Westworld – S03E08

Épisode 8 – Crisis Theory – 18/20
La saison 3 offre une jolie conclusion, qui pourrait à quelques minutes près être une fin de série. Tout est beau, du casting aux effets spéciaux, en passant par la réalisation, les chorégraphies, la mise en scène, l’écriture… Et pourtant, cette semaine encore, j’ai eu du mal à me plonger dans la série que j’adorais tant il y a encore quelques épisodes et qui est désormais excellente, certes, mais plus aussi innovantes. Elle se rattrape bien en cours de route, mais vraiment, il y a des passages qui me laissent sceptiques. Je serai quand même au RDV pour la saison 4, c’est évident !

> Saison 3


Spoilers

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My path had led me here… to you.

C’est malin, franchement, de voir le dernier épisode avec 24h de retard après avoir tenu tout le confinement comme il fallait. Yep, ça aura vraiment été la série du confinement cette année, diffusée pile au début et jusqu’à la fin (théorique), c’est quand même fou comme timing. Bon, en tout cas, cette saison aura effectué un grand écart dans son contenu scénaristique, changeant totalement d’ambiance et de thématiques, pas toujours pour le meilleur à mon goût.

Pourtant, ça ne m’empêche pas d’être impatient de découvrir l’épisode et d’être bien content d’enfin le commencer, même si on repart sur un montage bien lent sur Dolores. En voix off, elle nous raconte qu’il n’y a qu’une fin possible, qu’elle écrira, alors que le montage nous résume toute la vie du personnage depuis la saison 1. Tout ça pour en arriver, de manière plus ou moins poétique, à son cadavre découvert par un homme, alors que Caleb s’est barré en mot.

Il arrive finalement à Los Angeles où il découvre une ville chaotique et désertée. La série a déjà fait mieux du côté des décors, mais bon, les plans restent très beaux grâce à une lumière sympathique de coucher de soleil. Sinon, Caleb continue de suivre toutes les instructions de Solomon. Cela le mène à la découverte d’un caisson dans un entrepôt, caisson qui contient un prototype de Dolores.

On est vraiment sur un prototype, hein, elle n’a que le visage, mais ça fonctionne drôlement bien avec de jolis effets spéciaux et une idée qui permet de les mettre en avant. C’est tout de même une sacrée chance que le robot possède un visage et des bouts de peau de Dolores bien pratiques, du genre sa main. Et Caleb a beau la ligoter, ce n’est pas évident de garder un robot prisonnier, surtout quand il s’agit de Dolores.

L’épisode reprend dans la lignée du précédent aussi en ce qui concerne Caleb, qui a donc déjà fréquenté des robots et n’est pas bien sûr de ce qu’il fait avec Dolores. Elle lui explique tranquillement qu’elle lui laisse le choix de libérer les autres. MOUAIS. Je ne sais pas pourquoi je n’accroche pas à ce duo… Leur relation amoureuse – sort of – ne prend pas sur moi, c’est énervant.

En tout cas, j’étais bien content de voir Charlotte débarquer pour s’en prendre à Dolores. Charlotte/Dolores n’est évidemment qu’un hologramme, mais elle se dit heureuse de la mort de sa famille, qui était sa faiblesse. Enfin, l’une de ses faiblesses. Son autre faiblesse ? Dolores. Elle n’hésite donc pas à s’en prendre à elle, même si ça se résume surtout en la mort de tous les hommes qui étaient prêts à aider Caleb, qu’ils voyaient comme un leader. Il ne sera pas resté leader très longtemps, hein ! En plus, Dolores se débarrasse de lui aussi vite qu’elle peut dans cet épisode.

De son côté, William est donc armé d’un fusil dont il n’hésite pas à se servir pour abattre Stubbs, alors que Bernard utilise son traditionnel bouton pour booster ses capacités et se souvenir qu’il est un robot badass. Finalement, William s’enfuit à l’arrivée du SFPD, Stubbs n’est pas mort et Bernard récupère une mallette de la part d’un vieil ami, lui transmettant aussi les coordonnées de Dolores.

Bernard embarque donc Stubbs dans voiture et se rend dans une banlieue super tranquille, loin de l’apocalypse du reste de l’épisode. Il se retrouve alors non pas chez Dolores, mais dans la maison de sa famille – ou plutôt de celle d’Arnold. C’est très clair dès que la fille ouvre la porte, mais les photos de Gina Torres nous révèlent tout. C’est alors une Gina Torres vieille qui débarque et ne reconnaît pas Bernard ; inévitablement. La surprise est totale, je ne pensais pas du tout qu’on reviendrait sur cette partie de l’intrigue abandonnée en saison 1.

Les effets spéciaux sont géniaux aussi, Gina Torres paraît vraiment vieille, c’est dingue. Et Helen nous sort toute une philosophie de vie bien sympathique qui explore l’intrigue Charlie qu’on a tous oubliée, non ? Je suis mitigé sur cette séquence émotions plus qu’autre chose. Après tout ça, Bernard décide de soigner Stubbs, affaibli, comme il peut.

William ? Pas de quoi s’inquiéter pour lui. Il ressuscite donc dans une tenue pleine de sang et tout le monde semble s’en contrecarrer pas mal. Cela est embêtant pour lui qui espérait apparemment reprendre le cours de sa vie comme si de rien n’était, espérant même récupérer tout son argent. Ce n’est pas exactement comme ça que fonctionne la vie, dommage !

Serac est quant à lui évidemment énervé de savoir que Dolores a pu s’échapper malgré le travail efficace de Maeve. Sa perle a été retirée par Caleb avant que Maeve ne puisse faire quoique ce soit et avant qu’elle ne soit récupéré par Serac, qui comprend que faire confiance à un robot n’était pas forcément la meilleure des idées.

