Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E11

Épisode 11 – Zoey’s Extraordinary Double Date – 18/20
Pfiou, juste quand je pensais qu’on allait avoir un répit de par l’absence de certains personnages, bam, la série frappe à nouveau : elle excelle pour faire passer d’une émotion à l’autre et pour être très maligne et perspicace dans l’évolution de ses personnages et des relations. C’est encore un bon épisode qui réussit à prendre par surprise grâce à l’intelligence émotionnelle proposée par la série, et c’est tant mieux. Je veux bien une saison 3. J’attends vraiment impatiemment les upfronts là…

Spoilers

Zoey a du travail à faire sur elle-même pour remettre sa vie en ordre, car son pouvoir a tout compliqué et est à ça de la mettre en dépression elle aussi.

Do you believe a word I’m saying?

Ces scénaristes sont fous et commencent l’épisode par Zoey dans la salle d’attente de son psy, découvrant que ce n’est pas si simple d’être une patiente d’un cabinet. La scène est excellente à voir, parce qu’on en arrive rapidement à une chanson de tous les patients pour exprimer leur anxiété, là où Zoey voudrait d’abord se concentrer sur elle-même.

Le fan de Glee en moi était content de retrouver Becca Tobin, même pour un petit rôle, et j’avoue que j’ai immédiatement espéré voir son rôle se développer. Elle joue la patiente un peu cassante de ce début d’épisode, il y a forcément de quoi la faire revenir plusieurs fois, surtout si Zoey entend ce que désire son cœur à chaque fois.

En attendant, la série se concentre surtout sur la session de psy de Zoey qui en trois heures a eu le temps de raconter toute sa vie. Le psy a donc l’occasion de souligner qu’elle semble s’en vouloir de négliger Simon et qu’il est donc temps pour elle de régler ça en se souciant davantage de lui. En revanche, ça convainc beaucoup trop notre héroïne à mon goût.

Zoey en fait donc beaucoup trop quand elle se rend au travail pour voir son compagnon – qui est aussi son employé. Bien sûr que Simon préfère rester discret et bien sûr que ça finit par stresser Simon de la voir autant sur son dos et dans l’exagération, inévitablement. Heureusement qu’ils sont censés rester discrets, d’ailleurs, parce qu’elle finit à moitié sur son bureau, tout de même.

Comme elle est au travail, on en revient aussi à la fameuse compétition entre Tobin et Mackenzie sur leur prototype de nouveau téléphone… et c’est finalement Leif qui remporte cette compétition, avec une proposition passée en douce auprès de Zoey : le Dronephone. C’est bien du Leif, ça. Zoey m’a fait rire aussi à vouloir être aussi grande que lui quand elle l’annonce.

Tobin et Mackenzie ne sont pas heureux du tout de voir que Leif a agi en traître sur ce coup-là, mais il est vrai que son dronephone est plutôt marrant malgré des effets spéciaux peu exceptionnels. L’avantage de leur énervement est que ça permet ENFIN d’en arriver au premier baiser entre Tobin et Mackenzie ; la haine commune entre eux pour la même personne les aidant à passer ce cap autour duquel ils tournaient depuis quelques épisodes.

En plus, comme Leif les fait rester travailler tout le week-end et qu’il en profite aussi pour squatter le bureau de Zoey, Tobin peut aller directement le remercier… et casser l’image de haine qu’il est censé avoir pour son meilleur ami en sautillant avec lui. Ils m’ont fait mourir de rire, et j’aurais aimé passer plus de temps sur cette intrigue avec eux.

De son côté, Maggie est confrontée par Deb sur ses soirées au Casino. Ben oui, c’est bien beau de noyer son deuil et son chagrin, mais ça ne peut pas se faire sans que Deb ne soit au courant, puisqu’elle connaît l’un des croupiers. J’ai trouvé ça super rassurant parce que je ne voulais pas voir Maggie sombrer totalement.

Malheureusement, Maggie est très amère envers Deb et l’envoie paître, finissant à nouveau seule au casino. Deb finit heureusement par passer voir Maggie le lendemain et tout s’arrange un peu trop simplement à mon goût quand elle explique qu’elle voulait juste dépenser la dernière paie offerte par l’architecte qui envisageait d’être son amant. Alors, d’accord, mais je ne suis pas super convaincu que ça suffise à stopper une addiction – parce qu’on nous dit qu’en fait, quand elle se rend au casino, Maggie n’arrête pas de gagner de l’argent… ce qui fait qu’elle est désormais richissime. Pour quelqu’un qui voulait se débarrasser de l’argent obtenu, c’est raté.

