Mes derniers coups de… #3

Salut les sériephiles,

Image result for supergirlComme chaque milieu de mois désormais, je vous propose de faire un rapide tour de mes derniers « coups de… », parce que c’est un article qui, après tout, s’écrit plutôt rapidement et tout seul, et qui plaît à tout le monde. Faut juste prendre le temps de réfléchir à certaines catégories quand même, surtout que ce n’est pas toujours évident de ne pas répondre la même chose que le mois dernier. C’est d’ailleurs pour ça que j’avais arrêté l’idée de le faire de manière hebdomadaire, pour être tout à fait transparent avec vous. Ne m’en voulez pas pour si peu, on ne va pas se battre.

Allez, une fois de plus, je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

Coup de Cœur : C’est difficile de l’affirmer à 100%, mais je pense que Here and Now est la série la plus qualifiée pour se placer ici. J’ai beau en dire qu’elle est épuisante, mon article d’hier était presque une lettre d’amour à la série. Ce n’est pas la série en elle-même que j’aime, mais la réflexion qu’elle permettait, et certaines intrigues internes, ou certaines scènes plus précisément. L’originalité qu’elle proposait me donnait vraiment envie de revenir chaque semaine découvrir les épisodes en sachant que j’allais être surpris, ou au moins complètement embarqué dedans. Et c’est le genre de sentiment qui me manque de plus en plus devant les séries !

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Coup de Mou : Je vais l’adresser à Unreal, même si là aussi ce n’est pas hyper simple de me décider. La saison 3 est très sympathique, mais je trouve qu’elle a un peu erré ces dernières semaines. Si elle reste excellente, elle manquait parfois de surprises tellement on connaît désormais la critique qu’elle souhaite faire ; et elle manquait cruellement de manipulation des images et des candidats, or c’est pour ça qu’on est là, sinon on se contenterait de regarder le Bachelor. Bon, l’épisode d’hier est reparti de plus belle, mais dans l’ensemble, il y a eu un vrai coup de mou en cours de saison, je trouve.

Image result for the walking dead rositaCoup de Poing : Il n’y en a pas un en particulier qui me revienne, du coup, je vais parler du final de saison 8 de The Walking Dead, donc passez votre chemin si vous n’êtes pas à jour ! Bien évidemment, ce final m’a principalement déçu, mais s’il y a bien un poing positif (avec un g, parfaitement), c’est celui de Rosita qui n’a pas hésité à frapper Eugene. Je crois que c’était franchement mon seul moment de joie de tout l’épisode (bon, ça et Negan, même si c’était super mal écrit comme choix final). Je ne supporte plus la tronche d’Eugene, et ça ne m’aurait pas dérangé qu’il soit la seule victime collatérale de cet épisode…

Coup de Blues : Je crois qu’il n’y a que moi pour être qualifié dans ce coup-là. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis février, j’ai complétement laissé tomber mes comédies, à l’exception de The Last Man on Earth. Je ne me l’explique pas trop, ça n’aide pas à gonfler mes stats de nombre d’épisodes, mais voilà, j’ai du mal à trouver les comédies qui me font vraiment rire en ce moment (Superstore n’est plus aussi fun) ; ou alors à avoir envie de les continuer (Life in Pieces m’attend). Je sais que ça finira par me revenir et que ce sera alors un énorme bingewatch, mais en attendant… je n’en regarde pas !

Coup de Vieux : Quand je me suis rendu compte que Scandal arrivait vraiment à sa fin (ce vendredi) et que cela faisait six ans et demi que je la regardais, quand même. Le vrai coup de vieux est arrivé quand je me suis mis à noter quelques idées pour un article faisant une grosse synthèse de mon avis sur la série ; mais en même temps, cet article n’a pas avancé d’un poil depuis samedi, alors je ferais peut-être mieux de ne pas vous en parler, car je ne sais pas si je le publierai un jour ! En tout cas, ça me fait d’avance bizarre de me dire qu’elle ne sera plus là le vendredi.