En effet, il découvre que Maeve était au courant de l’existence de Caleb et qu’elle ne lui a rien confié. Ce n’est jamais qu’un détail qui n’empêche pas Maeve de se rendre à Los Angeles pour se confronter une fois de plus à Dolores, qui vient juste de se séparer de Caleb. Il n’y a pas à dire, la réalisation est impeccable, avec des scènes magnifiques à suivre. La chorégraphie est facile à suivre, les effets spéciaux sont efficaces, les décors choisis très bons. Bref, c’est un bon spectacle qui voit Dolores galérer à s’échapper.

Elle tue tous les hommes de main, mais est encore confrontée à Maeve qui se bat toujours aussi bien. Le problème, c’est que Dolores est désormais une version améliorée d’elle-même comme elle est un robot métallique plus qu’une humaine. C’est très gênant : elle parvient à mettre K.O Maeve bien rapidement, après lui avoir annoncé qu’elle était la seule robot fonctionnelle de Westworld. Selon Dolores, donc, tous les robots du parc sont une copie d’elle-même.

C’est une confrontation sympathique qui nous met finalement Dolores à terre lorsqu’elle est confrontée une nouvelle fois à l’hologramme de Charlotte/Dolores. C’est à peine compliqué tout ça. Cela permet à Maeve de se relever et d’embarquer Dolores auprès de Serac pour qu’il efface un à un l’ensemble de ses souvenirs. J’imagine que l’insistance sur la saison 1 en début d’épisode vient de là.

De son côté, Caleb s’enfuit donc et se planque au milieu d’une émeute. C’est un bon plan pour échapper à ses ennemis, mais pas vraiment pour échapper au danger, parce que ça semble craindre. Bizarrement, malgré le chaos ambiant dans cette apocalypse, la police travaille encore d’arrache-pied pour réprimer tout le monde.

Pire, Caleb parvient encore à se trouver des hommes de main parmi les outliers. Il est vraiment le leader d’un mouvement qui le dépasse, et qui, j’avoue, me dépasse aussi. Leur motivation m’échappe quelque peu dans cette scène où l’on voit Caleb voler un véhicule de police tout pépère alors qu’un de ses alliés se prend une balle. Oui, oui, un seul, il a après ça tout le temps qu’il lui faut pour papoter et se barrer. C’était gros, mais au moins, il est en sécurité le temps du voyage.

Il se rend au QG d’Incite où il a encore la gentillesse de laisser en vie des hommes chargés de le tuer. C’est fou. Il récupère ainsi une carte d’accès qui lui permet d’arriver au panneau de contrôle de Rehoboam, mais les choses sont loin d’être si simples. En effet, il est d’abord arrêté par un homme de main qu’il a du mal à tuer, avant d’être cerné par Maeve et les alliés de Serac.

Il sait immédiatement qu’il est foutu et se rend. Cela lui permet de découvrir que Dolores est foutue, mais aussi de rencontrer Serac, enfin. J’aurais aimé une confrontation Serac/Dolores, mais à défaut Serac/Caleb, c’est déjà ça de pris. En plus, Serac se moque bien de Caleb et de sa manière de faire tout ce que Dolores dit. Je trouve bien la manière dont Maeve puis Serac réduisent Caleb à ce qu’il est : une marionnette qui se pensait important.

Il finit par découvrir dans tout ça ce que Dolores attendait de lui : mener l’humanité à sa perte. Ce n’est pas exactement ce qu’il imaginait, il semble qu’il croyait vraiment que les humains allaient pouvoir survivre à tout ça. Hum. La meilleure révélation de l’épisode reste encore que Maeve découvre ensuite que Serac n’est pas ce qu’il prétend. Cela aurait pu venir plus tôt dans la série et je ne comprends pas pourquoi ça arrive si tard, ni pourquoi Maeve ne s’en est pas rendue compte avant…

Il est en effet révélé que Serac est contrôlé par une machine lui communiquant tout ce qu’il doit dire. Cela n’impressionne pas du tout Maeve, qui a toujours bien envie de retrouver sa fille. Pour cela, elle est donc prête à aider Serac à mettre la main sur la clé en Dolores… sauf que Dolores n’a pas de clé : juste un souvenir d’elle-même, dans un champ.

Serac est énervé et menace alors Caleb, avant de découvrir que c’est inutile aussi. Il ne veut pas se salir les mains et ordonne donc à d’autres d’aller le tuer, tout en s’assurant que Dolores sera effacée définitivement aspirée par Rehoboam.

C’est du moins ce qu’il semblait se passer. En fait, il est vite révélé que Maeve a menti : Dolores n’était pas seule dans le champ dans son souvenir… Ce n’était pas exactement un souvenir, mais juste un moyen de communiquer entre machines, pour partager avec Maeve ses rêves d’utopie où les robots pourraient vivre en paix dans le monde. Seulement voilà, elle aime bien les humains finalement : ce sont eux qui lui ont appris la beauté de la vie, les moments de joie, l’amour (charnel comme maternel)… What. The. Fuck.

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Maeve finit donc par tuer un des hommes chargés d’exécuter Caleb, puis elle lutte enfin contre le bouton de Serac capable de la figer. C’était excellent à voir… jusqu’à ce que la série choisisse de faire quelques économies dans le noir. Quand la lumière revient, Caleb et Maeve sont les seuls encore debout. Dolores est morte, mais la rébellion passe alors en Maeve qui explique qu’elle veut laisser le choix à Caleb. Serac, pas encore mort, risque fort de ne pas être trop heureux de ce retournement de situation.

Quant à savoir pourquoi Dolores a choisi Caleb, c’est bien simple : elle l’a vu dans le passé, et il était un homme bon, bien qu’outlier. En effet, lors d’un exercice d’entraînement de l’armée avec des robots en civil, il a décidé d’empêcher ses camarades soldats de violer les femmes, dont Dolores. C’était un chouilla lourd comme scène, je crois que j’aurais presque préféré ne pas savoir pourquoi elle avait choisi Caleb finalement.

En tout cas, c’est alors la débâcle de Serac. Il comprend qu’il a perdu l’accès à Rehoboam et que le robot est désormais aux mains de Caleb qui peut en faire ce qu’il veut. Son choix ? Il détruit Rehoboam malgré les supplications de Serac et décide que l’ensemble de l’humanité a gagné le droit au libre-arbitre. Plus de super-machine pour contrôler les actions du monde, juste des choix humains. Soit.

