Salut les sériephiles,
Vous l’aurez deviné au titre, c’est encore un article blabla que je vais écrire aujourd’hui, mais en même temps, je ne regarde que peu d’épisodes en ce moment. Habituellement, à cette période de l’année, j’avais plein d’articles à écrire pour faire mes retours sur le Comic Con et les autres conventions des mois d’octobre et novembre. Et le week-end dernier, il y a eu une nouvelle édition de Paris Manga Sci-fi show, ce qui m’a fait beaucoup penser aux conventions en général. Il est donc temps de recommencer à parler de ce sujet sur le blog.
Bon, l’édition du week-end dernier, j’ai décidé de ne pas y participer parce que j’avais déjà autre chose à faire ce samedi-là, et je ne regrette vraiment pas ma décision. J’ai suivi sur Twitter la misère que ce fut du côté de l’organisation, avec beaucoup plus de billets vendus que de places. Cela m’a rappelé les mauvais souvenirs d’allées trop remplies à la Villette, notamment lors de la venue des acteurs de Stranger Things.
Les souvenirs que j’en garde sont bien plus positifs que ça, heureusement, avec toujours de bons moments sur place, et des photos souvenirs de certaines rencontres avec des acteurs. Encore aujourd’hui, j’y pensais en parlant d’Amy Acker sur Twitter… De là, autant vous dire qu’il y a tout un tas de côtés qui me manque énormément. J’avais mes habitudes dans ces conventions, moi. Oui, c’était épuisant, mais qu’est-ce que c’était cool de rencontrer certains d’entre vous et de croiser des personnes que je connaissais, des fans de séries en général, des acteurs que j’adore ou que je ne connais que trop peu… Bordel, ça me manque.
Et en même temps, un côté de moi se dit que je suis beaucoup plus radin désormais. Au-delà de ça, le Covid m’a rendu bien plus casanier, aussi. Je sais, je sais, je n’arrête pas d’écrire que je bouge à droite, à gauche, mais ça n’empêche que ce genre de week-end exigeait bien de l’énergie. Du temps, aussi, énormément. Avant cette année où je ne regarde pas tellement d’épisodes, ce qui me faisait prendre du retard dans mes saisons, c’était uniquement ce type de conventions. Désormais, je n’y suis pas allé aussi par flemme (je veux dire, le dimanche, j’aurais pu y aller sans problème). C’est bien de rester au lit ou sur le canapé, non ?
Quand il était question de rencontrer des acteurs que j’adore depuis des années et dont j’étais fan du travail, je laissais bien des choses de côté, et même parfois les révisions et les cours. C’est fou comme j’étais fan et à fond, et comme avec cette édition de Paris Manga, je me suis découvert blasé. Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement couru acheter un billet pour assister au panel Smallville et apercevoir Kristin Kreuk. Sur un malentendu, j’aurais peut-être eu une photo avec aussi. Je vieillis mal, je crois, ou je vieillis tout court, à vrai dire. C’est normal en grandissant d’être plus rationnel, après tout. Et puis, j’avais des cours à préparer, du ménage à faire, tout ça, tout ça. Alors Kristin Kreuk, bon, c’était pas si essentiel, finalement.
Bref, la conclusion, c’est que les conventions me tentent moins dorénavant… seulement, je suis sûr et certain que c’est parce que les acteurs qui se déplacent encore en cette période de Covid ne sont pas ceux susceptibles de me faire claquer mon fric, mon énergie et mon temps. Ramenez-moi Amy Acker ou Tatiana Maslany et vous verrez, bim, des articles apparaîtront comme par magie ici.
Allez, en attendant que mon appel muet soit entendu, bonne nuit à tous !