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Coup de Gueule : Le crossover The Walking Dead/Fear the Walking Dead était tout ce que je craignais qu’il soit, et pire encore. Pour sa « reprise », la saison 4 du spin-off a donc proposé 47 minutes sans son casting, mais avec celui de la série-mère et de nouveaux personnages. Le tout paraissait plutôt être un pilot d’un nouveau spin-off, et ça m’énerve. Je sais que c’est fait pour remonter les audiences (et en plus, ça devrait le faire car les gens ont eu l’air d’aimer ??), mais je trouve ça tout pourri de trahir les trois premières saisons en repartant sur une nouvelle histoire avec un personnage venu d’une autre série – et en plus, je n’aime pas l’évolution du dit personnage, ça n’aide pas. Bref, Fear revient avec un saut temporel (ou une incohérence chronologique énorme), se déroule désormais en parallèle et pas si loin de la série-mère (donc on perd pas mal d’intérêt et on ouvre la porte à toutes les fenêtres pour de futurs crossovers) et se concentre sur un personnage qui prend clairement la place de lead et éclipse le reste du casting. Forcément, comme je préférais jusqu’ici Fear, je le sens mal. Image result for fear the walking deadJ’aurais préféré une troisième série, ou à vrai dire le même épisode avec un personnage inédit ; mais là, ça fait trop « oups, les audiences suivent pas, ramenons un autre personnage et faisons comme si ». Et pourtant, habituellement, je suis pour les séries capables de se réinventer. J’attends de voir la suite pour être vraiment déçu, mais cette reprise était ratée parce que je me suis fait encore plus chier que devant The Walking Dead, alors que Fear parvenait jusque-là à garder mon intérêt.

Coup de Barre : L’arrivée tant espérée du soleil est accompagnée d’une vague de pollen dont je me serai bien passé et qui m’a mis quelque peu K.O hier soir (même si ça ne se voit pas à la longueur de cet article, je sais).

Coup de Bol :  C’est super rare, mais j’ai déjà des idées pour les visuels du prochain Week-end en séries. Peut-être que pour une fois tout ne sera pas improvisé à l’arrache au dernier moment. Ou peut-être pas. Il y aura eu un tout petit de réflexion quinze jours avant en tout cas, ça change !

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Coup de Tête : J’ai écrit cet article hier vers 17h et à défaut d’avoir une idée de coup de tête ; je me décide à rattraper enfin la fin de saison de 9-1-1 dans la soirée (4 épisodes) alors qu’il me reste encore à voir Supergirl et The Crossing. Ce n’est pas gagné. Si je l’ai regardée, vous serez vite au courant avec un article dessus ; si je me suis foiré, eh bien… ce sera un coup de tête qui n’aura pas eu lieu, et puis c’est tout. Je cherche à vaincre la procrastination comme je peux !

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Coup de Théâtre : C’en est un sans en être un, mais je m’étais persuadé que pour la première fois, je n’aurais pas revu la dernière saison de The 100 avant l’arrivée de la prochaine (mercredi prochain). La tradition veut en effet que je la regarde avec mon père pour me remettre en tête toute la géopolitique complexe et les rebondissements de la série, ou juste parce que j’adore, allez savoir. En tout cas, ça me paraissait impossible, mais finalement, nous avons vu sept épisodes dimanche et lundi soir, donc il ne nous en reste plus que quatre ; et clairement ce sera bouclé d’ici mercredi (reste plus qu’à se mettre d’accord sur une soirée). C’est très cool et ça permet de calmer l’impatience vis-à-vis de la saison 5 !

Coup Tordu : Le dernier épisode de The Last Man on Earth a revisité une énorme partie de son intrigue passée en la modifiant l’air de rien, et c’est passé comme une lettre à la poste (et même mieux qu’une lettre à la poste, si je considère mes problèmes fréquents de courrier). Entre ça et l’épisode se moquant de la manière dont ils ont caché la grossesse d’une de leur actrice, je crois que je tiens là l’une des séries les plus tordues du moment, mais ça lui fait du bien d’être si tordue, car sans ça, on commencerait à s’ennuyer. J’espère donc une saison 5, comme j’ai bien compris que nous n’aurons de toute manière jamais de conclusion fermée lors de la presque-annulation de l’an dernier… Allez, je veux une saison de plus, c’est pas grand-chose !

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Coup de Pub : Il sera aujourd’hui pour un blog, et j’ai choisi celui d’Enid, Une vie devant l’écran ! J’adore tout bonnement son blog : les articles y sont hyper longs (oui, c’est moi qui dis ça, ça vous donne une idée !) et détaillés, mais jamais inintéressants. Au contraire, j’aime beaucoup la manière dont c’est écrit, les analyses et la diversité des sujets (bon, c’est principalement séries/films, mais l’angle d’attaque change beaucoup de ce qui peut se lire ailleurs). Franchement, c’est captivant à lire et pourtant, je ne suis souvent pas d’accord avec son avis ; mais comme en plus Enid répond aux commentaires, ça permet le dialogue, donc c’est un point positif de plus !

