Station 19 – S02E10

Épisode 10 – Crazy Train – 15/20
La majeure partie de l’épisode est géniale, à se concentrer sur une intrigue très réussie et deux personnages, même s’il est dommage que ça n’occupe pas tout l’épisode ou que ça ne laisse pas plus de conséquences que ça pour la suite. Malgré tout, et malgré trois sous-intrigues soporifiques, je termine l’épisode en ayant envie de voir ce que donneront les prochains, ce qui est une nette amélioration par rapport aux derniers que j’ai pu regarder.

> Saison 2


Spoilers

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I convinced myself that I was fine.

L’épisode reprend sur Jack et Miller qui jouent au babyfoot pour mieux se prendre la tête sur le rendez-vous de famille organisé par le premier au deuxième. Ils sont surpris par Maya qui s’inquiète toujours pour l’état de santé de Jack, mais ça n’arrive pas à m’accrocher autant que ça devrait. Elle essaye de s’en confier à Andy, mais ce n’est pas très efficace. Oui, une fois de plus, Andy se montre difficile à supporter dans cet épisode, parce qu’elle en veut à son père de prendre la décision logique de vendre sa maison d’enfance.

L’épisode se concentre toutefois plus sur Andy et Jack qui sont appelés sur une mission à quinze minutes de leur fin de journée, pour tomber sur un accident de métro un peu chiant. Cela sent bon la catastrophe à venir, surtout que Maya est persuadée que Jack ne dort toujours pas assez et passe son temps à vérifier le travail qu’il fait. Officiellement, elle s’en défend puisqu’elle est en charge de l’affaire – elle est lieutenant et n’a pas conduit. Officieusement, elle s’inquiète donc toujours pour lui.

Comme on les suit traiter tout plein de patients, on se doute bien que la série a une idée derrière la tête pour eux. Maya se retrouve ainsi à checker un ado assez insupportable avec son père qui ne le connaît presque pas et ignore une sale toux qu’il trimballe depuis deux jours. Comme il est question d’un vol de 15h dont ils reviennent, on sent que ça peut vite tourner à la quarantaine. Du coup, quand il s’est mis à cracher du sang alors qu’une autre patiente demandait à Jack s’il avait vu une bague de fiançailles en examinant son mec, il était assez clair qu’on en arriverait au CDC.

Eh oui, il revient du Moyen-Orient le petit Will, et il crache du sang sur Maya. Organiser une quarantaine dans une rame de métro ? Pas évident. Ils se font vite déborder Maya et Jack, et Jack particulièrement. Heureusement, Maya fait une excellente lieutenante, avec juste ce qu’il faut de bonnes idées pour garder tout le monde coincé dedans.

C’est pourtant difficile de les convaincre qu’il n’est pas risqué de rester dans un wagon avec le patient zéro, surtout sachant qu’ils n’en ont pas qu’un de patient zéro, puisqu’ils en ont identifié un autre. Bon, Jack est assez insupportable dans cet épisode à ne pas réussir à maîtriser les patients et ses émotions. Il finit par se prendre la tête avec Maya qui lui dit clairement qu’elle ne le pense pas prêt à reprendre le boulot.

Malgré leurs différends, ils font du bon boulot ensemble pour sauver leur deuxième patient zéro, qui est en plus le crush d’une autre passagère du train. Et oui, elle le croisait tous les matins dans le train et elle a finit par tomber amoureuse de cet inconnu lui réservant un siège de temps à autres. Mignon. Bon, bien sûr, il y a un homme d’affaire insupportable dans ce métro, parce qu’il est frustré de rater sa réunion. C’est un classique, il se fait taser par un gardien et finit en crise cardiaque, sinon ce ne serait pas drôle.

Forcément, cela mène à une situation de crise avec trois patients en état critique. En plein stress, Jack est à deux doigts de criser, mais il prend finalement la bonne décision. Un rapide petit discours de sa part suffit à redonner confiance à tous les passagers qui font le nécessaire pour s’occuper des trois patients. C’est gros, trop gros, avec même la nana qui finit par faire du bouche à bouche à son inconnu malade.

