non ! ». Clairement. Ben décide donc de devenir pompier, mais n’en a pas encore parlé à Miranda. Cela promet de grandes scènes par la suite. Ce n’est pas forcément le premier personnage auquel j’aurais pensé pour porter un spin-off, et ça sort vraiment de nulle part dans cet épisode, mais en tout cas, il est sûr que ça peut fonctionner. Reste à voir comment ils vont gérer le couple sur deux séries à la fois. En tout cas, ça sent bon pour une saison 15 de Grey’s et la petite nouvelle qui reprendrait la case horaire de Scandal… Je suivrais ça de près.

De son côté, Arizona a rompu « par accident » d’avec Carina, demandant juste plus d’espace pour l’arrivée de Sofia, qui n’est pas encore là après deux épisodes. C’est tout Grey’s de nous pondre un tel cliffhanger mais de prendre son temps à l’amener. Cette rupture permet une scène marrante où tout le monde drague en ligne, mais aussi une rencontre entre Carina et Owen. C’est un gros non direct de mon côté, mais bien sûr, c’est sans surprise qu’Arizona et DeLuca tombent sur ces deux-là en train de s’embraser. Pas de bol pour DeLuca qui comptait justement vivre chez Owen.

Pas de bol non plus pour Arizona qui va devoir gérer ça, ce qui n’est pas évident. En même temps, dans cet épisode, elle a été capable de gérer le flingue dans le vagin de sa patiente, alors tout arrive. Oui, oui, j’ai bien dit un flingue dans un vagin. En 14 ans, Grey’s Anatomy aura décidément tout fait, mais ils parviennent toujours à me faire mourir de rire de ces situations médicales improbables.

En plus, ils font d’une balle, deux coups car cela permet deux patients dans l’épisode. Ils sont totalement secondaires et ne sont là que pour permettre des scènes avec l’ensemble du casting. Kepner se fait ainsi frôler par la balle et s’indigne de découvrir en fin d’épisode que les mecs étaient en arrêt maladie alors qu’elle non après s’être fait tirer dessus.

Maggie et Bailey s’occupent quant à elle d’un hypocondriaque qui s’est donc fait tirer dessus. Il est rapidement sauvé et n’était qu’un prétexte pour que l’on voit une Maggie qui décide d’arrêter de se prendre la tête et donne rendez-vous à un mec au pif dans le lobby de l’hôpital. Finalement, elle n’assume pas du tout, ce que j’attendais puisque le but est de la mettre avec Jackson.

La fin d’épisode nous introduit définitivement les nouveaux internes avec une nouvelle classe. C’était amusant de voir tout le monde débarquer bourré et ça se termine sur DeLuca qui connaît ENCORE quelqu’un qui vient débarquer à l’hôpital, une certaine Sam. Décidément, c’est à croire qu’il connaît tout Seattle. Le petit cliffhanger meta m’a fait sourire en tout cas.

L’épisode faisait tout avancer en parallèle, mais je n’ai été que moyennement convaincu, je dois dire. Il se passe tout plein de choses, ce qui est bien, mais tout semblait expéditif. Le pire de ce point de vue-là reste Jackson qui dilapide sa fortune avant de proposer à Bailey la moitié de son fric pour qu’elle monte son propre groupe de recherche duquel il pourrait enfin obtenir un prix si son nom n’est pas associé. Oh, cela sent bon la compétition Meredith/Jackson !

07-2Épisode 7 – Who Lives, Who Dies, Who Tell your Story – 17/20
-Seriously?
– Please, don’t say that word.

Après une promotion intensive tout au long de la semaine, ABC a enfin diffusé le 300e épisode de la série. C’est énorme, mais pour relativiser, c’est aussi le 150e que je vois pour la saison 2017-18 commencé en septembre dernier. Bien, je regarde beaucoup trop de séries, ce n’est pas nouveau.