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Coup de Grâce : Je suis en retard dans mes séries ? On remercie tous bien fort Laura qui m’a offert les trois tomes de The Magicians. Oui, je sais j’en ai déjà parlé plusieurs fois, mais je change l’optique pour vous expliquer en quoi c’est vraiment un coup de grâce. Inutile de dire que je suis en pleine lecture du premier tome (j’arrive à sa fin dans une centaine de pages) et que même si c’est en anglais, même si je prends tout mon temps (ça fait une semaine), ben… ça bouffe du temps de cerveau disponible pour les séries ; et ça m’empêche encore plus de rattraper mon retard. Vous voyez ? Un coup de grâce ! Cela dit, c’est sans regret, car j’accroche encore plus que ce que je pensais. Bon, ça me donne même envie de revoir la saison 1, puisque j’en suis à la fin de celle-ci dans ce que je viens de lire (sans l’intrigue de Julia) et que je me dis que je suis passé à côté de dizaines de trucs dans l’adaptation. Et aussi que c’est sympa de voir comment la série adapte le style d’écriture en prenant malgré tout énormément de liberté. Yep, ça me donne l’impression que l’adaptation est aussi bien que le livre, même si elle est totalement différente (en revanche, si j’avais commencé par les livres, j’aurais sûrement eu du mal avec la série).

Et voilà, c’est tout pour cette nouvelle édition des coups, j’espère que ça vous plaît toujours autant ; moi, ça m’éclate en tout cas 🙂

 

The Crossing – S01E03

Épisode 3 – Pax Americana – 15/20
Je suis partagé entre ma joie de retrouver une actrice que j’adore dans une série avec une intrigue SF vraiment sympa et la déception des énormités laissées dans le scénario. On est clairement face à une série de network qui ne se prend pas le chou et propose des choses hyper prévisibles et pas toujours cohérentes, mais en même temps, ça divertit bien quand même. Je ne sais pas trop comment la noter finalement, car ce n’est pas brillant, mais ça ne m’empêche pas de bien aimer.

> Saison 1


Spoilers

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This is Apex, if there’s no body, expect the worst.

Vous ne rêvez pas, je suis bien de retour à peu près à temps pour cet épisode, pour limiter autant que possible mon retard. L’épisode reprend sur Reece en autochirurgie pour retirer une balle de son corps et les premiers voyageurs, dont Lindauer (le boss d’Emma) qui continuent de la chercher.

Ils sont excellent et ne mettent pas longtemps à retrouver sa piste, mais ils arrivent évidemment trop tard. Elle s’enfuit dans les bois et peut compter sur ses super sens pour savoir où en sont ses assaillants, qui ne savent pas tous qu’ils sont en train de traquer une Apex, effectivement.

Elle dégomme toute l’équipe qui était à sa recherche en dix secondes, puis retrouve l’homme en charge, un des voyageurs du futur qui a ce qu’il faut pour stopper l’Apex avec des ultrasons. Il ne servait qu’à ça pour la série : après une petite torture à l’ultrason, elle réussit à reprendre le dessus et le tuer. L’épisode poursuit aussi ses flashbacks sur Leah et sa mère adoptive, juste pour continuer de créer une motivation pour le personnage…

Jude ramène Ollie au commissariat où il lui présente Nestor, et l’interaction entre eux n’est pas si exceptionnelle. Jude se renseigne surtout sur l’activité qui a eu lieu la veille au port, mais il n’y a bien sûr eu aucune nouvelle. Bon, Jude ne connaît pas que le commissariat dans la ville, heureusement ; et il amène son fils à la fête foraine du coin, toujours hanté par ses souvenirs de Reece.

Pendant ce temps, Nestor s’occupe de l’homme qu’ils ont arrêté la veille, Marshall, et qu’ils ont l’habitude de côtoyer depuis dix ans. Rien de passionnant… jusqu’à ce qu’ils disent qu’il n’a peut-être pas de futur et commence  à éveiller mes soupçons sur un possible voyage dans le temps et sur son rôle dans le puzzle de la série. Il devient subitement beaucoup plus important dans la série ; on a même le droit à une scène où sa copine quitte son van après avoir trouvé une énorme boucle d’oreille qui n’est pas à elle.

Hannah, toujours avec ses lunettes de soleil malgré les nuages, a droit a du chantage de la part du type qui lui parlait dans l’épisode 2.Il récupère ses lunettes et la fait chanter, donc sans trop de surprise, elle demande l’aide de Roy pour quitter au plus vite le camping. Bien sûr, il ne peut pas l’aider à ça, mais eh, notre chevalier servant comprend que quelque chose ne va pas pour elle. Ah les séries…

Quand il prend sa pause et rentre à l’hôtel, il n’a aucune idée qu’Hannah est planquée dans son coffre et qu’il l’aide ainsi à s’échapper. Trop simple, trop évident, trop… network paresseux proposant une série « compliquée » truffée de moments pas crédibles.

Elle se rend par accident à la fête foraine où elle croise Marshall, et ça devient sacrément intéressant quand un flashback du futur nous révèle qu’avant son départ pour 2018, elle avait une photo de Marshall. Son grand-père avant qu’il ne la conçoive ? Son frère envoyé dans le passé avant elle ? Mystère pour l’instant, mais elle le contacte immédiatement.