Cela me laisse perplexe, tout de même. Les addictions ne commencent-elles pas par ce genre d’immense gain ? Bien sûr, quand Zoey passe les voir, tout ça termine en duo sur l’argent et la richesse. C’était à mourir de rire de voir les deux actrices s’en donner à cœur joie dans cette chanson, et je vois bien que les scénaristes avaient cette idée en tête depuis le début.

De là à tout valider de cette intrigue, je ne sais pas quand même. De toute manière, peu importe : un tiers de l’argent ira à Miles, un tiers à la réparation du toit du garage et un tiers dans une croisière. Soit.

Pendant ce temps, tout va bien pour Max et Rose, qui vivent un super moment en couple lorsque MaxiMo cartonne dans la presse. En revanche, Rose est un personnage qui déborde d’idées et qui ne va pas tarder à déstabiliser Max et Zoey à plusieurs reprises. Tout commence lorsqu’elle a la bonne idée de proposer à Zoey et Simon qui mangent aussi à MaxiMo de participer à une course déguisée le lendemain, avant de revenir à MaxiMo pour un double rencard.

En parallèle, Mo a aussi rendez-vous le lendemain avec Perry et Brad, l’ex de ce dernier, pour le rencontrer. Mo va se retrouver avec les enfants et c’est la chose mature à faire… mais c’est loin d’être évident. Pourtant, il semble prendre ça plutôt bien Mo.

Le plateau avec les deux appartements de Mo et Zoey est tout de même assez génial, et l’épisode en profite totalement pour des plans très fluides – nous indiquant aussi qu’une chanson est sur le point de commencer. C’est au tour de Perry de se mettre à chanter sa crainte de voir Mo se rendre compte qu’il risque de le voir comme il était avant.

Zoey en profite aussitôt pour interrompre Perry avec une excuse bidon pour finalement chercher à comprendre ce qui dérange Perry dans la rencontre entre Brad et Mo. Il lui explique que les deux forts caractères risquent de poser problème, et Zoey propose son aide à Perry pour simplifier les choses. Super pour une nana qui est censée s’occuper d’elle et de son couple avant tout. Elle ne parviendra jamais à mettre de côté son don, et comme elle ne veut pas en parler à Simon, son couple ne pourra jamais fonctionner.

Pendant ce temps, Rose propose aussi à Simon un changement de vie radical, l’air de rien. Alors qu’ils se rendent chercher des costumes, elle propose à Max de monter un deuxième restaurant MaxiMo, mais à New-York, parce qu’une de ses amies serait prête à investir dedans. Evidemment que la bonne idée derrière ce restaurant donne envie d’une expansion… mais ça signifie un déménagement de l’autre côté du pays pour Max, ce n’est pas rien.

Il a besoin d’y réfléchir et ça le perturbe pour un moment, y compris quand il se rend finalement à la course déguisée. La course est beaucoup trop drôle, et pas seulement pour les costumes (Rose en Victoria Beckham et Zoey en électricité statique, c’est quelque chose quand même), mais aussi pour le « Don’t stop me now » qui s’ensuit pour montrer que, si, il y a des gens pour kiffer ce genre de journée, contrairement à ce que disait Zoey.

Max finit par confirmer qu’il fait ça surtout pour Rose quand Zoey lui explique qu’elle sait qu’il lui ment, puisqu’il n’a pas chanté avec les autres. Je pense surtout qu’il a la tête ailleurs après la proposition de Rose cela dit. Le début de la course était bien trop drôle aussi, et je suis déçu de ne pas l’avoir eu en entier, surtout qu’évidemment, Zoey tombe en cours de route et se fait mal à la cheville.

Cela ne l’empêche pas de se rendre au double rencard et Rose en profite aussitôt pour poser un milliard de questions à Simon, Zoey et Max, parce qu’il y a clairement un historique trouble super étrange. C’est clair que tout ça m’angoisse, Max et Zoey étaient en couple à peine quelques semaines avant, franchement.

Au comptoir, Perry présente au même moment Brad et Mo, dans une ambiance particulièrement glaciale. Ils ont beau être matures, c’est super étrange comme situation, inévitablement. Brad demande les pronoms de Mo et c’est déjà ça de pris, mais Perry demande discrètement l’aide de Zoey. L’avantage c’est que Zoey a un costume si naze que Brad et Mo peuvent immédiatement bien s’entendre en le critiquant.

