9-1-1 – S03E11

Épisode 11 – Seize the Day – 15/20
La vitesse d’exécution est toujours aussi déroutante, surtout quand elle profite du même épisode pour faire avancer plusieurs intrigues différentes concernant ses personnages. Les interventions sont impressionnantes, sans être de celles qui me marqueront à vie, et les évolutions sont rapides. Vraiment, la série a un rythme qui me laisse souvent sans voix.

> Saison 3


Spoilers

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I don’t think I have the guts.

Il est quand même temps de me remettre à cette série dont je termine généralement la saison en retard, certes, mais en juin ! Loin de la mi-saison de Noël, on reprend avec cet épisode au beau milieu du désert. Notre équipe de pompiers doit intervenir pour récupérer un instructeur de saut en parachute qui se retrouve à pendre de son avion suite à une mauvaise turbulence. Les scènes sont jolies à voir, ça fait un peu d’action pour le retour, tout le monde est content et hop. Dingue de se dire qu’ils mettent autant d’argent dans des scènes qui n’ont aucun impact pour la suite.

La deuxième intervention est plus incohérente encore, avec un pécheur qui avale cru un poisson et s’étouffe avec, devant sa femme. C’est quelque chose quand même. Le troisième cas voit un homme odieux être éviscéré à cause de la personne à qui il parlait… et qu’il virait de chez lui. Légalement, certes, mais tout de même. Une autre intervention tourne à la romance improbable commençant par une intervention des pompiers entre deux hommes. Allez, mignon, next.

On reprend finalement sur le cliffhanger précédent : cette fois, Michael a annoncé à tout le monde, hors écran, qu’il avait un cancer. Il est déjà question de l’opération, qui inquiète les enfants, et la série poursuit dans ses habitudes de tout traiter aussi rapidement que possible. C’est déjà ça. L’inquiétude de May finit par être traitée de plein fouet avec Michael mettant à jour son testament.

C’est une scène intéressante qui permet de savoir que le personnage n’a peut-être qu’un an à vivre et qu’il ne voulait pas en parler à ses enfants. Il le fait tout de même, et c’est finalement sa fille qui lui redonne l’espoir dont il avait besoin. L’espoir et l’envie de profiter de la vie. Le seul problème, c’est qu’il en arrive à reporter sa chirurgie.

Il refuse donc l’opération risquée pour vivre plus longtemps, parce qu’il n’a pas la certitude que la maladie le tuera. Oh la. C’est un choix intéressant, et un dilemme dans lequel je n’aimerais pas me retrouver. Sa famille prend les choses plutôt stoïquement, honnêtement, mais c’est parce qu’on est dans un épisode sur le carpe diem, peut-être.

De son côté, Buck a un entretien médical qui lui permet d’apprendre qu’il n’a plus aucun problème de santé. C’est bon il est guéri définitivement des problèmes de son accident de l’épisode final précédent. Et c’est tout, mais bon, c’était nécessaire comme scène.

Pour son anniversaire, Chimney a la surprise de voir débarquer son frère, Albert… qu’il n’avait jamais rencontré avant. Il rencontre même Maddie avant Chimney, dans tout ça. En ayant marre de leur père, il demande à rester chez Chimney, pour une petite visite. Et bon anniversaire ! Chimney se retrouve donc à s’engueuler avec son père : celui-ci est déçu d’avoir un fils pompier aux États-Unis apparemment et on est donc parti pour des complexes assez grands dans sa relation paternelle.

Tout ça est passionnant, mais bon, Albert s’incruste beaucoup dans la vie de son grand-frère, de manière assez insupportable à vrai dire. Il vient ainsi manger à la caserne, alors que Chimney ne veut ni parler de lui, ni apprendre à le connaître. Il est encore là pour la soirée karaoké du groupe dans un bar. Tout ça nous mène à un Chim bourré qui s’en prend à Albert et lui réécrit son histoire de manière un peu plus limpide.