Tout se passe plutôt bien entre eux et elle finit par lui avouer qu’elle devait le retrouver car ils ont dit que Malcolm était un type bien et ils ont affirmé qu’elle pouvait lui faire confiance. Alors qu’on effleurait quelques réponses, Roy retrouve subitement Hannah et vient l’arracher des bras de Malcolm. La situation est sur le point de dégénérer, mais super Jude est là pour intervenir et calmer Malcolm, devant son fils.

Après ça, il rassure d’ailleurs Ollie qui nous fait la petite crise des gamins de séries dont les parents sont divorcés. La scène est juste pourrie, franchement, c’est une série B (et encore) pour ce genre de scène ; mais je m’y attendais, exactement comme j’ai vu venir à des kilomètres le cliffhanger. Pendant le feu d’artifice de la fête, un gros « bang » se fait entendre et Jude laisse son fils pour aller constater ce qu’il se passe. Oui. Il abandonne son gamin de dix ans même pas au milieu d’une foule inquiète d’un bruit qui s’avère être un cadavre jeté sur sa voiture. Je veux bien qu’il soit shérif et tout, mais tu n’abandonnes pas ton gamin de nuit au milieu d’une foule sans au moins demander à quelqu’un de le surveiller (et même ça, tu ne le fais pas en fait)…

Sans trop de surprise, Reece en profite pour kidnapper Ollie et lui laisser le corps du voyageur chargé de la traquer, qu’elle a donc tué plus tôt dans les bois. Allez, ça fera enfin du travail à Jude pour la suite, et ce n’est pas plus mal. Quant à Ollie, je n’en ai rien à faire de ce gamin insupportable !

Bref ! Certes, c’est le cliffhanger, mais il y a encore plein de choses que je n’ai pas racontées. De son côté, Roy ramène Hannah au camping en la remettant dans le coffre. Normal. Son voyage se fait presque ni vu, ni connu, mais quand elle rentre dans sa cabine, elle tombe sur son maître chanteur qui sait qu’elle était une collaboratrice pour les Apex. Effectivement, c’est con. Cela dit, techniquement, le mec n’a pas spécialement de pouvoir sur elle : il suffit qu’elle dise qu’il ment et c’est parole contre parole. Mieux, elle pourrait tout aussi bien l’accuser directement et on n’en parle plus…

On rencontre également dans cet épisode Sophie Forbin, qui passe un entretien avec le Dr Lindauer pour un poste au HSI. Elle est immédiatement recrutée pour enquêter sur la maladie de Leah et contenir au maximum une possible épidémie. J’espère la voir rester le plus longtemps possible car j’ai hurlé de joie devant mon écran en reconnaissant Georgina Haig (Etta dans Fringe, Elsa dans OUAT). C’est donc pour ça que j’avais noté la série dans ma liste de « à voir absolument » ! Voici une excellente nouvelle.

Quand on retrouve Emma, c’est pour une énième conversation (oui, oui, déjà) avec Lindauer, et la découverte d’un Thomas qui fait en sorte que tout le monde se taise. Oui, après son interrogatoire par Lindauer, Thomas explique aux autres rescapés qu’il ne faut pas parler du futur, car cela les fait paraître plus terrifiants qu’ils ne sont. Evidemment, Emma l’interroge de nouveau pour comprendre son soudain changement d’avis. Quant à Sophie, elle est rapidement claire sur ses intentions : elle n’est pas là pour sauver Leah, mais juste pour l’épidémie.

Rapidement, elle obtient l’information de Leah que sa mère l’aidait à combattre la maladie en étant elle-même le médicament. Du coup, Sophie se renseigne et essaye de poser des questions auprès de Rebecca pour en savoir plus sur le virus et les immunisés, mais ça ne mène nulle part. Rebecca a bien compris le message de Thomas : ne rien dire sur le futur.

Cela dit, ça ne dure que cinq minutes avant qu’elle change d’avis sans la moindre raison concrète et révèle ce qu’elle sait sur les Apex en fin d’épisode. Oui, c’est de la mauvaise écriture.

Thomas se sert de ce qu’il sait pour charmer et draguer, mais Caleb finit par le confronter sur ses mensonges : Thomas insiste pour dire qu’ils partiront bientôt du camping, alors que Caleb a bien vu qu’il y en avait pour des mois de nourriture…

Ah et forcément, il fallait une scène où Emma contacte Jude pour obtenir de l’aide sur la première vague d’immigrés du futur, mais où il refuse complétement de l’aider. Dépassée par la situation, elle décide alors de faire des recherches pour mieux découvrir que toute l’opération en cours n’existe pas dans les fichiers gouvernementaux. Et ben, il serait temps de t’inquiéter ma cocotte !