Le problème, c’est que ça finit par trop bien fonctionner – Mo va clairement terminer beaucoup trop fan de Brad et ça pose un problème à Perry, on le voit bien. En fait, Perry se rend donc compte, grâce à Brad, que c’est lui qui a un problème, pas Mo ou Brad. Tout ça intervient lors d’une seconde intervention de Zoey, puisque Mo est forcé de travailler au bar, pour prendre la température. Brad souligne que Mo a un caractère finalement assez similaire au sien, et Perry n’est pas d’accord sans avoir pour autant de contre argument.

La crise est terrible à voir pour Perry qui finit par demander à Zoey de rester seul, pour réfléchir à tout ça. Dans le même genre, le double rencard de Max, Rose, Zoey et Simon vire à la catastrophe hyper rapidement quand Max se met à chanter qu’il est en New-York State of Mind. Alors que Zoey en fait beaucoup trop auprès de Simon, elle comprend qu’elle risque de perdre Max, et ça ne lui plaît du tout. Humph. Ecoutez, je ne sais plus. Je ne suis toujours pas fan du couple Zoey/Simon, mais j’aime beaucoup voir Max avancer avec Rose.

Il y a en plus un problème de livraison de nourriture à MaxiMo, alors Max n’a pas tellement le temps de parler de tout ça à Zoey, qui décide de s’en confier à son voisin. Seulement voilà, Mo est déjà au courant, il en parle à Zoey pour savoir ce qu’elle, elle en pense. Si elle ne répond pas tout de suite, tout ça se voit très visiblement ensuite quand elle retourne à sa table.

Déjà, elle continue d’en faire bien trop avec Simon, passant au massage alors qu’il n’a pas de nourriture. Le pauvre passe un super mauvais moment, parce que non seulement Zoey exagère tout, mais en plus, elle décide de poser un milliard de questions à Max sur son déménagement probable, pour le convaincre qu’il s’agit là d’une mauvaise idée. C’est gênant pour tout le monde, surtout que Max et Zoey en reviennent à leur dispute de couple principal, à savoir le reproche de Max sur Zoey qui ne sait pas rester à sa place et est trop « intuitive ».

Rose est clairement énervée de voir Zoey se comporter comme une ex – ce qu’elle est, en même temps – alors que Simon doit regretter d’avoir dit qu’ils étaient un livre ouvert quelques minutes plus tôt. Et bien sûr, Zoey peut raconter tout ça à son psy le lendemain. Il y a clairement de quoi faire, là. Le psy est excellent, en plus, parce qu’il permet à Zoey de voir que ce n’est pas tellement les sentiments qu’elle éprouve encore pour Max qui sont en cause, c’est sa crainte de le perdre comme elle a perdu Joan ou Mitch. C’est vrai que ça fait beaucoup d’un coup. Moi, j’ai relu mes notes, et je suis content, parce que c’est ce que j’avais écrit aussi : elle a peur de le perdre plus qu’elle n’a de sentiments pour lui.

Quand elle raconte tout ça à Simon, il ne peut pas la croire par contre. Il fait comme si, mais sans vraiment l’écouter tout raconter, et il se met sans surprise à chanter le contraire de ce qu’il dire. Elle ose interrompre sa chanson, et c’est franchement dommage, parce qu’elle partait bien. Je me demande comment tout ça finira pour cette saison… Il semblerait que Max soit sur le départ en tout cas : Zoey le retourne le voir pour s’excuser et on peut passer à un bon moment dépressif où Max prend conscience que ce n’est plus possible pour eux de continuer comme ils le font.

S’il assure à Zoey qu’il lui dira quand il prendra sa décision, il l’a déjà prise et elle le sait puisqu’il rechante New-York State of Mind. Dur.

L’épisode doit encore en revenir aussi à Mo et Perry, parce que ce dernier ne va toujours pas bien. Et le malaise est énorme, au point qu’il décide de parler de son anxiété à Mo. Il est anxieux par rapport à… son coming-out, en fait. Je ne m’y attendais pas du tout après l’introduction de ce personnage comme un papa ayant été en couple avec un mec pendant des années, mais l’idée est donc de nous dire qu’il n’est pas à l’aise avec le regard des gens.

Cela passait bien quand il était avec Brad, car Brad est moins… excessif que Mo. Je n’aime pas le mot excessif. Extravagant ? Bon. Brad est moins visiblement de la communauté LGBT. Bref, Perry n’est pas à l’aise d’être avec Mo en public, parce qu’il a peur du regard des gens. Mo a la bonne réaction en le remerciant pour ce partage d’émotion, mais on passe du fun de l’épisode à une scène particulièrement atroce où Mo peut clairement évoquer son propre coming-out et son chemin douloureux pour devenir ce qu’il est.