Si Albert pense être son frère, Chim lui en veut parce que son père le préfère et ne l’a pas abandonné, lui. Oh boy. La crise de jalousie tourne notre pompier en ridicule, alors qu’il est clairement dans son bon droit quand on voit la manière dont Albert s’incruste. Certes, il est aimé de tous, mais ce n’est pas tellement le problème. Le problème, c’est plutôt la manière dont il a débarqué sans prévenir et est devenu omniprésent dans la vie de son frère. Il y a clairement de quoi être saoulé…

Mais bon, ça n’aide pas que Chimney se mette à boire, j’imagine. Il lui fait donc une crise en plein milieu du bar, devant tous les pompiers, et c’est Maddie qui se transforme en petite-amie parfaite pour le convaincre d’appréhender la situation différemment. Elle prouve une fois de plus qu’elle est un super personnage.

Albert dort finalement chez Buck, ce qui permet à Chimney de passer le voir le lendemain et de lui raconter un peu plus sa vie. Les deux frères apprennent à se connaître et se comprendre davantage. C’est une scène intéresse qui explore encore le passé du pompier, définitivement déprimante. Il décide finalement d’accepter la présence de son frère, mais aussi son existence.

L’épisode peut donc se terminer sur ces retrouvailles et une fête entre tous les pompiers, qui montre que tout va bien pour cette grande famille pas si dysfonctionnelle qu’est la caserne. Quant à Chimney, il décide de présenter Maddie à Mr et Mrs Lee, qui sont plus ou moins ses parents adoptifs. Ch’est meugnon.

Comme c’est une reprise, tout le monde a droit à une petite évolution dans cet épisode. On retrouve Hen au meilleur de sa forme, prête à adopter. Mais pour cela, elle a besoin de l’aide de ses collègues, histoire de s’assurer qu’ils ne racontent pas n’importe quoi sur elle et Karen. On ne le voit pas, mais ils doivent dire de bonnes choses, parce qu’en fin d’épisode, les deux femmes sont présentées à Nia, une petite fille adorable qu’elles vont devoir élever. Si le système américain allait si vite, ça se saurait non ? Je m’attendais tellement à un épisode sur l’enquête des services sociaux…

> Saison 3

Films vus en 2020 (#26)

Salut les cinéphiles !

Cette fois, ça y est, c’est dans cet article que je vais enfin pouvoir évoquer mon centième film de l’année ! L’occasion pour moi de me rendre compte qu’il faudra peut-être que je passe un jour à deux articles par semaine sur les films si je veux évoquer mon 150e avant le mois de décembre… Mais bon, ça, c’est une autre histoire ! Avant tout, revenons sur une poignée de films vus à la mi-avril 😉

Dark Waters

dark waters | TumblrAh. Pensant l’avoir raté pour de bon au cinéma, je découvre qu’il est de nouveau au salle depuis deux jours… C’est malin ! En tout cas, le film est plutôt intéressant à revenir sur un scandale dont on a tous entendu parler parce qu’on en est tous victimes… sans pour autant que de vraies conséquences semblent peser sur les responsables. Pour vérifier ça, rien de tel qu’un film.

Le film revient donc sur le scandale sanitaire lié au Teflon, avec un avocat qui se retrouve embarqué dans ce qui ressemble fort à une conspiration qui le dépasse. J’ai bien aimé le film qui est porté comme il se doit par un Mark Ruffalo plutôt en forme, mais il est loin d’atteindre la catégorie de mes films préférés. En plus, il a tendance à traîner beaucoup trop en longueur à mon goût, et ça, c’est fort dommage car il me semble qu’il aurait pu être plus percutant.

Après, la mode est aux films très longs…

6 Disney Wedding Ideas Inspired By 'Cinderella,' So Start Planning ...

Cendrillon

Deux salles, deux ambiances, me voilà de retour sur Disney + pour découvrir cette adaptation du dessin animé… Le film est très sympathique et réussit plutôt bien à satisfaire les attentes que j’en avais, sans pour autant être exceptionnel non plus. C’est toujours un peu magique de voir les dessins prendre vie. L’humour du film est bon, les acteurs s’en tirent bien (ah la bonne fée !) et l’histoire fonctionne toujours aussi bien en 2020. Concrètement, c’est un bon moment à passer, histoire d’avoir des étoiles plein les yeux.