> Saison 1

Supergirl – S03E14

Épisode 14 – Schott Through the Heart – 18/20
Retour parfaitement réussi pour Supergirl avec un épisode bluffant du côté des effets spéciaux et de la technique, mais aussi une excellente écriture se consacrant enfin à un personnage trop longtemps oublié des scénaristes cette saison. En revanche, c’est un épisode qui met totalement de côté le fil rouge de la saison et est par conséquent assez étrange pour une reprise. On a plutôt l’impression d’un épisode qui est là pour combler, ce qui est généralement réservé pour des épisodes à la semaine, pas des épisodes de reprise. Mais bon, je ne boude pas mon plaisir de ce retour !

Saison 3


Spoilers

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Bastard always wanted to go out with a bang.

Je suis bien heureux de n’avoir jamais vu le titre de l’épisode avant aujourd’hui, et avant les deux dernières minutes, car je n’aurais jamais patienté aussi longtemps entre les deux épisodes si j’avais su ça ! L’avantage est que je suis extrêmement pressé de reprendre la série et que ça devrait en plus être un chouette épisode. En revanche, j’ai l’impression d’avoir tout oublié de cette saison 3. Bon, ça reviendra sûrement vite, mais une telle pause, c’est fou, franchement ! Effectivement, je confirme donc que j’avais oublié les trois quarts de cette saison et le résumé n’arrange pas mes affaires en nous ramenant le père de Winn (saison 1 ?).

L’épisode reprend de manière super fun avec un karaoké qui donne l’occasion de voir tous les persos chanter (et Chyler Leigh insiste à nous dire qu’Alex ne sait pas chanter en brisant volontairement sa voix pour la deuxième fois de la saison, c’est hyper frustrant ; la première fois, c’était dans la voiture avec Kara lors de l’épisode flashback). Oui, je me concentre parfaitement sur des détails inutiles de l’épisode, mais bon, Kara qui s’éclate, James qui aurait une belle voix et J’onn et son père… Bon, voilà.

En parallèle de tout ça, Mon-El et James parlent d’Imra et ses pouvoirs télépathiques, Alex s’invite chez J’onn pour une pendaison de crémaillère, James appelle Lena, Mon-El tente de parler avec Kara mais Winn s’apprête à chanter.

Et la série ne nous laisse même pas le droit de ce délire (surtout que l’acteur chante bien) parce que le personnage apprend à ce moment la mort de son père à la télévision. C’est con quand même, surtout qu’il a directement eu la possibilité de chanter quand il a choisi sa chanson, le truc qui n’arrive jamais dans les karaokés.

Qu’importe. On passe du karaoké à l’enterrement explosif du père de Winn. Oui, j’ai dit explosif, parce que le cercueil explose, comme dans tous les enterrements réussis. Kara ? Elle se change en Supergirl pour couvrir Winn et sa mère, les deux personnes les plus éloignées du cercueil parce que… Euh je sais pas, c’est censé être logique. Oui, cet enterrement est aussi l’occasion pour la mère de Winn de débarquer dans sa vie après vingt ans d’absence.

Si Winn affirme que c’est bien son père qui était dans le cercueil, le doute persiste malgré tout dans mon esprit. À vrai dire, peu importe là encore, car on enchaîne sur une superbe scène où il fait tout un tas de reproches à sa mère qui l’a abandonné ; même si celle-ci dit avoir été menacée par son père. Assez rapidement, Winn explique à sa mère qu’il préfère qu’elle dégage une nouvelle fois de sa vie, mais ils sont interrompus par une attaque de singes volants qui offre une bien jolie scène d’action. C’est à croire qu’ils ont flambé toute une partie du budget pour s’assurer un retour marquant ; ou alors c’est parce que ça fait un moment que je n’ai pas eu ce genre de scènes d’action, mais franchement, l’attaque au DEO était parfaitement maîtrisée, tant dans l’écriture que dans les cascades.

Comme nous sommes encore au début de l’épisode, la scène d’action n’a aucune conséquence grave sur le casting et permet juste de fournir une excuse pour que la mère de Winn reste au DEO : sa vie semble en danger. James tente de servir à quelque chose en voulant réconcilier Winn et sa mère, alors que Supergirl fait du small talk avec celle-ci, lui expliquant que Winn est génial. Enfin un épisode qui se rappelle que Winn était un personnage important de la série et arrête de le laisser de côté.

La série se sert des parents de Winn pour développer un nouveau pan de prévention sur la maltraitance domestique ; sa mère lui expliquant que son père était un psychopathe. Le problème, c’est qu je n’ai aucune confiance en elle, et particulièrement quand elle s’avère capable de démonter l’un des singes volants que Winn galérait à disséquer. C’est ridicule ? Un peu, mais ça fait bouger l’intrigue plus vite.