C’est quelque chose que la série n’a pas eu l’occasion de traiter – et je trouve ça bien d’ailleurs, ça change un peu – mais qu’il fallait bien aborder. Je crois que c’est l’une des premières fois que je vois ça abordé comme ça, en plus, par le prisme du nouveau partenaire qui est attiré mais n’assume pas en public. En tout cas, là, le couple va traverser une sacrée crise…

 

Vus cette semaine #18

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Fear the Walking Dead – S06E10 – Handle with Care – 17/20
J’ai beau ne pas aimer le personnage qui est au cœur de la narration de cet épisode, j’ai trouvé que l’ensemble fonctionnait plutôt bien. L’intrigue repart sur de nouveaux terrains et les prochaines histoires qui occuperont cette mi-saison se dessinent peu à peu. Cela fonctionne plutôt bien et je trouve que les scénaristes gèrent vraiment bien les conséquences de l’épisode précédent.
The Nevers – S01E03 – Ignition – 19/20
Il est difficile de noter un épisode qui possède probablement ma meilleure scène d’action de 2021 – désolé Falcon ! – et qui a en plus réussi à me surprendre plusieurs fois, du côté des évolutions de l’intrigue ou des personnages… tout en étant aussi un épisode avec des scènes auxquelles je ne comprends pas grand-chose, probablement faute d’investissement de ma part. La série reste très bavard, mais dans l’ensemble, je pense que cet épisode va rester un immense « waouh » pour cette année. Sans parvenir à 20, donc.

Mardi

9-1-1 – S04E10 – Parenthood – 17/20
Un épisode très sympathique qui gère les conséquences du précédent sans se prendre trop la tête. J’ai particulièrement aimé le retour de certaines intrigues oubliées jusqu’ici. Cela fait plaisir de les revoir comme ça à l’écran, surtout que l’évolution des personnages se fait avec beaucoup de naturel ; même lorsque l’on sait bien que les scénaristes sont juste en train d’essayer de pérenniser la série pour d’autres séries avec certains personnages. Eh, il y en a même une qui pourrait finir par lancer un troisième spin-off en déménageant, franchement.
9-1-1 Lone Star – S02E10 – A Little Help from my Friends – 17/20
Toujours plus ! J’ai bien aimé l’épisode, mais certaines scènes sont too much, à un point où je n’arrive pas à accrocher à 100%. Cependant, les personnages de cette série me plaisent beaucoup plus à présent que ceux de la série-mère, c’est étrange. Je dis ça, mais dans la critique, j’évoque aussi un côté très agaçant d’un de mes personnages préférés, donc bon, je ne suis peut-être pas tout à fait au clair avec moi-même. En tout cas, l’épisode fonctionnait bien avec une écriture fluide et sympa !
Debris – S01E08 – Spaceman – 18/20 – Episode de la semaine précédente
On ne me retirera pas de la tête que c’est une excellente série qui n’a rien à foutre sur un network qui risque de l’annuler, parce qu’elle ne peut pas y trouver son public. C’est très frustrant, parce que l’intrigue propose vraiment tout ce que j’adore en science-fiction, avec des cas de la semaine qui ne sont que des prétextes à un fil rouge complotiste désormais assez développé pour être tout le point d’intérêt de cet épisode.
Debris – S01E09 – Do you know about Icarus ? – 19/20
C’est un épisode franchement osé et plein d’audace, qui va clairement faire fuir toutes les audiences de la série alors que j’adore ce qu’ils proposent. La série est pour un public de niche, c’est sûr et certain, et au risque de me répéter par rapport à l’épisode précédent, elle n’a rien à faire sur un network où elle ne peut pas fidéliser grand-monde avec ce format. C’est pourtant génial. RENEW DEBRIS.

Mercredi

Rien n’était diffusé dans ce que je regarde 😥

Jeudi

Younger – S07E06 – The F Word – 18/20
Je n’arrive pas à me sortir de la tête qu’il s’agit de la dernière saison, me créant des attentes et des problématiques nouvelles au passage, parce que j’essaie de savoir où finira chaque personnage. Pourtant, le voyage est loin d’être terminé et les scénaristes ont encore quelques tours dans leur sac, et aussi et surtout quelques excellentes situations comiques. Je manquais vraiment de comédies ces derniers temps !