GIF upside down - animated GIF on GIFER

Upside Down

Ce film aurait peut-être pu un coup de cœur et je me demande, avec le recul, pourquoi il ne l’est pas. À vue de nez : parce que je suis frustré que ce ne soit pas une série, tout simplement ! Si vous ne connaissez pas, ça raconte l’histoire d’un monde, ou plutôt de deux mondes, vivant en miroir l’un au-dessus de l’autre. Le monde du dessus est bien plus riche que le monde du dessous dont il exploite les ressources ; la gravité n’y est pas la même et il est évidemment interdit de passer d’un monde à l’autre…

Vous le voyez venir, cette belle histoire de science-fiction est aussi une belle histoire d’amour entre un jeune homme du monde d’en bas et une demoiselle du monde d’en haut. L’intrigue est celle que l’on peut attendre avec un tel point de départ, mais elle possède tout de même des surprises et des rebondissements bien vus. Les acteurs s’en tirent tous très bien et on en prend plein la vue du côté des effets spéciaux.

Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas attendu parler de ce film avant, alors qu’il est vraiment superbe, jusque dans ses choix musicaux envoûtants. Je recommande chaudement, c’est une claque visuelle !

Ocean's 8" : des actrices sous-exploitées pour un casse un peu ...

Ocean’s Eight

Le voilà enfin mon centième film de l’année ! Avec un nombre si symbolique qui était celui que je visais dans mes résolutions, autant dire que le choix était rude et un peu inquiétant : pas question de voir un film médiocre à ce moment-là. Ce n’est évidemment pas le cas avec ce film que j’ai beaucoup aimé.

Lire aussi : Bim, 100 films vus !

Concrètement, la formule est la même que dans tous les Ocean, mais avec quelques personnages de moins parce que ça semble trop compliqué de trouver onze à treize femmes célèbres ? Je retrouve dans ce film un paquet de choses que j’adore, à commencer par des personnages féminins bien écrits et bien interprétés. De ce côté-là, chapeau bas à Rihanna. Je n’aime pas spécialement sa carrière musicale (désolé pour les fans), mais c’est une actrice formidable !

Le film a un bon humour, des retournements bien écrits et est à la hauteur de la franchise… même un peu plus. Je l’ai largement préféré aux autres films de la franchise (bon, il faudrait que je revoie Eleven que j’avais beaucoup aimé à l’époque), donc c’était un très bon choix pour marquer le centenaire !

John Q

Je n’allais pas pour autant m’arrêter en si bon chemin ! Ce film sur les aberrations du système de couverture sociale américain est plutôt anecdotique dans mon année, mais j’en garde un bon souvenir.

john q | Tumblr
My son is going to bury me.

On y suit l’histoire d’un père prêt à tout pour sauver la vie de son enfant dont il découvre que les soins ne sont pas pris en charge par son assurance, suite à un changement dans le contrat de la part de son employeur. Le problème vient bien sûr du côté « prêt à tout ».

Si le film exagère certains traits de la société américaine, il n’en reste pas moins une œuvre à voir pour voir les dérives du système, surtout quand on voit ce que Trump en fait. Espérons ne jamais en arriver là en France où le système n’est plus tout à fait ce qu’il était non plus. Concrètement, c’est autrement un bon film qui nous fait nous attacher très rapidement à son personnage principal dont on comprend bien la cause.

De là à dire que j’aurais fait comme lui, en revanche, il y a un paquet de pas. Le scénario est parfois un peu paresseux à mon goût, en laissant passer des grosses ficelles ou des évolutions de personnages pas très logiques… Ce qui explique probablement que je le considère comme anecdotique, alors qu’il m’a fait pas mal réfléchir !