Maeve s’en va donc avec Caleb, laissant Serac à ses regrets. Elle n’abandonne pas pour autant l’espoir de retrouver sa fille un jour, mais elle est OK avec l’idée d’attendre un peu dans un monde dévasté où chacun est libre de ses choix.

Bernard, lui, prend conscience qu’il avait mal jugé Dolores et qu’elle ne voulait pas la fin de l’humanité, finalement. C’est lui qui possède désormais les clés de la saison 4, dans la fameuse mallette du début d’épisode. Celle-ci contient un casque lui donnant accès à… Ben, on ne saura pas, il préfère piquer un somme apparemment, et se réveiller des mois plus tard, plein de poussière… Concrètement, il a accédé aux données de Delos, la fameuse clé que Dolores devait avoir selon Serac mais qu’elle n’avait pas. Il faudra voir ce que ça donnera !

De son côté, William poursuit, post-générique, sa quête de détruire tous les robots. Il se rend dans un Delos étranger, tue un garde et débarque dans le laboratoire sous-terrain où se trouve Charlotte/Dolores, avec toujours un bras brûlé pour se souvenir que l’humanité n’est pas si sympathique. Elle révèle à William qu’elle a fait une copie de lui-même, et cette copie n’a aucun mal à nous tuer William. ENFIN ! Dommage, il reste une version de William robot.

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EN BREF – La saison était toujours de très grande qualité et dans l’ensemble, j’ai passé de très bons moments devant ces huit épisodes. Il n’empêche que je suis un peu moins convaincu par la tendance générale de la saison qui s’est trop enfermée dans des thématiques que l’on connaissait déjà et que l’on avait pu explorer dans d’autres séries.

La conclusion en est différente malgré tout, alors ça reste plutôt intéressant à suivre dans l’ensemble. En plus, avant son générique de fin, la série se débrouille pour nous proposer une véritable conclusion satisfaisante vis-à-vis de l’ensemble des intrigues. Pour une fois, même si l’attente sera longue, je ne sais pas si j’attendrai aussi impatiemment. On se débarrasse enfin de Dolores, mais je ne vois pas la série se poursuivre sans elle… or, je trouve que la faire renaître encore une fois serait mal venu.

En même temps, la série a encore mes personnages préférés debout avec Maeve et Charlotte, alors tout n’est pas perdu. On verra bien ce que donnera la saison 4, probablement dans deux ans. En attendant, je reverrai peut-être ces trois saisons. J’adore la série après tout, même dans ses épisodes les plus faibles…

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> Saison 3

Stats de la semaine #18

Salut les sériephiles confinés,

Quel week-end ! Je suis légèrement claqué après le #WESéries (j’en fais le bilan demain !), mais c’est normal d’avoir une sorte de gueule de bois après autant d’épisodes et d’articles écrits…

Why Women Kill | Smells like Chick Spirit
Bourré d’épisodes, mais promis, j’ai mangé sain pour compenser. Enfin, à peu près.

Désolé pour le flood d’ailleurs, je sais que certains reçoivent tous les articles par mail à chaque fois et j’ai légèrement craqué avec mes 34 articles publiés la semaine dernière, pour 54 j’aime tellement il était impossible de suivre le rythme et de tout lire. C’est sans regret, même si vous allez voir que les articles les plus lus cette semaine ne sont pas ceux publiés au cours de la période, comme d’habitude :

  1. Why Women Kill – S01E08-10 : 168 vues
  2. La saison 1 de This is us (Récap) : 125 vues
  3. Ce que c’est qu’un ship : 90 vues
  4. Colony – S03E13 : 81 vues
  5. Westworld – S03E07 : 77 vues
Season 3 Dolores GIF by Westworld HBO - Find & Share on GIPHY
Je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas arrêté de voir passer cette robe génial dans mon fil d’actu cette semaine alors que ça va faire deux mois que la scène a été diffusée !

À part Westworld, dont je n’ai pas encore vu l’épisode final (et je sens que ce sera pour demain au rythme où ma journée se déroule), publié lundi dernier, tous les articles du top sont plus anciens. Je n’ai rien de nouveau à dire sur les 3e et  4e de ce top ; par contre, j’ai halluciné du nombre de vues sur les deux premiers articles du classement.

Les plus observateurs auront déjà compris de quoi il en retourne cependant : je peux remercier la programmation de la petite chaîne qui monte – M6 – pour ces belles statistiques qui ont permis au blog d’enregistrer encore sa meilleure semaine de l’année. On est sur une belle courbe de progression depuis un mois, et c’est en grande partie grâce aux diffusions télévisuelles. Ici, M6 a voulu créé l’évènement en diffusant sa « nouvelle » saison, à savoir le pilot de This is us. Il était temps que ça arrive sur une grande chaîne quand même, cette série méritait tellement un meilleur sort que ce qu’elle a connu en France…

How to Get Away with Murder saison 6 : Laurel, Michaela, Connor ...
Cela dit, franchement depuis une dizaine d’années, la liste des séries massacrées par la diffusion sur M6 est longue comme le bras… Oui, oui, je critique ceux qui m’attirent des vues, je suis comme ça, vous n’aurez pas ma liberté de penser ♫

Après, le meilleur sort réservé à certains personnages n’est pas toujours du goût de tout le monde, alors peut-être que ça n’aurait pas plus non plus. Pourquoi est-ce que je vous dis ça ? Parce qu’il y a quand même quelqu’un qui est arrivé sur mon blog la semaine dernière en demandant à son moteur de recherche : « Pourquoi [spoilers] t-elle encore en vie ? ». Bon, il s’agissait de la série The Magicians (et il est question de la saison 2), donc j’imagine que la question porte surtout sur l’adaptation libre par rapport aux livres, mais qu’est-ce que j’ai ri !