Le 300e épisode, c’est un tournant finalement assez peu connu par les sériephiles car il est rare qu’une série connaisse le succès assez longtemps pour en arriver là, et ça ne va pas en s’arrangeant maintenant que les saisons sont de plus en plus courtes (notons que le centième épisode de The Walking Dead vient tout juste d’être diffusé, en saison 8, par exemple). Grey’s anatomy parvient toutefois à faire les choses plutôt très bien avec un épisode qui en fait des tonnes sur les références à son passé. Cela pourrait être dérangeant ou too much, mais force est de constater que ça a fonctionné sur moi, contre toute attente.

Beaucoup de choses dans cet épisode sont écrites précisément en clin d’œil aux fans de la première heure : la première scène se déroule ainsi sur un ferry, les nouveaux internes se réunissent dans le même couloir que ceux de la première saison, la bande-son est constituée de chansons déjà entendues dans la série, le générique fait son grand retour (enfin), les patients sont de pâles réécritures de nos premiers internes. Le clin d’œil est anecdotique au départ et se développe peu à peu tout au long de l’épisode pour finalement viser les larmes du téléspectateur quand toutes les intrigues permettent de citer les personnages morts ou ayant quitté l’hôpital.

Bien sûr, l’épisode se centre avant tout sur Meredith. Plutôt que de se rendre à la cérémonie de remise du Harper Avery Award qu’elle a toutes les chances de remporter, Meredith de rester aider les patients du jour, victimes d’un accident de fête foraine, mais surtout portraits crachés de Georges et Cristina. Enfin, plus ou moins quand même, mais force est de constater que physiquement, il y a des ressemblances (surtout pour Georges) et que les scénaristes s’amusent à réécrire des personnages que nous avons tous adoré à un moment ou un autre, en leur filant des répliques dignes de ces deux-là. Comme nous sommes dans Grey’s, ils en font aussi un peu trop : ces deux patients sont ainsi… des internes. Sérieusement ?

Le destin de ces deux patients impacte directement Meredith qui se sent une sorte de responsabilité vis-à-vis d’eux. Elle sauve d’abord la vie de bébé Georges avant de s’occuper de bébé Cristina, dont le caractère est clairement le plus visiblement inspiré de Cristina. C’est gros, mais c’est Grey’s, alors ça fonctionne assez bien sur fond de nostalgie. Bien sûr, Meredith parvient à la sauver sans souci et ça lui permet de recevoir son Harper Avery Award, mais à distance. Elle regarde donc la télévision depuis un bloc opératoire où tout le monde la surveille.

C’est Jackson qui accepte le prix à sa place et se permet un discours fort émouvant sur la persistance de Meredith et sa capacité à faire de ses drames personnels un moteur pour avancer. C’est quelque peu énorme qu’un personnage comme Jackson le fasse, parce que dans le fond, c’est un duo que l’on a encore très peu vu dans ces 300 épisodes, mais Jackson semble avoir parfaitement analysé Meredith : il cite ainsi tous les morts de sa vie, et surtout sa mère, son mari et sa sœur, Lexie. Il était temps, j’ai bien cru qu’ils allaient zapper Lexie tellement elle a mis du temps à être abordée dans cet épisode. Forcément, c’est la scène qui ‘a le plus touchée dans l’épisode et les scénaristes en ont profité pour nous ramener une fois de plus Ellis Grey. La boucle semble se boucler pour Meredith dans ce 300e épisode : elle est passée d’interne à chirurgienne talentueuse et respectée, exactement comme sa mère. C’était joli et ça aurait tout à fait pu être une fin de série cette remise de prix, mais j’imagine que pour la fin, ils se garderont en réserve un discours de Meredith (et c’est sûrement pour ça qu’ils ne l’ont pas fait ici).

Assez avare en retour, l’épisode n’oublie tout de même pas d’intégrer un coup de fil de Cristina. Il aurait été sympathique d’avoir au moins une mise sur haut-parleur, mais je chipote – ils n’avaient probablement pas le budget pour ramener Sandra Oh. J’y ai pourtant cru quand j’ai vu cette voiture qui semblait arriver devant les urgences, mais en fait elle devait simplement en partir.