Vendredi

Big Shot – S01E02 – The Marvyn Korn Effect – 17/20
C’est fou comme la série est simpliste dans son écriture, ses problèmes, ses solutions, son humour, ses personnages… et comme ça prend à fond sur moi. Vraiment, on est sur du feel good comme j’aime, avec des acteurs que j’aime déjà et de nouvelles actrices prometteuses. Ce ne sera pas la série de l’année, ce ne sera pas un coup de cœur inoubliable, mais je sais déjà que cette série peut devenir un rituel sympa du dimanche pour moi. Il faut juste que j’apprenne à ne pas prendre trop de retard dans la diffusion de mes autres séries pour garder du temps pour elle.

Challenge Séries 2021

The Legend of Korra – S04 – 16,5/20
Une saison qui change à nouveau totalement de ton et s’en sort surtout grâce à ses personnages et aux évolutions que ceux-ci vivent face à nous. L’intrigue générale est un peu trop prévisible, et comme souvent avec Korra, j’en attendais plus et j’en attendais trop. La série se conclue quand même de belle manière, mais aurait mérité une saison 5.
Deux épisodes inégaux du Caméléon (The Pretender, #07)
Dollface – S01E03 – Mystery Brunette – 16/20
Je suis frustré par cet épisode qui est plus court que les précédents et un peu moins percutant, alors que j’en attendais aussi bien que les précédents. C’est dommage d’ailleurs : j’ai des attentes super hautes avec la série désormais. En soi, l’épisode est très bon et m’a bien fait rire, mais je suis loin des fous rires des précédents. J’espère que ce passage à vide ne sera que ça et ne durera pas plus longtemps !

J’ai vu aussi sept autres épisodes d’une série radamanesque tunisienne. 

> Vus en 2021 

Big Shot – S01E02

Épisode 2 – The Marvyn Korn Effect – 17/20
C’est fou comme la série est simpliste dans son écriture, ses problèmes, ses solutions, son humour, ses personnages… et comme ça prend à fond sur moi. Vraiment, on est sur du feel good comme j’aime, avec des acteurs que j’aime déjà et de nouvelles actrices prometteuses. Ce ne sera pas la série de l’année, ce ne sera pas un coup de cœur inoubliable, mais je sais déjà que cette série peut devenir un rituel sympa du dimanche pour moi. Il faut juste que j’apprenne à ne pas prendre trop de retard dans la diffusion de mes autres séries pour garder du temps pour elle.

Spoilers

Marvyn s’est peut-être ajusté à sa nouvelle équipe, mais il doit encore s’ajuster à ses nouveaux collègues.

That is the dumbest thing I’ve ever heard and I’m working with teenagers.

Eh, je vais oublier la série si je continue de ne pas la regarder ! Je me décide donc en ce dimanche soir à voir un épisode de plus, surtout que le pilot n’était pas si mal. On retrouve en ce début d’épisode le personnage de Marvyn en train de faire son petit jogging. Il tombe sur Louise en train de s’entraîner avec Dylan et d’autres adolescents un peu concons qui se moquent de son coach.

On nous remet dans l’ambiance au moins, il est insupportable avec une vie de merde, bien, on le savait déjà. Insupportable ? C’est plutôt dans la scène suivante qu’on le remarque : les filles de son équipe gagnent un match, mais pas de la bonne manière. En effet, les filles passent tout le match à filer le ballon à Louise plutôt que d’utiliser les autres joueuses, genre Destiny.

Par conséquent, Marvyn décide d’aller engueuler l’équipe – oui, elles ont gagné, mais pas comme il le fallait selon lui. Les filles prennent mal son sermon et sa punition, qui est encore davantage d’entraînement, évidemment. Pendant qu’elles font leurs exercices de maths et parlent maquillage, elles évoquent évidemment Marvyn – et seule Destiny prend sa défense. La seule qui reçoit des félicitations, finalement, c’est Louise, parce que son père est super fier d’elle.

Par contre, il n’aime pas trop découvrir que Marvyn lui conseille de ne pas être la seule tireuse de l’équipe. Il veut la voir rester la star de l’équipe quand Marvyn veut une équipe, donc une équipe soudée capable de voir qu’une star n’a rien à faire là. Le père finit assez déprimé de voir que sa fille n’est pas si heureuse que ça, mais au moins, c’est une bonne chose, parce que ça veut dire qu’il va peut-être prendre conscience qu’il est un père pas terrible.