Finalement, tout finit bien : les patients s’en sortent tous, Maya et Jack ne sont pas contaminés et on a même un peu d’humour avec une dame faisant collection de médicaments. C’est plutôt sympa comme intrigue, mais c’est dommage que ça ne dure qu’un épisode. C’est aussi dommage que ça ne dure pas plus longtemps, parce que le reste de l’épisode, mon dieu, quoi.

En parallèle, Andy et Vic rencontrent Kathleen, une jeune recrue qui veut devenir pompier dans un futur proche et fait le tour des casernes pour voir où elle s’intégrerait le mieux. Mouais. Elle a l’air chouette comme tout la petite, mais elle a déjà peur de se faire bouffer par les autres étudiants de son académie. C’était un peu lourd comme sous-intrigue, et ça m’énerve, parce qu’habituellement, je compte sur Vic pour me sauver les épisodes.

Pendant ce temps, Ben, Travis et Miller ont prévu une soirée ensemble mais sont surpris par Sullivan qui n’a rien à faire de sa soirée. Une fois de plus, il essaye de s’incruster dans le groupe et y parvient. Il les accompagne donc pour repeindre l’appartement de Travis et ce n’est pas dingue à voir non plus. Le plus intéressant est encore Ben continuant d’hésiter sur son avenir professionnel, c’est dire.

Sullivan essaye bien de faire la conversation avec Travis, et ça finit par attirer l’attention de tout le monde quand il raconte le décès de sa femme. Cela remet tout le monde à sa place… mais pour ne pas casser l’ambiance, Sullivan est aussi capable de danser en rythme. Oui, oui, on touche le fond à voir les quatre pompiers danser tout en repeignant l’appartement. On a connu mieux.

Sinon, il fallait bien faire quelque chose de Ryan dans cet épisode. Par conséquent, il se retrouve coincé avec Papa Herrera voulant vérifier le casier des possibles futurs acheteurs de sa maison. Rien de bien fou là non plus. Décidément ! On découvre en tout cas que Ryan est triste de voir Pruitt quitter le quartier.

Après tout ça, l’ensemble de ceux qui n’étaient pas dans le train se retrouvent dans un bar dont je n’ai pas trop souvenir mais où ils semblent avoir leurs habitudes puisqu’ils s’y retrouvent un peu par hasard. C’est l’occasion pour Kathleen de rencontrer Sullivan, pour les hommes de la caserne de se rendre compte qu’ils aiment bien leur capitaine et pour Ryan de comprendre qu’Andy se réconforte avec lui, mais que leur relation n’ira pas beaucoup plus loin vu comment elle le traite.

Comment elle le traite ? Eh bien, par exemple, en ne l’écoutant pas quand il parle ou en le plantant au beau milieu d’une phrase en découvrant que Maya a failli y rester. Elle se rend donc au plus vite à l’appartement et a la bonne idée, pour une fois, de ne pas entrer dans la salle de bain pendant qu’elle y est. C’est une bonne idée, parce que Maya s’est tellement réconciliée avec Jack dans cet épisode qu’elle est en train de prendre sa douche avec lui. Voilà un couple que j’avais vu venir sans le voir venir, parce que ce n’est pas tout à fait la sexualité qu’on connaissait de Maya. C’est en tout cas plus engageant comme couple que beaucoup d’autres de la série. Qui sait ? Ca pourrait peut-être même me donner envie de revenir !

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Grey’s Anatomy – S15E18

Épisode 18 – Add It Up – 15/20
C’était encore un petit épisode cette semaine : on sent que la série joue la carte de la sécurité en prolongeant certaines intrigues qui seront abordées plus tard et en se concentrant sur des patients qu’on aura vite oublié après l’épisode. Ce n’est pas une si mauvaise idée : il reste encore quelques épisodes de toute manière et les intrigues relationnelles avancent malgré tout. C’est juste que ce n’était pas aussi dingue ou passionnant que ça aurait pu l’être.

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Spoilers

18

They called me DeLoser for two whole years.