Tout ça ne concernait que l’intrigue Meredith, mais il y a encore tout un tas de choses dans cet épisode. Bébé Georges est en effet confié aux bons soins de Weber et de Bailey, ce qui permet de remuer une fois de plus le couteau dans la plaie. Bailey parle ainsi de la difficulté de son deuil et le duo est poussé une fois de plus sur le devant de la scène. Pour une fois, j’ai bien aimé leurs scènes néanmoins.

Evidemment, les bébés Cristina & Georges sont accompagnés d’une bébé Izzie enceinte qui permet de centrer une partie de l’épisode sur Karev. Celui-ci est affecté par cette Izzie du pauvre, parce qu’elle est quand même loin de ressembler à Katherine Heighl… Et pourtant, il y a de vrais faux airs. C’est excellent car cela permet à tout le monde de retrouver ces personnages pour le 300e épisode sans pour autant avoir à payer les acteurs. Bien joué.

Tout ceci permet de découvrir qu’Alex a fait le deuil de sa relation avec Izzie en l’imaginant heureuse, mariée et maman de trois enfants, chirurgienne… Mieux vaut imaginer qu’être déçu confie-t-il à Jo, un message très clairement adressé aux spectateurs qui, comme moi, aimerait bien la revoir passer faire un tour à l’hôpital. Et en même temps, c’est vrai que si c’est pour la faire venir et disparaître tout aussi vite comme Murphy l’an dernier (mais où est-elle passée ??) ou Teddy cette saison, ce n’est pas la peine.

Voir Alex affecté par cette nouvelle Izzie ne semble pas déranger plus que ça Jo qui se montre étrangement compréhensive là où Alex est encore un peu amoureux de son ex vu comment il en parle. Cela nous indique quand même assez clairement qu’une page est tournée pour Karev et j’attends le moment où Jo lui proposera de faire des enfants maintenant qu’il est introduit clairement par jeu de regards qu’elle en a envie aussi.

Un autre départ marquant pour le casting de Grey’s est bien sûr celui de Mark Sloane, mort après l’accident d’avion, à cheval entre les saisons 8 et 9. À défaut de nous ramener un autre patient (il ne faut pas abuser), c’est Arizona qui se charge de le rappeler à notre bon souvenir en stressant du retour de Sofia pendant l’accouchement de bébé Izzie. C’était sympathique, je trouve, surtout que la relation Mark/Arizona a toujours été compliquée. Et puis, bien sûr, en fin d’épisode, nous avons carrément une photo avec également Callie, ce qui était très bienvenue. Cette dernière a vraiment manqué dans cet épisode hommage, où elle est simplement évoquée par Sofia qui dit que sa mère lui manque à sa deuxième mère. Mouais. Heureusement qu’il y avait la photo.

Il faut dire qu’il n’est pas évident de caser tout le monde en seulement 40 minutes et qu’ils s’en sortent plutôt bien malgré tout. Il restait à aborder le cas Derek et c’est réussi grâce à une nouvelle dispute Owen/Amelia autour d’un patient. Amelia s’énerve qu’Owen décide de ne pas faire le scan crânien d’un patient. Owen pense qu’elle est jalouse de sa relation naissante avec Carina, puisqu’elle les a surpris le matin même. Pourtant, Amelia a bien d’autres choses en tête : son frère est mort parce qu’un médecin moins compétent qu’elle avait décidé de ne pas faire ce scan crânien.

Évidemment, Amelia a raison et le patient a bien un trauma crânien nécessitant une craniotomie qu’elle effectue en une demi-scène. La conclusion est que Derek était quand même un excellent chirurgien et qu’il continue de sauver des vies même dans la mort. Il ne manquait plus qu’un « it was a beautiful day to save a life » pour planter un couteau dans le cœur de tous les fans.