C’est plutôt marrant, surtout que le sentiment de Louise reflète assez bien l’humeur de son coach également. Celui-ci prend un énième dîner avec Holly, et ça commence déjà à faire beaucoup en deux épisodes. Il est plutôt drôle de voir celle-ci essayer de comprendre ce nouveau coach et se rendre compte qu’il a probablement raison sur les compliments qu’il ne faut pas faire trop à la légère.

Elle lui fait de son côté prendre conscience qu’il est trop concentré sur le sport pour savourer sa vie et les bonnes choses qui vont avec. Poussé dans ses retranchements, il finit tout de même par reconnaître qu’il y a du positif dans sa vie, notamment sa fille, Emma. Pas de bol, Emma est digne de son père, en revanche : elle est clairement déprimée. Elle se fait harceler sur les réseaux sociaux à cause du pétage de câble de son père, et donc elle espère secrètement pouvoir le rejoindre et vivre avec lui.

Si elle en a l’opportunité quand sa mère obtient une offre de job en Italie, Marvyn n’est pas ravi à l’idée de s’occuper de sa fille à plein temps. Il l’envoie donc paître bien sympathiquement, tout en étant au téléphone au beau milieu de son établissement, ce qui m’a posé quelques problèmes éthiques en tant que prof. Bon d’accord, c’est dur de voir ce genre de séries quand on est passé de l’autre côté, mais heureusement, la série prend tout ça avec pas mal d’humour. Et ça marche !

En effet, en parallèle, nous continuons bien sûr de voir Marvyn découvrir la vie dans une école, et ça, c’était plutôt drôle. J’ai beaucoup aimé le côté multiplication des profs dans cet épisode, surtout qu’ils sont tous clichés et drôles – Felix, le jeune qui fait le café, George Pappas, l’équivalent du CPE complétement névrosé et bien sûr Ms Grint, la prof de littérature était bien marrants à observer interagir au sein de la salle des profs.

Franchement, tout ça fonctionne bien avec un grand problème pour l’épisode : Ms Grint a programmé la venue d’une intervenante pour le jeudi suivant, or c’est le jour d’entraînement des filles. Trois d’entre elles se retrouvent à devoir en parler au coach, et j’ai aimé la manière dont les scénaristes géraient les interactions entre elles. Finalement, le meilleur reste Marvyn qui obtient ce qu’il veut en ridiculisant Ms Grint et George grâce à Sherilyn, la principale.

Elle accepte que l’entraînement ayant été fixé avant, il devrait être prioritaire. Marvyn se vante aussitôt auprès d’Holly, mais la victoire n’est pas acquise pour autant. Bien sûr, Ms Grint n’abandonne pas son combat et elle obtient la victoire au moins pour une bataille : elle juge anormal que les filles doivent subir quatre heures d’entraînement par jour quand elles n’ont aucun cours avec autant d’heures.

C’est vrai que c’était abusé cette affaire d’entraînement le matin, et je vois mal comment la principale pouvait l’ignorer. C’est toutefois le cas. Sherilyn ordonne donc à Marvyn de laisser tomber l’entraînement du matin, et ça le fait bien chier.  Il est toutefois convaincu par Holly de le faire pour ne pas voir son nom finir dans les journaux à nouveau.

Les filles le prennent super mal, particulièrement Louise qui progresse vraiment pas mal dans cet épisode grâce aux conseils du coach. Ce n’est pourtant pas ouf les entraînements qu’il propose à base de chaussures à lacer comme il le souhaite et de passes à faire sans ballon… mais c’est efficace, c’est très clair ; surtout qu’il passe aussi du temps seul à seul avec Louise.

Celle-ci progresse donc au point d’être capable de faire des passes à l’aveugle, et elle s’en sert lors du match suivant, que toute son équipe gagne… La passe est toutefois au déplaisir de son père qui préfère la voir marquer, mais il doit se rendre à l’évidence : il n’est plus le seul coach pour sa fille. Et c’est tant mieux !

En plus, cette gamine est sacrément maligne, parce que quand elle apprend par Holly que les entraînements du matin ne peuvent plus avoir lieu à cause de Ms Grint, elle trouve une solution créative à un problème que tout le monde veut voir disparaître : elle organise par elle-même un entraînement sur le terrain de basket qui est à côté du chemin sur lequel Marvyn fait son jogging. Cela tombe bien, et ça explique que le match soit gagné par l’équipe. D’ailleurs, à la fin de ce match, Marvyn ne félicite toujours pas les filles, préférant faire en sorte qu’elles le fassent elles-mêmes.