Effectivement, la mère de Winn découvre rapidement la responsable des différentes attaques : l’assistante du père de Winn, qui n’est autre que Dr Hahn de Grey’s Anatomy. C’est cool de retrouver cette actrice (Brooke Smith) et le personnage est excellent. Elle prend en otage la mère de Winn, ce qui le fait venir à l’entrepôt de jouets de son père avec Mon-El, James et Kara.

De nouveau, l’épisode s’offre de jolies scènes d’action qui sont prenantes malgré l’absence de suspense (on sait bien le résultat avant même que le combat ne commence). J’ai adoré voir tous les jouets qui servaient d’armes, c’était vraiment une idée sympa. Winn finit par libérer sa mère (même si on ne sait pas trop comment il a su la délivrer et pas la tuer avec la machine dans laquelle elle était prisonnière) et mettre K.O l’assistante de son père qui voulait juste mettre à exécution les menaces de son boss. C’était sympathique, surtout que Winn fait équipe avec sa mère pour ça (mais j’ai toujours du mal à accorder ma confiance à la mère, surtout qu’elle a un vrai visage de psychopathe).

De son côté, Alex passe l’épisode à s’occuper de J’onn et son père qui perd la boule. Franchement, je ne vois pas bien l’intérêt de l’intrigue, surtout quand Alex est censée être proche de Winn donc le soutenir dans ses multiples épreuves, mais bon, c’est une série. Une série qui saisit l’occasion de délivrer un message anti-raciste et somme toute assez anti-Trump pour ne pas changer de ses habitudes.

Cette intrigue sert aussi à proposer un développement sur la maladie du père de J’onn qui perd donc totalement les pédales, au point d’en oublier qu’il a des petites filles et de virer Alex de l’appartement quand elle pense en parler à J’onn. C’est abusif de voir Alex ne rien dire à J’onn par la suite, mais le reste de l’épisode était un énième message de prévention (ça commence à faire beaucoup de sujets pour un même épisode, encore un peu et je vais finir par me croire dans Here & Now).

L’épisode se termine de nouveau au bar pour un nouveau karaoké, eh ben. Mon-El est une catastrophe en chant et Winn demande finalement à sa mère de rester, avec une petite chanson à la clé que l’on aurait mieux fait de ne pas entendre finalement. C’est frustrant : tout leur casting sait chanter, mais tous les personnages doivent donc être mauvais en chant ? Quelle drôle d’idée !

Quand Mon-El finit par réussir à parler à Kara, il lui explique qu’Imra lui a menti et qu’il veut prendre un verre avec elle. C’est aussi bizarre pour eux que ça devrait l’être : Kara tente donc de remettre les choses au clair, mais Mon-El ne veut pas parler sentiment, évidemment. Voilà donc enfin révélée la raison de sa présence : Pestilence, la troisième worldkiller, finira par évoluer en Blight, le grand méchant que combattent les Légions du futur. Autrement dit, ils se retrouvent avec un ennemi commun. Tout ça pour ça ?

J’ai l’impression qu’on continue à m’entourlouper avec des tours de passe-passe, et ça ne m’aide pas que ce soit justement de ça que parle ensuite Mon-El et Kara : des tours de passe-passe avec une cape. Nous ne sommes pas des Les Indestructibles et Mon-El affirme ainsi qu’une cape peut être utile. C’était une scène marrante entre les deux qui trouvent un terrain d’entente pour leur amitié, mais personne ne veut les voir rester simplement amis…

Et sinon, James passe son épisode à appeler Lena, sans s’inquiéter outre mesure alors que sa disparition est clairement étrange. La fin d’épisode nous révèle qu’elle a embarqué Sam dans un labo Luthor pour tenter de comprendre ce qui lui arrive, et ça n’a pas l’air joyeux. C’est un peu abusé que seul James note leur absence à toutes les deux cette semaine, mais bon.

Côté technique, je tiens à souligner les mouvements de caméra amples et agréables de cet épisode, avec beaucoup de mini-plans séquences et d’excellents plans qui donnaient beaucoup de souffle à l’épisode, en plus des effets spéciaux très bien réalisés.

> Saison 3

Unreal – S03E08

Épisode 8 – Recurrent – 18/20
L’univers d’Unreal semble continuer de s’agrandir d’épisode en épisode, mais celui-ci parvient en parallèle à revenir au cœur de ce qu’est la série ; avec des manipulations pour arriver à ses fins qui partent dans tous les sens. C’est tordu, c’est vicieux, c’est exactement le cœur de la problématique, et par conséquent, c’est excellent à regarder pour comprendre le fonctionnement complétement perché de ces programmes. C’est loin de faire rêver, mais cette troisième saison surfe toujours aussi bien sur le principe de base : si la télé-réalité fonctionne grâce aux pulsions voyeuristes des téléspectateurs, il suffit de jouer sur les mêmes principes avec les coulisses de la télé-réalité pour nous faire revenir chaque semaine.