Enfin, tout ce vent de nostalgie qui souffle sur la série ne l’empêche à aucun moment de poursuivre ses intrigues du moment. Ainsi, DeLuca retrouve cette semaine la nouvelle interne, Sam, qui semble être une de ses ex avec laquelle il a une relation destructrice. Si Carina lui dit de se méfier d’elle qui n’est sûrement pas là par hasard, Sam affirme qu’elle n’était pas au courant de la présence d’Andrew dans cet épisode… Du coup, les deux couchent ensemble, étant plus ou moins surpris par Weber et Bailey, d’ailleurs. Cela promet des moments intéressants pour la suite avec une nouvelle intrigue ouverte.

De plus, Bailey est insupportable dans cet épisode avec Ben, à qui elle ne pardonne pas de vouloir changer de métier. C’est du grand Bailey, mais c’est un peu ridicule de la voir se comporter comme une gamine capricieuse avec son mari qu’elle aimerait pouvoir contrôler et qu’elle contrôle donc à l’hôpital en lui filant des cas inintéressants (et flippant en ce qui concerne le clown). Elle se venge aussi en prenant son temps avec l’argent de Jackson, puisqu’elle digère mal le fait qu’il savait la décision de son mari avant elle.

Quant à Jackson, on continue de nous teaser une possible relation avec Maggie, cette dernière servant surtout de tante à Zola dans cet épisode. Zola permet d’évoquer une deuxième fois Derek et le manque de son père, mais aussi le manque de la mère de Maggie et la manière qu’ont les morts de toujours veiller sur les personnages restants. Une jolie morale pour ce 300e épisode qui signe un anniversaire tout de même très réussi et semble plein de promesses pour l’avenir avec une Zola future chirurgienne (bonjour le cliché) et une Sofia de retour. Les deux fillettes grandissent vite hors écran, c’est fou, bientôt elles pourront être des personnages bien plus récurrents !

J’ai donc bien aimé cet épisode qui, s’il est loin d’être parfait, aura réussi efficacement à remuer tout un tas d’émotions et à faire souffler un vent de nostalgie, sans pour autant marquer de vraie pause dans le développement des intrigues. Jolie réussite bien préparée par les premiers épisodes de la saison.

08.jpgÉpisode 8 – Out of Nowhere – 19/20
Actually I’d like to win three. Cause that would drive her crazy.

J’ai rattrapé mon retard de quelques jours dans Grey’s Anatomy, et j’ai bien fait. Je me suis dit que je pouvais bien retarder mon visionnage de l’épisode, comme de toute manière il me faut attendre janvier pour voir la suite. Ce sera difficile. En même temps, c’était une bonne idée d’attendre. Il est dingue, mais légèrement moins qu’How to get away with murder, et comme j’ai commencé par celle-ci, je n’aurais pas supporté le début très lent de Grey’s.

Etoui, cette mi-saison débute avec Ben s’entraînant pour devenir pompier, après avoir obtenu l’accord de Weber. On ne le reverra plus ensuite de tout l’épisode, car sa storyline n’est pas essentielle cette semaine. Maintenant que Meredith a gagné l’Harper Avery Award, elle est forcée de faire quelques interviews qu’elle déteste. Toute cette introduction marque la continuité avec l’épisode précédent, mais ne met pas encore en place l’intrigue à venir.

Jo s’entraîne de son côté pour devenir chef des résidentes : elle l’est en effet devenue et doit s’occuper des bébés internes, qu’elle confie à Meredith, Maggie et Amelia. Cela donne quelques bonnes scènes humoristiques, Meredith choisissant l’interne aux lunettes, le fameux. Elle essaye de ressembler à Bailey, mais ça ne fonctionne pas comme ça, chacun doit trouver son autorité ; c’est une problématique connue de la série (on se rappelle de Kepner qui a dû faire face au même problème).

DeLuca et son interne continuent de coucher ensemble non-stop, mais c’est vite évacué de l’épisode, n’étant qu’une running gag discret : ce n’est pas encore aujourd’hui que nous en saurons plus.