Bref, pour aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un film dramatique qui m’a foutu une claque énorme – m’enfin, je ne veux pas le survendre non plus, il faut que j’atténue un peu ce que j’en dis, je crois. C’est encore un film coréen qui en est responsable et, un peu comme
D’ailleurs, le film n’est pas si long en durée, mais bordel, qu’est-ce qu’il est interminable à cause de ça ! La vraie claque est venue de là, je crois : chaque fois qu’on se dit que c’est terminé et que ça ne peut pas aller plus loin, hop, les scénaristes trouvent un moyen de nous contredire et de nous montrer que si, le drame va plus loin. Et les acteurs sont brillants ! C’est particulièrement vrai pour les enfants qui arrivent bien à interpréter des événements qui doivent pourtant les dépasser (enfin, j’espère, je ne souhaite ça à personne).
C’est l’un des aspects les plus choquants du film, se souvenir que tout le monde est capable de fermer les yeux sur bien des horreurs pour ne pas avoir à imaginer le pire – c’est particulièrement bien symbolisé par la mère du héros. Seulement voilà, à la fin du film, on termine sur un sentiment d’injustice énorme ; sur l’impression qu’aucune punition n’attend les responsables quand les victimes subissent pour le reste de leur vie. C’est que même si le film s’inspire d’un livre, les choses n’avaient pas tellement bougé.

Pourquoi ? Très franchement, Connie fait partie des personnages qui sont arrivés en cours de route et ont réussi à redynamiser la série d’une bonne manière. C’est bien simple, l’ensemble de son groupe a été une bouffée d’oxygène pour la série qui a retrouvé une part de ce qu’elle faisait de mieux au départ, à savoir des personnages intéressants parce qu’avec des dynamiques nouvelles. Bien sûr, c’est en grande partie grâce à plus de diversité que cela a été permis et que la série a trouvé de nouvelles choses à raconter. Un couple lesbien, deux soeurs avec un handicap de plus en plus lourd, c’est tout ce dont on avait besoin pour découvrir de nouvelles perspectives à la série.
Le langage des signes impose de surjouer certaines émotions pour se faire comprendre, et on voit bien aux traits marqués de son visage que Lauren Ridloff est habituée à le faire : cela confère un vrai sentiment de réalisme à la série, évidemment, mais aussi à la peur que vit son personnage. Dans l’épisode six de cette saison, Connie se retrouve seule dans une maison où elle est poursuivie par une menace qu’elle ne connaît pas, car ce n’est pas un zombie, sur son territoire. Elle est perdue dans les couloirs sombres et n’entend pas ses agresseurs… Et clairement, la manière de filmer tout ça et de nous couper le son à nous aussi rend encore plus terrifiant l’épisode, car on ne sait pas exactement d’où va surgir la menace. Nous en sommes réduits à nos autres sens et aux expressions de visages de Lauren Ridloff, qui déchire absolument tout.
Difficile de ne pas accrocher à Connie – elle avait même réussi à me faire apprécier Daryl dans son duo avec lui, difficile de ne pas adorer cet épisode qui joue beaucoup avec les codes de l’horreur et cette idée de couper le son. Difficile aussi d’imaginer la vie d’un vrai malentendant, parce que cet épisode nous rappelle vraiment à quel point nous comptons au quotidien sur l’ouïe…
Bon, je pense que je l’aurais fait dans tous les cas, car l’épisode 6 est juste brillant – et c’est grâce à elle uniquement – mais en plus, je l’ai adorée dans ce film. Son personnage est malheureusement l’un des moins présents dans le film, mais ça ne l’empêche pas d’être carrément badass. Sur un film de deux heures trente et malgré un large casting, Lauren Ridloff a le temps de nous montrer qu’elle est une excellente actrice, capable de jouer le sentiment amoureux, la colère, le deuil et… de gérer carrément en combat et en effets spéciaux. Non, vraiment, elle déchire dans ce film également, confirmant que je l’adore vraiment en tant qu’actrice. Elle apporte vraiment quelque chose aux productions dans lesquelles elle est. Oui, elle a un handicap, mais oui, on voit à quel point elle travaille dur pour réussir et à quel point elle gère à merveille son job d’actrice.