On est vendredi et le vendredi, c’est jour de Shonda Rhimes. Cette saison de Grey’s Anatomy continue dans les médecines alternatives et les manières chouettes de réduire le stress. Ainsi donc, l’épisode commence par une visite de nouvelles pièces de l’hôpital pour les internes. C’est Maggie qui s’en charge et leur présente une pièce transformée en forêt tropicale, une en salle à lumière bleue et une pour… Jouer à des jeux vidéos. Bailey devient totalement accro à Tetris, c’est dire !

Il y a toujours une gêne évidente entre Meredith et Deluca, c’est dommage, surtout que Meredith semble s’en moquer beaucoup trop, préférant bosser sur ses recherches. Alex s’en inquiète pour elle, principalement parce qu’il veut éviter de penser à Jo qui est partie rencontrer sa mère et parce qu’il va bosser avec Andrew. Je suis un peu dégoûté, parce que j’aurais aimé qu’on suive Jo dans cet épisode, mais il faudra clairement faire sans.

Andrew se retrouve donc à bosser avec Alex dans ce qui s’avère être la meilleure intrigue de la semaine : une petite qui ne veut pas se faire opérer pour ne pas retourner à l’école et qui s’avère aussi être un génie des maths. Cela frustre Quadri qui passe l’épisode à essayer de la battre, quitte à embaucher au passage Schmit, Bailey et Maggie. Ces médecins n’ont vraiment rien à foutre de leurs journées dans cet épisode, c’est abusé.

On s’amuse toutefois bien avec cette intrigue, jusqu’à ce que Quadri découvre que la gamine mange en cachette… et le cache pour prolonger le fun. Il faut pourtant se rendre compte que la petite ne veut pas retourner à l’école parce qu’elle adore les maths et qu’elle n’a pas d’amis. Et forcément, comme les médecins l’adorent, elle se sent entourée d’amis à l’hôpital.

La mère est complétement dépassée d’apprendre tout ça sur sa fille et hésite à la faire opérer, parce que l’hôpital apparaît soudain comme une bonne solution pour tout le monde. Ben voyons. DeLuca est assez lucide pour expliquer à la mère que ce n’est pas le cas du tout. Il s’énerve contre elle quand même, ce qui fait qu’Alex envisage de virer Andrew… jusqu’à ce qu’il réussisse à convaincre la petite de se faire opérer.

Malgré tout, il le fait en contredisant les ordres d’Alex et, du coup, celui-ci refuse de le voir assister à l’opération de la petite. C’était un peu exagéré de sa part, je trouve, mais l’idée est de montrer qu’Andrew est sur le même chemin qu’Alex il y a quelques années : il s’en prend en tout le monde parce qu’il est énervé par son père et ce n’est pas une bonne chose. Alex lui fait donc la morale, y compris sur sa relation avec Meredith.

Allez, l’avantage, c’est que ça fonctionne et calme Andrew qui invite Meredith chez lui. Et finalement, Meredith a passé l’épisode à être stressée et se poser des questions sur DeLuca, alors elle est toute heureuse de pouvoir se réconcilier avec lui, qui est le petit ami parfait.

En parallèle, Owen continue d’en faire trop pour Teddy, et c’est voué à l’échec quand 1/ Tom veut accompagner Teddy au même cours de préparation à la grossesse et 2/ Teddy se met à avoir des contractions. Dans l’urgence, elle fait biper Carina, qui s’occupe bien d’elle, et… Owen. Elle pose donc un lapin à son mec et n’y songe même pas, préférant laisser Owen parler à son ventre. Magique.

Il est surtout marrant de voir Teddy être terrifiée à l’idée d’être mère et être incapable de parler à son futur bébé tant qu’il est dans son ventre. Bon, ce n’est pas l’intrigue du siècle, mais c’est sympathique. Le plus chouette, c’est de voir Tom se vexer fortement quand il comprend qu’Owen lui a caché l’état de santé de Teddy. Il le menace donc comme il faut, en lui rappelant la vérité, à savoir qu’il lui a préféré Amelia et qu’il ferait mieux de s’en souvenir. Le plus intéressant, c’est surtout que Tom se dit amoureux, pour de vrai, de Teddy.