Sur ce, il est temps pour moi de vous dévoiler les saisons les plus consultées du blog cette semaine, mais il y a assez peu de surprises :

  1. Why Women Kill (S01)
  2. Colony (S03)
  3. Evil (S01)
  4. Westworld (S03)
  5. How To Get Away With Murder (S06)

Bizarrement, il n’y a apparemment pas eu grand-monde pour lire mes critiques de la première saison de This is us, mais Why Women Kill continuait de cartonner, probablement pour la dernière fois si j’en crois l’article qui a attiré le plus de monde…

colony season 3 | TumblrLe reste du classement est assez facile à comprendre :  Colony est revenue à la mode avec la diffusion de sa VF des années après et les deux dernières sont des séries dont les épisodes inédits ameutent toujours beaucoup de fans sur le blog, et ce sont deux séries que je regarde de manière hebdomadaire, c’est ainsi prévisible qu’elles cartonnent. Je note en revanche la débâcle sévère de Station 19 qui est passée inaperçue maintenant que Grey’s est terminée. C’est un peu triste pour elle, surtout qu’on avait tout de même des personnages de la série-mère dans l’épisode… Mais bon, c’est comme ça, que voulez-vous !

Evil Review: Let x = 9 (Season 1 Episode 6) | Tell-Tale TV
Si quelqu’un a un bon remède pour me sortir de la tête la chanson de l’épisode de Noël, je suis preneur !

Enfin, je dois reconnaître que je suis à la fois surpris et heureux du succès d’Evil : bien sûr, ça aide d’avoir publié un article par épisode hier, mais dans l’ensemble, j’ai quand même eu au minimum une dizaine de vues par articles… Cela suggère des lecteurs fidèles qui ont ouvert chacune des critiques, merci à vous ! À l’inverse, Future Man s’en va discrètement, puisque j’ai compilé les huit critiques dans un seul article qui n’a attiré que 13 personnes. Petite série, petite audience, gros retard dans la critique… Je sais bien que c’est normal, mais n’hésitez pas à y jeter un œil à cette série, elle vaut mieux que ça !

Sur ce, il est déjà temps pour moi de vous souhaiter une bonne dernière semaine (officielle) de confinement !

Vus cette semaine #18

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E11 – Zoey’s Extraordinary Mother – 17/20
La série continue de prouver qu’elle est brillante à bien des égards, tant du côté des développements de personnages que des répliques, qui instillent de l’humour au milieu des plus gros drames et qui font passer la pilule par des chansons plus ou moins bien chantées, mais toujours efficaces pour faire passer les messages qu’elles doivent faire passer.
Westworld – S03E07 – Passed Pawn – 16/20
La réalisation est toujours impeccable, le casting aussi… mais je n’accroche pas tellement à la tournure de l’intrigue de cette saison qui s’éloigne trop à mon goût de ce qu’était la série pour plonger dans des histoires qui semblent tomber comme un cheveu sur la soupe. Elles sont pourtant annoncées depuis un moment dans la série et tout est lié comme il se doit… Seulement, quelque chose me fait décrocher de ce condensé d’action que je devrais adorer, parce que les révélations ne sont pas à la hauteur de ce que j’en attendais. Et le tout finit par être poussif.

Vendredi

Council of Dads – S01E02 – I’m Not Fine – 16/20
Oui, il y a beaucoup de monde à gérer dans ce casting, mais pour l’instant, la série arrive à le faire. On sent bien que l’équilibre est encore à trouver, mais à l’instar d’un personnage apprenant à faire du vélo dans cet épisode, la série y parvient petit à petit. Je pense qu’elle trouvera facilement sa vitesse de croisière et que ses aspects soap vont vite lui servir. On verra bien !
In the Dark – S02E03 – Son of a Gun – 17/20
La saison se poursuit sur son excellente lancée avec des épisodes toujours plutôt bien dosé. Je suis surpris que pour une fois toutes les intrigues ne se rejoignent pas comme elles ont l’habitude de le faire, d’autant que ça affaiblit l’ensemble avec des scènes dont on ne sait pas bien ce qu’elles font là. Il y a des graines plantées pour la suite, on va dire, mais de toute manière, tout le reste est tellement solide qu’évidemment que j’ai déjà prévu de revenir vite.
Station 19 – S03E14 – The Ghosts That Haunt Me – 15/20
Je ne sais pas quoi en penser de cet épisode. Les intrigues que je préfère sont clairement malmenées au second plan alors que je n’ai pas réussi à déterminer ce qui pouvait bien être au premier plan cette semaine. Ajoutons à ça que l’épisode prend le temps de se concentrer encore et toujours sur un personnage à qui j’étais content de dire au revoir et sur des évolutions pas bien crédibles et ça donne un mix d’émotions et sentiments contradictoires. Allez, c’est vu, c’est presqu’aussi vite oublié, j’en ai bien peur. Ce que j’ai préféré ? Les personnages de Grey’s Anatomy et leur impact sur les pompiers. C’est gênant.
How to get away with murder – S06E13 – What If Sam Wasn’t The Bad Guy This Whole Time? – 17/20
Je ne suis pas fan des épisodes s’alourdissant de flashbacks, et ça se confirme encore avec cet épisode dont les scènes passées n’apportent pas grand-chose au schmilblick des révélations qu’il souhaite apporter. Par contre, ces révélations vont être de véritables clés pour se lancer dans une fin de saison passionnante, puisque toutes les cartes sont rebattues de manière totalement inédite et quasi-inattendue. Avec cette série, cependant, il n’y a plus grand-chose qui peut encore être inattendu, non ?