La couleur des sentiments - Blog de movie-poster

La couleur des sentiments

Voilà un film qui m’attendait depuis un moment, mais que je repoussais toujours par peur de ne pas accrocher à l’adaptation, qui est pourtant plutôt réussi. Le casting est excellent, certaines scènes sont hilarantes à voir grâce à la justesse du jeu des acteurs et j’ai passé un agréable moment…

Bien sûr, tous les personnages ne sont pas agréables et certains clichés sont difficiles à supporter, mais ce qui rend un personnage cliché est aussi parfois ce qui le rend bien plus crédible et réaliste (coucou la journaliste), aussi pénible cela soit-il à supporter.

D’autres critiques à faire dessus pour justifier qu’il ne soit pas un coup de cœur ? La longueur, probablement, surtout que je me souvenais assez bien de l’histoire. C’est injuste, je sais, mais c’est comme ça ! Après, ça m’a donné envie de le découvrir en anglais le roman… J’ai tellement d’autres choses à lire, cela dit.

Tel père, tel fils | Transmettre le cinéma

Tel père, tel fils

Je me suis lancé dans ce film simplement en me fiant à son excellente note et ses excellentes critiques, sans savoir de quoi il retournait, et j’ai apprécié en découvrir la surprise… En même temps, le début était un peu lent quand je ne savais pas encore où ça allait. À vous de voir ce que vous préférez, donc, mais je vous donne le synopsis si vous voulez savoir : le film traite d’une situation qui fait frémir tous les nouveaux parents je pense, l’échange de deux enfants à leur naissance à l’hôpital… ce que les parents ne découvrent que des années plus tard.

Bien sûr, le film a aussi à cœur de traiter l’aspect social de cette question, avec deux couples parentaux très différents : l’un riche et vivant en ville, l’autre pauvre et vivant dans la campagne proche. Il y a donc en plus de l’aspect dramatique familial une critique de la société japonaise qui s’écrit en creux et qui est sympathique.

J’ai bien aimé ce film, mais là encore, j’ai trouvé qu’il était assez lent à se mettre en place, mais que, paradoxalement, sa conclusion arrivait un peu rapidement. Une chose est sûre, ça fait réfléchir !

Voilà pour moi cette semaine. Oui, j’ai encore poussé le bouchon un peu loin et j’ai proposé cette fois sept films au lieu de cinq, mais c’est parce que ça me permettra de consacrer l’article de la semaine prochaine à toute une saga ! Cela aurait été bête d’avoir un ou deux films trainant la patte à côté d’une grosse saga !

Stats de la semaine #25

Salut les sériephiles,

alex neustaedter | Tumblr
Patience est mère de sûreté, non ?

La fête de la musique a décalé tout mon planning l’air de rien, même si j’ai décidé de garder mon masque autant que possible à l’extérieur et de continuer de limiter les sorties, donc même si elle n’a eu lieu que sur le blog – bon, et dans ma rue. Il est encore tôt pour déconfiné autant qu’on veut bien nous le dire, je trouve. Sorry, not sorry.

En tout cas, il est donc largement temps pour moi de revenir sur les stats de la semaine dernière avec 24h de retard par rapport à mes petites habitudes. J’en suis tout chamboulé ! Vous, en revanche, vous restez sur vos petites habitudes puisque le nombre de vues est stable ces dernières semaines… Pas comme le nombre de commentaires qui repasse à 66 pour la semaine passée, ce qui explique le retard que j’ai pu prendre à vous répondre. Dur, dur d’être un blogueur 😉

Les articles les plus consultés des sept derniers jours (enfin, 9 du coup, mais sans les deux derniers, arf, c’est complexe d’écrire le mardi et dire adieu à mes tournures de phrase hebdomadaires !) étaient :

  1. Ce que c’est que le queerbaiting : 108 vues
  2. La saison 1 de This is us (Récap) : 87 vues
  3. La saison 12 de Buffy : 82 vues
  4. Ce que c’est qu’un ship : 75 vues
  5. La saison 11 de Buffy et Angel : 67 vues

clay's brother | Tumblr

Alors là, par contre, je suis bluffé par ce qu’il se passe : pas une seule critique d’épisode dans les meilleures stats de la semaine, pas l’ombre de mon rattrapage 13 reasons why et surtout, surtout, un retour en force de Buffy qui n’a pas tellement de sens. Je sais que nous sommes peu à parler des comics, mais j’en parle tellement brièvement que je suis surpris de ce regain d’intérêt si longtemps après. Peut-être que les gens apprennent petit à petit que la série est terminée pour de bon avec sa saison 12 ?