> Saison 3

 


Spoilers

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Keep it simple. Nuclear explosion.

Rachel tente en vain de contacter sa mère qui, bizarrement, ne veut a priori pas entendre parler d’elle. Jusque-là, c’est assez logique, mais elle lui laisse quand même un message pour la ravager : son père a repris les médicaments. Simon l’observe à la caméra et revient immédiatement vers Rachel pour la soutenir comme il peut dans cette nouvelle épreuve, lui rappelant aussi qu’elle ne peut pas contrôler les gens qui ne sont pas elle. Bien vu.

Quinn se réveille chez Fiona et retrouve un bel étalon nu dans son lit. Sa nuit a été fun, peut-être qu’elle sera plus cool au travail aujourd’hui. Ou pas : Fiona essaye de la convaincre de rester chez elle et ça fonctionne rapidement. Rachel obtient donc la direction d’Everlasting pour la journée où Serena doit passer de quatre à trois prétendants, en parlant du passé avec eux. Cela ne lui plaît que moyennement car elle préférerait parler du futur, mais bon.

C’est finalement assez drôle car ça se fait avec des photos du passé tirées des réseaux sociaux. Il y a tout ce qu’il faut pour créer de la tension, surtout quand la production ramène le passé de Serena et Georges, un ex qu’elle avait tout fait pour oublier. Son ex ? Un mec qui l’a ghosté du jour au lendemain, disparaissant. Et Everlasting se contente de photos de lui ? Hmm… On sait directement vers quoi se dirige l’épisode avec cette scène.

Comme Rachel prend aussi la journée pour aller parler à sa mère, elle confie le rencard Auguste/Serena à Madison. Cette dernière prend rapidement du galon au cours de l’épisode et c’est hilarant. En effet, dès le départ, Madison surprend Chet en train de tenter de craquer le mot de passe de Quinn et réussit ainsi à s’obtenir un jour de congé… et surtout à s’assurer qu’elle peut garder son poste. Comme toujours, elle est prête à faire tout ce qu’il faut pour s’assurer qu’elle n’est pas virée malgré le départ de Zach.

Quinn passe une bonne journée de repos avec massage, jusqu’à ce que Chet débarque et tente de la convaincre de revenir travailler : il a besoin d’elle sur le plateau pour qu’elle fasse une nouvelle crasse qu’il puisse divulguer à Gary pour la faire tomber. Comme il voit bien que c’est mission impossible, il se sert de Madison pour y parvenir. Il lui demande de créer un drama capable de faire revenir Quinn sur le plateau… tout en étant celui qui emmène Quinn à Los Angeles en jet privé.

Quinn l’y emmène sur le chantier de sa future maison, une maison que Chet avait dessiné pour eux deux et qu’elle a redessiné pour qu’elle ne soit plus qu’une villa géante conçue pour une personne. Eh ben, elle a clairement du fric. L’air de rien, Chet recommence aussi à se rapprocher de Quinn, dont il est toujours amoureux… mais c’est trop tard, il a lancé Madison, et elle a trouvé la carte ultime à jouer pour bouleverser toute la saison.

En effet, lorsque Madison entend parler de Georges pendant le rencard Serena/Alexi, elle réagit exactement comme moi : pourquoi se contenter de photos quand on peut foutre la merde dans le programme de manière hyper simple ?

Alexi a lui aussi une ex pour remuer le couteau dans la plaie, et ça touche autant Serena que Jay. C’est à cause de cette ex qu’Alexi s’est mis à se droguer à l’origine, et c’est à son départ qu’il est tombé autant dedans.

Jasper, lui, a un tas d’ex en ligne, mais aucune qui ne vaut la peine d’en parler selon lui, car il n’a jamais été dans une relation aussi intense que celle qu’il a avec Serena.

De son côté, Rachel se confronte à sa mère pour lui demander des excuses de l’avoir privée de son père. Sa mère est toujours aussi destructrice et lui met toute la culpabilité de sa relation sexuelle avec son patient, alors qu’elle était mineure et clairement abusée. Pour une fois, Rachel fait semblant de ne pas se laisser atteindre et rompt définitivement le lien avec sa mère… pour mieux se rendre compte que c’est ça la liberté. C’est assez joli de la voir dans cette intrigue émancipatrice, mais ça se fait si vite que je reste prudent (et un peu sceptique).

Très rapidement, l’épisode en arrive à la cérémonie où Serena doit choisir un de ses précédents pour un rencard plus long – même si on n’a pas vu le passé d’Owen, comme on le connaît déjà en long, en large et en travers. C’est évidemment le moment que choisit Madison pour envoyer Georges parler à Serena… et ça part en vrille, comme prévu.