Quant à Ms Grint, elle ne lâche pas l’affaire, de même que George : ils continuent de harceler continuellement la pauvre principale qui trouve elle aussi une solution créative à ce problème – vraiment, cette actrice me fera toujours rire ! – en obligeant Marvyn à passer du temps avec George chaque semaine. Cela commence mal entre les deux hommes, mais je suis sûr que d’ici la fin de saison, ça se passera mieux.

En attendant, Marvyn devrait prendre conscience qu’il est vraiment heureux d’être un prof, et je trouve que la série le gère bien. C’est dit par tout le monde dans l’épisode, sauf lui, et ça marche bien, parce qu’il en a conscience, mais refuse de le dire à voix haute. À la fin de l’épisode, il reste quand même faire un entraînement supplémentaire en tête à tête avec Destiny, parce qu’il découvre qu’elle a perdu son père quelques années auparavant.

J’aime vraiment beaucoup Destiny, et je me fais totalement avoir par les scénaristes qui mettent l’accent sur elle depuis deux épisodes. J’ai beau le savoir, ça continue de me plaire de la voir venir remercier son coach de s’occuper d’elle et être celle qui lui fait prendre conscience qu’Emma devrait être avec lui.

Oui, en fin d’épisode, Marvyn se décide enfin à faire sa fille avec lui, surtout qu’il supporte mal le décalage horaire. J’imagine que l’épisode 3 nous montrera l’arrivée d’Emma et les problèmes que ça va causer – elle est du même âge que l’équipe que son père coache, mais ce sera pour une autre fois même s’il est déjà sorti. J’ai pris du retard dans la série, mais ce n’est pas grave, je n’ai pas envie de rusher mon visionnage pour autant. Les épisodes ne vont pas disparaître de Disney + de toute manière… et autant la savourer épisode par épisode !

Dollface – S01E03

Épisode 3 – Mystery Brunette – 16/20
Je suis frustré par cet épisode qui est plus court que les précédents et un peu moins percutant, alors que j’en attendais aussi bien que les précédents. C’est dommage d’ailleurs : j’ai des attentes super hautes avec la série désormais. En soi, l’épisode est très bon et m’a bien fait rire, mais je suis loin des fous rires des précédents. J’espère que ce passage à vide ne sera que ça et ne durera pas plus longtemps !

Spoilers

Jules redécouvre ce que signifie le mot « secret » dans son groupe d’amies.

Maybe he came early because it doesn’t have that much time left?

L’épisode commence directement sur un bon gag avec les deux Alison et demi faisant du ménage au bureau pour se débarrasser de tout ce qui ne leur donne pas de la joie, et peu importe si c’est quelque chose d’utile comme des crayons, par contre. Ou la souris de Jules, qui la sauve in extremis, tout en répondant au téléphone pour Madison qui l’invente à… comment traduire correctement « Vegan chef book launched », honnêtement ?

C’est assez over-the-top, on se contentera de la version anglaise et de Jules qui galère totalement à trouver une excuse pour ne pas y aller. Bien sûr, on retrouve tout aussi vite la femme-chat, qui présente à présent une émission télévisée nommée « Should she go out ». Et après de super possibilités, du genre Madison trouvant une nouvelle meilleure amie et une soirée sur les réseaux sociaux avec la peur de manquer un moment important, Jules se retrouve à devoir y aller, de toute manière.

Elle demande donc à Stella des conseils vestimentaires, parce que Madison lui dit de venir en étant habillée « casual-formal », ce qui est parfaitement impossible tant c’est oxymorique. Qui mieux que Stella pour donner des conseils de mode ? Et pour donner un thème à l’épisode ? Le thème de l’épisode est donc la capacité de Jules à garder des secrets, et autant dire qu’elle n’est pas très forte pour ça.

En quelques minutes à la soirée de Madison, Jules se débrouille ainsi pour balancer un énorme secret – le boss de Madison n’est pas vraiment vegan – à un mec qui s’avère quelques minutes plus tard être un critique culinaire. Evidemment. C’est plutôt drôle car l’idée est encore et toujours de nous rappeler que Jules n’est pas à sa place quand il y a trop de monde et qu’elle ne parvient pas à l’être malgré tous les efforts qu’elle peut faire.

La pauvre apprend en plus au passage un secret, Colin, le copain de Madison, est plus vieux qu’elle. C’est évidemment un secret qui lui servira plus tard pour un autre quiproquo, mais en attendant, il faut régler cette affaire de journaliste qui en sait trop. Pour faire taire son scoop, Madison a l’idée de lui proposer quelque chose de plus gros encore.