L’autre surprise vient évidement du pic de vues pour l’article sur le queerbaiting, en plein mois des fiertés. J’en ai déjà parlé sur Twitter, mais ça me partage entre être content que les gens se renseignent sur ce que c’est – parce que la pédagogie sur ce genre de sujet ne fait jamais de mal – et désespoir de me dire que c’est encore un besoin en 2020, parce que ça veut dire que ces personnes ont été confrontées à un cas récent de queerbaiting, probablement. Et ça, ça m’énerve, comme dirait Helmut.

The plague ➣ Agents of S.H.I.E.L.D - ✯ cast ✯ - Wattpad
Pas content, pas content !

Enfin, je ne comprends plus pour This is us : M6 a bien entamé la saison 2, d’autres articles devraient logiquement se retrouver là… mais non, c’est toujours le résumé de la saison 1 qui cartonne. Le référencement ne doit pas être exceptionnel, tout simplement. D’ailleurs, quand je vois ce qui mène au blog cette semaine, je ne peux que m’en convaincre, parce que je n’ai pas réussi à isoler une seule recherche marrante de laquelle parler, à part un bon « donde esta la biblioteca ? » qui m’aura fait marrer en me mettant ça en tête pour quelques jours !

Dans tout ça, j’ai quand même réussi à publier 21 articles la semaine dernière, même si je me suis surtout rattrapé dimanche (soir, d’ailleurs) après une semaine assez peu productive en visionnage d’épisodes. Cela provoque un léger déséquilibre dans le top des saisons les plus regardées, évidemment :

1. 13 Reasons Why (S04)
2.
Colony (S03) 
3.
Salvation (S02)
4.
The 100 (S07)
5.
Agents of S.H.I.E.L.D (S07)

De manière prévisible, si les articles individuels sur la série de Netflix ne cartonnent pas individuellement, ils s’en tirent beaucoup plus quand on regroupe le nombre total de leurs vues. Ainsi, 13 Reasons Why se hisse sans la moindre difficulté en tête de ce classement… mais bon, j’ai vu tellement d’épisodes que le contraire aurait été étonnant !

liam cole | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

Plus étonnant que le retour de Salvation dans ce top ? Je ne pense pas. Je ne m’y ferais jamais ! La série a encore connu un pic de vues elle aussi, alors que les articles Colony sont toujours une valeur sûre du blog. Vous vivez dans le passé, chers lecteurs !

Et vous n’aimez pas trop ceux qui vivent le passé, si j’en crois la fin de ce classement. Certes, Agents of S.H.I.E.L.D parvient enfin à entrer dans ce classement, mais tout de même, je suis étonné de voir que ces deux séries ne rencontrent pas plus de succès pour ces saisons 7 qui sont les dernières. J’imagine que ça signifie tout simplement qu’il est temps de les arrêter et que les chaînes l’avaient compris à temps, mais je suis frustré, parce que la qualité est là, et elles mériteraient plus de public. C’est comme ça, que voulez-vous, ça me rend triste, mais je n’y peux pas grand-chose !

Clarke realizing Monty and Harper are dead. | The cw, Bellarke ...

Passez une bonne fin de journée et une bonne semaine 😊

Gentleman Jack – S01E04

Épisode 4 – Most Women Are Dull and Stupid – 17/20
La scène finale relève tellement le niveau de l’épisode que j’en oublie presque que j’ai trouvé une fois de plus qu’il partait dans tous les sens, et pas toujours pour le meilleur. Si je me plaignais de la rapidité des précédents, celui-ci est plus lent… mais utilise tellement de personnages que tout n’est plus toujours très clair. Bref, ça m’a un chouilla moins plu, mais ça reste une série devant laquelle je sais que je vais passer un bon moment à chaque fois.