Georges balance devant tout le monde qu’à aucun moment ils n’étaient fiancés et surtout qu’il ne l’a jamais envisagé. Yep, Serena obtient la rupture qu’elle voulait, des années après et face caméra. Violent. Madison est toute fière d’elle alors que Serena paraît complétement cinglée.

Georges révèle ainsi qu’il a porté plainte contre elle et fait en sorte qu’elle ne puisse plus l’approcher, mais aussi qu’il est désormais fiancé et qu’à l’époque, il ne couchait pas qu’avec Serena. Le vrai problème dans l’affaire, c’est que Serena révèle qu’elle était parfaitement au courant de ses fiançailles : elle sait même avec qui il est désormais.

Si Madison est toute fière de cette rupture en live, tous les autres producteurs, qui rentrent à ce moment-là seulement, lui reprochent d’avoir détruit Serena devant les prétendants. En même temps, ça paraît être tout à fait dans la veine d’Everlasting de faire ce genre de choses, même s’il est vrai que les bachelor(ette)s ont toujours une certaine immunité habituellement.

Sans surprise, Serena enchaîne en faisant sa valise, mais Rachel puis Quinn débarquent pour la rassurer et la convaincre qu’ils vont changer la conversation et la faire apparaître beaucoup moins folle qu’elle ne pense l’avoir été. Et les productrices sont tellement fortes, intelligentes et manipulatrices qu’elles savent exactement comment faire.

Pendant que Quinn rappelle à Madison que détruire l’image de la bachelorette est exactement l’inverse de leur travail – même si pour moi, ça en fait partie vu l’émission ; Madison a fait du bon travail et tout le travail qu’il reste à faire pour rétablir Serena est de la bonne télévision -, Rachel se met en tête de détruire Jasper. Oui, il faut bien faire tomber quelqu’un d’autre pour que Serena paraisse au-dessus des autres.

C’est rapide à faire : Jasper a fait plein de rencard avec des amies et a réussi à détruire pas mal de ses relations. En fait, Rachel fait à Jasper exactement ce qu’elle avait à Britney dans le pilot de la série, et c’est toujours aussi excellent à voir. Il ne suffit que de quelques questions pour manipuler et détruire l’image de Jasper, qui résiste tant bien que mal aux larmes.

De son côté, Jay souhaite une romance complète avec Alexi et organise ainsi un rencard parfait à l’arrière d’un camion, version Everlasting. Oui, sauf qu’Alexi n’est pas homosexuel et ne veut pas d’une romance : pour lui, leur relation n’est qu’une transaction pour avoir de la drogue. Bim, dans ta face Jay. En même temps, il était un peu évident qu’aussi charmeur que soit Alexi, il n’avait pas trop l’envie de faire sa vie avec Jay. Le producteur se venge immédiatement et révèle à Serena qu’Alexi a repris la drogue.

Pour bien comprendre toute la cérémonie d’élimination, il reste à souligner qu’August revient parler à Serena pour la rassurer et surtout pour s’assurer de garder sa place dans l’émission, mais de toute manière la décision de la bachelorette est expéditive : elle vire Alexi, pour le plus grand plaisir de Jay qui propose de le placer en centre pour qu’il soit clean de toute consommation de drogue avant Passport to dance. Eh oui, Jay aussi peut être machiavélique quand il s’y met.

Alexi a beau péter un câble, Quinn n’y voit rien à redire et se rend ensuite dans son bureau où elle révèle à Chet qu’il sait parfaitement que c’est à lui qu’on doit le désastre Madison. Si elle n’avait pas bien compris pourquoi, Chet lui révèle toute la vérité – et aussi qu’il est de nouveau sous son charme et ne veut pas la faire tomber. Ensemble, ils prennent la décision de détruire Gary ; et finalement, tout cet épisode ne parle que de ça : les meilleurs moyens de détruire ses ennemis.

Serena vient remercier August des mots gentils qu’il a eu à son égard… et le ramène dans sa chambre pour coucher avec. Décidément, August a du succès… et ce n’est pas le seul. En effet, Rachel confie à Simon qu’elle se sent enfin libérée de l’emprise de sa mère. Elle le remercie car c’est à lui qu’elle le doit… et elle l’embrasse. Tu parles d’une libération si c’est pour en arriver là. Elle laisse totalement tomber ses principes de chasteté et se rend ensuite dans la chambre d’Alexi pour coucher avec. Et tant pis si des caméras la filment, et tant pis si Jay les voit coucher ensemble.

C’est quand même toujours aussi tordu et je suis pressé de voir le double épisode de la semaine prochaine, car il semblerait qu’il y ait encore beaucoup à faire pour conclure proprement la saison.

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