Pendant ce temps, Amelia profite de la lumière bleue et en parle à Maggie… il faut dire qu’elle est sur un petit nuage depuis qu’elle a couché avec Lincoln. Le problème, c’est que celui-ci débarque et ruine déjà leur secret. Elle lui en veut et le lui reproche, et ils prennent donc la décision de s’éviter autant que possible, surtout qu’Amelia aime les phéromones de Lincoln. Mouais. C’est donc sans surprise qu’ils se retrouvent à travailler ensemble sur la même patiente grâce à Richard.

Notons que l’hôpital s’est encore agrandi dans cet épisode, parce que Weber et Jackson s’occupent de patients qui arrivent en hélicoptère et il y a désormais un couloir sur le toit. Les patients ? Il y a parmi eux un(e) non-binaire, Toby, et pour la première fois, je me rends compte que le « they » anglais est intraduisible pour le français. Enfin, ce n’est pas la première fois, mais c’est la première fois que j’y suis confronté.

Du coup, je ne suis pas mieux que Richard dans cet épisode. Contrairement à Helm ou Jackson qui n’ont aucun mal à traiter le changement de pronoms, Richard n’y arrive pas. C’était sympa comme type d’intrigue, mais sans être particulièrement révolutionnaire non plus.

Toby s’en sort sans trop de dommage, mais ce n’est pas le cas de la mère dont s’occupent Amelia et Lincoln et qui finit paralysée. Sans trop de surprise, les deux médecins se retrouvent alors à s’embrasser dans la pièce bleue. C’est nul ça comme évolution du couple, ça, c’est trop banal, trop plat, je n’arrive pas encore à shipper.

Tout aussi frustrante est l’intrigue de Jo, qui rentre chez elle sans parler à Alex et prend soin de faire semblant d’être endormie quand il lui dit qu’elle lui a manqué. Pas un bon signe pour son intrigue familiale, ça !

> Saison 15

Les pires trahisons en séries

Salut les sériephiles,

Comme tous les vendredis, il est temps pour moi de me consacrer à l’écriture du TFSA – et donc temps pour vous de le lire ? Non, ne vous inquiétez pas, l’article est en ligne, il ne s’en va pas, vous pourrez le lire quand vous voulez maintenant, je ne vais pas vous trahir et le mettre hors ligne. Oh, quelle élégance, quel style, vous la voyez la transition vers le thème de la semaine ? Tequi nous invite à parler des pires trahisons dans les séries… Et il y en a eu tellement que c’est parfois difficile de faire un choix ! Inutile de dire qu’on est parti sur des spoilers à gogo dans cet article, donc méfiez-vous, je vais parler de la saison 1 de 24, la 5 d’Angel, la 2 de LOST, la 1 d’Agents of S.H.I.E.L.D et la 3 de The Magicians. Plus aucun suspens maintenant que j’ai dit ça, vous avez probablement deviné de qui j’allais parler !

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  1. Charles Gunn (Angel, saison 5)

Je commence par une trahison qui n’en est pas vraiment une. Plus précisément, c’est une trahison qu’il n’a pas vu venir lui-même, mais qui mène probablement à l’épisode le plus marquant de la série : A Hole in the World. En saison 5, la boîte de détectives privés d’Angel accepte de bosser pour la firme Wolfram & Hart, espérant changer le mal de l’intérieur. Pas si simple cependant. Pour devenir avocat, Gunn accepte quelques opérations qui lui donnent des connaissances supplémentaires, mais ce faisant, il finit par trahir l’équipe contre son gré. Il n’en faut pas plus pour qu’il fasse venir à Fred le sarcophage d’Illyria, et paf, la pire trahison de la série est là. Oui, la pire, c’est même pire que Wesley tentant de tuer Connor pour moi.