> Saison 1


Spoiler

04

We were nothing but inconvenience to him.

J’aime beaucoup cette série… mais je trouve que les épisodes sont lourds à digérer et du coup quand je m’arrête de la regarder, je n’ai pas envie de la reprendre. C’est très paradoxal : j’adore, mais j’ai la flemme de la lancer. Cela n’empêche pas que c’est idiot d’avoir les DVD avec moi depuis si longtemps sans prendre le temps de la finir. En plus, Poluss va finir par me tuer, je crois. Six mois après mon premier épisode, c’est donc reparti !

Et ça repart mal avec la voisine, qui est évidemment de la famille de Miss Walker, qui bave tout de suite auprès de son mari ce qu’elle a surpris à la fin de l’épisode précédent. Non contente de lui annoncer ça, elle raconte aussi qu’elle a déjà expliqué ses soupçons à Mr Rawson et à une bonne partie de sa belle-famille, superbe. Ils prennent aussitôt la décision de parler avec Miss Walker, mais c’est déjà trop tard.

Celle-ci s’est enfuie avec Anne Lister, histoire de prendre du bon temps. Qu’il est étrange de voir Anne avec ses cheveux détachés, au lit. Oui, bon, elles sont à York parce que Miss Walker a mal au dos, en théorie, mais elle n’a pas l’air si mal une fois au lit, franchement. Elle voit tout de même un docteur, dont elle connaît aussi la sœur. Franchement, je suis perdu dans les relations familiales de cette série, tout le monde se connaît, c’est terrible.

Et ce n’est que le haut de l’iceberg, je sais bien. Au passage, Anne Lister continue de se renseigner sur l’accident de voiture du début de la série et sur l’homme qui aurait vu Rawson, tout en ignorant le problème d’Eugénie, qui selon elle est simplement malade lorsqu’elle voyage. Hum. Tout ce petit monde rentre finalement chez Miss Walker, qui est heureuse d’annoncer à sa tante qu’elle est prête à partir en voyage et que son médecin ne s’y oppose pas.

Son médecin, non, mais sa tante et la vie oui : la tante avertit Miss Walker de la mort d’une certaine Mrs Ainsworth et de l’arrivée prochaine de sa famille, pour l’enterrement. Bien. Miss Walker s’évanouit en apprenant la nouvelle, titillant à nouveau la jalousie d’Anne Lister que je n’aime pas beaucoup pour ça. En plus, elle n’a pas raison d’être si jalouse : Miss Walker est simplement terrifiée par la mort. Moui.

Le lendemain matin, Anne change de sujet et propose à Miss Walker de retourner chez la voisine : selon elle, il vaut mieux confronter le problème et faire comme si elles n’avaient rien à se reprocher, plutôt que de se planquer et de confirmer les soupçons qui pourraient peser sur elles.

J’aime bien cette manière de voir les choses, et c’est aussi ce qui fait que j’aime bien le personnage, même si elle force beaucoup dans la scène suivante, avec sa bonne humeur surjouée quand elle annonce que Miss Walker pourra voyager. Je ris bien devant la série, toujours, c’est déjà ça.

Pendant ce temps, Marian vient voir sa tante à Shibden Hall pour mieux apprendre que celle-ci a « laissé s’échapper » le nom de Mr Abbott auprès d’Anne. C’est une jolie manière de présenter les choses, dis donc. Le père a la bonne idée de défendre la relation de sa fille, ce qui la rassure un peu et qui est une scène plutôt mignonne. Il est vraiment bien ce père.