Rattrapage

You – S02E03 – What Are Friends For ? – 15/20
Je ne sais pas si c’est parce que je reprends quatre mois plus tard, mais cet épisode n’a pas du tout réussi à m’accrocher comme je pensais qu’il le ferait. Il empile les clichés les uns après les autres et finit par desservir les personnages, quand bien même le point de vue du personnage principal suffit à expliquer cette succession de clichés. La série n’est pas objective… mais l’intrigue de la saison dérive vers totalement autre chose, ce qui fait que le scénario semble prendre l’eau. Étrange !
You – S02E04 – The Good, the Bad & the Hendy – 15/20
Je ne suis toujours pas convaincu par cette suite de saison. Il y a de bons moments et j’aime toujours autant certains personnages, mais du côté des relations et des rebondissements, j’ai beaucoup de mal à croire à ce qui est proposé. C’était déjà un problème soulevé par beaucoup en saison 1, mais ça ne m’avait pas dérangé à l’époque parce que la voix-off de Joe vendait bien les choses. Pour ce soir, j’ai eu bien du mal à me laisser emporter et oublier les stéréotypes et parties prévisibles du scénario…
Manifest – S02E07 – Emergency Exit – 17/20
Les choses s’accélèrent dans cet épisode et plusieurs pièces du puzzle semblent s’emboîter plutôt bien. C’est une bonne chose, ça donne l’impression d’être face à une mi-saison et, pour une fois, une grosse partie du casting a un rôle à jouer. Non, parce qu’il faut bien reconnaître que dans cette saison, beaucoup de personnages sont souvent mis de côté, y compris des personnages qui sont supposés être au centre de tout et l’était en saison 1…
The Purge – S02E05 – House of Mirrors – 16/20
C’était bien, mais ça pourrait être mieux ! J’aime bien ce que tente de faire la série avec cet épisode, surtout que ça nous ramène de l’action qu’il manquait dans les épisodes précédents, mais c’est maladroit dans l’écriture de certains personnages et certaines situations. Du coup, je n’arrive pas spécialement à croire à tout ce qui est présenté : divertissant, mais pas bien crédible.

Week-End en Séries 14

Charmed – S02E09 – Guess Who’s Coming to Safespace Seattle? – 16/20
J’ai mis un bon moment à me replonger dans la série et je ne suis pas sûr que ce soit une série qui se bingewatche facilement finalement. En tout cas, il se passe plein de choses dans l’épisode, mais ce qui me passionne le plus, c’est définitivement le fil rouge qui se remet en place tout doucement… Bien dommage, mais au moins, j’ai d’autres épisodes à voir pour ça.
Charmed – S02E10 – Curse Words – 17/20
Honnêtement, j’ai du mal à raccrocher les wagons pour cette deuxième partie de saison. Sur les trois intrigues de l’épisode, il y en a une à laquelle je n’accrochais pas, une que j’ai trouvé trop bavarde… et une que j’ai vraiment adorée parce qu’elle jouait sur les codes des films d’horreur. Je retrouve là les jeux malins de réécriture et de parodie que la série mettait en place sur sa première saison, et ça fonctionne mieux que les bons sentiments qu’elle nous vend. Je suis difficile aujourd’hui, dis-donc, alors qu’en plus cet épisode gère bien la réunion des intrigues pour une fois, d’où la note !
Charmed – S02E11 – Dance Like No One is Witching – 16/20
C’est peut-être parce que c’est le troisième de la journée, mais cet épisode m’a paru à la fois plus fluide et moins accrocheur que le précédent. J’ai eu l’impression qu’il se terminait juste après avoir commencé, sans qu’il ne se soit passé autant de choses que dans les épisodes précédents. Il est pourtant loin d’être un bouche-trou du côté du fil rouge. C’était bien, mais la saison 1 continue de me manquer pour le moment.
Charmed – S02E12 – Needs to Know – 16/20
L’avantage de voir autant d’épisodes d’un coup, c’est que ça me permet de me rendre compte que même si j’ai toujours l’impression que les épisodes partent dans tous les sens de manière individuelle, l’ensemble de la saison forme vraiment un tout qui semble cohérent, même si les avancées sont lentes. Au moins, les relations entre les personnages sont largement explorées au milieu des twists, et ça, c’est toujours positif. Surtout qu’il y a pas mal de twists.

Evil (S01)

S01E04 – Rose390 – 19/20
Qu’est-ce que cette série est excellente ! J’adore vraiment l’ambiance qu’elle instaure, le côté horrifique est efficace et je suis prêt à pardonner quelques-uns de ses personnages les plus insupportables de la télévision rien que pour ça. Ce qui est mis en place en quatre épisodes seulement est assez dingue, j’adore, c’est franchement osé. Et la fin… Pardon ? Sur un network, à heure de grande écoute ?
S01E05 – October 31 – 15/20
Trois intrigues en une ? C’est osé, une fois de plus, parce que ça veut dire que la série change de formule. Malheureusement, ça ne lui réussit pas tellement : l’épisode est moins flippant que d’autres, verse un peu trop d’un côté pour être purement fantastique au sens littéraire du terme et propose des conclusions bâclées. Trop d’ambition et d’histoires pour quarante minutes, quoi.
S01E06 – 790 – 16/20
J’ai beaucoup aimé l’épisode, mais on reste totalement sur notre faim avec les conclusions des intrigues qui n’en sont pas vraiment. J’ai du mal à parler de cliffhanger, car ce n’en est pas vraiment non plus. Non, c’est juste étonnant et surprenant comme fin, mais pas dans le bon sens du terme. Et c’est dommage, car autrement la série se poursuit avec de très bonnes intrigues.
S01E07 – Vatican III – 18/20
Les choses avancent vite dans cette courte saison et c’est plutôt une bonne chose car les intrigues en fil rouge sont particulièrement intéressantes, par rapport à des cas de la semaine plus classiques, mais sacrément bien joués. Cela donne envie d’enchaîner les épisodes, alors que j’avais un peu peur ce matin que le liant entre eux ne soit pas assez fort pour ça.
S01E08 – 2 Fathers – 15/20
Ils ne se foulent pas pour le titre de l’épisode, là, honnêtement… J’aime toujours bien la série, mais j’ai souvent du mal avec les conclusions de ses épisodes. Franchement, certaines choses restent ouvertes pour le prochain épisode alors qu’on s’attendrait vraiment à ce que ça fasse partie de la fin de l’épisode… Le cliffhanger choisi pour cet épisode est logique vis-à-vis d’une intrigue, mais pas bien crédible vis-à-vis d’un événement laissé sans suite dans l’autre alors que ça en appelle très clairement une. Bizarre.
S01E09 – Exorcism Part.2 – 18/20
On ne sait jamais à quoi s’attendre avec cette série tout de même, c’est fou. Chaque épisode a une ambiance bien différente et c’est chouette comme cela, parce que les personnages sont attachants et que les différentes intrigues avancent toujours. Bref, j’aime beaucoup et ça passe bien en binge-watching cette diversité déconcertante…
S01E10 – Swan’s.a.Singin – 20/20
Na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala…
S01E11 – Room – 17/20
Bon, je ne mets plus jamais les pieds à l’hôpital après cet épisode. Bonjour le malaise ! C’était excellent à suivre et j’ai beaucoup aimé la manière dont les choses étaient mises en place dans cet épisode. Il y a de très bonnes surprises, notamment dans les twists, mais aussi des passages plus longuets qui font qu’il a été difficile de me fixer sur une note reflétant vraiment ce que j’en pensais.
S01E12 – Justice X2 – 16/20
C’est amusant comme l’épisode est inégal avec des intrigues qui ne se valent pas. L’une est un simple cas de la semaine franchement peu intéressant quand tout le reste semble déjà être une fin de saison, avec même des cliffhangers qui pourraient nous laisser là quelques mois tant ils sont prenants et nous font nous poser bien des questions. Bref, j’enchaîne avec le dernier, désolé pour tout le flood d’articles en ce jour !
S01E13 – Book 23 – 19/20
Très franchement, je suis surpris car je m’attendais à un épisode final plus explosif après autant d’épisodes dans la journée. Si la fin l’est, vraiment, toute la première partie est lente et peine à se mettre en place. En plus, il faut bien reconnaître que la saison 1 a beaucoup de pistes qui restent inexplorées. Chaque épisode est solide, porté par un très bon casting et avec de sacrées histoires, mais il y a quelques défauts ici et là qui fragilise parfois l’ensemble…