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  1. Nina Myers (24, saison 1)

Ah l’épisode final ! Je me doutais bien que ça ne pouvait pas finir bien cette saison 1, mais après tout un week-end passé devant les épisodes de cette série, j’ai fini sur les fesses quand même devant cette trahison. C’était inattendu, mais le pire, c’est surtout que ça se termine sur un meurtre, franchement. Là, on est sur une belle trahison et il faudra que je vois la saison 2 pour savoir comment tout ça se démêle ensuite…

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  1. Alice Quinn (The Magicians, saison 3)

Là aussi, peu de surprise je crois : Alice trahit l’ensemble de ses amis en fin de saison. Après 13 épisodes à mener tous ensemble une quête interminable pour rétablir la magie dans le monde, voilà donc Alice qui débarque et décide de détruire une à une toutes les clés dont ils ont besoin. C’est une trahison que l’on voit venir, mais qui a achevé de me rendre le personnage tout à fait insupportable. L’enfer est pavé de bonnes intentions, je le sais bien, mais ça n’empêche pas le fait que ce soit l’enfer, justement !

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  1. Michael Dawson (LOST, saison 2)

Voilà une trahison qui n’est jamais passée et que j’ai encore en travers de la gorge. Je n’ai jamais été fan de son personnage avant ça, mais depuis que j’ai vu le fameux épisode 20 de la saison 2, je ne peux juste plus m’encadrer sa tronche. Pour rappel, ce n’est pas une petite trahison qu’il nous fait : il complote avec les Autres pour retrouver son fils Walt et pouvoir enfin quitter l’île. En contrepartie de ce charmant cadeau des Autres ? Il abandonne tous ses amis et livre Jack, Kate, Sawyer et Hurley (libéré) aux autres. Oui, sauf que pour faire ça, il pousse la trahison à l’extrême en tirant sur Ana-Lucia, puis sur Libby, par accident. Et non, ça, je ne lui pardonnerai jamais ce double-meurtre qui m’a traumatisé tellement je ne l’avais pas vu venir. Finalement, c’est peut-être ça le pire dans cette trahison : moi non plus je ne m’y attendais pas. Pas comme ça, pas si fort. Reste alors la pire trahison EVER…

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  1. Grant Ward (Agents of S.H.I.E.L.D, saison 1)

Cette trahison est tellement violente ! Cette trahison est tellement inattendue ! Voilà donc que l’agent que l’on pensait totalement dévoué au S.H.I.E.L.D, celui qui formait Skye depuis dix-huit épisodes, celui qui couchait avec l’agent May, qui était comme un fils spirituel de Coulson et un grand frère pour Fitzsimmons… n’est autre que la taupe la plus odieuse possible. Tout ça nous est révélé en fin d’épisode par un meurtre pas très sympa, mais ça enchaîne ensuite par une véritable torture de Skye, pourtant amoureuse de lui, et par Fitzsimmons laissés pour mort au fond de l’océan. Mais ce sont ses amis bordel ! Quelle trahison hyper violente. Pour moi, c’est l’une des pires dans les séries, car il y avait peu d’indices avant et car tout le début de saison était construit comme une série des années 90 à mettre en avant les liens familiaux entre personnages. Forcément quand la famille éclate, ça fait mal, et ça laisse place aux meilleurs épisodes de la saison, puis aux meilleures intrigues de la série. Les scénaristes ont été au bout de ce qu’ils pouvaient avec cette intrigue, d’ailleurs, en l’étalant jusqu’en saison 3.

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Et voilà pour moi cette semaine ? Non, j’ai plein d’autres séries en tête encore. Prenons Scandal, prenons Brothers and sisters, prenons-en tellement d’autres. Il y a quand même des séries qui reposent uniquement sur des intrigues qui se fondent sur la trahison, épisode après épisode. Il est alors difficile de trouver de quoi distinguer un épisode plutôt qu’un autre. Allez, si, j’en ai une autre quand même, c’est Unreal où Rachel (et un peu moins Quinn) passe ses épisodes à tenter de gagner la confiance des candidates, pour mieux les ridiculiser en les trahissant une fois la caméra allumée. La télé-réalité quoi…

Ce que c’est que le queerbaiting

Salut les sériephiles !