Anne aussi finit par revenir à Shibden Hall pour régler quelques-unes de ses affaires, notamment avec Jeremiah Rawson. Elle est toujours aussi dure en affaire, évidemment, et la scène ne semble pas déboucher sur quelque chose de nouveau. Anne se rend ensuite à Halifax en compagnie de Marian qui en profite pour s’excuser de la dispute de l’épisode précédent, tout en se débrouillant pour amener le sujet de Miss Walker sur le tapis.

Si Marian l’approuve, c’est surtout parce qu’elle espère l’approbation d’Anne pour son vendeur de tapis. Ouep, elle aime les tapis Marian avec cette critique, je n’ai pas trouvé de meilleures transitions, c’est comme ça. En vrai, la scène fonctionne vraiment bien et montre qu’Anne Lister n’était pas facile à vivre pour sa famille avec ses idées tranchées, arrêtées et, tout de même, assez égoïstes quand on y réfléchit. C’est dommage.

La scène s’arrête donc sur Anne Lister critiquant le choix de sa sœur pour John Abbott, mais ça ne semble pas perturber Anne plus que ça, bien au contraire. Elle enchaîne avec une journée de travail improbable pour une femme à l’époque, acceptant d’aller dans les mines pour voir comment ça se passe. Elle se retrouve donc pleine de suie et terre quand elle retrouve Marian ensuite, histoire de se prendre la tête une fois de plus… et du crottin pour la chaussure de Marian. La pauvre !

Son apparence physique est le dernier des soucis d’Anne, cependant. Elle n’hésite pas à aller, dans cet état, rendre visite à un certain Mr Parker. Il y a tellement de personnages partout, ça reste compliqué de tout suivre, tout de même, mais on apprend bien plus tard dans l’épisode que c’est son avocat (peut-être qu’on le savait déjà). Je retiens que même si ce n’est pas le sujet principal de la conversation, elle indique la disparition du père Sowden qui l’inquiète, parce qu’elle ne sait pas quoi faire de ses locataires.

Ce n’est qu’après ça qu’elle prend son bain, pour mieux être interrompue par une lettre de Miss Walker qui la force à se rendre en toute urgence à Crow Nest pour la retrouver. Oui, il y a urgence : Mr Ainsworth n’a pas encore enterré sa femme qu’il envoie déjà des missives à Miss Walker pour lui faire comprendre son intention de se remarier avec elle. Charmant. Cela énerve Anne et bouleverse Miss Walker, cette dernière étant amoureuse d’Anne, pas de cet homme qui veut se marier avec elle.

Malgré tout, Anne est invivable pour une toute autre raison : elle en veut à Miss Walker de refuser de lui montrer la lettre en question, et insiste auprès d’elle y compris durant la nuit pour savoir pourquoi. C’est simplement marqué « privé » dessus selon Miss Walker, mais ça nous laisse Anne en pleine insomnie. Le lendemain matin, elle demande donc à Miss Walker de prendre sa décision sur leur futur plus vite que prévu. Elle lui laisse en fait le week-end pour choisir son futur : se marier avec Ainsworth et dire adieu à Anne ou décider de vivre sa vie avec Anne.

Rien que ça. L’ultimatum est énorme et violent, franchement. Anne rentre donc à Shibden Hall pour écrire dans son journal ces terribles événements et, pour une fois, la série prend vraiment son temps pour nous montrer tout le trouble du personnage. Elle va jusqu’à en vomir, la pauvre, tout de même. Malgré tout ce que l’ultimatum a de toxique en soi, la série parvient donc à rendre Anne super attachante dans sa douleur. C’est une très belle écriture et une très belle interprétation, ma foi.

La série enchaîne malheureusement sur une scène entre plein de personnages auxquels on n’est pas encore attaché, et auxquels on ne le sera probablement jamais, alors ça diminue quelque peu l’impact de la scène. Le but de cette nouvelle scène est de nous montrer la propagation des rumeurs autour du couple Anne/Miss Walker, tout en revenant sur la réputation d’Anne, y compris au travail.