Cet épisode signe aussi le retour des fameuses scènes d’ascenseurs, avec Arizona tombant sur Owen et Carina. Cela lance toute une intrigue où April observe le trio amoureux de loin. Arizona se retrouve forcée de travailler avec Carina, logique comme elles ont la même spécialité. Les voilà donc à s’occuper de l’accouchement le moins crédible de la série et à se rapprocher de nouveau, n’en déplaise à Owen, pas encore informé.

Tous les moniteurs des urgences se mettent ensuite à indiquer que les patients sont morts, ce qui pose bien sûr problème pour l’hôpital et lance enfin l’épisode. Progressivement, les ordinateurs de l’hôpital s’arrêtent eux aussi un à un et les médecins découvrent qu’ils sont tout simplement… hackés.

Forcément, le FBI débarque dans l’hôpital au moment où Bailey demande à son équipe de ne pas paniquer les patients. Bien joué. Cela permet un retour aux dossiers papiers des débuts de la série et qui sont encore utilisés un peu partout dans le monde. Grey’s y a toujours été fort dans la technologie, avec l’apparition des tablettes et de l’utilisation du wifi pour à peu près tout. Cette idée d’épisode est donc bienvenue et tout à fait à la triste mode. En plus, ça donne un rôle à Weber, devenant l’expert connaissant les meilleures méthodes pour soigner les patients grâce à son grand âge. C’est vrai qu’il en a vu des évolutions.

Bailey souhaite payer la rançon, bien sûr, parce que la vie des patients vaut plus que de l’argent. Jackson approuve et souhaite faire un virement, mais bien sûr, le FBI le déconseille fortement. Les docteurs doivent repasser aux vieilles techniques pour tout : pas de téléphone, pas d’analyse, pas de commande de médicaments… C’est la merde.

Et pour tout arranger, c’est ensuite la panne de courant qui affecte tout le monde, à commencer par Meredith qui opère avec caméra. Elle a besoin de sang, mais eh !, les pirates ont aussi changé les codes électroniques des portes menant au sang. C’est juste parfait. Là voilà forcée d’utiliser le sang de son propre assistant, notre fameux interne aux lunettes, après quelques péripéties.

Avery et Maggie partagent quant à eux un patient qui vient de rencontrer sa fille biologique il y a peu. Ils sont forcés de l’embarquer en hélicoptère, mais comme rien ne se passe bien dans l’épisode, il y a des turbulences et ils se retrouvent couverts de sang au moment où ils allaient s’avouer leurs sentiments (et au moment où Bailey appelle Jackson pour qu’il paye la rançon parce qu’il n’y a plus le choix).

L’épisode était vraiment intéressant, j’ai aimé l’idée derrière. Cela change des catastrophes habituelles et est tellement plus réaliste que d’habitude. C’est aussi flippant, parce qu’évidemment que nous sommes tous beaucoup trop accro à la technologie, au point de ne plus savoir comment faire sans. Si cela est valable pour notre quotidien, c’est encore plus vrai pour un hôpital, et encore plus inquiétant, en fait.

Le rythme s’intensifie progressivement tout du long et mène à un excellent cliffhanger que je n’ai pas vu venir du tout : l’ex-mari de Jo débarque à l’hôpital, au moment où elle a entre les mains une info capitale pour sauver la vie de l’enfant qu’Alex est en train de soigner – ou plutôt de tuer à ce moment-là. J’étais spoilé sur le retour de ce cher prof de Glee, mais je ne savais pas du tout dans quel épisode ce serait. Les scénaristes ont l’art du timing, et c’est sorti de nulle part (d’ailleurs, c’est le titre de l’épisode, j’aurais dû m’y attendre). Enfin de nulle part… Maintenant qu’elle est chef des résidents, ça ne devrait même pas m’étonner : tout va trop bien pour elle.

Voilà donc un excellent cliffhanger, attendre janvier va maintenant être beaucoup trop difficile ! Pff, Grey’s en a encore à revendre, et ça continue de m’épater.

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