C’est le retour des définitions sur le blog, parce que Poluss a eu la bonne idée de me proposer ce terme malheureusement encore trop utilisé en 2019 : le queerbaiting. Enfin, ce n’est pas malheureux qu’il soit utilisé pour le dénoncer, c’est malheureux qu’il faille encore l’utiliser parce que les gros de ce monde adore en faire.

Voir aussi : Le lexique du sériephile

Mais alors c’est quoi exactement le queerbaiting ? C’est une manière trop à la mode d’attirer le public queer vers une œuvre de fiction en basant tout ou partie de la promo sur la présence de personnages queer dedans, ou sur la présence d’allusion, de blagues, de symboles suggérant une relation non-hétérosexuelle entre les personnages. Et oui, parce que tout ça, ça fait vendre en attirant un public spécifique en manque de représentation dans les médias, et en quête de représentation qui plus est (OK, je schématise et simplifie, mais c’est l’idée, vraiment). Bref, on se contente de suggérer que ça existe, mais on ne le montre surtout pas de manière explicite, faudrait pas choquer….

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D’où ça vient, ce nom ? Comme souvent en anglais, c’est l’association de deux mots. Tout d’abord, « queer », que l’on traduit souvent queer en français, en fait. Il mériterait presque un article à lui tout seul ce mot, mais disons que ça représente toutes les minorités sexuelles ou de genres (les LGBT, les aromantiques, les non-cisnormés, etc.). La liste serait trop longue, un article je vous dis ! Ensuite, « bait », qui signifie tout simplement l’appât. Et le « ing » pour marquer l’action, évidemment : bref, c’est « pour appâter les queers » le queerbaiting quoi.

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Spoilers si vous n’avez pas fini la série… mais des épisodes et des épisodes d’attente, une saison 4 à fond dans le queerbaiting, mais ce fut payant.

Quelle origine ? On ne sait pas bien l’origine du terme, parce qu’il y a plusieurs théories possibles. À chaque fois, cependant, il est question de répression de l’homosexualité dans l’origine, parlant parfois aussi du « redbaiting », une manière, aux USA dans les années 50/60, de discréditer les opposants politiques en les accusant d’être communistes. Du coup, on comprend bien que le queerbaiting, c’est assez mal vu par les queers.

Quant au terme en lui-même, il s’est démocratisé avec l’utilisation d’internet, mais aussi à cause (grâce à ?) d’un effet de mode qui fait que de plus en plus souvent les studios et/ou producteur en font pour attirer un public spécifique. Plutôt que de représenter une vraie relation queer, le produit final ne fait que le suggérer, histoire de ne pas déranger ceux qui ne seraient pas… Humph, c’est de l’exploitation pure et dure, finalement.

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Et aujourd’hui ? Les exemples ne manquent pas ! Le plus récent est possiblement une énième déclaration de JK Rowling sur la sexualité de Dumbledore, histoire de faire de la pub pour Les Animaux Fantastiques. Ainsi donc, elle rappelle que Dumby est gay au public, histoire d’être sûre d’avoir du monde qui continue d’aller voir ses films malgré le cliffhanger totalement perché du deuxième volet. Moui. Je ne suis pas sûr du tout que ce soit une bonne stratégie, surtout en précisant que la sexualité de Dumbledore ne l’intéresse pas plus que ça.

Du côté des séries, difficile de ne pas citer le cas de The 100 avec toute une promo entre les saisons 2 et 3 qui était centrée sur du queerbaiting, avec le résultat que l’on sait en mi-saison 3. Autant dire que les fans ont vraiment mal vécu cette publicité qui les a fait venir pour un résultat pas terrible en terme de représentation, avec un cliché éculé.

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Le queerbaiting à l’état pur, tout est là, sans y être.

Et puis sinon, notons que l’algorithme de Netflix est fan de queerbaiting aussi : à partir du moment où vous avez regardé un ou deux films en rapport avec les termes queers, vous pouvez être sûr que les vignettes vont toutes magiquement se transformer en la représentation de couples LGBT. Histoire que vous passiez plus de temps sur la plateforme…

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Et ça, on en parle ? Juste une touche, histoire de, au cas où, on ne sait jamais, ça pourrait faire revenir certains sceptiques.