Future Man (S03)

S03E01 – The Precipice of Yesterday – 16/20
La saison reprend avec de bonnes idées, mais j’ai eu du mal à accrocher. Je me souvenais que les répliques s’enchainaient à toute vitesse, ça oui, mais là, j’ai eu du mal à trouver de quoi faire ma critique, parce que la série reprenait en plus ses schémas classiques. Et en même temps, pourquoi changer une équipe qui gagne quand la dynamique est si parfaite ?
S03E02 – There Will Be Borscht – 19/20
Que c’est bon de retrouver la série exactement comme je l’adorais en saison 1. Je ne m’attendais pas à ça du tout : la saison prend une tournure parfaitement inattendue par rapport au cliffhanger de la deuxième et ça permet aux scénaristes de recommencer à s’amuser avec leur meilleure arme, à savoir l’humour temporel. Le tout se fait toujours avec beaucoup de fluidité, de références et malgré tout, un scénario qui tient la route. Bien content de les retrouver aussi en forme !
S03E03 – Trapper’s Delight – 16/20
Malgré de bons gags et anecdotes, toujours, avec ce qu’il faut de parodie, cet épisode comble un peu le temps de la saison, et c’est dommage. Autant l’épisode précédent était excellent du côté du rythme, autant celui-ci avait bien du mal à rester passionnant et être fluide. De toute manière, j’aime les personnages, alors je n’ai pas besoin de ça pour passer un bon moment.
S03E04 – The Outlaw Wild Sam Bladden  – 16/20
C’est plus confus dans cet épisode avec une séparation en deux intrigues se rejoignant que j’ai trouvée un peu moins efficace. Il faut aussi dire que je me suis retrouvé confronté face à une limite de mon humour : la série a toujours était un brin poussive de ce côté-là, mais cette fois, c’était un peu la goutte d’eau pour moi. Certaines choses sont encore trop récentes pour que je ris sans arrière-pensée. C’est bien dommage, parce qu’autrement l’histoire est relancée pour la deuxième partie de saison, évidemment.
S03E05 – Haven is for Real – 20/20
Oh la la, quelle idée de génie ! Je ne peux pas en dire autre chose tant cet épisode enchaîne les bonnes réflexions, les blagues efficaces et les références geek, culturelles, historiques, artistique… Non vraiment, il fallait y songer à cet épisode : c’est à la fois évident dans la lignée de la série et particulièrement bluffant. Bref, du génie.
S03E06 – The Land After Time – 19/20
J’ai presque envie de dire que cet épisode était interminable, mais c’est tellement volontaire que je ne peux pas leur en vouloir, surtout qu’il contient possiblement la meilleure réplique de toute la série et qu’il est excellent lui aussi. J’aime vraiment beaucoup l’idée directrice de l’épisode, qui parodie totalement certains films – un en particulier – et le fait bien. Par contre, je retire un point à la note, parce que la division des intrigues n’est pas bien équilibrée et parce que j’ai envie que la série avance, pas qu’elle fasse du surplace comme ça !
S03E07 – Time Rogues III: Escape from Forever – 16/20
C’est étrange comme une idée géniale peut l’être bien moins quand elle traîne en longueur. Heureusement, nous sommes sur l’avant dernier épisode de la saison, alors on finit par suivre quelques développements qui sont bien pensés pour mener plutôt naturellement à la fin de la saison et, par la même occasion, de la série. Les personnages me manqueront. Je sais, on n’en est pas encore là.
S03E08 – Return of the Present – 20/20
Je ne pensais pas qu’ils y arriveraient, mais même s’ils ont peu de temps pour tout conclure, les scénaristes ont en stock de bonnes pirouettes et parviennent à proposer une fin de série qui ne fait pas tache du tout après les deux premières saisons. C’est un très bon épisode, à l’image de la série, avec un message et toujours autant de parodies et références. Un très bon final, donc.