Reste à trouver, et pour ce genre de choses, elle fait habituellement confiance à Stella, sauf que celle-ci lui a dit être malade avec une intoxication alimentaire. Devinez qui sait que Stella lui a menti et est censée garder le secret ? Jules, bien sûr.

Les filles se retrouvent donc à se rendre à la même soirée que Stella – qui est à la soirée secrète d’une star de Los Angeles qui a prévu d’annoncer qu’il va mourir ce soir-là. Elles trainent sur place le journaliste, évidemment, alors que Stella a décidé d’y amener Izzy, parce qu’Izzy est tellement perchée qu’elle plaît bien à Stella. Moi, elle me fait flipper Izzy, et je ne suis pas le seul je crois, parce qu’elle drague de manière super cheloue à vouloir que personne ne sache son nom.

Tout ça marche bien du côté de l’humour et on en arrive vite à Jules qui révèle toute la vérité à Stella, pour mieux découvrir une catastrophe : la soirée à laquelle elles sont contient en fait un spectacle de magie. C’est chouette comme soirée, mais… Madison a peur des spectacles de magie. Elles décident donc de retrouver au plus vite leur amie pour lui dire toute la vérité avant qu’elle ne fasse une crise de panique, récupérant au passage Izzy.

Jules n’arrive toujours pas à garder le moindre secret, évidemment, et elle révèle donc que Colin est plus âgé que Madison quand elles voient que Madison est justement en train de parler avec un homme (beaucoup) plus âgé qu’elle. Il était excellent de voir tout ça se dérouler, parce qu’on se doute bien qu’elles font fausse route, mais elles interrompent quand même la conversation de Madison avec cet homme pour lui annoncer qu’elles sont à un spectacle de magie.

Et elle n’aime vraiment pas ça, Madison, mais c’est trop tard : le spectacle commence déjà… Madison s’évanouit donc pendant que Joey est électrocuté et tombe en arrêt cardiaque. L’idée est évidemment de le ressusciter au bout de trois minutes, mais rien ne se passe comme prévu. La seule qui ressuscite, c’est Madison, grâce à un parfum qu’elle est censée vendre au boulot – et que Jules doit faire sentir sur Internet, démerde-toi avec ça.

Alors que la soirée tourne court après la mort de l’hôte emmené en ambulance, il est soudainement révélé que Joey est finalement l’ambulancier qui vient de s’enfermer à l’arrière de celle-ci. L’avantage, c’est que ça plaît au journaliste et que ça règle le problème professionnel de Madison. Mouais, ça tombe un peu à plat tout ça, je trouve, c’est dommage. En plus, les filles se retrouvent vite à l’étape de la fin de soirée où elles ne sont plus que toutes les trois à se raconter leur vie.

C’est l’occasion de venir à bout des secrets, avec Madison expliquant que Colin n’a que 45 ans, mais que le vrai problème, c’est qu’il est en plein divorce. Elle ne veut pas que leur relation se sache trop vite pour éviter qu’on ne la juge… Mouais ; ça passe bien, mais je m’attendais à plus exceptionnel. Jules vote alors pour supprimer tous les secrets dans leur groupe, et les scénaristes nous révèlent qu’Izzy était là depuis le début. Cela fonctionne bien, ça, pour le coup, même si j’aurais dû le voir venir longtemps avant.

Là-dessus, Jules reçoit un énième coup de téléphone de Jeremy et se décide enfin à décrocher… pour mieux découvrir qu’il s’agit en fait de la sœur de son ex. Ramona invite ainsi Jules à venir malgré tout au mariage, parce qu’elle espère que son frère changera d’avis d’ici là et parce qu’elle voit Jules comme sa famille – elle la veut en demoiselle d’honneur.

Il n’en faut pas plus pour que Jules se retrouve aussitôt à garder un secret face à ses amies : elle n’ose pas dire non à Ramona, mais elle n’ose pas non plus avouer la vérité à ses amies. De toute manière, Madison change vite de sujet grâce au journaliste qui lui dit de regarder son article… et la couverture sur Twitter montre qu’Izzy a réussi à être la mystery brunette qu’elle voulait être – une anonyme choquée par l’arrêt cardiaque de Joey, à côté de lui sur la photo.

Cela laisse Izzy toute heureuse… et l’épisode se termine déjà. C’est bien trop court, honnêtement, c’est frustrant cet épisode : il fait cinq minutes de moins et il est moins percutant que les premiers.