Ce n’est que plus tard qu’Anne obtient une réponse de Miss Walker, sous la forme d’un joli panier de fruit et d’une lettre qui peut être dévastatrice, surtout au moment où elle arrive et où son père vient de lui dire qu’il était temps qu’elle se case, y compris avec Miss Walker si ça lui chante. Mignon. La lettre l’est beaucoup moins : Miss Walker refuse de prendre une décision et laisse le destin faire son œuvre, en la laissant tirer au sort une réponse… qui est évidemment négative d’abord.

Anne Lister, s’en remettant au sort ? C’est mal la connaître, ça. Anne débarque donc à Crow Nest pour confronter Miss Walker sur son incapacité à faire un choix. Sa colère finit par payer et lui donner raison quand bien même j’aurais préféré la voir adopter une autre attitude : Miss Walker finit par lui révéler qu’elle a déjà couché par le passé avec Ainsworth, parce qu’il l’a violée, lui disant qu’il l’aimait et que sa femme était vieille de toute manière. La scène est terrible à voir, surtout que Miss Walker se sent désormais obligée de se marier avec lui. Oh, quelle époque terrible le passé.

Miss Walker est un personnage carrément attachant dans cette scène de révélations qui relève beaucoup le niveau de l’épisode, je trouve. L’amour d’Anne s’en trouve renforcé, au point d’utiliser le prénom de Miss Walker, Ann (donc je vais éviter de le faire), et de lui assurer sa protection. Elle lui explique qu’il l’a violée et qu’elle n’a rien à se reprocher, ni à lui devoir… mais elle prépare aussi très clairement sa revanche, quoiqu’elle en dise à Miss Walker quand elle affirme ne pas savoir encore ce qu’elle fera.

En parallèle, Eugénie rentre donc en larmes pour annoncer qu’elle pense que son bébé est mort, puisqu’elle a saigné, énormément. Ben oui, forcément, l’aller-retour à York, ça ne devait pas être une bonne idée pour elle. Elle s’en confie à Elizabeth, son amie femme de chambre aussi, et ça donne quelques scènes sympathiques en français (approximatif ?) où l’on apprend un peu mieux la vie des servantes.

En revanche, autant je me plaignais qu’Anne allait souvent trop vite et s’éparpillait dans tous les sens, ce que je trouvais dommage car j’aurais aimé mieux comprendre tout ça, autant je ne comprends pas trop l’intérêt de cette intrigue finalement. Sans elle, on aurait des épisodes de genre cinquante minutes, et ça ne serait pas plus mal, non ? En tout cas, Eugénie veut à présent annuler le mariage.

Ainsi quand Anne Lister veut en parler à celui qu’elle pense être son futur mari, elle apprend cette annulation et comprend aussitôt qu’Eugénie était enceinte et a perdu le bébé de George à York. C’est si triste. Anne se rend compte que tous les serviteurs le savaient et qu’elle n’avait rien vu, ce qui est un peu inquiétant pour Eugénie, mais ce qui est le plus choquant pour Anne, c’est encore qu’Elizabeth ne lui parle pas de la grossesse d’Eugénie. Voilà qui est fait.

De son côté, Thomas ment à son patron, disant que son père a disparu et s’est probablement barré. Hum. Ce n’est pas exactement ce qu’il s’est passé… mais il est le seul à le savoir. Sa mère s’inquiète d’ailleurs pour son mari qui est parti sans la moindre économie, ce qui force Thomas à lui expliquer qu’il est probablement aux États-Unis comme il l’avait toujours envisagé. Il n’est plus à un mensonge près. Et Il fait bien, parce que les bonnes nouvelles pleuvent ensuite quand il est révélé par l’intermédiaire d’une lettre de Mr Washington et d’une jolie lectrice qu’Anne Lister permettra à la famille de rester encore huit mois sur place – deux dans l’attente et l’espoir du retour du père, six dans un marché passé avec Thomas.

Par contre, Thomas ne s’inquiète pas plus que ça de voir Eliza, une autre petite fille, se balader du côté des cochons auxquels elle voue une fascination enfantine… alors que c’est flippant, franchement.

> Saison 1