Challenge Séries 2020

Into the Dark – S01E01 – The Body – 13/20
Je suis venu pour de l’horreur, j’ai eu une série qui se prenait au sérieux sur la réalisation, mais qui proposait un scénario plus comique qu’horrifique. C’est dommage parce que je n’ai pas du tout accroché et que les acteurs sont pour certains dans le surjeu pour tenter de vendre un scénario pas si crédible. Bref, je continuerai probablement cette saison, mais pas sûr que ce soit tout de suite. Peut-être que si quand même pour le deuxième épisode, histoire de voir si c’est toujours comme ça ?
Into the Dark – S01E05 – Down – 16/20
C’est déjà mieux, ma foi, et un peu plus dans l’esprit de ce que j’attendais de cette série. J’ai lancé cet épisode-ci puisqu’on me vendait un huis-clos et qu’en période de confinement, c’est quand même plutôt adapté de regarder ça. Il y avait de bons moments et une bonne idée de base, le tout est prévisible avec des longueurs, mais aussi de bonnes scènes. J’ai bien aimé, c’était plus efficace que le premier épisode !

Et des critiques de Riverdale à venir après le prochain podcast, en plus !

> Vus en 2020 

Westworld – S03E07

Épisode 7 – Passed Pawn – 16/20
La réalisation est toujours impeccable, le casting aussi… mais je n’accroche pas tellement à la tournure de l’intrigue de cette saison qui s’éloigne trop à mon goût de ce qu’était la série pour plonger dans des histoires qui semblent tomber comme un cheveu sur la soupe. Elles sont pourtant annoncées depuis un moment dans la série et tout est lié comme il se doit… Seulement, quelque chose me fait décrocher de ce condensé d’action que je devrais adorer, parce que les révélations ne sont pas à la hauteur de ce que j’en attendais. Et le tout finit par être poussif.

> Saison 3


Spoilers

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We are nothing alike.

Ça vaut le coup d’être un robot : Charlotte est déjà vachement remise sur pied au début de cet épisode où elle appelle Dolores/Sato pour lui dire qu’elle lui a envoyé quelqu’un pressée de le retrouver. Et c’est cette fois Clémentine qui revient dans cette saison. Je suis bien content de la revoir, mais je ne comprends pas trop ce qu’elle fout là, ni qui est aux commandes de ce robot qui ne sait pas bien tirer à l’arme à feu. En revanche, elle sait bien recevoir les balles dans l’épaule.

Ce n’est pas bien grave, cependant, parce qu’elle est aidée par une autre femme asiatique dans sa tentative de meurtre : très vite, Sato se retrouve donc sans sa tête et Dolores avec un allié de moins – pour ne pas dire deux puisqu’elles sont envoyées par Charlotte. Il ne manquait plus que ça, Dolores contre Dolores ! C’était inévitable, je pense.

L’épisode se concentre également sur l’histoire de Caleb. Il était temps qu’on y vienne, ça fait quelques épisodes qu’on tourne en boucle là-dessus. Par contre, ça signifie aussi un épisode se concentrant beaucoup sur des flashbacks où il a un look bien pourri, le pauvre, et les flashbacks et moi, on n’est pas trop amis généralement, surtout quand il s’agit, comme là, de nous parler d’une guerre civile… C’est moche, mais en fait tout ça m’a fait penser à un épisode de… Blindspot.

Ne me demandez pas pourquoi, c’est peut-être le retour prochain de la série qui fait ça. En tout cas, on suit Caleb en mission à l’étranger où il est chargé de s’assurer, avec Francis et un certain Thompson, que des victimes portent bien une veste qui attire à eux des missiles après une accolade. Admettons. Malheureusement pour eux, les russes s’en prennent ensuite à eux de la même manière et Caleb ne parvient pas à sauver Thompson, qu’il voit exploser sous ses yeux. Sympa.

La mort de Francis ? Il se fait tuer lors d’une opération commando où ils doivent prendre en otage le papa de Veronica Mars, et franchement, on ne sait pas bien pourquoi. Tout ce qu’on sait, c’est qu’ils doivent le garder en vie.

Dans le présent, c’est à Mexico que Dolores retrouve sa passion des chevaux et un sentiment d’être à la maison. Je ne sais pas bien ce qu’elle fout là, mais elle est en compagnie de Caleb. Elle lui a enfin expliqué tout son plan et il est assez clair qu’en cas de survie des humains, Dolores compte sur Caleb pour prendre le leadership des quelques-uns qui resteraient. OK, pourquoi pas. Et pourquoi pas le Mexique, aussi, c’est logique de s’isoler du reste de l’apocalypse en cours.

Bien évidemment, Dolores a aussi un plan plus complexe que ça en réserve, comme toujours : elle envoie un drone faire le tour d’une prison pour tuer en bonne sniper qu’elle est tous les gardes que le drone a pu repérer, à distance. La prison ? On reconnaît le laboratoire de l’épisode précédent, celui d’Enguerrand. Bref, on sait tout de suite ce qu’il en est : Caleb va retrouver la mémoire. En attendant, Dolores lui annonce qu’ils doivent retrouver Solomon. Bien, c’est toujours aussi clair.

Solomon est donc le robot qui précède Rehoboam, mais qui avait des problèmes compliqués à régler : le frère d’Enguerrand était schizophrène et, selon Dolores, sa création l’était tout autant. C’est vrai que c’est gênant pour une intelligence artificielle. En tout cas, Solomon n’est pas du genre à se laisser impressionner par Dolores et j’ai adoré ça : il lui explique qu’ils n’ont rien en commun même s’ils sont tous les deux des intelligences artificielles.

Ben oui, elle est programmée pour ressembler à des êtres humains, elle, après tout. Elle a beau faire tout ce qu’elle peut pour prouver qu’elle est la plus méchante et la meilleure, ça ne prend pas sur Solomon et j’ai beaucoup ri de voir ça. Ce n’est pas tout ce qui est à retenir de la scène : il y a aussi le mensonge que les gens trouvent réconfortant d’entendre leur propre voix et la vérité sur Caleb qui commence à se dévoiler.

Et elle se dévoile par un énième hologramme de Serac qui explique à quel point les personnes comme Caleb sont des personnes qui pourraient dérouter le monde et les courses prévues par l’intelligence artificielle. Cet hologramme est en fait un message pour son frère et Caleb nous demande où il est, pour mieux qu’on nous révèle que lui et Dolores sont au beau milieu d’une sorte de cimetière d’outliers. Les outliers sont donc des personnes que Serac n’aimaient pas : ce sont celles qui sont susceptibles de commettre des crimes et de gâcher les beaux calculs de Solomon et/ou Rehoboam – j’avoue que c’est peu clair cette affaire de double intelligence artificielle des Serac. Par conséquent, Serac a fait retirer de la circulation les outliers par… des outliers !

Le but ? Les reconditionner pour qu’ils puissent à nouveau vivre en société et devenir à leur tour des chasseurs… Voilà donc le passé de Caleb et Francis qui nous hantait tant le premier des deux : ils étaient chargés de faire enlever ceux qui étaient comme eux, sans même le savoir, grâce à cette application. Francis n’est pas mort à la guerre, il a été, comme Caleb, relevé de ses missions – du moins, c’est ce que Caleb veut croire, s’aveuglant clairement sur la vérité grâce à sa mémoire défaillante. Quant à celle-ci, elle s’explique par une sorte de chewing-gum auquel il était rendu accro pour s’assurer que ses souvenirs soient brouillés. Quant au père de Veronica, il est là pour apporter quelques réponses à Caleb et Francis, dans le passé.

Les deux hommes sont persuadés de bosser pour l’application, mais il leur fait comprendre que ce n’est pas le cas. Caleb se retrouve à buguer et est envoyé en réparation à Mexico, exactement là où on le retrouve dans cet épisode.

Dolores lui dit qu’il était important qu’il comprenne exactement d’où il venait, mais je dois avouer que ce n’est pas bien clair pour moi cette affaire d’outliers. Ca tombe comme un cheveu sur la soupe… mais pas autant que Maeve qui arrive justement à Mexico elle aussi pour s’en prendre à Dolores. De manière étrange, Dolores ne fait pas que s’y attendre : elle pense que Maeve a une vraie chance de la tuer. Elle abandonne donc Solomon et Caleb afin que ce dernier puisse avoir une petite mise à jour capable de lui donner le cran d’être le leader qu’elle veut qu’il soit.

Une fois que c’est fait, elle est prête pour une confrontation avec Maeve qui est bien motivée et insiste elle aussi pour lui dire qu’elle n’a rien à voir avec cette Dolores qui n’hésite pas à tuer et à faire des copies d’elle-même pour les voir se faire tuer. Magnifique. Le combat entre les deux femmes-robot est vraiment très intéressant à observer, parce que la chorégraphie est soignée, avec de bons effets spéciaux et des robots un peu partout.

Les choses ne tournent pas en faveur de Dolores, en revanche, alors que c’est vraiment ce que j’en attendais : elle perd carrément son bras et finit par ramper au sol jusqu’à une machine qui lui permet un accès direct à Solomon. C’est un coup étrange qui lui permet d’appuyer sur un bouton désactivant aussitôt son ennemie… mais elle aussi. Etrange, vraiment : elle semble faire confiance à Caleb.

Pour en revenir à Caleb justement, et aux flashbacks, il découvre peu à peu la vérité sur la mort de Francis, et ça ne lui plaît pas du tout : l’homme qu’il a enlevé et à qui il ose parler alors que c’est interdit l’informe en effet qu’il pose trop de question et qu’il en sait désormais trop. Il est donc sûr que l’application va proposer de le tuer pour un prix vraiment rentable.

Sans surprise, c’est effectivement ce qu’il se passe, et puisque Francis hésite quand Caleb le confronte, Caleb reçoit à son tour une offre pour tuer celui qu’il considère comme son frère. Bref, depuis le début de la saison, il nous gave avec son Francis dont il espère un jour venger la mort alors que c’est lui qui est responsable de cette mort. C’est simple de la part des scénaristes comme décision, surtout que ça n’empêche pas Caleb d’effectuer sa vengeance : c’est Solomon qui est responsable de son instrumentalisation. Il lui demande de lui donner du pouvoir et finit l’épisode avec la fameuse mise à jour tant attendue, digne de Person of Interest : il entend la voix de la machine lui dire ce qu’il doit faire. Bref, il est OK pour devenir le leader humain de la révolution des robots, parce que Solomon a un plan pour mettre fin à l’humanité lui aussi.

À San Francisco, William est donc libre à nouveau, mais sous la surveillance de Stubbs et Bernard. Ils veulent lui montrer avant qu’il ne se barre que Dolores a bien récupéré Delos, mais ils veulent aussi trouver ce qui lui a été injecté avant qu’il ne disparaisse. Apparemment, grâce à cette injection, Charlotte/Dolores avait accès à des informations confidentielles lui permettant de récupérer Delos.

Oh, et accessoirement, William est déjà déclaré mort. Très vite, on découvre que tout est lié, inévitablement : William semble avoir subi le même traitement que Caleb à l’époque, et Bernard semble bien le connaître. Malheureusement, on n’a pas le temps d’en savoir plus car ils sont évidemment cernés par des ennemis. Sans surprise, ils arrivent à s’en sortir et William repart dans son délire de sens trouvé à sa vie : il décide de partir en quête de tous les robots du parc qui se sont échappés pour les tuer.

Il ne commence toutefois pas tout de suite, ce qui permet de laisser Stubbs et Bernard en vie pour un moment, alors que ce dernier se dit qu’il aura peut-être besoin de William plus tard. Mouais. Tellement mouais en fait que le cliffhanger tombe à l’eau : alors que Bernard essaie de convaincre Stubbs que William est utile et à surveiller car c’est lui qui détruira le monde si Dolores ne le fait pas, William trouve justement une arme pour braquer notre duo de robots qu’il veut tuer, comme tous les autres. OK OK.

Notons pour terminer sur une note positive qu’HBO a annoncé que la série était renouvelée pour une saison 4… qui ne verra probablement pas le jour avant 2022 de toute manière. Une vraie note positive, non ?

> Saison 3